L’orchidée aux feuilles d’or

Publié le 9 mai 2023 | Temps de lecture : 1 minute
Phalaenopsis equestris x P. equestris ‘Riverbend’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre bleu FS KB20 + filtre FS VertX1a + filtre GRB3/KG3 [1mm d’épaisseur] — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 31 mm. Balance des blancs automatique. Post-traitement : augmentation de la netteté et ajout de vignetage.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le pré-traitement photographique

Publié le 30 novembre 2022 | Temps de lecture : 7 minutes

Introduction

À l’époque de la photographie argentique — c’est-à-dire de la photographie sur pellicule — les photos étaient développées de manière artisanale en chambre noire ou de manière commerciale en laboratoire.

En modifiant le temps de développement d’une image, on pouvait corriger un défaut d’exposition. Ce défaut pouvait être généralisé ou localisé.

En photographie numérique, on peut appliquer en quelques secondes des changements qui auraient pris un temps considérable en chambre noire.

On considère généralement que toutes les modifications subies par l’image après son enregistrement sur la carte-mémoire de l’appareil photo constituent du post-traitement.

En réalité, le post-traitement débute après que les photons de l’image aient touché le capteur de l’appareil photo. Donc, avant même que l’image soit enregistrée.

Dans le cas d’un JPEG par exemple, l’application de la balance de blanc déterminée à l’avance par la configuration de l’appareil est du post-traitement au même titre que le changement de la balance de blanc à l’ordinateur.

De la même manière, l’application de filtres artistiques dans le boitier des appareils Olympus, entre la capture de l’image par le capteur et son enregistrement sur la carte-mémoire, est également du post-traitement effectué par l’appareil-photo.

Le pré-traitement

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Avant l’invention de la photo numérique, une scène éclairée par une ampoule électrique possédait une teinte jaunâtre. Celle éclairée par un néon était verdâtre.

Pour corriger ces défauts, on vissait un filtre de couleur au-devant de l’objectif afin de corriger la température de la lumière (exprimée en degrés Kelvin). Cela s’appelait la correction des couleurs.

D’autre part, pour obtenir un flou artistique, le photographe pouvait ajouter de la buée sur la lentille avant de son objectif en y expirant la bouche grande ouverte et en s’empressant de prendre sa photo avant que la buée s’évapore.

Pour éviter cette évaporation, le photographe David Hamilton appliquait plutôt de la gelée de pétrole (Vaseline™) au pourtour d’un filtre transparent vissé à son objectif.

Bref, tout cela peut être qualifié de pré-traitement puisque l’image est traitée avant d’avoir atteint la pellicule (ou le capteur, dans le cas d’une photo numérique).

Pré- et post-traitement en photographie infrarouge

Autrefois couteuse et peu utilisée (sauf à des fins d’espionnage militaire), la photographie infrarouge a pris son essor avec l’avènement de la photographie numérique.

Le capteur d’un appareil photo numérique peut enregistrer non seulement la lumière visible, mais également l’ultraviolet et l’infrarouge.

Pour que les images qu’il capte ressemblent à ce que nos yeux perçoivent, on insère normalement dans le boitier un filtre qui bloque à la fois l’ultraviolet et l’infrarouge pour ne laisser passer que la lumière visible.

L’infrarouge noir et blanc

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En lui retirant le filtre qui bloque l’infrarouge pour le remplacer par un filtre qui, au contraire, bloque la lumière visible, l’appareil photo ne capte alors que l’infrarouge.

D’autre part, pour effectuer de la photosynthèse, la végétation absorbe le rouge et rejette le vert. Ce dernier, rebondissant à nos yeux, fait en sorte que la végétation nous apparait verte.

L’infrarouge correspond à la chaleur du soleil. Tout comme le blanc d’œuf coagulera à la cuisson, l’infrarouge dénature les protéines végétales, dont celles impliquées dans le métabolisme de la plante. Donc, la végétation doit impérativement s’en débarrasser puisque l’infrarouge représente pour elle une menace mortelle.

Et comme la végétation réfléchit beaucoup plus l’infrarouge que la lumière visible, le feuillage des arbres variera de vert moyen à vert foncé sur une photo couleur ordinaire, alors qu’il variera à l’infrarouge de très pâle à très foncé. En somme, le feuillage aura un écart dynamique beaucoup plus grand.

C’est l’avantage de la photographie de paysage en infrarouge et c’est ce qui explique sa popularité, une fois la photo transformée en noir et blanc.

L’infrarouge en fausses couleurs

© 2022 — Baptiste Guillemin, photographe

La photographie numérique a non seulement popularisé l’infrarouge, mais l’a fait bénéficier de techniques de traitement de l’image impossible à obtenir en chambre noire.

La substitution de canal et le recours à des balances des blancs personnalisées ont permis de conférer aux photos infrarouges des teintes éloignées du réalisme photographique.

Toutefois, un des tabous de l’infrarouge en fausses couleurs est que le ciel, s’il est visible sur la photo, doit être bleu. Le reste est sujet à toutes les licences.

L’infrarouge couleur

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C’est vers 2015 qu’un photographe français nommé Yann Philippe a mis au point un filtre qui permet, sur un appareil infrarouge à spectre complet, de mimer l’aspect de l’Aérochrome, une pellicule infrarouge de Kodak (aujourd’hui discontinuée).

Pour ce faire, M. Philippe a testé différentes combinaisons de filtres et en a choisi trois ou quatre qui, superposés, donnaient l’effet recherché.

Ce faisant, Yann Philippe donnait naissance à une nouvelle discipline au sein de l’infrarouge; l’infrarouge couleur.

En comparaison avec l’infrarouge en fausses couleurs, l’infrarouge couleur peut s’obtenir sans post-traitement. Les filtres utilisés laissent passer certaines couleurs et en masquent d’autres. Bref, ils ne révèlent que des couleurs déjà présentes dans l’image.

Photo emblématique de l’infrarouge Rose bonbon

En 2021, un deuxième style d’infrarouge couleur a été mis au point, soit l’infrarouge Rose bonbon.

L’un et l’autre marquent le retour en force du pré-traitement dans l’art photographique.

Pour terminer, précisons que l’infrarouge couleur est un sujet d’expérimentations et de recherche pour de nombreux photographes.

© 2022 — Fedia Le Grill (Filtres utilisés : Lee No 115 Peacock Blue + GRB3)

Parmi ceux-ci, mentionnons Fedia Le Grill — photographe d’avant-garde œuvrant en Bretagne — qui a exploré l’utilisation en infrarouge des filtres Lee, conçus pour les éclairagistes de scène.

Conclusion

Contrairement au post-traitement — qui aboutit généralement à du noir et blanc ou à une photo en fausses couleurs — le pré-traitement est la voie de l’avenir pour la photographie infrarouge.

D’une part parce que l’austérité du noir et blanc condamne son esthétique à une audience limitée.

Et d’autre part parce que le post-traitement en fausses couleurs nécessite une connaissance des techniques avancées des logiciels de traitement de l’image. En particulier, la substitution de canal est l’arme atomique de la retouche photographique, une arme auquel aucun photographe ne recourt normalement.

À l’opposé, le pré-traitement photographique est d’une désarmante simplicité puisqu’il correspond à du ‘prêt-à-porter’ chromatique; il suffit de visser les filtres qui correspondent à une ‘recette’ infrarouge (l’IR Chrome ou le Rose bonbon, par exemple) pour obtenir l’effet souhaité.

Et dans le bouillonnement des trouvailles qu’on peut déjà observer sur les forums consacrés à la photographie infrarouge, on peut s’attendre à ce qu’émergent des styles standardisés d’infrarouge couleur qui attireront un nombre croissant de personnes vers cette discipline photographique.

C’est dans ce sens que le pré-traitement est destiné à une grande popularité en infrarouge puisqu’il libère le photographe de l’obligation d’être un gourou de Photoshop pour pouvoir s’exprimer dans cette discipline.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Quartier international – 2e partie

Publié le 20 octobre 2022 | Temps de lecture : 3 minutes
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Le deuxième de cette série consacrée au Quartier international présente les environs de l’extrémité ouest de l’avenue Viger.
 



 
Notre premier arrêt (le point rouge No 1 sur la carte) est à l’hôtel Humaniti. Sa terrasse est décorée du mobile Hanima (2021) de Marc Séguin.

Pourquoi trois photos consacrées à cette sculpture ? Tout simplement parce que je n’arrivais pas à décider quelle choisir.

La Joute (1969), de Jean-Paul Riopelle

Un peu de biais, face à la terrasse de l’hôtel Humaniti, entre le Palais des Congrès et le siège social de la Caisse de dépôt et placement, se trouve la place Jean-Paul-Riopelle (le point rouge No 2).

C’est là qu’on peut voir la sculpture-fontaine Le Joute, donnée au Musée d’Art contemporain de Montréal par un groupe de radiologistes passionnés par l’œuvre du sculpteur Jean-Paul Riopelle.

L’œuvre comporte un anneau de feu qui s’allume à certaines heures de la soirée.

Simple fouet en taïchi (1988), du sculpteur taïwanais Ju Ming

Un peu plus à l’ouest, toujours le long de l’avenue Viger, on rencontre l’extrémité nord du Square Victoria (le point rouge No 3). On y trouve la sculpture ci-dessus.
 


 
Le Complexe Maisonneuve comprend deux tours jumelles dont l’extérieur est en aluminium poli et en verre; à l’ouest, le 700 de La Gauchetière (autrefois connue sous le nom de Tour Bell Canada) et à l’est, la Tour de la Banque Nationale.

Entre les deux, on a aménagé un petit oasis de verdure pour permettre aux employés de se restaurer ou de se prélasser (le point rouge No 4).

Le côté sud de ce minuscule parc offre une vue intéressante des environs, d’où se dresse la Tour de la Banque Royale (construite en 1927).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu KB20 + filtre bleu 80C d’Hoya + filtre polarisant PL-CIR d’Hoya (4e photo seulement)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 12 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
7e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Astilbe

Publié le 14 juillet 2022 | Temps de lecture : 1 minute


 
Je ne suis pas très friand de l’infrarouge couleur en botanique. Parce que tout y est rouge ou magenta.

La photo sera intéressante lorsqu’elle comporte de grands écarts de tonalité (c’est-à-dire lorsqu’il y a de grandes différences de luminosité entre ce qui est pâle et ce qui est foncé).

On peut alors la transformer en blanc et noir ou ici telle quelle, comme s’il s’agissait d’une photo monochrome.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet + filtre polarisant PL-CIR d’Hoya — 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

Post traitement avec Sharpen AI et Adjust de Topaz Labs.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges – 2e partie

Publié le 23 septembre 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Monument de la famille Rémillard

Ce monument est un bel exemple de pathétisme dans la statuaire mortuaire.

Monument de la famille de Napoléon Beauchamp

À l’inverse, ce monument est marqué par une solennité dépourvue de sentimentalité.

Monument funéraire de Camillien Houde

Inspiré du tombeau en marbre de Napoléon Bonaparte, voici le monument funéraire de Camillien Houde. Il fut maire de Montréal à quatre reprises, entre 1928 et 1954.

Caveau de la famille Murphy & Baker
Monument de la famille Masson

Bel exemple de style Art nouveau (on pense à Gustav Klimt), le monument de la famille Masson semble représenter une âme extasiée devant la Croix du Christ. En réalité, cette dernière n’a pas de rapport, ayant été élevée pour honorer la mémoire de Napoléon-Georges Valiquette.

Vierge à l’Enfant sur la pierre tombale de Pamphile-Réal Du Tremblay et d’Angelina Berthiaume
Une allée du cimetière

(à suivre)

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Omega
1re photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 36 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 23 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1600 — 14 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1600 — 26 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,3 — ISO 400 — 30 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Redécouvrir son centre-ville

Publié le 2 juillet 2021 | Temps de lecture : 1 minute
Le parterre du Quartier des spectacles
Sur la promenade des Artistes
À l’entrée ouest de la Place des Arts
À l’esplanade de la Place des Arts
À la place des Festivals
Monument aux Héros de la guerre des Boers (seul monument équestre de Montréal)
Rue Sherbrooke, à l’intersection de l’avenue McGill College

Après des mois de confinement ou de télétravail, quel plaisir de retrouver le centre-ville de Montréal.

Et pour le voir avec un regard nouveau, quoi de mieux que de le regarder à l’infrarouge rose bonbon amélioré…

(Note : comme d’habitude, on cliquera sur une image pour l’agrandir).

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 20 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 20 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1250 — 20 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1250 — 20 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 20 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm

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L’infrarouge rose bonbon

Publié le 11 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute


Après l’infrarouge pamplemousse rose (créé à l’aide d’un filtre bleu 80A), et l’infrarouge rose rétro (créé à l’aide d’un filtre vert jaunâtre), je vous présente aujourd’hui l’infrarouge rose bonbon.

Toujours capté par un appareil infrarouge à spectre complet, il faut cette fois utiliser deux filtres superposés : un filtre vert jaunâtre et un filtre bleu de cobalt.

Détails techniques des photos : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20
1re photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 20 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 20 mm

Postscriptum : Deux semaines après la publication de ce texte, j’ai amélioré mon procédé en ajoutant un troisième filtre, soit un filtre bleu 80A. Le résultat est encore plus distinctif.

Voir : L’infrarouge rose bonbon amélioré

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L’infrarouge pamplemousse rose

Publié le 26 mai 2021 | Temps de lecture : 2 minutes

Je me suis récemment acheté un appareil photo infrarouge.

Je ne me rappelle plus très bien quand le précédent avait rendu l’âme; les dernières photos de lui ont été publiées sur ce blogue en octobre 2017.

Ce matin, j’ai reçu par la poste un des filtres qui me manquaient pour partir à l’aventure. Or justement, avec une température extérieure de plus de 30°C, quoi de mieux que de profiter de la fraicheur du Jardin botanique de Montréal.
 


 
Mes appareils infrarouges précédents captaient exclusivement le rayonnement infrarouge. À spectre complet, mon nouvel appareil capte l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge.

Il suffit de visser un filtre à l’objectif pour photographier l’un, l’autre ou les deux.

Dans ce cas-ci, le filtre utilisé est un filtre bleu 80A.

En photographie argentique, ce filtre était populaire corriger la couleur jaunâtre des scènes éclairées par des ampoules électriques au tungstène.

Sur un appareil infrarouge à spectre complet, son utilisation donne des résultats étonnants qui ne semblent pas avoir été documentés jusqu’ici.

Sous un ciel nuageux, la végétation adopte des teintes brunâtres. Mais par journée radieuse, l’infrarouge pamplemousse rose révèle tout son intérêt.

(Note: on cliquera sur une image pour l’agrandir)
 




 
Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre bleu 80A d’Omega
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 14 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/3,5 — ISO 160 — 14 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 160 — 45 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 14 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 14 mm
6e  photo : 1/640 sec. — F/3,5 — ISO 160 — 14 mm

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Photos infrarouges de la promenade des glaciers – 3e partie (fin)

Publié le 13 septembre 2016 | Temps de lecture : 1 minute







 
Si Cuba est un paradis pour celui qui veut faire de la photographie de rue, les montagnes Rocheuses canadiennes sont un paradis pour l’amateur de photographie infrarouge.

Détails techniques : Panasonic GH1 transformé en appareil infrarouge de 720nm, objectif Lumix 12-42mm II
1re photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 42 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 42 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/4,7 — ISO 100 — 22 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 42 mm
5e  photo : 1/250 sec. — F/5,5 — ISO 100 — 35 mm
6e  photo : 1/200 sec. — F/5,3 — ISO 100 — 26 mm

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Photos infrarouges de la promenade des glaciers – 2e partie

Publié le 12 septembre 2016 | Temps de lecture : 2 minutes

Les habitués de ce blogue le savent déjà : un de mes grands plaisirs en voyage est de prendre des photos infrarouges.

Or la promenade des glaciers, en Alberta, est particulièrement propice à la photographie infrarouge. Et ce pour deux raisons.

Un objet est noir lorsqu’il absorbe totalement la lumière et de ce fait, ne réfléchit rien à nos yeux. C’est la même chose pour un appareil photo; celui-ci n’enregistre que la lumière réfléchie.

Les conifères absorbent une bonne partie de la lumière visible : voilà pourquoi ils sont donc généralement foncés. Toutefois, ils rejettent une proportion beaucoup plus grande d’infrarouge. Or la moitié de la lumière solaire est composée de rayonnement infrarouge.

Conséquemment, en lumière visible, les conifères se répartissent dans différentes teintes de vert, allant du vert moyen au vert foncé.

Par contre, pour l’appareil capable de capter l’infrarouge, les conifères expriment toutes les teintes de gris, du très pâle au très foncé, selon l’intensité du rayonnement auquel ils sont soumis.

Ce qui donne une gamme de tonalité très étendue et des résultats spectaculaires.

La deuxième raison vient du fait que les petites particules en suspension dans l’air font dévier la lumière visible et créent un brouillard bleuté qui affecte les paysages lointains.

Ce brouillard est totalement transparent à l’infrarouge. Ce qui signifie que les paysages sont parfaitement nets de près comme de loin.
 







 
Détails techniques : Panasonic GH1 transformé en appareil infrarouge de 720nm, objectif Lumix 12-42mm II
1re photo : 1/160 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/4,7 — ISO 100 — 25 mm
3e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 18 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/4,4 — ISO 100 — 20 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm
6e  photo : 1/1000 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm
7e  photo : 1/400 sec. — F/5,3 — ISO 100 — 25 mm

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