La statue de Champlain à Orillia

Publié le 15 juillet 2026 | Temps de lecture : 6 minutes

Histoire et description

Le premier juillet 1925, dans la ville ontarienne d’Orillia, les célébrations du Jour de la Confédération furent toutes spéciales.

Dans cette ville située au cœur de ce qui a été la Huronie (avant sa destruction par les Iroquois entre 1646 et 1653), on inaugurait ce jour-là un monument en honneur de Samuel de Champlain.

Commandé par le gouvernement canadien et réalisé par le sculpteur britannique Vernon March, le monument comprenait à son sommet une statue de Samuel de Champlain.

Plus bas, de chaque côté, on trouvait deux groupes.

À droite, l’un montrait un missionnaire récollet dans une pause aussi théâtrale que dominatrice à l’égard de deux Autochtones à ses pieds.

Le deuxième groupe représentait un coureur des bois évaluant les fourrures que deux autres Autochtones, assis eux aussi, lui apportent.

Au centre du piédestal, une plaque de bronze portait un texte anglais dont la traduction est la suivante :

« Ce monument est érigé pour commémorer l’arrivée en Ontario de la race blanche sous la direction de Samuel de Champlain.

L’intrépide explorateur et colonisateur français, accompagné de ses hommes, arriva dans nos contrées durant l’été de 1615 et passa l’hiver suivant auprès des Indiens, établissant ses quartiers au village huron situé près d’ici.

Ce monument est un symbole de la bonne volonté entre les peuples francophones et anglophones du Canada.»

La controverse

En 2017, la statue de Champlain a été déboulonnée en raison de l’érosion de son socle. Cette année-là, Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador s’était rendu à Orillia. À cette occasion, il avait exprimé le souhait qu’on remette en place la statue de Champlain sans la plaque et les sculptures secondaires qui l’accompagnaient.

De nos jours, lorsqu’on lit les commentaires des citoyens d’Orillia aux articles publiés dans le média local de la ville, il ne semble pas que la population de cette ville soit hostile à Samuel de Champlain.

De manière générale, les gens sont partagés entre ceux qui se désolent que la ville se prive d’un œuvre d’art et ceux qui, excédés par le vandalisme dont elle est la cible, préfèrent qu’on la vende plutôt que de débourser les 250 000$ que sa restauration couterait.

Bref, on aurait tort de penser que le vandalisme de la statue de Champlain à Orillia ressemble de près ou de loin à une hostilité généralisée envers le Québec.

Mais elle suscite la violente opposition d’une poignée de militants wokes pour qui la statue de Champlain est offensante parce que le fondateur de la ville de Québec est, à leurs yeux, une ‘figure coloniale’.

En effet, Champlain est une figure coloniale comme le sont tous les personnages célèbres de Nouvelle-France. C’est ainsi qu’une bonne partie des femmes auxquelles on rend hommage à la Place des Montréalaises sont des figures coloniales.

Quand le wokisme est l’allié d’Ottawa

Au début des années 2010, un mouvement anticolonial et antiraciste a déferlé dans les facultés de sciences sociales des campus américains. Ce mouvement fut ultérieurement appelé ‘mouvement woke’.

À juste titre, ce mouvement considère que l’histoire des États-Unis se résume à la dépossession violente du territoire étatsunien peuplé originellement par les Autochtones, et la tentative de les exterminer par la famine, la guerre ou par des épidémies volontairement provoquées.

Le peuple américain ayant tendance à juger le monde à partir d’eux-mêmes, on en vint à considérer que tous les colonialismes à travers le monde sont comme celui duquel les États-Unis sont nés.

Mais il y a une exception; c’est le colonialisme français en Amérique du Nord.

À l’époque de la Nouvelle-France, Paris ne cherchait pas à y déverser des surplus de population comme l’Angleterre l’a fait en raison de sa révolution industrielle. Chez nous, il ne s’agit donc pas d’un colonialisme de peuplement.

La France cherchait plutôt à y développer le commerce des fourrures.

Ce qui impliquait que Paris envoie au Canada des commis voyageurs — appelés ‘coureurs des bois’ — partis à la rencontre des peuples autochtones afin de développer des amitiés et d’y tisser des liens d’affaires dans le but de les inciter à ‘récolter’ des fourrures pour le compte, au final, de compagnies exportatrices françaises

À l’exception de quelques accidents maladroits dans les relations entre la France et la presque totalité des peuples autochtones d’Amérique du Nord, ces derniers étaient des alliés militaires et des partenaires d’affaires.

C’est ce que le wokisme canadien s’entête à ne pas voir, un entêtement encouragé par Ottawa.

Lorsqu’Ottawa prétend que le Canada est en 1867 alors que la naissance du Canada (en tant qu’entité politique) remonte à la Renaissance, il insinue que tout ce qui s’est passé avant 1867 est de moindre importance.

De plus, il masque le fait que les descendants de colons français ont plus de légitimité que d’autres à occuper ce territoire parce que nos ancêtres sont arrivés dans cette partie du monde des siècles plus tôt. Tout comme la légitimité des peuples autochtones est indiscutable.

D’autre part, tout colonialisme visant à l’extinction d’un peuple s’accompagne d’une propagande destinée à convaincre ce peuple qu’il ne mérite pas d’exister, soit physiquement soit culturellement.

Quand le ministre fédéral Marc Miller se déclare favorable à ce que la statue de Champlain retrouve sa place à Orillia, il prend bien soin de ne pas expliquer pourquoi. Parce qu’il devrait alors s’attaquer aux préjugés wokes qui sont à la base de la contestation dont cette statue est l’objet.

L’extinction du peuple francoQuébécois par le biais, entre autres d’une immigration massive, s’accompagne d’une propagande qui vise à inculquer la honte de ce que nous sommes.

Une honte à l’œuvre auprès des jeunes francophones qui fréquentent les cégeps et universités anglophones du Québec où sévit le wokisme canadien et conséquemment, le mépris à l’égard de nos ancêtres, accusés de partager les torts du colonialisme génocidaire anglo-saxon. Ce qui est faux.

Faire disparaitre de l’espace public les hommages mérités qui sont rendus aux grands bâtisseurs de notre nation, c’est condamner à l’oubli la grandeur de notre histoire.

Références :
La statue controversée de Samuel de Champlain à Orillia: avec une seule photo, l’histoire se moque d’elle-même
Le ministre Miller souhaite la réinstallation de la statue de Champlain à Orillia
Massacre des Hurons
Sauver ou cacher Samuel de Champlain?
Suitors line up with offers for Orillia’s Champlain Monument

Compléments de lecture :
Gabriel Sagard en Huronie
Les Sauvages

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Écrit par Jean-Pierre Martel


En mai dernier, principalement au Jardin botanique

Publié le 11 juillet 2026 | Temps de lecture : 1 minute
Bourgeon
Pensée
Sempervivum ‘Orchid Elf’
Canard colvert
Érable pleine lune ‘John’
Ancolie

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (6e photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 73 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 90 mm
3e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 155 mm
4e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 200 mm
5e  photo : 1/250 sec. — F/10,0 — ISO 640 — 160 mm
6e  photo : 1/100 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 18 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Porter du noir au soleil

Publié le 10 juillet 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Plus un objet est sombre, plus il absorbe la lumière qui l’éclaire. On peut donc se demander pourquoi porter des vêtements noirs en pleine canicule.

En réalité, un objet sombre absorbe la lumière visible. Toutefois, la chaleur du soleil n’est pas liée à la lumière visible; elle irradie par le biais du rayonnement infrarouge.

On peut donc imaginer qu’un vêtement noir soit aussi confortable à porter en plein soleil soleil qu’un vêtement blanc s’il absorbe la lumière visible, mais rejette massivement le rayonnement infrarouge.


 
Dans la moitié supérieure de l’image ci-dessus, on peut voir une chemise blanche et quatre gaminets noirs (au Québec, on dit ’teeshirt’) photographiés à l’aide d’un appareil infrarouge à spectre complet où l’infrarouge à été bloqué par un filtre (moitié supérieure de l’image) ou non (moitié inférieure).

Dans la seconde moitié, on peut voir qu’ils ne se comportent pas de la même manière à l’infrarouge. Les deux premiers rejettent l’infrarouge (surtout le deuxième) tandis que les deux derniers l’absorbent (surtout le quatrième).

Dans cette partie de l’image, les deux premiers gaminets ne sont pas aussi pâles que la chemine blanche. C’est que la chemise blanche, en plus de l’infrarouge, rejette la lumière visible.


 
Mais si on bloque la lumière visible et qu’on photographie côte à côte les items 1, 3 et 5, on constate que les deux premiers réfléchissent presque également la chaleur du soleil, alors que le dernier absorbe davantage l’infrarouge que l’asphalte sur lequel ces items sont placés. D’où l’inconfort de porter ce gaminet au gros soleil.

À partir des résultats de cette petite expérience, on peut présumer que si les constructeurs automobiles prenaient soin d’utiliser des colorants qui réfléchissent l’infrarouge pour peindre la carrosserie de leurs voitures ou pour teindre le cuir qui recouvre les sièges de leurs autos, une voiture laissée au soleil chaufferait moins.

Et peut-être que moins d’enfants oubliés dans une voiture au soleil seraient retrouvés morts en raison de la chaleur étouffante de l’habitacle.

Le corolaire de cette hypothèse est que moins d’enfants seraient retrouvés morts dans une voiture blanche que dans une voiture noire. Ce qui n’a jamais été démontré.

On peut également supposer qu’il y aurait moins d’ilots de chaleur dans nos centres-villes si le revêtement des grattes-ciels réfléchissait l’infrarouge plutôt que de l’absorber.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45 mm + filtre IR/UV Cut Hoya (partie supérieure de la première photo) et Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet + objectif PanLeica 8-18 mm + filtre interne Kolari 720nm (2e photo)
1re photo : 1/2000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 45 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/5,6 — ISO 160 — 10 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Guide complet de l’accord du participe passé avec le verbe avoir

Publié le 7 juillet 2026 | Temps de lecture : 13 minutes

Qu’est-ce que le participe passé ?

Une des formes empruntées par un verbe est le participe passé. Ainsi, le verbe décorer s’écrit décoré au participe passé.

Lorsqu’il est utilisé seul, le verbe au participe se transforme en adjectif. Exemple : ‘Cette chambre est bien décorée.’

Toutefois, précédé du verbe avoir, un verbe au participe passé forme avec lui un temps composé. Exemple : ‘Ils ont décoré ma chambre.’

Cette phrase comprend quatre éléments :
• un sujet (‘Ils…’),
• le verbe avoir au présent (‘…ont…’),
• le verbe décorer au participe passé (‘…décoré…’),
• un complément (‘…ma chambre’).

Même si le verbe avoir est ici exprimé au présent, une fois associé avec n’importe quel verbe au participe passé, les deux forment des temps composés qui, toujours, expriment une action passée.

Cela est vrai même quand le verbe avoir est au futur. Dans la phrase ‘Cette chambre sera décorée avant la fin de l’été’, le verbe avoir a beau être au futur, ce que la phrase dit, c’est que rendu à la fin de l’été, ce sera fait.

D’où le nom ‘participe passé’.

Dans la phrase ‘Ils ont décoré ma chambre’, c’est le verbe décorer (au participe passé) qui exprime l’action alors que le verbe avoir est réduit au rôle d’auxiliaire. Voilà pourquoi on parle d’un verbe au participe passé utilisé avec l’auxiliaire ‘avoir’.

L’accord des verbes au participe passé

Dans la phrase ‘Ils ont décoré ma chambre’, la chambre est le complément du verbe.

Plus précisément, la chambre est le complément d’objet direct (COD) puisque c’est elle, la chambre, qui est l’objet de la décoration. Ils ont décoré quoi ? La chambre.

En général, les verbes au participe passé s’accordent en genre et en nombre avec le COD à la condition que le COD soit placé avant ce verbe. Ce qui n’est pas le cas ici.

Par contre, la phrase ‘La chambre qu’ils ont décorée’ est une autre manière de dire la même chose. Toutefois, dans ce cas-ci, le participe passé est au féminin parce que le COD est placé avant lui.

La règle de l’antériorité du COD fait en sorte que dans la phrase ‘L’éleveur a lavé ses brebis après les avoir tondues’, on accorde le verbe tondre au participe passé, mais pas le verbe laver.

COD vs COI

C’est la question ‘Qui ?’ ou ‘Quoi ?’ qui permet de déterminer le COD. Si le complément du verbe se trouve en posant la question ‘À qui ?’ ou ‘À quoi ?’ ou ‘De qui ?’ ou ‘De quoi ?’, c’est un complément d’objet indirect (COI).

Voilà pourquoi on écrira ‘Ces deux films nous ont plu’ parce que le verbe plaire, contrairement au verbe séduire, n’a jamais de COD. On peut séduire quelqu’un, mais on plait à quelqu’un. Donc, dans cette phrase, ’nous’ est le complément d’objet indirect (COI). Signalons que les deux films sont le sujet du verbe plaire et non son complément.

On écrira ‘Les rivières ont débordé’ parce qu’on déborde de quelque chose. Ici, les rivières ont débordé de leur lit (sous-entendu).

La règle est donc que le verbe au participe passé, associé avec l’auxiliaire avoir, s’accorde en genre et en nombre avec le COD si ce dernier est placé avant ce verbe. C’est simple.

Malheureusement, cette règle souffre d’une multitude d’exceptions.

Le complément de mesure

Le poids, la longueur, le prix et la durée sont des compléments de mesure (CM).

Le participe passé d’un verbe s’accorde s’il est précédé d’un COD. Mais cela cesse d’être le cas s’il est précédé d’un CM.

Dans la phrase ‘La farine qu’il a pesée’, on conjugue le participe passé du verbe peser parce qu’il est précédé exclusivement d’un COD. Il a pesé quoi ? La farine.

Mais dans la phrase ‘Les deux kilos de farine qu’il a pesé’, on n’accorde pas parce que le participe passé du verbe peser est précédé non seulement d’un COD, mais également un CM.

La question ‘Il a pesé quoi ?’ permet de déterminer que la farine est le COD. Mais la question ‘Il en a pesé combien ?’ permet de déterminer la présence d’un CM (les deux kilos). Voilà pourquoi le participe passé du verbe peser ne s’accorde pas.

De la même manière, on conjuguera le verbe passer dans la phrase ‘Les vacances qu’il a passées en Espagne…’, mais pas dans la phrase ‘Les deux semaines qu’il a passé en Espagne…’.

Ou encore, on conjuguera le participe passé du verbe couter dans la phrase ‘Les regrets que cette perte m’a coutés…’, mais pas dans la phrase ‘Les deux-cents euros que cet achat m’a couté…’.

À remarquer : le participe passé se conjugue dans la phrase ‘La fortune que cet achat m’a coutée…’ car le prix de cet achat (une fortune) est vague; une fortune s’évalue, mais ne se mesure pas.

Les compléments circonstanciels

Dans la phrase ‘Ces cauchemars que j’ai faits’, on accorde le participe passé du verbe faire parce que le COD ‘cauchemars’ est placé avant le verbe.

Au contraire, dans la phrase ‘Cette nuit que j’ai dormi…’, on n’accorde pas. Pourquoi ?

Les cauchemars répondent à la question ‘J’ai fait quoi ?’ Des cauchemars. Mais on dort pendant la nuit; on ne dort pas la nuit elle-même.

Les compléments circonstanciels répondent à des questions comme ‘Où ?’, ‘Quand ?’ et ‘Comment ?’.

Quand le COD est le pronom ‘en’

Un pronom — à ne pas confondre avec un prénom — est un mot qui sert à éviter la répétition d’un autre mot ou d’un groupe de mots.

Dans la phrase ‘J’aime le lait; j’en bois tous les jours’, ‘en’ est un pronom qui évite d’écrire ‘J’aime le lait; je bois du lait tous les jours.’

Lorsque le pronom ‘en’ est le COD d’un verbe au participe passé, celui-ci est invariable.

Exemple : ‘Des photos, je n’en ai pas pris autant depuis longtemps.’

Toutefois, cette exception à la règle générale possède elle-même sa propre exception; c’est quand le pronom ‘en’ est précédé d’un adverbe de quantité : plus, combien, autant, etc. Alors, on a le choix d’accorder ou non le participe passé.

Exemple : ‘Autant de photos, je n’en avais pas prises (ou je n’en avais pas pris) depuis des années.’

Ce qui est vrai pour le pronom ‘en’ l’est également pour les autres pronoms.

Ce qui est parfois trompeur. Dans la phrase ‘Elles l’ont cherchée longtemps, leur balle’, on accorde le participé passé même si son COD apparent (leur balle) est placé après le verbe. En réalité, le véritable COD du verbe chercher est le pronom ‘l’ apostrophe (mis pour leur balle) placé avant le verbe. D’où l’accord.

Le cas des verbes impersonnels

Il existe des verbes qui ne s’utilisent qu’à la troisième personne du singulier. Et toujours au genre masculin : pleuvoir, venter, grêler, neiger, falloir, s’agir, se pouvoir, etc. On les appelle ‘verbes impersonnels’.

Seule une partie de ces verbes peuvent être utilisés avec l’auxiliaire avoir. Lorsque c’est le cas, leur participe passé est invariable.

Exemples : ‘Les tonnes d’eau qu’il a plu…’, ‘Les rafales qu’il a venté…’, ‘Les billes de glace qu’il a grêlé…’, ‘La bravoure qu’il a fallu…’.

En temps normal, les verbes faire, avoir et arriver ne sont pas des verbes impersonnels. En effet, on peut écrire ‘Je fais’, ‘Tu fais’, ‘Il fait’, etc.

Toutefois, dans certains contextes, ils se transforment en verbes impersonnels lorsqu’il sont utilisés au participe passé. Ils sont alors toujours invariables. Comme dans les phrases ‘Les orages qu’il a fait au Québec’ ou ‘La famine qu’il y a eu en Éthiopie.’

Dans ce sens, le verbe faire est aussi invariable que lorsqu’il est suivi d’un verbe à l’infinitif.

Tout comme les verbes faire, avoir et arriver, le verbe prendre n’est pas un verbe impersonnel. Mais il peut, lui aussi, s’employer comme tel.

Dans la phrase ‘On ne sait pas quelle idée il lui a pris de…’, on parle ici d’une idée qui est apparue soudainement dans son esprit. Voilà pourquoi le participe passé du verbe prendre est invariable puisque ce verbe est utilisé ici à la manière d’un verbe impersonnel.

Les trois verbes successifs

Dans la phrase ‘Les feuilles que j’ai vues tomber’, on a trois verbes successifs : avoir (au présent), voir (au participe passé) et tomber (à l’infinitif).

Lorsque le participe passé est suivi d’un autre verbe — cette fois à l’infinitif — il ne suffit pas que le COD soit placé avant le verbe, une nouvelle exigence s’ajoute; il faut que le COD participe à l’action exprimée par le verbe à l’infinitif. Ici, ce sont les feuilles qui tombent. Donc, on accorde.

Par contre, si on écrit ‘Les feuilles mortes que j’ai vu ramasser’, on n’accordera pas le participe passé du verbe voir parce que les feuilles se laissent passivement ramasser.

On accorderait si on écrivait ‘Les jardiniers que j’ai vus ramasser les feuilles’. J’ai vu quoi ? Les jardiniers. On accorde parce que ce sont eux qui font l’action du verbe à l’infinitif, soit de ramasser les feuilles.

Voilà pourquoi on accorde le participe passé dans la phrase ‘La pianiste que j’ai entendue jouer’ alors qu’on n’accorde pas dans la phrase ‘La symphonie que j’ai entendu jouer’.

Cette règle souffre d’une exception; quand c’est le verbe faire ou le verbe laisser qui est au participe passé avec l’auxiliaire avoir.

Dans le premier cas, le verbe faire est toujours invariable, même quand le COD participe à l’action.

Exemple : ‘Les soupçons qu’il a fait naitre.’ Dans cette phrase, qui font l’action de naitre ? Les soupçons. Ces derniers sont le COD. Pourtant on n’accorde pas parce que ‘faire’ est le verbe au participe passé.

De la même manière, on n’accorde jamais le verbe ‘se faire’ lorsqu’il est suivi d’un infinitif. ‘Elle s’est fait attraper…:

Dans le cas du verbe laisser, les grammairiens ne s’entendent pas. Donc on accorde ou pas, selon sa préférence.

On écrira : ‘L’eau que j’ai laissé (ou laissée) couler…’ parce que c’est le verbe laisser qui est au participe passé.

Il arrive que le complément se rapporte au verbe à l’infinitif, et non à celui au participe passé. Dans ce cas, ce dernier est invariable.

Dans la phrase ‘Les pays qu’il a eu à traverser…’, les pays sont le COD du verbe traverser et non du verbe avoir. Conséquemment, ce dernier est invariable parce que dépourvu de COD.

Autre exemple de COD se rapportant à un verbe à l’infinitif : ‘La convention qu’on m’a demandé de rédiger’. Dans cette phrase, la convention est le COD du verbe à l’infinitif. Je dois rédiger quoi ? La convention. Mais ce qu’on m’a demandé, ce n’est pas la convention, mais l’acte de la rédiger, placé implicitement après le verbe au participe passé. Donc, on n’accorde pas celui-ci.

Si le verbe au participe passé n’était pas suivi d’un verbe à l’infinitif, on pourrait écrire ‘Les documents qu’on m’a demandés…’. On m’a demandé quoi ? Les documents.

Dans cette phrase, l’ajout de n’importe quel verbe à l’infinitif — Exemple : ‘Les documents qu’on m’a demandé de bruler…’— entraine qu’on n’accorde pas le verbe demander au participe passé.

Conclusion

Le correcteur orthographique Antidote — si compétent à signaleur la moindre faute de français — jette l’éponge dans la moitié des cas où on lui demande d’analyser les accords du participe passé avec l’auxiliaire avoir.

Il affiche alors le message ‘Accord à vérifier’. Ce qui signifie ‘Débrouillez-vous sans moi’.

Au fil des décennies, les grammairiens ont multiplié à l’infini les nuances qui justifient les dérogations à la règle générale quant à l’accord du participe passé.

Par exemple, dans sa rubrique au sujet des compléments de quantité, Wikipédia distingue les verbes qu’on peut, par ailleurs, utiliser avec le verbe être.

C’est ainsi que cette encyclopédie suggère d’accorder le verbe investir au participe passé — ’Les deux millions qu’il a investis…’— parce qu’on peut écrire ‘Les deux millions sont investis pour ça.’

Par contre, il suggère de ne pas accorder le verbe couter — ’Les vingt francs que ça m’a couté…’— parce qu’on ne peut pas écrire ‘Les vingt francs sont couté pour ça.

Au final, l’accord du participe passé utilisé avec l’auxiliaire avoir est d’une complexité excessive.

La bonne nouvelle est que cette complexité touche à sa fin.

Proposée depuis 2014, la Réforme des participes passés a recueilli depuis une décennie l’appui des associations de professeurs de français au Québec et en Belgique, du Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français, du Conseil scientifique de l’éducation nationale du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse en France et d’Études pour une rationalisation de l’orthographe française d’aujourd’hui.

Jusqu’ici, cette réforme était connue des spécialistes, mais très peu du grand public. Toutefois, l’édition 2026 du Bescherelle — l’édition québécoise et non l’édition française — présente cette réforme en page 159.

Sa règle est simple : le participe passé est invariable lorsqu’il est utilisé avec l’auxiliaire avoir. Fini les exceptions et les exceptions aux exceptions.

Depuis plusieurs années, ce blogue applique l’Orthographe rectifiée de 1990 et la plupart des procédés de l’Écriture inclusive (sauf l’écriture woke).

Sans attendre que l’Académie française adopte la Réforme des participes passés, les textes publiés sur ce blogue l’appliqueront intégralement à partir d’aujourd’hui.

Références :
Accord du participe passé en français
Le bannissement partiel de l’écriture inclusive sur ce blogue
Le «Bescherelle» québécois reconnaît la réforme du participe passé
L’écriture inclusive
Rectifications orthographiques du français en 1990

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de jazz de Montréal – le 3 juillet 2026

Publié le 5 juillet 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

À 17 h





 
À 17 h, deux concerts étaient à l’affiche : celui du quatuor québécois Solarium (1re photo) dirigé par Léo Minville (2e photo), et celui du Stage Band CJE 5 (3e photo), formé d’étudiants du Cégep Jean-Eudes et de son chef (4e photo).

À 18 h






 
Une heure plus tard, les festivaliers avaient le choix d’entendre l’excellente guitariste de blues Sue Foley et ses musiciens (deux premières photos ci-dessus), le concert de Chung (3e photo ci-dessus), et celui du quintette montréalais Sumak Brass Band — interprétant des musiques séduisantes aux accents des Balkans, de Grèce et de Turquie — sous la direction de son trompettiste Guillaume Garant (deux dernières de ces photos).

À 19 h



 
À 19 h, l’ensemble Solarium reprenait le concert qu’il avait donné deux heures plus tôt tandis que l’artiste transgenre Gabriel Jacoby occupait la Place des Festivals (1re photo ci-dessus).

À l’extrémité orientale du site, la performance la plus étonnante de la soirée fut celle du quatuor touareg Étran de l’Aïr (originaire du Niger), donnée devant une foule enthousiaste et dansante.

Précisons qu’Aïr est le nom d’un massif montagneux situé au Niger.

Accompagnés d’une batterie énergique, deux guitaristes répétaient, de manière obstinée, de très courtes cellules mélodiques pendant qu’une troisième guitare enrobait le tout dans une arabesque foisonnante de notes, créant ainsi une fresque musicale ensorcelante.

Mais ce qui, au premier abord, semblait être un quatuor de femmes voilées s’est avéré, en se rapprochant de la scène, être composé d’hommes. Surprise.


 
À 20 h



 
À 20 h, Sue Foley reprenait le concert qu’elle avait donné deux heures plus tôt pendant que MIMS + Ferias Block Party entamait le sien (1re photo ci-dessus).

Avec un certain retard, l’ensemble montréalais La Murga Ensamble débutait une performance séduisante qui, de ce fait, se poursuivit au-delà de l’heure de clôture prévue (2e photo ci-dessus).

À 21 h et à 21h40



 
À 21 h, l’ensemble écossais Corto.Alto donnait son concert alors qu’une quarantaine de minutes plus tard, Smino commensait on récital hip-hop sur la Place des Festivals.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko M.Zuiko 40-150mm F/2,8

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de jazz de Montréal – le 2 juillet 2026

Publié le 3 juillet 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

À 17 h




 
À 17 h, deux concerts étaient à l’affiche : celui du clarinettiste et saxophoniste québécois Yvan Belleau (1re photo) et celui du Big Band de l’École de jazz de Montréal (2e photo), dirigé par Jason Stillman (3e photo).

À 18 h





 
Une heure plus tard, le festival proposait trois concerts simultanés.

Premièrement celui du groupe indonésien Three Marloes (1re photo ci-dessus), dont la claviériste et chanteuse Natassya Sianturi (2e de ces photos), puis celui de Chances (3e de ces photos), et enfin celui de Yordan & The Cuban Martinez Show (vu le 29 juin dernier).

Mon repas du soir



 
La cantine mobile Notre-Bœuf-de-Grâce propose, entre autres, un burger ‘Classique’ bien meilleur que celui que propose la cantine mobile Bouffe de Montréal au même prix (13,00$).

Dans le coin supérieur droit de l’image, on peut voir le récipient isotherme (en clair, le Thermos™) de 200 ml (10,90$ chez AliExpress) que j’apporte vide au festival et que je remplis au besoin auprès des fontaines du site. Grâce à son couvercle, il me sert de ‘gobelet’ parfaitement étanche.

À 19 h



 
À 19 h, la chanteuse américaine Annahstasia était en vedette sur la Place des Festivals pendant que l’auteur-compositeur égyptien Bayou se produisait sur la scène Rio Trinto, et qu’Yvan Belleau procédait à la reprise de son concert de 17 h.

À 20 h


 
Le grand spectacle de la soirée fut sans contredit la tempête tropicale qui s’abattit sur le site du festival un peu avant 20 h.

Mélange de vents violents et d’averses diluviennes, cette tempête força l’annulation temporaire de toutes les activités prévues.

Avant le déclenchement de cette tempête, alors qu’un ciel menaçant annonçait le pire, j’ai profité de l’absence de file d’attente à la crèmerie Iconoglace pour tenter de savoir ce qui expliquait son immense popularité.


 
Voici le Sundae Iconoglace ‘Compote fraise-rhubarbe’ (à 11,95 $) que j’ai commandé en version ordinaire. Une version végane est également offerte à 12,50 $.

En deux mots, il s’agit d’un dessert délicieusement décadent. Un dessert que j’ai lentement savouré sous l’abri extérieur qui me protégeait de la tempête qui faisait rage.


 
Pendant que j’étais à la crèmerie, une deuxième tentation à laquelle je n’ai pas pu résister est celle de photographier également ce Sundae ‘Le Mont-Royal’, un dessert lacté composé d’une montagne de crème glacée surmontée d’une croix.

Chapeau à la créativité d’Iconoglace !

Après 21h, en retard en raison de la météo

Kassa Overall

Le premier des trois autres concerts que j’ai entrevus fut celui, très créatif, du percussionniste, producteur et rappeur britannique Kassa Overall.


The Free Label

Puis celui du groupe disco ontarien The Free Label (énergique, entrainant et réglé au quart de tour) que j’ai bien aimé.

Saint Levant

Finalement, c’est devant une Place des Festivals remplie d’une foule largement féminine que le chanteur palestinien Saint Levant fut la seconde vedette de la soirée (après la tempête).

L’enthousiasme de cette foule était tel que des clameurs en émergeaient aussi fréquemment qu’aux quinze secondes; à la moindre inflexion de sa voix, au moindre sourire du chanteur, ou à la moindre parole touchante de ses chansons. Des clameurs qui résonnaient bien au-delà de la place.

Pour terminer, je vous invite à cliquer sur cette photo pour en obtenir une version à haute résolution qui montre l’ensemble de la scène.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko M.Zuiko 40-150mm F/2,8

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Écrit par Jean-Pierre Martel


DANGER ! Les cantines mobiles Chom*Chom

Publié le 1 juillet 2026 | Temps de lecture : 3 minutes
Franchise Chom*Chom au Festival de jazz

Les cantines mobiles Chom*Chom offrent des mets d’inspiration vietnamienne, dont des bols au poulet à la citronnelle.

Bol au poulet à la citronnelle

Au premier plan, on remarquera que les lanières de poulet sont recouvertes de petits granules beiges qui sont, en fait, des arachides broyées, selon la franchisée de cette cantine à qui j’ai posé la question.

Ingrédients déclarés

Pourtant, la liste des ingrédients, bien à la vue, n’indique pas la présence d’arachides. Tout y est déclaré, sauf les arachides.

Les propriétaires de la franchise Chom*Chom et la franchisée de la cantine au Festival de jazz semblent totalement inconscients que l’anaphylaxie aux arachides peut être mortelle.

En effet, à moins que la personne atteinte ait sur elle une seringue d’Épipen™ (ou l’équivalent), cette personne mourra étouffée avant que l’ambulance arrive pour la transporter à l’hôpital.

Interrogée à ce sujet, la franchisée déclare avoir confié son inquiétude aux propriétaires de la franchise.

« Je leur ai dit au sujet du risque d’allergie. Mais ils m’ont simplement dit placer sur le comptoir cette affichette.» (ci-dessous).

Vague mise en garde au sujet de la possibilité de traces de noix

L’allergie aux arachides n’a aucun rapport avec l’allergie aux noix. En effet, les arachides sont des légumineuses et non des noix.

Les propriétaires et franchisés des cantines Chom*Chom s’exposent donc à des poursuites couteuses en cachant sciemment la présence d’un allergène potentiellement mortel ajouté systématiquement à des mets qu’ils préparent.

D’autre part, les détenteurs d’une franchise ne sont pas libres de la recette des mets qu’ils préparent. Il est donc possible que cette franchisée croit ajouter des arachides broyées alors qu’on l’approvisionne plutôt en noix de cajou (qui sont beaucoup moins allergènes).

Même dans ce cas, les propriétaires de la franchise ont tord de taire leur présence systématique et de se contenter d’afficher une vague mise en garde au sujet d’une contamination hypothétique et involontaire par des noix.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/30 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 40 mm
4e  photo : 1/30 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de jazz de Montréal – le 30 juin 2026

Publié le 1 juillet 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

À 18 h



 
À 18 h, le festival proposait trois concerts simultanés.

Premièrement celui de Mei Semones, dont nous verrons deux heures plus tard lors de sa reprise à 20 h.

Puis celui d’Hansom Éli (première des deux photos ci-dessus). Pendant ce temps, le kiosque ‘Le Cabaret’ vibrait au son de la musique haïtienne jouée et chantée par la formation musicale Rara Soley, accompagnée de ses danseuses (deuxième photo).

Mon repas du soir



 
La cantine mobile Bouffe de Montréal propose des mets typiquement américains, dont ce ‘Classique smashé’ à 13,00$.

Ce burger est ici photographié sur une table décorée de pois, un motif remis à la mode par le duo Angine de poitrine. Or leur nom est avant tout celui d’un mal qui guette les grands amateurs de bouffe américaine. Comme quoi tout se tient…

À 19 h




 
À 19 h, les festivaliers pouvaient entendre la formation britannique Alfa Mist (1re des trois photos ci-dessus), la jeune et enthousiaste chorale sud-africaine Thanda Choir (2e photo ci-dessus) et le quatuor George (troisième photo).

À 20 h





 
À 20 h, les festivaliers avaient le choix entre la reprise du concert de Mei Semones (les deux premières photos ci-dessus), Samant (3e photo ci-dessus, malheureusement floue) et Coco Rose (la dernière).

À 21 h


 
Une demi-heure avant le grand spectacle de la soirée, Craig Taborn, Thomas Morgan et Tim Angulo se produisaient à l’esplanade Tranquille.

À 21h30


 
Le grand concert de la soirée fut celui de Willow sur la Place des Festivals.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de jazz de Montréal – le 29 juin 2026

Publié le 30 juin 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

À 17 h





 
À 17 h, le compositeur et batteur Curtis Nowosad présentait son dernier album ‘Noisy World’, dont ce morceau chanté ici par Joanna Majoko (1re photo).

Au même moment, deux instrumentistes et deux chanteuses de la faculté de musique de l’Université Laval se produisaient à proximité (trois autres photos). Fait à noter  le programme du festival parle de ‘l’Université DE Laval’ comme si cette ville avait sa propre université.

À 18 h





 
Une heure plus tard, les festivaliers étaient sollicités par trois concerts simultanés; celui de Cécile Doo-Kingué (deux premières photos ci-dessus), celui de Marvin Caleb (3e photo), et par le Yordan & The Cuban Martinez Show (dernière de cette série).

Mon repas du soir



 
Je m’étais apporté des sandwichs. Mais je n’ai pas résisté à la tentation d’essayer les trois tacos au homard et crevettes (ça vient par trois) offerts par une des cantines mobiles sur le site au prix de 21,75$.

Cela se mange essentiellement avec les doigts puisque les tacos deviennent rapidement mous au contact de la sauce est des liquides de ce mets. Ceci étant dit, c’était délicieux.

Plus tard dans la soirée, j’ai essayé le mojito du guichet ‘Havana Club’ dont j’ai dit beaucoup de bien au premier jour du festival.

Je ne sais pas très bien avec quoi il est fait; c’est, de loin, le pire mojito que j’a bu de ma vie.

À 19 h



À 19 h, trois concerts se déroulaient simultanément.

Premièrement, celui du trompettiste Keyon Harrold (première des trois photos ci-dessus). Deuxièmement, celui de Fabiola Mendez que j’ai bien aimé (les deux autres photos). Et finalement, la reprise du concert de Curtis Nowosad donné deux heures plus tôt.

À 20 h



 
À 20h, Zach Zoya + High Klassified (première des deux photos ci-dessus) se produisait en même temps que l’Haïtienne Rara Soley (seconde photo), et que Cécile Doo-Kingué (en reprise).

À 21 h


 
Une demi-heure avant le grand spectacle de la soirée, la flutiste Elena Pinderhughes se produisait sur la scène de l’esplanade Tranquille.

À 21h20


 
Le grand concert de la soirée fut celui de Naïka.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc Beaubien d’Outremont

Publié le 29 juin 2026 | Temps de lecture : 2 minutes





 
Le parc Beaubien doit son nom au docteur Pierre Beaubien (1796-1881). Celui-ci est le premier Québécois à être diplômé de la faculté de médecine de Paris.

En 1849, il cofonde l’École de médecine et de chirurgie de Montréal afin de permettre aux Montréalais francophones d’apprendre la médecine sans avoir à le faire en anglais à McGill.

Il participe également à la fondation de la Banque du Peuple afin que les entrepreneurs francophones puissent obtenir du financement. Ce que ne permettait pas, à l’époque, la Banque de Montréal, dominée par l’élite financière anglophone de Montréal.

Médecin de la famille de Louis-Joseph Papineau, il fera partie de la quinzaine de patriotes armés qui, le 6 novembre 1837, défendront la maison de ce dernier (située dans le Vieux-Montréal), attaquée par les terroristes anglo-montréalais du Doric Club (un groupe paramilitaire loyaliste tolérée par le régime colonial britannique).

C’est une partie de son immense territoire agricole au nord du mont Royal qui servira à créer le cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Une autre partie de ce territoire sera donnée à la municipalité d’Outremont par son petit-fils afin que soit créé le parc Beaubien.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel