Alexandre Boulerice : passer du NPD à QS

Publié le 25 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

La rumeur veut que le député fédéral Alexandre Boulerice (du NDP) caresse l’idée de se présenter aux prochaines élections québécoises sous la bannière de Québec Solidaire (QS).

Mais voilà que, selon les statuts de cette formation politique, la circonscription dans laquelle il pourrait se présenter est réservée à une femme ou à une personne non binaire.

Au nom du pragmatisme, certains voudraient que QS renonce à ses principes afin d’accommoder l’actuel député fédéral.

Il s’agit là d’une erreur.

Un parti ne doit pas piler sur ses principes simplement pour attirer un candidat. En somme, ce n’est pas à QS de s’adapter à monsieur Boulerice; c’est plutôt à ce dernier de s’adapter à QS.

Heureusement, cela est relativement facile.

Il suffit d’une brève consultation médicale, puis d’un bon coup de sécateur au bon endroit, pour le faire passer d’Alexandre à Alexandrine Boulerice.

Mais évidemment, à froid, le sécateur, ça fait peur.

Comme solution de rechange, monsieur Boulerice pourrait se convaincre qu’il est ni homme ni femme. En d’autres mots, qu’il est devenu non binaire. Comme par magie. Et puisque personne ne sait ce qui se passe dans la tête de quelqu’un d’autre, qui pourrait mettre en doute sa parole à l’investiture de QS ?

Pour compléter sa nouvelle identité, l’actuel député fédéral pourrait s’adresser au salon de coiffure Salon10 de Longueuil.

Comme la chenille se transformant en papillon, monsieur Boulerice en ressortirait métamorphosé(e) grâce à sa coiffure non genrée. Même en conservant sa moustache et sa barbe, sa femme et ses enfants ne le reconnaitraient plus.

Et c’est ainsi qu’humblement, celui que les affiches électorales de QS présenteront familièrement comme Alex se soumettra aux règles de QS destinées à assurer une représentation équitable de toutes les identités de genre parmi ses candidats.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Ukraine : le quatrième anniversaire d’une guerre inutile

Publié le 24 février 2026 | Temps de lecture : 8 minutes

Introduction

Selon un rapport publié récemment par le Center for Strategic and International Studies, depuis le 1er janvier 2025, l’armée russe a grugé moins de deux pour cent de plus du territoire ukrainien. En somme, l’essentiel de ses avancées date de 2024.

Il serait tentant d’y voir une stagnation du conflit.

En réalité, si le front n’a pas bougé, c’est que la guerre russo-ukrainienne s’est transformée.

Nous verrons ci-après que cette guerre n’a jamais eu pour but la conquête territoriale de l’ensemble de l’Ukraine (contrairement à ce que certains milieux aiment répéter).

Après avoir conquis presque tout ce qu’elle espérait, la Russie a entrepris la destruction fine de ce qui reste de l’effort de guerre ukrainien.

Ce qui signifie deux choses,

Premièrement, couper l’alimentation électrique des ateliers de fabrication des drones et la recharge des batteries qui les alimentent.

Dans un autre ordre d’idée, on se rappellera qu’au début de cette guerre, l’Allemagne avait obligé la France à expédier par train ses chars Leclerc vers l’Ukraine parce que leur poids abimait la chaussée des autoroutes allemandes en plus, probablement, de retarder la circulation.

Ce qui signifie que tout le matériel militaire lourd occidental arrive en Ukraine par voie ferroviaire.

La deuxième raison vise donc à la paralysie des trains électriques ukrainiens (les plus modernes) qui transportent le matériel militaire occidental vers le front.

Les souffrances que cela occasionne pour la population civile en Ukraine ne sont donc que des dommages collatéraux, selon le jargon technocratique des armées de ce monde.

Après quatre ans de guerre, récapitulons : ce conflit a une cause profonde et un facteur déclenchant.

La cause profonde

La cause profonde est le désir de l’Ukraine d’adhérer à l’Otan.

En 1962, il était inacceptable pour les États-Unis que la Russie déploie à Cuba des ogives nucléaires pointées vers le territoire américain.

Ou, quelques décennies plus tard, tout aussi inacceptable que Saddam Hussein détienne des armes de destruction massive, croyait-on. Lui dont le pays est pourtant situé à des milliers de kilomètres de l’Europe.

De la même manière, il est inacceptable pour la Russie que ses ennemis militaires puissent déployer dans sa cour arrière des armes susceptibles de l’anéantir.

Puisque le processus d’adhésion à l’Otan prend généralement des années, cela n’explique pas pourquoi c’est le 24 février 2022 que cette guerre a éclaté.

Le facteur déclenchant

Le coup d’État du 20 février 2014 — qu’on appelle en Occident la ‘révolution’ de Maïdan — et l’annonce, quelques semaines plus tard, que la langue russe serait officiellement interdite d’enseignement dans les provinces ukrainiennes peuplées majoritairement de locuteurs russophones ont déclenché une guerre civile dans l’Est du pays.

De 2014 à 2016, le gouvernement de Kyiv payait secrètement des milices néonazies provenant de l’Ouest du pays pour venir tuer la population, principalement russophone, qui vivait à l’autre bout du pays.

Ce conflit a fait plus de quatorze-mille morts et d’innombrables blessés.

Depuis le Sommet mondial de l’Onu en 2005, la Responsabilité de protéger (R2P) fait partie du Droit international. Cette responsabilité a servi de prétexte à l’Occident pour déclencher la guerre en Syrie.

La Russie aurait pu invoquer cette responsabilité dès 2014. Mais elle s’est fait leurrer par les accords de Minsk en vertu desquels Kyiv s’engageait à respecter les droits de ses minorités linguistiques. Un engagement garanti par l’Allemagne et la France, mais qu’aucun de ces deux pays n’avait la moindre intention de faire respecter.

Comme l’ont avoué plus tard François Hollande et Angela Merkel, tout cela servait à étirer le temps afin de permettre à l’Ukraine de s’armer en vue d’une guerre avec la Russie souhaitée par l’Otan.

L’espoir de Moscou de voir les choses s’améliorer s’est arrêté net quand Volodymyr Zelensky, en vertu d’un décret signé 21 mars 2021, ordonnait à l’armée ukrainienne de donner l’assaut contre la population civile des provinces peuplées majoritairement d’Ukrainiens russophones.

Réalisant qu’on s’était moqué de lui, Poutine ordonna à l’armée russe de masser ses troupes à la frontière ukrainienne à partir d’avril 2021 et déclencha la guerre le 24 février de l’année suivante. Ce déclenchement aurait pu se faire plus tôt ou plus tard; la date exacte n’avait pas d’importance.

Saboter la paix

Depuis quatre ans, les pays européens n’ont pas cessé de saboter toutes les initiatives qui auraient pu déboucher sur une entente entre Kyiv et Moscou.

Dès le début de la guerre, Boris Johnson, alors premier ministre britannique, décourageait l’administration de Zelensky d’entériner l’accord intervenu en Turquie entre les négociateurs russes et ukrainiens.

Depuis, les dirigeants européens ne font que proposer des ‘plans de paix’ qui n’ont aucune chance d’être acceptés et dépenser des dizaines de milliards d’euros afin de financer la poursuite des hostilités.

Le bilan

Pour l’Ukraine

De nos jours, le gouvernement de Kyiv vit sous le respirateur artificiel de l’Occident.

Il n’a plus les ressources fiscales pour payer ses fonctionnaires, ses médecins, ses enseignants, ses policiers, ses éboueurs, ses pensionnés, ses soldats et, de manière générale, tous ceux qui dépendent de l’État.

Plus de la moitié des terres arables d’Ukraine — les plus fertiles d’Europe — sont maintenant la propriété de spéculateurs américains.

La conquête russe des provinces orientales du pays ne représente pas seulement une perte territoriale pour Kyiv; c’est une perte de revenus puisque n’importe quelle usine vétuste du Donbas rapporte bien davantage en taxes et impôts qu’une petite exploitation agricole située dans le reste du pays.

Puisque le temps joue contre l’Ukraine, ce pays risque également de perdre son accès à la mer Noire et devenir ainsi un pays enclavé si la région d’Odessa tombe aux mains de l’armée russe.

Pour l’Europe

Depuis quatre ans, les pays européens ont dépensé des centaines de milliards de dollars à soutenir une guerre perdue d’avance. Des sommes qu’ils n’ont plus pour se préparer aux défis qui les attendent.

Pendant tout ce temps, ils ont maintenu l’illusion (auprès de leurs contribuables) que tout cela serait payé par la Russie. Depuis que le premier ministre belge a révélé publiquement ce que tous les experts en Droit international savaient déjà, le chat est sorti du sac; ce sont les contribuables européens qui paieront la note de la poursuite de ce conflit.

Les dirigeants européens ont fait perdre à leur industrie lourde (sidérurgie, construction automobile, fabrication du verre et industrie chimique) l’avantage concurrentiel que leur donnait l’accès aux hydrocarbures russes (les moins chers au monde).

D’où l’accélération du déclin industriel de l’Europe, couplé au sabotage volontaire de son secteur agricole par le biais d’accords de libre-échange insensés.

Pour la Chine

Lors des deux premières guerres mondiales, l’Europe s’est fait harakiri. Ce qui a propulsé les États-Unis au premier rang des puissances mondiales.

Le 2 mars 2023, l’Institut australien de politique stratégique publiait une étude qui concluait que la recherche chinoise était en avance dans 37 des 44 technologies de pointe étudiées.

Pendant que la Commission européenne s’entête à poursuivre un délire normatif et règlementaire vertueux qui étouffe son économie, et pendant que l’administration de Donald Trump s’applique à prolonger les belles années de l’âge thermo-industriel et à freiner la transition vers le futur, la Chine construit ses routes de la soie et modernise son économie.

On peut facilement présumer d’une Troisième Guerre mondiale — au cours de laquelle les Occidentaux (ce qui comprend les Russes) s’entretueront — rétablira la Chine au premier des puissances économiques mondiales.

Une position qu’elle a occupée pendant des millénaires, plus précisément jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Voilà où nous mènent les va-t-en-guerre que sont une bonne partie des dirigeants occidentaux.

Références :
Après quatre ans de guerre, la ligne de front stagne en Ukraine
La personnalité de l’année 2025
L’engrenage ukrainien
Le statut des provinces ukrainiennes conquises par la Russie
Les Ukrainiens face à la capitulation
Mercosur : la perte de souveraineté alimentaire face à la guerre
Ukraine : l’histoire secrète de la révolution de Maïdan
Ukraine : quand l’Europe sabote les efforts de paix de Trump

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Au square Saint-Louis

Publié le 23 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Monument à Louis-Octave Crémazie

Louis-Octave Crémazie (1827-1879) est un intellectuel et un homme de lettres de Québec qui y fut libraire, écrivain et un poète estimé dans son temps. Par son activité de libraire, il contribua de manière importante à la diffusion au Québec du mouvement romantique français.


Fontaine du square

Au XIXe siècle, la fonderie new-yorkaise J.L. Mott vendait une fontaine publique qui avait la particularité de pouvoir être assemblée à partir d’éléments différents. Ce qui permettait à l’acheteur de se composer une fontaine personnalisée.

À partir du catalogue de cette fonderie, la ville de Montréal commanda la sienne qui, au départ, fut installée au square Viger pour être ensuite relocalisée en 1931 au square Saint-Louis.



Marché aux fleurs

À la même époque que la fontaine du square Viger fut transférée au square Saint-Louis, la vespasienne octogonale du square Viger connut le même sort. À la différence que sa fonction fut modifiée pour devenir une petite boutique.

Buste du poète Émile Nelligan

C’est en 2005 que la sculptrice française Roseline Granet créa ce buste du plus célèbre poète du Québec.

Détails techniques : Appareil Panasonix GX1 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trump et Cuba : nuire pour nuire

Publié le 22 février 2026 | Temps de lecture : 4 minutes


 
On ne sait pas très bien quel est le but du président Donald Trump en ajoutant un blocus pétrolier aux ‘sanctions’ américaines déjà en vigueur contre Cuba.

Avant d’aller plus loin, précisons qu’on punit une personne ou une entreprise pour une faute commise. En réalité, on appelle ‘sanctions’ les divers volets de la guerre commerciale et financière asymétrique livrée par les États-Unis contre Cuba. Asymétrique parce ce que sans contrepartie de cette dernière.

Si Trump veut recourir à la force militaire pour provoquer un changement de régime, ou faire effondrer l’économie cubaine afin que la population cubaine se révolte contre ses dirigeants, cela a peu de chance d’arriver.

L’industrie touristique cubaine s’est déjà mise à l’arrêt au cours du confinement sanitaire. Et deux décennies plus tôt, l’économie cubaine s’est sévèrement contractée lors de l’effondrement de l’URSS. Ce qui arrive de nos jours, c’est un peu la somme des deux.

Contrairement à ce que pense Donald Trump, Cuba n’est pas un ‘fruit mûr’; c’est un diamant poli par l’épreuve.

La jeunesse cubaine d’aujourd’hui ne partage pas les idéaux révolutionnaires de ses prédécesseurs. Mais en dépit de ces différences générationnelles, ce qui fait la résilience de Cuba et son aptitude à travers les crises, c’est la solidarité de son peuple.

Parce que l’individualisme a du bon, mais pas en période de crise.

Tous les Cubains aimeraient vivre dans l’aisance matérielle. Mais ils savent que la mauvaise situation économique du pays est le résultat de la guerre économique que Washington leur livre depuis trop longtemps.

Contrairement à l’objectif poursuivi par Washington, les six décennies de ‘sanctions’ américaines ont tellement appauvri Cuba qu’elles y ont rendu le communisme indispensable.

Tout comme, dans n’importe quel pays, le rationnement devient indispensable en temps de guerre, quand l’essence ou les vivres viennent à manquer.

Ce qui distingue le communisme du socialisme ou du capitalisme, c’est l’importance de la redistribution de la richesse par l’État. Parce que, étymologiquement, le communisme est la mise en commun. Cette répartition est d’ailleurs la distinction fondamentale entre un régime d’extrême gauche et un régime d’extrême droite.

Si j’exclus la Corée du Nord (que je connais mal), Cuba est probablement le pays au monde où l’État attache la plus grande importance à combattre les inégalités sociales. Elles existent, mais moins que partout ailleurs.

Ceux qui croient la propagande américaine selon laquelle Fidel Castro menait une vie de château ne connaissent rien. Il suffit de consulter les innombrables reportages au sujet de la maison que le chef révolutionnaire habitait dans le quartier autrefois chic de Vedado pour constater que le luxe dont il était entouré correspond à celui d’une maison moyenne en banlieue de Montréal.

Comme l’a démontré mon récent photoreportage au sujet des complexes touristiques sur l’ile de Cayo Largo, les véritables écarts sociaux à Cuba se situent entre la population du pays et les touristes qui le visitent.

À Cuba, la redistribution de la richesse prend la forme de mesures sociales qui permettent à ce pays d’avoir une mortalité enfantine moindre que celle des États-Unis, une espérance de vie plus grande et un taux d’alphabétisation supérieur.

Dans un pays où le salaire moyen est de 19$ par mois, les Cubains savent très bien que sans cette répartition de la richesse — en somme, sans communisme — ceux qui sont en position de profiter de l’effondrement du régime connaitront un enrichissement colossal aux dépens du reste de la population.

En conclusion, depuis plus de six décennies, Cuba est le grain de sable dans le soulier des États-Unis.

En s’acharnant contre ce pays inoffensif, Donald Trump ne fait pas la démonstration de la puissance américaine puisque selon l’alexandrin de Pierre Corneille, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Ce que prouve Donald Trump, c’est le pouvoir de nuisance d’un grand pays aux mains d’un tyran.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm — 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’infrarouge Jaune 3629 sous les tropiques

Publié le 22 février 2026 | Temps de lecture : 1 minute


Before imageAfter image

En climat tropical, les feuilles des arbres ne changent pas de couleur selon les saisons comme le font celles des feuillus en climat tempéré.

Tout au plus, les feuilles vieillissantes des palmiers jauniront avant de mourir.

Voilà pourquoi l’infrarouge Jaune 3629 donne des résultats beaucoup moins intéressants dans les pays tropicaux que sous nos latitudes.

Toutefois, le feuillage de certains arbustes décoratifs possède des pigments secondaires (dont des caroténoïdes) qui sont révélés par l’infrarouge Jaune 3629. Ce qui ajoute alors de l’intérêt à l’image.

Note : Pour une comparaison avec des photos à plus haute résolution, veuillez cliquer sur ceci.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le retour de l’ile de Cayo Largo

Publié le 21 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

À l’aéroport international de Cayo Largo del Sur



 
Au jour et à l’heure prévue par le forfait acheté auprès de mon voyagiste, je suis revenu de Cuba le 12 février dernier.


 
À l’aéroport, dans la section réservée à ceux qui quittent le pays, on trouve un bar, un petit comptoir de produits hors-taxes (qui offre du rhum et du tabac cubains) et une micro-boutique de produits artisanaux (dont la marchandise est d’un intérêt limité).

En plus de produits alcoolisés, le bar vend aussi des boissons gazeuses, des croustilles Pringles (très populaires, faute de mieux) et des quelques sandwichs.


 
Le blocus pétrolier ordonné contre Cuba par Donald Trump a eu comme conséquence qu’Air Canada, Air Transat et Westjet ont été obligées de rapatrier dans l’urgence tous les vacanciers canadiens de Cuba.

Si mon séjour s’est déroulé jusqu’à la fin, d’autres passagers ont été moins chanceux puisque leurs vacances ont été écourtées de plusieurs semaines.

Conclusion

J’ai choisi de séjourner dans l’ile de Cayo Largo notamment pour y effectuer une semaine de convalescence.

Marcher des kilomètres sur des plages qui ne brule pas les pieds en raison de la blancheur de leur sable, se baigner dans une eau d’une pureté incroyable et respirer un air salin totalement dépourvu de pollution, m’ont fait le plus grand bien.

Pour l’instant, voyager à Cuba est devenu impossible. Mais dès la reprise de l’activité touristique dans l’ile de Cayo Largo, je recommande chaudement d’y passer des vacances, en dépit des petits ennuis que cela peut occasionner.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 12 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu des autres complexes touristiques sur Cayo Largo

Publié le 20 février 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

D’ouest en est, on compte dix complexes touristiques sur l’ile de Cayo Largo, dont quatre sont opérationnels, soit Memories, Starfish, Villa Linda Mar et Grand Memories.

Tous sont présentement détenus conjointement par le groupe hôtelier Gran Caribe (propriété de l’état cubain) et du grossiste en voyages Sunwing (propriété du transporteur aérien Westjet).

Le premier, à 4,5 km de la plage Sirena, est le complexe touristique Memories que je n’ai pas visité et dont évidemment je n’ai pas rapporté de photos.





Au Starfish

De tous les complexes touristiques que j’ai visités sur l’ile, le Starfish — autrefois appelé Pelicano — est celui dont les espaces publics ont été aménagés avec le plus de soin.

Sa cafétéria est plus généreuse que celle de son voisin Villa Linda Mar, mais au prix d’une multitude de mouches qui virevoltent autour des plats.

Le soir, on y présente des spectacles semi-professionnels ou amateurs.

Le complexe touristique suivant est Villa Linda Mar, présenté au deuxième volet de cette série.

Suivent six complexes qui suivent sont destinés à être mis en valeur dès la saturation des complexes déjà en activité.

À Villa Soledad

Construites en 1991 et réservées aux adultes, les 24 chambres du complexe Soledad sont actuellement abandonnées.

Le complexe est sans doute le moins intéressant de l’ile en raison du style banal des habitations.

Deux de ses unités, équipées de six panneaux solaires industriels, servent de buanderie à Villa Linda Mar.

À Villa Coral

Autrefois copropriété d’un grossiste italien en voyages, Villa Coral a été repris par le grossiste canadien Sunwing. Toutefois, ce complexe touristique est demeuré abandonné depuis 2023.

Avec leur style colonial espagnol, les 71 chambres de Villa Coral ne manquent pas de charme et plairont à leurs visiteurs quand le complexe reprendra ses activités.

À l’hôtel Isla del Sur

Ouvert en 1982. l’hôtel Isla del Sur est le plus ancien complexe touristique de l’ile.

De style brutaliste, cet hôtel de 57 chambres sur deux étages est fermé définitivement.


À Villa Serena

Avec ses panneaux solaires jugés sur les toits et sa piscine remplie d’eau cristalline, on croirait les coquettes chambres sur deux étages de ce complexe prêtes accueillir des visiteurs.

Pour l’instant, il est abandonné. Précisons que sa plage est étroite.

À Villa Natura

Les panneaux solaires en moins, les unités de Villa Natura sont identiques à celles de Villa Serena. Autrefois réservé aux adultes (en raison de sa plage naturiste), ce complexe touristique est en attente de réouverture.


À Villa Caprice

De tous les complexes touristiques abandonnés, Villa Caprice est sans doute le plus étonnant avec ses maisonnettes en bois, réparties de part et d’autre de la principale route qui traverse l’ile.

Le retour

Encore plus à l’Est se trouve le complexe Grand Memories, en activité, et dont on m’a dit le plus grand bien. Mais le demi-kilomètre de plus à marcher pour le visiter a eu raison de ma curiosité.

Si bien que je suis revenu en voiturette de golf, grâce à la bienveillance de son conducteur qui a eu la gentillesse de me ramener à Villa Linda Mar.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les cinq premières photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 4000 — 25 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/2,2 — ISO 5000 — 25 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,2 — ISO 1250 — 25 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
  6e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/800 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 15 mm
  8e  photo : 1/1000 sec. — F/2,9 — ISO 200 — 12 mm
  9e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
10e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
11e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
12e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
13e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
14e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Centre de sauvetage des tortues marines

Publié le 19 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes


Avant-propos : Le matériel roulant sur l’ile de Cayo Largo — automobiles, autocars, etc.— est composé exclusivement de véhicules électriques chinois.

C’est ce qui fait qu’au cours de ce voyage, le transport routier dans l’ile n’a pas été perturbé par les graves pénuries d’essence qui ont affecté l’ile principale de Cuba et qui ont provoqué l’arrêt complet du transport en commun dans toutes les grandes villes du pays.

 

 
Deux jours après mon arrivée dans l’ile, mon frère, son amie et moi avons loué une voiture électrique pour visiter le Centre de sauvetage des tortues marines.


 
Le centre met en vedette la dernière rescapée d’une série de sept tortues vertes albinos et ses rejetons, nés de pontes successives. Tous vivent dans des bassins circulaires d’environ trois mètres de diamètre.




 
Malgré leurs apparences diverses, les tortues d’un même bassin sont issues d’un même accouplement.

Précisons qu’après deux ans de captivité, les rejetons, devenus adultes, sont relâchés dans la nature.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/400 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 26 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 19 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/6,3 — ISO 1600 — 40 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/6,3 — ISO 1600 — 26 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 31 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


La coiffure asexuée

Publié le 19 février 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Historique

C’est hier que Radio-Canada révélait qu’un salon de coiffure de Longueuil avait été condamné à payer une amende de 500$ pour ne pas avoir offert des coupes de cheveux ‘non genrés’ sur son site de réservation par internet, une situation corrigée depuis.

Dans cette affaire, le plaignant est un traducteur à l’emploi du gouvernement canadien qui désire ne pas être identifié ni comme un homme ni comme une femme.

Pour toute personne qui n’exerce pas le métier de coiffeur, il peut sembler difficile d’imaginer à quoi peut ressembler une coupe de cheveux asexuée. Mais cela existe; on trouve sur l’internet une multitude de styles de cheveux courts, plutôt originaux, présentés comme ‘non binaires’.

Au-delà de l’anecdote

Pour faire de la liberté individuelle le marqueur exclusif de la Démocratie parlementaire, les pays occidentaux ont poussé toujours plus loin la frontière de l’égalitarisme.

Après l’égalité sexuelle — accordée légalement aux femmes occidentales après que cette égalité fut obtenue par les femmes russes lors de la Révolution bolchévique — les pays occidentaux ont accordé aux homosexuels les mêmes droits constitutionnels que ceux dont se prévalent les hétérosexuels.

Encore là, un pays comme Cuba les avait devancés.

Depuis quelques années, l’Occident s’est distingué en étendant ce combat égalitaire à l’identité de genre.

C’est ainsi que l’article 10 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne interdit toute discrimination ou préférence fondée, entre autres, sur l’expression de genre.

Au-delà de la controverse suscitée par la condamnation du salon de coiffure dont nous avons parlé plus tôt, la loi consacre le droit constitutionnel des personnes qui veulent ne ressembler ni à des hommes ni à des femmes.

Même si je ne suis pas partisan de la théorie du genre, il faut se rendre à l’évidence; tous les salons de coiffure du Québec devront se plier à la loi.

Bref, qu’on le veuille ou non, c’est ça qui est ça.

Références :
Charte québécoise des droits et libertés de la personne
La dysphorie de genre chez l’enfant
La théorie du genre et ses excès
Le droit au X – et à l’indifférence
40 coupes de cheveux courtes non binaires qui inspirent l’expression de soi
Un salon de coiffure condamné à payer 500 $ à une personne non binaire

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’excursion en catamaran de Cayo Largo

Publié le 18 février 2026 | Temps de lecture : 3 minutes





 
Une des activités touristiques les plus populaires sur l’ile de Cayo Largo est l’excursion en catamaran effectuée à partir de la marina Marlin.

L’ile est un des rares joyaux naturels encore intacts de la planète. Cette excursion met à profit deux de ses plus importantes caractéristiques; un littoral de faible profondeur qui s’étend sur des kilomètres, et une eau d’une pureté exceptionnelle.

Cette excursion est offerte à tous ceux qui séjournent dans l’un ou l’autre des complexes touristiques de l’ile. Selon le voyagiste, elle peut être incluse dans son forfait ou nécessiter le paiement sur place d’un supplément de 94$US.

Lorsque la météo le permet, elle débute en début d’après-midi et se termine après la tombée du jour.

L’excursion comporte quatre arrêts d’environ 90 minutes.

La plongée en apnée

Le premier arrêt est destiné à permettre aux excursionnistes d’apprécier la richesse maritime des lieux. À ceux qui ont apporté leur maillot de bain, on prête des palmes, un masque et un tuba.



Les étoiles de mer

Puis le catamaran fait escale dans une zone de faible profondeur où abondent les étoiles de mer.




L’ile aux iguanes

À l’occasion d’une importante tempête tropicale, plusieurs petites iles des environs ont été submergées. À la nage, les iguanes qui y habitaient se sont réfugiés sur la seule bande de terre encore hors de l’eau et ils y ont proliféré. Celle-ci est devenue l’ile aux iguanes.

Le sol de l’ile est composé d’une pierre blanche, très abondante à Caya Largo, qui, en s’effritant, donne naissance au sable blanc de ses plages.

Dans les falaises de l’ile, les iguanes y ont creusé des galeries dans lesquelles ils habitent.



Le repas du soir

Notre dernier arrêt fut à l’occasion de notre repas du soir. Ci-dessus, nous voyons successivement, le capitaine, le chef et le mets servi à ceux qui avaient choisi un repas de crustacé plutôt que du poulet.

Le coucher de soleil en mer

Et c’est sur ce coucher de soleil que s’acheva cette excursion en catamaran.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (5e, 11e et 12e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
  2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 40 mm
  3e  photo : 1/640 sec. — F/3,4 — ISO 200 — 13 mm
  4e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  5e  photo : 1/1250 sec. — F/4,2 — ISO 200 — 49 mm
  6e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
  7e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  8e  photo : 1/640 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 24 mm
  9e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
10e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
11e  photo : 1/1000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
12e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
13e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
14e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 15 mm
15e  photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 25 mm
16e  photo : 1/250 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 23 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel