Violence coloniale actuelle en Cisjordanie

Publié le 26 janvier 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
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La Palestine est cette partie du Proche-Orient qui comprend l’État d’Israël et les territoires palestiniens occupés par celui-ci.

Les territoires palestiniens se trouvent de part et d’autre d’Israël. Ils comprennent la bande de Gaza (au sud-ouest, mesurant 365 km²) et la Cisjordanie (à l’est, d’une superficie de 5 860 km²).

Le présent texte concerne le plus étendu des territoires palestiniens, soit la Cisjordanie.

Plus tôt cette semaine, une douzaine de colons israéliens — protégés par l’armée — ont incendié plusieurs véhicules et endommagé des propriétés en Cisjordanie, blessant par la même occasion vingt-et-un Palestiniens.

Il s’agit d’un incident parmi une multitude.

Depuis l’attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (BCAH) a répertorié 1 860 incidents violents commis entre cette date et le 31 décembre 2024 par des colons israéliens en Cisjordanie.

Elles ont provoqué la mort de 870 Palestiniens (dont 177 enfants), en plus d’en blesser 6 700 autres. En outre, 13 572 Palestiniens de Cisjordanie (dont des enfants) ont été arrêtés et 2 168 structures (immeubles, viaducs, ponts, etc.) ont été détruites.

En se protégeant, des Palestiniens ont tué une trentaine de leurs agresseurs, perpétuant ce cycle sans fin d’attaques, de représailles et de vengeance de part et d’autre depuis le début de la guerre coloniale que livre Israël en Palestine.

Depuis 1967, de 600 000 à 750 000 Israéliens se sont établis en Cisjordanie, attirés par les mesures gouvernementales destinées à favoriser le peuplement des 250 colonies et avant-postes implantés illégalement en Palestine.

En effet, la quatrième Convention de Genève interdit à une puissante occupante de transférer une partie de sa population dans les territoires qu’elle occupe.

Références :
Alarmante escalade israélienne en Cisjordanie
Cisjordanie
Mapping 1,800 Israeli settler attacks in the West Bank since October 2023
Quatrième convention de Genève

Paru depuis : La violence en Cisjordanie atteint des sommets (2025-12-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les homicides policiers d’Autochtones au Canada

Publié le 25 janvier 2025 | Temps de lecture : 4 minutes

En 2024, dix-neuf Autochtones ont été tués par la police canadienne

Au recensement de 2021, 1,8 million d’Autochtones habitaient au Canada.

Même s’ils représentent 5 % de la population canadienne, ils ont compté pour 26 % des 72 personnes tuées en 2024 lors d’interventions policières au pays.

C’est le pourcentage le plus élevé depuis l’an 2000; entre 2000 et 2023, la moyenne était de 17 %.

Lorsqu’on tient compte de la taille des populations concernées, les Autochtones canadiens ont deux fois plus de risques d’être tués par des policiers que les personnes à la peau pigmentée aux États-Unis.

La moitié de ces homicides ont été commis par la Gendarmerie royale du Canada. De plus, le cinquième des Autochtones tués par la police l’ont été en détention, c’est-à-dire alors qu’ils étaient désarmés et totalement à la merci de leurs geôliers.

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En raison de sa complexité, le graphique ci-dessus mérite des explications.

À gauche, l’axe vertical indique le pourcentage d’Autochtones au sein de la population d’une province ou d’un territoire. C’est ainsi que le trait horizontal vert au-dessus du Nunavut indique que dans ce territoire, environ 85 % de la population est autochtone.

À droite, l’axe vertical permet de quantifier la hauteur des bandes verticales mauves. Celles-ci représentent le pourcentage d’Autochtones canadiens tués qui l’ont été dans cette province.

Il fut de 26 % en Saskatchewan et au Manitoba, de 16 % en Alberta et en Ontario, et de 5 % en Colombie-Britannique, au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Les bandes verticales bleu poudre indiquent la population autochtone d’une province en nombre absolu. La plus haute de ces bandes est au sujet de l’Ontario. C’est là que vivent 406 590 Autochtones, soit 23,9 % de tous les Autochtones du pays, mais seulement 2,9 % (le trait vert) de la population de cette province.

Le cas du Manitoba est intéressant.

2019-11-29-21-raisonsOn se rappellera que cette province s’est illustrée dans la campagne anglo-canadienne contre la loi 21 (au sujet de la laïcité de l’État).

Pour les dirigeants de cette province, le droit d’une personne ‘blanche’ de porter des signes religieux ostentatoires a plus d’importance que le droit d’un Autochtone à la vie.

Près d’un Manitobain sur cinq (18,1 %) est Autochtone. De nos jours, ils y constituent un sous-prolétariat dont la misère sociale s’exprime par leur surreprésentation dans les prisons de cette province à la suite d’accusations de vagabondage, si ce n’est d’avoir commis des méfaits mineurs.

Selon des rapports internes du ministère des Affaires indiennes, de tous les Autochtones du pays, ceux du Manitoba sont les plus à risque de grandir dans la pauvreté, d’abandonner l’école, de dépendre de l’aide sociale, de vivre dans des logements délabrés et d’être victimes de violence familiale ou policière.

Dans cette province, 62 % des enfants Autochtones vivent sous le seuil de pauvreté alors que cette proportion est de 25 % dans l’ensemble des enfants Autochtones du pays.

Si les pensionnats autochtones ont y disparu dans les années 1990, les services sociaux de la province utilisent encore tous les prétextes pour confier des enfants Autochtones à des familles d’accueil hors des réserves indiennes. Ce qui a le même effet.

Parmi les Autochtones du pays, ceux du Manitoba détiennent le plus faible taux de diplomation du secondaire.

Le taux de bénéficiaires de l’aide sociale y est également le plus élevé au pays; dans certaines communautés, 80 % de la population autochtone en dépend.

Les données publiées cette semaine au sujet des homicides policiers d’Autochtones nous amènent à nous demander en quoi cette province peut se permettre de faire la morale aux autres quant à la protection des droits fondamentaux.

Références :
La population autochtone continue de croître
Manitoba : droits fondamentaux et laïcité
Plus du quart des personnes tuées par la police en 2024 au Canada étaient autochtones

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Guide de la création des menus sous WordPress

Publié le 22 janvier 2025 | Temps de lecture : 10 minutes

Introduction

Barre de menu du blogue

WordPress offre une grande variété de maquettes (ou ‘thèmes’) qui sont autant de styles différents pour habiller un blogue. Chacune de ces maquettes vient avec sa propre barre de menu, d’habitude assez rudimentaire.

Pour l’étoffer, les programmeurs de WordPress ont créé un module à cette fin. Le didacticiel qui suit est valide pour les maquettes dites ‘classiques’, celles nées avant 2022.

Le module de création des menus

Pour utiliser ce module, on doit accéder au blogue à titre d’administrateur, puis cliquer sur ‘Apparence’, et enfin sur ‘Menus’.


 
L’interface du module se divise en deux parties.

À gauche, sous ‘Ajouter des éléments de menu’ (ici en jaune), on définit les nouveaux choix qu’on désire offrir aux lecteurs.

L’élément à ajouter peut être une ‘page’, un article, un lien personnalisé ou une catégorie.

À droite, sous ‘Structure du menu’, c’est là qu’on détermine l’endroit du menu (ou de ses sous-menus) où on désire voir apparaitre ce nouveau choix.

L’ajout d’une page

Parmi tous les documents que peuvent consulter les lecteurs d’un blogue, WordPress distingue entre les ‘pages’ et les ‘articles’. Fondamentalement, c’est pareil.

Les articles sont des documents qui s’ajoutent à la queue leu leu au fur et à mesure de leur publication. Ils sont créés en cliquant sur ‘+ Créer’ dans le menu horizontal du Tableau de bord.

Par contre, les pages sont des documents ‘intemporels’ dans le sens qu’ils ne sont pas liés à une date de publication. Ils sont créés en cliquant sur ‘Pages’, à gauche, un peu en haut d’Apparence, dans le menu vertical du Tableau de bord, puis en cliquant sur ‘Ajouter une page’.

La meilleure manière de créer un texte de présentation d’un blogue, c’est de le faire sous forme d’une ‘page’ à laquelle on accède par le biais d’un élément de la barre de menu. Par exemple, en cliquant sur ‘À propos’, le visiteur peut consulter le texte en question.


 
Pour permettre aux visiteurs du blogue d’accéder à une ‘page’ par le biais d’un élément du menu, on clique sur la petite flèche à droite de ‘Pages’, on coche le nom de la page à ajouter et on clique sur le bouton ‘Ajouter au menu’.

Positionner un élément de menu


 
Dès qu’on clique ‘Ajouter au menu’, le nouvel élément (ici en bleu) apparait dans la moitié droite de l’interface, complètement à la fin des éléments actuels (ici en gris) de la barre de menu.

Si on clique sur la petite flèche à droite du nom de la page, on a alors la possibilité de modifier le nom que portera l’élément qui sera ajouté à la barre de menus.

Par exemple, dans la case ’Titre de la navigation’ (ici en jaune), si on abrège le nom de ‘À propos de l’auteur’ à ‘À propos’ (tout court), le titre du document demeurera le même, mais le nom raccourci sera celui qui apparaitra sur l’élément de la barre de menu.

Puis, à l’aide du curseur de la souris (sur un ordinateur) ou à l’aide d’un doigt (sur une tablette), on déplace cet élément vers l’endroit où on veut le voir apparaitre dans la barre de menu.

Dans ce cas-ci, on le laissera à la fin des éléments du menu. Ce qui correspond à l’élément le plus à droite de la barre de menu.

Si on déplace ce nouvel élément un peu vers la droite, il devient un élément de sous-menu. Dans l’exemple ci-dessus, si on déplace ‘À propos’ non pas en suivant la flèche rouge vers le haut, mais en le déplaçant légèrement vers la droite, ‘À propos’ deviendrait le premier élément d’un sous-menu de ce qui le précède, soit ‘Récits de voyages’.

Dans ce cas, dès le nouveau menu sauvegardé, l’élément ‘Récits de voyage’ perdrait le code qui lui est propre pour ne devenir d’une simple ‘étiquette’ qui, cliquée, permet simplement d’accéder au sous-menu.

D’autre part, au lieu déplacer manuellement le nouvel élément au sein du menu, on peut obtenir les mêmes résultats en choisissant sa position dans la liste déroulante de la case ‘Ordre du menu’. Quant à la case ‘Menu parent’, elle est une autre manière de créer des sous-menus et des sous-sous-menus.

Pour terminer, on clique sur le bouton ‘Enregistrer le menu’. En allant sur le blogue, on peut tester le résultat.

L’ajout d’un article


 
Pour permettre aux visiteurs d’un blogue d’accéder directement à un article à partir de la barre de menu, on clique sur la petite flèche à droite d‘Articles’.

Pour trouver l’article à associer avec cet élément du menu, il est plus simple d’effectuer une recherche à partir d’un mot-clé.

Dans la boite de saisie, on entre ce mot-clé; WordPress dressera alors la liste de tous les documents dont le titre ou le texte contient ce mot-clé. On coche le nom du document qu’on veut associer et on clique sur le bouton ‘Ajouter au menu’.

Tout comme pour une ‘page’, le titre du document apparaitra dans la moitié droite de l’interface, complètement au bas des éléments actuels de la barre de menu. On le déplace donc là où on veut qu’il apparaisse dans la barre des menus en suivant les instructions données précédemment au sujet d’une page.

Pour terminer, on clique sur le bouton ‘Enregistrer le menu’ et on vérifie le résultat.

L’ajout d’une catégorie

Une des utilisations les plus fréquentes des menus, c’est de donner accès à tous les documents qui appartiennent à une même catégorie.


 
Pour connecter une catégorie à un élément du menu, on clique sur la petite flèche à droite de ‘Catégories’ et on choisit d’effectuer une recherche sur le nom de la catégorie à connecter.

Contrairement à la recherche d’un article — où le mot-clé peut se trouver dans le titre, de même que dans le texte d’un document — ici le mot-clé doit se trouver nécessairement dans le nom de la catégorie.

Une fois trouvé, on coche à côté du nom de la catégorie et on clique sur le bouton ‘Ajouter au menu’.

Et comme précédemment, le nom de la catégorie choisie apparait au bas de la moitié droite de l’interface. On le déplace alors là où on veut qu’il apparaisse dans la barre des menus en suivant les instructions données précédemment au sujet d’une page.

Pour terminer, on clique sur le bouton ‘Enregistrer le menu’ et on vérifie le résultat.

L’ajout d’un lien personnalisé

À l’aide de la boite de saisie ‘Rechercher le texte’ (ci-contre), si on effectue une recherche sur un mot-clé, on obtiendra tous les documents du blogue dont le texte contient ce mot.

Dans cette liste, WordPress donnera préférence aux documents dont le titre contient également le mot-clé.

Mais comment faire pour demander l’affichage des documents qui contiennent deux mots-clés ? Ou le premier sans le deuxième ?

On ne peut pas exiger des lecteurs d’un bloque qu’ils soient familiers avec la terminologie des recherches avancées de WordPress. Voilà pourquoi il est utile de les codifier sous forme d’éléments de menu.

Partons d’un exemple.

Si on demande à WordPress d’afficher tous les textes qui contiennent le mot ‘Olympus’, on remarquera que dans la partie supérieure de l’interface du navigateur (Google Chrome, Apple Safari, etc.), l’URL affichée sera la suivante :


 
Donc, pour obtenir l’affichage sélectif de tous les documents qui contiennent le mot ‘Olympus’, le suffixe à ajouter au bout de l’adresse du blogue est :
/?s=Olympus

À l’inverse, le signe marque l’exclusion. Pour afficher tous les documents du blogue sauf ceux qui contiennent le mot ‘Olympus’, ce suffixe sera :
/?s=-Olympus

Pour afficher les documents qui contiennent simultanément les mots ‘Olympus’ et ’Sigma’, à l’exclusion donc de ceux qui ne contiennent que l’un des deux, ce suffixe est :
/?s=Olympus+Sigma

Pour afficher les documents dont le texte contient le mot ‘Olympus’, à l’exclusion de ceux qui contiennent le mot ’Sigma’, le suffixe est alors :
/?s=Olympus+-Sigma

En somme,
veut dire ‘sans…’,
+ veut dire ‘…et…’,
+- signifie ‘…et à l’exclusion de…’.

Il est à noter que ces suffixes s’appliquent également à une catégorie.

C’est ainsi qu’après avoir demandé la consultation de tous les documents du blogue appartenant à la catégorie ‘Bijouterie’, on peut restreindre cet affichage aux seuls documents qui contiennent le mot ‘Fouquet’ en ajoutant à la requête le suffixe approprié, comme ci-dessous.
 

 
Pour afficher les documents publiés le 31 décembre 2024, le suffixe sera :
/2024/12/31

Pour tous les documents publiés au cours du mois de décembre 2024, le suffixe sera :
/2024/12/

Et pour tous les documents de l’année 2024, le suffixe sera :
/2024/

Et si on veut que les documents répondant à notre critère de sélection soient classés en ordre chronologique, c’est-à-dire du plus vieux au plus récent, le suffixe est :
/?order=asc

Alors prenons un exemple.

On trouve sur le blogue une série consacrée au droit international. Sous l’élément ‘Géopolitique’ de la barre de menu, si on veut ajouter un élément de son sous-menu qui permet de consulter cette série en ordre chronologique, on choisit cette catégorie à l’aide du module ‘Catégories’.


 
Puis on copie l’hyperlien qui s’affiche au haut du navigateur (ici en jaune).

On se rend ensuite dans le module de création des menus.


 
On clique sur la petite flèche à droite de ‘Liens personnalisés’ et dans la boite appelée ‘URL’, on colle l’hyperlien copié précédemment, en prenant soin de lui ajouter le suffixe ‘/?order=asc’.

Ensuite, on donne un nom à cet élément de menu (ici, ’Droit international), et on clique le bouton ‘Ajouter au menu’.

Finalement, dans la moitié droite de l’interface, on déplace ce nouvel élément à l’endroit approprié du menu. En le déplaçant légèrement vers la droite, on en fait un élément de sous-menu.

Et on termine le tout en cliquant sur le bouton ‘Enregistrer le menu’.

Dernier petit truc.

Il est possible d’ajouter à des documents du texte ‘invisible’, c’est-à-dire du texte qui ne s’affiche pas. Pour ce faire, il faut utiliser le code suivant :

Le module de recherche de WordPress ne fait pas la différence entre le texte visible et celui qui ne l’est pas. Ce qui signifie qu’on peut effectuer une recherche sur du texte caché et seuls les documents qui le contiennent s’afficheront.

Si on ne souhaite pas regrouper des documents au sein d’une catégorie qui leur est propre, on pourra donc créer un élément de menu qui affichera ces documents à deux conditions.

Premièrement, en prenant soin de leur ajouter secrètement un groupe unique de caractères (ZKBTNKN812, par exemple). Et deuxièmement, en créant un élément de menu basé sur le lien personnalisé suivant :
https://www.Nom_du_blogue/?s=ZKBTNKN812

Évidemment, un même document peut renfermer plus d’un ‘code secret’ si on veut qu’il soit appelé par plus d’un élément du menu.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un air de brume hivernale (2e partie)

Publié le 21 janvier 2025 | Temps de lecture : 1 minute






 
Le 29 décembre dernier, après avoir amplement profité de ce smog hivernal au Jardin botanique, je me suis rendu au centre-ville au moment où cette épaisse chape laiteuse commençait à s’élever du sol.

Détails techniques : Sigma DP1 infrarouge à spectre complet.
Pré-traitement : filtres Fuchsia pour Foveon (filtre bleu B+W KB20 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu LBC8 de Kenko + filtre anti-infrarouge partiel GRB3/KG3 [1mm d’épaisseur]).
Post-traitement : Topaz Sharpen AI
1re photo : 1/15 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 16,6 mm
2e  photo : 1/20 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 16,6 mm
3e  photo : 1/40 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm
4e  photo : 1/10 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm
5e  photo : 1/20 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un air de brume hivernale (1re partie)

Publié le 20 janvier 2025 | Temps de lecture : 2 minutes

Au Jardin de Chine

Au Jardin des Premières-Nations

Dans un pavillon du Jardin japonais


Ailleurs au Jardin botanique

Au lever, ce matin du 29 décembre dernier, quelle ne fut pas ma surprise (et mon émerveillement) de voir le magnifique paysage laiteux qui s’offrait à mes yeux en levant le store de ma chambre.

En réalité, quelques jours plus tôt, Environnement Canada avait émis un avertissement de smog hivernal concernant le sud du Québec, un avertissement qui m’était sorti de l’esprit.

Or, toutes les conditions climatiques extrêmes sont des occasions de prendre des photos qui sortent de l’ordinaire.

J’ai donc pris le petit déjeuner à la hâte et je me suis empressé d’aller au Jardin botanique.

Puis, voyant que cet air brumeux était persistant, je suis allé ensuite au centre-ville, au moment où le tout commençait à s’atténuer légèrement. Les photos que j’y ai prises feront l’objet du second texte de cette série.

Détails techniques : Sigma DP1 infrarouge à spectre complet.
Pré-traitement : filtres Fuchsia pour Foveon (filtre bleu B+W KB20 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu LBC8 de Kenko + filtre anti-infrarouge partiel GRB3/KG3 [1mm d’épaisseur]).
Post-traitement : Topaz Sharpen AI
1re photo : 1/8 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 16,6 mm
2e  photo : 1/10 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 16,6 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm
4e  photo : 1/40 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm
5e  photo : 1/20 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm
6e  photo : 1/20 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm
7e  photo : 1/40 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm
8e  photo : 1/50 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm
9e  photo : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’arnaque de l’activation nécessaire du compte Vidéotron

Publié le 19 janvier 2025 | Temps de lecture : 1 minute


 
Hier, j’ai reçu le message ci-dessus.

Celui-ci m’avisait de la fermeture imminente de mon compte chez Vidéotron à moins d’être réactivé en cliquant sur l’hyperlien ‘GARDER MON COMPTE ACTIF’.

Si vous avez reçu le même, sachez que c’est une arnaque,

Le courriel que j’ai reçu est censé provenir de l’adresse ‘yvanbrisson@vide…….ca’. Mais que cela ne veut rien dire puisque n’importe quel pirate peut falsifier le nom de l’expéditeur.

Comme on peut le voir sur la capture d’écran ci-dessus, en cliquant sur cet hyperlien, on accède à une page web qui n’a aucun rapport avec Vidéotron et à laquelle je déconseille de vouloir accéder.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Géorgie : le pays aux grands rêves

Publié le 19 janvier 2025 | Temps de lecture : 5 minutes
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Introduction

Depuis son indépendance en 1991, le peuple géorgien n’a cessé d’espérer que leur pays adhère à l’Union européenne (UE). À tel point que la poursuite de cet objectif est exigée par l’article 78 de la constitution du pays.

Malheureusement, cela est impossible tant que la Russie ou la Turquiye n’aura pas préalablement été admise à l’UE. Voyons pourquoi.

L’agrandissement de l’Union européenne

La Règle de la contigüité

Une des règles non écrites de l’Union européenne (UE) est que seul un pays contigu ou voisin du territoire de l’union peut y adhérer.

C’est ainsi que les Pays-Bas sont membres, mais pas le Suriname (sa colonie d’Amérique du Sud) ni les Antilles néerlandaises.

Même chose pour la France, membre de l’UE, mais sans ses territoires d’outre-mer (St-Pierre-et-Miquelon, Polynésie française, etc.).

Avant le Brexit, la Grande-Bretagne était membre, de même que sa colonie de Gibraltar (contigu à l’Espagne). Mais pas ses territoires et colonies d’outre-mer.

Si, de nos jours, l’Irlande semble faire exception à cette règle, c’est qu’elle a adhéré à l’UE en même temps que la Grande-Bretagne en 1973. Or ces deux pays étaient, conjointement, voisins de l’UE à l’époque.

L’exception groenlandaise

Le caractère officieux de la ‘Règle de la contigüité’ s’explique peut-être par le fait que l’UE juge parfois avantageux d’y déroger.

Ce fut le cas lorsque le Danemark négocia son adhésion à l’UE. À l’insistance de ses négociateurs, ce pays avait obtenu que l’ensemble du royaume de Danemark (ce qui inclut le Groenland) adhère à l’Union. Or le Groenland est à deux-mille kilomètres du plus proche pays membre de l’Union.

Cette anomalie fut éventuellement corrigée.

Au référendum danois de 1972 (portant justement sur l’adhésion à l’UE), les Groenlandais avaient voté contre à 70,8 %. Pourquoi ? Essentiellement en raison de l’impérialisme culturel du parlement européen.

L’UE exigeait que les Autochtones du Groenland abandonnent leur principale source de revenus, soit la vente de la fourrure d’animaux marins. C’est en 1985 que les Groenlandais obtinrent finalement le retrait de leur territoire de l’UE.

La suppression de l’exception groenlandaise renforça la Règle de la contigüité.

Et la Géorgie ?

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Au-delà de la mer Noire, à mille kilomètres de la Roumanie, la Géorgie (en rouge sur la carte) est complètement séparée de l’UE.

Si cette dernière acceptait la Géorgie parmi ses membres, ce serait le seul pays où la libre circulation des biens et des services serait impossible avec le reste de l’Union.

En effet, aucune route terrestre et aucune voie ferroviaire ne relie la Géorgie à l’UE sans passer par la Fédération de Russie.

Ce qui signifie que les pays voisins, par le biais de tarifs douaniers, pourraient détourner à leur avantage une partie des bienfaits économiques d’une adhésion de la Géorgie à l’UE.

En vertu de la Règle de la contigüité, la Géorgie devra attendre l’adhésion préalable à l’UE de la Turquiye (au sud) ou celles de la Russie et de l’Ukraine (au nord) avant de pouvoir y adhérer à son tour.

Ce qui n’est pas pour demain.

Alors pourquoi l’UE alimente-t-elle les espoirs vains des Géorgiens ?

Le Soft Power européen

Périodiquement, l’UE doit affronter des forces centrifuges, c’est-à-dire des forces qui militent pour la sortie d’un pays de l’UE.

Quel meilleur argument pour contrer leurs efforts que de soutenir (avec un peu d’exagération) que des millions de personnes sont prêtes à mourir pour que leur pays adhère à l’Union.

De plus, en maintenant l’espoir d’une adhésion (sans cesse repoussé à plus tard), l’UE favorise l’occidentalisation des pays qui veulent y adhérer.

Grâce aux subsides qu’elle accorde aux candidats à l’adhésion, l’UE exige qu’ils modifient leurs lois (afin de les rendre conformes au Droit européen), qu’ils assurent l’indépendance de leur système judiciaire, qu’ils évitent le protectionniste dans l’attribution des contrats gouvernementaux, qu’ils combattent la corruption, etc.

Et quand toutes ces règles sont respectées, on en trouve de nouvelles qui repoussent plus loin l’adhésion.

Après quelques décennies à essayer, la Turquiye a fini par comprendre le message ; l’UE ne veut pas d’un pays de 85 millions de Musulmans.

Dans le cas de la Géorgie, ce que veulent Washington, l’UE et l’Otan, c’est de provoquer un changement de régime afin que le pays soit dirigé par un gouvernement aveuglément voué aux intérêts occidentaux, plutôt qu’un régime qui ménage la chèvre et le chou comme actuellement.

Références :
États membres de l’Union européenne
La Géorgie (4e partie) : importance géostratégique de la Transcaucasie
Relations entre le Groenland et l’Union européenne

Pour consulter en ordre chronologique tous les textes de cette série consacrée à l’histoire récente de la Géorgie, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Internet : l’ère de l’éphémère (2e partie)

Publié le 15 janvier 2025 | Temps de lecture : 3 minutes

Introduction

La maison de sondage PEW Research publiait en mai dernier les résultats d’une étude portant sur la disparition des pages web avec le temps.

Pour ce faire, les chercheurs ont choisi de manière aléatoire près d’un million de pages web parmi celles archivées en 2013 par Common Crawl. Fondé en 2007, cet organisme entrepose mensuellement entre 1,2 et 3,6 milliards de pages web.

En suivant l’existence des pages choisies par les chercheurs au sein des sauvegardes successives de Common Crawl, ils ont pu découvrir les pages disparues au fil du temps et déterminer le mois de leur disparition.


Selon cette étude, une disparition annuelle d’environ sept pour cent survient au cours des cinq premières années. Au-delà, cette disparition s’effectue à un rythme moindre.

Les hyperliens des sites gouvernementaux

Environ la moitié des pages sélectionnées étaient hébergées sur des sites gouvernementaux. Au total, ces pages contenaient 42 millions d’hyperliens, dont 86 % pointaient vers d’autres pages sur le même site.

En moyenne, 21 % de ces pages contenaient au moins un hyperlien défectueux. Dans 6 % des pages, aucun de ses hyperliens ne fonctionnait correctement.

Le pourcentage de pages web dont au moins un hyperlien était brisé était de 15 % dans le cas des sites d’un État américain, de 21 % dans le cas du gouvernement fédéral américain, de 27 % dans le cas d’un comté (en anglais, County) et de 29 % dans le cas d’une ville.

Les hyperliens des médias électroniques et de Wikipédia

L’autre moitié des pages sélectionnées étaient des nouvelles publiées par 2 063 médias électroniques. Au total, ces pages comportaient quatorze-millions d’hyperliens, dont 5 % brisés.

Près du tiers des hyperliens pointaient vers une page web déplacée ailleurs mais que le site web du média, à la volée, redirigeait au bon endroit.

Le huitième des hyperliens donnaient aux lecteurs l’accès à un document statique (habituellement un PDF).

Dans 23 % des cas, les pages web de quotidiens électroniques contiennent au moins un hyperlien brisé.

Sur le site de l’encyclopédie Wikipédia, 11 % de toutes les références de sont brisées, soit le double de ce qui a été observé sur les médias électroniques.

Un peu plus de la moitié (54 %) des textes de Wikipédia comporte au moins une référence défectueuse. Encore une fois, c’est environ le double de ce qui a été observé sur les sites des médias en ligne.

Référence : When Online Content Disappears

Complément de lecture (au sujet de X) : Internet : l’ère de l’éphémère (1re partie)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La géopolitique de l’Arctique

Publié le 13 janvier 2025 | Temps de lecture : 9 minutes


 
Une région essentiellement vierge

L’Arctique est la région entourant le pôle Nord comprise à l’intérieur du cercle polaire.

Les territoires de huit pays franchissent le cercle polaire et s’étendent donc jusqu’en Arctique : d’ouest en est, ce sont les États-Unis (par le biais de l’Alaska), le Canada, le Danemark (par le biais du Groenland), l’Islande, la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie.

Les zones économiques exclusives (ZÉE) de la Russie et du Canada couvrent la majeure partie de l’Arctique. Des deux, c’est la Russie qui a le plus prospecté le potentiel économique de sa ZÉE.

À partir de ce qu’on en sait, l’Agence internationale de l’énergie estime que le sous-sol de l’Arctique contient 13 % des réserves mondiales de pétrole et 30 % des réserves mondiales de gaz fossile encore inexploitées.

À 95,6 % dans le cas du pétrole et à 98,4 % dans le cas du gaz fossile, ces réserves se trouvent dans les ZÉE des pays riverains de l’océan Arctique.

De la même manière que la Chine décrite par Marco Polo faisait rêver les Européens de son temps, les richesses minérales de l’Arctique d’aujourd’hui sont l’objet de spéculations.

Même si plusieurs mines sont déjà en activité à l’intérieur du cercle polaire, on aurait tort de croire que le potentiel minier de l’Arctique est bien connu.

Lorsqu’on affirme que l’Arctique est riche de tel minerai, c’est que ce minerai est exploité quelque part dans la région. Est-ce que ce minerai se trouve ailleurs en Arctique ? Le trouve-t-on un peu partout à l’intérieur du cercle polaire ? Généralement, personne ne le sait.

Toutefois, ce qu’on sait, c’est que cette région renferme des terres rares. Comment le sait-on ? Parce que, contrairement à ce que suggère leur nom, les terres rares ne sont pas rares du tout; on les trouve en très petite concentration partout sur terre

En Arctique comme ailleurs, ce potentiel est sous-exploité pour deux raisons. Premièrement, à cause de leurs procédés de raffinement encore très polluants. Et deuxièmement, parce que la Chine vend ses terres rares à des prix tellement compétitifs que cela dissuade l’ouverture de mines concurrentes ailleurs dans le monde.

Un passage

Au-delà du fantasme des puissances à la recherche de métaux stratégiques, l’Arctique occupe une position importante en tant que voie de navigation maritime durant la saison chaude.

Sur une représentation aplatie du globe terrestre, relier la Chine à l’Europe par l’Arctique est légèrement plus court qu’effectuer le détour par le canal de Suez.

Sur un globe terrestre, cette distance est nettement inférieure. Même si, pour ce faire, il faut passer par le détroit de Béring.

Par exemple, la distance maritime entre Shanghai et le port néerlandais de Rotterdam est de 20 700 km lorsqu’on passe par le canal de Suez, et de 15 000 km lorsqu’on passe par la Route polaire de la soie. Le passage par cette dernière prend même deux jours de moins que par la plus rapide Route terrestre de la soie (celle qui traverse la Sibérie).

De plus, en longeant les côtes de la Fédération de Russie, cette route est la seule voie maritime importante qui n’est pas contrôlée par les États-Unis.

La Russie y voit un moyen d’exporter ses hydrocarbures aux marchés asiatiques par le biais de ses ports sibériens.

La Russie possède déjà la plus importante flotte de brise-glaces, composée de 55 navires actifs. Certains d’entre eux sont les plus puissants au monde, capables de naviguer dans une banquise de 2,8 mètres d’épaisseur.

D’ici 2030, ils seront suivis par une nouvelle classe de brise-glaces à propulsion nucléaire, capables de fendre lentement une banquise épaisse de quatre mètres et de naviguer à 19 km/h au travers d’une banquise de deux mètres d’épaisseur.


 
L’avantage de la Russie est que la banquise d’été de l’Arctique permet davantage la navigation maritime du côté russe que du côté canadien. En d’autres mots, sans l’aide de brise-glaces, la Route polaire de la soie est navigable plus longtemps que le Passage du Nord-Ouest canadien.

Lorsqu’on s’inquiète de l’augmentation de la présence chinoise en Arctique, on doit savoir que tout cela est limité à l’Arctique russe; la Chine cherche à améliorer les installations portuaires qui sont susceptibles d’accueillir sa marine marchande le long de la Route polaire de la soie.

Autrefois, cette présence accrue concernait également quelques projets miniers et aéroportuaires au Groenland que les pressions américaines sur le Danemark ont fait avorter.

La Chine ne s’est jamais considérée comme une puissance arctique (ce qui serait ridicule) et n’a jamais eu la prétention de l’être.

Pour prouver les ambitions nordiques de la Chine, on répète souvent que la Chine a demandé (et obtenu) le statut d’observateur au Conseil de l’Arctique, un forum international voué à la promotion du développement durable de l’Arctique en matières sociales, économiques et environnementales.

Toutefois, on oublie de préciser que treize autres pays ont obtenu ce statut d’observateur dont la Suisse, l’Italie et l’Inde, trois pays aussi peu nordiques que la Chine.

D’autre part, le vieillissement des installations de NORAD — ce système de détection canado-américain essentiel à la protection de l’Amérique du Nord — peut certainement justifier de nouveaux investissements.

Mais les justifier au nom de la menace chinoise grandissante en Arctique relève du néo-maccarthysme; la Chine investit en Arctique russe pour assurer la liberté de son commerce avec l’Europe et non pour menacer notre sécurité nationale.

L’Arctique canadien

Le Canada a toujours considéré que le passage au travers des iles canadiennes de l’Arctique faisait partie de ses eaux territoriales. En conséquence, le Canada exige que les bateaux étrangers qui l’empruntent lui en demandent la permission.

Les États-Unis ont toujours refusé de reconnaitre la souveraineté du Canada à ce sujet. Pour ne pas perdre la face, le Canada délivre les autorisations nécessaires aux navires américains sans qu’ils en fassent la demande.

Avec le réchauffement climatique, on assiste à une augmentation du transport maritime en Arctique. De 2011 à 2024, le nombre de navires qui ont navigué dans l’Arctique canadien a augmenté de près de moitié.

Aussi impressionnant que cela puisse paraitre, il s’agit en fait de 466 navires l’an dernier, comparativement 319 il y a plus d’une décennie. En somme, c’est un ou deux bateaux par jour durant la belle saison. On est loin des dizaines de milliers de navires qui empruntent annuellement le canal de Suez.

Libres de prospecter le Grand Nord canadien sans études d’impact rigoureuses, les minières ont découvert un petit nombre de gisements intéressants qui ont mené à l’ouverture de mines.

Si bien que de 2013 à 2023, ce sont des vraquiers — transportant du minerai brut — qui représentent essentiellement l’augmentation du trafic maritime dans l’Arctique canadien, notamment dans sa partie orientale (le Nunavut).

Conclusion

De toutes les cibles militaires situées en sol québécois, le complexe hydroélectrique de La Grande est la cible potentielle la plus nordique. Or celle-ci se trouve à 5,2 mille kilomètres des côtes arctiques de la Russie, soit environ une fois et demie la distance entre Montréal et Vancouver.

Ce complexe n’est pas hors de portée d’un missile intercontinental ennemi. Toutefois, en raison des conditions climatiques qui règnent dans cette partie du monde, cette région est le plus improbable théâtre d’une guerre.

En effet, les chars d’assaut, les fantassins et même l’aviation de belligérants perdraient un temps précieux à traverser une région inhospitalière dépourvue d’importance stratégique. De plus, cette longue traversée à découvert priverait cette attaque de tout effet de surprise et favoriserait l’anéantissement des troupes qui y participeraient.

Contrairement à un pays comme la Norvège — dont le littoral arctique est beaucoup plus développé que le Grand Nord canadien puisqu’environ dix pour cent de la population de ce pays y habite — la militarisation de l’Arctique devrait être la moindre des priorités militaires du Canada, à l’exclusion de la protection contre des missiles intercontinentaux.

D’autre part, les compagnies minières s’emploient ces jours-ci à alimenter les journalistes et les chroniqueurs de rapports complaisants qui présentent l’Arctique comme un eldorado moderne, riche en minerais essentiels à notre développement économique.

Ce qu’on néglige de dire, c’est que toute exploitation des ressources minières de l’Arctique n’est compétitif — en comparaison avec des mines concurrentes situées ailleurs dans le monde — qu’au prix de subventions étatiques colossales.

Références :
Augmentation du trafic maritime dans l’Arctique canadien en 2024
China’s new technology achieves ‘unprecedented’ rare earth production speed
Conseil de l’Arctique
De plus en plus de navires circulent dans le passage du Nord-Ouest
Géopolitique de l’Arctique : une région sous haute tension
How the Pentagon Countered China’s Designs on Greenland
Implications of a melting Arctic
La géopolitique de l’Arctique, entre fantasmes et réalité
La Russie lance son second brise-glace de combat
L’obsession pas si folle de Trump pour le Groenland
The US is picking a fight with Canada over a thawing Arctic shipping route

Paru depuis : China, Russia discuss boosting transport links as Middle East conflict disrupts shipping (2026-03-15)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le mont Royal en automne

Publié le 5 janvier 2025 | Temps de lecture : 1 minute
Lac aux Castors



Au belvedère Kondriaronk




Ailleurs sur le mont Royal
À l’intersection de la voie Camillien-Houde et du boul. du Mont-Royal


De retour le long de l’avenue du Parc

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II + objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (4e et 8e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
  2e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  4e  photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
  6e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
  7e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
  8e  photo : 1/2000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  9e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 36 mm
10e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
11e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel