Covid-19 : l’OMS et les mesures sanitaires non prouvées

24 mai 2020

Introduction

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il n’est pas prouvé scientifiquement que la fermeture des frontières arrête les épidémies. Que le port du masque protège du Covid-19. Qu’on développe des anticorps lorsqu’on en est infecté. Que si des anticorps sont produits, leur protection soit durable. Et que la pandémie ne reviendra pas en vagues successives, d’année en année, tant qu’il restera des survivants de la fois précédente.

Nous sommes reconnaissants à l’OMS pour ses bons mots d’encouragement…

Les bases scientifiques des mesures sanitaires

La fermeture des frontières

Effectivement, l’OMS a raison; il n’est pas prouvé scientifiquement que la fermeture des frontières protège des pandémies.

Mais il est logique de penser qu’en début de pandémie, cette fermeture réduit le nombre de foyers d’infection à partir desquels la pandémie commence à se généraliser de manière communautaire.

Le confinement

Il n’est pas prouvé scientifiquement que le confinement individuel fonctionne.

Mais une telle preuve est superflue puisqu’il est impossible d’attraper une infection à laquelle on n’est pas exposé ni directement ni indirectement.

Le lavage des mains

Dans le cas précis du Covid-19, il n’est pas prouvé scientifiquement que le lavage des mains protège; des centaines de médecins italiens sont morts les mains propres.

Pourquoi ? Parce que cette pandémie se répand principalement par des gouttelettes respiratoires et non par le toucher.

Aurait-on eu encore plus de morts si les médecins italiens ne s’étaient pas lavé les mains ? Très certainement. Mais ce n’est pas prouvé scientifiquement.

La distanciation sociale

La distanciation sociale n’a jamais été expérimentée dans toute l’histoire de l’Humanité.

Cette mesure phare de l’OMS est basée sur le raisonnement suivant : puisque les postillons tombent au sol à moins de deux mètres de la personne qui les émet, respecter une distance avec les autres de plus de deux mètres constitue une version ‘portative’ du confinement.

C’est logique.

Le problème est que les études ont démontré que les gouttelettes respiratoires sont éjectées bien au-delà de cette distance (sauf chez ceux qui portent un masque).

Ce substitut économique au confinement ‘fixe’ est donc dépourvu de tout fondement scientifique.

De plus, à l’essai, la distanciation sociale est tout simplement inapplicable.

Elle est inapplicable chez les bébés (évidemment). Lors d’un vrai retour en classe, il est impossible de la faire respecter par les enfants. Par les adolescents. Par la grande majorité des jeunes adultes célibataires. Dans les transports en commun. Dans les grandes villes surpeuplées. Et dans la presque totalité des pays du Tiers-Monde.

Mais elle fonctionne très bien chez les ermites et les agriculteurs qui vivent en autarcie sur leur ferme. Chez les personnes qui se déplacent à dos de chameau. Et chez les peuples qui vivent tellement coupés du reste du monde qu’ils ignorent l’existence de l’OMS…

La distanciation sociale est une mesure imparfaite qui est utile seulement lorsqu’associée au port du masque. Mais cela n’est pas prouvé scientifiquement.

Le port du masque

L’expérience remarquable des pays où le port du masque est généralisé — notamment en Extrême-Orient — ne constitue pas une preuve scientifique.

Cela le deviendra le jour où un épidémiologiste patenté l’écrira de sa plume dans un journal spécialisé.

Puisqu’aucun d’entre eux n’a jugé bon de le faire, ce n’est pas prouvé selon l’OMS.

Le traçage technologique des personnes contagieuses

Il n’existe pas de preuve scientifique de l’efficacité des logiciels qui alertent les utilisateurs de téléphones multifonctionnels lorsqu’ils sont à proximité de personnes contagieuses.

Cette preuve est inexistante parce que ces logiciels téléphoniques sont trop récents.

La saison chaude

Il n’est pas prouvé scientifiquement que la saison estivale protège du Covid-19. En effet, la pandémie se répand aussi en Amérique du Sud en dépit du fait que les saisons sont inversées dans l’hémisphère austral.

S’il est vrai que la membrane du virus est à caractère lipidique et devient molle à la chaleur, pourquoi le virus fondrait-il un jour d’été quand il prolifère très bien à la température du corps ?

D’ailleurs, un autre coronavirus (le SRMO) se propage depuis des années en Arabie saoudite.

Bref, il n’est pas prouvé scientifiquement que la pandémie au Covid-19 cessera aux beaux de l’été.

Conclusion

Depuis six mois, on a accumulé une somme colossale de connaissances au sujet du Covid-19.

On connait la taille du virus, son aspect, son code génétique, le mécanisme précis de son invasion dans le corps, les espèces vivantes qu’il peut contaminer, les symptômes qu’il provoque, etc.

Toutefois, la recherche épidémiologique prend du temps.

Si bien que le combat collectif contre cette pandémie s’appuie encore sur des intuitions, sur des preuves incidentes, et sur beaucoup de perspicacité.

Depuis le début, l’OMS a découragé l’adoption de toute mesure de protection qui ne venait pas d’elle.

L’OMS a préféré les décourager sous le prétexte que leur efficacité n’était pas prouvée scientifiquement. Pourtant, à l’inverse, leur inefficacité n’était pas démontrée non plus.

La vérité est que les mesures proposées par l’OMS ne sont basées sur aucune recherche épidémiologique effectuée strictement sur le Covid-19.

Au mieux, dans certains autres cas, elles sont basées sur l’extrapolation de preuves obtenues dans un contexte différent, notamment celui du SRAS en 2003.

En somme, l’OMS exige des autres une rigueur scientifique qui lui fait défaut.

Voilà pourquoi nos propres experts en Santé publique, qui pourtant suivent scrupuleusement ses recommandations et répètent benoitement ses messages, obtiennent de si piètres résultats.

Références :
Coronavirus : pourquoi l’OMS conseille de ne pas fermer les frontières avec la Chine
COVID-19: aucune preuve que des patients guéris soient immunisés, dit l’OMS
Notre erreur sur les masques

Complément de lecture :
« Lâchez le 2 mètres pour les moins de 18 ans ! »


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les États-Unis : sur la voie d’une guerre civile ?

23 mai 2020

La confiance aux autres

Selon un sondage effectué du 19 au 24 mars dernier, 53 % des Américains croient qu’on peut faire confiance à la plupart des gens alors que 46 % sont persuadés du contraire.

Cette confiance augmente avec l’âge, passant de 34 % chez les 18 à 29 ans, à 74 % chez les Américains de 65 ans ou plus.

Elle augmente aussi avec le degré d’instruction et le revenu.

Toutefois, il existe de grandes différences ethniques; cette confiance atteint 61 % chez ceux qui se définissent comme ‘Blancs’, mais n’est que de 36 % et de 29 % respectivement chez les ‘Noirs’ et les Latino-Américains.

Depuis deux ans, cette confiance s’est érodée.

Entre le 27 novembre et le 10 décembre 2018, 78 % des ‘Blancs’ présumaient que les gens (en anglais : people) s’entraideraient en période de crise. Cette proportion était presque aussi grande chez les ‘Noirs’ (67 %) et les Latino-Américains (69 %).

L’hyperpartisanenie politique

Depuis des années, les débats entre élus démocrates et républicains sont particulièrement acerbes.

Cette polarisation s’est généralisée à l’ensemble de la société américaine, insufflée par les milliers de gazouillis méprisants ou haineux de Donald Trump.

Au XIXe siècle, il était inconcevable d’épouser une personne d’une autre religion. Avant le milieu du XXe siècle, il était tabou d’épouser quelqu’un dont la pigmentation de la peau était très différente. Maintenant, les deux grands partis politiques américains sont en train de devenir des ghettos idéologiques.

En 1960, moins de 5 % des électeurs (démocrates ou républicains) affirmaient qu’ils n’aimeraient pas qu’un de leurs enfants épouse un conjoint d’une autre allégeance politique.

En 2019, cette proportion avait grimpé à 35 % chez les partisans républicains et encore plus, à 45 %, chez les partisans démocrates.

La propagande des médias canadiens a tendance à nous faire croire que l’extrémisme politique ne se loge que du côté des Républicains.

Sans le dire explicitement, le panneau new-yorkais (sur Times Square) qui dénombre l’excès de morts causé par l’incompétence de Donald Trump qualifie implicitement ce dernier d’assassin.

Que cela soit vrai ou non, cela est une incitation à la haine.

Par contre, le mois dernier, lorsque des manifestants équipés d’armes automatiques pénétrèrent dans l’enceinte du Capitole du Michigan afin d’y intimider les parlementaires, cette intimidation faisait penser à celle des chemises brunes, en Allemagne, il y a quelques décennies.

Alors que le président américain incite ses concitoyens à ignorer les recommandations des experts sanitaires au sujet du port du masque, certains commerces s’opposent à lui en n’acceptant que des clients qui le portent.

Frustrés, les consommateurs qui n’en ont pas et à qui on refuse l’accès crachent ou toussent volontairement sur le personnel de ces établissements au nom de la liberté.

À l’opposé, d’autres commerces obligent les personnes masquées à le retirer et à s’exposer au virus.

Jugez de cette polarisation par vous-mêmes, en cliquant sur ceci

Conclusion

Lorsqu’on pense à la guerre civile américaine, on songe à ces régiments qui se sont affrontés sur des champs de bataille.

En général, les guerres civiles ne se déroulent pas comme cela. S’y opposent les régions, les quartiers, et même les voisins dans une lutte fratricide dictée par une haine sourde à la raison.

Des chercheurs de l’université Vanderbilt ont trouvé qu’à la fois les électeurs démocrates et républicains ont de plus en plus tendance à utiliser une rhétorique qui déshumanise les partisans du parti opposé.

Comme la rhétorique de la Radio des Milles Collines, cette radio qui provoqué le génocide rwandais.

Tout pays dont les citoyens sont armés jusqu’aux dents est une poudrière.

De la part du président américain, les appels à la haine et à l’intolérance sont tellement devenus usuels que nous sommes devenus sourds aux alarmes qui devraient susciter les plus vives inquiétudes.

On en vient presque à souhaiter que l’imprudence sanitaire du président américain se retourne contre lui…

Références :
Before the pandemic, three-quarters of Americans said people would cooperate with each other in a crisis
Confinement: des hommes armés manifestent dans le Capitole du Michigan
How America Ends
No masks allowed: stores turn customers away in US culture war
The Art of Navigating a Family Political Discussion, Peacefully
The state of Americans’ trust in each other amid the COVID-19 pandemic
Trump Death Clock
Trump is not the only one who calls opponents ‘animals.’ Democrats and Republicans do it to each other
Trump Ratings Remain Low Around Globe, While Views of U.S. Stay Mostly Favorable

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : l’État doit-il sauver les compagnies aériennes ?

22 mai 2020

Introduction

En raison de la pandémie au Covid-19, tous les grands transporteurs aériens sont menacés de faillite.

Pour l’instant, le transport de marchandises leur assure un peu de revenus. S’ils font également du transport régional, celui-ci n’est rentable qu’au prix de la violation des règles les plus élémentaires de la distanciation sociale entre les passagers.

Beaucoup d’entre eux sont considérés, a tort, comme des fleurons nationaux; Air Canada pour le Canada, KLM pour les Pays-Bas, Lufthansa pour l’Allemagne, et ainsi de suite.

En réalité, ces entreprises ne sont nationales que de nom. Leurs actionnaires viennent de partout à travers le monde. Elles pratiquent l’évasion fiscale; leurs profits sont donc délocalisés dans des paradis fiscaux avant d’être dispersés aux actionnaires. Leurs dirigeants, grassement payés, font partie du jetset ayant œuvré d’un continent à l’autre.

On considère ces entreprises comme des fleurons parce qu’ils maintiennent leur siège social au pays (moyennant d’importantes déductions fiscales). Parce qu’ils transitent par un aéroport au pays : Toronto pour Air Canada, Paris pour Air France, Zurich pour Swiss Air, etc. Et parce que leurs ateliers de réparation sont également situés au pays.

À qui profite le sauvetage ?

Pendant que leurs avions sont cloués au sol, leurs ateliers de réparation ne fonctionnent pas. Ils ne paient pas de taxe d’aéroport. Leur personnel est au chômage forcé mais bénéficie des divers plans d’aide aux travailleurs.

Que ces compagnies fassent faillite ou non, pour l’instant, cela ne change rien pour leurs employés.

La seule différence, c’est que les actionnaires maintiennent la valeur de leur investissement et les dirigeants continuent de toucher les millions de dollars de rémunération.

Après avoir bénéficié de prêts garantis par l’État, si une compagnie décide de faire faillite quand même, ce sont les contribuables qui se trouvent, finalement, à payer la note.

Comme l’a fait Chrysler Canada, effaçant une dette de deux-milliards$ obtenue en vertu du plan canadien de sauvetage de l’industrie ontarienne de l’automobile en 2007.

Nous, Canadiens payons des taxes en retour de quoi l’État canadien nous protège.

Eh bien, les compagnies qui préfèrent payer leurs impôts dans des paradis fiscaux doivent s’adresser aux gouvernements de ces pays s’ils ont besoin d’un plan de sauvetage.

Tough Love

Selon l’idéologie néolibérale qui prévaut en Occident depuis les années 1980, le capitalisme doit servir de modèle aux États.

Or que ferait n’importe quel investisseur privé s’il était à la place de nos gouvernements ?

Il laisserait les compagnies aériennes moisir dans leur jus. Il attendrait qu’elles soient au bord de la faillite et les achèterait pour une bouchée de pain. Il les mettrait en veilleuse jusqu’à la fin de la pandémie. Et il les revendrait avec de juteux bénéfices dès que les vols internationaux reprendraient de nouveau.

Évidemment, les grands perdants seraient les spéculateurs à travers le monde qui perdraient leur mise. Dont font partie les fonds de placement qui gèrent nos fonds de pension. Mais puisque leur portefeuille d’actifs est très diversifié, leurs pertes seraient minimes.

Une transition écologique

L’époque actuelle constitue une occasion unique de rebâtir nos économies sur des bases nouvelles.

Supposons qu’un petit nombre de compagnies aériennes soient nationalisées au creux de leur valeur et que beaucoup d’autres soient abandonnées, c’est-à-dire laissées à elles-mêmes faire faillite.

Et après ?

À la reprise des vols internationaux de passagers, le nombre réduit de transporteurs et leur capacité insuffisante entraineront une nette majoration des prix.

Depuis des années, on sait que le transport aérien est une cause importante de pollution. En dépit de cela, le tourisme de masse se développe inexorablement. Il en est ainsi parce que voyager est de plus en plus abordable. Au point d’être accessible à des centaines de millions de personnes qui, évidemment, en profitent.

Cette accessibilité économique est due à l’apparition de transporteurs à rabais et à des plateformes de location de type Airbnb.

La seule manière de réduire la pollution causée par le tourisme international, c’est de rendre celui-ci onéreux. Il n’y a pas d’autres moyens.

Ce qui ne veut pas dire que les gens cesseront de voyager. Mais ils le feront localement, sur de plus courtes distances, en polluant moins.

Conclusion

Selon l’adage, tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir.

D’abord et avant tout, cette pandémie est une catastrophe humaine. C’est aussi une période de grandes difficultés économiques pour des milliers de petits entrepreneurs dans les domaines du tourisme, de la restauration, de la culture, etc.

Par contre, d’autres — centres de jardinage, épiceries, ateliers de couture, quincailleries — font des affaires d’or. Tout comme les thanatologues, évidemment.

Bref, les bouleversements actuels sont une occasion d’accélérer la transition vers une économie plus verte. Ce qui veut dire, entre autres, laisser s’effondrer certains secteurs de notre économie.

Il faut abandonner l’idée qu’on peut traverser cette pandémie sans que personne en sorte perdant.

Références :
Coronavirus : Les compagnies aériennes font la loi
Les compagnies aériennes, voyous corporatifs
Pétition pour exiger le remboursement des billets d’avion


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le procès de l’OMS

19 mai 2020

Ces jours-ci, beaucoup de dirigeants occidentaux — notamment à Washington, à Paris et à Londres — reprochent à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) son manque d’esprit critique envers la Chine.

Se querellant sans cesse avec ses alliés et opposée à toute forme de collaboration internationale, l’administration Trump est irritée par l’attitude bienveillante de l’OMS. Selon la rhétorique belliqueuse américaine, cette collaboration fait figure de trahison puisque les États-Unis paient une bonne partie du budget de cet organisme.

Alors que la transmission communautaire du Covid-19 est évidente depuis le début, l’administration Trump accuse l’OMS d’avoir sous-estimé la dangerosité du Covid-19 et d’avoir ignoré les alarmes des autorités sanitaires de Taïwan, cette ile où est exilé le seul gouvernement légitime de la Chine (selon Washington).

On oppose donc la bonne ile taïwanaise à la méchante Chine. Comme on opposerait la vaillance d’une poignée de guerriers gaulois à la multitude des légionnaires romains.

Il est vrai que Taïwan a très bien fait face à l’épidémie du Covid-19. Mais ce succès a un prix.

Taïwan oblige la géolocalisation de ses 24 millions de citoyens. Parmi ceux en quarantaine, le pays prête même un téléphone multifonctionnel à ceux qui n’en ont pas.

Les personnes en quarantaine qui osent quitter la zone de confinement qui leur est alloué reçoivent alors l’ordre d’appeler la police immédiatement sous peine d’une amende de 33 000$.

Si on faisait la même chose au Canada, de nombreux défenseurs des droits de la personne compareraient les mesures de type taïwanais au contrôle liberticide imposé aux personnages du roman ‘1984’.

Mais revenons aux ‘mensonges’ et aux cachoteries présumées de la Chine. En réalité, cela sert d’excuse à la gestion calamiteuse de cette crise par les dirigeants occidentaux.

Tout comme la Corée du Sud, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, Taïwan n’a pas eu accès à des informations privilégiées au sujet de la Chine. Pourtant, tous ces pays ont agi promptement. Pas les nôtres.

Lorsque la Chine a mis en quarantaine des dizaines de millions de ses citoyens, la planète tout entière ne pouvait ignorer la dangerosité du nouveau virus.

Le rôle des diplomates américains en Chine n’est pas limité à venir en aide aux Américains dans ce pays; ce sont des espions. Plus précisément, ce sont des experts dans différents domaines qui transmettent à Washington tout ce qu’on doit savoir au sujet du pays où ils sont en fonction.

Dès novembre 2019, les services américains du renseignement ont averti leurs alliés de l’OTAN et Israël au sujet d’une nouvelle épidémie humaine de nature virale en Chine. Une épidémie extrêmement dangereuse. Ces informations ont été détaillées dans un rapport confidentiel du National Center for Medical Intelligence de l’armée américaine, un rapport que celle-ci a tenté par la suite de nier.

Ces alarmes ont été ignorées par Donald Trump comme il a ignoré celles des responsables sanitaires en sol américain. Des responsables qu’il a congédiés lorsqu’ils refusaient de soutenir son aveuglement et son insouciance.

Donald Trump ne peut pas à la fois accuser la Chine de lui avoir caché la dangerosité du Covid-19 alors qu’il a été sourd aux avertissements des experts de son propre pays.

Nous sommes dans un beau pétrin parce que l’Occident en général et le Canada en particulier n’a rien retenu des leçons de l’épidémie du SRAS. Contrairement à Taïwan.

On ne s’est pas équipé de scanneurs thermiques aux aéroports. On a tardé à fermer les frontières. On n’a assuré aucun suivi des personnes contagieuses qui entraient au pays. On a détruit les réserves stratégiques de masques. Et en raison de leur pénurie, on a malicieusement prétendu que les masques n’étaient efficaces que lorsque portés par des professionnels de la Santé.

Mais c’est plus simple de dire que c’est la faute de la Chine…

Références :
ABC News: US intelligence warned of China’s spreading contagion in November
Report: Israeli Health Ministry Ignored US Warning in November of Viral Threat from China

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le bannissement partiel de l’écriture inclusive sur ce blogue

19 mai 2020

Introduction

Jusqu’en octobre 2007, j’étais le rédacteur en chef du dBASE Developers Bulletin, une revue électronique (aujourd’hui à l’abandon) que j’avais fondée en mai 1999.

Au sein de cette revue multilingue, principalement anglophone, mes fonctions étaient celles d’un editor plutôt que celles d’un rédacteur en chef.

Dans le monde francophone, l’auteur est un créateur dont le texte est sacré. On peut y corriger les fautes de français. Mais aller au-delà, sans sa permission, expose le rédacteur en chef à des accusations de censure.

Chez les Anglophones, l’editor dispose de plus de latitude. Lorsqu’une phrase est incompréhensible, il pourra reformuler le texte s’il est certain de ce que l’auteur voulait dire. Et généralement, ce dernier lui en sera reconnaissant.

L’écriture inclusive

L’écriture inclusive possède plusieurs aspects intéressants auxquels je m’efforce d’adhérer. Toutefois, l’un d’eux est très controversé; c’est la mitraille de points, accusée d’être un obstacle à la lisibilité des textes.

Exemple : « Cher.e.s lecteur.rice.s ».

Le quotidien Le Devoir a déjà publié plusieurs lettres de lecteurs rédigées ainsi.

Sur ce blogue, un seul des 3 148 commentaires a été écrit et publié de cette manière. Il le demeurera.

Toutefois, ce matin, la publication d’une première chronique dans Le Devoir écrite en écriture inclusive m’a convaincu de mettre fin à mon attitude tolérante à ce sujet.

Conséquemment, les lecteurs qui voudraient publier ici leurs commentaires sont les bienvenus. Mais à partir d’aujourd’hui, la correction des fautes de français s’étendra sans autre avis à la correction de la ‘mitraille de points’.

Merci de votre compréhension.

Référence :
L’écriture inclusive

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Théâtre : les délices du confinement

18 mai 2020

Pour tous les artistes qui vivent des arts de la scène, la pandémie du Covid-19 est une catastrophe qui accentue leur précarité.

Afin de faire vivre le théâtre en ces temps de confinement, la Comédie-Française a décidé d’offrir des captations théâtrales puisées dans ses riches archives et qui changent à chaque jour.

Pour les amateurs de théâtre, tout cela est une mine d’or.

Le programme de la journée ne comprend pas seulement la diffusion d’une pièce de théâtre.

De 16h (heure de France) à la fin de la soirée, on peut voir successivement une lecture de poésie, la présentation d’un des métiers de la scène (costumier, décorateur, éclairagiste, etc.), des entrevues, l’analyse d’un extrait littéraire, et finalement la présentation d’une pièce de théâtre ou, à défaut, d’un opéra ou d’un ballet mis en scène par un sociétaire de la Comédie-Française.

Tout ce programme fait partie d’un gros fichier vidéo sur YouTube qui cesse d’être disponible le lendemain. Un fichier dont on peut choisir de ne regarder que ce qui nous intéresse.

Dans certains cas, la captation n’était pas destinée au public, mais aux archives de la troupe afin de rafraichir la mémoire des artisans en vue d’une reprise ou pour conserver une trace du travail effectué.

Voilà pourquoi, à de rares occasions, la bande sonore est franchement médiocre, ce qui en limite l’intérêt.

Parmi les choses extraordinaires qui j’y ai vu jusqu’ici, signalons :
• le 17 avril, Le Système Ribadier de Georges Feydeau (je ne rappelle pas d’avoir autant ri depuis dix ans),
• le 18 avril, La Trilogie de la villégiature de Carlo Goldoni (le regard tendre de Goldoni sur les petits travers de ses concitoyens),
• le 28 avril, Lucrèce Borgia de Victor Hugo (violent et génial),
• le 1er mai, La Tête des autres de Marcel Aymé (drôle et cynique),
• le 7 mai, La clemenza di Tito, opéra de Mozart (transposé à l’époque moderne),
• le 9 mai, Electre/Oreste d’Euripide (barbare et fascinant),
• le 14 mai, La Source dans une chorégraphie de Jean-Guillaume Bart (un des plus beaux ballets que j’aie vus de ma vie).

S’il est vrai que le confinement tire à sa fin, les règles de distanciation sociale seront toutefois de mise jusqu’à la fin de la pandémie. On peut donc présumer que le programme de la Comédie-Française se poursuivra encore quelques mois.

Si vous voyez passer Un chapeau de paille d’Italie d’Eugène Labiche (dans une mise en scène de Georgio Barberio Corsetti) ou Un fil à la patte de Georges Feydeau (dans une mise en scène de Jérôme Deschamps), surtout ne manquez pas ça.

Après un certain temps, il est possible que certains des spectacles dont j’ai parlé soient programmés de nouveau. Si c’est le cas, je vous invite à ne pas rater l’occasion.

L’initiative de la Comédie-Française contribue au plaisir d’être francophone puisqu’elle est sans équivalent, par son ampleur, à tout ce qui se fait actuellement à travers le monde.

Pour plus de détails, les intéressés cliqueront sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’impatience du gouvernement Legault

17 mai 2020

Introduction

Il était une fois un tsar qui eut l’idée d’aller voir comment ses gouverneurs locaux s’acquittaient de leurs fonctions.

Jusqu’aux confins de l’empire, la nouvelle suscita une vive inquiétude parmi tous ceux qui tyrannisaient les paysans, réduits au servage, qui formaient l’immense majorité de la population.

Rapidement, la rumeur s’était répandue; le monarque allait traverser son empire en naviguant sur la Volga plutôt que d’emprunter en calèche les routes inconfortables de Russie.

Un de ses gouverneurs fit donc construire à grands frais des panneaux en trompe-l’œil sur lesquels étaient représentées de jolies maisons campagnardes en bois, dont les fenêtres étaient décorées de fleurs. Des panneaux qu’il plaça au loin, le long du parcours impérial.

Puis, çà et là, la nuit tombée, des musiciens et des danseurs avaient été embauchés pour festoyer autour d’un feu de joie allumé au passage du monarque.

Et dès que le tsar était hors de vue, ces artistes étaient transportés à toute vitesse un peu plus loin afin de répéter leur numéro sous une musique folklorique différente.

Je ne me rappelle plus très bien comment finit cette histoire. Mais la partie dont j’ai le souvenir ressemble beaucoup à la perception que le gouvernement Legault possède de notre système de Santé.

Ne pas attirer l’attention

Depuis que notre système de Santé s’est calqué sur le modèle de l’entreprise privée, on a perdu de vue qu’il s’agissait d’un service public.

Sous le prétexte de l’efficience et de l’efficacité, les établissements sont maintenant dirigés par des administrateurs qui ne se perçoivent pas comme des serviteurs du peuple, mais plutôt comme des gestionnaires du budget qui leur est alloué.

Et si le gouvernement sabre leur budget, la dernière chose qu’il veut entendre, ce sont les protestations de ces gens-là.

Le gestionnaire qui sait imposer une omerta au personnel, l’obliger à travailler dans des conditions impossibles, et qui réussit à faire en sorte que leur dévouement transcende les conditions difficiles de leur travail est certain de faire une longue carrière dans le secteur public.

Car c’est ce qu’on attend de lui. L’important est que jamais le ministère n’ait à répondre des décisions des gestionnaires locaux.

Les rapports envoyés au ministre doivent être positifs et les objectifs, essentiellement atteints. Bref, tout doit être beau. Avec cette petite dose d’imperfections qui font vrai et qu’on corrigera au rapport suivant.

Une lutte contre le Covid-19 en trompe-l’œil

Si les ministres du Québec passaient en limousine devant ces édifices consacrés à soigner le peuple québécois, ils éprouveraient la même fierté de ce tsar, heureux de constater le bonheur de son peuple.

Toutefois, depuis le début de l’épidémie au Covid-19 au Québec, derrière ces belles façades, des choses importantes ne fonctionnent pas comme prévu.

D’un côté, le Québec peut être fier de ses travailleurs de la Santé. Par milliers, ceux-ci dispensent des soins de qualité en dépit des coupures infligées par les gouvernements québécois successifs.

Mais de l’autre, en temps de crise, tout déraille.

L’approvisionnement en matériel de protection frise la rupture de stock. Pendant plusieurs semaines, le gouvernement est sur la corde raide; on en a pour moins de deux semaines. Parfois pour quelques jours. Alors on rationne.

Puis c’est l’hécatombe dans les hospices. Sous-financés depuis des décennies, ces établissements n’avaient le personnel qui leur était nécessaire que grâce au recours à du personnel d’appoint fourni par des agences privées.

Mais la demande accrue en personnel occasionnée par la pandémie et le danger qu’elle représente ont fait effondrer le nombre de ceux qui pouvaient (ou qui voulaient) y travailler.

Tels les paysans russes réduits au servage, les ‘employés de soutien’ étaient payés au salaire minimum et menacés de sanctions s’ils refusaient d’effectuer des heures supplémentaires ou s’ils décidaient de porter un masque artisanal pour se protéger. Face au péril du Covid-19, beaucoup d’entre eux ont jugé que c’en était assez.

Les appels aux médecins, aux étudiants en sciences de la Santé, puis à des volontaires se sont avérés insuffisants.

La mort dans l’âme, le premier ministre s’est résigné à faire appel à l’armée canadienne, faute de bras parmi les millions de Québécois en chômage forcé…

Et que dire des tests.

Se fiant aux informations qu’on lui transmet, le gouvernement annonce fièrement que des milliers de tests seront effectués.

Mais quand il compile le nombre de résultats de ces tests, cela ne balance pas; leur nombre est toujours nettement inférieur. C’est qu’on en a fait moins que prévu.

Les justifications varient. Ici, on manquait d’infirmières. Là, on a été à court d’écouvillons. Plus loin, les employés qui font les analyses étaient malades. Ou on a simplement oublié de prévenir les citoyens qui, évidemment, ne se sont pas présentés. Et ainsi de suite. Bref, tout va de travers.

Et quand la ministre de la Santé affirme catégoriquement que les résultats des tests prennent de 24 à 48 heures, cela n’est toujours vrai que dans les rapports qu’elle reçoit. Comme ces belles isbas que voyait le tsar au loin.

Quant à ceux chargés de retracer les contacts des personnes contagieuses, ils font avec des résultats qu’on leur transmet trop tard. Et ce, à partir de foyers d’infection qu’on n’a trouvé que parmi les personnes contagieuses. Ignorant ainsi la propagation par les personnes asymptomatiques.

Si bien que le nombre de morts par million de personnes est passé au Québec de 3,7 à 410,2 en un mois et demi.

Et par-dessus tout, le gouvernement est pris à essayer de paraitre en maitrise de la situation alors que la direction de la Santé publique est, de toute évidence, incapable de penser par elle-même, répétant comme un perroquet les avis insensés de l’Organisation mondiale de la Santé quant à l’importance minime, selon cet organisme, du port du masque.

D’où l’obligation pour la Santé publique, finalement, de se contredire tout en faisant semblant que c’est ce qu’elle avait toujours recommandé.

Conclusion

Depuis des semaines, le gouvernement éteint les feux qui s’allument çà et là.

Il est pris avec un système de santé géré tellement serré qu’il ne peut sauver les apparences qu’en temps normal.

Or justement, le gouvernement découvre que les rapports qu’il reçoit visent à l’endormir. Tout n’est qu’illusion.

Un exemple patent est le pourcentage des gens hospitalisés atteints du Covid-19. Ce pourcentage transmis par les hôpitaux est calculé non pas en fonction de l’ensemble des patients hospitalisés, mais en fonction du nombre de lits, ce qui inclut les lits inoccupés.

Et quand on l’informe de la situation dans un hospice en particulier, c’est que les choses sont devenues à ce point catastrophiques que les gestionnaires locaux ne peuvent plus cacher au ministère l’état d’une situation qui se dégrade depuis longtemps, mais demeurée secrète jusque-là.

Imaginez un général qui doit livrer bataille sans savoir ce qui se passe au front.

C’est exactement la situation dans laquelle se trouve François Legault. D’où sa venue à Montréal et sa rencontre à huis clos avec les gestionnaires du réseau.

Références :
La ministre McCann dit vouloir mettre fin à l’omerta
Legault insatisfait du nombre de tests au Québec
Legault s’impatiente et se rend à Montréal

Parus depuis :
Dans les méandres de «Je contribue» (2020-05-19)
L’omerta du système de santé (2020-05-19)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : Évolution en un mois et demi

16 mai 2020

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un demi-million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints, en nombre de morts par million d’habitants

Pays 01 avr 16 avr 01 mai 16 mai
Belgique 72,6 426,1 675,7 789,9
Espagne 194,0 410,0 532,0 590,7
Italie 205,5 366,6 466,9 525,2
Grande-Bretagne 35,4 206,6 414,1 518,8
France 52,6 267,5 367,1 412,4
Québec 3,7 74,2 238,2 410,2
Suède 23,6 131,7 262,1 363,0
Pays-Bas 68,3 193,0 284,8 330,0
Irlande 14,7 100,6 261,9 317,4
États-Unis 12,4 105,4 199,1 272,0
Suisse 53,8 149,5 204,7 219,3
Équateur N.D. N.D. 51,5 157,2
Portugal 18,2 61,1 97,9 116,9
Danemark 18,6 57,3 82,1 96,7
Allemagne 9,9 47,6 80,5 96,7
Iran 37,4 60,0 75,0 85,5
RoC* 2,9 19,7 51,0 78,9
Pérou N.D. N.D. 32,5 78,8
Brésil N.D. N.D. 28,5 71,8
Autriche 16,6 46,5 66,8 71,3
         
Japon 0,4 1,5 3,6 5,7
Corée du Sud 3,2 4,4 4,8 5,0
Chine 2,4 2,4 3,4 3,4
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,5
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3

*— ‘N.D.’ signifie non disponible et ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un patron de masque artisanal contre le Covid-19

13 mai 2020
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Présentation générale

Les masques artisanaux possèdent généralement deux lacunes.

La première est que l’élastique ou les bandes qui servent à attacher le masque au visage créent une tension qui s’exerce tout le long du bord supérieur à partir de l’arête du nez.

Cela crée une ouverture de chaque côté du nez par laquelle de l’air peut pénétrer au moment de l’inspiration, court-circuitant ainsi le masque.

La deuxième lacune est que les côtés du masque n’adhèrent pas parfaitement aux joues.

Afin de corriger ces deux lacunes, j’ai créé différents modèles. Je vous présente ici le meilleur de ceux que j’ai conçus.

Le patron ci-dessus montre la forme du masque une fois les ourlets créés. C’est donc à dire qu’on prendra plus de tissus que ce qu’on voit.

La partie supérieure du masque

Avant d’assembler les deux faces du masque, on devra coudre séparément la partie destinée à suivre l’arête du nez (en bleu).

Une fois cela fait, on devra coudre toute la partie supérieure du masque et de la longue bande destinée à être attachée derrière la tête. Cette bande doit être de longueur suffisante.

On remarquera qu’à sa partie supérieure, le masque adopte une forme concave de chaque côté. C’est afin de dégager les paupières.

De plus, la bande qui tient le masque en place (en pâle) est décalée vers le bas du masque, laissant sa partie supérieure libre de suivre le contour du visage.

La pression exercée par cette bande oblige l’inspiration par la bouche à se faire au travers du masque. En contrepartie, cela rend pénible le port de ce masque par les personnes qui effectuent un effort physique intense.

La partie inférieure du masque

Le bord inférieur chaque face du masque devrait avoir un ourlet. Mais on évitera de coudre ensemble les deux faces du masque afin de permettre l’insertion, entre elles, d’un filtre poreux (un filtre à café, par exemple).

Je passe habituellement mon filtre à l’eau du robinet avant de l’insérer et j’apporte un petit vaporisateur d’eau pour l’humecter périodiquement lorsqu’il commence à manquer de souplesse.

Le filtre sera jeté après chaque usage.

Au bas, le ‘V’ inversé est pour le menton. Cette forme particulière n’est pas essentielle; on pourrait donner une forme différente à sa guise.

Le bas de la photo montre la taille du masque, en centimètres. En cliquant sur la photo ci-dessus, on a accès à la version à haute résolution qui, une fois imprimée, devrait être approximativement de taille réelle.

Aux intéressés : bonne chance !

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le test de la réalité

7 mai 2020

Au moment où on s’apprête à rouvrir prochainement les écoles et les garderies, la nouvelle ne pouvait pas plus mal tomber.

Rares sont les garderies encore ouvertes; seules le sont celles qui s’adressent aux jeunes enfants des travailleurs essentiels.

On apprenait ce matin que l’une d’elles, située à Mascouche, avait été contaminée par le Covid-19.

Montrant des symptômes s’apparentant à ceux du Covid-19, un des enfants a été testé ‘autour du 23 avril’ (sic) selon le directeur de la Santé publique de Lanaudière.

Même lui ne sait pas précisément quand.

Ce qu’on sait, c’est que les résultats du test n’ont été connus que le 30 avril. Et ce, alors qu’on nous dit et qu’on nous répète qu’on obtient les résultats des tests le lendemain (ou le surlendemain dans le pire des cas).

Faites le calcul.

Lorsque j’ai lu cette nouvelle, j’ai cru à une coquille typographique. Il a fallu que je lise la même chose sur le site de Radio-Canada pour y croire.

En panique, la direction de la Santé publique a testé tous les enfants de cette garderie pour découvrir que 12 enfants sur 27 avaient eu le temps d’être contaminés, de même que 4 membres du personnel.

Depuis, une trentaine de personnes travaillent à plein temps pour documenter à postériori la chaine de cette transmission virale.

Dimanche dernier, j’écrivais sur ce blogue que les autorités sanitaires du Québec étaient comme le chien qui court après sa queue; toujours en retard sur le virus.

Le cas de cette garderie, fermée depuis, en est un parfait exemple.

Autre cas.

Mardi dernier, le chroniqueur Patrick Lagacé, de La Presse, rapportait l’anecdote suivante.

Il y quelque temps, sa collègue Katia Gagnon se sent malade et décide de passer un test de diagnostic au Covid-19.

Puis elle attend. Et elle attend.

Lasse d’attendre, elle appelle à Info-Santé. Au téléphone, la préposée lui dit que pour les tests, c’est 11 ou 12 jours d’attente.

La journaliste argumente : « Je m’excuse, mais à sa conférence de presse, la ministre de la Santé a bien dit que ça prend de 24 à 48 heures

La réponse de la préposée est sans équivoque :

« Je regarde les mêmes conférences de presse que vous, madame, mais moi je vous dis ce qui se passe dans la réalité

Soyons gentils et présumons que ces deux exemples sont des cas particuliers et qu’ils ne reflètent pas la réalité.

Alors la question qui se pose est la suivante : Est-ce que la direction de la Santé publique effectue des contrôles de qualité au sujet de ce qui se passe réellement.

Dans le cas d’une pandémie meurtrière qui se répand à toute vitesse, il ne suffit pas d’un taux d’excellence de 90 % ou de 95 %; on doit viser la perfection. Il faut une rigueur militaire.

Donc, est-ce que quelqu’un, quelque part, connait le pourcentage des résultats qui sont communiqués aux personnes testées en moins d’un jour, de deux jours, de trois jours, et ainsi de suite.

Et s’il existe des données fiables à ce sujet, peut-on les rendre publiques afin de restaurer la confiance des citoyens envers la direction de la Santé publique du Québec alors que celle-ci ressemble de plus en plus au Titanic ?

Références :
À la grâce de Dieu
Éclosion de COVID-19 dans une garderie de Lanaudière
La stratégie de dépistage du Québec vivement critiquée par une conseillère de Trudeau
Le dépistage ‘massif’ du Covid-19 au Québec : une plaisanterie
Un premier foyer d’éclosion de coronavirus dans une garderie au Québec


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