Covid-19 : la quarantaine ou le laisser-faire ? (4e partie)

26 mars 2020

Introduction

Ces jours-ci, chaque gouvernement fait de son mieux afin de traverser cette crise de manière à ce qu’elle cause le moins de dommage possible.

Personne ne peut prédire avec certitude quels seront les gagnants et les perdants de cette vaste expérience douloureuse à laquelle l’Humanité est confrontée.

Si la grande majorité des pays développés ont décidé de suivre tant bien que mal l’exemple chinois — destiné à amortir l’impact de l’épidémie sur les systèmes de santé — quelques pays s’éloignent notablement de ce modèle.

La protection ciblée

Jusqu’à récemment, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la Suède adoptaient une stratégie, totalement différente, de protection ciblée (en anglais, Herd Immunity).

En résumé, cette stratégie consiste à protéger les personnes âgées en les isolant — puisque c’est essentiellement eux qui en meurent — tout en laissant l’épidémie se répandre dans le reste de la population. Comme on le fait déjà à chaque épidémie de grippe lorsque le vaccin s’avère inefficace.

L’objectif est de limiter le nombre des victimes tout en laissant le pays s’immuniser à la dure et devenir dorénavant réfractaire à toute nouvelle pandémie causée par ce virus-là.

En théorie, cette stratégie n’est pas aussi irresponsable qu’on le prétend.

L’attitude ‘cool’ des Britanniques s’expliquait jusqu’à tout récemment par le fait que la pandémie n’avait causé que relativement peu de victimes dans ce pays insulaire.

Le premier mort dans ce pays est survenu le 5 mars. Une semaine plus tard, il y en avait dix. Du 12 au 19 mars, le nombre de morts passe de 10 à 144. Et une autre semaine plus tard, on est rendu à 578 morts.

Accusé de faire comme Néron qui jouait de la lyre pendant que Rome brulait, Boris Johnson a fait volteface en raison de l’explosion du nombre de morts dans son pays.

En réalité, une progression logarithmique similaire s’est produite partout où la pandémie a frappé. Dans ce sens, le cas de la Grande-Bretagne n’est pas différent.

Encore aujourd’hui, la Grande-Bretagne est trois fois moins touchée que la France.

Depuis la volteface anglaise, la Suède et les Pays-Bas sont les seuls pays qui poursuivent leur politique de protection ciblée.

Du point de vue économique, cette stratégie, évidemment, fonctionne bien; les restaurants et cafés de Stockholm sont pleins, les rues sont achalandées comme d’habitude et l’économie suédoise n’est ralentie qu’en raison des quarantaines imposées ailleurs.

Et argument ultime : au moment où ces lignes sont écrites, le nombre absolu de morts (92) y est relativement faible (comme c’est le cas dans toute la Scandinavie).

Avec ses 546 morts (en forte croissance) et son 5e rang mondial quant au nombre de morts par million de personnes, les avantages de la protection ciblée sont moins évidents pour les Pays-Bas.

Voilà pourquoi, depuis quelques jours, ce pays se dirige par tâtonnements vers le confinement total de la population. Il n’y est pas encore rendu, mais de toute évidence cela s’en vient.

La stratégie de la protection ciblée est très logique sur papier. Elle repose toutefois sur trois présomptions.

L’épidémie reviendra

Souhaiter que l’ensemble des citoyens acquièrent l’immunité à un virus qu’on ne reverra plus jamais est stupide.

Chaque année, la grippe revient, mais de manière différente. On doit se vacciner de nouveau parce que l’agent causal se présente différemment d’une fois à l’autre.

Même chose pour les coronavirus. Les personnes immunisées au SRAS parce qu’ils l’ont attrapé en 2003 ont lentement perdu leurs anticorps. Pour qu’une immunité soit maintenue, il faut des vaccins de rappel.

Protéger les vieux suffit

Parce que les personnes âgées sont, de loin, les principales personnes fauchées par l’épidémie, on présume généralement que le virus est relativement inoffensif pour les autres, s’apparentant chez ces derniers à une petite grippe.

C’est oublier que le premier cas aux États-Unis — non mortel, mais qui a nécessité plus de onze jours d’hospitalisation — avait 35 ans.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Pour avoir une bonne idée de ce que peut donner le Covid-19 chez des adultes en bonne santé, je vous invite à écouter le reportage de Marie-Michèle Lauzon réalisé auprès de deux Montréalais dans la quarantaine (dans tous les sens du mot) qui en sont atteints.

De plus, lorsqu’une personne dotée d’une longue expérience médiatique comme Sophie Grégoire-Trudeau (44 ans) préfère se retirer complètement de la vie publique durant sa maladie, cela est un indice de la sévérité possible du Covid-19 chez des adultes relativement jeunes.

Le Covid-19 ne laisse aucune séquelle

La protection ciblée serait injustifiable si on savait que l’infection au Covid-19 laisse d’importantes séquelles dans cette majorité de la population qu’on laisse à elle-même.

On sait déjà que les quatre coronavirus ‘légers’ — ceux qui font partie du groupe hétéroclite des virus responsables d’infections respiratoires bénignes — peuvent parvenir au cerveau en empruntant le nerf olfactif.

Le virologue Pierre Talbot a émis l’hypothèse que le coronavirus du rhume pouvait causer des problèmes neurologiques en infectant des neurones. Jusqu’ici, personne n’en a fait la preuve.

Le Covid-19 pénètre lui aussi dans le cerveau. Puisqu’il cause des dommages périphériques (notamment pulmonaires) beaucoup plus importants que le rhume banal, est-il possible qu’il en fasse autant au système nerveux central ?

Personne ne le sait.

Conclusion

La protection ciblée est une stratégie de santé publique qui n’a jamais été expérimentée.

Dans la mesure où tous les pays ont temporairement fermé leurs frontières, chacun d’eux opère maintenant en vase clos et peut ainsi mettre en œuvre sa propre stratégie de lutte contre la pandémie de Covid-19 sans compromettre la sécurité des autres.

Voilà pourquoi il serait peut-être sage de laisser les pays faire leurs propres expériences plutôt que d’imposer ce qui nous apparait être juste et raisonnable.

À la fin de la pandémie au coronavirus, on compilera les morts par pays et on pourra juger quelle stratégie nationale aura été la plus efficace à sauver des vies.

Je me doute de la réponse. Mais peut-être serons-nous surpris…

Références :
Brazilians protest over Bolsonaro’s muddled coronavirus response
Confinement: pourquoi la Suède et les Pays-Bas résistent-ils ?
Coronavirus : comment l’Europe est devenue l’épicentre de la pandémie
Coronavirus UK map – confirmed cases and deaths of Covid-19
Covid-19 Coronavirus Pandemic
First Case of 2019 Novel Coronavirus in the United States
“Herd Immunity” is Epidemiological Neoliberalism
L’approche de la Suède face au coronavirus est lourdement critiquée
Perte d’odorat, un autre symptôme de la COVID-19
Party VIP pour le virus
Suspected coronavirus victim, 47, ‘didn’t want to waste NHS time’
The U.K.’s Coronavirus ‘Herd Immunity’ Debacle

Parus depuis :
Le coronavirus pas si bénin chez les jeunes (2020-03-28)
L’exception culturelle japonaise, un atout contre le virus (2020-04-01)
Près de 40% des Canadiens hospitalisés ont moins de 60 ans (2020-04-01)
«Quand ça touche ta famille, ce n’est plus drôle» (2020-04-01)
Même guéris, certains malades du coronavirus garderont des séquelles “à vie” (2020-04-03)


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : durée de vie hors du corps humain

25 mars 2020

Un grand nombre de microorganismes peuvent se multiplier sur une surface inerte. C’est le cas, par exemple, des bactéries et des moisissures du sol; il suffit d’un peu d’humidité pour faire leur bonheur.

Mais les virus sont totalement incapables de se reproduire d’eux-mêmes. Pour se multiplier, ils doivent faire deux choses : pénétrer dans une cellule vivante et pirater son système de reproduction.

Le plus difficile pour eux est de réussir à pénétrer dans la cellule.

Sur la quarantaine de coronavirus connus, sept le peuvent chez l’humain et seuls trois d’entre eux peuvent causer de graves pandémies (dont le Covid-19).

Une fois la membrane cellulaire franchie, le virus n’a plus qu’à s’emparer de la machine reproductrice interne de la cellule. Ce qui, pour lui, est un jeu d’enfant.

Cette machine reproductrice est celle qui permet normalement à une cellule-mère de se diviser en deux cellules-filles. Une fois piratée par le virus, elle ne sert qu’à produire d’autres petits virus comme lui.

Infectée, cette cellule devient donc une machine à produire des virus. Lorsqu’elle éclate, cette poche de virus libère son contenu, permettant aux ‘virus-fils’ de se lancer à la conquête exponentielle d’autres cellules du corps.

En somme, pour les virus, pirater des cellules est leur unique but dans la vie.

Mais lorsqu’un virus ne trouve plus de cellule à pirater, que fait-il ? Il disparait. Comme ce fut le cas du SRAS après avoir fait le tour du globe en 2003; on ne l’a plus revu depuis.

Mais qu’advient-il lorsqu’ils sont laissés pendant quelque temps à eux-mêmes sur une surface qui ne leur laisse aucune chance de se multiplier ?

Dans une lettre parue le 17 mars 2020 dans The New England Journal of Medicine, treize chercheurs américains ont publié les résultats de leur étude au sujet de la longévité du Covid-19 en suspension dans l’air ou une fois pulvérisé sur des surfaces inanimées.

Le temps nécessaire pour qu’il ne reste plus de virus viable varie selon le matériaux :
• cuivre : 4h
• carton : 24h
• acier inoxydable : entre un et deux jours
• plastique : trois jours.

Dans le cas des virus en suspension dans l’air, la période d’observation au cours de cette expérience a été trop courte pour qu’on puisse en tirer une conclusion. Tout ce qu’on peut dire, c’est que ces virus survivent plus de trois heures.

Il est à noter que le cuivre est un métal doué de propriétés antivirales. Conséquemment, on peut conclure de cette étude que, de manière générale, le virus du Covid-19 peut vivre d’un à trois jours hors du corps.

Référence :
Aerosol and Surface Stability of SARS-CoV-2 as Compared with SARS-CoV-1


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les chevaux de Troie du chemin Roxham

24 mars 2020

Introduction

En 2017 et 2018, sur un nombre total de quarante-mille personne qui ont demandé l’asile au Canada, 37 300 l’ont fait en traversant le chemin Roxham, soit une moyenne annuelle de 18 650 personnes.

En 2019, leur nombre a légèrement diminué à 16 000. Pour les premiers mois de cette année, ce serait 1 115 personnes.

Selon Jean-Pierre Fortin, président du syndicat des douanes et de l’immigration, environ 60 à 80 personnes empruntent quotidiennement cette voie de ces temps-ci.

Ce chemin est une voie terrestre reliant à pied le Québec à l’État de New York.

New York, un épicentre de la pandémie au Covid-19

Avec une population deux fois moindre que celle du Canada — 19,5 vs 36,6 millions de citoyens — l’État de New York compte cinq fois plus de morts causées par le Covid-19 (125 vs 24, au moment où ces lignes sont écrites).

En raison de tests de diagnostic défectueux, le nombre officiel de personnes infectées aux États-Unis est une grossière sous-estimation. Comme c’est le cas dans de nombreux pays, pour différentes raisons.

La seule chose incontestable, c’est le nombre de morts.

Ce nombre nous révèle que l’épidémie est dix fois plus répandue dans l’État de New York qu’au Canada.

Au moment où ces lignes sont écrites, il est plus dangereux d’accueillir au Québec une personne provenant de l’État de New York qu’une personne provenant de la province chinoise de Wuhan (berceau de la pandémie).

L’aveuglement idéologique

Ce matin, Le Devoir publie un éditorial critiquant la décision du Canada — prise vendredi dernier — de fermer ses frontières aux réfugiés.

L’éditorialiste termine son plaidoyer en écrivant : « …la crise et la peur nous aveuglent-elles quant à nos responsabilités humanitaires ? Et si un pays développé comme le Canada n’est pas en mesure d’accueillir ces migrants, qui le sera ?»

C’est une grossière erreur de confondre une mesure sanitaire adoptée par la presque totalité des pays occidentaux avec de la xénophobie.

Alors que le système de santé du Québec n’est pas encore débordé, mais pourrait le devenir à tout moment, il serait imprudent d’accueillir des milliers de chevaux de Troie de l’épidémie américaine, attirés par la gratuité de notre système de santé.

Il y a un temps pour chaque chose.

Si le Canada fait respecter cette fermeture des frontières comme il s’y est engagé (c’est à voir), son message aux réfugiés est simple : « Si vous songez à vous réfugier au Canada, ce n’est pas le temps.»

S’imaginer qu’il suffit de mettre ces gens en quarantaine, c’est oublier que c’est ce que faisait déjà le Canada. Sauf que personne ne sait ce que le fédéral entend par ‘quarantaine’.

À la suite de la pandémie du SRAS qui a durement affecté Toronto en 2003, le fédéral a dépensé des millions$ pour automatiser (de manière excellente) les déclarations aux douanes. Mais il n’a pas dépensé un sou pour acheter des scanneurs thermiques comme l’ont fait de nombreux pays afin de protéger leur population.

De plus, pendant une semaine, le fédéral a été sourd aux requêtes de provinces de fermer les aéroports internationaux alors qu’il était déjà évident que c’est par le biais du transport aérien international que l’épidémie se répandait.

Donc je ne remettrais pas le sort des Québécois entre les mains du fédéral. Dans cette crise, ses ministres ne sont que des pantins qui répètent les lignes écrites par leurs relationnistes.

Conclusion

À l’heure où le premier ministre du Québec déconseille les voyages d’une région à l’autre du Québec, à l’heure où les provinces veulent que le fédéral interdise les voyages interprovinciaux non essentiels, voilà que le Conseil canadien des réfugiés et Le Devoir veulent qu’on fasse exception pour les réfugiés en provenance des États-Unis.

On ne parle pas ici de réfugiés qui seraient torturés à mort si le Canada refusait de les accueillir.

Le pire qui pourrait leur arriver, c’est que Washington les expulse du territoire américain. Dans la mesure où les États-Unis seront bientôt l’épicentre mondial de la pandémie, ne serait-ce pas un moyen de leur rendre service malgré eux ?

Références :
Arizona man dies after taking coronavirus ‘cure’ Trump touted with false claims
Coronavirus : les tests de diagnostic envoyés par les États-Unis fonctionnent mal
Covid-19 : les données en temps réel
COVID-19 : pas d’isolement obligatoire pour les migrants passant par le chemin Roxham
La Vérif : les migrants passant par le chemin Roxham sont-ils privilégiés?
Temperature screening to cover all flights

Paru depuis :
Coronavirus: des migrants détenus en grève de la faim (2020-03-26)


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les 12 diaporamas de Porto

24 mars 2020
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Pour la personne qui songe à visiter Porto ou pour celle qui désire se remémorer des souvenirs de cette ville, les diaporamas disponibles sur ce blogue représentent plus de mille photos en haute-définition au sujet de cette ville portugaise.

Ces textes présentent les principaux attraits de chacun des quartiers touristiques de la ville.

Offerts gratuitement, ils constituent les chapitres d’un guide de voyage électronique dont il ne manque qu’une revue systématique des lieux d’hébergement et des meilleurs restaurants.

 

Diaporamas Durée Photos Vidéos
De Montréal à Porto 1:28 34 0
La freguesia de Bonfim 1:47 49 0
La freguesia de la cathédrale 4:10 117 1
L’est de Santo Ildefonso 3:46 106 0
L’ouest de Santo Ildefonso 3:39 104 0
La freguesia de São Nicolau 6:11 178 0
La freguesia de Vitória 7:25 212 1
La freguesia de Cedofeita 3:05 86 0
La freguesia de Miragaia 3:33 101 0
Aperçu de Massarelos 0:53 21 0
À l’ouest de Porto 4:07 112 3
Vila Nova de Gaia 4:34 123 0
Total 44:38 1 243 5


Pour lire les récits quotidiens du voyage à Porto, veuillez cliquer sur ceci.

Pour consulter la liste des diaporamas de toutes les villes visitées, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Gaia

23 mars 2020

 

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La Vila Nova de Gaia (que nous appellerons Gaia) est la ville jumelle de Porto. Comme Lévis l’est pour Québec. Ou comme les districts de Buda et de Pest forment Budapest.

Sur son territoire de 168,7 km² vivaient 302 295 habitants au recensement de 2011.

Nous en verrons la partie qui longe le Douro.

Notre visite débute au Moisteiro do Serra de Pilar, situé sur un promontoire au sud du pont Dom Luís I (de 0:17 à 0:51).

Du cloitre, construit au XVIIe siècle, les visites guidées ne nous montrent que la cour extérieure. Mais elles donnent accès à l’église, normalement fermée en dehors des services religieux.

Celle-ci est la seule église circulaire de la péninsule ibérique (si on exclut la Capela de Santo Amaro de Lisbonne).

L’entrée principale de l’église fait face au maitre-autel, profondément encastré. Entre les deux, on trouve six autels latéraux en mauvais état : deux rudimentaires près de l’entrée, trois autels de bois doré ayant perdu leur dorure et un autel rococo.

Plus à l’ouest se trouve le Jardim do Morro (de 0:53 à 0:55) qui offre une vue remarquable de Porto.

Sur l’avenue qui longe le fleuve, on trouve les chais des plus grands producteurs de porto, mais également des restaurants et des artisans (comme ce sculpteur de savon à 0:57).

La visite de Cálem (au cout de 10 €) débute par celui de son musée interactif. Celui-ci est séduisant, jouissif et, à mon avis, le plus intéressant de tous les musées privés consacrés au porto.

On y présente la région viticole du Douro, la géologie de son sol, son climat, les cépages utilisés, les types de vins de porto produits et les odeurs à rechercher lors de la dégustation.

Chez Sandeman, quatre visites sont proposées (de 10 à 21 €). Par exemple, en ajoutant 7 € au cout de la visite classique, on a le droit de visiter non seulement les chais à Gaia mais également le vignoble de Sandeman dans la vallée du Douro. Toutefois, cela ne comprend pas le transport.

En d’autres mots, pour 7 € de plus, on gagne un magnifique voyage à pied de 90 km…

Chez Sandeman, des guides multilingues expliquent ce qu’il faut savoir au sujet du porto.

À 2:06, nous voyons Half Rabbit. Mi-murale mi-sculpture, cette œuvre de Bordalo II a été fabriquée à partir de rebuts et de matériaux trouvés çà et là.

De 2:07 à 2:10, il s’agit de l’Igreja Paroquial de Santa Marinha.

Au prix fixe de 12 €, la visite chez Taylor’s se fait à l’aide d’un audioguide.

Contrairement à ses rivaux dont les chais sont sur du bois ou du granite, les chais de Taylor’s sont sur un gravier de schiste. En y entrant, on est saisi par une odeur désagréable de roche mouillée.

La montée épuisante chez Taylor’s est gratifiée d’un site champêtre qui surplombe la ville et qui sert de cadre enchanteur pour la dégustation des deux portos offerts aux visiteurs.

En descendant de chez Taylor’s, on peut s’arrêter à une exposition photographique (au cout de 5 €). Dans une usine désaffectée, on présente un grand nombre de clichés réalisés dans la région de Porto par l’Écossais Frederick-William Flower entre 1849 et 1859.

En dépit de sa présentation rudimentaire, cette exposition est très intéressante.

À la fin, le visiteur a droit à un porto rose. C’est la plus récente création des producteurs de porto. Tout comme un vin rosé, il se prête bien à la consommation en après-midi sur une terrasse ensoleillée.

Un téléférique effectue la navette entre deux points séparés d’un peu plus d’un demi-kilomètre au-dessus de la rive sud du Douro. Pour 6 €, il offre une vue excellente de Porto, toute aussi bonne (doit-on préciser) que celle qu’on obtient gratuitement le pont Dom Luís I.

Au cout de 10 €, on peut visiter le musée et les chais d’un petit producteur de porto appelé Ramos Pinto

Plus que ses concurrents, le musée de cette maison présente le succès de son fondateur. Petit génie du markéting, il a su, au début de la vingtaine, faire parler de lui en utilisant avantageusement l’esthétique sensuelle de l’Art nouveau, et ce dans un Portugal très conservateur.

Un peu à l’ouest de la station du téléférique se cache le Convento Corpus Cristi.

Son église néoclassique, de forme octogonale, est d’un intérêt limité. Toutefois, un escalier discret (à 3:47) mène à la salle d’où les sœurs cloitrées dominicaines assistaient à la messe, séparées de l’église par un grillage. Cette salle est de toute beauté.

Le diaporama s’achève sur la tombée du jour sur Porto et Gaia.


Détails techniques : À l’exclusion des photos de gravures ou d’autres photos, le diaporama présente 123 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (63 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (43 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (10 photos), l’hypergone 8 mm F/1,8 (5 photos) et M.Zuiko
75 mm F/1,8 (2 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : étude de 1 099 cas

22 mars 2020

Le 28 février dernier, la revue médicale la plus influente au monde — The New England Journal of Medicine — publiait une étude rétrospective effectuée sur 1 099 patients hospitalisés en raison du Covid-19 et chez qui l’infection avait été confirmée par des tests de laboratoire.

Ont participé à l’étude, 552 hôpitaux situés dans trente provinces chinoises.

Le but de l’expérience était d’évaluer le sort des patients atteints au point que leur état justifiait leur hospitalisation. À l’évaluation lors de l’admission, 926 cas ont été jugés non sévères et 173, préoccupants.

Parmi les sujets de l’expérience, 41,9 % étaient des femmes. L’âge médian était de 47 ans; en d’autres mots, la moitié des gens hospitalisés en raison du Covid-19 avaient moins que 47 ans. Plus précisément, la moitié d’entre eux avaient entre 35 et 58 ans.

Il faut donc éviter de croire que si la pandémie tue surtout des gens âgés, elle est inoffensive pour les autres.

À l’admission, les gens avaient été symptomatiques depuis quatre jours.

Les symptômes les plus fréquents furent la fièvre (43,8 % à l’admission et 88,7 % durant l’hospitalisation), la toux (67,8 %) et la fatigue (33,7 %). De plus. 14,9 % des gens déclaraient des douleurs musculaires ou arthritiques, 13,9 % un mal de gorge, 13,6 % des céphalées et 11,5 % des frissons. Seuls 5,0 % des gens souffraient de nausées ou de vomissements. Et 3,8 % eurent la diarrhée.

Les examens de laboratoire ont révélé une lymphocytopénie (une diminution importante du nombre de cellules responsables de l’immunité) chez 83,2 % des patients. Les plaquettes sanguines étaient diminuées dans 36,2 % des cas, et les globules blancs, dans 33,7 % des cas.

Sur 975 tomodensitométries, 86,2 % révélaient des anomalies.

Résultats : 5,0 % des patients hospitalisés furent transférés aux soins intensifs, 2,3 % eurent besoin d’une ventilation assistée et 1,4 % sont morts.

La durée médiane de l’hospitalisation fut de 12,0 jours, pour une moyenne de 12,8 jours.

Référence : Clinical Characteristics of Coronavirus Disease 2019 in China


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la quarantaine ou le laisser-faire ? (3e partie)

22 mars 2020

Ce que disent les experts

Avant que tous les pays ne ferment leurs frontières, n’importe quelle région du monde fortement contaminée par le Covid-19 représentait une menace pour les autres.

Au début de la pandémie, c’était le cas de la Chine (berceau de l’épidémie), de l’Iran et de l’Italie.

Maintenant que les frontières sont scellées (plus ou moins hermétiquement), la contamination se fait en vases clos.

Il en découle que chaque pays devient un laboratoire qui permet de tester différentes stratégies nationales destinées à juguler cette crise sanitaire.

Le Washington Post a publié cette semaine un article sensationnel intitulé Pourquoi des épidémies comme celle du coronavirus se propagent de manière exponentielle et comment ‘aplatir la courbe’?.

Le succès de ce texte est tel qu’il est devenu l’article le plus lu de l’histoire de ce quotidien. Par esprit civique, ce dernier a décidé de ne pas en limiter l’accès à ses abonnés. De plus, il l’a fait traduire en plusieurs langues, dont le français.

De manière ludique, cet article démontre l’importance de la distanciation sociale pour limiter la progression exponentielle de la pandémie.

Non seulement ce ralentissement évite que les services de santé soient débordés par l’explosion des cas nécessitant des soins intensifs (comme c’est présentement la situation en Italie), mais il peut, lorsque respecté intégralement, réduire le bilan final des morts à l’issue de l’épidémie.

Dans un autre article du même quotidien publié deux jours plus tard, le modèle mathématique élaboré par trois auteurs suggère que sans quarantaine, le recours à des mesures de protection (lavage des mains, port du masque) retarde l’évolution de l’épidémie sans réduire substantiellement le nombre cumulatif des décès.

Par contre, la quarantaine stricte réduit la durée d’une épidémie et les dommages qu’elle cause. D’où l’importance capitale de l’isolement social.

Le talon d’Achille de ce deuxième article, c’est que lorsqu’on additionne le nombre de personnes qui traversent vivants l’épidémie et ceux qui en meurent, on arrive à un total d’environ 3 500 personnes alors que ce modèle expérimental est censé être basé sur une population de quatre-mille personnes. Où sont passées les 500 autres ?

Ceci étant dit, cet article est conforme à l’avis exprimé par presque toutes les autorités en santé publique à travers le monde.

Et parmi les exceptions, il y a eu la Grande-Bretagne. Pendant plusieurs semaines, ce pays a tenté une stratégie nationale distinctive qui sera le sujet du prochain texte de cette série.

(à suivre)

Références :
Pourquoi des épidémies comme celle du coronavirus se propagent de manière exponentielle et comment ‘aplatir la courbe’?
How epidemics like covid-19 end (and how to end them faster)


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Écrit par Jean-Pierre Martel


À l’ouest de Porto

22 mars 2020

 

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Entre Porto et l’océan Atlantique, on trouve quelques municipalités incluses dans le Grand Porto sans faire partie de la municipalité proprement dite de Porto.

De 0:05 à 1:10, nous visitons le Museu de Arte Contemporânea de Serralves.

Au moment de ma visite, le musée présentait de petites sculptures présentées à la Biennale de São Paulo (de 0:19 à 0:25).

Signe des temps, le musée présente une installation naturelle, plus précisément un terrarium mettant en vedette des insectes mimant des feuilles ou des branches (de 0:33 à 0:35).

De plus, le musée est couplé à un fascinant jardin de sculptures. On y rencontre des œuvres parfaitement intégrés à leur environnement dont Double Exposure de l’Américain Dan Graham (de 1:03 à 1:07).

Il s’agit d’un pavillon dont deux des trois côtés sont parfaitement transparents. Le troisième est décoré d’une image semi-transparente représentant une forêt plus ou moins distincte.

Selon l’heure du jour et la saison, l’environnement et l’œuvre créent une composition unique en s’amalgamant l’une à l’autre. D’où le titre Double Exposure (qui signifie ‘Double exposition’).

De 1:17 à 1:21, nous avons un aperçu du Jardin botanique de Porto.

La région possède un climat particulier qui est propice à la fois à des feuillus semblables aux nôtres et à des plantes tropicales.

Malheureusement, les serres y sont à l’abandon. Les visiteurs déambulent dans un parc à l’anglaise plutôt décevant.

De 1:25 à 1:37, nous visitons l’Igreja de São João da Foz. Construite de 1709 à 1736, c’est une église de plan rectangulaire, assez sobre, dont l’intérieur est décoré d’un maitre-autel et de huit autels latéraux en bois dorés tout aussi magnifiques les uns que les autres.

De 1:44 à 1:52, nous voici au populaire Jardim do Passeio Alegre.

De 2:01 à 2:03, il s’agit du Forte de São Francisco Xavier, mieux connu sous le nom de Castelo do Queijo (ce qui signifie ‘château du Fromage’).

Construit au XVIIe siècle pour empêcher les incursions des pirates venus d’Afrique du Nord, le fort était situé à proximité d’une énorme pierre arrondie semblable à une meule de fromage (d’où son surnom).

Au centre du carrefour giratoire à proximité, on peut voir une réplique de la statue équestre de Jean VI que le Portugal a offerte à Rio de Janeiro pour célébrer le 400e anniversaire de cette ville.

Quelques pas plus loin se trouve Sea Life (de 2:10 à 2:27). Il abrite de nombreux aquariums de poissons et de crustacés. Le ‘clou’ de la visite est ce court tunnel vitré que parcourent les visiteurs au fond d’un bassin. Essentiellement, ce site touristique mineur s’adresse aux enfants.

De 2:28 à 2:31, nous avons un aperçu du Parque da Cidade. D’une superficie de 0,83 km², ce parc a été aménagé en 1991 par le paysagiste Sidónio Pardal à partir de terrains acquis par la municipalité vers 1916.

Adjacente et située au nord-ouest de Porto, la municipalité de Matosinhos est à la fois une station balnéaire huppée et un des plus grands ports sardiniers du monde.

Son marché municipal (de 2:42 à 2:59) est le meilleur endroit pour se procurer du poisson. Du centre de Porto, on y arrive en métro en trente minutes.

Ce marché est propre et très bien organisé. Toute la journée, des employés utilisent de larges raclettes pour pousser le sang répandu au sol vers des drains dans lesquels il est évacué. Le résultat est que ça sent le poisson. Mais le poisson frais.

Du marché, il suffit d’une marche d’une quinzaine de minutes pour atteindre la plage de Matosinhos.

À 3:17, nous voyons la sculpture Tragédia no Mar créée en 2005 par João Brito.

Elle commémore la plus grande tragédie maritime du Portugal, survenue lors d’une tempête dans la nuit du 1er au 2 décembre 1947. À cette occasion, 152 marins perdirent la vie dans le port à proximité.

À 3:20, il s’agit du terminal sardinier de Porto.

À 4:00, nous voyons l’œuvre She Changes, surnommée Anémona, créée en 2004 par Janet Echelman.


Détails techniques : Le diaporama présente trois clips vidéos et 112 photos réalisées soit à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II (110 photos), ou soit avec un Panasonic GH1 transformé en appareil infrarouge (les deux photos infrarouges).

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (83 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (19 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 et le Lumix 14-42 mm (2 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : les données en temps réel

21 mars 2020
Cliquez pour accéder au site de l’Université John Hopkins

Il suffit de cliquer sur la capture d’écran ci-dessus (effectuée le 21 mars 2020) pour accéder aux données en temps réel colligées par l’université John Hopkins.

Entre autres, elles montrent à quel point les mesures énergiques adoptées tôt par le gouvernement québécois portent fruit jusqu’à maintenant.

Le plus grand nombre de cas dans les pays scandinaves (en comparaison avec le Québec) s’explique par le fait que beaucoup d’avions font escale dans ces pays, situés sur le plus court chemin entre États-Unis et le Moyen-Orient.

Cela n’est pas évident sur un planisphère (une mappemonde plane comme ci-dessus), mais le devient à l’examen d’un globe terrestre.

Les premiers cas apparus dans ces pays sont évidemment antérieurs à la fermeture des frontières américaines.

Dans tous les pays, le nombre de cas confirmés représente une grossière sous-évaluation.

Non seulement ce nombre dépend de la disponibilité des tests de diagnostic, mais il est acquis qu’un grand nombre de personnes atteintes légèrement ne se donnent pas la peine de faire confirmer qu’elles sont atteintes par le Covid-19 puisqu’en pareil cas, leur médecin n’y peut rien de toute manière.

Dans le doute, ces gens ont moins tendance à se placer volontairement en quarantaine.

De plus, dans certains pays, le test peut couter jusqu’à deux ou trois-mille dollars. Ce qui est hors de prix dans un pays comme les États-Unis où des millions de personnes n’ont pas d’assurance maladie.

Postscriptum : je remercie mon bon ami Denis Giroux de m’avoir signalé ce site.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la quarantaine ou le laisser-faire ? (2e partie)

21 mars 2020

L’exemple israélien

Au fil des années, Israël s’est doté d’un des meilleurs services de renseignement au monde afin de se protéger d’un environnement hostile.

Israël fait maintenant face à un nouvel ennemi, tout aussi meurtrier et sournois qu’une cellule terroriste.

Conséquemment, les autorités ont décidé de consacrer une partie des capacités d’espionnage du pays à suivre à la trace les téléphones de tous les habitants du pays afin de débusquer ceux qui mettent en péril la vie des autres et afin de prévenir les personnes qu’ils auraient pu contaminer.

Selon les révélations d’Edward Snowden, les services de renseignements de nos pays épient déjà tous nos appels téléphoniques, tous nos textos et tous nos SMS.

De plus, la géolocalisation des appareils multifonctionnels permet aux États de procéder à des assassinats sélectifs.

Ce qui est nouveau, c’est qu’Israël a développé des algorithmes qui permettent, en temps réel, de déceler les personnes contaminées qui négligent de se placer en quarantaine.

Le 19 mars dernier, le ministre de la Santé a annoncé qu’un message sera envoyé à tous les citoyens qui seront demeurés pendant au moins deux minutes à moins de deux mètres d’une personne contaminée.

Le message type est le suivant :

D’après nos données, vous avez été en contact rapproché avec un porteur du Covid-19 le 16 mars dernier. Il est donc nécessaire de vous placer en quarantaine jusqu’au 30 mars 2020 afin de protéger vos proches et le public.

Près de quatre-cents personnes ont déjà reçu ce message.

À la suite d’une plainte d’associations de défense de droits de la personne, la Cour suprême d’Israël a reconnu la pertinence d’avoir recours à ce type de technologie, mais a donné cinq jours au gouvernement pour soumettre les mesures à la Commission parlementaire sur le renseignement (ce qui ne devrait être qu’une formalité).

La surveillance électronique ailleurs dans le monde

Tout comme la Grande-Bretagne, les États-Unis songent à accroitre leur surveillance électronique comme le fait déjà Israël.

En Chine, le déploiement de la 5G dans l’est du pays a tellement fait augmenter la masse de données qui transitent par le réseau téléphonique que l’État a obligé ses citoyens à utiliser une application spécifique qui permet aux autorités de suivre le déplacement des citoyens afin de mieux contrôler les foyers d’épidémie.

Sur la carte géographique des environs où on se trouve, cette application permet de voir les endroits visités par les personnes testées positives pour le Covid-19.

De plus, dans ce pays (comme en France), on a recours à des drones équipés de hautparleurs pour ordonner la dispersion de rassemblements de citoyens.

En Corée du Sud, les dizaines de milliers de citoyens à qui on a ordonné la quarantaine sont obligés d’installer une application qui alerte les autorités s’ils quittent leur domicile.

Taïwan oblige la géolocalisation de ses 24 millions de citoyens. Parmi ceux en quarantaine, le pays prête même un téléphone multifonctionnel à ceux qui n’en ont pas.

Les personnes en quarantaine qui quittent la zone de confinement qui leur est alloué reçoivent alors l’ordre d’appeler la police immédiatement sous peine d’une amende de 33 000$.

À Hong Kong, toutes les personnes en quarantaine sont soumises à la géolocalisation par le biais d’un téléphone mobile ou d’un bracelet électronique.

(à suivre)

Références :
Coronavirus : Israël recourt à la surveillance technologique massive pour freiner la pandémie
Government efforts to track virus through phone location data complicated by privacy concerns
How the U.S. can defeat coronavirus: Heed Asia’s lessons from past epidemics
Translating a Surveillance Tool into a Virus Tracker for Democracies

Parus depuis :
Comment se compare la progression de la COVID-19 à travers le monde? (2020-03-28)
Des leçons pour le Québec dans l’approche sud-coréenne? (2020-03-28)
The missing six weeks: how Trump failed the biggest test of his life (2020-03-28)
«La Corée du Sud a réagi vite et bien» (2020-04-02)


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