Faits divers No 44

9 janvier 2020
BMW i8 hybride

Depuis le 1er mai 2018, le gouvernement fédéral accorde une subvention de 5 000$ pour l’achat d’une voiture électrique, et de 2 500$ pour un véhicule hybride.

À la condition que le prix de vente de l’un ou de l’autre soit au maximum de 45 000$.

En plus, le gouvernement québécois accorde une subvention de 8 000$ pour l’achat d’une voiture électrique neuve, et entre 4 000$ et 8 000$ pour une voiture hybride rechargeable.

Le qualificatif de ‘rechargeable’ sert à exclure les véhicules autorechargeables puisque dans leur cas, l’énergie produite lorsque le véhicule roule provient indirectement de la combustion d’essence.

À cela s’ajoutent des subventions municipales, comme celles de Laval. Cette municipalité offre une subvention de deux-mille dollars à l’achat d’une voiture électrique par ses résidents.

Le marché de l’automobile électrique est dominé par la Chine où les ventes ont augmenté de 62 % en 2018. Dans ce pays, quatre pour cent des voitures sont électriques ou hybrides. Ce qui correspond à 1,3 million d’unités.

Référence : Ruée chez les vendeurs de véhicules zéro et faible émission


 
1,6 milliard d’œufs. Voilà ce que produisent annuellement les 5,2 millions de poules des 157 fermes aviaires du Québec.

Tout comme les fidèles des religions monothéistes se réservaient un jour de repos par semaine, les poules québécoises pondent leur œuf quotidien en moyenne six jours sur sept.

Référence : D’où viens-tu, mon coco ?


 
Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les pays qui ont consenti d’importants investissements dans les technologies de l’information dans le domaine de l’éducation — par exemple, en achetant des tablettes électroniques — n’ont enregistré aucune amélioration notable des résultats de leurs élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences.

Référence : De l’école et des écrans


 
Né d’une mère Britannique et d’un père mi-Métis mi-Cri, Robert-Falcon Ouellette fut député libéral de Winnipeg-Centre de 2015 à 2019.

Le 4 mai 2017, il prononça le premier discours en langue cri de l’histoire du parlement canadien… que personne ne comprit parmi ses collègues de la Chambre de Communes.

Depuis, on a convenu que la traduction à la volée du cri à chacune des deux langues officielles du pays serait offerte sur simple préavis.

Ce qui fut fait le 28 janvier 2019; le discours du député fut le premier énoncé dans une langue autochtone qui fut sujet d’une traduction simultanée au parlement. Cette fois, tous comprirent.

Référence : Robert-Falcon Ouellette


 
Depuis le début de la guerre au Yémen en 2015, l’Autriche s’est abstenue de vendre tout matériel militaire à l’Arabie saoudite.

Une décision d’autant plus courageuse que le siège mondial de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) est situé à Vienne.

Référence : Désaccord européen sur la vente d’armes à Riyad


 
Depuis que des forces de l’ordre afghanes ont pris la relève des forces américaines, au début de 2015, près de trente-mille soldats et policiers afghans ont été tués.

Référence : Afghanistan: un kamikaze tue des militaires dans une mosquée


 
Implicitement prix ‘Nobel’ de la science québécoise, les prix de l’ACFAS récompensent annuellement l’excellence des savants d’ici depuis 1944.

Voilà donc 75 ans que l’ACFAS — l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences, renommée Association francophone pour le savoir en 2001 — vulgarise et fait connaitre le travail des meilleurs chercheurs du Québec.

Références :
Acfas
Les Oscar de la science québécoise


 
Tout ce qui peut arriver finit toujours par survenir.

En décembre dernier, au nord de l’ile de Vancouver, plus de 20 000 saumons de l’Atlantique se sont échappés au large en raison d’un incendie dans une ferme piscicole à filet ouvert.

Le saumon dit ‘de l’Atlantique’ (Salmo salar) est une variété de saumon génétiquement différente des cinq variétés de saumon du Pacifique.

Plus au sud, entre Vancouver et Seattle, plus précisément au large de l’ile américaine de Cypress Island, 300 000 saumons de l’Atlantique s’étaient échappés d’une ferme piscicole à filet ouvert en aout 2017.

Cette fois, la compagnie attribuait cet incident à de forts courants et des marées exceptionnellement hautes en raison d’une éclipse solaire… Qui pouvait prévoir ?

Un rapport ultérieur a démontré que la compagnie avait fait preuve de négligence.

On peut se demander si la véritable négligence n’a pas été de permettre la pisciculture de saumons de l’Atlantique ailleurs que sur les côtes de l’Atlantique.

Références :
Le combat contre le saumon d’élevage voyage jusqu’en Norvège
Plus de 20 000 saumons de l’Atlantique se sont échappés au large de l’île de Vancouver
Saumon du Pacifique : connaître la différence entre le saumon rose, argenté et rouge
Une compagnie d’aquaculture doit payer une amende de 332 000 $


 
En 1979, Denis Vaugeois — alors ministre des Affaires culturelles du gouvernement de René Lévesque — dotait le Québec d’une politique du livre.

Cela se fit par l’adoption de la loi 51, entrée en vigueur deux ans plus tard.

Depuis, les effets de cette politique ont été fulgurants.

Le nombre annuel de romans publiés au Québec a passé de 160 titres en 1986, à 349 en 1996, 606 en 2006 et 1 222 en 2016, soit une progression de 763 % en trente ans.

Référence : Téléjournal de Radio-Canada.

Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Climat : le déni australien

8 janvier 2020

 

 
Introduction

Depuis aout dernier, les feux de brousse australiens ont détruit la végétation sur 84 000 km², réduit en cendres plus de 2 500 bâtiments (dont 1 300 maisons), tué une vingtaine de personnes et plus d’un demi-milliard d’animaux (dont des dizaines de milliers de koalas).

Jusqu’ici, les feux ont produit 250 millions de tonnes de gaz à effet de serre.

Le 18 décembre, l’Australie a connu la journée la plus chaude de son histoire (avec une moyenne nationale de 41,9°C). Le lendemain, dans la Plaine de Nullarbor (au sud-ouest du pays), le mercure a atteint 49,9°C.

Les deux pieds dans l’âge thermo-industriel

Depuis un demi-siècle, l’Australie a multiplié par sept sa production de charbon. Annuellement, elle est passée de 67,3 millions de tonnes en 1970, à 118,0 en 1980, à 210,4 en 1990, à 312,0 en 2000, à 434,4 en 2010 et à 492,8 en 2016.

Le pays est le quatrième producteur de charbon (derrière la Chine, les États-Unis et l’Inde) et le premier exportateur mondial.

En 2018, la production d’électricité était tirée à 82,9 % des combustibles fossiles; essentiellement le charbon (60,4 %) et le gaz (20,6 %).

Selon Greenpeace, les centrales au charbon australiennes comptent parmi les plus polluantes au monde quant au dioxyde de soufre : le pays ne possède aucune législation à ce sujet.

Les vastes étendues désertiques du centre du pays se prêtent très bien à la production d’énergie solaire. Pourtant, celle-ci ne représente que 3,8 % de la production nationale d’électricité.

Le pays produit 15,6 tonnes de CO2 par habitant, soit 3,6 fois la moyenne mondiale (et 7 % de plus que chaque Américain).

Si bien que c’est le pays à la plus forte empreinte écologique par habitant. Si chaque personne dans le monde consommait comme la moyenne des Australiens, l’Humanité aurait besoin de 5,2 planètes Terre pour subvenir à ses besoins.

Selon le 2020 Climate Change Performance Index, l’Australie est le 56e pire pays au monde (sur les 61 évalués) quant à ses émissions de gaz à effet de serre, à sa consommation énergétique, à son utilisation des énergies renouvelables et à ses politiques environnementales.

Le pouvoir de News Corporation

L’Australie est aux prises avec une importante concentration de la presse.

Contrôlé par la famille Murdoch, News Corporation possède près de 70 % des quotidiens du pays.

Depuis des années, cet empire médiatique nie l’importance des changements climatiques et fait ouvertement campagne contre ceux qui tentent d’alerter l’opinion publique à ce sujet.

Dans l’édition d’aujourd’hui du plus influent quotidien du pays, The Australian, les nouvelles au sujet des feux de brousse du pays occupent une place insignifiante.

Même chose pour The Courrier-Mail et le Herald Sun.

Résultat de cette manipulation de l’opinion publique, le pays est dominé depuis des décennies par des gouvernements climatosceptiques voués à la promotion des intérêts des producteurs de combustibles fossiles.

C’est ainsi que depuis 1996, l’Australie tente de miner les efforts internationaux en vue de limiter la production de gaz à effet de serre.

Pourtant.

Entre 2000 et 2013, 22 % des forêts intactes de ce pays ont été détruites. Un tiers des espèces d’insectes recensées en Australie est en risque d’extinction.

Depuis 2014, le pays a connu trois gouvernements dirigés par le Parti libéral d’Australie.

Durant son mandat d’un peu moins de deux ans (de 2013 à 2015), Tony Abbott supprimait le ministère des Sciences, l’Autorité du changement climatique, la Commission du climat et la taxe carbone (instaurée un an plus tôt).

Son gouvernement a approuvé en 2014 le rejet — dans les eaux de la Grande Barrière de corail — des déchets de dragage provenant des travaux d’extension d’un port d’exportation de charbon. Or la Grande Barrière avait déjà perdu plus de la moitié de ses coraux entre 1987 et 2014.

De 2015 à 2018, son successeur (Malcom Turnbull) a tenté en vain de faire en sorte que l’Australie s’engage à réduire des émissions polluantes. Mais il a dû y renoncer en raison de la fronde d’une dizaine de ses députés.

Depuis aout 2018, il a été remplacé par Scott Morrison, un climatoseptique notoire. Celui-ci a répété ces dernières semaines qu’il en faisait déjà assez contre le réchauffement climatique et que sa politique environnementale ne pouvait pas être tenue responsable des incendies.

Conclusion

Le cas de l’Australie montre comment la concentration de la presse aux mains de quelques uns peut conduire tout un peuple à l’aveuglement collectif.

Références :
Australia Is Committing Climate Suicide
Australia ranked worst of 57 countries on climate change policy
Australie
Énergie en Australie
Feux de brousse en Australie (2019-2020)
L’Australie brûle dans l’indifférence de ses journaux
Liste des pays par production de charbon
News Corporation

Paru depuis :
Une catastrophe prévisible (2020-01-16)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux ou trois commentaires perdus

7 janvier 2020

De manière discrète, ce blogue a déménagé voilà quelques heures.

Depuis quatre ans, l’hébergeur BlueHost (de Salt Lake City) s’en occupait.

Depuis cet après-midi, SiteGround (une compagnie bulgare) dessert le blogue à partir de serveurs répartis autour du globe.

Mais sur les nouveaux serveurs, c’est une copie d’il y a deux jours qui a été utilisée et non une copie actuelle.

Si bien que le compteur de requêtes est retombé à ce qu’il était le 5 janvier. Ce qui est un détail.

Mais ce qui est plus important, c’est que les deux ou trois commentaires publiés depuis deux jours ont été perdus.

Vous m’en voyez désolé.

Si vous en avez une copie, n’hésitez pas à la publier de nouveau.

Mes excuses.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Talibans et Trump, des iconoclastes modernes

6 janvier 2020

Peu après avoir jeté les troupes russes hors d’Afghanistan, les nouveaux maitres du pays (les Talibans) avaient résolu de purger le pays des traces de son passé pré-islamique.

Leur dynamitage en mars 2001 des trois Bouddhas de Bâmiyân (sculptées entre le IIIe et le VIIe siècle) a suscité une réprobation planétaire.

Indignée, Washington se drapait alors de la parure vertueuse du défenseur de la Civilisation.

Mais deux décennies plus tard, la barbarie a changé de camp et contamine maintenant les plus hauts sommets de l’État le plus puissant du monde.

Pour venger la simple humiliation subie par les États-Unis lors de la Crise des otages américains en Iran en 1981 —  au cours de laquelle 52 Américains furent otages de ravisseurs Iraniens (sans y perdre la vie) — Donald Trump a menacé de détruire 52 sites ayant une grande importance culturelle aux yeux des Iraniens.

Pour avoir une idée de ce que Trump menace de détruire, on cliquera sur ceci.

Soyons optimistes et parions que tout ceci n’est que du bluff.

Toutefois, on peut s’inquiéter du fait que la pensée de détruire de tels trésors ait traversé l’esprit d’un des chefs d’État les plus belliqueux de l’Histoire moderne (pourtant riche à ce sujet).

Et on peut craindre encore plus de le voir se glorifier de posséder le pouvoir de les anéantir.

Comme dans ce film de Chaplin où un chef d’État grisé par sa puissance s’amuse avec un globe terrestre qu’il traite comme un ballon de plage…

Si j’étais Américain, je serais humilié de voir que la moitié de mon peuple ait porté au pouvoir quelqu’un dont personne ne peut garantir qu’il est sain d’esprit (pensez à sa volonté d’acheter le Groenland) ou qu’il possède la maturité nécessaire à la fonction qu’il occupe (dans ce cas-ci).

On ne peut promouvoir la démocratie américaine quand celle-ci donne de si pitoyables résultats.

Références :
Bouddhas de Bâmiyân
Crise des otages américains en Iran
Donald Trump’s belligerent threats to Iran’s cultural sites are grotesque
Trump menace de frapper 52 sites en Iran

Paru depuis :
Menaces contre les sites patrimoniaux iraniens: Donald Trump isolé (2020-01-07)
Ispahan brûle-t-il? (2020-01-11)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Montréal est une ville hostile aux vieux piétons

4 janvier 2020

Montréal est une ville hostile aux vieux piétons

L’année 2019 se solde par un 24e piéton tué par un véhicule. C’est cinq de plus qu’au moment du décès du 19e mort, survenu aussi récemment qu’à la mi-novembre denier.


Nombre annuel de piétons tués par accident automobile


 
Depuis dix ans, le nombre de piétons tués par une voiture a varié de onze à vingt par année, avec un creux durant les années Coderre et un rebond sous l’administration actuelle, sans qu’on sache pourquoi.

On peut émettre l’hypothèse que les vieux piétons — les plus souvent frappés à mort — ont des comportements imprudents qui doivent être réprimés, mais qui ne l’ont pas été assez sévèrement ces toutes dernières années.

Nombre annuel de constats d’infraction émis contre des piétons

Année N. de contraventions
2010 15 545
2011 16 024
2012 18 962
2013 24 012
2014 22 708
2015 20 462
2016 22 304
2017 23 861
2018 22 826


Depuis 2010, le nombre de contraventions contre des piétons a augmenté de près de moitié.

À l’époque où la mortalité routière envers les piétons semblait diminuer, on pouvait croire que cette répression policière portait fruit.

Mais puisque cette mortalité revient en force en dépit d’une répression importante, on doit envisager d’autres explications.

On doit notamment se demander si les règles de circulation, conçues au siècle dernier, alors que l’auto était roi, ne devraient pas être repensées à une époque caractérisée par le vieillissement de la population.

En d’autres mots, est-il possible qu’il soit difficile pour une partie des piétons, notamment ceux âgés, de se déplacer à Montréal sans risquer leur vie et sans enfreindre des règles de circulation qui ne sont pas conçues pour eux ?

En deux mots, est-il possible que Montréal soit une ville hostile aux vieux piétons ?

À l’heure actuelle, le temps laissé aux piétons pour franchir les rues de Montréal est basé sur une vitesse de traversée de 1,1 mètre par seconde.

Depuis des années, on sait qu’un vieux se déplace plutôt à la vitesse moyenne de 0,8 mètre par seconde.

Conséquemment, même à 0,8 mètre, une partie d’entre eux — notamment ceux qui se déplacent à l’aide d’une canne — n’en sont pas capables. Tout comme certains handicapés et les enfants.

Avec la norme actuelle de 1,1 mètre par seconde, entre 30 et 50 % des personnes âgées n’y parviennent pas.

L’administration Plante se propose d’abaisser la norme actuelle à 0,9 mètre par seconde (ce qu’on sait d’avance être insuffisant). Et ce seulement à proximité des écoles, des CHSLD, des hôpitaux et des centres communautaires.

De plus, on mettra huit ans à reprogrammer les feux en conséquence. Huit ans, c’est long.

Avec l’augmentation du parc automobile consécutif à la dégradation du transport en commun (mille pannes par année dans le métro, bordel aux trains de banlieue) et en raison du vieillissement de la population, cette crise va en s’aggravant.

Non seulement 2019 est une année exceptionnelle, mais durant ses six dernières semaines, il est mort autant de piétons dans les rues de Montréal que dans la moitié de toute l’année 2015.

En ne prenant pas au sérieux cette crise, l’administration Plante fait preuve d’irresponsabilité.

Références :
La crise des piétons tués durera huit ans
Le 19e mort

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| Politique municipale, Transport individuel, Urbanisme | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Déjà trois-millions de requêtes…

2 janvier 2020

Dans le but d’y lire des textes, de voir des photos ou de consulter des diaporamas, trois-millions de requêtes ont été adressées à ce blogue au cours des quatre dernières années.

Plus précisément, c’est vers 22h hier soir que l’un d’entre vous a cogné cette trois-millionième fois à la porte du blogue.

Dans un monde de fou où plus personne n’a du temps pour quoi que ce soit, l’intérêt que vous portez à ce qu’on trouve ici m’honore.

Merci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vœux pour l’année 2020

1 janvier 2020


 
C’est sous le signe de la fantaisie que s’ouvre ici la nouvelle année. J’avoue m’être bien amusé à créer cette carte de vœux.

En cliquant sur l’aperçu ci-dessus, on obtient l’ensemble de la carte.
 

Quant aux étapes de l’élaboration de celle-ci, en voici le résumé :


 
Bonne année à tous !

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Chiens montréalais : puces obligatoires

30 décembre 2019
Une Yorkshire-terrier

Ce sera obligatoire à partir du 1er janvier 2020.

Qu’il soit puceau ou géniteur confirmé, qu’il soit infesté de puces ou libre de ces bestioles, chaque chien (ou chat) de Montréal (ou de Laval) devra porter une puce électronique sous-cutanée de la taille d’un grain de riz.

Sur celle-ci est enregistré un numéro de dossier. Ce dernier est nécessaire pour accéder électroniquement aux coordonnées du propriétaire de l’animal.

De plus, l’animal devra être stérilisé s’il est âgé de plus de six mois.

Référence :
Le micropuçage obligatoire dès le 1er janvier à Montréal et à Laval

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les poches percées de la classe moyenne

29 décembre 2019

En Amérique du Nord, tous les partis politiques ‘sérieux’ suivent la même recette pour séduire l’électorat.

Cette recette consiste à promettre l’instauration d’une série de nouvelles mesures ciblant une multitude de groupes particuliers. Et si on fait la somme de ces groupes particuliers, on obtient à peu près tout le monde.

Mais qui dit ‘nouvelles mesures’ dit ‘nouvelles dépenses’.

Puisqu’ils promettent également une réduction des taxes et des impôts, comment ces promesses seront-elles financées ?

C’est simple; par la rationalisation des finances publiques. Pas n’importe laquelle; celle qu’on effectue sans diminution de la qualité des services offerts à la population.

Il suffisait d’y penser…

Mais comment choisir un parti politique plutôt qu’un autre ? En analysant soigneusement les friandises qu’ils nous offrent.

Mais surtout, on doit distinguer diminution de taxes et diminution de taxes. Ce n’est pas pareil.

Les diminutions de taxes du Parti libéral du Canada favorisent les gens comme vous et moi alors que celles des Conservateurs ciblent les gens riches… C’est du moins ce que nous dit la propagande libérale.

Mais les Libéraux oublient de parler de la théorie du ruissèlement. Ce que n’oublient pas de faire les Conservateurs.

Ceux-ci affirment que l’argent qu’on place dans la poche des riches ruissèlera le long de leurs cuisses pour atteindre les gens prosternés à leurs pieds. C’est à dire vous et moi.

C’est la théorie du ruissèlement.

Mais les choses sont-elles aussi tranchées entre Libéraux et Conservateurs ?

Les baisses d’impôt du gouvernement Trudeau consenties depuis 2016 à la ‘classe moyenne’ représentent une diminution de revenus de 3,5 milliards$ par année pour l’État canadien.

C’est beaucoup. Pourtant, la plupart des gens de la classe moyenne n’ont pas vu cet argent passer. Où donc est-il allé ?

Le quiproquo provient du fait qu’on surestime les revenus de la classe moyenne. Conséquemment, on se trompe au sujet de ceux qui en font partie.

En 2017, selon Statistique Canada, le revenu annuel moyen au pays était de 46 700$. Toutefois, le revenu médian était d’environ 35 000$.

Cela signifie que la moitié des Canadiens gagnent annuellement moins que 35 000$ et l’autre moitié gagnent plus.

C’est donc à dire que la classe moyenne occupe une zone de part et d’autre de 35 000$ de revenus par année et non de 46 700$. Ce qui est très différent.

Selon le Directeur parlementaire du budget fédéral, 55 %
du 3,5 milliards$ donné à la ‘classe moyenne’ s’est retrouvé dans les poches de ceux qui gagnent plus de 90 600$ par année. C’est près du triple de la ligne de démarcation dont nous venons de parler.

Lorsque les firmes de relations publiques embauchées par Ottawa fournissent aux médias des exemples concrets des économies réalisées, elles surestiment ce qu’est la classe moyenne.

Au 55 % de réduction d’impôts qui va à ceux qui gagnent plus 90 600$, si on ajoute le pourcentage inconnu qui va à ceux qui gagnent entre la médiane et ce 90 600$, le résultat est que la moitié de la population canadienne en bas de cette médiane n’obtient que des miettes des baisses d’impôts du gouvernement Trudeau.

Références :
À qui profitent les baisses d’impôt d’Ottawa?
Revenu des particuliers (html)
Revenu des particuliers (PDF)

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| Économie, Politique canadienne | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Quand la gourmandise favorise l’évolution

27 décembre 2019
Pommier ‘Richelieu’ au printemps
Un pommier à l’automne

En sélectionnant à chaque génération les spécimens aux caractéristiques supérieures et en les faisant se reproduire, les Humains ont permis le développement de plantes plus nutritives, ou plus résistantes à la maladie ou à la sècheresse.

À l’exclusion d’un petit nombre de cultivars plus modernes, les 20 000 variétés de pommiers domestiques descendent de la première variété sucrée — la Malus sieversii — originaire du Kazakhstan.

À l’origine, cet arbre sauvage produisait des fruits amers.

Ce ne sont pas les Humains, mais plutôt les ours qui ont fait évoluer l’espèce.

Ceux-ci mastiquaient les pommes plus grosses, plus sucrées et plus juteuses et avalaient tout rond celles amères.

Or les pépins de cette variété ne germent pas lorsqu’ils demeurent prisonniers de l’enveloppe du fruit.

Pendant des millénaires, ce sont donc les arbres aux fruits de plus en plus sucrés qui se sont reproduits, grâce à la gourmandise des ours qui ont dispersé leurs graines dans leurs matières fécales.

Les Humains ont ensuite propagé le résultat du travail des ours aux quatre coins du globe, faisant de ce fruit le troisième consommé dans le monde (après les agrumes et la banane).

Ce sont d’abord les Chinois qui l’ont adopté il y a trois-mille ans. Grâce à la route de la soie, le fruit a séduit les Arabes, puis les Grecs et les Romains… comme Adam, dit-on, bien avant eux.

Références :
Malus sieversii
Pomme
Si vous aimez les pommes, remerciez les ours

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (1re photo) et Lumix 12-35 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 35 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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