Au Devoir, l’écriture inclusive, c’est du sérieux !

17 mai 2021

L’aspect le plus controversé de l’écriture inclusive est la ‘mitraille de points’. Par exemple, « Cher.e.s lecteur.rice.s »

Il y a un an, cette graphie était bannie sur ce blogue.

L’avis au sujet de ce bannissement se terminait ainsi : «…les lecteurs qui voudraient publier ici leurs commentaires sont les bienvenus. Mais à partir d’aujourd’hui, la correction des fautes de français s’étendra sans autre avis à la correction de la ‘mitraille de points’.»

Plutôt ce mois-ci, le ministère français de l’Éducation bannissait lui aussi la mitraille de points au motif qu’elle constitue un obstacle à l’apprentissage des élèves.

Ce matin, le quotidien Le Devoir publiait la lettre d’une lectrice dénonçant un cas de maltraitance survenu dans une cour de récréation.

Une institutrice insensible avait forcé un gamin de sept ans à choisir entre « Les gars d’un côté, les filles de l’autre ! ». Or l’enfant, qui s’estimait être un garçon-fille, a fondu en larmes.

L’autrice de cette dénonciation avait insisté pour que son texte soit publié en écriture inclusive, un vœu que Le Devoir a respecté.

Ce à quoi j’ai soumis le commentaire suivant, lui aussi en ‘écriture inclusive’.

Vive l’écritur.e inclusiv.e

Au lieu de demander qu’on sépare d’un.e coté.e le.s fille.s et de l’autre le.s garçon.s, on aurait dû.e demander d’avoir plusieur.s group.e.s de personne.e.s.: le.s fille.s à 100%, celles qui se sente.nt fille.s à 99% et ainsi de suite. Même chos.e pour le.s garçon.s.

Il faut cesse.r de binairise.r le genre. Le genre est un continuum.

Puis, on aurait subdivis.é.e.s le.s tranche.s de fille.s et le.s tranche.s de garçon.s selon leur.s orientation.s sexuel.le.s. Parce que là aussi, le.s chose.s ne so.nt pa.s binaire.s.

Mais le plus simple aurait été de cré.er un group.e pour chaqu.e personn.e, afin de souligner l’unicité de chaqu.e.s êtr.e.s humain.e.s.

Pour terminer, Le Devoir devrait permettre qu’on publie les textes en anglais; c’est tellement plus facile à lire…

Mais Le Devoir n’entend pas à rire au sujet de l’écriture inclusive.

Mon commentaire a donc été refusé.

Références :
L’écriture inclusive
«Je suis un garçon-fille, Madame!»
Le bannissement partiel de l’écriture inclusive sur ce blogue
L’«écriture inclusive» interdite à l’école française

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le ‘Joker’ d’Arabie

16 mai 2021

Introduction

Sorti en 2019, The Joker est un film de fiction qui raconte l’histoire d’un homme méprisé et incompris qui, à force d’être le sujet de la méchanceté des autres, se transforme en un être asocial et, ultimement, en assassin.

Le mépris

En général, les princes saoudiens sont formés dans les meilleurs collèges privés et obtiennent leurs diplômes des plus grandes universités anglo-américaines.

Ils estiment que leurs diplômes prestigieux attestent objectivement de leur compétence à s’occuper des affaires de l’État.

De manière similaire, il y eut une époque au Québec où ceux qui avaient fait leur cours classique s’estimaient supérieurs aux autres.

Mohammed ben Salmane (MBS) est le prince héritier d’Arabie saoudite et l’homme fort de ce pays. C’est un avocat.

Sous n’importe quelle dictature, le ‘droit’ et la jurisprudence comportent des particularités qui découlent de l’arbitraire du régime. En conséquence, la profession juridique ne peut être formée que dans le pays.

Voilà pourquoi MBS est un des très rares princes saoudiens qui n’a jamais étudié à l’Étranger.

Jusqu’à l’affaire Khashoggi, l’image publique de MBS a été façonnée par les grandes firmes de relations publiques dont l’Arabie saoudite est cliente; l’américaine OmniComm (No 2 mondial), les britanniques Freud’s et Consulum, de même que les françaises Havas et Publicis.

Mais ni l’image artificielle de ce gentil monarque libérant les femmes saoudiennes de l’obscurantisme ni celle du despote cruel qui fait démembrer un opposant à la tronçonneuse ne nous aident à comprendre la psychologie du personnage.

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Dernièrement, la chaine de nouvelles CNN diffusait des images extraites d’une entrevue accordée à la télévision saoudienne par MBS. Cet extrait muet donne un aperçu des railleries dont il a très certainement fait l’objet, enfant, de la part de ses camarades de classe…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Tortue Berlue

15 mai 2021
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La Tortue Berlue est une troupe de théâtre ambulante dont les marionnettes s’adressent aux enfants de 4 à 8 ans.

C’est dans un lieu familier — un autobus scolaire reconverti — que les enfants prennent place, fébriles en y pénétrant à l’idée d’être émerveillés…

Au cours d’une représentation, l’assistance n’est composée que d’enfants d’un même garderie (publique ou privée) ou d’une même classe; on rit davantage quand on est entre amis.

Après mille représentations dans des écoles partout au Québec — devant plus de 50 000 spectateurs — la compagnie théâtrale présentait hier son nouvel autobus.

Tous les critiques de théâtre et les journalistes culturels de la ville avaient été invités par communiqué au dévoilement qui avait lieu au marché Maisonneuve.

Et comme le hasard fait parfois bien les choses, je passais par là…

Ce nouvel autobus découle de la volonté de se produire dans une ‘salle de spectacle’ aménagée de manière à ce que les artisans d’un spectacle puissent suggérer l’impossible aux petits.

Sa production actuelle, ‘Henri Barbeau’, fut nommée au Prix des critiques de théâtre dans la catégorie ‘Meilleur spectacle Jeune public’.

Le ‘Henri’ de la pièce souffre d’anxiété de performance. La pièce montre comment Henri s’en est sorti.

Dommage que certains adultes ne puissent pas y assister…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs Lumix Leica 42,5&nbdp;mm F/1.2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (1re photo) et PanLeica 8-18 mm (2e photo).
1re photo : 1/500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 18 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le lilas du 2267 av. Jeanne-d’Arc

14 mai 2021
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En me promenant ce matin, j’ai réalisé que le lilas d’un voisin était en fleurs. Il est à noter que le mot ‘lilas’ peut aussi bien désigner l’arbre ou ses fleurs.

Je suis donc retourné chez moi chercher mon appareil photo.

Sur la dizaine de photos que j’en ai prises, la dernière était nettement la meilleure.

La voici.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1.2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 — 1/640 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


WordPress : le message d’erreur au sujet de la constante $table_prefix

12 mai 2021

À la création d’un blogue, WordPress fournit à l’auteur tout le code informatique dont il aura besoin pour opérer son blogue. Ce qui lui permet de publier ses textes sans se soucier de la machinerie logicielle sous-jacente.

Cette machinerie utilise un langage de programmation appelé PHP. Or il arrive que son évolution rende un vieux code inopérant.

Parmi les dizaines de milliers de lignes de code créées par les programmeurs de WordPress, tout ce qui distingue le moteur d’un blogue du moteur d’un autre blogue, c’est la valeur attribuée à une variable appelée $table_prefix.

Il y a deux jours, l’hébergeur de ce blogue avisait ses clients qu’à partir du mois prochain, il utiliserait par défaut la version 7,4 du PHP et que tous les blogues qui utilisent des versions antérieures devront y être compatibles.

Jusqu’à maintenant, toutes mes tentatives de migrer vers une version de PHP supérieure à la version 7,1,33 provoquaient un message d’erreur qui apparaissait entre l’entête du blogue et la page web affichée. Ce message se lisait comme suit :

Warning: Use of undefined constant wp_XXXXXXXX_ – assumed ‘wp_XXXXXXXX_’ (this will throw an Error in a future version of PHP)
in /home/jpmartel.quebec/wp-config.php on line 61.

Dans ce cas-ci, XXXXXXXX est un numéro à huit chiffres qui correspond aux premiers caractères du nom de chacune des tables qui composent la base de données de mon blogue.

Or la ligne 61 du fichier wp-config.php disait :
$table_prefix = wp_XXXXXXXX_;

Par expérience, je sais qu’un code de programmation est extrêmement délicat et qu’il suffit d’oublier la moindre chose (une virgule, par exemple) pour bousiller un programme informatique.

Je m’étais donc résolu à contacter une firme de programmeurs pour leur demander de corriger le code PHP de mon blogue, en soupçonnant que cela me couterait une fortune.

L’avarice étant parfois bonne conseillère, j’ai décidé, avant de contacter des programmeurs, de voir s’il n’y avait pas moyen de trouver sur l’internet la solution à mon problème.

Je n’ai rien trouvé d’identique, mais plusieurs messages qui lui ressemblaient.

J’ai cru comprendre que les nouvelles versions du PHP exigent que la valeur de toutes les constantes soit déclarée entre des guillemets. Et pour être précis, entre des guillemets droits (comme en anglais).

Donc j’ai changé le texte de la ligne 61 de…

Or il s’est avéré que c’était exactement ce qu’il fallait faire.

Non seulement la version 7,1,33 du PHP n’y voit pas d’objection, mais les versions ultérieures non plus.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Souvenirs de Notre-Dame de Paris

12 mai 2021
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À l’exception des chapelles latérales qui se décorèrent au fil des commandites, la cathédrale Notre-Dame de Paris fut construite de 1163 à 1235.

Gravement endommagée les 15 et 16 avril 2019, elle nous apparaitra meurtrie pendant quelques années avant de retrouver son élégance séculaire.

Ce diaporama présente les photos que j’y ai prises avant l’incendie, plus précisément en 2014 et surtout en 2015. Il comprend quatre parties : l’extérieur, les tours, l’intérieur et le trésor de la cathédrale.

Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

L’extérieur

L’édifice fait 127 mètres de long. Sa façade possède 40 mètres de large. Il occupe 5,5 km².

La façade (côté occidental)

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De bas en haut, la façade (à 0:09) se compose des trois portails — celui de la Vierge à gauche, celui du Jugement dernier, et le portail Sainte-Anne à droite — de la galerie des rois d’Israël et de Juda, de la rosace occidentale, de la Grande galerie (formée d’une succession de fines colonnettes) et des deux tours percées d’ouvertures ogivales qui laissent paraitre les abat-sons recouverts de plomb oxydé.

Les rois d’Israël et de Juda sont au nombre de 28. Ils symbolisent les 28 générations qui, selon l’évangile de saint Matthieu, séparaient le roi Isaï (père du roi David) de saint Joseph.

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Le portail central est celui du Jugement dernier (de 0:13 à 0:15). Immédiatement au-dessus des deux portes, aux extrémités du tympan, deux anges sonnent les trompettes (en réalité, il s’agit de saqueboutes) qui déclenchent la résurrection des morts. Au-dessus d’eux, saint Michel procède à la pesée des âmes; à gauche, les élus seront conduits au paradis alors qu’à droite, deux démons entrainent les pécheurs ligotés vers l’enfer.

Au sommet du portail, le Christ rend sentence entouré de deux anges portant les instruments de la Passion (les clous et la Croix), alors qu’agenouillés, la Vierge (à gauche) et saint Jean (à droite) intercèdent en faveur des humains.

Tout cela se déroule sous un ‘arc-en-ciel’ formé de six rangées d’anges, de patriarches, de martyrs et de vierges. En dépit du foisonnement de personnages, chacun d’eux est différent.

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À l’exception de la Vierge à l’enfant sur le trumeau et des huit statues à sa hauteur (dont saint Denis décapité à gauche), le portail de la Vierge a conservé la plupart de ses sculptures d’origine (à 0:17).

De bas en haut, son tympan représente trois prophètes et trois rois (situés de part et d’autre de l’Arche d’Alliance), puis la mise au tombeau de Marie et au sommet, le couronnement céleste de la Vierge.

Le côté sud

Au haut du bras droit du transept (à 0:23) on peut voir une petite rosace. Au sommet se trouve une statue du Christ bénissant, entouré de saint Marcel, le neuvième évêque de Paris (à gauche) et de saint Étienne (à droite).

En dessous, la rosace de treize mètres de diamètre (à 0:25) domine la composition. De chaque côté d’elle, on voit les statues de saint Jean-Baptiste (à gauche) et saint Pierre (à droite).

Le portail du bras droit du transept est dédié à saint Étienne (à 0:27). Précisons que Notre-Dame de Paris a été construite sur le site d’une église antérieure consacrée à saint Étienne, le premier martyr chrétien (mort lapidé).

Le chevet (côté oriental)

Au milieu du square Jean XXIII, une fontaine néogothique a été installée en 1845 (à 0:29).

Le côté nord (à 0:31)

Située sur ce côté, la porte des Chanoines (à 0:33) leur permettait d’entrer dans la cathédrale tout près du chœur. Le tympan de cette porte représente des scènes de la vie de saint Marcel.

Le portail du Cloitre (à 0:35) est celui qui permet aux fidèles d’entrer par le bras gauche du transept.

De bas en haut, son tympan représente des scènes de l’enfance du Christ (Nativité, présentation au temple, massacre des Innocents et fuite en Égypte), alors que les parties supérieures illustrent la légende de Théophile.

Qui est donc ce Théophile ? C’est un évêque qui œuvrait dans le sud de la Turquie actuelle et qui, lorsque plus jeune, aurait vendu son âme au diable afin de sortir de la pauvreté. Puis regrettant ce pacte, il le fit annuler par la Vierge. Au sommet, on le voit œuvrer pour le bien après sa délivrance.

À 0:37, il s’agit du palais archiépiscopal.

Les tours

C’est par une entrée située près du côté gauche de la façade qu’on accède aux tours. Pour ce faire, il faut gravir 422 marches en incluant celles qui donnent accès à la billetterie.

Au Moyen-Âge, la salle de la billetterie (à 0:43) servait de refuge nocturne aux sans-abris.

Le flèche de 45 mètres de la cathédrale culmine à 96 mètres du sol. Elle est entourée des statues en cuivre repoussé des apôtres et évangélistes. Elles ont été exécutées par le sculpteur Victor Geoffroy-Dechaume.

La statue de saint Thomas (patron des architectes) emprunte les traits de Violet-le-Duc. C’est la seule sculpture tournée vers la flèche (à 0:53).

Au total, il y a dix cloches; deux dans la tour nord et huit dans la tour sud.

Les cloches s’articulent dans le beffroi en bois à l’intérieur de chaque tour. Cette structure est indépendante de la maçonnerie. Cela évite que les fortes vibrations des cloches en mouvement soient transmises aux tours. Ce qui, à la longue, finirait par les abimer.

Dans la tour nord, la plus belle des deux s’appelle Marie (de 0:57 à 1:00). Fondue en 2012, elle pèse six tonnes et sonne en sol dièse. Le texte du ‘Je vous salue Marie’ y est sculpté en relief.

Beaucoup plus grosse, la cloche Emmanuel pèse 13,3 tonnes (à 1:01). Elle sonne en fa dièse. C’est la seule cloche de la cathédrale qui soit antérieure à la Révolution; elle date de 1681.

En effet, toutes les cloches, sauf le bourdon Emmanuel, ont été fondues pour en faire des canons en 1792.

À l’occasion de la grande restauration de la cathédrale, on reconstitua en 1856 les huit cloches de la tour sud. Toutefois, elles possédaient un défaut majeur; elles ne s’accordaient ni avec le bourdon Emmanuel ni entre elles.

C’est finalement en 2012 qu’on remplaça toutes les cloches de la cathédrale, sauf le bourdon.

Quatre des cloches de 1856 sont exposées à l’arrière de la cathédrale (à 1:03), par respect pour celles qui ont annoncé tous les grands évènements de l’histoire de France aux XIXe et XXe siècles (dont la libération de Paris).

Le bestiaire fantastique de Notre-Dame se divise en chimères et en gargouilles (de 1:05 à 1:16).

On les distingue par le fait que les gargouilles évacuent l’eau de pluie à distance des murs alors que les chimères n’ont qu’une fonction décorative.

L’intérieur

Après 23 ans d’un mariage stérile, Louis XIII apprit en 1638 que son épouse était enceinte. Il fit alors ce qu’on appelle le ‘vœu de Louis XIII’. Il s’agissait d’un ensemble de promesses dont l’une consistait à reconstruire le maitre-autel de la cathédrale avec une image de la Vierge qui tient entre ses bras celle de son précieux fils descendu de la croix. En somme, une Piéta.

Mais le roi décéda cinq ans plus tard sans avoir pu réaliser cette dernière promesse. C’est son fils, Louis XIV qui s’en chargea.

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Confié au sculpteur Nicolas Coustou, le nouveau maitre-autel (à 1:23) est surmonté d’une Piéta en marbre. À sa gauche est placée une statue de Louis XIV agenouillé (sculptée par Antoine Coysevox) et à sa droite, une statue de son père (Louis XIII) offrant sa couronne royale (due à Guillaume Coustou, fils de Nicolas).

Le socle du maitre-autel est garni d’un bas-relief en bronze doré représentant la déposition de la Croix.

Devant le chœur, de part et d’autre, s’alignent les stalles de bois permettant aux chanoines de s’assoir durant l’office (de 1:23 à 1:26). Le haut des dossiers est orné d’un bas-relief qui illustre la vie de la Vierge.

La plus ancienne sculpture de la cathédrale est cette Vierge à l’Enfant, datant du XIVe siècle (à 1:27).

Une bonne partie des vitraux originaux ont été détruits au XVIIIe siècle. Après des décennies d’abandon, quand Violet-le-Duc entreprend la restauration de l’édifice au XIXe siècle, il dota la cathédrale de vitraux dans le style du XIIIe siècle.

Au bas gauche du transept, la rosace (de 1:35 à 1:37) mesure treize mètres et représente la Vierge vénérée par 80 personnages de l’Ancien Testament répartis sur trois cercles.

Tout comme la précédente, la rosace du bras droit du transept (de 1:39 à 1:41) mesure treize mètres, soit près de 3,5 mètres de plus que la rosace de la façade. À son centre, le Christ de l’Apocalypse est entouré de quatre-vingts médaillons répartis sur quatre cercles.

De 1:45 à 1:54, nous apercevons la clôture du chœur. Celle-ci est adossée aux stalles des chanoines, comme on peut le voir dans la photo de biais à 1:25.

Illustrant la vie du Christ, la partie nord de la clôture du chœur a été réalisée de 1300 à 1318 par Pierre de Chelles. Illustrant les apparitions du Christ après sa Résurrection, la partie sud fut achevée en 1351 par Jean Le Bouteiller.

Le Trésor

À la Révolution, tous les objets précieux du Trésor de Notre-Dame ont été confisqués. Ils furent envoyés à la fonte en 1793. Seuls les objets jugés sans valeur marchande ont été épargnés. Ceux-ci furent restitués à la cathédrale en 1804 sur ordre de Napoléon Bonaparte.

C’est donc à dire que tous les objets d’orfèvrerie qu’on y voit de nos jours sont postérieurs à la Révolution.

Notre visite du Trésor débute par la tunique de lin que portait Louis IX (le futur saint Louis) en ce jour de 1239 où il présenta la Couronne d’épines du Christ au clergé de la cathédrale réuni à l’occasion d’une cérémonie liturgique avant de la déposer à la Sainte-Chapelle.

Sculpté en 1857 par Jean-Alexandre Chartier d’après un dessin de Violet-de-Duc, le buste reliquaire de saint Louis (à 2:15) était destiné à entreposer une partie des Saintes Reliques achetées par saint Louis au XIIIe siècle.

À 2:27, on voit un reliquaire de la Couronne d’épines, créé par Jean-Charles Cahier, orfèvre du roi Charles X. Il représente le monde surmonté d’une croix embrassée par la Foi.

À 2:45, il s’agit d’une Vierge à l’Enfant terrassant le serpent sculptée au XVIIIe siècle.

De 2:47 à 2:49, on voit la salle capitulaire.


Détails techniques : Le diaporama présente 82 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (41 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (29 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (7 photos) et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (5 photos).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le plat de lentilles du ministre Fitzgibbon

11 mai 2021

Introduction

Google songe sérieusement à implanter un centre de données au Québec. Il s’agit d’un investissement de 735 millions$ qui créera une trentaine d’emplois spécialisés.

Concrètement, qu’est-ce qu’un centre de données ? C’est un immense entrepôt climatisé abritant des centaines de super-ordinateurs fonctionnant jour et nuit à plein régime.

Échanger quatre trente sous pour une piastre

Quelles seront les retombées économiques récurrentes pour le Québec ? Presque aucune.

Les ordinateurs seront achetés à la suite d’un appel d’offres logé auprès des grands fabricants internationaux. Ces derniers achemineront les machines directement à l’entrepôt.

Standardisés d’un centre de données à l’autre, le mobilier et le système de climatisation seront eux aussi livrés directement.

Des dizaines d’ouvriers québécois seront nécessaires au cours de la phase de le construction. Une fois l’entrepôt construit, le centre de données sera complètement automatisé. Il emploiera quelques gardiens de sécurité et une trentaine d’experts pour réparer les machines.

Un centre comme celui de Google héberge les données stratégiques de gouvernements et d’entreprises. Il est impossible pour Google de sous-traiter des pans importants de son fonctionnement sans risquer sa réputation.

Tout au plus, certains fournisseurs locaux pourraient être appelés à fournir quelques pièces de rechange lors d’un bris mécanique puisqu’en pareil cas, toute réparation est urgente.

Le gros bout du bâton

L’Islande et le Québec sont deux endroits très intéressants pour y installer un centre de données; assez semblables, leurs tarifs d’électricité sont parmi les moins chers au monde. Et leur climat rigoureux en hiver permet d’épargner des frais de climatisation.

Or justement, les serveurs informatiques consomment des quantités gargantuesques d’électricité et dégagent beaucoup de chaleur. Une chaleur qui doit absolument être évacuée rapidement à défaut de quoi les puces informatiques surchauffent et finissent par griller.

Comme lieu potentiel pour l’installation d’un centre de données, le Québec jouit de nombreux atouts qui font que c’est le Québec — et non Google — qui a le gros bout du bâton dans toute négociation à ce sujet.

Évidemment, ces grandes compagnies internationales embauchent des démarcheurs qui font miroiter l’importance de l’investissement (735 millions$), le prestige pour le Québec d’accueillir un leadeur technologique, et les salaires payants qui seront versés.

Google a poussé l’audace jusqu’à réclamer que le gouvernement actuel dézone le territoire agricole de 62,4 hectares sur lequel il compte construire son centre de données, quitte à rendre impropres à l’agriculture l’équivalent de 104 terrains de football pris parmi quelques-unes des terres les plus fertiles du Québec.

Ignorant l’avis de la Commission de protection du territoire agricole du Québec, le gouvernement s’est empressé d’adopter un décret pour faire dézoner le terrain convoité par Google.

L’attrape-nigaud

Selon Wikipédia, Google appartient à Alphabet, une société immatriculée dans l’État du Delaware. Ce dernier est un paradis fiscal au sein des États-Unis.

Ce qui signifie que Google paiera au fisc québécois des miettes parmi les profits que dégagera son centre de données du Québec; l’essentiel sera détourné au Delaware puis distribué aux actionnaires à travers le monde.

En somme, les seuls avantages pour le Québec, c’est la vente d’électricité (presque au prix coutant) et l’impôt sur le revenu d’une trentaine d’employés.

Nous savons tous que le Québec possède actuellement de grands surplus d’électricité. Ce n’est pas une raison de les gaspiller en les vendant à bas prix en vertu de contrats à long terme.

Lorsque lorsque ces surplus auront fondu, on ne pourra pas annuler ces contrats et utiliser l’électricité récupérée pour attirer des investissements comportant d’importantes retombées économiques.

Bref, posséder une stratégie industrielle, c’est choisir.

Conclusion

Il ne fait aucun doute que Pierre Fitzgibbon est un homme d’affaires compétent. Mais est-il un bon ministre de l’Économie ?

Il est difficile d’en juger puisque les perturbations économiques occasionnées par la pandémie actuelle l’ont empêché de livrer son plein potentiel à titre de ministre.

Le cas du centre de données de Google sera un moyen d’en juger puisque le flop du mégaprojet d’exportation de gaz naturel au Saguenay était peut-être une simple erreur de débutant à titre de ministre de l’Économie.

Si ce dernier s’aplatit devant Google, heureux de brader une partie des surplus d’électricité du Québec en contrepartie de retombées économiques insignifiantes, il risquera d’être comparé à Ésaü qui, dans la Bible, a échangé son droit d’ainesse pour un plat de lentilles…

Références :
Alphabet (entreprise)
Google veut construire un centre de données en zone agricole à Beauharnois
Il serait «peu probable» que GNL Québec se réalise

Paru depuis :
Google et le problème de 62 hectares (2021-05-14)

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| 2018-202X (années Legault), Politique québécoise, Technologie | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Des pensées

10 mai 2021






 
Les pensées possèdent cinq pétales dont deux pétales supérieures souvent recourbées vers l’arrière. À cela s’ajoutent trois pétales inférieures (ici décorées de stries centrales en forme de moustaches) : celle du bas est la plus grande.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-20
1re photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 190 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 300 mm
3e  photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 300 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 300 mm
5e  photo : 1/1000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 180 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Covid-19 à l’école

7 mai 2021


 
Sur les 8 892 personnes actuellement atteintes par le Covid-19 au Québec, 38,4 % sont des écoliers ou du personnel scolaire. Presque autant (34,0 %) sont des travailleurs exerçant ailleurs que dans réseau scolaire, et 27,5 % de la contagion est ailleurs.

On peut supposer qu’une partie des travailleurs ont été infectés à la maison par leurs enfants d’âge scolaire, et/ou vice versa.


 
En milieu scolaire, l’immense majorité des cas sont des écoliers. Leurs professeurs et le personnel de soutien comptent pour environ 18 % des personnes atteintes.

Il y a un peu plus de 3 200 établissements d’enseignement au Québec (publics ou privés). Le tiers d’entre eux ont officiellement des cas de Covid-19 parmi leurs écoliers ou leur personnel.

Sur les 1 126 écoles atteintes, 460 sont complètement ou partiellement fermées, soit une école sur sept.

Théoriquement, au fur et à mesure qu’on vaccine la population adulte, les jeunes devraient représenter une proportion croissante des cas actifs dans l’ensemble de la population.

Dans les faits, en nombres absolus, la contagion en milieu scolaire poursuit une courbe légèrement ascendante.

Références :
Compte Twitter de Patrick Déry
Contagion dans les écoles
Contagion des écoliers

Compléments de lecture :
Covid-19 : la vaccination des enseignants
Covid-19 : une rentrée scolaire idéale
Covid-19 à l’école : le CO₂ et la senteur des pieds

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : résultats des quatre premiers mois de la vaccination en Israël

6 mai 2021

L’hebdomadaire médical The Lancet publiait hier les résultats de la plus ambitieuse campagne de vaccination réalisée contre le Covid-19, celle en Israël.

Du 24 janvier au 3 avril 2021, on y a administré les deux doses du vaccin de Pfizer/BioNTech à 72,1 % des citoyens israéliens âgés de 16 ans ou plus, ce qui correspond à 61 % de l’ensemble de la population du pays.

Au cours de cette période, c’est le variant ‘britannique’ (le B.1.1.7) qui devint la forme prévalente du virus en Israël.

L’étude n’est pas un résumé de quatre mois d’observation à la suite de la vaccination complète; elle porte sur les évènements qui sont survenus tout au cours de la campagne de vaccination chez ceux en attente d’être vaccinés, chez ceux qui n’avaient reçu qu’une seule dose et finalement chez ceux complètement immunisés (sept jours ou plus après leur deuxième dose).

Cette campagne de vaccination débuta le 20 décembre. Les toutes premières personnes à recevoir leur deuxième dose de vaccin l’eurent trois semaines plus tard, soit le 10 janvier. Et encore deux semaines plus tard, soit le 24 janvier, on commença la période d’observation.

La vaccination chevaucha en bonne partie un confinement national qui fut imposé du 27 décembre au 7 mars.

Au cours de la période d’observation, 232 268 personnes ont attrapé le Covid-19. Ce qui a nécessité l’hospitalisation de 7 694 d’entre eux (dont 4 481 gravement) et a entrainé 1 113 décès.

S’il est vrai que le confinement diminua la contagion dans l’ensemble de la population, cette diminution fut beaucoup plus importante chez les vaccinés.

Chez ces derniers, on observa une diminution de 91,5 % des infections asymptomatiques, de 97,0 % des infections symptomatiques, de 97,2 % des hospitalisations (dont 97,5 % des hospitalisations sévères) et de 96,7 % des décès.

L’effet protecteur du vaccin s’est étendu de manière semblable dans toutes les tranches d’âge.

Puisqu’une partie des infections sont survenues quand même chez des gens complètement vaccinés, doit-on présumer que ceux-ci peuvent transmettre le virus à d’autres ?

La majorité des personnes vaccinées qui ont attrapé le Covid-19 quand même l’ont eu sans le savoir, c’est-à-dire sans en éprouver de symptômes.

Or d’autres études ont démontré qu’en cas d’échec vaccinal, les personnes asymptomatiques ont une charge virale relativement faible dans leurs voies respiratoires supérieures, comparativement aux asymptomatiques qui n’étaient pas vaccinées.

En d’autres mots, chez l’ensemble des personnes contagieuses mais asymptomatiques, les vaccinés transmettent probablement plus difficilement l’infection à d’autres.

Dans une table à part, l’étude présente les effets protecteurs de la première dose.

Celle-ci entraina une diminution de 52,0 % des infections asymptomatiques, de 62,5 % des infections symptomatiques, de 75,7 % des hospitalisations (dont 75,6 % des hospitalisations sévères) et de 77,0 % des décès.

Toutefois, on doit préciser qu’il s’agit de la protection observée en Israël au cours de la brève période entre les deux doses.

On prendra soin de ne pas extrapoler ces résultats à la situation québécoise puisque si on allonge le délai entre les deux doses à trois ou quatre mois (comme au Québec), on augmente les occasions d’attraper le Covid-19, autant chez les personnes partiellement vaccinées que chez celles en attente d’un vaccin, sans savoir dans quelle mesure chez les uns et chez les autres.

Références :
Impact and effectiveness of mRNA BNT162b2 vaccine against SARS-CoV-2 infections and COVID-19 cases, hospitalisations, and deaths following a nationwide vaccination campaign in Israel
La plus grande étude en vie réelle confirme l’efficacité de deux doses de Pfizer
Supplementary appendix

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