Festival Montréal baroque 2018 : Jour 4

25 juin 2018
Leandro Marziotte et Ariadne Lih

Au musée McCord, le festival présentait à 11h le concert Alla Guerra d’Amore, composé d’airs et de duos amoureux italiens du XVIIe siècle.

Leandro Marziotte (contreténor) et Ariadne Lih (soprano) étaient accompagnés d’Alexis Risler au téorbe et de Caroline Ritchie à la viole de gambe.

Nicolas Géradin et Élise Guay

Depuis le début, la programmation du festival prévoit des concerts gratuits. Comme ce fut le cas les années précédentes, ceux d’aujourd’hui avaient lieu à la Place Phillips.

Le premier des quatre mettait en vedette Nicolas Géradin et Élise Guay à la cornemuse, au grand plaisir de nombreux enfants et de leurs parents.

Dina König

À 14h, toujours au musée McCord, on pouvait entendre l’alto Dina König, accompagnée de Karim Nasr (hautbois et basson baroques), Esteban La Rota (téorbe et guitare baroque) et Caroline Ritchie (viole de gambe), interpréter des airs du jeune Haendel, à l’époque où il travaillait en Italie.

Je ne sais pas très bien ce qui se passe ces jours-ci au Kazakhstan mais cette ancienne république soviétique semble être devenue une pépinière de talents.

Après le ténor Dimash Kudaibergenov, révélé par son interprétation ahurissante de l’air SOS d’un terrien en détresse tiré de Starmania (en dépit d’un français approximatif), voici Dina König.

Celle-ci possède une voix blanche (sans vibrato), parfaitement juste, qui se distingue par un léger frémissement — ce que j’appellerais un grain de la voix — qui en font une interprète exceptionnelle. Sa venue à Montréal est une autre grande découverte du festival.

Karim Nasr

Ce concert comportait également de la musique instrumentale composée par Haendel à la même époque. L’aria Lascia la spina fut interprété au hautbois par Karim Nasr de manière à en faire pleurer les roches.

Le grand spectacle qui termine le Festival Montréal baroque se veut un paroxysme qui donne le gout aux festivaliers de revenir l’année suivante.

À 19h, à l’agora Hydro-Québec de l’UQUÀM, on présentait la cantate Apollo e Dafne composée à Venise par Haendel en 1709-1710. Celle-ci s’est transmise jusqu’à nous de manière incomplète puisqu’il manque l’ouverture, remplacée ici par celui de l’opéra Serse.

L’œuvre ne requiert qu’un baryton et une soprano.

C’est avec beaucoup de brio que la chorégraphe Marie-Nathalie Lacoursière a transformé cette cantate en miniopéra en dépit des moyens financiers limités du festival, grâce notamment aux talents des éclairagistes qui ont su créer le merveilleux à partir de presque rien.

À la manière d’un roman-photo, permettez-moi de vous présenter l’œuvre telle que résumée par le synopsis anonyme du programme de la soirée.

Daphné, fille du fleuve Pénée, est passionnée de chasse. Elle fuit les prétendants, au grand désespoir de son père qui la voudrait mariée.

Indépendante, elle doit faire face à l’obsession qu’Apollon nourrit pour elle (un comportement qu’on ne tolère plus, de nos jours, que dans l’Olympe).

Apollon (Dion Mazerolle) ridiculisant Cupidon (Stéphanie Brochard)

Fier de sa victoire sur le serpent Python envoyé par Héra pour tuer la mère d’Apollon, ce dernier se moque de Cupidon et de son arc.

Vexé, celui-ci se venge en tirant deux flèches; l’une en or décrochée contre Apollon (qui tombera amoureux en voyant Daphné) et l’autre, en plomb, décrochée contre Daphné, ce qui empêchera la réciproque.

Daphné épiée par Apollon

Éperdument amoureux de Daphné, Apollon la contemple, l’épie et la pourchasse. Guerrier, il veut s’unir à elle et ne comprend pas qu’elle s’éloigne et le repousse.

Daphné (Jacqueline Woodley) se confie aux dieux
L’indifférence de Daphné

Apollon lui déclare son amour, mais Daphné n’entend pas ses discours et fuit toujours plus loin.

La fuite de Daphné (Pierre Chartrand et Alexis Chartrand)

Ici, la fuite de Daphné est symbolisée par une course dont le bruit est obtenu par de la danse à claquettes.

Daphné voit les arbres s’écarter devant elle. Alors qu’Apollon est sur le point de la rattraper, elle atteint in extrémis le fleuve de son père. Penchée sur lui, elle le supplie de lui ôter la beauté qui lui porte malheur.

La métamorphose de Daphné

À peine a-t-elle achevé ce vœu que ses membres s’engourdissent, ses cheveux verdissent, ses bras s’étendent en rameaux et ses pieds s’enracinent. Elle s’est transformée en laurier afin d’échapper à la passion d’Apollon.

Stupéfait, Apollon découvre Daphné métamorphosée
Le désespoir d’Apollon

Le laurier devient ainsi l’arbre sacré d’Apollon et ses feuilles couronnent depuis le front des guerriers victorieux en mémoire du grand amour du dieu.

Les Jardins chorégraphiques

La cantate était suivie d’une chorégraphie savante de Marie-Nathalie Lacoursière.

Ronde des festivaliers

À l’issue de cela, le public était invité à exécuter une ronde sur la musique de danse de l’époque d’Haendel.

Danse en ligne
Danseurs de différentes générations

Finalement, les plus doués d’entre eux s’adonnèrent aux danses sociales de l’époque.

Mes concerts préférés cette année furent la cantate Apollo e Dafne (dont on vient de parler), l’orchestre L’Arte del mondo (en vedette les jours 2 et 3), Acis and Galatea (jour 3), le quatuor Flûte alors (jour 1), le harpiste Antoine Mallette-Chénier (jours 2 et 3), et l’alto Dina König (jour 4).

Et puisque vous, amis lecteurs, avez eu la patience de me lire jusqu’ici, je vais vous faire une confidence : les ballets de Mme Lacoursière sont pour moi, une perpétuelle source d’émerveillement.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e, 5e, 7e et 13e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  2e  photo : 1/4000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  6e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
  8e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
  9e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
10e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm
11e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
12e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm
13e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm

Paru depuis : Händel à l’heure de #MeToo: fort et pertinent (2018-06-26)

Festival Montréal baroque 2018 : Jour 4
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Festival Montréal baroque 2018 : Jour 3

24 juin 2018
Catherine St-Arnaud

Le programme de cette troisième journée du festival comprenait trois concerts intimes dont je n’ai vu que le troisième intitulé ‘Sorcière au bucher’, interprété par Catherine & Complices (ci-dessus).

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

À 19h, sous la direction du chef Eric Milnes, l’orchestre L’Harmonie des saisons jouait l’opéra Acis and Galatea (1718) en version concert. Il s’agit d’une des œuvres les plus charmantes d’Haendel.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Le clip vidéo ci-dessus est un extrait de l’air Love in her eyes sits playing, interprété par le ténor québécois Philippe Gagné.

Antoine Mallette-Chénier

Entre les deux actes de l’opéra, on joua le Concerto pour harpe, cordes et basse continue en si bémol majeur op. 4 no 6 d’Haendel.

À 21h, on quittait l’agora Hydro-Québec de l’UQUÀM pour l’église Saint-Jean-Baptise (celle au toit rouge) située à deux pas.

Des membres de l’orchestre allemand L’Arte del mondo interprétèrent…

Susanne Regel, Massimiliano Toni et Linda Mantcheva

…la Sonate pour hautbois et basse continue en do mineur op. 1 no 8 d’Haendel…

Andrea Keller, Massimiliano Toni et Linda Mantcheva

…le Sonate pour violon et basse continue en fa majeur op. 1 no 12 du même compositeur…

Massimiliano Toni

…la Suite pour clavecin No 2 en fa majeur, également d’Haendel…

Massimiliano Toni et Linda Mantcheva

…la Sonate pour violoncelle et basse continue en la mineur op. 2 no 5 de Giacobbe Basevi (dit Il Cervetto)…

Andrea Keller, Massimiliano Toni, Linda Mantcheva et Susanne Regel

…et finalement la Sonate en trio pour violon, hautbois et basse continue en si mineur op. 2 no 1b d’Haendel.

Bref, une journée plaisante et très intéressante.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re, 2e, 4e, 5e, 8e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3e, 6e et 7e photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 5000 — 75 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
6e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 75 mm
7e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm

Festival Montréal baroque 2018 : Jour 3
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2018 : Jour 2

23 juin 2018

À 17h, cette deuxième journée comprenait une conférence gratuite donnée en anglais sur le thème Les iles de l’enchantement : plaisir, domination et transformation.

Donnée par le professeur Paul Yachnin (spécialiste de Shakespeare) et le metteur en scène Patrick Hansen, cette conférence — une des plus intéressantes données à ce jour par le festival baroque depuis sa fondation — portait sur la symbolique de l’ile enchantée dans la littérature occidentale, à partir de la mythologie grecque jusqu’à aujourd’hui, en passant par les opéras d’Haendel.

Gilles Cantagrel

Présenté par le musicologue Gilles Cantagrel…

Suzanne Regel (haubois) et l’orchestre L’Arte del mondo

…le concert débutant à 19h portait sur cinq concertos de trois compositeurs contemporains, Haendel (1685-1759), Alessandro Marcello (1684-1747) et Evaristo-Felice Dall’abaco (1675-1742).

Virtuose, l’orchestre allemand mettait en vedette (selon l’œuvre) le claveciniste Massimiliano Tomi et la flutiste Suzanne Regel.

Orchestre et solistes ont brillé dans des œuvres séduisantes, aidés par l’acoustique de l’église Saint-Jean-l’Évangéliste dont le plancher et le plafond sont entièrement de bois.

Antoine Malette-Chénier, le duo Les Voix Humaines et Charles Daniels

À 21, à l’agora du musée d’Art contemporain, le festival présentait un récital d’œuvres des meilleurs compositeurs anglais du XVIIe siècle, interprétées par le ténor Charles Daniels.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e et 3e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (1re photo)
1re photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 75 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1250 — 25 mm

Festival Montréal baroque 2018 : Jour 2
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2018 : Jour 1

22 juin 2018

Cette année, la seizième édition du Festival Montréal baroque met en vedette le compositeur anglais d’origine saxonne Georg-Friedrich Haendel.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

À la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, on présentait à 19h la moitié des pièces musicales qui composent son dernier grand oratorio, The Triumph of Time and Truth, composé deux ans avant sa mort.

La partie instrumentale a été confiée à l’orchestre allemand L’Arte del Mondo, complété de L’Ensemble Caprice de Montréal. Les parties chorales relevaient de l’Ensemble vocal Arts-Québec, tandis que quatre solistes complétaient le tout sous la direction de Matthias Maute.

Selon la mode anglaise (à l’époque comme de nos jours), le livret est très moralisateur, mais admirablement bien écrit.

Musicalement, ce n’est pas l’œuvre la plus mélodieuse du compositeur. Toutefois, j’ai bien apprécié l’air pastoral Dryads, Sylvans with fair Flora, abrégé hier soir.

Peut-être parce que j’étais assis dans les toutes premières rangées, j’avoue avoir trouvé excessive la puissance vocale des solistes et eu l’impression qu’on me criait après.

D’autant plus qu’une des deux sopranos (dont je tairai le nom) avait tendance à chanter systématiquement les aigus à gorge déployée.

Ceci étant dit, j’ai été heureux de faire connaissance avec cette œuvre que je ne connaissais pas.

Vincent Laurier, Dorothea Ventura, Marie-Laurence Primeau, Caroline Tremblay et Alexa Raine-Wright

À 21h, le quatuor Flûte alors (complété de la claveciniste Dorothea Ventura) présentait des transcriptions de la musique de Haendel.

La partie médiane du concert était consacrée à des transcriptions de sa Water Music qui n’avaient pas l’éclat de l’original orchestral.

Toutefois, la première et la troisième partie du concert étaient séduisantes, notamment les nombreuses pièces virtuoses qui m’ont littéralement enchanté.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm

Festival Montréal baroque 2018 : Jour 1
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Doit-on attirer au Québec l’industrie de la cryptomonnaie ?

21 juin 2018

Introduction

Les cyptomonnaies sont des devises numériques ‘encryptées’ (d’où leur nom). Elles n’ont de cours légal dans aucun pays.

Un grand livre de comptes, ouvert et consultable par tous, répertorie l’ensemble des transactions depuis l’origine.

Ces devises utilisent un système de validation informatique sophistiqué afin de lutter contre la contrefaçon. Le protocole de chiffrement est conçu de manière à être très résistant aux attaques informatiques.

La plus connue des crytomonnaies est le Bitcoin, créé en 2009.

En raison de l’appréciation du prix de celui-ci, cette cryptomonnaie peut être achetée en unités entières ou en fraction d’unité. C’est ainsi qu’on peut se procurer un millième de Bitcoin.

Le minage

Tout achat ou vente de cryptomonnaie est validé par les ordinateurs qui composent le réseau. Chaque ordinateur ayant contribué à cette validation se voit attribuer un certain montant de monnaie électronique, au prorata de sa participation au calcul.

Même si les frais de transaction sont bien moindres que ceux exigés pour l’achat de titres financiers conventionnels, l’industrie des cryptomonnaies est suffisamment lucrative pour avoir donné naissance à une multitude de fermes informatiques appelées ‘mines de cryptomonnaie’.

Concrètement, une mine de Bitcoin est un vaste entrepôt abritant des centaines ou des milliers d’ordinateurs alignés sur des tablettes qui s’élèvent du plancher au plafond.

Cette industrie est très énergivore. Non seulement à cause de la consommation électrique liée aux calculs informatiques, mais surtout en raison de la chaleur dégagée par les microprocesseurs.

Cette chaleur ne peut pas simplement être évacuée. Une mine de cryptomonnaie ne peut opérer que sous climatisation intense à défaut de quoi les microprocesseurs surchauffent et grillent.

Ceux qui créent ces mines sont à la recherche de pays dont les tarifs électriques sont bas et qui se caractérisent par une longue et froide période hivernale, ce qui réduit d’autant leurs frais de climatisation.

Parmi les endroits privilégiés pour établir une mine de cryptomonnaie, il y a l’Islande et le Québec. L’un et l’autre ont des tarifs électriques industriels assez semblables. Ils diffèrent par leur capacité de production.

Le ministère islandais de l’Industrie reçoit en moyenne une demande par jour de la part de mineurs souhaitant s’établir dans ce pays.

Ici, Hydro-Québec déclare ‘crouler’ sous des demandes. Au point que ces mines pourraient accaparer 40% de sa capacité de production.

L’absence de retombées économiques

Posséder une stratégie industrielle, c’est choisir.

Sous le prétexte qu’Hydro-Québec possède actuellement de grands surplus d’énergie, l’Institut économique de Montréal (le chantre du néolibéralisme au Québec) voudrait que la société d’État offre ses tarifs électriques les plus avantageux à ceux qui voudraient établir ici des mines de cryptomonnaie.

De nos jours, pour inciter les gouvernements à leur accorder des faveurs, les investisseurs font miroiter leur intention de créer de l’emploi. C’est ce que font les mineurs de cryptomonnaie.

En réalité, ces mines créent très peu d’emplois permanents.

Les ordinateurs et les étagères sont achetés en gros à l’Étranger et acheminés par cargo. Ce qui est plus économique que de les acheter d’un détaillant local.

L’entreprise est enregistrée dans un paradis fiscal, ce qui fait que ses profits sont délocalisés et qu’elle ne paiera pas d’impôt au Québec.

Les seuls revenus que peut anticiper l’État québécois sont :
• l’électricité vendue au prix coutant,
• les taxes des entreprises qui effectueront les réparations du matériel, et
• l’impôt payé par la poignée d’employés (des inspecteurs de matériel et des gardiens de sécurité).

Bref, des miettes.

Une stratégie de développement industriel digne de ce nom doit être basée sur la valeur ajoutée. Dans le cas des mines de cryptomonnaie, peu de la richesse qu’elles créent profite à la société québécoise.

Le seul avantage est de réduire une capacité excédentaire de production que nous utilisons partiellement lors des pointes de consommation.

Ces surplus seraient beaucoup mieux utilisés à attirer des entreprises qui créeront de la richesse au pays, à électrifier les transports et, de manière générale, à rebâtir l’économie du Québec après des années de laisser-faire.

Bref, on ne peut pas inciter des industriels à investir des centaines de millions$ au Québec puis, une décennie plus tard, leur dire de dégager parce que nous aimerions soudainement consacrer notre électricité à quelque chose de plus utile. Il nous faut donc voir plus loin que le bout de notre nez.

Références :
Cryptomonnaie
Cryptomonnaies : le tarif dissuasif d’Hydro-Québec suscite l’indignation
Hydro-Québec va-t-il débrancher le bitcoin?
Québec gèle temporairement les chaînes de bloc

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Côtelettes de porc sur riz

20 juin 2018

par Barbara LLoyd

Ingrédients :

• quatre côtelettes de porc
• six cuillerées à soupe de riz
• un ognon
• un poivron vert
• une tomate
• une boite de consommé de bœuf

Préparation :

Dorer la surface des côtelettes à feu vif (sans les cuire véritablement).

Placer le riz au fond d’une casserole. Y déposer les côtelettes. Recouvrir de rondelles d’ognon et de tranches du poivron et de la tomate.

Ajouter le contenu de la boite de consommé.

Couvrir et faire cuire à 350°F ou 175°C pendant une heure.

Servir immédiatement.

Pour consulter la liste des recettes de ‘La Mitaine’, veuillez cliquer sur ceci

Côtelettes de porc sur riz
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 17 juin 2018

18 juin 2018

Le programme de cette dernière soirée des FrancoFolies comprenait deux spectacles gratuits.

Tombés du ciel

De 19h30 à 20h40, on rendait hommage à Jacques Higelin, décédé le 6 avril dernier.

Yann Perreau
Hubert Lenoir
Anna-Frances Meyer
Catherine Major et Yann Perreau
Carl Tremblay, Yann Perreau et Jim Zeller

La musique de Stone

À partir de 21h, une pléiade d’interprètes féminines célébraient quelques-uns des grands succès du parolier Luc Plamondon (présent dans l’assistance).

À deux exceptions près, voici donc les artisanes de cet hommage.

À souligner : l’interprétation exceptionnelle d’Oxygène par Betty Bonifassi.

Martha Wainwright
Gabrielle Shonk et Judith Little-D
Betty Bonifassi
Beyries
La Bronze
Marie-Pierre Arthur
Sofia Nolin
Ariane Moffatt

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 150 mm
  2e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 97 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 125 mm
  5e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 48 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
  7e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 57 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 120 mm
  9e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
10e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
11e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 115 mm
12e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
13e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 150 mm

Les FrancoFolies de Montréal — le 17 juin 2018
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Les FrancoFolies de Montréal — le 16 juin 2018

17 juin 2018

Voici mon petit reportage photographique d’une bonne partie des spectacles gratuits aux FrancoFolies de Montréal, le samedi 16 juin 2018.

Aujourd’hui, mon oreille a été attirée par le talent mélodique de Marjolaine Morasse dans une programmation dominée aujourd’hui par le punk et le rap.

Dany Placard
Kanuel Lauriault du groupe Tonique (lauréat du concours Ma première Place des Arts)
Marjolaine Morasse
Caravane
Vincent Vallières
Rainmen
Le Nombre
Koriass (du spectacle Rapkeb Allstarz)
Luc Brien du groupe Les Breastfeeders

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 150 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 73 mm
4e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 130 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 150 mm
6e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 142 mm
9e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 150 mm

Les FrancoFolies de Montréal — le 16 juin 2018
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 15 juin 2018

16 juin 2018

Voici mon petit reportage photographique d’une bonne partie des spectacles gratuits aux FrancoFolies de Montréal, le vendredi 15 juin 2018.

Lou-Adriane Cassidy
Gazoline
Ariane Zita
Gael Fauré (France)
Joseph Edgar (Nouveau-Brunswick)
Boom Desjardins (de La Chicane)
Voyou (France)
Laf
Dead Obies
Mudie

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 150 mm
  3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm
  4e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  5e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 150 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 150 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 95 mm
  8e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 79 mm
  9e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 52 mm
10e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 55 mm

Les FrancoFolies de Montréal — le 15 juin 2018
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 14 juin 2018

15 juin 2018

Voici mon petit reportage photographique d’une bonne partie des spectacles gratuits aux FrancoFolies de Montréal, le jeudi 14 juin 2018.

J’ai particulièrement apprécié le spectacle Patrice Michaud et les Majestiques (Patrice Michaud, Yann Perreau et Alex Nevsky) au cours duquel les membres de ce trio nous ont chanté leurs meilleurs succès.

Je donnerais également une mention spéciale à Julie Aubé.

Depuis l’an dernier, c’est la mode chez les éclairagistes de scène d’envoyer des jets de lumière dans l’assistance. Il suffit parfois de se déplacer légèrement pour faire en sorte que les artistes sur scène en soient auréolés. Comme c’est le cas à la quatrième photo de cette série.

Catherine Durand
Julie Aubé (Nouveau-Brunswick)
Amé
Saule (Belgique)
Lafayette (France)
Élyse Preys du duo Hollydays (France)
Salimo
Ludovick Bourgeois
Patrice Michaud
Yann Perreau (invité au spectacle de Patrice Michaud)
Alex Nievsky (invité au spectacle de Patrice Michaud)
Brutal Chérie

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 130 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 130 mm
  3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 60 mm
  4e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 95 mm
  5e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 75 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 115 mm
  7e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 95 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 150 mm
  9e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 120 mm
10e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 115 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
12e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 40 mm

Les FrancoFolies de Montréal — le 14 juin 2018
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Écrit par Jean-Pierre Martel


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