Les belles du Plateau (partie I)

Publié le 28 août 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Préambule

L’ile de Montréal est inclinée dans l’axe nord-est/sud-ouest.

Mais il est coutumier de représenter l’ile de manière à ce que la rue Sherbrooke soit plutôt horizontale et le boulevard Saint-Laurent, strictement vertical. C’est cette convention que nous observerons dans cette série.

Introduction


 
Mon plus grand projet de l’été a été de réaliser un photoreportage des belles demeures situées dans la partie sud de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Celui-ci est limité à l’est et au nord par la voie ferrée du Canadien Pacifique, au sud par le boulevard Sherbrooke, et à l’ouest par l’avenue du Parc (avec un léger débordement vers la rue University au coin sud-ouest et vers la vue Hutchison au coin nord-ouest).

Toutefois, le photoreportage lui-même est limité aux bâtisses situées au sud du boulevard Saint-Joseph. De plus, puisqu’il s’agit de photos infrarouges, on y présente presque exclusivement des maisons situées du côté oriental des rues nord-sud (puisque celles d’en face ne sont éclairées que le matin avant 9h30.

Les critères d’inclusion ont été les demeures (mais parfois des commerces) dotées d’une architecture de qualité, rehaussées d’une végétation qui les met en valeur.

Ont été exclus les bâtiments submergés de lierre, ceux au milieu desquels on a planté un poteau électrique, stationné une voiture ou déposé un bac à débris de construction.

L’est de l’arrondissement

La pointe orientale de l’arrondissement est surtout industrielle au nord de la rue Rachel et résidentielle au sud de celle-ci. Les maisons y sont coquettes sans mériter d’apparaitre dans ce photoreportage.

Sur les rues d’Iberville et Chapleau

Au 4351 d’Iberville
Parc à chiens dans la partie sud du parc Baldwin
Au 3413-3417 rue Chapleau
Au 4211 rue Chapleau

Église presbytérienne Sarang et parc Baldwin
Au 4409-4411 rue Chapeau
Au 2439-2441 terrasse Guindon

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Mon accident de vélo

Publié le 23 août 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Le 18 aout vers 20h, je revenais chez moi en vélo électrique après une séance de photos réalisées dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Ces photos, c’est ce qui me manquait pour commencer à publier mon plus important projet de l’été; un photoreportage au sujet des belles demeures de cet arrondissement.

Dans ma hâte de visionner le résultat, je roulais trop vite (30 km/h). Et puisque je suis facilement ébloui la nuit par les phares des voitures qui viennent vers moi, j’ai vu trop tard un obstacle sur ma route (et sur lequel j’ai foncé).

Bref, j’ai été projeté dans les airs et suis retombé en pleine face sur la chaussée.

Heureusement, j’ai perdu connaissance quelques secondes. Ce qui fait que je n’ai aucun souvenir de mon atterrissage brutal.

Les blessures

Pour éviter de choquer certains lecteurs, j’ai choisi de faire en sorte que seules les personnes déterminées à observer mes lésions devront cliquer sur les trois imagettes ci-dessous pour voir les plaies dont il s’agit.


 
La peau de la main gauche a été fendue sur environ trois centimètres. La douleur était de 3 sur 10.


 
Le petit doigt de la main droit, au lieu d’épouser la forme d’un accent circonflexe, semblait plier en accordéon. La douleur ? Environ 0 sur 10 (tant qu’on le touchait pas).


 
Le gros orteil du pied droit a été fracturé. La douleur ? 3 sur 10.

Je savais que j’avais la peau écorchée quelques centimètres sous les genoux. En attendant à l’urgence du CHUM, j’ai eu l’idée de retrousser le bas de mes pantalons pour constater que du sang qui avait dégouliné (et séché) de mes blessures jusqu’aux pieds.

En fait, la peau était lacérée (c’est-à-dire fendue) et les dégoulinures ressemblaient aux nombreuses pistes d’un centre de ski.

Douleur ? Environ 2 sur 10.

Même si j’ai tombé en pleine face, seul le haut du front, du côté droit, a subi des égratignures mineures.

Au CHUM, on m’a offert le choix entre une Tylenol et un Dilaudid. J’ai pris ni l’un ni l’autre puisque mon état ne le justifiait pas.

Le vélo

C’est mon vélo électrique qui a absorbé l’essentiel de la violence de la collision.

Le pneu de la roue avant a été crevé. Le pivot qui reliait cette roue au reste du vélo a été sectionné. Et les six attaches de plastique (zip ties) qui retenaient la caisse à lait (milk crate) derrière le siège de mon vélo ont rompu sous l’impact.

Évidemment, je portais un casque de vélo. Du côté droit du visage, la styromousse du casque a été complètement aplatie.

L’appareil-photo que je portais en bandoulière n’a subi aucun dommage.

Évaluation médicale

Au CHUM, on a pansé mes plaies, on m’a fait subir un examen neurologique, et on a précédé à des radiographies de mon pied droit, de ma jambe droite et de mes deux mains. De plus, j’ai subi une tomographie de la tête et du cou.

Le tout a révélé rien de grave à l’exception d’une fracture du gros orteil du pied droit.

L’auriculaire de la main droite n’était que déboité. En moins de dix secondes, un urgentologue l’a remis en place en absence totale de douleur.

Bref, grâce aux soins impeccables reçus du CHUM et au suivi de mon CLSC, tout cela n’entrainera aucune séquelle.

Pensons que j’aurais pu me retrouver avec une fracture de la clavicule ou de l’os du fémur (ce qui m’aurait obligé à marcher avec une canne jusqu’à la fin de mes jours).

Bref, j’ai conduit imprudemment. Cet accident est entièrement de ma faute. Et mon plus grand souhait est de retenir cette leçon pendant le reste de ma vie.

Mes trois Samaritains

Dès la fin de ma brève perte de conscience à la suite de la collision, trois cyclistes m’ont porté secours; ce sont Perrine Bauer, Pierre Ick et un Alaskain en visite à Montréal dont le prénom est Liam.

Ce sont eux qui ont dégagé mon vélo de la piste cyclable, qui m’ont offert d’appeler une ambulance (ce que j’ai refusé puisque j’étais apte à marcher) et qui se sont assurés que j’étais hors de danger.

Liam a même appelé un taxi Uber et payé sa course en vue de transporter les pièces de mon vélo chez moi.

Nos quotidiens sont pleins de nouvelles alarmantes. Sur les médias sociaux s’expriment librement les incivilités et les insultes.

Je suis ému à la pensée qu’il y a encore de braves Samaritains qui n’hésitent pas à porter secours à un inconnu en difficulté.

Merci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’ingérence européenne dans les affaires intérieures de l’Islande

Publié le 13 août 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Il n’y a pas que la Chine ou la Russie qui tentent, nous dit-on, d’influencer les élections en Occident; il y a surtout l’Union européenne.

Le 29 aout prochain, les Islandais auront à se prononcer par référendum sur l’opportunité de relancer des négociations d’adhésion à l’Union européenne.

En 2009, l’Islande avait posé sa candidature pour l’intégrer. Une candidature qu’elle avait retirée en 2015. Depuis, les négociations sont au point mort.

Entretemps, ce pays fait partie du marché commun européen depuis 1992 et de l’espace Schengen (à l’intérieur duquel il existe une libre circulation des personnes) depuis 2001. Toutefois, l’Islande n’est pas soumise aux pouvoirs supranationaux dont s’est dotée l’UE par le traité de Lisbonne.

À la suite des élections législatives de 2024, le gouvernement islandais a promis de réaliser deux référendums.

Le premier vise à donner le feu vert à l’ouverture de négociations d’adhésion. Il aura lieu à la fin du mois.

À la conclusion d’une entente entre l’Islande et l’UE, un second référendum sera organisé afin de permettre au peuple de l’adopter, s’il le juge approprié.

Cette année, sept personnalités politiques européennes de premier plan — d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, et de Slovaquie, en plus de la cheffe du parti macroniste (Renew Europe) au sein du parlement européen — se sont rendues en Islande pour plaider en faveur du ‘Oui’.

En avril 2026, dans ce pays où une partie importante de la population vit des ressources maritimes, le commissaire européen chargé de la pêche a fait miroiter la possibilité de modifier la politique de l’UE à ce sujet afin qu’elle soit plus favorable à l’Islande.

En juillet, le ministre français des Affaires étrangères s’y est rendu pour déclarer aux médias locaux que l’Islande avait tout à gagner à voter ‘Oui’.

Puisque l’avertissement vague du gouvernement islandais selon lequel il ne tolèrera aucune ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays n’a rien donné, la première ministre islandaise, accompagnée de sa ministre des Affaires étrangères, se sont rendues à la Commission européenne pour mettre les points sur les ‘i’.

À huis clos, les deux dirigeantes ont demandé à l’UE de cesser son ingérence dans les affaires internes de l’Islande.

Références :
L’Islande demande à Bruxelles de ne pas s’immiscer dans son référendum sur l’UE
Procédure d’adhésion de l’Islande à l’Union européenne
Référendum islandais de 2026

Compléments de lecture :
La Géorgie sur la voie d’un coup d’État (2e partie)
La volonté populaire en Europe soumise à la dictature des juges : le cas de la Roumanie
L’ingérence étrangère en Moldavie

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une menace arctique surfaite

Publié le 12 août 2026 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

En raison des conditions climatiques qui règnent dans l’Arctique canadien, ce territoire est le plus improbable théâtre d’une invasion militaire.

En effet, pendant des milliers de kilomètres, les chars d’assaut, l’aviation et les fantassins ennemis perdraient un temps précieux à y affronter un climat hostile à la vie humaine et n’y trouver rien à piller qui justifierait une telle entreprise.

De plus, cette longue traversée à découvert priverait cette attaque de tout effet de surprise et favoriserait l’anéantissement des troupes qui y participeraient.

Bref, l’invasion nordique du Canada n’arrivera pas.

Néanmoins, dans l’éventualité d’une Troisième Guerre mondiale, il est certain que des missiles ennemis traverseraient l’Arctique en vue de détruire des cibles stratégiques situées en climat tempéré, notamment nos barrages hydroélectriques et toutes les cibles liées à l’effort de guerre canadien (dont nos usines de construction aéronautique).

Afin de contrer cette menace, Ottawa serait bien avisé de développer au pays une industrie canadienne d’intercepteurs.

Au lieu de cela, le gouvernement canadien préfère gaspiller nos taxes à doter nos armées d’équipements militaires conventionnels (sous-marins, chasseurs-bombardiers, radars, etc.), très utiles en 1939-1945, mais qui ont une place très limitée dans les guerres du XXIe siècle, basées sur des missiles à longue portée et sur des drones autonomes mus par intelligence artificielle.

La fabrication du consentement

Depuis des années, Ottawa a transformé le Téléjournal de Radio-Canada en organe de propagande de l’Otan. C’est ainsi que les ‘experts’ invités au Téléjournal n’exposent qu’un seul point de vue; la nécessité d’augmenter les dépenses militaires.

Pour ce faire, on frappe l’imagination des auditeurs par la peur.

La présence menaçante de la Russie en Arctique

La Russie est de plus en plus présente dans l’Arctique. C’est vrai… dans la partie de l’Arctique qui appartient à la Fédération de Russie.

Une partie importante de ce territoire est situé au-delà du cercle polaire. La mise en valeur du territoire national — ce qui est légitime pour n’importe quel pays — entraine inévitablement une présence accrue de ce pays dans l’Arctique russe.

Les avions russes qui violent notre espace aérien

À l’occasion, la Russie teste la réactivité des défenses nord-américaines en envoyant des avions survoler le territoire polaire du Canada. C’est vrai.

Depuis belle lurette, la Russie joue au chat et à la souris avec le Canada. Et après ?

Au cours de la guerre en Iran, les bombardiers américains doivent être ravitaillés en vol parce que la distance entre leurs porte-avions et l’Iran est trop grande. Ce qui signifie qu’aucun modèle actuel d’avion n’a l’autonomie suffisante pour partir de Russie et larguer des bombes au-dessus d’une grande ville canadienne.

Donc le survol du territoire canadien par des avions russes est un problème mineur.

…et que dire du ‘Péril jaune’ ?

On se rappellera l’épisode rocambolesque des ‘ballons-espions’ chinois qui dérivaient en 2023 au-dessus de l’Amérique du Nord.

La version maritime de ce roman psychotique est en cours; le Canada et les États-Unis surveillent deux brise-glaces qui naviguent en eaux internationales au large de l’Alaska comme le font ces navires chaque été depuis des années.

Conscient du danger, le Canada a déployé la frégate HMCS Ottawa, le brise-glace CCGS Des Groseilliers et les navires de patrouille extracôtiers HMCS Max Bernays et HMCS Robert Hampton Gray, en plus des avions de surveillance de l’armée de l’air. Tout est donc mis en œuvre pour contenir le ‘Péril jaune’…

L’orgie des dépenses militaires

En mars 2026, Ottawa dévoilait un plan de plus de quarante-milliards de dollars destiné à moderniser les infrastructures de défense canadiennes à Yellowknife, à Inuvik, à Iqaluit et à Goose Bay. Et ce, afin de contrebalancer l’intérêt croissant de la Chine et de la Russie dans l’Arctique russe.

À cela s’ajoute l’intention d’Ottawa d’acheter, pour une somme d’environ 90 milliards de dollars, une douzaine de sous-marins nucléaires auprès d’un consortium germano-norvégien. On justifie cette dépense par le besoin de protéger la souveraineté du Canada dans ses eaux territoriales.

Par la suite viendra l’achat de chasseurs-bombardiers.

Conclusion

En tant qu’État pétrolier, le Canada possède un taux d’endettement inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE.

Mais cette situation avantageuse est en train de changer.

Depuis l’annexion en 2014 de la Crimée par la Russie — à la demande des Criméens eux-mêmes — l’Otan s’est lancée dans une course aux armements.

L’engagement pris volontairement en 2014 par le Canada de hausser ses dépenses militaires à 2 % de son PIB n’a, dans les faits, été respecté ni par le gouvernement Harper ni par le gouvernement Trudeau.

La cible des pays de l’Otan ayant été haussée à 5 % du PIB sous la pression de Donald Trump, le gouvernement Carney s’est évidemment empressé d’obéir, fidèle à son habitude de ne jamais contredire bien longtemps le locataire de la Maison-Blanche.

Afin d’obtenir le consentement de la population canadienne à cette capitulation, Ottawa se livre à une campagne de peur où jamais ne se pose le problème de l’allocation des ressources de l’État. Comme si celles-ci étaient illimitées.

Références :
Contrat de sous-marins : des offres finales « vraiment plus fortes », dit Ottawa
Hausse des dépenses militaires : la fabrication du consentement
La géopolitique de l’Arctique
Le Canada et les États-Unis surveillent des navires de recherche chinois dans l’Arctique
Ottawa investit 40 G$ pour défendre la souveraineté de l’Arctique «sans l’aide des alliés»
Victoire éclatante des États-Unis dans la Guerre des ballons chinois

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le défilé de la Fierté gaie de 2026

Publié le 10 août 2026 | Temps de lecture : 1 minute

Je n’étais pas allé au défilé de la Fierté gaie depuis 2021.

Mais hier, le temps était ensoleillé et l’après-midi, pas trop chaud. J’ai donc décidé d’y faire un tour.

Voici les photos que j’en ai rapportées.


























Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le toupet de Tennis Canada

Publié le 7 août 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Tennis Canada annonçait hier un projet de construction d’un nouveau stade de tennis au parc Jarry, au cout de 400 millions de dollars.

Si Tennis Canada voulait investir 400 millions de son argent pour construire un stade sur un terrain dont il serait propriétaire, ce serait une très bonne nouvelle.

Mais ce dont il s’agit, c’est d’une intention de Tennis Canada d’investir le dixième de cette somme pour se payer un stade à toit rétractable, financé à 90 % par les contribuables.

Tennis Canada aurait pu soumettre son projet à Ottawa, à Québec, et enfin à la ville de Montréal. Mais il risquait de se faire dire que, de ces temps-ci, nos gouvernements ont des priorités plus pressantes.

Il a donc embauché une firme de relations publiques afin de manipuler les amateurs de tennis pour qu’ils fassent pression sur nos gouvernements pour qu’on lui paie un stade neuf.

Sur l’ile de Montréal, les amateurs de tennis ne manquent pas de courts pour pratiquer leur sport : le stade dont on parle est pour les compétitions internationales, l’entrainement de professionnels, etc. Dans les faits, il serait fermé la majorité du temps.

Selon Tennis Canada, la construction de ce stade solidifierait la réputation de la métropole en tant que destination de classe mondiale pour accueillir de grands évènement sportifs.

En somme, Montréal se paiera pour 400 millions de prestige international.

Puis les millionnaires qui dirigent Tennis Canada y vont d’une menace voilée; l’investissement assurera la tenue de l’Omnium Banque Nationale pour les décennies à venir. En d’autres mots, si les gouvernements ne paient pas pour notre nouveau stade, nous ne pouvont pas garantir que cette compétition annuelle se tiendra encore longtemps.

Résumons. Ces jours-ci, on nous apprend qu’on dépensera 90 milliards de dollars pour l’achat de nouveaux sous-marins. Puis des centaines de milliards de dollars pour de nouveaux chasseurs-bombardiers. Puis plus d’un milliard de dollars pour la réfection du Stade olympique de Montréal. Et là, il faut absolument un nouveau stade de tennis pour soutenir le prestige international de la ville.

À quel moment allons nous discuter de l’opportunité de réparer nos hôpitaux qui tombent en ruine ? De construire des écoles pour accueillir les enfants qui naitront de la vague migratoire décidée par Ottawa ? Du transport en commun sous-financé ? De la construction de logements sociaux ? De notre adaptation aux changements climatiques ? Etc.

Bref, existe-t-il quelqu’un dans ce bas monde qui se soucie encore de l’intérêt collectif ? Ou sommes-nous pris à arbitrer constamment entre ces rapaces richissimes qui n’ont de cesse que de piller le Trésor public ?

Référence : L’Omnium Banque Nationale veut s’offrir une cure de jouvence de 400 M$

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le 325e anniversaire du traité de la Grande Paix de Montréal

Publié le 4 août 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Un évènement historique majeur

À l’issue d’une décennie de négociations, c’est le 4 aout 1701 que fut signé à Montréal un accord de paix conclu entre les autorités coloniales françaises et les représentants de 39 peuples autochtones d’Amérique du Nord.

Pour l’occasion, 1 300 délégués étaient venus à Montréal d’aussi loin que l’Acadie, les Grands Lacs et la vallée du Mississippi.

Grâce à ce traité, les peuples autochtones furent nos alliés militaires et nos partenaires d’affaires jusqu’à la conquête anglaise.

C’est en cela que la colonisation française en Amérique du Nord se distingue de toutes les autres entreprises coloniales à travers le monde.

Lorsque le Québec sera indépendant, il serait souhaitable que le 4 aout soit un jour férié, compensant pour la disparition du 1er juillet de la liste des jours fériés au Québec.

Renommer la rue Sherbrooke

Il y a moins de deux semaines, j’ai fait parvenir à la mairesse de Montréal la suggestion suivante :

Le 4 aout prochain marquera le 325e anniversaire de la signature du traité de la Grande Paix de Montréal.

Qu’a prévu la ville de Montréal pour célébrer cet événement majeur de l’histoire du Québec ?

Si, comme je le présume, on n’a pas prévu grand-chose, puis-je suggérer de masquer cette négligence par une annonce majeure; le changement de nom de la rue Sherbrooke pour celui de ‘rue de la Grande-Paix’ (…de Montréal étant sous-entendu).

Un tel changement sera controversé. Voilà pourquoi je suggère de procéder ‘à la parisienne’, c’est-à-dire en faisant en sorte que la rue Sherbrooke porte, pour cinq ans, le nom ‘rue Sherbrooke – rue de la Grande-Paix’ (où l’une ou l’autre dénomination sera acceptable). À l’issue de cette période, le nom deviendra ‘rue de la Grande-Paix – rue Sherbrooke’ pour une autre période de cinq ans.

À l’issue de quoi (c’est-à-dire dans dix ans), le nom sera ‘rue de la Grande-Paix’. Ce qui laissera amplement de temps aux commerces et entreprises de s’adapter à ce changement.

Réponse de la mairie de Montréal

Au nom de la mairesse de Montréal, Mme Nadia Bastien m’a fait parvenir la réponse suivante :

Conclusion

Contrairement au gouvernement de la CAQ et du fédéral, la ville, à juste titre, a organisé plusieurs évènements pour célébrer ce 325e anniversaire. Nous devons l’en féliciter.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Grand Séminaire de Montréal

Publié le 1 août 2026 | Temps de lecture : 2 minutes





 
C’est en 1680 que le Sulpicien François Vachon de Belmont fit construire le fort de la Montagne. Fermé en 1705, il fut démoli en 1854 à l’exception de ses deux tours sud.

Ce fort protégeait les Sulpiciens des attaques iroquoises.

C’est dans sa tour ouest (aujourd’hui disparue) que Marguerite Bourgeois avait aménagé l’école qui servait à l’évangélisation volontaire des Autochtones.

En 1840, soit quatorze ans avant la démolition presque totale du fort, on construisit à l’arrière le Grand Séminaire de Montréal.

Les deux tours qui subsistent (les tours sud) comptent parmi les plus anciens ouvrages à subsister sur l’ile de Montréal. Elles sont même antérieures au Vieux séminaire de Saint-Sulpice, situé dans le Vieux-Montréal, construit à partir de 1684.

Jusqu’en 2020, le Grand Séminaire de Montréal fut le lieu de la formation sacerdotale du diocèse de Montréal.

De nos jours, son aile occidentale abrite l’académie Centennial alors que le reste de l’édifice loge le Collège de Montréal.

À l’arrière, un trouve un bassin charmant où les canards viennent barboter.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La taxe Netflix : la capitulation de trop d’Ottawa

Publié le 31 juillet 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Protéger le pouvoir d’achat… pour des biens américains

Plus tôt cette semaine, Ottawa renonçait à obliger les géants du Web à payer une redevance (appelée ‘taxe Netflix’) destinée à soutenir financièrement la création de contenu culturel canadien.

Ottawa justifie sa décision en déclarant que toute taxe imposée aux géants du Web serait refilée aux consommateurs canadiens sous forme, par exemple, d’une hausse des abonnements à des plateformes de diffusion en continu.

Toutefois, cela est également vrai de l’impôt que paient ces entreprises sur les profits qu’elles déclarent réaliser au Canada. Si Ottawa veut être cohérent, ne devrait-il pas soustraire du fisc toutes les entreprises qui opèrent au pays afin qu’elles puissent refiler les sommes épargnées aux consommateurs ?

Si Ottawa veut protéger le pouvoir d’achat des Canadiens, il aurait avantage à distinguer les biens de consommation essentiels de ceux qui ne le sont pas.

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras

La ’taxe Netflix’ devait rapporter des milliards de dollars.

Comme les présents apportés à Bethléem par les rois mages, le premier ministre canadien espère que son cadeau à Donald Trump mettra ce dernier dans de bonnes dispositions pour signer un traité de libre-échange avantageux pour notre pays.

Toutefois, nombreux sont ceux qui croient qu’il repartira en chameau sans avoir obtenu grand-chose puisque l’effet des concessions au président américain dure rarement au-delà de 24 heures.

Ce dernier est un mâle alpha qui, en raison de son narcissisme, respecte ceux qui lui ressemblent (Benyamin Netanyahou, Vladimir Poutine et Xi Jinping).

Par contre, il adore piétiner les faibles afin de démontrer publiquement sa puissance. On peut donc souhaiter bon courage à ce pauvre premier ministre canadien qui n’a pas fini de servir de paillasson à Trump puisque ce dernier sait, par expérience, que Carney finit toujours par céder à la dernière minute.

La prétendue ‘culture canadienne’

Les peuples anglophones du Canada, des États-Unis et de Grande-Bretagne font partie d’un vaste ensemble ‘anglo-saxon’ qui rayonne tout naturellement et indistinctement sur le reste du monde sans que des gouvernements aient besoin d’intervenir. Le ‘marché’ s’en charge.

Le premier ministre actuel du Canada est un mondialiste capable de passer de la direction de la Banque du Canada à celle de Grande-Bretagne comme si l’une et l’autre étaient des succursales d’un gouvernement mondialisé.

De toute évidence, l’idée de protéger la ‘culture canadienne’ (comme si elle avait quelque chose de particulier) lui est totalement étrangère.

Évidemment, il sait que les cultures autochtones du Canada possèdent des identités fortes. De même que la culture québécoise. Mais dans le monde d’où il est issu, on s’intéresse distraitement aux choses dont on ne peut pas évaluer le prix au kilo.

La tutelle culturelle d’Ottawa

Si Ottawa voulait convaincre les Québécois qu’ils ne sont jamais mieux servis que par eux-mêmes, il a parfaitement réussi en capitulant au sujet de la ‘taxe Netflix’.

Dans sa lutte séculaire destinée à protéger notre langue et notre culture, le gouvernement du Québec est handicapé par les obstacles qu’Ottawa dresse sur son chemin.

Pensons à cette camisole de force constitutionnelle que l’ethnie dominante du pays s’est empressée d’adopter sans nous en 1982 et dont le but était d’invalider des pans entiers de la Loi 101 adoptée cinq ans plus tôt par le Québec.

Pensons également à toute cette magistrature militante, nommée par Ottawa, toujours prompte à déclarer anticonstitutionnels nos efforts destinés à construire une identité qui nous soit propre.

Pensons au refus obstiné d’Ottawa de permettre au ministère québécois de l’Immigration d’obliger la connaissance préalable du français à ceux qui veulent immigrer au Québec alors qu’une exigence équivalente existe déjà dans de nombreux pays (dont la Grande-Bretagne).

Conclusion

L’abandon de la ‘taxe Netflix’ ne pénalise pas seulement les créateurs québécois de contenu culturel; il pénalise également ceux qui habitent dans les autres provinces. Toutefois ces derniers sont des victimes collatérales.

Les géants du Web sont les alliés objectifs des politiques assimilatrices d’Ottawa. L’invisibilisation du contenu québécois et la promotion assumée de la culture américaine sont autant de moyens de convaincre nos jeunes d’avoir honte de notre langue (accusée d’être sexiste) et de notre culture.

Bref, lors du prochain référendum, le peuple francoQuébécois sera confronté à un choix existentiel; prendre son destin en main ou assister impuissant à son extinction linguistique.

Références :
Annulation de la « taxe Netflix » Une décision désastreuse
« Aplaventrisme », « non-sens total » : le recul d’Ottawa sur la « taxe Netflix » dénoncé

Complément de lecture :
Mark Carney est-il l’homme de la situation ?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le 4 juin dernier, principalement au Jardin botanique

Publié le 28 juillet 2026 | Temps de lecture : 1 minute
Pâturin commun
Trolle ‘Lemon Queen’
Géranium sanguin ‘Elke’
Benoite
Zizia doré

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/320 sec. — F/8,0 — ISO 1250 — 155 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 160 mm
5e  photo : 1/400 sec. — F/6,3 — ISO 640 — 100 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel