Mark Norman, le ‘Dreyfus’ canadien

3 septembre 2019

Introduction

À la fin du XIXe siècle, le capitaine français Alfred Dreyfus était condamné pour espionnage (au profit de l’Allemagne) à partir de preuves circonstancielles dépourvues de valeur.

Le Canada a récemment connu sa propre affaire Dreyfuss : à partir de preuves circonstancielles également dépourvues de valeur, le vice-amiral Mark Norman a été accusé faussement d’avoir divulgué des secrets d’État en transmettant au chantier maritime Davie des informations ultraconfidentielles.

À la différence de Dreyfus, Mark Norman n’a jamais été condamné, la ‘preuve’ de la poursuite s’écroulant comme un château de cartes lors des audiences préparatoires au procès.

Prérequis à la compréhension de l’affaire

Pour comprendre l’affaire Norman, il faut savoir deux choses.

Premièrement, depuis des décennies, l’armée canadienne refuse obstinément de donner au Québec sa juste part de ses contrats militaires du pays.

Ce refus se justifie par la crainte fédérale que tout investissement militaire chez nous soit perdu le jour où le Québec accèdera à l’indépendance.

Les investissements qu’on craint de perdre, ce n’est pas tellement un entrepôt qui se trouverait du mauvais côté de la frontière. Il arrive souvent qu’un contrat militaire serve à développer de nouvelles technologies. Or c’est cela que le Canada perdrait lors de l’accession du Québec à l’indépendance.

Le problème est que pour l’instant, les Québécois paient des taxes à Ottawa. Si on leur fait payer le prix de l’indépendance même s’ils ne la font pas, ils sont tout aussi bien de la faire puisqu’alors, ils en bénéficieraient des avantages.

Deuxièmement, on doit distinguer entre l’interface ministérielle de l’État canadien et la machine étatique qui se cache derrière elle.

Marcel Masse, à l’époque où il était ministre de la Défense, pestait ouvertement contre la discrimination de son ministère envers le Québec. Mais il a été impuissant à y changer quoi que ce soit.

Parce que le véritable pouvoir à Ottawa s’exerce derrière l’interface ministérielle de l’État canadien. L’affaire SNC-Lavalin en est un parfait exemple.

Le contexte

En juin 2010, le gouvernement conservateur de Stephen Harper faisait connaitre son intention de renouveler la flotte vieillissante de la marine canadienne.

Cela signifiait l’attribution d’une série de contrats totalisant, à l’origine, 36 milliards de dollars.

À l’époque, le ministre de la Défense était Peter-Gordon MacKay, député de Nova-Centre, une circonscription où sont situés les chantiers maritimes Irving.

De plus, le gouvernement Harper était minoritaire.

On fait donc comprendre au ministre que même si la part du gâteau que son ministère attribuerait à Irving était raisonnable, ses adversaires politiques prétendraient le contraire.

D’où l’idée de confier cette décision à un comité d’experts indépendants. Ce que le ministre accepte.

L’armée canadienne en profite pour y nommer des personnes qualifiées, mais qui sont particulièrement hostiles aux intérêts du Québec.

À la remise de leurs recommandations, c’est la consternation. Le zèle du comité dépasse tout ce qu’on aurait pu imaginer; il recommande la délocalisation complète de la construction navale du Québec vers deux autres provinces.

Conséquemment, aucun contrat n’ira au plus grand chantier maritime canadien, situé à Lévis, au Québec. Pas un centime.

Entretemps, à l’issue de l’élection fédérale de mai 2011, le gouvernement Harper est devenu majoritaire.

Reconnus pour leur défense des intérêts du Québec, les députés du Bloc Québécois ont été décimés par des députés antimilitaristes du NPD pour qui un contrat militaire donné à l’un ou à l’autre, c’est du pareil au même.

À Ottawa, cette délocalisation passe donc comme lettre à la poste.

Mais qu’en est-il de la réaction du gouvernement québécois ?

Le Parti libéral du Québec craint les affrontements avec le fédéral. Ce qui, de son point de vue, ferait ‘le jeu des séparatistes’.

À l’Assemblée nationale, le gouvernement Charest répète qu’il est ‘en discussion’ avec le fédéral au sujet de la Davie et qu’il a bon espoir d’en arriver à une entente. Sa stratégie est d’étirer le temps jusqu’à ce que ce sujet ne soit plus d’actualité.

Effectivement, quelques mois après l’annonce fédérale (en octobre 2011), le Printemps érable éclate (en février 2012), reléguant la défense de la Davie aux oubliettes.

Le spectre de l’élection fédérale de 2015

Au fur et à mesure que l’élection fédérale de 2015 approche, le cabinet Harper prend conscience que le boycottage de la Davie risque de compromettre la réélection des douze députés conservateurs du Québec.

On décide donc d’entamer avec la Davie des négociations secrètes en vue de lui accorder un contrat de 670 millions$. Ce contrat sera accordé de gré à gré comme l’ont été tous les contrats dans cette affaire.

Il s’agit de convertir un pétrolier en navire de ravitaillement. Le navire sera renommé Astérix, du nom de ce héros gaulois résistant aux envahisseurs romains, une allusion se prêtant à toutes les interprétations…

Cette dépense de 670 millions$, cela correspond à 2 % des contrats de 36 milliards$ accordés à la Nouvelle-Écosse et à la Colombie-Britannique. C’est peu. Mais le tout enrobé d’un peu de flafla, les électeurs québécois ne devraient y voir que du feu.

Pour mener à bien ces négociations secrètes, le Conseil des ministres choisit le vice-amiral Mark Norman (ci-contre).

Au passé irréprochable, ce soldat est unanimement reconnu pour sa loyauté incontestable envers son pays. C’est également le deuxième militaire le plus important de l’armée canadienne.

L’affaire est menée rondement. Si bien que Stephen Harper annoncera le contrat à la veille des élections de 2015.

Les dessous d’une rivalité

Le grand gagnant des contrats de renouvèlement de la flotte canadienne, ce sont les chantiers maritimes Irving, situés en Nouvelle-Écosse.

En plus des chantiers maritimes, la famille Irving possède tous les médias écrits du Nouveau-Bunswick. Ceux-ci sont imprimés sur du papier à la fois produit par les papeteries Irving et transporté sur ses lignes ferroviaires Irving. De plus, les installations industrielles Irving sont alimentées par le pétrole issu des raffineries Irving. Etc.

Au sein de la famille de James-D. Irving, les membres du clan qui possèdent le chantier naval veulent la faillite de la Davie parce que c’est le seul obstacle à l’accroissement illimité de leur fortune personnelle.

Le contrat de rajeunissement de la flotte de la marine canadienne n’est plus de 36 milliards$. Avec les dépassements de couts, il atteint déjà 60 milliards$. Il pourrait même dépasser les 80 milliards$ puisque pas un seul navire n’a encore été livré, et ce après cinq ans de retard.

Ces dépassements de cout se justifient en partie par des modifications apportées au devis après que le contrat a été accordé à Irving. Par exemple, lorsque le ministère se rend compte qu’il a oublié de demander quelque chose.

Mais une autre partie, secrète, est en réalité une subvention déguisée. En d’autres mots, c’est un don.

La fortune des Irving est estimée entre 10 à 12 milliards$. Elle pourrait doubler ou tripler uniquement à la faveur des dépassements de couts des contrats de la marine canadienne.

La seule chose qui pourrait mettre fin à ce pillage du Trésor public, c’est que l’État canadien retire aux chantiers Irving ses contrats pour les confier à la Davie. Ce qui sera impossible si, entretemps, la Davie a fait faillite.

Aux ordres d’Irving

Retenez bien les dates.

C’est le 4 novembre 2015 que Justin Trudeau entre en fonction à titre de premier ministre du Canada.

La peinture des murs de son bureau n’est pas encore sèche qu’il est informé qu’une lettre importante a été reçue par son ministre de la Défense.

Dans celle-ci, datée du 17 novembre 2015, James (Jimmy) Irving, en sa qualité de codirecteur général des chantiers maritimes Irving, exprime le vœu que le gouvernement Trudeau sursoie à la décision gouvernementale d’accorder le contrat de conversion de l’Astérix.

Il désire qu’on étudie une contre-offre qui sera présentée conjointement par Irving et l’américaine Maersk.

On ne sait pas précisément à quel jour cette lettre arrive sur le bureau de Trudeau.

Mais on sait que le 20 novembre 2015 — trois jours après la date de la lettre — Trudeau ordonne qu’on réévalue le contrat accordé à la Davie.

Évidemment, lorsqu’une décision déjà prise est réévaluée, ce n’est jamais pour trouver des arguments supplémentaires qui la justifient. C’est toujours pour lui trouver des puces.

Le 21 novembre 2015 (le lendemain), le site web iPolitics dévoile le contenu de la lettre d’Irving, une nouvelle aussitôt reprise par tous les journaux du pays.

Justin Trudeau, qui passe alors aux yeux de tous comme un valet d’Irving, est furieux; c’est une de ses toutes premières décisions en tant que chef d’État et voilà qu’elle fuite le lendemain dans les journaux.

Le premier ministre possède son propre ministère personnel qu’on appelle le Bureau du Conseil privé. Les mandarins les plus puissants y siègent, de même qu’un très petit nombre de ministres.

En somme, c’est le lien entre la machine de l’État canadien et son interface ministérielle.

À quel niveau s’est produite la fuite ? D’emblée, on exclut la possibilité que cela provienne du cabinet du premier ministre, où se trouvent les personnes en qui il a le plus confiance. Mais est-ce au niveau du Bureau du Conseil privé ? Du ministère de la Défense ? De l’armée canadienne ?

Se sentant trahi, le premier ministre ne décolère pas.

Le Bureau du Conseil privé sera celui qui portera plainte officiellement auprès de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) afin qu’on trouve le ou les responsables de cette fuite.

L’ouverture de cette enquête — qui fait en sorte que la police débarque avec ses gros sabots au sein de l’appareil de l’État canadien — fait éclater un conflit qui couvait déjà entre la machine de l’État canadien et son interface ministérielle.

Ce conflit est antérieur à l’arrivée au pouvoir de Justin Trudeau. Il remonte à l’époque où le bureau de Stephen Harper en menait large. La main de fer du chef conservateur maintenait le couvercle sur la marmite; celle-ci débordera sous Trudeau.

La férocité des intrigues de palais

Les fonctionnaires du ministère de la Défense, du ministère des Approvisionnements et du Conseil du Trésor ont toujours été hostiles au contrat de l’Astérix; il a été accordé par-dessus leur tête, sans consultation préalable avec l’armée.

De manière sournoise, on va détourner la colère de Trudeau contre le vice-amiral Norman, celui sans qui cette entente ne serait pas intervenue.

À la question : D’après vous, qui aurait pu faire ça ? La réponse est évidente. Le vice-amiral a aidé la Davie à obtenir le contrat. Il y connait des gens. Il a leurs numéros de téléphone et leurs adresses électroniques. Probablement qu’il s’y a fait des amis. Si le contrat qu’il a négocié patiemment pendant des semaines tombe à l’eau, c’est tout son travail qui s’écroule.

Si on n’a pas encore l’arme du crime, on a déjà le mobile.

En réalité, à chacune des étapes de la négociation secrète entre le cabinet Harper et la Davie, le vice-amiral recevait un mandat qui l’autorisait à procéder.

Mais tous ces documents sont archivés.

Normalement, les discussions du Conseil des ministres sont ultraconfidentielles. S’il le juge approprié, un cabinet peut accepter de lever la confidentialité de ses propres documents. Mais la loi lui interdit de révéler ceux des administrations précédentes.

Incapable d’obtenir les documents du Conseil des ministres, la police se tourne vers le ministère de la Défense. Encore là, leurs recherches ne mènent à rien.

Ce que les enquêteurs policiers ignorent, c’est qu’à ce ministère, on utilise des pseudonymes pour préserver le secret des communications internes.

C’est ainsi que le vice-amiral était surnommé Kraken, The Boss ou C34, selon le niveau hiérarchique qui émettait le message.

Sans connaitre au moins un de ses surnoms, toute recherche à son sujet était vaine. Or personne ne leur avouera le secret.

Si bien qu’au fil des mois, l’enquête piétine.

Exaspérés par ces enquêteurs qui fouinent dans leurs affaires, les fonctionnaires expriment de plus en plus ouvertement leur conviction que Norman est le coupable.

Le message est simple : branchez-vous, accusez Norman et fichez-nous la paix.

Justin Trudeau sait que la GRC a un suspect. Il en connait même le nom.

En tant que plaignant officiel, le Bureau du Conseil privé est informé du déroulement de l’enquête. De plus, la GRC a besoin de la collaboration de certains grands mandarins pour comprendre le fonctionnement de la machine complexe de l’État canadien.

Le 1er février 2018, à une assemblée publique à Edmonton, Justin Trudeau se fait demander la question suivante : « Quand votre gouvernement cessera-t-il sa chasse aux sorcières contre le vice-amiral Mark Norman, un homme qui a loyalement servi son pays depuis plus de trente ans ? ».

Piqué au vif, le premier ministre commet l’imprudence de répondre qu’il a approuvé la suspension du vice-amiral Norman (survenue en janvier 2017), que l’enquête contre lui est avancée, et qu’elle aboutira inévitablement à une plainte devant les tribunaux.

The prime minister added, without elaborating, that the case against Norman was “very much underway in terms of investigation and inevitably court processes.

Trudeau avait déjà fait une déclaration semblable le 6 avril 2017.

Il s’agit d’une erreur capitale de sa part; aux yeux de tous, il apparait désormais comme celui qui tire les ficelles de l’enquête policière.

En réalité, les choses ne sont pas aussi simples.

Sous la pression des déclarations publiques du premier ministre, les enquêteurs finissent par affirmer sous serment avoir acquis la conviction que Norman est le coupable, en dépit de la faiblesse de la preuve qu’ils soumettent à la Direction des poursuites pénales (DPP).

En ce début de 2018, la DPP est indisposée par un autre dossier. C’est celui que le premier ministre pilote de manière expéditive et qui irrite la DPP au plus haut point : le Régime d’accord de poursuite suspendue.

La loi à ce sujet sera adoptée en juin 2018. La DPP estime ne pas avoir été suffisamment consultée. En somme, elle croit que Justin Trudeau lui a passé cette loi sur le corps.

La DPP est habituée à juger de la valeur d’une enquête policière. Même quand les policiers se disent persuadés que quelqu’un est coupable, elle sait qu’une tonne de soupçons ne vaut pas un gramme de preuve.

La DPP est assez puissante pour tenir tête à Trudeau; c’est ce qu’elle a fait dans le dossier SNC-Lavalin. Mais dans ce cas-ci, elle décide de donner à Trudeau un cadeau empoisonné, soit celui de donner l’impression qu’elle obéit à ses ordres.

Conséquemment, elle dépose sa plainte le 9 mars 2018.

Victime d’intrigues de palais, le vice-amiral devient ainsi le premier haut gradé accusé d’avoir violé le Code criminel en laissant filtrer des informations confidentielles du Cabinet fédéral.

La DPP sait que les audiences devraient débuter à proximité du déclenchement des élections. Elle connait bien la politique. Qu’elle se garde bien de faire… officiellement.

Finalement, le vent tourne

C’est l’avocate embauchée par Mark Norman — une pitbull de la profession juridique — qui fera le travail à la place de la police.

L’avocate a obtenu les témoignages des anciens ministres conservateurs, jamais interrogés par la GRC. Ceux-ci affirment que les négociations du vice-amiral Norman avec la Davie se déroulaient dans le cadre étroit des mandats issus du Conseil des ministres.

Le 7 mai 2019, tel que prévu, la DPP doit capituler lors d’une audience préparatoire devant la Cour de l’Ontario; elle retire sa plainte. Le tout ne durera que quinze minutes.

Une semaine plus tard, la Chambre des communes adoptait à l’unanimité une motion s’excusant auprès du vice-amiral Norman pour ce que l’État canadien lui a fait subir. Le premier ministre et le ministre de la Défense ont quitté les Communes avant le vote.

Quel contraste entre la réaction de Justin Trudeau à l’issue de cette affaire et celle du premier ministre François Legault qui, récemment, avait la grandeur d’âme de s’excuser publiquement d’avoir injustement congédié Louis Robert, un agronome tout aussi dévoué à l’intérêt public que le soldat Mark Norman.

Références :
Bureau du Conseil privé (Canada)
Chantier Davie: une enquête de la GRC lancée après une colère de Trudeau
Code Name ‘Kraken’: How Mark Norman’s lawyers allege military used pseudonyms to hide records
Construction navale : des milliards$ au Canada anglais et du vent pour le Québec
Discussions avec la Davie : Mark Norman a agi avec l’autorisation du gouvernement Harper
Irving head pressed Trudeau cabinet to stall deal for new supply ship
« J’ai agi avec intégrité » : l’accusation contre le vice-amiral Mark Norman suspendue
J.D. Irving
La Davie et le petit pain fédéraliste
Les dessous d’Irving
La façade ministérielle de l’État canadien
L’affaire Mark Norman, ou la torpille qui n’a jamais explosé
Sale job de la GRC
Trudeau says case against Vice-Admiral Norman will ‘inevitably’ lead to ‘court processes’
Witness at Mark Norman hearing alleges DND attempts to keep files hidden from public view

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

2 commentaires

| Économie, Justice, Politique canadienne | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le vélo elliptique mobile (ou d’extérieur)

1 septembre 2019

 

Cliquez sur l’image pour démarrer (en anglais)

Introduction

Le vélo elliptique est un appareil qui reproduit le mouvement de la course, mais sans impact au sol, c’est-à-dire sans que les pieds quittent des pédales.

Contrairement à la course à pied — où tout le poids corporel passe d’une jambe à l’autre — ce poids se répartit de manière à peu près égale entre les deux jambes avec un vélo elliptique. Ce qui est plus doux pour les articulations des membres inférieurs, notamment des genoux.

Contrairement au vélo classique, les pédales n’effectuent pas un mouvement circulaire, mais elliptique, d’où leur nom. De plus, ces grandes pédales permettent d’y reposer la totalité des pieds.

Les modèles stationnaires se trouvent couramment dans les centres de conditionnement physique. Depuis le début des années 2010, on en a créé des modèles mobiles, plus légers, appelés également ‘vélos elliptiques d’extérieur’.

Contrairement au vélo classique, on y pédale debout.

Les modèles stationnaires n’ont donc qu’une seule chose en commun avec les vélos; le fait d’y pédaler. Mais les modèles mobiles ont des roues, ce qui justifie davantage leur appellation.

Aussi écologique que n’importe quel moyen de transport à motricité humaine, le vélo elliptique d’extérieur est mis en mouvement par l’effort de son conducteur.

Selon les modèles, il combine les avantages du kayak, de la course à pied, du vélo, du ski et de la raquette.

Les vélos elliptiques mobiles se divisent en deux catégories : ceux à rames et ceux à guidon.

Les vélos elliptiques à rames

Les premiers modèles mobiles ont été conçus à partir des modèles stationnaires. Ils possèdent donc deux poignées verticales qui arrivent à la hauteur des épaules et qui servaient à ramer.

Les bras rament d’avant en arrière; l’un poussant, l’autre tirant. Et comme le mécanisme des rames est relié à celui des pédales, la motricité dépend des bras, des jambes ou plus généralement des deux.

Ce qui fait de ces appareils des outils d’entrainement très complets; en effet, ils mettent en œuvre les muscles des bras, des épaules, du haut du tronc, des jambes et des fesses. Bref, environ 80 % des muscles corporels sont sollicités.

Cette mobilisation étendue de la musculature entraine l’atteinte d’une fréquence cardiaque élevée, ce qui contre-indique ces appareils aux personnes atteintes de maladies cardiaques.

Plus que des moyens de transport, les vélos elliptiques à rames sont des appareils de conditionnement physique. On estime qu’ils permettent de bruler de cinq-cents à mille calories à l’heure.

Ils sont donc l’antithèse des appareils de mobilité passive comme les trottinettes électriques.

On les trouve sous les marques commerciales suivantes :
• FreeCross,
• MoveRider,
• Street Rambler (le modèle à trois roues) et
• StreetStrider.

Dans tous les cas, ce sont des tricycles dont la roue arrière est plus grande que les deux roues avant.

Pour donner une idée des dimensions de ces appareils et de leurs prix, prenons le cas du StreetStrider :
• poids : entre 24,5 kg et 19 kg (plus il est cher, plus il est léger),
• longueur : 1,74 m
• largeur : 0,75 m
• prix officiel : de 1 700$US à 3 000$US.

Certains modèles sont vendus en pièces détachées. Leur assemblage est très facile.

Puisque leurs rames servent exclusivement à faire avancer, le conducteur ne peut faire tourner son véhicule qu’en déplaçant son propre centre de gravité sur le côté.

Comme on peut le voir sur le clip vidéo au début de cet article, on zigzague ou on tourne en déplaçant le bassin vers l’extérieur, sans savoir ce qui vient derrière (puisqu’ils ne sont pas équipés de rétroviseurs).

Ce qui en fait de véritables dangers publics sur les routes. Or dans les villes du Québec, il n’existe pas de règlementation qui leur soit spécifique. On doit porter un casque. C’est tout.

L’empattement des roues avant varie selon les modèles. Plus leur distance est large, plus le véhicule est stable.

Les vélos elliptiques à guidon

Les modèles à guidon sont à deux roues. Leur motricité dépend exclusivement des muscles des jambes et des fesses. Amorcer leur déplacement est un peu moins intuitif que sur un vélo ordinaire, mais on finit par s’y faire.

Puisqu’on les utilise debout, ils peuvent être comparés à un tapis de course.

On les trouve sous les marques commerciales suivantes :
• ElliptiGO,
• Road Stepper et
• Street Rambler (le modèle à deux roues).

L’ElliptiGO se décline en plusieurs modèles dont les prix varient de 1 799 à 3 500 euros. Le modèle le plus léger — qui est aussi le plus dispendieux — ne pèse que 17,9 kg.

Leur longueur varie 1,52 m à 2,03 m, ce qui est très semblable aux vélos elliptiques à rames.

Eux aussi ne sont pas équipés de rétroviseurs en dépit du fait qu’en mettre est beaucoup plus simple que sur un vélo elliptique à rames.

Leur grand avantage est leur largeur à peine plus grande qu’un vélo ordinaire. Ce qui les rend aptes à emprunter les pistes cyclables.

En comparaison avec les vélos elliptiques à rames, leur inconvénient est qu’ils ne permettent de tonifier que les muscles du bas du corps.

Références :
Chaine StreetStrider (en anglais)
ElliptiGO (en anglais)
FreeCross, le vélo elliptique de plein air
J’ai testé le vélo elliptique d’extérieur: j’ai adoré!
L’ElliptiGO, le vélo elliptique d’extérieur révolutionne l’entraînement
Le vélo elliptique et ses bienfaits
Site officiel du StreetStrider (en anglais)
StreetStrider (en anglais)
Vélo elliptique

Sur un sujet apparenté : La petite fille aux trottinettes

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 5 — Nombre de votes : 1

Laissez un commentaire »

| Transport individuel, Urbanisme | Mots-clés : , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Des fois c’est beau, des fois c’est triste

31 août 2019


Avant-propos : Voici un texte que j’ai écrit à 22 ans, alors que j’étais étudiant à l’université. Il est reproduit tel quel, malgré ses maladresses.

Le p’tit gars qui fait un détour pour ne pas faire peur à l’écureuil qui est figé, là, sur le tronc d’arbre, à trois pieds devant : je trouve ça beau.

La mère qui se dépêche à faire son marché puis qui est tout excitée parce qu’elle vient de recevoir la lettre de Jean, son Jean, qui a décidé de revenir à’maison : je trouve ça beau.

Les gens que je vois sur la rue après que je me sois enfermé dans ma chambre pendant toute la journée, ils sont donc beaux.

À l’aéroport, le bonhomme qui éclate en sanglots dans le cou de sa femme en la retrouvant, puis qui la serre dans ses bras comme si c’était pour la dernière fois : je trouve ça beau.

Sur la rue, le gars qui prend son fils dans ses bras puis qui lui parle, en extase, comme s’ils étaient rien que tous les deux sur la terre : je trouve ça beau.

Mais la vieille dame qui a de la misère à monter les marches de l’autobus, mais qui se dépêche, en forçant, pour ne pas retarder personne : je trouve ça triste.

L’ouvrier, à 6h du soir, qui se passe la main dans les cheveux, les deux yeux fermés, puis qui est assis sur les premières marches d’un perron parce qu’il est trop fatigué pour attendre l’autobus debout : je trouve ça triste.

L’ivrogne, le bras accoté sur le mur, de dos à la rue, penché en avant, occupé à vomir, puis qui se dit que sa femme a eu bien raison de laisser tomber un sans-cœur comme lui : je trouve ça triste.

Le gars à’table, juste en face, près de la colonne, qui s’arrête tout d’un coup de parler, que la face lui tombe, puis qui part presque à brailler en entendant un vieux morceau qui lui rappelle des souvenirs : je trouve ça triste.

C’est comme ça; des fois c’est triste puis on le voit pas. D’autres fois c’est beau puis on le remarque même pas.

Parfois je me demande combien de temps on perd à passer sans regarder, à regarder sans voir, à voir sans penser, ou à penser sans réfléchir.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

4 commentaires

| Langue française, Prose | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Crise des médias, démocratie et décentralisation

30 août 2019

La logique du déclin

En Occident, les quotidiens et les hebdomadaires sont des entreprises capitalistes victimes du capitalisme.

L’affaiblissement des États — mis en concurrence les uns contre les autres par la mondialisation — a provoqué l’émergence du capitalisme sauvage.

Or la dynamique du capitalisme sauvage, c’est que les gros mangent les petits. Sa finalité est donc la disparition des petits au profit de la croissance monopolistique des gros.

Dans le cas des médias nationaux, les subsides de l’État ne sont que des solutions temporaires qui ne changent rien au problème.

C’est la prédation des revenus publicitaires par les géants du numérique qui menace la survie des créateurs de contenu journalistique.

Au Québec, cette crise occidentale a pris une acuité particulière en raison de l’imminence de la faillite d’un groupe de presse.

Les accommodements

Au lieu de contester un ordre établi qui entraine inexorablement leur disparition, les médias se sont contentés pendant des années de s’en accommoder.

Lorsqu’on observe attentivement le contenu des articles publiés dans nos quotidiens, on remarquera que la très grande majorité d’entre eux ne sont que des reproductions de dépêches d’agences de presse. Ce qui leur évite de rémunérer des journalistes.

Au Québec, l’immense majorité des nouvelles internationales sont rédigées par l’Agence France Presse, détenue partiellement par l’État français.

Si les médias privilégient cette agence plutôt que les autres, c’est que ses dépêches sont en français, ce qui fait épargner les frais de traduction.

Peu importe le quotidien québécois que vous lisez, c’est la même propagande occidentale que vous y trouverez.

Dans le cas des nouvelles pancanadiennes, le relai est passé à l’agence Presse canadienne. Le monopole de celle-ci n’est pas absolu, mais demeure prédominant.

Nos journaux se sont accommodés du déclin de leurs revenus en devenant des intégrateurs de dépêches, complétés des textes de quelques chroniqueurs et éditorialistes.

Exceptionnellement, on peut y lire les articles remarquables de journalistes d’enquête comme Alexandre Shields (au Devoir) et d’autres à La Presse.

Quant à Radio-Canada, son site web bénéficie du travail des créateurs de contenu de ses émissions télévisées.

En somme, tous les quotidiens privés, devenus perroquets d’agences de presse, pourraient ne publier qu’une seule page recto verso si toutes les nouvelles internationales et nationales étaient monopolisées ailleurs. Et on serait tout aussi bien (ou mal) informés.

Subventionner ou non les grands médias, cela ne change rien de fondamental; devenus les béni-oui-oui de l’ordre établi, ils ont eux-mêmes construit leur insignifiance et leur inutilité relative.

Le cas particulier des médias locaux

Pendant des siècles, les nouvelles et les potins s’apprenaient sur le parvis de l’église, à l’issue de la messe dominicale.

Avec la diminution de la pratique religieuse, les médias régionaux sont devenus un outil indispensable à l’exercice de la démocratie locale.

Mais depuis quelques années, les petits commerçants ont découvert les avantages du commerce électronique et ont commencé à détourner une partie de leur budget de publicité vers l’internet où règnent les géants du numérique.

Conséquemment, les médias régionaux vivotent ou cessent leurs opérations les uns après les autres.

À l’examen des diverses missions de l’État, leur disparition ne concerne aucun ministère autre que le ministère du Développement régional.

En effet, l’appui de l’État ne s’inscrit que dans une politique d’occupation du territoire.

On s’imagine souvent que puisque l’Humanité s’accroit, quand des Humains s’installent quelque part, leur nombre ne peut qu’augmenter.

On ignore que des centaines de villages québécois n’ont connu aucun développement économique important depuis des décennies. Ils sont souvent ‘dans leur jus’ tel qu’ils ont toujours été de mémoire d’homme.

Dans quelques cas, le gouvernement doit ordonner la fermeture de quelques villages en déclin démographique parce qu’on ne peut plus y justifier la fourniture de certains services essentiels comme le déneigement des routes ou le maintient en bonne condition de certaines infrastructures municipales.

Voilà pourquoi le déploiement de l’internet en région et l’appui aux médias locaux — pour ne citer que ces deux exemples — découlent d’une politique d’occupation du territoire.

Sous-estimée dans l’esprit populaire, l’occupation du territoire est un exercice de souveraineté; un peuple prend possession d’un territoire en l’occupant.

Dans le cas précis de l’appui de l’État aux hebdomadaires locaux, cela ne peut pas être décidé par des fonctionnaires à Québec puisque ceux-ci ignorent généralement les réalités sur le terrain.

Voilà pourquoi, la dépossession des pouvoirs détenus par des instances régionales ou l’abolition de ces structures au nom de l’efficience est une sottise.

Le soutien aux médias régionaux va de pair avec la décentralisation des pouvoirs l’État québécois. Le premier est impossible sans l’autre.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| 2018-202X (années Legault), Politique québécoise | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


S’habiller pollue

29 août 2019

Avant propos : la version originale de ce texte incluait un court documentaire vidéo que j’ai retiré le lendemain parce qu’il manquait de rigueur.

Importance de l’industrie textile

En 2014, la valeur des exportations mondiales de textile a été de 314 milliards$US.

En milliards de dollars américains, les cinq principaux pays exportateurs ont été :
• la Chine (124),
• l’Union européenne (25,5),
• l’Inde (20),
• les États-Unis (15,5) et
• la Turquie (14,4).

De 1994 à 2014, en ne considérant que les fibres textiles — ce qui exclut le cuir et la fourrure — la mode des tissus innovants, voire ‘intelligents’ a fait passer l’importance des fibres synthétiques de 51 % à 71 % de toutes les fibres produites.

Au cours de cette période, l’importance du coton déclinait de 45 % à 28 %.

Loin derrière, la production de laine passait de 4% à 1%.

Chaque année, on produit cent-millions d’articles de mode (vêtements et d’accessoires) à travers le monde, soit le double qu’il y a quinze ans.

Afin d’éviter l’apparition d’un marché gris, la maison H&M brule 60 000 tonnes d’invendus par année.

Empreinte environnementale

En raison de la croissance des ventes, l’industrie de la mode est devenue une des plus polluantes. Sa production de gaz à effet de serre est moindre que celle de l’ensemble des moyens de transport, mais dépasse spécifiquement l’impact des transports maritime et aérien réunis.

La production d’un kilo de coton exige l’utilisation de 2 700 à 5 000 litres d’eau. Au premier abord, cela parait beaucoup. Toutefois, c’est autant que pour produire un kilo de légumineuses (4 055 litres) ou de poulet (4 325 litres).

Là où le coton se distingue, c’est quant à l’utilisation des pesticides et des engrais; de toutes les productions végétales, la culture cotonnière est la plus gourmande.

La mondialisation

De plus, entre la plante et le vêtement, le coton voyage beaucoup.

Entre sa production (en Chine, principalement), son tissage (en Chine ou en Inde), sa coloration très polluante quelque part au Tiers-Monde, sa confection (au Bangladesh, au Pakistan ou au Vietnam) et son acheminement sur les marchés internationaux, le coton aura parcouru des dizaines de milliers de kilomètres.

Cette mondialisation repose sur le bas cout des hydrocarbures.

En plus, dans le cas des fibres synthétiques, celles-ci sont des produits de l’industrie pétrochimique.

Si le prix des hydrocarbures augmentait de manière dramatique, les distances parcourues diminueraient tout autant, le prix des vêtements augmenterait et les consommateurs les choisiraient judicieusement et prolongeraient leur durée de vie.

Pour maintenir bas le prix du pétrole — essentiel à cette mondialisation — nos pays doivent provoquer la guerre dans les pays producteurs d’hydrocarbures afin de les motiver à maximiser leur production pour soutenir l’effort de guerre.

Le cout humain et environnemental des conflits armés nécessaires à la mondialisation n’est jamais comptabilisé. C’est un tabou. Aucun organisme environnemental n’en tient compte.

Il est anormal qu’un litre d’essence provenant de Moyen-Orient coûte à peu près le même prix qu’un litre québécois d’eau embouteillée. Lorsque le prix de l’essence sera devenu exorbitant, on produira et consommera localement.

Ce qui réduira d’autant l’empreinte environnementale de l’industrie textile. On ne se mettra pas à produire du coton au Québec ou en France, mais on évitera de le transporter aux quatre coins du monde entre la production de la plante et la confection du vêtement.

Le recyclage insuffisant

En Europe, 80 % des vêtements en fin de vie sont jetés et exportés vers les sites d’enfouissement ou d’incinération dans les pays du Tiers-Monde. Ce qui augmente encore leur empreinte environnementale.

Entre 15,6 % et 20 % connaissent une deuxième vie. Cette seconde vie prend plusieurs aspects :
• la vente dans des boutiques de vêtements d’occasion,
• le découpage pour la fabrication de chiffon,
• la récupération des fibres pour tisser des textiles neufs,
• l’effilochage des fibres à des fins de rembourrage ou d’isolation thermique,
• la réutilisation des fibres en papeterie ou en cartonnage, et
• la combustion à des fins de chauffage dans des incinérateurs.

Quelques conseils

Afin de prolonger la durée de vie des vêtements, il est suggéré :
• de ne pas les laver trop souvent,
• d’éviter les cycles à consommation excessive d’eau,
• de laver à l’eau froide,
• d’éviter d’ajouter des quantités excessives d’eau de Javel (ce qui abime les fibres) ou de savon,
• d’éviter si possible le nettoyage à sec,
• de privilégier le séchage au vent (puisque les sécheuses électriques représentent environ 15 % de la dépense énergétique d’un ménage, exclusion faite du chauffage) et
• de choisir des assouplisseurs de tissus écologiques,

Il est également suggéré de réparer ses vêtements ou, à défaut, de les amener chez une couturière même si, bien souvent, les retouches finissent par couter aussi cher que l’achat d’un vêtement neuf. Au moins, cela fait vivre des gens de notre quartier.

Références :
Combien d’eau est utilisée pour produire les aliments?
Des services de location de vêtements pour aider l’environnement
Pourquoi s’habiller pollue la planète
Rapport de l’Union des industries textiles
Réduisons de gaspillage textile
Sécher son linge au vent, à Shanghai

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Environnement | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte VII

28 août 2019
Aperçu de l’Acte VII

Intitulée ‘Couture d’Androïdes’, la dernière salle de l’exposition consacrée à Mugler présente ses créations inspirées de la bande dessinée futuriste ou du cinéma d’anticipation.

Les murs en tôle ondulée percée de lumières font référence à un ciel étoilé, ce qui contribue à associer ces androïdes à des extraterrestres.

À mon avis, il aurait été plus audacieux de considérer ces humanoïdes comme des créations humaines tellement évoluées qu’elles ont pris le contrôle de notre planète.

Ce qui aurait été une occasion de présenter, sur les murs de cette salle, le travail des meilleurs graffiteurs de la ville alors que le musée de la ville d’Helsinki réservait tout un étage aux siens à l’occasion d’une exposition temporaire récente.

Pout termineŕ, rappelons que cette exposition prendra fin le 8 septembre 2019.

De la collection ‘Hiver Buick’
De la collection ‘Les Insectes’ (sic)
Costume du spectacle ‘The Wyld’
De la collection ‘Music-hall’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (1re photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/3,2 — ISO 2500 — 11 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1250 — 25 mm


Pour lire tous les articles de ce blogue consacrés à l’exposition ‘Thierry Mugler : culturissime’, veuillez cliquer sur ceci.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Culture, Exposition, Musée des Beaux-Arts de Montréal, Thierry Mugler : couturissime | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte VI

27 août 2019
Aperçu de l’Acte VI
Aperçu de l’Acte VI

Métamorphoses : le bestiaire fantastique’ est le titre que porte l’Acte VI (ou sixième salle) de l’exposition montréalaise consacrée au couturier Thierry Mugler.

À elle seule, cette partie de l’exposition vaut le déplacement.

Il faut dire que le Musée des Beaux-Arts y a mis le paquet. Cette salle a été habillée d’un décor féérique créé par la firme montréalaise Rodeo FX, coqueluche des studios hollywoodiens.

Autour des visiteurs, les oiseaux volent, le feuillage frémit au vent et, à l’occasion, une lune immense apparait entre les arbres.

De la collection ‘Les Insectes’
De la collection ‘La Chimère’
Détail de la robe
De la collection ‘Les Insectes’
‘La Tonkinoise’ (de la collection ‘La Chimère’)
De la collection ‘Les Insectes’)
De la collection ‘Spirale futuriste’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (2e photo), objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (4e et 5e photos), PanLeica 8-18 mm (1re et 9e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/13 sec. — F/3,8 — ISO 6400 — 16 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 6400 — 8 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1000 — 25 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 145 mm
5e  photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
9e  photo : 1/13 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm


Pour lire tous les articles de ce blogue consacrés à l’exposition ‘Thierry Mugler : culturissime’, veuillez cliquer sur ceci.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Culture, Exposition, Musée des Beaux-Arts de Montréal, Thierry Mugler : couturissime | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte V

26 août 2019
Aperçu de l’Acte V
Aperçu des créations en vedette
Aperçu des créations en vedette

Dans le dernier quart du XXe siècle, Mugler propose l’allure ‘amazone glamour’ où la femme n’est pas un objet sexuel, mais un sujet sexuel, conquérante et non victime.

Ses robes moulées, à la taille fine (corsetée si besoin), au décolleté plongeant, font appel à des matériaux innovants comme le nylon et des fibres synthétiques très élastiques dont l’élasthanne (Lycra™) et le latex.

Comme toujours, la confection est irréprochable.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1re photo), objectif PanLeica 8-18 mm (2e et 3e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/3,7 — ISO 1600 — 15 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 18 mm


Pour lire tous les articles de ce blogue consacrés à l’exposition ‘Thierry Mugler : culturissime’, veuillez cliquer sur ceci.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Culture, Exposition, Musée des Beaux-Arts de Montréal, Thierry Mugler : couturissime | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Actes III & IV

26 août 2019

L’Acte III

Aperçu de l’Acte III
De la collection ‘Superstar Diana Ross’

La troisième salle de l’exposition montréalaise (appelée ‘Acte III’) présente essentiellement des tailleurs, des blousons et des bustiers, de même que des accessoires.

Son caractère hétéroclite fait en sorte que l’Acte III est la seule de l’exposition qui est sans titre.

L’Acte IV

Aperçu de l’Acte IV

Intitulé ‘Dans l’œil du photographe’, l’Acte IV est une pièce à moitié peinte en noir et l’autre moitié, en blanc.

À son centre, quatre sobres tenues vestimentaires de Mugler se dressent sur une plateforme circulaire.

Montage photographique

Les murs de la salle sont décorés de photos de mode mettant en vedette des créations du styliste.

Puisque je n’aime pas photographier des photographies — ce qui dégrade la qualité des photos et ne leur rend pas parfaitement justice — j’ai préféré réaliser un petit montage qui en donne un aperçu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko8 mm F/1,8 (1re photo), objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e photo) et PanLeica 8-18 mm (3e et 4e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1250 — 25 mm
3e  photo : 1/50 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm
4e  photo : 1/25 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm


Pour lire tous les articles de ce blogue consacrés à l’exposition ‘Thierry Mugler : culturissime’, veuillez cliquer sur ceci.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Culture, Exposition, Musée des Beaux-Arts de Montréal, Thierry Mugler : couturissime | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte II

26 août 2019
Aperçu de l’Acte II
De la collection ‘Les Cow-Boys’
De la collection ‘Les Infernales’
De la collection ‘Hiver des anges – 10 ans’
De la collection ‘Anniversaire des 20 ans’
De la collection ‘Anniversaire des 20 ans’

Chacune des salles de l’exposition consacrée à Mugler est un ‘acte’.

L’Acte II porte le titre de ‘Stars & strass : la mode mise en scène’.

Pourquoi ce titre ?

C’est en 1984 que Mugler importe en Occident le concept de défilé-spectacle ouvert au public, créé au Japon en 1973 par le couturier Issey Miyake.

Dans la salle du Zénith, à Paris, six-mille spectateurs paient alors 175 francs (45,5 euros) pour assister au défilé de soixante mannequins portant 350 créations de Mugler.

Ses mannequins prennent alors l’aspect de personnages de fiction et de superhéroïnes.

Dans ses défilés, Mugler met lui-même en scène ses créations sur une trame musicale formée de mélopées africaines, de chansons égyptiennes, de partitions minimalistes ou de musique électronique, le tout métissé de bruits naturels ou d’œuvres de compositeurs classiques.

Mugler a compris qu’en créant pour des célébrités, on devient célèbre.

Ses vêtements extravagants sont portés par des vedettes de la musique populaire parmi lesquels Beyoncé, David Bowie, James Brown, Céline Dion, Diane Dufresne, Lady Gaga, et Madonna.

Des vedettes qui, en retour, apparaissent dans ses propres défilés à titre d’invités-surprises.

Il est également prisé par les actrices hollywoodiennes lors de galas et de remises de prix.

À l’exposition montréalaise, un écran placé au fond de la salle présente le message de Céline Dion au Gala de l’ADISQ de 1990.

À cette occasion, la chanteuse — revêtue d’une robe de Mugler — refusait le prix qu’on lui offrait à titre d’Artiste anglophone de l’année (en raison du succès de son album anglophone à l’international).

Mme Dion suggérait alors la création d’un prix récompensant l’artiste québécois s’étant le plus illustré sur le plan international, une suggestion qui sera retenue par l’ADISQ dès l’année suivante.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone 8 mm F/1,8 (1re photo) et objectif M.Zuiko 8-18 mm (3e photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 18 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm


Pour lire tous les articles de ce blogue consacrés à l’exposition ‘Thierry Mugler : culturissime’, veuillez cliquer sur ceci.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Culture, Exposition, Musée des Beaux-Arts de Montréal, Thierry Mugler : couturissime | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


%d blogueurs aiment cette page :