Boycottons les vins australiens

17 juillet 2019
Un vignoble québécois

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) entendra demain et vendredi la plainte logée l’an dernier par l’Australie contre le Canada.

L’Australie reproche à Ottawa de violer ses obligations internationales en tolérant dans quelques provinces (dont le Québec) des modes de distribution qui favorisent ‘injustement’ les producteurs locaux au détriment de ses producteurs de vin à elle.

Au Québec, les producteurs australiens vendent seize fois plus de vin que nos producteurs. Ailleurs, la concurrence québécoise n’existe pas.

Mais cette industrie milliardaire en veut plus; comme le loup de la fable, l’industrie viticole australienne accuse indirectement la SAQ de troubler son breuvage.

On croit généralement que le simple citoyen est impuissant face aux conflits commerciaux que se livrent les États.

Pourtant, nous avons affaire ici à un produit de consommation — le vin australien — dont nous pouvons nous passer en raison des nombreuses alternatives provenant d’ailleurs.

Il serait temps que nous donnions une leçon à ce grand capital qui se croit tout permis.

D’où l’idée, simple, de boycotter les vins australiens.

D’ici à ce que l’OMC rende son jugement, j’ignore si l’Australie peut encore retirer sa plainte. Mais même s’il est trop tard, une chute brutale et permanente des ventes de vins australiens au Québec sera de nature à dissuader d’autres pays à suivre l’exemple de l’Australie.

De plus, aucun traité international ne peut forcer le citoyen à acheter un produit dont il ne veut pas. Donc l’OMC ne peut rien faire contre chacun d’entre nous.

C’est la loi du marché. Or le marché, c’est nous.

Au-delà de nos actions individuelles, il serait bon qu’elles soient appuyées par nos institutions.

La Société des alcools du Québec pourrait mettre bien en évidence, dans la section des vins australiens, une grande affiche où on pourrait lire : ‘Chaque fois que vous achetez un vin australien, une partie de votre argent servira à nuire à l’économie du Québec’.

Les employés de la SAQ devraient être formés pour être capables de bien répondre aux questions que susciterait cet avis.

Quant au gouvernement de la CAQ, j’imagine que son nationalisme économique serait compatible avec un tel boycottage, ce qui trancherait avec l’immobilisme niais du gouvernement qui l’a précédé.

Référence : Litige canado-australien sur le vin: le Québec à l’OMC

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 26 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| 2018-202X (années Legault), Économie, Politique québécoise | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Notre-Dame-de-la-Défense (1re partie)

16 juillet 2019

Historique

Il faut remonter à l’époque de la Nouvelle-France pour trouver les premières traces de la présence d’Italiens au Canada. En 1665, lorsque le régiment de Carignan-Salières arrive à Québec, quelques-uns de ses soldats sont d’origine italienne.

Jusqu’au XIXe siècle, le nombre de Canadiens d’origine italienne augmenta très lentement. À la fin des années 1860, Montréal comptait seulement une cinquantaine de familles italiennes, originaires du Nord de l’Italie.

De 1901 à 1911, leur nombre augmenta soudainement, passant de 1 630 à 7 013 personnes. Cette première vague d’immigrants italiens était composée de personnes provenant d’une partie de l’Italie située entre Rome et Naples, plus précisément des provinces actuelles de Caserte, d’Isernia et de Campobasso.

Cette explosion démographique justifiait la création, en 1910, d’une paroisse dans la partie de la ville où ils s’étaient regroupés et que nous appelons aujourd’hui le quartier de la Petite Italie.

Pourquoi ‘Notre-Dame-de-la-Défense’ ?

Au milieu des années 1890, la Vierge était apparue à des paysans de la commune de Difesa (dans la province de Campobasso). L’évènement eut un retentissement considérable.

Dans le village de Casacalenda (à 39 km de Campobasso), on s’empressa de construire en 1897 un sanctuaire commémorant ces apparitions. Cette chapelle devint un lieu de pèlerinage qui fit la renommée de la région.

Treize ans plus tard, à Montréal, il était évident qu’il fallait dédier à la ‘Madonna-della-Difesa’ — francisé depuis en Notre-Dame-de-la-Défense — une paroisse regroupant des personnes nées dans les environs de cette commune italienne.

Une première église, construite en 1910, s’avéra bientôt trop petite en raison du fait qu’elle servait également d’école.

À partir d’un don de quatre-mille dollars — équivalent à environ cent-mille dollars aujourd’hui — versé par le Pape Pie X, on mit huit ans à amasser les sommes nécessaires à la construction de la nouvelle église. Celle-ci fut édifiée en 1918 et 1919.

Miser sur le talent

En 1914, Montréal accueillait un décorateur et verrier florentin de 29 ans. Cet inconnu s’appelait Guido Nincheri.

Avant même que soient complétés les chantiers pour lesquels on l’avait embauché dès son arrivée, la rumeur de son immense talent s’était répandue dans toute la ville.

Les autorités ecclésiastiques de la paroisse firent alors le pari audacieux de confier à ce nouveau venu la tâche de dresser les plans et de concevoir toute la décoration intérieure de leur nouvelle église : mobilier liturgique, fresques, murales, vitraux, et le dessin de la plupart des sculptures à exécuter.

Mais il y a un problème; Nincheri a bien étudié l’architecture, mais il n’est pas membre de l’Association des architectes de la province de Québec. Il n’est donc pas habilité à exercer cette profession.

On fera appel à l’architecte Roch Montbriant pour valider les plans de Nincheri et leur apposer le sceau de la légalité.

Trouver un style

Le modeste sanctuaire édifié à Casacalenda pour commémorer les apparitions de la Vierge existe toujours. C’est une petite église rectangulaire dont l’absence de charme n’inspirait rien à Nincheri.

Le point de départ de son inspiration se trouve dans sa ville natale, Prato.

On peut encore y voir l’église Santa Maria delle Carceri (ou Sanctuaire Sainte-Marie-des-prisons). Il commémore un miracle. Selon la tradition, l’image d’une Vierge à l’Enfant peinte sur les murs d’une prison de Prato aurait pris vie sous les yeux émerveillés d’un enfant de la ville.

Le Sanctuaire Sainte-Marie-des-prisons, de style Renaissance florentine, est en forme de croix grecque. Sa décoration est beaucoup plus sobre que celle de Notre-Dame-de-la-Défense. Et cette différence, c’est la contribution de Nincheri.

L’Église Notre-Dame-de-la-Défense

Façade de l’église

Rehaussé de frises en briques de couleur paille, l’extérieur de l’église Notre-Dame-de-la-Défense est en briques rouges disposées de manière à former des bandes horizontales.

Au centre de la rosace de la façade, une statue en bronze créée par le sculpteur Ercole Drei représente Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.

Au-dessous, un vestibule s’avance, percé d’une rangée de fenêtres et d’une porte au-dessus de laquelle un ‘S’ s’enroule autour de la patte centrale d’un ‘M’ qu’on distingue à peine. Le sigle SM rappelle que l’église avait été confiée aux prêtres de l’Ordre des Servites de Marie.

Trop étroit, le haut campanile prévu initialement ne sera jamais réalisé.

Intérieur de l’église

Majesté et raffinement : voilà les impressions que laisse cette église en y pénétrant.

Apparemment en pierre de taille, les murs sont en réalité en plâtre ivoire, extrêmement dur, coloré dans la masse.

Une rangée de fenêtres hautes et de subtiles décorations en tons pastel courent horizontalement tout autour de la nef et atténuent le caractère massif du lieu.

Parmi ces fenêtres, ceux de l’abside représentent les douze apôtres. Ce sont des vitraux qui donnent sur l’extérieur. Les autres fenêtres donnent sur les galeries situées à l’étage des trois vestibules de l’église.

Toute la voute est recouverte de fresques, c’est-à-dire que la peinture y est appliquée directement sur la paroi et non sur une toile qui sera plus tard collée sur elle.

Dans un prochain texte, nous nous attarderons à la décoration des murs intérieurs, puis des fresques des plafonds.

Références :
Église Notre-Dame-de-la-Défense
Notre-Dame-de-la-Défense
Petite Italie de Montréal
Vue panoramique de l’église Notre-Dame-de-la-Défense

Complément de lecture : L’église Saint-Léon-de-Westmount

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (2e photo) et objectif PanLeica 8-18 mm (1re photo)
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Photos de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Fleurs de pavot No 5

15 juillet 2019
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 102 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 115 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 190 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Fleurs de pavot No 4

14 juillet 2019
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 77 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 115 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/5000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 170 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 102 mm
6e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Fleurs de pavot No 3

13 juillet 2019
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Dans le Potager ornemental du Jardin botanique de Montréal, on trouve des arbres dont les fruits sont comestibles (pommiers, pruniers, cerisiers, poiriers, etc.) et aux pieds desquels poussent ces jours-ci une grande variété de fleurs de pavot non identifiées.

En voici cinq qui ont comme caractéristique commune le fait d’avoir une bordure de couleur contrastante.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 90 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 115 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 175 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Fleurs de pavot No 2

12 juillet 2019
Pavot d’Orient ‘Flamenco Dancer’
Pavot poilu
Variété inconnue

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs Helios 85 mm F/1,5 (2e photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/8000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 56 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Fleurs de pavot No 1

11 juillet 2019
Pavot d’Orient ‘Flamenco Dancer’
Variété inconnue
Pavot poilu

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs Helios 85 mm F/1,5 (1re photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 110 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 115 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Un commentaire

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Vitamine B12 et diète végétarienne

9 juillet 2019
Vitamine B12 injectable

De manière générale, ni les plantes ni les animaux ne peuvent synthétiser de vitamine B12.

À part quelques exceptions, seuls des organismes unicellulaires et des organismes pluricellulaires primitifs possèdent les enzymes nécessaires à sa biosynthèse.

Les ruminants obtiennent la vitamine B12 dont ils ont besoin par fermentation prégastrique, soit au début de leur tube digestif.

Chez les herbivores autres que ruminants, la flore bactérienne de l’adulte suffit à leur procurer suffisamment de vitamine B12. Mais pas chez leurs petits.

Chez ces derniers, la vitamine B12 est fabriquée dans les derniers segments de l’intestin, trop tard pour être absorbée. Ils se reprennent en mangeant parfois leurs propres selles.

Chez les primates herbivores, l’apport alimentaire est complété par la consommation d’insectes (adultes ou à l’état de larves).

Chez les carnivores, c’est simple; ils obtiennent leur B12 en mangeant des herbivores.

Mais qu’arrive-t-il des personnes qui ne mangent ni viande ni poisson ?

Chez les humains, les besoins quotidiens en vitamine B12 sont de l’ordre de 2,5 à 6 µg.

Il y a plusieurs type de régimes végétariens. L’un d’eux est le régime ovo-lacto-végétarien.

Selon la grosseur, un œuf contient de 0,9 à 1,4 µg de B12, dont seulement 4% à 10% est absorbable. Ce qui en fait une source très pauvre de cette vitamine.

Les lactovégétariens obtiennent 1,3 µg de B12 par 100 grammes de fromage. En fait, le fromage concentre la B12; il capte de 20% à 60% de la B12 du lait qui a servi à le fabriquer.

Quant au lait lui-même, il en contient un peu moins d’un microgramme par 250 ml. Mais les personnes véganes ne boivent pas de lait.

Selon les études, chez les végétariens, l’anémie prévaut chez 62% des femmes enceintes, chez 25% à 86% des enfants, chez 21% à 41% des adolescents et chez 11% à 90% des personnes âgées.

On trouve de la B12 dans certains aliments ultratransformés auxquels cette vitamine a été ajoutée : les céréales pour petit déjeuner, les substituts du lait ou les substituts de viande.

Le soya et le lait de soya sont normalement dépourvus de B12 (à moins qu’on en ait ajouté). Toutefois le tempe — un mets d’origine indonésienne à base de soya fermenté — est une source appréciable de vitamine B12; de 0,7 à 8,0 µg par 100g.

Certains champignons — la coulemelle ou Lépiote élevée (Craterellus cornucopioides) et la girole (Cantharellus cibarius) — contiennent aussi de bonnes quantités de B12; de 1,1 à 2,6 μg par 100g de poids sec.

C’est encore plus vrai du shiitake (Lentinula edodes), dont la teneur en B12 grimpe à 5,6 μg par 100g de poids sec.

Chez les algues, deux variétés se distinguent; les entéromorpes et les porphyras (dont le nori, très utilisé). Ceux-ci peuvent contenir respectivement 63,5 µg et 32,3 µg de B12 par 100g de poids sec.

Il suffit de 4g de nori pour assurer les besoins quotidiens d’un adulte.

Contrairement à ce qu’on peut lire sur l’internet, ni la levure de boulangerie ni la spiruline ne contiennent de vitamine B12.

Le néophyte qui essaie de s’adapter au nouveau Guide alimentaire canadien, de même que celui qui veut réduire sa consommation de viande pour des raisons de santé ou parce qu’il est animé de motivations environnementales, pourraient être intimidés par toutes ces restrictions.

La solution que j’ai adoptée est très simple; j’utilise de la B12 achetée en pharmacie.

Toute la B12 pharmaceutique est obtenue à partir de synthèse bactérienne. En d’autres mots, elle est 100% végane. On la trouve en comprimés, en liquide et en injectable.

La solution la plus économique est d’acheter de la B12 injectable à concentration de 10 000 µg par 10 ml (dix-mille et non mille microgrammes par fiole de dix millilitres).

À l’aide d’une seringue (dotée d’une aiguille), il suffit de prélever aussi peu que 0,2 ml de l’injectable et d’ajouter cela à un format de deux litres de jus utilisé au petit déjeuner, pour que chaque portion de 100 ml de ce jus contienne 10 µg de B12.

Pour des gens comme vous et moi, cela est amplement suffisant. Mais ce truc facile n’est pas valable pour la personne atteinte d’un trouble métabolique relatif à cette vitamine.

Références :
L’enflure verbale de certains végans
Nori
Tempe (aliment)
Vitamine B12
Vitamin B12-Containing Plant Food Sources for Vegetarians

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 — 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 5000 — 155 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

2 commentaires

| Environnement, Nourriture | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Quelques écoles anglophones à moitié vides vs l’intérêt public

7 juillet 2019

Avant-propos

Il a fallu dix ans de lutte juridique pour que le gouvernement de Colombie-Britannique accepte de financer adéquatement le transport des élèves des commissions scolaires francophones de cette province.

Toujours dans cette province, les commissions scolaires francophones surpeuplées ne peuvent obtenir depuis 2009 le financement public nécessaire pour de nouvelles écoles.

Les élèves francophones de Colombie-Britannique vont à l’école dans des ‘portables’ sans eau courante, d’où ils doivent sortir l’hiver pour aller à la toilette extérieure non chauffée.

Lorsqu’ils protestent devant les tribunaux, ceux-ci refusent d’admettre en preuve les procès-verbaux des institutions francophones sous le prétexte que seules des preuves en anglais sont admissibles en cour dans cette province.

Quelques écoles anglophones à moitié vides

En raison du sous-investissement consécutif à l’austérité libérale, la Commission scolaire (francophone) de Montréal (CSDM) manque cruellement de locaux.

Alors on installe des classes préfabriquées dans les cours d’école. Mais parfois, même cela ne suffit pas.

Pour soulager la crise, le ministre de l’Éducation veut obliger deux ou trois écoles anglophones à moitié vides de passer sous l’autorité de la CSDM.

Cette intervention ministérielle, exceptionnelle, résulte du blocage des négociations entre les commissions scolaires anglophone et francophone de Montréal à ce sujet.

En fait, des négociations, il n’y en a jamais eu vraiment, la Commission scolaire English Montreal refusant obstinément de se départir de ses écoles.

Cela est typique de cette mentalité coloniale qui consiste à ne jamais céder un pouce de ce qui a été conquis. Même quand l’intérêt public l’exige.

Des droits constitutionnels

Les élites anglo-montréalaises font valoir que la décision ministérielle est une violation du droit constitutionnel des angloQuébécois à l’enseignement dans leur langue.

Le droit à l’enseignement est immatériel. Autrement dit, cela n’implique pas le droit d’être propriétaire foncier. Une province pourrait très bien s’acquitter de ses obligations constitutionnelles tout en obligeant les commissions scolaires de sa minorité à louer ses locaux plutôt que d’acheter ou de bâtir des écoles.

De plus, les droits constitutionnels canadiens en matière d’enseignement ne sont pas absolus; ils ne sont garantis que là où le nombre le justifie.

Dans toutes les provinces anglaises du pays, des classes à moitié vides, c’est la ‘preuve’ que le nombre ne le justifie pas.

Cela ne remet pas en question le droit à l’enseignement sur l’ensemble du réseau de la Commission scolaire English Montreal. Mais cela le fait dans les quartiers abandonnés par les jeunes familles anglophones dont les écoles sont à moitié vides.

Conclusion

Après quelques années d’application de la Loi 101, les Anglophones de Montréal s’étaient réconciliés avec une loi qui leur garantissait la paix sociale au Québec.

Mais depuis, de nouvelles générations d’angloQuébécois sont apparues.

L’égoïsme de ces dernières a été exacerbé par quinze ans de régime libéral qui a traité cette minorité comme une vache sacrée.

Au point que de jeunes Anglophones, pas plus tard que l’an dernier, venaient nous cracher leur mépris (« Shame on you ») alors que des nôtres se rendaient paisiblement au théâtre au bras d’un être cher.

Quand des éléments issus d’une minorité, soutenus par l’élite médiatique anglo-montréalaise, sont encouragés à exprimer leur mépris envers la majorité, nous avons-là une menace sérieuse à la cohésion sociale.

Les bons vieux réflexes coloniaux font en sorte que cette minorité — la plus choyée au monde — crie au scandale quand on porte atteinte au moindre de ses privilèges.

Et elle recourt aux tribunaux d’autant plus facilement que leurs frais juridiques sont payés par le gouvernement fédéral. Qui se sert d’eux comme de l’avant-garde du colonialisme canadian au Québec.

Il est temps que dans les écoles anglophones, on enseigne comment les communautés francophones sont traitées ailleurs au pays.

D’ici là, le ministre a raison, au nom de l’intérêt commun, de s’opposer à l’égocentrisme de la Commission scolaire English Montreal.

Références :
Analyse : Les Franco-Colombiens en Cour suprême. « Les édifices scolaires auxquels nous avons droit coûteraient trop cher. »
Droits linguistiques des anglophones au Québec
Écoutons les intérêts de la communauté anglophone
Macpherson: Under the CAQ, the exceptional is becoming normal
‘Shame!’ ou l’expression du mépris

Parus depuis :
La CSEM échoue à bloquer le transfert de deux écoles vers le réseau francophone (2019-07-09)
Les exagérations des dirigeants scolaires anglophones (2019-07-17)

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| 2018-202X (années Legault), Langue française, Politique québécoise | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La corruption généralisée des agronomes québécois

6 juillet 2019
Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Sur les 3 300 agronomes du Québec, 15 ont émis en 2018 de près de la moitié des 1 500 ordonnances d’atrazine, un herbicide cancérogène interdit en Europe depuis plus d’une décennie.

Ces quinze agronomes sont employés principalement par des fabricants ou des distributeurs de pesticides.

Selon Radio-Canada, de manière générale, la majorité des agronomes qui conseillent les agriculteurs sur l’utilisation des pesticides sont des salariés des entreprises qui vendent ces produits.

Inversement, la majorité des agriculteurs qui se font prescrire ces produits reçoivent leurs ordonnances d’agronomes payés par l’industrie.

Environ 80% des entreprises qui emploient des agronomes leur versent un salaire. Mais elles leur versent également des commissions associées à la vente de pesticides ou de défoliants.

Par exemple, si l’agronome vend suffisamment de poches de graines de maïs enrobées d’un pesticide, il gagne un voyage dans le Sud, toutes dépenses payées.

Dans quelques cas, l’agronome est payé exclusivement à commission : pas de vente de pesticides, pas de salaire. Selon l’Ordre des agronomes, il ne s’agit-là que d’une apparence de conflit d’intérêts.

Accusé de laxisme, l’Ordre a répliqué en soutenant que ceux qui blâment ses membres ne font qu’essayer de se faire du capital politique sur leur dos.

Cet organisme estime que son rôle est de faire appliquer les lois. « Que le gouvernement légifère et l’Ordre va suivre », déclare son vice-président.

Mais voilà, le gouvernement a déjà légiféré.

Plutôt que de déterminer lui-même les bonnes pratiques agricoles, l’État québécois a décidé en 2018 de s’en remettre au jugement professionnel des agronomes en obligeant les cultivateurs à obtenir une ordonnance d’un agronome pour pouvoir acheter des pesticides ou des défoliants.

Or l’article 31 du Code de déontologie des agronomes interdit déjà tout avantage, ristourne ou commission relatifs à l’exercice de sa profession.

Il est inacceptable qu’en violation de leurs règles déontologiques, la majorité des agronomes aient intérêt, personnellement, à ce qu’on vende le plus possible de pesticides et de défoliants.

L’Ordre est incapable de donner le moindre exemple de mesure cœrcitive prise contre un seul de ses membres à ce sujet.

Les propositions visant à renforcer l’indépendance des agronomes ont toutes été battues en assemblée générale en raison de la mobilisation des agronomes-pushers, accourus massivement pour le vote.

Bref, la profession des agronomes est pourrie de l’intérieur à un point tel que même l’Ordre des agronomes est paralysé.

Pour étirer le temps, cet organisme professionnel a créé un comité d’experts mandatés pour faire des recommandations. Son rapport est attendu d’ici la fin de l’année 2019.

Le comble de la mauvaise foi est sa décision d’y nommer des agronomes à la solde de l’industrie des pesticides.

Gênée par cet exemple flagrant de conflit d’intérêts, la puissante Union des producteurs agricoles a refusé de faire partie de ce comité.

Ce qui n’a pas empêché le nouveau président de l’Ordre de soutenir que les agronomes provenant de l’industrie s’exprimeront en toute indépendance par rapport à leur entreprise.

« On peut vous garantir que s’il y a des représentants de l’industrie, ils ne sont pas là pour noyauter le comité » a-t-il déclaré.

Je pense que l’Ordre des agronomes nous prend vraiment pour des imbéciles.

D’où la question : ne devrait-on pas mettre cet Ordre professionnel sous tutelle en raison de sa faillite à défendre l’intérêt public comme l’y oblige la loi ?

Références :
Agriculture: l’industrie siège au comité de révision sur l’usage des pesticides
Des agronomes payés par l’industrie prescrivent davantage d’herbicide
Des incitatifs illégaux versés à des agronomes pour vendre plus de pesticides
Pesticides: «Beaucoup de monde essaie de se faire du capital politique»
Pesticides : le manque d’indépendance d’agronomes et de chercheurs continue de faire des vagues
Pesticides : le sous-ministre de l’Environnement est inquiet de ce qu’il a découvert
Québec a perdu le contrôle des pesticides
Toujours plus de pesticides

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 34 mm.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| 2018-202X (années Legault), Agriculture, corruption, Environnement | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


%d blogueurs aiment cette page :