Comprendre la musique d’Angine de poitrine

Publié le 21 septembre 2026 | Temps de lecture : 1 minute

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Extraire les hydrocarbures de la vallée du Saint-Laurent, est-ce rentable ?

Publié le 21 septembre 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Exploration vs exploitation

L’exploration des hydrocarbures consiste à chercher du gaz fossile ou du pétrole et, si on en trouve, à évaluer la quantité présente de même que la profitabilité de son extraction.

L’exploitation des hydrocarbures est l’extraction, le transport et la vente des hydrocarbures trouvés.

Les réserves québécoises en hydrocarbures


 
La vallée du Saint-Laurent est traversée par une formation géologique appelée ’Bassin schisteux d’Utica’.

Des formations géologiques apparentées, situées aux États-Unis, se sont avérées riches en hydrocarbures, notamment en gaz fossile (communément appelé ‘gaz naturel’).

De loin, c’est sur l’ile d’Anticosti que le potentiel du Québec en hydrocarbures a été évalué le plus sérieusement. Pourquoi là ? Parce que l’ile est peu habitée et que les puits ont été creusés loin des habitations. Ce qui favorisait l’acceptabilité sociale de la prospection.

Le schiste d’Anticosti a été formé par la sédimentation d’argile qui s’est durcie au cours des siècles. Renfermant des débris de végétaux ou d’animaux marins, ceux-ci se sont transformés en hydrocarbures sous l’action de microorganismes. Ils occupent des milliards de pores dans la roche. Ces pores comptent pour 2 à 3 % du volume de la pierre.

Selon les conditions de température ou de pression qui ont mené à la formation du schiste, ces pores ne contiennent parfois que du gaz fossile sous pression. À Anticosti, elles contiennent principalement un mélange de pétrole et de gaz fossile sous forme liquide.

Au final, l’exploration d’hydrocarbures à Anticosti a révélé que le sous-sol de l’ile renfermait des quantités très importantes d’hydrocarbures.

Toutefois, les gouttelettes qui renferment ces hydrocarbures sont tellement éloignées les unes des autres que cette dispersion empêche la rentabilité de leur exploitation.

En effet, la concentration des hydrocarbures dans le schiste québécois est trop faible pour qu’il soit rentable de briser cette roche pour en extraire le contenu.

Les techniques actuelles ne permettent que de récupérer 1,2 % des hydrocarbures qui s’y trouvent. Pour en extraire 100 %, il faudrait réduire tout le sous-sol rocheux d’Anticosti en poudre, ce qui est impensable.

Non seulement ces hydrocarbures seraient extraits à perte mais il faudrait construire des milliers de kilomètres d’oléoducs pour acheminer ces hydrocarbures (déficitaires) aux marchés.

Pourquoi a-t-on interdit l’exploration des hydrocarbures ?

Fondamentalement, ce qui protège la vallée du Saint-Laurent de l’exploitation commerciale de ses gisements en hydrocarbures, c’est l’absence de rentabilité.

Si ce n’est pas rentable, comment en est-on venu à interdire leur exploration puisqu’à elle seule, l’absence de profitabilité devrait suffire à décourager les investisseurs ?

C’est que le gouvernement libéral de Jean Charest avait accordé à une pétrolière québécoise (Pétrolia) un permis d’exploration à l’intérieur des limites de la ville de Gaspé.

Ce qui avait provoqué une vive inquiétude parmi ses citoyens quant aux risques de contamination des nappes phréatiques et conséquemment, à l’approvisionnement en eau potable.

Conséquemment, par le biais d’un règlement municipal adopté en 2012, la ville avait interdit toute fracturation hydraulique à moins de deux kilomètres d’un puits artésien. Un règlement aussitôt contesté par Pétrolia.

À l’exemple de Gaspé, plus de 70 villes avaient adopté un règlement semblable quand, en février 2014, la Cour supérieure du Québec donnait raison à la pétrolière contre la ville de Gaspé.

Deux mois plus tard, l’élection québécoise d’avril 2014 portait au pouvoir la CAQ.

Il a fallu attendre 2022 pour que le gouvernement Legault finisse par interdire l’exploration des hydrocarbures sur l’ensemble du territoire québécois.

Deux ans plus tard, Pétrolia se plaçait sous la protection de la Loi sur les faillites.

Conclusion

Des cinq partis actuellement en campagne électorale, le Parti conservateur du Québec est, de loin, le champion des promesses électorales; elles totalisent 64 milliards de dollars.

En contrepartie, ce parti prévoit épargner des sommes importantes en éliminant le gaspillage, en réduisant la taille de la fonction publique (sans affecter la qualité des services), et en créant de nouveaux revenus.

Parmi ces nouveaux revenus, il y a les 758 millions de dollars sur cinq que versera au fisc l’industrie pétrolière… à la condition qu’elle se hâte de prospecter, de construire des puits d’extraction pétrolière ou gazière, et de construite les oléoducs qui amèneront ses hydrocarbures vers des raffineries.

Si tout cela prend une décennie à se réaliser, le cadre financier du PCQ risque de s’apparenter aux beaux projets imaginés par Perrette dans la fable La Laitière et le pot au lait de La Fontaine…

Références :
Anticosti : payer 200 millions$ pour une pétrolière qui vaut 16,5 millions$
Et si la guerre au Moyen-Orient relançait les gaz de schiste au Québec?
Jugement favorable à Pétrolia : Québec interpellé
Gaspésie : la fracturation hydraulique hante Pétrolia
L’ABC du pétrole d’Anticosti
La Laitière et le pot au lait
Le Québec, paradis de l’exploration pétrolière

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (suite et fin)

Publié le 20 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Ce dernier volet de cette série est consacré aux bâtiments situés dans la partie sud-ouest du Plateau-Mont-Royal

Sur la rue Durocher

Après s’être appelée rue Verville jusqu’en 1937, la rue Durocher prit son actuel en l’honneur de Simon-Hyppolite Durocher (1774-1853) qui céda à la ville de Montréal le chemin privé qui menait à son domicile.

Au 3615 de la rue Durocher (construit en 1900)
Au 3625 de la rue Durocher (construit en 1890)

Sur la rue Aylmer

De 1830 à 1835, Matthew Whitworth-Aylmer occupa la charge de gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique.

Depuis 1949, cette rue porte son nom.

Au 3507 de la rue Aylmer (construit en 1885)
Au 3641 de la rue Aylmer

Sur la rue University


Au 3473 de la rue University

Construit en 1895-1896 selon les plans de l’architecte écossais Andrew-Thomas Taylor (1850-1937), cet édifice néogothique abrite le Montreal Diocesan Theological College, c’est-à-dire le séminaire de l’Église anglicane du Canada.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 22)

Publié le 20 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Le 22e volet de cette série est consacré aux résidences situées au sud du boulevard Saint-Joseph, à l’extrémité nord-ouest du Plateau-Mont-Royal.

Sur l’avenue Nelson

En 1905, Alfred Joyce (d’origine britannique) vend des terrains qu’il possède à la ville d’Outremont (dont il est maire) et donne à la rue qui les traverse le nom de Nelson, en l’honneur d’Horatio Nelson, ce militaire anglais qui s’était illustré au cours des guerres napoléoniennes, mort cent ans plus tôt.

Au 21 de l’avenue Nelson
Au 39 de l’avenue Nelson
Au 45 de l’avenue Nelson
Au 67 de l’avenue Nelson

Sur l’avenue McNider

Cette voie fut nommée en 1906 en l’honneur d’Adam Lymburner-Macnider (1778-1840) dont les descendants furent propriétaires des terrains au travers desquels cette avenue fut tracée.

Au 27 de l’avenue McNider

Cette résidence, appelée maison Raoul-Aza Girard (du nom de son premier propriétaire), fut construite en 1928 selon les plans de l’architecte Jean-Raoul Gariépy.

Au 39 de l’avenue McNider

Construite en 1913 pour le pharmacien Alexandre Brillon (décédé trois ans plus tard) selon les plans des architectes Louis-Napoléon Audet et René Charbonnau, cette résidence se situe à l’intersection de la rue Villeneuve.

Aux 77-83 de l’avenue McNider (construction en 1927 ou en 1936)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 21)

Publié le 19 septembre 2026 | Temps de lecture : 1 minute

Sur la rue Hutchison

Initialement appelée rue Taylor, la rue Hutchison doit son nom au patronyme de la famille qui, dès 1815, était propriétaire de la ferme au travers de laquelle cette rue fut tracée.

De nos jours, la rue Hutchison est en deux segments, le plus court au sud du parc du Mont-Royal et le plus long, au nord de celui-ci.

Sur la rue Prince-Arthur, à l’intersection d’Hutchison
Aux 3517-3519 de la rue Hutchison
Au 4553 de la rue Hutchison
Aux 4605-4609 de la rue Hutchison
Aux 4892-4894 de la rue Hutchison
Au 4912 de la rue Hutchison

Mêlant plantes en pots et plantes vivaces, cet amoureux de la nature a créé devant son domicile un jardin luxuriant où, du sol au balcon, se côtoient plantes tropicales et plantes d’ici.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 20)

Publié le 18 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur la rue Jeanne-Mance

Le Nouveau Colisée, à l’intersection des rues Sherbrooke et Jeanne-Mance

C’est à l’architecte George-F. Eber (1923-1995) qu’on doit cet immeuble à appartements construit en 1966 au 235 ouest, de la rue Sherbrooke.

Aux 3581 de la rue Jeanne-Mance
Édifice à condos du 315 rue Prince-Arthur

Sur les plans de l’architecte montréalais Alexander Cowper-Hutchison (1838-1922), c’est en 1910 que fut construite l’église First Presbyterian Church à l’intersection des rues Prince-Arthur et Jeanne-Mance.

Au début des années 1990, ce temple fut transformé en édifice en condominiums.

Aux 3665-3667 de la rue Jeanne-Mance
À l’intersection des rues Jeanne-Mance et Léo-Pariseau

Sur l’avenue du Parc

À l’exception du parc Jeanne-Mance et de son vis-à-vis, le parc du Mont-Royal, l’avenue du Parc est moins végétalisée que la moyenne des rues du Plateau-Mont-Royal.

Toutefois, ses vues panoramiques, qui combinent modernité et patrimoine, sont parmi les plus élégantes de Montréal.

Vue de l’avenue du Parc, vers le nord
Au café Saint-Barth, au 3498 de l’avenue du Parc
L’avenue du Parc, vue de l’avenue des Pins
Hôtel-Dieu
Au 4845 de l’avenue du Parc

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 19)

Publié le 17 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur l’avenue de l’Esplanade

L’avenue de l’Esplanade est cette voie de circulation qui longe à l’est le parc Jeanne-Mance.

Elle se poursuit plus au nord. Mais la partie présentée ici se limite aux trois quadrilatères situés entre la rue Duluth et l’avenue du Mont-Royal.

Aux 4105-4107 de l’avenue de l’Esplanade

Légèrement antérieur à l’Art nouveau, le mouvement Arts & Craft est un style décoratif britannique qui se voulait en opposition à l’art industriel victorien.

Cette maison en est un exemple. Construite en 1892 par l’architecte écossais Eric Mann (1847-1929), on y voit un refus de l’angle droit (à l’exception évidemment des murs, érigés à 90° par rapport au sol).

Contrairement à la pierre (qu’on peut sculpter à sa guise), les briques s’obtiennent par moulage. Ce qui signifie qu’on a dû s’adresser à un fournisseur capable de livrer des briques arrondies pour construire la tourelle à gauche.

À l’origine, il s’agissait d’une maison unifamiliale. On montait donc à l’étage par l’escalier intérieur. Depuis 1949, l’étage supérieur est offert à la location. D’où l’ajout d’un escalier extérieur, masqué ici par la végétation à gauche.

Au 4241 de l’avenue de l’Esplanade
Au 4269 de l’avenue de l’Esplanade
Au 4311 de l’avenue de l’Esplanade

Construit en 1910 selon les plans de l’architecte Dalpé Viau (1881-1938) — à qui ont doit également l’oratoire Saint-Joseph (conjointement avec Alphonse Venne) — ce triplex se caractérise par son alternance horizontale de briques rouges et de pierre de taille.

À l’intersection de l’avenue de l’Esplanade et de la rue Marie-Anne
Aux 4425-4449 de l’avenue de l’Esplanade

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Les belles du Plateau (partie 18)

Publié le 16 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur la rue Saint-Urbain

Statue à Camille Laurin

À l’intersection des rues Sherbrooke et Saint-Urbain, on trouve cette discrète statue à Camille Laurin.

Le Dr Camille Laurin est le père de la Loi 101. Si, de nos jours, cette loi fait consensus, la majorité des Québécois y étaient opposés à l’époque.

Sous la plume de son influent rédacteur en chef, le quotidien Le Devoir menait le combat réactionnaire contre cette loi.

Après un demi-siècle, on s’est rendu compte que la Loi 101 — malgré toutes les lacunes qu’on lui a trouvées depuis — est la loi la plus importante pour assurer la pérennité du français au Québec.

Au 3585 de la rue Saint-Urbain
À l’intersection des rues Saint-Urbain et Prince-Arthur
Vue de l’intersection de la rue Saint-Urbain et de l’avenue des Pins
Au 3665-3671 de la rue Saint-Urbain
Au 3895 de la rue Saint-Urbain
Aux 4061-4065 de la rue Saint-Urbain
L’église portugaise Santa Cruz
À l’intersection des rues Saint-Urbain et Marie-Anne
Aux 4666-4669 de la rue Saint-Urbain

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Les belles du Plateau (partie 17)

Publié le 15 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur le boulevard Saint-Laurent

Le long du boulevard Saint-Laurent, on trouve beaucoup de commerces et de restaurants intéressants.

À l’exception du parc des Amériques et du parc du Portugal, cette rue est toutefois peu végétalisée. Conséquemment, elle est minimalement représentée dans cette série consacrée à la symbiose entre la nature et la ville.

Aux 3497-3503 du boulevard Saint-Laurent
Au 3715 du boulevard Saint-Laurent
Près de la charcuterie Schwartz
Au parc des Amériques (à l’intersection avec la rue Rachel)

Ce parc a été aménagé sur le terrain de l’ancien marché Saint-Jean-Baptiste.

À partir de 1871, c’est là que les résidents du quartier s’approvisionnaient en œufs, volaille vivante, viande de boucherie et produits maraichers auprès des cultivateurs qui leur offraient le fruit de leur labeur, directement de la ferme.

Jugées insalubres et vétustes, les halles du marché Saint-Jean-Baptiste sont fermées en 1961, puis détruites et remplacées par un stationnement en 1966.

Finalement, en 1990-1991, on y a aménagé ce parc en l’honneur des réfugiés qui s’étaient installés dans le quartier dans les décennies précédentes après avoir fui les régimes dictatoriaux dont Washington avait brutalement couvert l’Amérique latine.


Au parc du Portugal
Sur l’avenue du Mont-Royal, à l’intersection du boulevard Saint-Laurent

Sur la rue Clark

Au parc Ethel-Stark
École séfarade Beis-Shloime, à l’intersection de la rue Bagg

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 16)

Publié le 14 septembre 2026 | Temps de lecture : 1 minute

Sur la rue Saint-Dominique

Au 3561 de la rue Saint-Dominique
Au 3641 de la rue Saint-Dominique
Au café Central portugais, au 4051 de la rue Saint-Dominique
Au 4131 de la rue Saint-Dominique
Le parc des Amériques, vu de la rue Saint-Dominique

Au 4303 de la rue Saint-Dominique

Délimitée au nord par l’avenue du Mont-Royal, au sud par l’avenue Duluth, à l’ouest par le mont Royal et à l’est par l’avenue Papineau, la municipalité de Saint-Jean-Baptiste fut fondée en 1861.

Ses résidants échappaient à la réglementation de la ville de Montréal, notamment à l’interdiction de construire des maisons en bois.

Celle-ci fut construite en 1885, soit un an avant que cette municipalité soit annexée à Montréal. À ma connaissance, c’est la seule maison en bois de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Maison de Leonard Cohen, au 28 de la rue Vallières (près de la rue Saint-Dominique)
Intersection de la rue Saint-Dominique et de l’avenue du Mont-Royal

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel