FrancoFolies de Montréal — le 15 juin 2019

16 juin 2019

Malgré la pluie, je me suis rendu tôt ce samedi sur le site des FrancoFolies.

Cyril Mokaiesh

À mon arrivée vers 18h30, le lauréat 2012 et 2014 du Coup de Cœur de l’Académie Charles-Cros, Cyril Mokaiesh, présentait ses chansons à texte sur la scène Loto-Québec.

En parallèle, le spectacle prévu de 18h à 19h sur la scène Hydro-Québec — qui devait mettre en vedette les lauréats du concours Ma première Place des Arts — était annulé en raison de la pluie (ce qui est rare).

Chansonneurs de la destination Chanson fleuve
Mélodie Spear (et Émily Landry)
Tom Chicoine
Alex Météore

À 19h, je me suis réfugié au Quartier des Brasseurs de Montréal, la seule scène des FrancoFolies où les auditeurs sont protégés des intempéries.

À tour de rôle, on pouvait y entendre les Chansonneurs (sic) de la destination Chanson fleuve, un collectif de huit musiciens en résidence à Notre-Dame-des-Prairies (près de Joliette)

Caracol

Pendant ce temps, à la Place des Festivals, la musique de pop indie de Caracol fut une agréable surprise.

Laurence Castera

Le troisième des spectacles présentés concurremment de 19h à 20h fut celui de l’auteur-compositeur Laurence Castera, remarqué au télé-crochet La Voix en 2014.

Habituellement, quand les mouchoirs de papier dans mes poches sont complètement imbibés d’eau, c’est le signe qu’il est temps de me réfugier au sec quelque part. De 20h à 22h, à l’intérieur de la Place des Arts, j’ai donc lu une revue que j’avais apportée au cas où, manquant ainsi le spectacle de Dumas auquel j’aurais bien aimé assister.

Fuudge
David Bujold (de Fuudge)

À 22h, la pluie ayant cessé, j’ai passé quelques instants devant la scène Sirius XM pour y entendre le rock énergique et bruyant du groupe Fuudge.

Fouki et ses invités

Après avoir décidé de rentrer à la maison, je fais un détour par la Place des Festivals où, depuis 21h, Fouki et ses invités présentaient du rap devant une foule impressionnante compte tenu de la météo.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (2e, 3e, 4e et 5e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
  1re photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 56 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 120 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 156 mm
  5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 106 mm
  6e  photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 95 mm
  7e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 140 mm
  8e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 4000 — 56 mm
  9e  photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 5000 — 105 mm
10e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 56 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal — le 14 juin 2019

15 juin 2019

À la suite d’une matinée pluvieuse, c’est sous un ciel partiellement dégagé qu’ont commencé les FrancoFolies de Montréal hier soir.

Je m’étais promis d’arriver dès les premiers spectacles de la soirée. Mais des imprévus agréables ont différé mon arrivée au grand spectacle qu’Ariane Moffatt donnait dès 21h à la Place des Festivals.

L’an dernier, la scène Bell était dotée d’un dispositif scénique envahissant, séduisant en lui-même, mais qui créait une compétition visuelle avec les artistes sur scène.

Cette année, cette scène est épurée. Reste à la transformer en écrin pour les spectacles qu’on y donne. Ce qui devrait venir dans les jours qui viennent.

Ariane Moffatt

C’est donc Ariane Moffatt qui a brisé la glace cette année avec un spectacle axé sur ses compositions.

I.D.A.L.G.

Étant amateur de musique plus rock, j’ai quitté Mme Moffatt à la fin de la première moitié de son spectacle (à 22h) pour le punk énergique d’I.D.A.L.G. (qui m’a plu).

Le groupe montréalais est formé des six musiciens suivants : Yuki Berthiaume, Philippe Beauséjour, Félix-Antoine Coutu, Jean-Michel Coutu, Martin Poulin-Légaré et Tommy Johnson.

Yuki Berthiaume

Sur scène, Mme Berthiaume danse et bouge beaucoup. Ce qui fait qu’il est difficile de capter une pose ‘typique’. Je publie donc cette photo pour seul motif qu’elle me plait. Après tout, c’est mon blogue…  😉

KNLO

À 23h, les festivaliers étaient convoqués devant la scène Desjardins pour y entendre le rappeur KNLO et ses invités.

Les Frères à ch’val

Pendant ce temps, sur le site appelé Quartier des Brasseurs de Montréal, le quatuor Les Frères à ch’val — Polo, Gilles Brisebois, François Lalonde et Denis Lavigne — présentait son répertoire s’étendant sur deux décennies.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (5e photo) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 640 — 67 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 3200 — 56 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 210 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 150 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La paille et le plein

14 juin 2019


 
Chaque fois qu’on fait le plein d’essence, cette quantité de pétrole aurait pu servir à fabriquer des milliers de pailles de plastique.

Alors faire le plein et ne pas utiliser de pailles de plastique, c’est mieux que simplement faire le plein. Mais on est au niveau de l’insignifiance; c’est mieux que rien du tout.

C’est par le biais des guerres — toujours ruineuses — dans les pays producteurs de pétrole qu’on oblige ceux-ci à maximiser leur production pétrolière afin d’acheter de l’armement. Ce qui favorise l’excès de l’offre sur la demande d’hydrocarbures.

Cela maintient bas les prix de l’essence au profit des pays dont l’économie est très énergivore et qui sont aussi — Oh! Surprise — des pays producteurs d’armements…

En résumé, la lutte contre le plastique est nécessaire. Mais il faut s’enlever de l’esprit qu’on peut sauver la planète sans révolution.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Améliorer la netteté d’une photo sans augmenter le grain

13 juin 2019

Introduction

En tant que photographe amateur, j’aime expérimenter et essayer différentes techniques.

En feuilletant d’anciens magazines, j’ai trouvé une manière d’améliorer subjectivement la netteté d’une photo sans augmenter le grain de l’image.

Cette méthode n’est possible qu’en utilisant des logiciels capables de superposer plusieurs copies d’une même photo, de traiter chaque copie différemment, et de les combiner selon divers modes de fusion. Dans ce cas-ci, le tout se fait sous Photoshop.

Photo d’origine

La photo qui servira d’exemple a été prise à Lisbonne, dans la petite pièce sombre située à l’arrière de l’Igreja Madre de Deus dans laquelle les religieuses cloitrées assistaient discrètement aux offices.

Les détails de la photo : 1/80 sec.— F/2,8 — ISO 4000 — 9 mm.

Aperçu à 100%

Nous allons concentrer notre attention sur une partie de l’image, agrandie à 100%. Le grain y est très visible dès le départ. Au point d’ensevelir les microdétails de ces sculptures sur bois que l’appareil n’a pas su capter.

Ma préoccupation ici ne sera pas d’enlever le grain de l’image, mais d’éviter de l’accentuer.

Étapes à suivre

Éradication du grain dans la copie

La première étape est de créer une copie de l’image et d’y enlever radicalement le grain.

N’importe quel logiciel fera l’affaire. Le but est de laisser intactes les parties infestées de gain et d’augmenter sélectivement la netteté là où cela fera une différence avantageuse.

Dans ce cas-ci, le logiciel est un module d’appoint DeNoise de Topaz Labs.

Filtre Passe-Haut

La seconde étape est d’appliquer à la copie préalablement lissée le filtre Passe-Haut de Photoshop. Dans l’interface anglaise de Photoshop, ce filtre porte le nom de High Pass.

Rayon du filtre

Sur une photo de 16 mégapixels, j’applique le filtre avec un rayon d’un ou de deux pixels. Sur une image beaucoup plus petite, j’utilise un rayon de 0,5 pixel.

À l’application du filtre, la copie de la photo devient presque uniformément grise. Seuls se distinguent de minuscules zones plus brillantes où la netteté accrue sera appliquée sélectivement.

Combiner en mode Incrustation ou Lumière crue

À la droite de l’interface, dans la palette des calques (c’est ainsi que Photoshop appelle les couches d’images), une liste déroulante permet de choisir le mode de fusion des couches.

Au gout, choisir le mode Incrustation ou Lumière crue (en anglais, Overlay ou Hard Light).

Comparatif des résultats

De gauche à droite dans la photo ci-dessus, voici les résultats obtenus :
• 1 : la photo originelle,
• 2 : le grain accentué par un filtre ordinaire améliorant la netteté,
• 3 : ou la méthode Passe-Haut/Lumière crue,
• 4 : ou la méthode Passe-Haut/Incrustation.

Avant et après

Et pour terminer, on peut comparer les résultats ci-dessous. À gauche, la photo d’origine. À droite, la photo après l’application de filtre Passe-Haut et la fusion en mode Incrustation.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Génocide autochtone et indépendantisme québécois

10 juin 2019
Monument à sir John-A. Macdonald

Introduction

La commission canadienne créée pour faire enquête au sujet des femmes autochtones disparues et assassinées a remis son rapport la semaine dernière.

Ce document a fait scandale pour avoir soutenu que ces meurtres seraient la preuve d’un génocide dont le gouvernement canadien serait responsable.

Les opposants à ce rapport estiment que pour qu’on puisse parler de génocide, il faudrait que les morts aient été planifiées et orchestrées plutôt que d’être simplement une série de cas isolés.

D’autant plus que dans la majorité des cas, l’assassin est un autre autochtone (habituellement un conjoint). Ne devrait-on pas parler plutôt de violence conjugale ? Une violence conjugale qui ne serait qu’une conséquence des problèmes sociaux qui sévissent sur les réserves indiennes ?

Ces reproches sont justifiés mais ratent l’essentiel.

Un débat clos depuis 2013

Au Canada, les peuples autochtones sont régis par un apartheid juridique qui vise à leur extinction.

En 2013, le professeur James Daschuk de l’Université du Manitoba publiait la thèse universitaire intitulée ‘La destruction des Indiens des Plaines. Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone’.

Cette publication de 366 pages est un accablant réquisitoire qui accuse John-A. Macdonald, le père de la confédération canadienne, d’avoir voulu exterminer par la famine les Amérindiens des Prairies.

Bref, il ne subsiste plus aucun doute que depuis la conquête anglaise, le Canada s’est édifié sur la dépossession territoriale violente des peuples autochtones.

C’est depuis la publication de ce livre que l’opinion publique canadienne-anglaise s’est retournée contre Macdonald et que ses statues sont vandalisées d’un bout à l’autre du pays.

Le caractère génocidaire des politiques canadiennes à l’égard des peuples autochtones étant reconnu implicitement par l’actuel premier ministre du Canada, le rapport au sujet des femmes autochtones ne fait que documenter les conséquences sociales de cette oppression.

Parmi la panoplie des moyens génocidaires longtemps utilisés, rappelons la stérilisation forcée des Amérindiennes, pratiquée couramment dans les provinces de l’Ouest jusque dans les années 1970. Par exemple, une Autochtone admise à l’hôpital pour une appendicite en sortait stérile sans savoir pourquoi.

Le colonialisme français au Canada

Ailleurs dans le monde, le colonialisme français ne se distingue pas des autres.

Mais en Nouvelle-France, ce colonialisme a adopté un ‘modèle d’affaires’ complètement différent en raison du fait que l’économie des peuples autochtones d’Amérique du Nord était essentiellement une économie de subsistance qui ne générait pas des trésors que des conquérants pouvaient piller.

Du point de vue économique, ce qui intéressait Paris, c’était essentiellement la traite des fourrures au Canada. Ce qui nécessitait des relations harmonieuses avec les peuples avec lesquels la France entretenait le commerce de la pelleterie.

Depuis les écrits de l’historien David Hackett-Fisher, on sait qu’à cela, il faut ajouter les motivations mystiques et utopistes des premiers responsables du peuplement de la colonie.

Pour ceux-ci, la richesse de la Nouvelle-France, ce n’est pas la présence de métaux précieux, mais son réservoir d’âmes à convertir. Non pas par la force, mais par un prosélytisme insistant, mais relativement bienveillant.

Il s’agit là d’une différence fondamentale entre le colonialisme français en Amérique du Nord et les colonialismes anglais, espagnol et portugais.

Doit-on défendre l’Honneur du Canada ?

Le Canada est un pays méprisable justement pour ses politiques racistes à l’égard des peuples autochtones.

Quelle aubaine pour ceux qui militent pour qu’on se libère de l’État pétrolier canadien afin de créer un pays infiniment mieux.

Les Indépendantistes ne doivent jamais rater une occasion d’être solidaires des peuples autochtones du Québec lorsque cela est justifié. Or c’est le cas ici.

Ce n’est pas parce que le rapport pointe un doigt accusateur contre les collabos québécois des politiques fédérales que nous devons nous sentir interpelés et défendre l’indéfendable.

En somme, le message que nous devons adresser aux peuples autochtones du Québec, c’est que nous sommes les descendants spirituels de Samuel de Champlain et non de John-A. Macdonald.

Dans l’esprit des Autochtones québécois comme dans le nôtre, il doit être évident que l’indépendance du Québec est autant notre libération que la leur.

À chercher des puces dans ce rapport, on sème le doute dans l’esprit de nos concitoyens autochtones suggérant qu’après l’indépendance, le gouvernement québécois ne serait qu’un nouvel Ottawa pour eux.

Conclusion

Dresser le peuple francoQuébécois contre les peuples autochtones du Québec, c’est faire le jeu des Fédéralistes.

Références :
Colonisation et esclavage en Nouvelle-France
La communauté médicale dénonce les stérilisations forcées
Le poids des mots
L’invention des races humaines
Nettoyer la statue de Macdonald, un gaspillage des fonds publics
Un lexique pour mieux comprendre le rapport de l’ENFFADA

Complément de lecture :
Gabriel Sagard en Huronie

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La cuisine de rue en vedette les premiers vendredis du mois

9 juin 2019

Tous les premiers vendredis du mois, de juin à octobre, l’esplanade du stade olympique de Montréal est le site du plus important rassemblement de cantines mobiles au Canada.

Le premier de ces rendez-vous était donc vendredi dernier.

De 16h à 23h, une cinquantaine de cantines attendaient un public principalement composé de jeunes couples ou de jeunes familles.

À l’heure où les photos ci-dessous ont été prises — entre 20h45 et 21h10 vendredi dernier — des milliers de personnes se sustentaient encore, malgré l’heure, dans une atmosphère amicale et sans prétention.

Vue générale
Dilallo Burger
St Jacöb
Blue Homard
Poutine F.A.C.T.O.R.Y
ô sœurs volantes
Boîte à Fromages
Mr Puffs
Poutine Shack
Le Camion Belgo
Churros Montréal
Da Lillo
MASA
Le Repère des Affamés
Fire Twenty-One Smokin’ Grill Cuisine

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
 1re  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
 2e   photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
 3e   photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
 4e   photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
 5e   photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
 6e   photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1000 — 25 mm
 7e   photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
 8e   photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm
 9e   photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 3200 — 25 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2000 — 25 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
12e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
13e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
14e  photo : 1/200 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
15e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm

Sur le même sujet :
La cuisine de rue à Montréal

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Moyen-Âge, tout près

7 juin 2019
Cliquez sur l’image pour consulter le reportage

Radio-Canada publiait cette semaine un reportage photographique au sujet du rendez-vous annuel que les médiévistes et amateurs de jeux de rôle se donnent à un parc touristique appelé ‘Duché de Bicolline’.

Situé dix-sept kilomètres à l’ouest de Shawinigan et s’étendant sur 1,4 km², ce site récréatif est consacré au jeu de rôle grandeur nature et à son univers médiéval fantastique.

Je vous invite à consulter ce reportage, tant pour l’intérêt de son sujet que pour les photos remarquables qui l’accompagnent (prises par Yoann Dénécé).

Pour plus de détails : Duché de Bicolline

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’invention des races humaines

6 juin 2019

Introduction

Il y eut une époque où la pigmentation de la peau n’était qu’une parmi les nombreuses caractéristiques qui permettaient de distinguer les êtres humains.

Évidemment, il y avait les femmes et hommes, aux attributs vestimentaires et anatomiques très différents. Il y avait aussi les grands et les petits. Les gros et les maigres. Ceux aux yeux noirs, bleus ou gris. Les moustachus, les rasés et les imberbes. Les personnes aux cheveux noirs, châtains, blonds ou blancs.

Pour ce qui est de la peau, elle pouvait être ridée et basanée comme celle du travailleur aux champs ou être lisse et rose comme celle d’une religieuse cloitrée. Et les gens pouvaient avoir différentes carnations, ce qui implique différentes pigmentations cutanées.

Quand le groupe ethnique se fait race

Le mot ‘race’ a toujours été imprécis.

Selon le contexte, le mot pouvait désigner l’ensemble des membres d’une lignée (ex.: ‘Par ses manières, on devinait qu’il était de race noble’), les détenteurs d’une caractéristique physique ou morale (ex.: ‘Rendons hommage à celui qui fut de la race des grands bâtisseurs de la Patrie’), l’appartenance à un groupe ethnique (ex.: ‘Longue vie à la race britannique’), et pouvait même se transformer en insulte (ex.: ‘Race de vipère ! Voilà ce que tu es’).

Dans les trois derniers couplets de l’hymne national canadien —  ceux qu’on ne chante jamais — on fait référence deux fois à la race.

La première fois pour rappeler que le Canadien est né d’une race fière. Et la seconde fois pour en appeler à la loi pour nous guider parmi les races ‘étrangères’.

Le rationalisme du XIXe siècle

Une des grandes obsessions du XIXe siècle fut de comprendre et de chercher à mettre de l’ordre dans le chaos de l’univers.

Dimitri Mendeleïev publie en 1869 son tableau périodique des éléments. Tout le règne minéral y trouve sa place, y compris des métaux alors inconnus.

À la suite des travaux du naturaliste Carl von Linné, des botanistes et des naturalistes s’affairent à découvrir des espèces vivantes et à les hiérarchiser soigneusement en règnes, en embranchements, en classes, en ordres, en familles, en genres et en espèces.

Linné fut le premier à suggérer l’existence de variétés humaines (comme il y avait des races canines), sans suggérer que certaines variétés étaient supérieures à d’autres.

Contrairement à d’autres caractéristiques physiques — retrouvées de manière variable au sein de tous les peuples — la couleur de la peau était une caractéristique spécifique des membres d’une même population.

D’où l’idée que cette caractéristique, associée à la morphologie (largeur du nez, protubérance de l’arcade sourcilière, forme des yeux, etc.) permettait de classer les êtres humains en différentes races.

À l’époque, cette démarche scientifique était soutenue par les pouvoirs publics car elle donnait une justification morale à la domination des Européens sur les peuples des colonies, notamment en Afrique.

La renaissance du racisme

Le grand paradoxe des pays au lourd passé colonial (comme le Canada et les États-Unis), c’est que même en tentant d’échapper à un passé qu’ils jugent honteux, la population de ces pays perpétue l’importance démesurée attachée à la pigmentation de la peau.

C’est ainsi qu’on croit faire mieux en parlant, non pas de races, mais plutôt de ‘peuples racisés’. Ce néologisme signifie ‘peuples à qui une race a été attribuée…’. (sous-entendu : ‘…par ceux qui croient faussement au concept de race’).

Malheureusement, l’utilisation d’euphémismes ou de néologismes pour parler de collectivités définies selon la pigmentation de leur peau perpétue l’importance excessive accordée à cette pigmentation, un excès qui est à la base même du racisme.

Minorités visibles désigne les ‘non Blancs’ dans une société majoritairement blanche. Entre nous, a-t-on déjà vu un être humain invisible ? Il s’agit donc ici d’un pléonasme puisque toutes les minorités raciales sont visibles.

De la même manière, on parlera d’Afro-Américains — une désignation basée sur la géographie — plutôt que sur la pigmentation de la peau.

Le problème, c’est qu’en réalité, le mot ‘Afro-Américain’ signifie ‘Noir’.

Voilà pourquoi un Algérien qui émigre aux États-Unis ne sera jamais un Afro-Américain — même si l’Algérie est en Afrique — si la couleur de sa peau est seulement olivâtre.

Quant au concept d’appropriation culturelle appliquée aux arts de la scène, c’est une manière de perpétuer le racisme anglo-saxon et sa manie de créer des zones d’exclusion pour ceux dont la couleur de la peau n’est pas la bonne.

Conclusion

L’isolement géographique, l’interdiction des mariages interreligieux, et la peine de mort infligée aux coupables de relations sexuelles interraciales maintenaient autrefois la spécificité de la pigmentation cutanée comme vecteur identitaire.

Mais l’abolition de la ségrégation raciale et l’immigration intercontinentale ont brouillé les contours de la race.

S’il est facile de qualifier de ‘Métis’ ou de ‘Mulâtres’ ceux issus d’un premier croisement interethnique, ces mots perdent leur sens après une multitude de croisements qui ont considérablement ‘dilué’ les caractéristiques qui les définissaient.

À partir de quelle pigmentation cutanée cesse-t-on d’être un Blanc ? À partir de quelle ‘dilution génétique’ cesse-t-on d’être Noir ?

Depuis le séquençage du génome humain en 2004, on sait qu’un Blanc typique et un Noir ‘pure race’ ont en commun entre 99,5% et 99,9% de leurs chromosomes. Or cette proportion est la même entre deux membres d’une même ‘race’.

Références :
Carmen vs SLĀV
Histoire du racisme
Ô Canada et la laïcité
Race humaine
Y-a-t-il des races humaines ? Pourquoi autant de couleurs de peau ?

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| Racisme, Sociologie | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Pétrole traversant le Québec: l’anesthésie péquiste

3 juin 2019
Puits de pétrole

Introduction

En vertu de la Canadian Constitution de 1982, le transport interprovincial de marchandise est un domaine de compétence constitutionnelle du fédéral.

Depuis 2015, c’est un des messages que ce blogue répète inlassablement.

Selon le British North America Act de 1867 — et la constitution de 1982 qui en découle — les provinces n’ont que des pouvoirs locaux alors que tout ce qui est transprovincial tombe sous l’autorité exclusive du gouvernement central.

C’est logique.

L’intérêt du Canada

Pour bien comprendre quelqu’un, il faut se mettre à sa place.

Après l’Arabie saoudite et le Venezuela, le Canada occupe le troisième rang mondial quant aux réserves exploitables de pétrole (173 milliards de barils).

Dans cinquante ans, il est possible que l’économie mondiale soit devenue postpétrolière et que cette ressource n’ait plus aucune valeur.

D’ici là, indépendamment de toute considération environnementale, l’intérêt économique du pays est de s’enrichir en vendant le pétrole pendant que cette ressource naturelle vaut encore quelque chose.

Voilà ce que pensent massivement les angloCanadiens. De plus, l’immense majorité des automobilistes québécois préfèrent même carburer au pétrole de l’Ouest, de préférence à n’importe quel autre.

Bref, la production pétrolière au Canada augmentera inexorablement, que cela nous plaise ou non.

Le déni des politiciens québécois

En 2016, Jean-François Lisée soutenait que le Québec possédait les moyens d’empêcher la construction d’oléoducs traversant son territoire, un bluff que j’avais aussitôt critiqué.

J’écrivais : «…les seules manières d’empêcher la construction d’Énergie-Est, ce sont soit l’indépendance du Québec ou des cours pétroliers tellement bas qu’ils rendent cette construction non rentable.»

Et au sujet de ce bluff, je précisais :

« La principale faille idéologique du PQ, c’est de faire croire aux Québécois qu’on peut obtenir à peu près tous les avantages de l’indépendance sans avoir besoin de la faire.»

C’est ce message que j’ai livré à la plénière du XVIIe Congrès national du PQ, suscitant un profond malaise.

La fin des illusions

La Cour d’appel de la Colombie-Britannique est la plus haute instance juridique de cette province; seule la Cour suprême du Canada peut casser ses décisions.

Ses juges sont nommés par le gouvernement de cette province.

Dans une décision unanime rendue le 24 mai dernier, les cinq juges de ce tribunal ont tranché; la province ne possède aucun pouvoir de bloquer le passage d’oléoducs sur son territoire.

La Colombie-Britannique se propose de porter cette cause en appel.

La Cour suprême du Canada est le bras judiciaire de l’État canadien; elle a intérêt à refuser d’entendre l’appel puisque l’odieux de la décision repose alors sur les épaules d’une cour provinciale.

La résurrection d’Énergie Est

Vers 2030, l’augmentation prévue de la production pétrolière canadienne dépassera les capacités des pipelines Trans-Mountain et Keystone.

Dans les années qui précèderont cette date fatidique, il faudra envisager la construction d’un troisième pipeline afin d’éviter la saturation du réseau.

Après un pipeline vers l’Ouest débouchant sur l’océan Pacifique (Trans-Mountain), après un pipeline vers les États-Unis (Keystone), on complétera le dispositif par l’ajout d’un troisième pipeline vers l’Est, jusqu’à l’océan Atlantique. En clair, on ressuscita le projet Énergie Est, possiblement sous un autre nom.

Si le gouvernement canadien a eu l’audace de faire adopter une nouvelle constitution sans le Québec en 1982, il faut être naïf pour croire que l’opposition du gouvernement québécois empêchera Ottawa de nous passer ce pipeline sur le corps.

Un dernier aveuglement

Le député péquiste Sylvain Gaudreau est très fier d’avoir été à l’origine d’une résolution adoptée unanimement par l’Assemblée nationale du Québec le 28 mai dernier, soit quatre jours après la décision de la Cour d’appel de Colombie-Britannique.

Essentiellement, cette résolution est un appui du Québec à la lutte juridique que mène cette province contre le projet Trans-Mountain.

En préambule, la résolution réitère que l’Assemblée nationale est souveraine sur son territoire et rappelle que tout projet pouvant avoir un impact environnemental — notamment ceux ayant trait au transport d’hydrocarbures — ne peut aller de l’avant sans l’accord du gouvernement du Québec.

De toute évidence, les députés de l’Assemblée nationale vivent dans le déni.

Conclusion

Le doute ou le déni est souvent la première réaction qu’on éprouve lorsqu’on apprend une nouvelle qui ne nous convient pas.

Cela est vrai des particuliers comme des peuples.

Si le PQ prêchait depuis des années que seul un Québec indépendant peut empêcher un pipeline de traverser son territoire, la décision de la Cour d’appel de Colombie-Britannique serait une preuve susceptible de réveiller les sceptiques.

Au lieu de cela, cette décision juridique est sans effet sur l’opinion publique québécoise puisque la résolution péquiste à l’Assemblée nationale a pour effet de nous aveugler.

En réalité, du point de vue environnemental, le choix entre le fédéralisme et l’indépendantisme se résume entre le financement obligatoire (par nos impôts) du Nation Building de l’État pétrolier canadien ou la création d’un pays moderne, respectueux de l’environnement et conforme à ce que nous aspirons à être.

Il serait temps que le PQ nous parle comme à des adultes.

Références :
Décision de la Cour d’appel de la Colombie-Britannique (en anglais)
La Colombie-Britannique ne peut pas bloquer Trans Mountain
La sainte citation
Le PQ et Énergie-Est
Pétrole et élections : un rendez-vous manqué avec le destin
Procès-verbal de l’Assemblée nationale
Sondage : des Québécois préfèrent le pétrole de l’Ouest

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2 juin 2019
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2e  photo : 1/500 sec. — F/3,7 — ISO 200 — 15 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 9 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/3,4 — ISO 200 — 14 mm

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