L’administration Plante : inclusion et diversité de façade

24 octobre 2021

Introduction

La cohésion sociale est impossible à obtenir quand un grand nombre de personnes sont victimes de discrimination. Voilà pourquoi l’inclusion sociale est une nécessité pour toute nation qui veut vivre en paix.

Quant à la diversité, on l’obtient tout naturellement en faisant une juste place à chaque personne talentueuse, peu importe son origine.

Derrière la façade

L’administration Plante se veut une administration moderne, ouverte à la diversité et à l’inclusion.

La diversité ethnique est évidente à la vue de la gamme des pigmentations de la peau des candidats du parti municipal de Mme Plante. Mais au-delà de l’épiderme, il n’y a pas grand-chose.

Par aveuglement partisan, lorsque l’avocate Wong, présidente du Conseil municipal, demande à un conseiller juif (de l’opposition) de ne pas se représenter afin de faire place à la diversité, on se demande quel sens devrait avoir le mot ‘diversité’.

Il en est de même de la diversité sociale.

Les itinérants

Officiellement pour leur bien, la ville a chassé les itinérants des terrains vagues qu’ils occupaient le long de la rue Notre-Dame.

En pleine pandémie, l’administration Plante a estimé qu’au lieu d’être au grand air, ce serait mieux qu’ils soient dans des refuges.

Une des plaintes reçues contre eux était formulée ainsi : ‘Je ne me suis pas acheté un condo d’un demi-million$ pour me retrouver à côté d’une bande de pouilleux’.

Donc on a transformé des hôtels en refuges afin de maintenir la valeur foncière de la propriété de certains plaignants.

C’est maintenant d’autres citoyens qui, à juste titre, se plaignent des seringues jetées ça et là et de la sollicitation des mendiants auprès de leurs enfants au retour de l’école. Ce qui n’était pas le cas lorsqu’ils habitaient à l’écart, sur des terrains vagues.

Les piétons

L’attitude répressive contre les itinérants s’est étendue, dans une moindre mesure, aux piétons.

Depuis quatre ans, l’administration Plante a multiplié les transformations sur la voie publique qui ont rendu la ville moins conviviale à l’égard des piétons.

Avant la pandémie actuelle, elle n’a pas su contenir la répression policière à l’égard des piétons pour des offenses insignifiantes.

Les assistés sociaux

Après les itinérants et les piétons, l’administration sortante s’est désintéressée des assistés sociaux. Des six-mille logements sociaux promis à la dernière élection (ce qui était déjà peu), on n’en a complété que 18 % en quatre ans.

Quant au règlement municipal qui oblige les promoteurs à consacrer 20 % de leurs appartements à du logement social, il n’a été adopté qu’en avril dernier.

Il est donc trop tôt pour savoir si on peut compter sur des promoteurs privés pour construire du logement social ou si ce sera plus intéressant pour eux d’aller maximiser leurs profits ailleurs.

L’intégration des néoQuébécois

Pour se donner un vernis de diversité et d’inclusion, Mme Plante a soigné les apparences en généralisant dans toutes les sphères de l’administration municipale le bégaiement ‘inclusif’ (ex.: ‘étudié.e.s’).

Nuire à la lisibilité du français, c’est nuire à l’apprentissage de notre langue par les néoQuébécois. Ultimement, c’est nuire à leur insertion sociale.

Conclusion

Selon la rubrique (peu flatteuse) que Wikipédia lui consacre, l’ex-maire Denis Coderre laisse très peu de réalisations concrètes.

Pourtant, de nos jours, on le retrouve au coude-à-coude dans les intentions de vote avec Valérie Plante dont l’administration a été beaucoup plus transformatrice.

Toutefois, l’équipe de Mme Plante, aussi diversifiée qu’elle soit du point de vue ethnique, manque de diversité sociale.

Ce sont de jeunes parvenus, beaux et souriants, qui veulent bien faire mais qui sont sourds aux problèmes que rencontrent les citoyens ordinaires (qu’ils ne fréquentent qu’en les croisant sur la rue).

Ce manque de diversité sociale fait en sorte que beaucoup de citoyens insatisfaits ont l’impression de ne pas être écoutés. Voilà pourquoi ils caressent l’espoir qu’un autre maire ferait mieux.

Peu importe les arguments que pourrait avancer l’administration Plante, il arrive que l’espoir soit plus fort que la raison…

Références :
Denis Coderre
Le banc de la discorde
La crise des piétons tués durera huit ans
L’écriture inclusive
Le logement social à Montréal : les promesses en l’air
Le manque de jugement de l’avocate Wong
Les itinérants-campeurs de la rue Notre-Dame
Une idéologie sectaire à Espace pour la vie

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les iles de Boucherville – 2e partie

23 octobre 2021



 
Le chenal Petite-Rivière (qu’on ne doit pas confondre avec la Petite-Rivière proprement dite) traverse partiellement l’ile Sainte-Marguerite.

En franchissant son pont, on accède au sentier Petite-Rivière.

La Roue

Le long de ce sentier, on trouve La Roue. Celle-ci rappelle les roues à aubes qui propulsaient le Lady Sherbrooke, un bateau à vapeur échoué dans le canal Molson.

Signalons que ce canal est appelé ainsi en l’honneur de John Molson, fondateur de la bière du même son nom, qui possédait sa maison d’été sur l’ile Sainte-Marguerite et qui y est décédé en 1836.

Épave du Lady Sherbrooke

En opération de 1817 à 1826, le Lady Sherbrooke s’est échoué vers 1840.

Centre d’épuration de Longueuil

Sortir du Parc national des iles de Boucherville par l’ile Charron, c’est une manière de faire la transition entre la nature et l’espèce humaine dans la mesure où, sur l’ile Charron, même quand on ne voit pas l’usine d’épuration qui s’y trouve, sa présence se fait délicatement sentir…

Complément de lecture : Les iles de Boucherville – 1re partie

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : efficacité du confinement et de la vaccination

22 octobre 2021

Introduction

La Santé publique du Québec a dernièrement modifié sa manière de présenter ses statistiques.

S’il est devenu impossible, par exemple, de comparer le nombre de cas de Covid-19 à l’école primaire cette année par rapport à l’an dernier à la même date, d’autres comparaisons sont facilitées.

En particulier, il est beaucoup plus simple de comparer la situation épidémiologique au cours des quatre vagues qu’a connues le Québec jusqu’ici.

Successivement, ces vagues s’étendent :
• du 23 février au 11 juillet 2020 (1re vague),
• du 23 aout 2020 au 20 mars 2021 (2e vague),
• du 21 mars au 17 juillet 2021 (3e vague), et
• depuis le 18 juillet 2021 (4e vague).


Nombre de nouveaux cas hebdomadaires au cours des 1re, 2e et 4e vagues

Groupes d’âge 1re vague 2e vague 4e vague
de 0 à 9 ans 86 (1726) 700 (20984) 609 (8532)
de 10 à 19 ans 136 (2718) 1039 (31159) 514 (7189)
de 20 à 29 ans 366 (7329) 1246 (37390) 642 (8993)
de 30 à 39 ans 361 (7232) 1166 (34981) 526 (7368)
de 40 à 49 ans 425 (8491) 1197 (35906) 408 (5711)
de 50 à 59 ans 410 (8190) 1031 (30920) 260 (3646)
de 60 à 69 ans 252 (5030) 644 (19331) 147 (2053)
de 70 à 79 ans 218 (4358) 398 (11935) 85 (1188)
de 80 à 89 ans 331 (6613) 377 (11301) 43 (607)
90 ans et + 233 (4654) 207 (6201) 17 (237)

Puisque les 1re, 2e et 4e vagues ont duré respectivement 20, 30 et 14 semaines (jusqu’ici), le nombre de cas (entre parenthèses) a été divisé par le nombre de semaines dans chacune des vagues.

Efficacité du confinement

Essentiellement, la 1re vague s’est déroulée alors que le Québec était confiné.

Lorsqu’on compare cette vague à celle qui se déroule actuellement, on constate l’extraordinaire efficacité du confinement. Et ce, pour une raison très simple; on ne peut pas attraper une pandémie lorsqu’on n’y est pas exposé.

Donc même non vaccinées, les personnes jeunes ont été moins atteintes par la pandémie au cours du confinement qu’actuellement.

À partir des 40 à 49 ans, ce n’est plus vrai, pour des raisons que je n’ai pas trouvées. Je soupçonne que beaucoup de personnes dans la quarantaine et la cinquantaine faisaient partie des travailleurs essentiels qui n’ont pas vraiment été confinés.

Quant aux vieillards dans nos hospices, ils n’ont pas, strictement parlant, été confinés au cours de la 1re vague; on les a enfermés avec des préposés contagieux tout en leur interdisant de porter un masque (sauf une fois contaminés).

La mort de ces vieillards est une tache indélébile sur le dossier de ceux qui ont mené la lutte sanitaire au Québec.

Efficacité de la vaccination

La comparaison entre la 2e vague et la vague actuelle permet de constater l’efficacité de la vaccination.

En effet, ces deux vagues couvrent des années scolaires, à la différence que cette année, sur les 14 semaines de la 4e vague, six eurent lieu avant le début des classes.

Jusqu’ici, au cours de la vague actuelle, les cas diminuent dans tous les groupes d’âge qui comprennent des personnes vaccinées.

Au lieu de s’intéresser aux cas sans tenir compte de leur gravité, si on comparait les données au sujet des hospitalisations, des admissions aux soins intensifs et aux décès, le contraste serait encore plus grand entre la 2e vague et la 4e vague.

Référence : Données COVID-19 au Québec

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le logement social à Montréal : les promesses en l’air

21 octobre 2021

Actuellement, on estime que 23 000 familles montréalaises sont en attente d’un appartement dans un HLM (habitation à loyer modique). Or des appartements en HLM, il en existe seulement 20 000 selon La Presse, déjà tous occupés.

La crise du logement qui frappe la ville est le résultat de six décennies de sous-investissement dans le logement social. Le dernier projet d’envergure à ce sujet, ce sont les Habitations Jeanne-Mance, inaugurées en 1959.

Situé au nord-est de l’intersection du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sainte-Catherine, ce complexe comprend 788 logements dispersés dans cinq tours de douze étages (occupées principalement par des personnes âgées), de même que quatorze multiplex en rangées de trois étages et neuf maisons de ville (occupés principalement par des familles avec enfants).

À Vienne, la ville a construit l’équivalent de deux Habitations Jeanne-Mance par année pendant quarante ans.

Au cours de la présente campagne à la mairie, Denis Coderre promet la construction de 50 000 logements au cours des quatre prochaines années, dont 10 000 logements sociaux.

À cette fin, M. Coderre mise, entre autres, sur la création d’un Fonds d’investissement d’impact de Montréal pour l’habitation sociale et communautaire doté de plus de 125 millions$ provenant de la Ville de Montréal et d’investisseurs institutionnels (comme les fonds de retraite).

Le talon d’Achille de cette promesse, c’est que si ce fonds n’est pas très rentable, aucun investisseur institutionnel n’y investira. Or on ne peut pas espérer faire beaucoup d’argent en louant des appartements à des pauvres.

Pour ne pas être en reste, la mairesse sortante renchérit; c’est 60 000 logements abordables — abordables pour qui ? — qu’elle fera construire au cours ‘des prochaines années’.

Qu’on en promette mille ou un million, il ne se fera pas de logements sociaux en nombre suffisant tant que le fédéral ne décidera pas de payer pour leur construction.

C’est à Ottawa que se trouve le seul gouvernement qui possède la marge de manœuvre budgétaire suffisante pour lancer un vaste chantier de construction de logements sociaux à travers le pays.

Les promesses des deux candidats à la mairie sont des promesses en l’air. En réalité, leurs promesses sont conditionnelles aux largesses du gouvernement fédéral, par l’intermédiaire du gouvernement québécois puisque légalement, les villes sont des créatures de l’État québécois.

À la dernière élection municipale, Mme Plante avait promis 6 000 logements sociaux et autant de logements abordables.

Des six-mille promis, seuls 1 082 logements sociaux sont construits et habités (soit 18 %). Le 82 % restant est à l’état de projet, en voie d’adoption, ou en chantier. Bref, c’est toujours pas fait, quatre ans plus tard.

Toujours il y a quatre ans, Mme Plante promettait de faire adopter un règlement municipal qui obligerait les promoteurs de complexes résidentiels à consacrer 20 % de leurs appartements à du logement social, 20 % à du logement abordable, et 20 % à du logement familial.

En avril 2021, le règlement promis il y a quatre ans est finalement adopté. À la veille du renouvèlement de son mandat, au lieu du 20-20-20, c’est devenu du 20-10-05. Et comme ce règlement n’a que sept mois, il n’a produit aucune réalisation concrète. Bref, du vent.

Reste donc à voir si on peut compter sur des promoteurs privés pour construire du logement social ou si ce sera plus intéressant pour eux d’aller maximiser leurs profits ailleurs.

De son côté, Denis Coderre promet de supprimer ces exigences qui constituent selon lui une entrave à la construction domiciliaire.

Ce qui est logique; vaut mieux un tiens cher que deux tu l’auras gratuits. Mais cela ne règlera pas la pénurie de logements abordables à Montréal dans un avenir prévisible.

Tout au plus, en augmentant l’offre de logements (peu importe leur prix), on diminue le déséquilibre entre l’offre et la demande et les pressions inflationnistes sur le prix des loyers.

J’imagine que si la loi exigeait la destitution de toute administration municipale qui n’a pas réalisé le quart de chacune de ses promesses dès la première année de son mandat, Mme Plante et M. Coderre y penseraient deux fois avant de promettre n’importe quoi pour se faire élire.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Selon les données de 2019, environ 156 000 logements ne respectent pas les règles de salubrité de la ville. Il est probable que les pires d’entre eux sont inhabités.

Au lieu d’attendre que les logements négligés par leurs propriétaires deviennent des taudis, la ville devrait saisir (sans compensation financière) les logements les plus insalubres, y effectuer des rénovations éclair afin de les mettre à niveau, et les offrir en tant que HLM.

En étatisant sans compensation financière, la ville soulage des propriétaires de logements déficitaires. Or aucun propriétaire n’intentera des procédures couteuses pour conserver la propriété d’un bien qui ne vaut rien. Il peut menacer, mais il ne le fera pas.

Donc la ville ne devrait pas hésiter.

Une telle mesure devrait suffire à loger toutes les familles montréalaises en attente d’un appartement en HLM.

Références :
Crise du logement: «La politique de l’autruche doit cesser», selon le FRAPRU
Le logement social à Vienne
Les murales peintes des Habitations Jeanne-Mance
Logement social : les leçons de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vaccination obligatoire : la redécouverte des droits collectifs

21 octobre 2021


 
Le plus fondamental de tous les droits fondamentaux est le droit à la vie. Et dans l’échelle des droits, le droit à l’intégrité physique est probablement celui qui devrait figurer au deuxième rang.

Ce qui signifie le droit de refuser qu’on vous injecte quoi que ce soit sans votre accord.

Ceux qui s’opposent à la vaccination obligatoire au nom de ce droit ont raison.

Dans un autre ordre d’idée, lorsqu’un pays déclare la guerre et proclame la conscription obligatoire, le citoyen appelé sous les drapeaux ne peut pas invoquer son droit à la vie pour refuser de servir de chair à canon.

Et s’il déserte l’armée, il risque le peloton d’exécution.

C’est donc à dire que même un droit fondamental comme celui à la vie n’est pas absolu.

Si le pays est attaqué, il a besoin de tous ses citoyens aptes au service militaire pour protéger ceux qui ne peuvent se défendre.

Dans ce cas, le droit collectif à la vie a préséance sur le droit individuel.

Il en est ainsi en temps de guerre sanitaire.

Les travailleurs de la Santé et ceux qui exercent en milieu scolaire sont en contact avec des personnes vulnérables. Dans le premier cas, ce sont les malades. Et dans le second, ce sont les enfants non vaccinés.

Ces travailleurs sont comme ces soldats. Mais au lieu que l’État les oblige de se confronter aux dangers de la guerre, il les oblige de recevoir un vaccin inoffensif dans 99,999 % des cas.

Alors que se multiplient les obligations vaccinales à travers le monde, nous sommes en train de découvrir qu’il y a un temps pour défendre le respect des droits individuels. Et il y a un temps pour défendre le respect des droits collectifs.

C’est la menace d’un ennemi commun qui marque le basculement d’une époque à l’autre.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Que fait-on si la foule hue la déclaration du club Canadien de Montréal ?

20 octobre 2021

Introduction

Le club Canadien a dernièrement décidé qu’au début de chaque partie de hockey tenue au Centre Bell, on prononcerait une déclaration selon laquelle ce centre sportif serait construit sur un territoire mohawk non cédé.

Cette initiative suscite des réactions diverses au sein de la classe politique québécoise.

Résumé historique

Au cours de son deuxième voyage au Canada, Jacques Cartier est accueilli en 1535 dans le village iroquoien d’Hochelaga, situé sur l’ile de Montréal.

Précisons que l’adjectif iroquoien n’est pas synonyme d’iroquois. Dans sa rubrique consacrée aux Iroquoiens du Saint-Laurent, Wikipédia débute par l’avertissement “Ne doit pas être confondu avec Iroquois”.

À l’époque de Jacques Cartier, les Iroquoiens du Saint-Laurent peuplaient toute la vallée du Saint-Laurent, y compris l’ile de Montréal.

Toutefois, ils avaient complètement disparu au siècle suivant lorsque Samuel de Champlain débarque au Canada.

Que s’est-il passé entretemps ? Cette question divise les historiens.

Les uns émettent l’hypothèse d’un choc viral; les Européens auraient contaminé involontairement les Autochtones par un ou plusieurs virus mortels.

D’autres experts croient que la vallée du Saint-Laurent aurait connu une mini-glaciation qui aurait provoqué une succession de mauvaises récoltes de maïs (la céréale de base de l’alimentation autochtone) et ainsi provoqué la famine.

Les Iroquois ont échappé à cela parce qu’ils vivaient plus au sud, dans ce qui est aujourd’hui l’État de New York.

Alliés aux Anglais, les Iroquois ont mené des razzias contre les Français installés à Lévis (en face de la ville de Québec) et à Montréal. Mais ils n’ont jamais peuplé l’ile. Jamais.

Le poids des mots

Lorsqu’un paysan construit une ferme sur le terrain de son voisin, cette ferme appartient non pas à celui qui l’a construite mais à celui qui possède le terrain.

Lorsqu’on dit d’une région qu’il s’agit d’un territoire mohawk non cédé, cela veut dire que ce territoire leur a été volé.

Si c’est le cas, les Mohawks sont justifiés d’intenter des poursuites en vue d’obtenir des dizaines, voire des centaines de milliards de dollars de dédommagements puisque tout qui se trouve actuellement sur l’ile est à eux.

Les politiciens qui soutiennent la thèse fallacieuse du territoire non cédé agissent de manière irresponsable.

Ils incitent les Mohawks à réclamer justice. Or si ces derniers intentent des poursuites, ils n’ont pas la moindre chance de l’emporter.

Ce qui accentuera leur ressentiment à la fois contre la justice des ‘Blancs’ et contre les Québécois, descendants de leurs ennemis en Nouvelle-France.

Au lieu d’être un geste de vérité et de réconciliation, c’est exactement le contraire; une fausseté qui ravive des rancunes séculaires.

Une boite de Pandore

Tout comme le premier ministre Cameron n’avait pas prévu que le peuple britannique voterait pour le Brexit, il est probable que les dirigeants du club Canadien de Montréal n’ont pas envisagé la possibilité que leur texte de reconnaissance territoriale soit hué par la foule.

D’un match à l’autre, si les partisans du Canadien développent cette habitude, les dirigeants du club réaliseront qu’ils ont ouvert une boite de Pandore.

Cette déclaration publique est une occasion offerte à la foule de réagir. Si la foule hue cette déclaration, est-ce en raison d’un désaccord quant à sa véracité ou par racisme à l’égard des Mohawks ?

Tout l’élite politico-médiatique anglo-canadienne verra dans la réaction de la foule une preuve supplémentaire du racisme des Québécois.

En contrepartie, les Québécois y verront une preuve supplémentaire de l’hypocrisie de cette élite, toujours désireuse de nous faire porter le poids des politiques génocidaires d’Ottawa.

On peut anticiper que cette décision du club Canadien favorisera l’éveil nationaliste d’une grand nombre de Québécois.

C’est au moins ça de bon.

Références :
Jacques Cartier
Iroquoiens du Saint-Laurent
L’initiative du Canadien divise à Québec
Un texte de reconnaissance territoriale lu avant chaque match au Centre Bell

Paru depuis : Réplique (en anglais) des Mohawks (2021-10-22)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les iles de Boucherville – 1re partie

20 octobre 2021

Pierre Boucher fut le premier colon de Nouvelle-France anobli par Louis XIV. À titre de seigneur, il fonda en 1667 une ville qui porte son nom.

De nos jours, Boucherville est une municipalité de plus de quarante-mille habitants qui fait partie de l’agglomération de Longueuil. Elle est située sur la Rive-Sud, en face de l’extrémité orientale de l’ile de Montréal.

Entre cette municipalité et Montréal-Est, un groupe d’iles allongées autrefois utilisées pour l’agriculture et la villégiature ont été constituées en parc national en 1984.

C’est ce parc que j’ai décidé de visiter le 20 septembre dernier.

Pour m’y rendre, j’ai pris le métro jusqu’à la station Honoré-Beaugrand et un taxi jusqu’à l’ile Charron.

Centre-ville de Montréal, vu de l’ile Charron

Ayant aperçu le centre-ville de Montréal entre les branches, j’ai demandé au chauffeur de taxi de me débarquer là, sur une bretelle de la Transcanadienne au sortir du tunnel Louis-Hippolyte-La fontaine.

Puis j’ai marché jusqu’à l’extrémité occidentale de l’ile Charron afin de prendre la photo ci-dessus.

En traversant le spaghetti de routes qui me sépare du reste de l’ile Charron, je me rends compte que j’ai perdu mon masque. Or sans masque, il me sera impossible de prendre un taxi (ni aucun autre mode de transport en commun) pour retourner à Montréal.

On peut imaginer la situation kafkaïenne de vouloir acheter un masque dans un commerce des environs alors que tous ceux qui en vendent exigent le port du masque pour y pénétrer.

Alors que je retourne sur mes pas, un camionneur qui passait par là remarque mon air anxieux et s’arrête. Il me demande quel est mon problème et m’offre gratuitement un masque chirurgical neuf à partir de la boite qu’il a à côté de lui.

Dès lors, j’étais fixé sur l’hospitalité et la générosité des camionneurs du Consortium Renouveau La Fontaine, l’entreprise chargée de la réfection du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine.

Site Radar de l’ile Charron

Cette tour blanche à droite sur la photo est un radar de la Garde côtière canadienne destiné à surveiller et à faciliter la circulation maritime sur le fleuve Saint-Laurent.

À gauche, les deux tours servent à l’aération (je crois) du tunnel sous-fluvial Louis-Hippolyte-La Fontaine. Au loin, de l’autre côté du fleuve, deux autres tours lui répondent.

Le parc national des iles de Boucherville est formé de cinq iles plates dont la superficie totale est de 8,14 km².

L’ile Charron n’en fait pas partie. Un cours d’eau discret, la Petite-Rivière, sépare l’ile Charron de la première des iles du parc, soit l’ile Sainte-Marguerite.

Ma visite du parc s’est limitée à suivre le sentier de Grande-Rivière, long de 7 km, qui suit en boucle le pourtour de l’ile Sainte-Marguerite.
 


 
Le chenal Grande-Rivière (ci-dessus) est un cours d’eau qui sépare l’ile Sainte-Marguerite et de l’ile située en amont, soit l’ile Saint-Jean.

Sur le chenal Grande-Rivière

En plus du golf aménagé sur l’ile à Pinard et des nombreuses tables à piqueniquer dispersées sur le site, les visiteurs du parc peuvent y pratiquer le canot-kayak, la randonnée pédestre (évidemment), le vélo, le volleyball de plage et la pêche.

L’hiver, on y pratique la raquette, le ski de fond, la trottinette des neiges et la pêche sur glace.

Centre de service de la Sépaq

À mi-chemin dans le sentier de Grande-Rivière, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a établi un centre d’information.

Suite et fin : Les iles de Boucherville – 2e partie


Postscriptum : Je tiens à remercier Mme Ragini Thomas, du ministère des Transports du Québec, qui a eu la gentillesse d’effectuer les recherches afin de trouver le nom de l’entreprise dont le camionneur m’a donné le masque dont j’ai parlé (puisque je ne l’avais pas noté).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le temps d’une messe

19 octobre 2021
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Avant son étatisation par le gouvernement québécois vers 1961, l’hôpital Saint-Eusèbe de Joliette appartenait aux sœurs de la Providence.

En plus de la chapelle à laquelle pouvaient accéder les patients, l’hôpital possédait à l’arrière une chapelle à l’usage privé des religieuses.

C’est là qu’on m’offrit d’être servant de messe, vers l’âge de huit ou neuf ans. C’était mon premier emploi.

Je ne me rappelle plus à quelle heure était dite cette messe matinale. Tout ce dont je me souviens, c’est qu’en hiver, il faisait encore nuit quand je quittais la maison. Sur la neige fraichement tombée, mes bottes étaient les premières à laisser leur empreinte.

Parcourir seul, la nuit, les trois quarts de kilomètre qui séparaient la maison parentale de cette chapelle ne m’a jamais effrayé.

Je partais aux premières lueurs du matin, sauf en hiver, refermant silencieusement la porte de la maison à jeun (puisque je devais pouvoir communier).

À cette heure-là, sur les rues que j’empruntais pour me rendre au travail, on ne voyait aucun piéton ni aucune voiture.

Dans mon esprit d’enfant, je me grisais à l’idée que la ville était morte après une attaque de Martiens. Une attaque qui n’aurait laissé qu’un seul survivant.

La ville endormie m’appartenait donc, à moi seul… jusqu’à mon arrivée à destination.

On me donnait cinq sous par messe. Et après quelques mois, j’eus la surprise de voir mon salaire doubler.

Moi, qui dès l’âge de six ans rêvais à la papauté, être servant de messe, c’était un peu comme débuter au bas de l’échelle.

Je prenais cet emploi très au sérieux. Même si je devais me lever tôt, je ne me rappelle pas être arrivé une seule fois en retard.

Durant moins de quarante-cinq minutes, la messe offrait une succession ininterrompue d’expériences diverses.

Après avoir enfilé une soutane, juste avant d’entrer dans le chœur, je devais verser sur les charbons incandescents de l’ostensoir cette petite cuillerée d’encens qui libérait soudainement des volutes de fumée aromatique qui bientôt se répandrait dans toute la chapelle.

Dès les premières notes de l’orgue, je faisais mon entrée. Derrière moi, le prêtre balançait l’ostensoir avant de le déposer aux pieds de l’autel.

Je devais ensuite prendre place, puis me souvenir de chacune des occasions où je devais m’agenouiller ou me relever — signalant à l’assistance de faire pareil — et quand apporter au célébrant les burettes d’eau et de vin.

Et si je me rappelle bien, c’était moi qui versais ces deux liquides dans le calice du prêtre… si j’en juge par le souvenir suivant.

Après avoir remis les burettes à leur place et regagné la mienne, j’avais l’habitude de joindre les mains et de baisser la tête en signe de recueillement dans le but, en fait, de lécher discrètement la goutte de vin qui m’avait glissé le long des doigts.

Puis il fallait sonner la clochette au moment précis où le prêtre lève l’hostie, puis le calice et, au moment de la communion, placer la patène sous le menton de chaque sœur. Etc.

Pour l’enfant que j’étais, détenir autant de responsabilités m’aidait à me sentir comme une grande personne. Le temps d’une messe.

Il est probable que sans cette expérience — qui s’est étendue sur plusieurs mois, voire un an ou deux — je ne serais pas tout à fait celui que je suis… à défaut d’avoir eu cette belle carrière papale à laquelle je rêvais tant…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le 3e lien et le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine

18 octobre 2021

Introduction

Confier au privé le soin de créer un lien routier traversant le fleuve Saint-Laurent à Québec coutera au moins dix-milliards de dollars, mais la création d’un tel lien à Montréal coutait autrefois vingt fois moins (en dollars constants) quand l’État s’en chargeait.

Le Troisième lien

Partie sous-fluviale du 3e lien

Reliant l’autoroute 40 (du côté de la ville de Québec) à l’autoroute 20 (du côté de la ville de Lévis), le tracé du 3e lien entre ces deux villes sera en partie terrestre et en partie souterrain (voire sous-fluvial).

Pour réaliser ce qui sera sous terre, on fera fabriquer en Allemagne le plus gros tunnelier au monde, au cout minimal d’un milliard de dollars.

Puisqu’il ne servira qu’une fois, le gouvernement du Québec ne l’achètera pas; on paiera pour sa fabrication sans l’acheter. Ce qui nous évitera les frais d’entreposage, pendant des années, d’une grosse machine devenue inutile.

Quant au fabricant, peut-être réussira-t-il à s’en servir pour un autre projet, mais cela n’est pas certain. Bref, nous devrons totalement en assumer les couts.

Sur les 8,3 km du tracé, seulement 1,5 km, approximativement, sera sous-fluvial.

Le 3e lien devrait couter dix-milliards de dollars… et plus, évidemment, s’il y a des dépassements de cout. Ce qui est probable.

Et comme il s’agit d’un projet pharaonique, il sera réalisé au privé puisque le ministère des Transports n’a pas les ressources internes pour réaliser un tel projet.

Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine

Mais il y eut une époque où ce ministère n’hésitait pas à se doter de tous les talents dont il avait besoin.

C’était à l’époque où on confiait à Hydro-Québec la tâche de construire le plus gros barrage à voutes multiples au monde.

C’était aussi à l’époque où on confiait à un étudiant en architecture à McGill de concevoir Habitat 67, devenu un des chefs-d’œuvre mondiaux d’architecture du XXe siècle.

C’était également à l’époque où une poignée de jeunes Québécois talentueux réalisaient la plus grande exposition universelle tenue jusqu’à ce moment-là.

Et parmi ses grands projets réalisés par des gens d’ici, il y eut le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, réalisé par le ministère des Transports lui-même et non par le secteur privé.

Partie sous-fluviale de Louis-Hippolyte-La Fontaine

En 1959, deux ingénieurs québécois réalisent le tunnel sous-fluvial George-Massey en Colombie-Britannique. L’un d’eux a 29 ans. Il s’appelle Armand Couture.

En 1962, il apprend que le gouvernement du Québec compte construire un pont reliant l’extrémité orientale de l’ile de Montréal à la Rive-Sud. Il convainc alors le premier ministre Jean Lesage d’abandonner l’idée d’un pont et de construire plutôt un tunnel sous-fluvial.

Le 18 mai 1962, le gouvernement du Québec confie à cet ingénieur de 32 ans la tâche de réaliser ce qui était à l’époque la plus importante structure en béton au monde, longue de 1,5 km.

Débutés en 1963, les travaux furent parachevés en 1967 au cout de 75 millions$. Ce qui représente, en dollars d’aujourd’hui, la somme de 584 millions$, soit le vingtième de ce que coutera la traversée du fleuve entre les villes de Québec et de Lévis.

Références :
Centrale Manic-5
Feuille de calcul de l’inflation
La leçon d’Expo67
Le ministre Bonnardel coute cher
Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine : une innovation québécoise
L’option parfaite, un pont-tunnel/a>
Pentes, bretelles, fleuve : les défis colossaux du tunnel Québec-Lévis
Rapport sur les affaires de l’Amérique du Nord britannique
Troisième lien entre Québec et Lévis
Un tunnelier monstre pour creuser le 3e lien

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Politique migratoire et lutte sanitaire

16 octobre 2021

La francisation différée

Depuis des années, la connaissance préalable de la langue anglaise par tout requérant à l’immigration est un prérequis à l’acceptation de sa demande par la Grande-Bretagne.

De manière conséquente, une personne qui a déjà obtenu la citoyenneté britannique ne peut pas faire venir son conjoint de l’Étranger si celui-ci ne parle pas l’anglais.

Depuis 2017, le Parti Québécois demande qu’aucun certificat de sélection ne soit délivré par le ministère québécois de l’Immigration à moins que le candidat et son conjoint aient démontré une connaissance intermédiaire ou avancée du français. Sinon, leur demande sera rejetée.

Jusqu’ici, la CAQ a ignoré cette demande. Le gouvernement de François Legault préfère accepter au Québec les personnes qui déclarent leur intention d’apprendre le français, quitte à demander naïvement à Ottawa de les expulser s’ils échouent à un examen de français trois ans après leur arrivée en sol québécois.

Bonne chance…

Ne pas voir plus loin que le bout de son nez

Le quotidien La Presse nous apprenait hier le bordel qui prévaut actuellement dans les écoles du Québec au sujet du dépistage du Covid-19.

Après seulement quelques semaines, la moitié des écoles sont déjà des lieux d’éclosion. Surtout au primaire, où le nombre d’éclosions est quatre fois plus élevé que l’an dernier à la même date.

Quant au nombre de cas chez les enfants de moins de dix ans, on en rapporte 120 nouveaux, en moyenne, chaque jour. C’est 600 par semaine… officiellement.

Mais ceci est une grossière sous-estimation. Car on manque de tests. Et on manque de préposés pour les effectuer. De plus — et là, tenez-vous bien — on manque même de formulaire de consentement.

L’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire a demandé au gouvernement que les formulaires d’autorisation remis aux parents soient traduits en plusieurs langues.

Parce que de nombreux parents ne parlent pas le français. Donc on veut des formulaires dans chacune des langues maternelles parlées à Montréal. Il y en a des dizaines.

Voilà donc que la politique migratoire de la CAQ se retourne contre elle.

Ce n’est plus le gouvernement québécois qui oblige les candidats à l’immigration de parler français; ce sont ces personnes, déjà admises sur le sol québécois, qui obligent le gouvernement de la CAQ à être polyglotte.

Et si ces néoQuébécois font obstacle à la lutte contre le Covid-19 à l’école, c’est bien malgré eux; ils ne comprennent tout simplement pas le français, voilà tout.

Accepter chez nous des gens sans exiger de leur part la connaissance préalable de la langue commune du Québec est une aberration.

Comment peut-on être à ce point stupide ?

Voyez ce que ça donne…

Références :
Immigrants’ spouses must speak English before entering UK
La moitié des écoles du Québec ont eu au moins un cas
La politique migratoire de la CAQ
Le PQ et la francisation des immigrants

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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