Camp de sans-abris au parc Adhémar-Raynault

Publié le 5 mars 2026 | Temps de lecture : 1 minute



 
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les drones en bambou

Publié le 4 mars 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

S’il existe un sujet tabou que même les ONG qui luttent en faveur de l’environnement n’osent pas aborder, c’est le cout environnemental des guerres.

En raison de cette omerta, même les bonnes nouvelles passent inaperçues dans nos médias.

C’est le cas de l’annonce ce matin de la mise au point en Chine d’un drone en bambou, en remplacement de la fibre de carbone (qui n’est pas biodégradable).

Théoriquement, la fibre de carbone peut-être recyclée. Mais dans les faits, aucune armée au monde récupère la fibre de carbone des drones abimés. Ce sera le cas des drones en bambou. Sauf que ces derniers ont l’avantage de la biodégradabilité.

Comme on peut s’en douter, l’engin n’est pas complètement en bambou. Mais c’est le cas de son fuselage, de ses ailes, et son empennage (c’est-à-dire de ses ailes arrières).

Si bien que la structure du drone — ce qui exclut son moteur, ses circuits électroniques et sa charge explosive — est vingt pour cent plus légère et ses couts de production, réduits des trois quarts.

Le prototype mis au point par les chercheurs chinois possède une envergure de 2,5 mètres et pèse sept kilos. Son autonomie est d’une heure à la vitesse de 100 km/h.

Comme bien d’autres, il est capable de décoller et d’atterrir à la verticale.

Au-delà des applications militaires, on peut espérer qu’un jour prochain, les millions de drones grand public cessent d’être faits en plastique, réduisant d’autant leur empreinte environnementale.

Références :
Le cout environnemental de la guerre
75% cost cut: China unveils world’s first fixed-wing drone made of bamboo fibre

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Parti Québécois : le cafouillage des constitutions successives

Publié le 3 mars 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Une nouvelle constitution provisoire

Dans son Livre bleu, le Parti Québécois propose l’adoption de deux constitutions successives.


 
La première d’entre elles, dite ‘provisoire’, serait adoptée par l’Assemblée nationale au cours du premier mandat du Parti Québécois. Et ce, à la suite d’une série de consultations régionales effectuées par une commission itinérante.

Le Livre bleu précise également :

Ce que nous souhaitons utiliser comme base aux travaux [menant à sa] rédaction, c’est […] la constitution provisoire du 18 juillet 1995.

Ce qu’on comprend entre les lignes, c’est qu’en vue du référendum d’octobre 1995, le Parti Québécois avait adopté quelques mois plus tôt un projet de constitution provisoire qui dort sur les tablettes depuis.

Et on devine également que le but des consultations régionales est de mettre à jour ce document.

Cette constitution provisoire n’entrerait pas en vigueur dès son adoption par l’Assemblée nationale, ni dès la victoire du ‘oui’ au référendum, mais dès l’effectivité de l’indépendance. En d’autres mots, dès que, juridiquement, le Québec sera devenu un pays indépendant.

En somme, cette constitution est qualifiée de ‘provisoire’ parce qu’elle régira provisoirement la République du Québec à partir du jour de sa naissance jusqu’au jour où cette république se dotera d’une constitution définitive adoptée par le peuple.


 
C’est ainsi qu’après l’accession du Québec à l’indépendance, la constitution ‘provisoire’ sera en vigueur pendant quatre à sept ans.

Le temps de former une assemblée constituante, composée de citoyens représentatifs, dont le mandat sera de rédiger le texte d’une deuxième constitution.


 
Cette deuxième constitution deviendra officielle dès son adoption par le peuple québécois lors d’un deuxième référendum.

Au sujet de cet échéancier, le chef du Parti Québécois ajoute : «…l’objectif de [la] constitution provisoire sera d’assurer la STABILITÉ et la CONTINUITÉ juridique et politique du nouvel État.»

La continuité et la stabilité… pour vrai

Il y a une décennie, nous écrivions sur ce blogue :

À l’issue d’un vote en faveur de l’indépendance, il est illusoire de penser que tous se rallieront du jour au lendemain autour du projet de pays à construire.

Les opposants à l’indépendance continueront de penser qu’il s’agit d’une erreur. Et c’est seulement après quelques années qu’ils se résigneront à l’idée que cela est irréversible.
[…]
À mon avis, [la Canadian Constitution de 1982] devrait […] continuer de s’appliquer quelques années après l’accession du Québec à l’indépendance.

C’est seulement lorsque les Québécois opposés à l’indépendance réaliseront son caractère irréversible qu’ils accepteront de participer à la rédaction d’un nouveau texte constitutionnel.

Or il est souhaitable que la rédaction d’une constitution pour le Québec soit un chantier auquel tous seront invités et que ce chantier devienne un moyen d’unir la Nation derrière un projet commun.

On aurait tort de croire que c’est ce que feront les consultations de la commission itinérante qui sera formée après la victoire du PQ aux prochaines élections.

Les Québécois fédéralistes — qui forment actuellement la majorité de la population — ne verront aucun intérêt à participer à une consultation destinée à dépoussiérer un projet de constitution temporaire, vieux de trente ans, qui ne servira à rien si le troisième référendum subit le même sort que les deux premiers.

Voilà pourquoi, le chantier d’une vraie constitution ne devrait être entrepris que lorsque nos amis fédéralistes seront prêts à saisir la main que nous leur tendrons pour construire ensemble un pays à notre image à nous tous.

Une période de réflexion deux ans devrait suffire à leur faire comprendre que c’est ça qui est ça.

C’est donc après ces deux années de réflexion que le gouvernement de la République du Québec devrait entreprendre le remplacement de la Canadian Constitution de 1982 par une seule nouvelle constitution.

Prolonger la vie de celle de 1982 (à quelques détails près) jusqu’à l’adoption par le peuple d’une nouvelle constitution québécoise parfaitement à notre gout — en d’autres mots, sauter l’étape d’une constitution provisoire — c’est simple, c’est clair et c’est rassurant…

Références :
Une constitution préréférendaire : la charrue avant les bœufs
Vers la constitution du pays du Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le délit de frontiérisation

Publié le 2 mars 2026 | Temps de lecture : 6 minutes

L’usurpation du pouvoir législatif par les tribunaux

Sous l’appellation de ‘sanctions économiques’, l’Union européenne livre une guerre économique et financière à la Russie depuis quatre ans.

Après avoir rompu une bonne partie de ses relations commerciales avec ce pays, après avoir financé et armé l’Ukraine, après avoir menacé les avoirs souverains russes de confiscation (ce qui est illégal), l’Union européenne a décidé de ‘militariser’ ses tribunaux en entamant une guerre juridique avec la Russie.

Indépendamment du pouvoir législatif du parlement européen, la Cour européenne des droits de la personne (CEDH) estime avoir le pouvoir de fabriquer le droit en rendant justice.

En effet, depuis 1969, la Cour s’est affranchie d’une interprétation littérale des lois européennes au profit d’une interprétation dite téléologique des textes.

Cela signifie que si la Cour estime qu’un article de loi vise à atteindre un objectif, elle peut créer toute une série de délits non prévus explicitement par la législation sous le prétexte que les interdictions ainsi créées rejoignent, à son avis, l’intention du législateur.

C’est ainsi qu’en octobre dernier, cette cour a créé le délit de ‘frontiérisation’.

Ne cherchez pas ce délit dans les traités internationaux, dans les résolutions contraignantes de l’Onu ou dans n’importe document juridique qui ferait partie du Droit international; c’est une invention de la CEDH.

Concrètement, de quoi s’agit-il ?

La guerre russo-géorgienne de 2008

Comme dans une bonne partie des anciennes républiques soviétiques, la Géorgie adopta, à la suite de son indépendance en 1991, toute un série de mesures afin d’affirmer son identité nationale.

L’une d’elles fut l’adoption de la langue géorgienne en tant que seule langue officielle. L’imposition du géorgien ne se fit pas seulement au niveau du gouvernement central, mais également dans chacune des provinces du pays.

L’une d’elles était l’Ossétie du Sud. C’est là que vivait la minorité ossète, dernière descendante des grands peuples nomades d’origine iranienne, qui était majoritaire dans cette province.

Toujours en vertu de sa politique hypernationaliste, le gouvernement central annonça son intention d’abolir la province d’Ossétie du Sud en la fusionnant avec la province voisine (la Karthlie supérieure), beaucoup plus populeuse.

Résultat ? Les Ossètes n’auraient formés qu’environ quinze pour cent de la population de la Karthlie supérieure agrandie (où leur langue n’aurait plus été enseignée). Ce qui provoqua l’indépendance de l’Ossétie du Sud, une indépendance validée par voie référendaire en 1992.

Par la suite, la république indépendante d’Ossétie du Sud devint de facto un protectorat russe.

Mais en 2008, le gouvernement géorgien donna l’ordre à ses forces armées d’envahir cette province sécessionniste. Aussitôt, le parlement de cette dernière demande la protection de la Russie.

Depuis le Sommet mondial de l’Onu (tenu trois ans plus tôt), la Responsabilité de protéger (R2P) fait partie du Droit international. C’est ce qui permit à la Russie d’envahir l’Ossétie du Sud à la demande de son gouvernement.

La guerre russo-georgienne qui s’en suivit dura du 7 au 16 aout 2008. Pour l’armée géorgienne, cette guerre fut un désastre.

Non seulement une partie considérable de son matériel fut anéantie, mais elle fut totalement empêchée d’envahir la province sécessionniste.

L’armée russe avança même jusqu’à une trentaine de kilomètres de la capitale géorgienne pour ensuite se retirer volontairement à l’intérieur des frontières ossètes. Ce qui était une manière implicite de dire au gouvernement géorgien : ‘Nous aurions pu vous conquérir. Que cela vous serve de leçon.’

La Géorgie porte plainte

Le 22 aout 2018, la Géorgie porta plainte contre la Russie devant la CEDH. À l’époque, les deux pays en étaient membres.

La Géorgie fit valoir que l’érection d’une frontière entre l’Ossétie du Sud et le reste du pays entraina un certain nombre de violations des droits de la personne, dont la perte de vie ou l’arrestation des personnes qui tentaient de la traverser, la séparation des familles qui vivaient de part et d’autre de la frontière, et la perte — pour les Géorgiens demeurés dans le reste du pays — de la jouissance de leurs biens en Ossétie du Sud, etc.

Le 14 octobre 2025, dans son jugement final à ce sujet, la CEDH condamnait la Russie à payer la somme de 253 millions d’euros au gouvernement géorgien (au nom des victimes).

Les conséquences

La ‘frontiérisation’ de l’Ossétie du Nord a pénalisé moins de trente-mille Géorgiens. Par contre, ce nouveau délit a pénalisé des millions de personnes en Ukraine.

Si la CEDH avait eu à sévir contre la ‘frontiérisation’ dans ce pays, on peut extrapoler que la sanction infligée à la Russie représenterait des sommes considérables.

Toutefois, en juin 2022, la Russie adoptait une loi selon laquelle elle n’appliquera pas les décisions de la CEDH prises après le 15 mars 2022, date à laquelle elle a quitté le Conseil de l’Europe.

En principe, cela signifie que la sanction du 24 octobre 2025 et toutes les autres qui pourraient suivre demeureront sans effet… à moins que la Russie perde la guerre russo-ukrainienne et soit forcée d’abroger sa loi de juin 2022.

Ce qui est peu probable.

Références :
Cour européenne des droits de l’homme
Décision de la CEDG
ECtHR Orders Russia to Pay Georgia 253 Million Euros Over Post-2008 War Rights Violations
La Géorgie (2e partie) : le sommet de Bucarest et la guerre
Résumé de la décision de la CEDG

Pour consulter en ordre chronologique tous les textes de cette série consacrée à l’histoire récente de la Géorgie, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Art mural populaire
par Jacques Légaré

Publié le 1 mars 2026 | Temps de lecture : 1 minute








 
En voyage, l’art en toutes ses avenues quasi illimitées m’est comme une drogue.

Je les chasse et traque partout, à tous les coins de rue. Hérodote fut le tout premier. Et Pausanias le deuxième si ma mémoire est bonne.

Ici au Laos, l’art mural est dans les quartiers pauvres, là dans la décoration recherchée chez les restaurateurs raffinés ou l’artisanat bien choisi dans les lobbys d’hôtel

Ailleurs, au hasard de coups de chance et en manifestations multiformes.

L’art, minuscule ou monumental, est un code d’humanité caché qu’ouvre l’imagination toute fouineuse du psychohistorien.

Dans les visages surtout, observés de très près, se livrent l’émotion fugace ou le sentiment durable, et même le caractère personnel permanent.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Du square Dorchester à la place du Canada

Publié le 27 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes


Monument aux héros de la guerre des Bœurs (1907)

Érigé pour rendre hommage aux soldats canadiens morts au cours de la seconde guerre des Bœurs, cette œuvre est du sculpteur québécois George-William Hill, le plus en vue au Canada au tournant du XXe siècle.

Elle représente un cheval cabré retenu par la bride par son cavalier à pied. C’est la seule statue équestre de Montréal et l’une des rares au Canada.

Lion de Belfort (1897)

Du même sculpteur, le Lion de Belfort est inspiré librement de la sculpture monumentale (dix fois plus grande) créée à Belfort (en France) par Frédéric-Auguste Bartoldi (celui qui a dessiné la Statue de la Liberté, réalisée à New York par Gustave Eiffel).

Baldaquin d’un monument

Depuis que des activistes ont — Dieu merci ! — renversé la statue de Sir John-A. Macdonald, le baldaquin du monument érigé en 1895 en sa mémoire est demeuré vide.

Sieste à la place du Canada
Vue arrière de la coupole de la basilique Marie-Reine-du-Monde

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’aide d’Ottawa à Cuba est insuffisante

Publié le 26 février 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Alors que l’ex-premier ministre Pierre-Elliott Trudeau (le père de l’autre) avait développé d’excellentes relations avec Cuba au point de devenir un ami personnel de Fidel Castro, son fils a détruit ce capital de sympathie par son désir narcissique de se définir comme un champion international des droits de la personne.

Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, la grenouille canadienne a cessé de se croire aussi grosse que le bœuf américain.

En raison de l’attitude plus pragmatique de Mark Carney, le gouvernement canadien annonçait hier sa décision d’accorder huit-millions de dollars d’aide à Cuba. Ottawa espère pouvoir acheminer cette somme par l’intermédiaire des agences des Nations unies.

Peu importe le canal par lequel cette aide se rendra, elle est la bienvenue. Mais elle est insuffisante.

Dans le texte qui suit, nous envisagerons cette question non pas d’un point de vue humanitaire, mais du strict point de vue des intérêts canadiens.

Nos intérêts à Cuba

Jusqu’ici, Ottawa a gaspillé des milliards de dollars pour soutenir l’Ukraine dans une guerre perdue d’avance.

Pourtant, ce pays ne vend au Canada aucun produit essentiel à notre économie et, en contrepartie, l’Ukraine a toujours été un marché d’exportation insignifiant pour le Canada.

Par contre, les entreprises canadiennes ont investi des milliards de dollars dans les infrastructures touristiques de Cuba.

À titre d’exemple, l’ile de Cayo Largo — où n’existe aucun peuplement cubain permanent — est le lieu d’implantation d’une dizaine de complexes touristiques détenus conjointement par une entreprise d’État (le groupe hôtelier Gran Caribe) et le grossiste en voyages Sunwing (détenue par la compagnie aérienne WestJet).

En raison des investissements canadiens dans l’électrification des transports de l’ile et l’abondance des panneaux solaires, les Canadiens qui y séjournent vivent protégés de la grande majorité des vicissitudes qui font partie du quotidien des habitants de l’ile principale de Cuba.

Ces jours-ci, Sunwing perd quotidiennement des millions de dollars en raison de la fermeture forcée de ses installations.

Et puisque les tout inclus ailleurs qu’à Cuba sont sensiblement plus dispendieux, beaucoup de voyageurs ont renoncé à leurs vacances hivernales, privant Air Canada, Air Transat et WestJet de millions de dollars de revenus.

Et ce, sans compter les pertes subies par les agences de voyage.

Une occasion d’aider Cuba à s’électrifier

La transition énergétique coute cher. Voilà sans doute pourquoi Cuba est demeurée si dépendante des hydrocarbures importés. Ceux-ci représentent environ 60 % de sa consommation puisque Cuba est un producteur mineur de pétrole.

Même si Washington a décidé d’alléger son blocus pétrolier contre Cuba, le Canada devrait profiter de cette crise pour acheminer vers ce pays des produits canadiens susceptibles d’aider Cuba à s’électrifier. Un peu comme Sunwing l’a fait à Cayo Largo.

Toutefois, l’électrification de cette dernière s’est faite à l’aide de produits chinois (véhicules électriques, panneaux solaires et accumulateurs électriques destinés à palier les pannes).

L’aide canadienne devrait s’inscrire dans une stratégie industrielle destinée à promouvoir les solutions canadiennes en faveur de la transition énergétique.

Le ministère canadien de l’Industrie devrait normalement posséder une liste exhaustive de toutes des entreprises qui ont quelque chose à proposer pour décarboner l’économie.

Certaines de ces solutions sont couteuses, d’autres moins.

Il serait souhaitable que l’aide canadienne à Cuba — majorée de beaucoup — serve essentiellement à donner un coup de pouce à nos entrepreneurs, tout en aidant le peuple cubain.

N’oublions jamais qu’à la suite de la Seconde Guerre mondiale, le plan Marshall n’avait pas seulement pour but d’aider l’Europe, mais également de la rendre dépendante de la technologie américaine.

Comme quoi l’un n’empêche pas l’autre.

Références :
La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf
Le Canada enverra 8 millions $ d’aide aux Cubains
US to allow Venezuelan oil sales to Cuba as alarm grows in the Caribbean

Complément de lecture : Trump et Cuba : nuire pour nuire

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Alexandre Boulerice : passer du NPD à QS

Publié le 25 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

La rumeur veut que le député fédéral Alexandre Boulerice (du NDP) caresse l’idée de se présenter aux prochaines élections québécoises sous la bannière de Québec Solidaire (QS).

Mais voilà que, selon les statuts de cette formation politique, la circonscription dans laquelle il pourrait se présenter est réservée à une femme ou à une personne non binaire.

Au nom du pragmatisme, certains voudraient que QS renonce à ses principes afin d’accommoder l’actuel député fédéral.

Il s’agit là d’une erreur.

Un parti ne doit pas piler sur ses principes simplement pour attirer un candidat. En somme, ce n’est pas à QS de s’adapter à monsieur Boulerice; c’est plutôt à ce dernier de s’adapter à QS.

Heureusement, cela est relativement facile.

Il suffit d’une brève consultation médicale, puis d’un bon coup de sécateur au bon endroit, pour le faire passer d’Alexandre à Alexandrine Boulerice.

Mais évidemment, à froid, le sécateur, ça fait peur.

Comme solution de rechange, monsieur Boulerice pourrait se convaincre qu’il est ni homme ni femme. En d’autres mots, qu’il est devenu non binaire. Comme par magie. Et puisque personne ne sait ce qui se passe dans la tête de quelqu’un d’autre, qui pourrait mettre en doute sa parole à l’investiture de QS ?

Pour compléter sa nouvelle identité, l’actuel député fédéral pourrait s’adresser au salon de coiffure Salon10 de Longueuil.

Comme la chenille se transformant en papillon, monsieur Boulerice en ressortirait métamorphosé(e) grâce à sa coiffure non genrée. Même en conservant sa moustache et sa barbe, sa femme et ses enfants ne le reconnaitraient plus.

Et c’est ainsi qu’humblement, celui que les affiches électorales de QS présenteront familièrement comme Alex se soumettra aux règles de QS destinées à assurer une représentation équitable de toutes les identités de genre parmi ses candidats.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Ukraine : le quatrième anniversaire d’une guerre inutile

Publié le 24 février 2026 | Temps de lecture : 8 minutes

Introduction

Selon un rapport publié récemment par le Center for Strategic and International Studies, depuis le 1er janvier 2025, l’armée russe a grugé moins de deux pour cent de plus du territoire ukrainien. En somme, l’essentiel de ses avancées date de 2024.

Il serait tentant d’y voir une stagnation du conflit.

En réalité, si le front n’a pas bougé, c’est que la guerre russo-ukrainienne s’est transformée.

Nous verrons ci-après que cette guerre n’a jamais eu pour but la conquête territoriale de l’ensemble de l’Ukraine (contrairement à ce que certains milieux aiment répéter).

Après avoir conquis presque tout ce qu’elle espérait, la Russie a entrepris la destruction fine de ce qui reste de l’effort de guerre ukrainien.

Ce qui signifie deux choses,

Premièrement, couper l’alimentation électrique des ateliers de fabrication des drones et la charge des batteries qui les alimentent.

Dans un autre ordre d’idée, on se rappellera qu’au début de cette guerre, l’Allemagne avait obligé la France à expédier par train ses chars Leclerc vers l’Ukraine par crainte que leur poids abime la chaussée des autoroutes allemandes.

Ce qui signifie que tout le matériel militaire lourd occidental arrive en Ukraine par voie ferroviaire.

La deuxième raison vise donc à la paralysie des trains électriques ukrainiens (les plus performants) qui transportent le matériel militaire occidental vers le front.

Les souffrances que cela occasionne pour la population civile en Ukraine ne sont donc que des dommages collatéraux, selon le jargon technocratique des armées de ce monde.

Après quatre ans de guerre, récapitulons : ce conflit a une cause profonde et un facteur déclenchant.

La cause profonde

La cause profonde est le désir de l’Ukraine d’adhérer à l’Otan.

En 1962, il était inacceptable pour les États-Unis que la Russie déploie à Cuba des ogives nucléaires pointées vers le territoire américain.

Ou, quelques décennies plus tard, tout aussi inacceptable que Saddam Hussein détienne, croyait-on, des armes de destruction massive. Lui dont le pays est pourtant situé à des milliers de kilomètres de l’Europe.

De la même manière, il est inacceptable pour la Russie que ses ennemis militaires puissent déployer dans sa cour arrière des armes susceptibles de l’anéantir.

Puisque le processus d’adhésion à l’Otan prend généralement des années, cela n’explique pas pourquoi c’est le 24 février 2022 que cette guerre a éclaté.

Le facteur déclenchant

Le coup d’État du 20 février 2014 — qu’on appelle en Occident la ‘révolution’ de Maïdan — et l’annonce, quelques semaines plus tard, que la langue russe serait officiellement interdite d’enseignement dans les provinces ukrainiennes peuplées majoritairement de locuteurs russophones ont déclenché une guerre civile dans l’Est du pays.

De 2014 à 2016, le gouvernement de Kyiv payait secrètement des milices néonazies provenant de l’Ouest du pays pour venir tuer la population, principalement russophone, qui vivait dans la partie orientale du pays.

Ce conflit a fait plus de quatorze-mille morts et d’innombrables blessés.

Depuis le Sommet mondial de l’Onu en 2005, la Responsabilité de protéger (R2P) fait partie du Droit international. Cette responsabilité a servi de prétexte à l’Occident pour déclencher la guerre en Syrie.

La Russie aurait pu invoquer cette responsabilité dès 2014. Mais elle s’est fait leurrer par les accords de Minsk en vertu desquels Kyiv s’engageait à respecter les droits de ses minorités linguistiques. Un engagement garanti par l’Allemagne et la France, mais qu’aucun de ces deux pays n’avait la moindre intention de faire respecter.

Comme l’ont avoué plus tard François Hollande et Angela Merkel, tout cela servait à étirer le temps afin de permettre à l’Ukraine de s’armer en vue d’une guerre avec la Russie souhaitée par l’Otan.

L’espoir de Moscou de voir les choses s’améliorer s’est arrêté net quand Volodymyr Zelensky, en vertu d’un décret signé 21 mars 2021, ordonnait à l’armée ukrainienne de donner l’assaut contre la population civile des provinces peuplées majoritairement d’Ukrainiens russophones.

Réalisant qu’on s’était moqué de lui, Poutine ordonna à l’armée russe de masser ses troupes à la frontière ukrainienne à partir d’avril 2021 et déclencha la guerre le 24 février de l’année suivante. Ce déclenchement aurait pu se faire plus tôt ou plus tard; la date exacte n’avait pas d’importance.

Saboter la paix

Depuis quatre ans, les pays européens n’ont pas cessé de saboter toutes les initiatives qui auraient pu déboucher sur une entente entre Kyiv et Moscou.

Dès le début de la guerre, Boris Johnson, alors premier ministre britannique, décourageait l’administration de Zelensky d’entériner l’accord intervenu en Turquie entre les négociateurs russes et ukrainiens.

Depuis, les dirigeants européens ne font que proposer des ‘plans de paix’ qui n’ont aucune chance d’être acceptés et dépenser des dizaines de milliards d’euros afin de financer la poursuite des hostilités.

Le bilan

Pour l’Ukraine

De nos jours, le gouvernement de Kyiv vit sous le respirateur artificiel de l’Occident.

Il n’a plus les ressources fiscales pour payer ses fonctionnaires, ses médecins, ses enseignants, ses policiers, ses éboueurs, ses pensionnés, ses soldats et, de manière générale, tous ceux qui dépendent de l’État.

Plus de la moitié des terres arables d’Ukraine — les plus fertiles d’Europe — sont maintenant la propriété de spéculateurs américains.

La conquête russe des provinces orientales du pays ne représente pas seulement une perte territoriale pour Kyiv; c’est une perte de revenus puisque n’importe quelle usine vétuste du Donbas rapporte bien davantage en taxes et impôts qu’une petite exploitation agricole située dans le reste du pays.

Puisque le temps joue contre l’Ukraine, ce pays risque également de perdre son accès à la mer Noire et devenir ainsi un pays enclavé si la région d’Odessa tombe aux mains de l’armée russe.

Pour l’Europe

Depuis quatre ans, les pays européens ont dépensé des centaines de milliards de dollars à soutenir une guerre perdue d’avance. Des sommes qu’ils n’ont plus pour se préparer aux défis qui les attendent.

Pendant tout ce temps, ils ont maintenu l’illusion (auprès de leurs contribuables) que tout cela serait éventuellement payé par la Russie.

Depuis que le premier ministre belge a révélé publiquement ce que tous les experts en Droit international savaient déjà, le chat est sorti du sac; ce sont les contribuables européens qui paieront la note de la poursuite de ce conflit.

Les dirigeants européens ont fait perdre à leur industrie lourde (sidérurgie, construction automobile, fabrication du verre et industrie chimique) l’avantage concurrentiel que leur donnait l’accès aux hydrocarbures russes (les moins chers au monde).

D’où l’accélération du déclin industriel de l’Europe, couplé au sabotage volontaire de son secteur agricole par le biais d’accords de libre-échange insensés.

Pour la Chine

Lors des deux premières guerres mondiales, l’Europe s’est fait harakiri. Ce qui a propulsé les États-Unis au premier rang des puissances mondiales.

Le 2 mars 2023, l’Institut australien de politique stratégique publiait une étude qui concluait que la recherche chinoise était en avance dans 37 des 44 technologies de pointe étudiées.

Pendant que la Commission européenne s’entête à poursuivre un délire normatif et règlementaire vertueux qui étouffe son économie, et pendant que l’administration de Donald Trump s’applique à prolonger les belles années de l’âge thermo-industriel et à freiner la transition vers le futur, la Chine construit ses routes de la soie et modernise son économie.

On peut facilement présumer d’une Troisième Guerre mondiale — au cours de laquelle les Occidentaux (ce qui comprend les Russes) s’entretueront — rétablira la Chine au premier des puissances économiques mondiales.

Une position qu’elle a occupée pendant des millénaires, plus précisément jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Voilà où nous mènent les va-t-en-guerre que sont une bonne partie des dirigeants occidentaux.

Références :
Après quatre ans de guerre, la ligne de front stagne en Ukraine
La personnalité de l’année 2025
L’engrenage ukrainien
Le statut des provinces ukrainiennes conquises par la Russie
Les Ukrainiens face à la capitulation
Mercosur : la perte de souveraineté alimentaire face à la guerre
Ukraine : l’histoire secrète de la révolution de Maïdan
Ukraine : quand l’Europe sabote les efforts de paix de Trump

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Au square Saint-Louis

Publié le 23 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Monument à Louis-Octave Crémazie

Louis-Octave Crémazie (1827-1879) est un intellectuel et un homme de lettres de Québec qui y fut libraire, écrivain et un poète estimé dans son temps. Par son activité de libraire, il contribua de manière importante à la diffusion au Québec du mouvement romantique français.


Fontaine du square

Au XIXe siècle, la fonderie new-yorkaise J.L. Mott vendait une fontaine publique qui avait la particularité de pouvoir être assemblée à partir d’éléments différents. Ce qui permettait à l’acheteur de se composer une fontaine personnalisée.

À partir du catalogue de cette fonderie, la ville de Montréal commanda la sienne qui, au départ, fut installée au square Viger pour être ensuite relocalisée en 1931 au square Saint-Louis.



Marché aux fleurs

À la même époque que la fontaine du square Viger fut transférée au square Saint-Louis, la vespasienne octogonale du square Viger connut le même sort. À la différence que sa fonction fut modifiée pour devenir une petite boutique.

Buste du poète Émile Nelligan

C’est en 2005 que la sculptrice française Roseline Granet créa ce buste du plus célèbre poète du Québec.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel