Le Museu Nacional de Arte Antiga de Lisbonne

18 février 2019

 

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Aujourd’hui, je vous invite au musée. Nous le parcourrons en seulement quatre minutes.

C’est à la fin du XVIIe siècle que le premier comte d’Alvor se fit construire un palais qui fut transformé en 1879 afin d’abriter le plus important musée des Beaux-Arts du Portugal.

Il est situé au sommet d’une falaise à mi-chemin entre le centre de Lisbonne et un de ses quartiers les plus excentriques (soit Belém).

Voilà, essentiellement, ce qu’il vous faut savoir.

Le restant du texte sert à fournir les détails des photos et à préciser comment se rendre au musée.


Détails des œuvres présentées dans ce diaporama :

• à 0:18 : Gloire d’anges (XVIIIe siècle, de Joaquim-José de Barros Laborão),
• à 0:22 : Crèche de l’évêché de Saint-Vincent-hors-les-murs (XVIIIe siècle, de Joaquim-José de Barros Laborão),
• à 0:24 : Joueur de vieille à roue (XVIIIe siècle, de Joaquim-José de Barros Laborão),
• à 0:26 : Crèche du palais d’Ajuda (XVIIIe siècle, de Faustino-José Rodrigues)
• à 0:30 : Porcelaine de Chine (Dynastie Ming, empereur Jiajing, milieu du XVIe siècle),
• à 0:32 : Porcelaine de Chine (Dynastie Qing, empereur Kangxi, 1700-1720),
• à 0:34 : Porcelaine de Chine (Dynastie Qing, empereur Kangxi, 1690-1700),
• à 0:36 : Porcelaine de Chine (Dynastie Qing, empereur Yongzhèng, 1725-1730),
• à 0:38 : Porcelaine de Chine (Dynastie Qing, empereur Qialong, 1736-1795),
• à 0:40 : Plat de service (Portugal, XIXe ou XXe siècle),
• à 0:44 : Ostensoir du couvent de Saint-Vincent-hors-les-murs (XVIIIe siècle, en argent doré),
• de 0:46 à 0:51 : Ostensoir de l’évêché de Saint-Vincent-hors-les-murs (XVIIIe siècle, en argent doré, émeraudes, rubis, diamants, topazes, grenats et saphirs),
• à 0:54 : Ostensoir du Couvent de Notre-Dame-du-Paradis d’Évora (XVIe siècle, argent doré, verre coloré),
• à 0:56 : Coffre eucharistique (Portugal, XVIIe siècle, en argent et bois),
• de 0:58 à 1:03 : Ostensoir de Bemposta (Portugal, XVIIIe siècle, en argent doré, diamants, rubis, topazes, émeraudes, saphirs, cristal de roche et améthystes),
• à 1:06 : Ostensoir indo-portugais (XVIIIe siècle, en argent doré),
• de 1:08 à 1:10 : Ostensoir de Belém (1506, or et pierres précieuses),
• à 1:12 : Calice et patène (Portugal, XVIe siècle, en argent doré, améthystes, grenats et émaux),
• à 1:16 : Pendentif du XVIe ou XVIIe siècle,
• à 1:20 : Coffret du XVe ou XVIe siècle,
• à 1:30 : Paravent japonais (1593-1600, en bois, papier peint rehaussé de feuilles d’or, soie, laque, cuivre doré),
• à 1:32 : Maitreya méditante (bronze japonais ou coréen, VIIe siècle, période Asuka ou Reino de Paekche),
• de 1:34 à 1:36 : Paravent japonais (Seconde moitié du XVIIe siècle, en papier peint, rehaussé d’argent ou d’or),
• à 1:42 : Piéta (1450-1460, calcaire peint de João Afonso),
• à 1:44 : ‘La Trinité’ (1537, huile sur bois de Garcia Fernandes),
• à 1:50 : Priant de Dom Manel de Lima (vers 1570, attribué à Jerónimo de Ruão),
• à 1:52 : ‘La Présentation de l’Enfant Jésus au temple’ (1538, huile sur bois de Garcia Fernandes),
• à 1:56 : La Communion de sainte Catherine d’Alexandrie (1653, en argile peinte),
• à 1:58 : ‘L’Annonciation’ (1750, toile d’André Gonçalves),
• à 2:04 : L’Archange Gabriel (Lisbonne, 1765-1790, en genévrier doré et peint, yeux de verre),
• à 2:06 : ‘Saint Bruno priant’ (1799-1800, toile de Domingos-António de Sequeira),
• à 2:08 : ‘L’Adoration des mages’ (1828, toile de Domingos-António de Sequeira),
• à 2:10 : Étude pour ‘Allégorie de la constitution’ (1821, toile de Domingos-António de Sequeira),
• à 2:16 : Retable du monastère d’Almeirim (1515-1518, huile sur bois attribué Maitre de Lourinhã),
• à 2:18 : ‘L’Annonciation’ (1523, huile sur bois du Frère Carlos),
• à 2:22 : Triptyque du Calvaire (1520-1530, huile sur bois du Frère Carlos),
• à 2:24 : ‘Le Martyre des onze-mille vierges’ (XVIe siècle, école portugaise),
• de 2:26 à 2:29 : Retable de sainte Auta (1522-1525, anonyme). Recto à 2:26 : ‘Le Pape Sirice bénit sainte Ursule et le prince Conan en présence de sainte Auta’. Verso à 2:28 : ‘Le Mariage de sainte Ursule et du prince Conan’),
• à 2:30 : ‘Portrait d’un chevalier de l’Ordre du Christ’ (1525-1550, huile sur bois anonyme),
• à 2:32 : ‘L’Annonciation’ (1535-1540, huile sur bois de Gardia Fernandes),
• à 2:34 : ‘Saint Antoine prêchant aux poissons’ (1535-1540, huile sur bois de Garcia Fernandes),
• à 2:38 : Secrétaire (milieu du XVIIe siècle, Anvers, en chêne, ébène, écales de tortue, ivoire, cuir, miroir et cuivre — peinture sur bois de Peter-I. Kasteels),
• à 2:40 : Coffre (vers 1600, Venise, en cristal de roche, bois peint et doré, argent doré et cuivre argenté),
• à 2:44 : ‘L’Adoration des bergers’ (1616-1622, détrempe sur parchemin d’Estêvão-Gonçalves Neto),
• à 2:46 : Calice (1626, attribué à António Gorges, en argent doré, émaux et cristal de roche),
• à 2:48 : ‘Portrait de monsieur de Noirmont’ (vers 1700, toile de Nicolas de Largillière),
• à 2:50 : ‘Intérieur de la Vieille église de Delft’ (1653, toile centrale et huile sur bois périphérique de Louys-Aernouts Elsevier),
• à 2:52 : Détail de ‘La conversation’ (1663-1665, toile de Pieter de Hooch),
• à 2:56 : ‘Vierge à l’Enfant’ (XVe ou XVIe siècle, Florence, en marbre et terre-cuite d’Andrea Sansovino),
• à 2:58 : ‘Œuvre de miséricorde’ (première moitié du XVIIe siècle, huile sur bois de Pieter Brueghel le Jeune),
• à 3:00 : ‘Le Mariage mystique de sainte Catherine’ (vers 1660, toile de Bartolomé-Esteban Murillo),
• à 3:02 : Détail de ‘Saint Paul l’Hermite’ (vers 1675, toile de Mattia Preti).
• à 3:04 : Détail de ‘Saint Augustin’ (1460-1470, tempera sur bois de Piero della Francesca),
• à 3:06 : Triptyque du Calvaire (vers 1500, huile sur bois anonyme),
• à 3:08 : Triptyque de la Présentation de l’Enfant Jésus au temple (entre 1465 et 1540, huile sur bois attribué à Goswijn van der Weyden),
• à 3:10 : ‘Saint Jérôme’ (1521, huile sur bois d’Albert Dürer),
• à 3:12 : ‘Salomé’ (1510-1515, huile sur bois de Lucas Cranach l’Ancien),
• de 3:14 à 3:29 : Triptyque de la Tentation de saint Antoine (vers 1500, bois peint de Jheronimus Bosch),
• à 3:30 : ‘La Vierge et l’Enfant entourés des saints’ (1519, huile sur bois d’Hans Holbein l’Ancien),
• à 3:32 : ‘La Vierge’ (entre 1541 et 1555, huile sur bois de Cornelis van Cleve),
• à 3:34 : ‘Vertumne et Pomone’ (1638, toile de Jacob Jordaens),
• à 3:38 : Gobelet en verre de Murano (entre 1675 et 1700, Venise),
• à 3:40 : ‘La Tête de saint Jean-Baptiste’ (XVe siècle, Angleterre, en albâtre),
• à 3:42 : Croix professionnelle (XVe siècle, Portugal, en argent doré et émeraudes),
• à 3:44 : ‘Les Quatre chevaliers de l’Apocalypse’ (entre 1471 et 1528, gravure d’Alfred Dürer),
• à 3:46 : Plat (fin du XVIe siècle, Venise),
• à 3:48 : ‘Tête d’homme’ (vers 1540, Portugal, en bois),
• à 3:50 : Portrait de Pedro Vincente Garcia Álvarez de Toledo y Portugal, conte d’Oropesa (vers 1721, toile de Johann Kupezky),
• à 3:52 : ‘La Famille de Darius aux pieds d’Alexandre le Grand’ (1661, tapisserie en soie et laine de la Manufacture royale d’Aubusson d’après un canevas de Charles Le Brun),
• à 3:56 : ‘La Fuite en Égypte’ (entre 1780 et 1800, de l’atelier de Joaquim Machado de Castro, en bois peint, métal et yeux de verre),
• à 3:58 : Vases de couronnement (entre 1860 et 1880, porcelaine de Meissen),
• à 4:00 : Monument à José-António Marques (fondateur de la Croix-Rouge portugaise).


Comment s’y rendre ? :

Le meilleur moyen d’y aller est de prendre le métro jusqu’au terminus de Cais do Sodré et le taxi jusqu’au musée.

À défaut du taxi, on emprunte un des autobus ou un des trains qui filent vers le quartier de Belém, on descend à mi-chemin (à l’arrêt Cais da Rocha), et on emprunte un viaduc qui permet de traverser l’avenue du 24 Juillet. Puis on emprunte les escaliers qui mènent au musée.


Détails techniques : Le diaporama présente 114 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (83 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (24 photos) et le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (7 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le musée de la pharmacie de Lisbonne

22 janvier 2019

 

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Créé en 1996, le musée de la Pharmacie de Lisbonne est probablement le plus ‘encyclopédique’ des musées de ce genre.

Il a remporté le prix du Meilleur musée portugais en 1997, le Mortar Award en 1999, le prix national de la Meilleure scénographie muséale en 2002, et divers prix décernés par l’Association portugaise de muséologie en 2008, 2011 et 2013.

Au premier niveau sont situés le restaurant Pharmacia (à 0:07) et la partie du musée consacrée à la pharmacie portugaise.

À l’étage, le musée présente sa collection d’artéfacts médicaux et pharmaceutiques glanés à travers le monde.

Le ‘clou’ de sa collection (à 1:29) est probablement cette copie manuscrite, datée du XIIe siècle, du traité écrit par le savant arabe Ibn Sīnā (980-1037). Celui-ci est appelé Avicenne en Occident. Ce traité fut à la base de l’enseignement de la médecine en Europe jusqu’au XVIIe siècle.

Voici quelques-uns des autres objets du musée :
• à 0:24 : une murale de Luís Dourdil (1915-1989) qui décorait autrefois l’édifice du Laboritorio Sanitas de Lisboa,
• à 0:36 : un comptoir de pharmacie (vers 1790),
• à 0:38 : le permis d’exercice du pharmacien Lourenço-José Peres de Lisbonne (1798),
• à 0:46 : une page de la Pharmacopée portugaise de 1711,
• à 0:48 : les boiseries originales de la pharmacie Tai Neng Tong de Macau (XIXe siècle),
• à 0:58 : une statuette de la déesse égyptienne Isis nourrissant Horus (entre l’an 664 et 353 avant notre ère),
• à 1:02 : un vase rituel utilisé au Proche-Orient (vers 2600-2500 avant notre ère),
• à 1:06 : un balsamarium (fiole à baume) en terre cuite (Rhodes, VIe siècle avant notre ère),
• à 1:08 : hydrie à figures rouges, attribuée au Peintre de Darius (Italie, vers 340 avant notre ère),
• à 1:14 : vase sacrificiel maya (Mexique, entre l’an 250 et 450),
• à 1:22 : figurine de céramique (Mexique, entre l’an 650 et 750),
• à 1:33 : pot à médicament (Perse, XIIe siècle),
• à 1:37 : trousse d’instruments chirurgicaux (Tibet, XVIIIe siècle),
• à 1:41, à gauche : carafe de faïence contenant de l’eau de salicaire pourpier (Italie, 1550),
• à 1:59 : deux carafes d’apparat (Marseille, vers 1700),
• à 2:01 : minuscule livre de prières (Allemagne, vers 1635), bas-relief des saints Côme et Damien (Allemagne ou Suisse, XVIe siècle), reliquaires no 4 (Naples, XVIIe ou XVIIIe siècle), et reliquaire no 5 (Paris, XVIIIe ou XIXe siècle),
• à 2:04 : trousse de pharmacie (Angleterre, 1840),
• à 2:10 : trousses de pharmacie (Italie et Angleterre, vers 1880),
• à 2:12 : trousse de pharmacie (Espagne, XVIIIe siècle),
• à 2:14 : ceinture de chasteté féminine (XVIIe ou XVIIIe siècle),
• à 2:16 : ceinture de chasteté masculine (XIXe siècle),
• à 2:28 : coffret de parfums de Sir Walter Raleigh (Angleterre, XVIe ou XVIIe siècle),
• à 2:30 : trousse de pharmacie (Allemagne XVIIe siècle),
• à 2:22 : mortier-pilon en agate et en argent doré (Allemagne, XVIIe siècle),
• à 2:28 : coffret de poisons (Allemagne ?, 1682),
• à 2:30 : ‘Hortus Sanitatis’ de Jacob Meydenbach de Mayence (Strasbourg, 1507).


Détails techniques : Le diaporama présente 67 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (48 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (11 photos) et le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (8 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’arrondissement de Misericórdia, à Lisbonne

20 janvier 2019

 

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Introduction

La division territoriale de Lisbonne en différents quartiers est moins précise que son partage en unités administratives, appelées frequesias.

Pour faire simple, nous avons choisi de traduire frequesia par arrondissement.

L’arrondissement de Misericórdia englobe le quartier touristique de Bairro Alto et quelques paroisses situées plus à l’ouest.

Des 24 arrondissements de Lisbonne, Misericórdia est le 4e moins peuplé; sur ce territoire de 3 km², treize-mille personnes y vivent.

Le diaporama présente l’arrondissement du sud au nord, soit des rives du Tage jusqu’au Bairro Alto, la partie haute de l’arrondissement (et dont le nom signifie justement Haut quartier).

Nous y visiterons successivement :
• la rive du Tage,
• le Mercado da Robeira,
• l’Igreja das Chagas,
• le Miradouro de Santa Catarina,
• l’Igreja de Santa Catarina,
• l’Igreja de São Roque,
• le Museu Igreja de São Roque,
• le Miradouro São Pedro de Alcântara,
• le Museu Geológico, et
• le Museu Nacional de História Natural e da Ciência.

Les rives du Tage

Notre entrée dans Misericórdia se fait par l’escalier qui borde le Tage au sud du quartier du Chiado. À l’ouest, il se prolonge dans Misericórdia par une promenade bordée de restaurants et d’échoppes de produits artisanaux.

À 0:20, nous atteignons la gare de Cais de Sodré, puis le Mercado da Ribeira (ou Marché de la Rive).

Le Mercado da Robeira

De toutes les aires de restauration de la capitale, le Marché de la Rive est l’endroit le plus agréable (de 0:23 à 1:03).

Ce vaste espace rectangulaire est bordé de restaurants spécialisés. Au centre, de longues tables obligent les clients à côtoyer des inconnus.

Tout s’achète à la pièce. Et tout est bon.

Immédiatement à l’ouest (à 1:05), on trouve le Jardim Sá da Bandeira (Jardin du Drapeau), au centre duquel se dresse le monument en hommage au premier ministre Bernardo de Sá Nogueira de Figueiredo (1795-1876).

À 1:07, il s’agit du Museu das Comunicações.

L’Igreja das Chagas

De 1:15 à 1:22, voici un aperçu de l’église des Plaies, complètement reconstruite dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle (à la suite du tremblement de terre de 1755).

Au plafond, une piéta intitulée La Vierge de la Pitié pour les plaies du Christ donne son nom à l’église. Elle est l’œuvre de Francisco de Figueiredo.

Ce lieu de culte adopte le plan rectangulaire typique des églises catholiques de la capitale, avec son chœur plus étroit et, dans ce cas-ci, quatre autels latéraux encastrés, protégés par une balustrade.

Le Miradouro de Santa Catarina

De 1:23 à 1:32, il s’agit du belvédère de Sainte-Catherine. La vue n’y est pas exceptionnelle, mais c’est un endroit ombragé où le visiteur sera heureux de faire une halte.

On y trouve la sculpture Adamastor, exécutée en 1927 par Júlio Vaz Júnior (à 1:31).

Ce géant des tempêtes est tiré du poème épique Les Lusiades, écrit à la Renaissance par Luís de Camões. Adamastor représente l’esprit maléfique du cap de Bonne-Espérance, ce cap redoutable qu’essayaient de franchir les navigateurs portugais au péril de leur vie.

À quelques pas de là se trouve un musée de pharmacie exceptionnel (qui fera le sujet d’un diaporama séparé).

L’Igreja de Santa Catarina

Commandée au XVIe siècle par le roi Joãn III de Portugal afin d’honorer la patronne de son épouse, Catherine d’Autriche, cette église fut rasée par le séisme de 1755 et reconstruite deux ans plus tard (de 1:35 à 2:06).

Derrière une façade austère qu’on remarque à peine (au loin, à 1:35), se cache une église rococo dont on admirera la richesse du plafond (exécuté par les stucateurs João Grossi et Sebastiano Toscanelli), l’orgue spectaculaire, et les autels latéraux en bois doré.

Une restauration en cours devrait révéler les coloris originaux des toiles hautes, assombris par la pollution, des peintres portugais Vieira Lusitano et André Gonçalves.

Par le bras gauche du transept, on accède au trésor de l’église (de 2:07 à 2:22).

De 2:27 à 3:32, nous apercevons quelques-uns des plus célèbres restaurants de la capitale à présenter des concerts de Fado hors du quartier d’Alfama (renommé à ce sujet).

L’Igreja de São Roque

De 2:37 à 3:18, nous visitons l’église Saint-Roch. C’est un des plus beaux lieux de culte de la ville.

Construite de 1565 à 1573 dans ce qui était le nord de Lisbonne à l’époque, cette église fut relativement épargnée par le séisme de 1755.

Contrairement à la plupart des autres églises de la ville dont la nef est décorée d’autels encastrés, les murs intérieurs de l’église Saint-Roch sont percés de profondes chapelles latérales richement décorées et clôturées par une balustrade.

L’exécution des œuvres témoigne du très haut degré d’expertise des artisans (parfois italiens) responsables de leur exécution.

Le Museu Igreja de São Roque

De 3:19 à 4:02, vous visitons de musée de l’église Saint-Roch, adjacent à celle-ci.

Lisbonne possède plusieurs musées d’art religieux. Celui-ci, très peu fréquenté, est un des plus beaux.

À 4:04, il s’agit de l’Elevador da Glória. Il ne parcourt qu’une distance d’environ 200 mètres. Il relie la Praça dos Restauradores au Miradouro São Pedro de Alcântara.

Le Miradouro São Pedro de Alcântara

Tourné vers l’Est, ce belvédère est situé dans un parc sur deux niveaux décoré de bustes de personnages célèbres de l’histoire portugaise, dont Ulysse, fondateur mythologique de la ville.

En effet, sous l’Empire romain, Lisbonne portait le nom d’Olissipo en honneur d’Ulysse. Selon la mythologie romaine (héritière de la mythologie grecque), Ulysse aurait fondé Olissipo après avoir quitté Troie.

Et d’Olissipo, la ville a porté le nom latin d’Olissipona au début du Moyen-Âge, puis Ulishbona en visigoth et finalement Lisboa en portugais.

De ce belvédère, on voit notamment le château Saint-George (à 4:25) et la cathédrale (4:27).

Le Museu Geológico

De 4:47 à 5:30, il s’agit du Museu Geológico. Celui-ci n’est ouvert que les lundis et les mercredis.

En dépit de son apparence vieillotte, ce musée est très intéressant.

Essentiellement, il comprend quatre salles. Dans des présentoirs anciens, le musée montre des fossiles, des minéraux, des outils préhistoriques et des répliques de crânes d’ancêtres évolutifs de l’homme.

Pour illustrer la provenance d’un artéfact (un minerai ou la mâchoire fossilisée d’un dinosaure, par exemple), on reliera, à l’aide d’une corde colorée, cet artéfact à une aiguille plantée dans une carte du Portugal. C’est simple, mais c’est efficace (à 4:59).

Au fond, la quatrième salle, rénovée récemment grâce à une subvention de neuf minières portugaises, permet de voir tout le potentiel de ce musée.

Bref, il intéressera tous les amateurs de géologie.

À 5:33, il s’agit de la maison où est né le marquis de Pombal, le 13 mai 1699. Ce premier ministre fut responsable de la reconstruction de Lisbonne après le séisme de 1755.

Le Museu Nacional de História Natural e da Ciência

Situé un peu au nord de l’arrondissement de Misericórdia, le musée des Sciences et d’Histoire naturelle clôt ce diaporama.

On y voit principalement des laboratoires et des instruments scientifiques qui ont déjà été à la fine pointe du progrès.

Le musée vise à illustrer les principes de la physique, à parcourir l’histoire de grandes découvertes scientifiques, à exposer l’histoire de notre planète, etc.

C’est ainsi que le professeur de Lisbonne qui veut parler de la pendule de Foucault à ses élèves trouvera les outils didactiques pour rendre son cours plus intéressant.

Par contre, pour le touriste pressé, ce musée est une attraction mineure de la capitale.

Conclusion

Se promener dans Misericórdia, c’est comme voyager dans le temps.

Le long de certaines rues et à l’intérieur de certains lieux, on se croirait au XVIIIe siècle. Dans les rues les plus achalandées, on baigne dans le style éclectique du XIXe et du début du XXe siècle.

Et partout ailleurs, on voit d’innombrables rues sans prétention qui, comme celles du quartier d’Alfama, respirent l’âme de Lisbonne.


Détails techniques : Le diaporama présente 198 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (85 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (68 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (42 photos), et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3 photos).

Référence : Carte des arrondissements de Lisbonne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier du Chaido, à Lisbonne

20 novembre 2018

 

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Le Chiado est le quartier chic du vieux Lisbonne. Situé à l’ouest de Baxia, il est à Lisbonne ce que la rue Laurier est à Montréal. À la différence qu’on y trouve de nombreuses églises (qui sont en vedette dans ce diaporama).

Partiellement endommagé par le séisme de 1755, ce petit quartier fut de nouveau ravagé en 1988 par un incendie qui fit 2 morts et 73 blessés (dont soixante pompiers).

Étalée sur une décennie, sa reconstruction est une réussite.

Ce diaporama présente successivement :
• le Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado,
• la Praça Luíz de Camões,
• l’Igreja de Nossa Senhora do Loreto,
• l’Igreja de Nossa Senhora da Encarnacão
• la Basílica Nossa Senhora dos Mártires,
• l’Igreja do Santíssmo Sacramento,
• le Museu Arquelógico do Carmo, et
• le Museu da Guarda Nacional Republicana.

Le Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado (de 0:06 à 1:15)

Étonnamment pour une ville d’un demi-million d’habitants, Lisbonne possède quatre musées d’Art contemporain.

En plus de celui-ci, on y trouve l’extraordinaire Museu Coleção Berardo, celui de la Fundação Calouste Gulbenkian, et le nouveau Museu de Arte, Arquitetura e Tecnologia (beau mais dégarni).

Parfois appelé Museu do Chado, celui-ci est l’un des deux plus intéressants de la ville. Il occupe deux bâtiments.

Celui au nord sert aux expositions temporaires. Au moment de ma visite en 2016, on y présentait des œuvres portugaises créées entre 1960 et 1990 et qui font partie de la collection du Secrétaire d’État à la Culture.

Le pavillon sud est établi dans un ancien monastère franciscain reconstruit après le séisme de 1755. L’Ordre ayant été aboli en 1834, l’édifice fut transformé en entrepôt par un marchand anglais avant d’être transformé en musée en 1911.

Entre autres, on y trouve une étonnante collection de photos stéréoscopiques (de 1:02 à 1:05) réalisées par Francisco-Afonso Chaves (1857-1926) et le vidéo interactif Atlantis d’André Sier (2016), inspiré de l’esthétique des jeux électroniques des années 1980.

À 1:16, il s’agit du Teatro Nacional de São Carlos. Construit en 1793, c’est la principale salle d’opéra de la ville.

La Praça Luíz de Camões (de 1:20 à 1:29)

Luíz de Camões (~1525-1580) est le plus grand poète portugais. La place qui l’honore est le cœur du Chiado. Cette place est dominée par un monument inauguré en 1856 (à 1:25).

À son sommet, on trouve le bronze du poète (œuvre de Vítor Bastos).

À ses pieds, il est entouré des marbres représentant huit personnages qui vécurent à l’époque du poète ou peu de temps avant lui : le chroniqueur Fernão Lopes (~1385-~1460), l’inventeur Pedro Nunes (1502-1578), le chroniqueur Gomes Eanes de Zurura (1410-1474), l’historien João de Barros (1496-1570), l’historien Fernão Lopes de Castanheda (~1500-1559), le poète Vasco Mouzinho de Quevedo (~1570-~1619), le poète épique Jerónimo Corte-Real (1533-1588) et le poète héroïque Francisco Sá de Meneses (~1600-1664).

L’Igreja de Nossa Senhora do Loreto (de 1:30 à 1:46)

Selon la légende, des anges transportèrent au XIIIe siècle la maison natale de Jésus de Nazareth dans la ville italienne de Lorette. De nos jours, la Santa Casa y est le sujet d’un important pèlerinage.

Parmi les églises élevées à la gloire de Notre-Dame-de-Lorette figure celle de Lisbonne.

Très endommagée par le séisme de 1755, l’église a été restaurée de 1777 à 1785. Elle est formée d’une nef rectangulaire flanquée de dix autels latéraux encastrés.

Bien au-dessus de chacun de ces autels, on trouve l’image en grisaille d’un personnage (un apôtre ?) logé dans une niche en trompe-l’œil.

On trouve également un autre autel de chaque côté du chœur, ce qui porte le nombre total des autels à douze (sans compter le maitre-autel).

Le plafond en berceau de la nef est décoré de la peinture allégorique Notre Dame de Lorette couronnée par la Trinité, exécutée par de Pedro-Alexandrino de Carvalho en 1780-1781.

Au-dessus de l’entrée à la gauche de l’église, un bas-relief représente la Vierge veillant sur la Santa Casa de Loreto (à 1:45).

Juste en face se trouve l’église Notre-Dame-de-l’Incarnation, reconstruite à la suite du séisme de 1755.

L’Igreja de Nossa Senhora da Encarnação (de 1:45 à 2:13)

C’est une belle église dont les murs en pierre de taille sont rehaussés de marbre rose. Sa voute en berceau est ornée de grisailles et d’une toile sur le thème de l’Annonciation de Marie.

Au-dessus du maitre-autel (à 2:00), le plafond est orné d’une magnifique toile en trompe-l’œil (2:02).

Cette église de style rococo comporte une nef sans transept flanquée à droite de quatre autels latéraux et, à gauche, de trois autels latéraux et d’une chapelle latérale (près du chœur, de 2:06 à 2:11).

Cette dernière est surmontée d’une coupole octogonale dont le plafond est richement décoré d’un agneau pascal entouré des symboles des quatre évangélistes.

La Basílica Nossa Senhora dos Mártires (de 2:14 à 2:43)

Un peu plus à l’Est se trouve la basilique Notre-Dame-des-Martyrs, consacrée en 1784 (après sa reconstruction à la suite du séisme de 1755).

Il s’agit d’une église dont la nef est flanquée de six autels latéraux, et de deux chapelles près du chœur. Les murs sont en pierre de taille et en marbre rose.

Verte et rouge, la décoration en trompe-l’œil du plafond est un peu excessive. À son centre, on peut voir la toile Alphonse Ier du Portugal offrant le temple des martyrs à la Vierge et à l’Enfant, peinte de 1782 à 1785 par Pedro Alexandrino de Carvalho.

Une brève promenade (de 2:44 à 3:19)

Tout comme à Paris, l’automne est la saison des marrons. À Lisbonne, ils sont cuits sur des fours à charbon très polluants (à 2:45). De plus, ils sont vendus couverts de suie blanche cancérigène.

À la boutique Via Alegre (de 2:46 à 2:51), on peut voir le service de table appelé Paço Real, créé en 1824 pour la famille royale portugaise.

À 2:52, le poète Fernando Pessoa est représenté attablé sur la rua Garrett, devant la boutique de cigares Casa Havaneza.

À 3:01, cette œuvre du sculpteur Teixeira Lopes rend hommage depuis 1903 au romancier Eça de Queirós.

Le Portugal possède une longue tradition viticole. Mais les amateurs de bière durent attendre jusqu’en 1836 pour que soit créée la première brasserie industrielle au pays.

Dans le couvent abandonné des frères de la Sainte-Trinité, Manuel Moreira Garcia y ouvrit une fabrique de bière et, peu de temps après, ouvrit son établissement à la dégustation (de 3:02 à 3:15).

En 1863, l’artiste Luís Ferreira en décora la façade de tuiles de faïence représentant des allégories de la Science, de l’Agriculture, de l’Industrie, du Commerce, de la Terre et de l’Eau.

La Fábrica de cerveja da Trindade ferma ses portes en 1935.

Le centre commercial Armazens do Chiado (de 3:20 à 3:29) héberge une cinquantaine de magasins et de restaurants.

L’Igreja do Santíssmo Sacramento (de 3:30 à 3:35)

L’église du Saint-Sacrement, détruite partiellement par le séisme de 1755, fut reconstruite (ou réparée) entre 1772 et 1807 sous la direction de Sebastião Alves.

Ce long délai fut causé par un conflit entre les autorités religieuses — qui insistaient pour que l’église conserve son orientation traditionnelle est-ouest — alors que l’urbaniste Eugénio dos Santos exigeait que l’église soit complètement reconstruite sur la rue Garrett, où elle aurait adopté une orientation vers le nord.

Il s’agit d’une magnifique église baroque dont l’intérieur est en pierre de taille rehaussée de marbre rose. Le plafond de l’église a été décoré en 1805 par Pedro-Alexandrino de Carvalho.

En plus de l’autel principal, l’église compte huit autels latéraux encastrés en pierre (une de chaque côté du chœur et trois de chaque côté de la nef).

Le Museu Arquelógico do Carmo (de 3:37 à 3:45)

Au Moyen-Âge, l’église gothique des Carmes était le deuxième plus vaste édifice religieux de Lisbonne, après la cathédrale.

Sur la congrégation réunie pour la messe matinale, le bâtiment s’effondra lors du séisme du 1er novembre 1755. Elle ne fut jamais reconstruite. Seul le chœur a résisté.

À l’abri des intempéries, le chœur abrite de nos jours un musée d’archéologie où la photographie est interdite. Une partie des œuvres sont disposées à ciel ouvert dans les ruines de la nef (où la photographie est permise).

Devant l’entrée principale du couvent, la Chafariz do Carmo (ou Fontaine des Carmes), décorée en son centre de quatre dauphins, a été sculptée au XVIIIe siècle par Ângelo Belasco (à 3:46).

Le Museu da Guarda Nacional Republicana (de 3:48 à 4:01)

À deux pas du musée archéologique des Carmes se trouve le Museu Guarda Nacional Republicana.

Il explique l’histoire de la Garde républicaine portugaise, montre les uniformes portés au cours des décennies, les armes utilisées, puis ses moyens de communication et d’enquête. Il est l’équivalent du musée parisien de la Police, mais avec une facture pédagogique un peu plus moderne.


Détails techniques : Le diaporama présente 119 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (62 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (49 photos), et le PanLeica 25 mm F/1,4 (8 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Promenade un vendredi soir de novembre à Toronto

8 novembre 2018
À la gare Union
Hôtel Delta et les condos Ice
Tour du CN, vue de la rue Adelaïde
Poutinerie Smoke’s
Entrée Art déco sur la rue Adelaïde
Vélos en libre-service
Taxi Beck
Murale dans une ruelle

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/6,3 — ISO 2500 — 21 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 17 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 27 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 21 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 17 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 40 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 17 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Emmanuel Hocdé à l’orgue de l’oratoire Saint-Joseph

6 novembre 2018
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Du 17 novembre au 7 décembre se tient officiellement l’édition 2018 du Festival Bach de Montréal.

Mais dès les 4 et 11 novembre, deux concerts d’orgue sont prévus officieusement. Les deux font partie des six évènements offerts gratuitement.

Le concert de dimanche dernier mettait en vedette le récipiendaire 2002 du Grand prix d’interprétation du Concours international d’orgue de Chartres (le prix le plus prestigieux au monde).

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Au programme :
Prélude et fugue en mi mineur BWV 548 de J.S. Bach
Allein Gott in der Hoch sei Her BWV 662
Toccata, adagio et fugue en do majeur BWV 564
Prélude et fugue en do mineur op. 37 no 1 de Félix Mendelssohn
Improvisation d’Emmanuel Hocdé.

Le grand orgue de l’oratoire est une bête puissante créée en 1960 par le facteur allemand Rudolf von Beckerath.

La musique pour orgue de Bach a été composée pour les orgues délicats joués dans des églises dont la réverbération est complètement différente de celle de l’oratoire.

Bref, emmitouflées dans l’écho des lieux, les deux premières œuvres au programme ne m’ont rien dit.

Seule la troisième m’a plu parmi les œuvres de Bach.

Composée par l’organiste lui-même, c’est Improvisation qui fut, à mon avis, le ‘clou’ de ce concert d’une cinquantaine de minutes.

Tirant parti de l’instrument et de l’acoustique du lieu, cette pièce aurait fait la fierté de Debussy s’il en avait été le compositeur.

Le concert de dimanche prochain à l’Oratoire sera également gratuit. Je vous invite à y assister et à profiter de votre visite pour apprécier la beauté des lieux.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 19 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 27 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 12 mm

Post-Scriptum : Ceux dont l’écran d’ordinateur possède une résolution de 1900 x 1200 pixels pourront télécharger la première photo qui accompagne de texte (l’aperçu général de l’Oratoire) afin de s’en servir comme fond d’écran en cliquant sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une entrée de métro parisienne… à Montréal

22 octobre 2018
Place Victoria

L’Art Nouveau au purgatoire

C’est en 1908 que l’architecte Hector Guimard réalise les édicules de style Art Nouveau pour le métro de Paris.

Mais bientôt ce style est démodé, jugé décoratif et féminin. Il sera remplacé par le style Art déco, solennel, symétrique et tellement plus viril.

Le discrédit dont souffre le ‘style nouille’ atteint son paroxysme en France au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.

Délivré par les États-Unis de l’occupation allemande, on est alors en admiration avec tout ce qui vient de l’autre côté de l’Atlantique. On estime que la supériorité technologique de l’Amérique s’expliquerait, entre autres, parce qu’elle n’a pas à trainer un lourd passé culturel.

C’est à l’époque où l’extraordinaire décoration intérieure du restaurant Le Train Bleu disparait derrière des faux murs afin de lui donner l’aspect dépouillé d’une cafétéria moderniste.

Quant aux édicules de Guimard, pourtant modulables, on les juge trop étroits en raison de l’explosion démographique de Paris et du nombre d’usagers de son métro.

Des 167 ouvrages de Guimard, il n’en restait plus bientôt que 86.

C’est seulement dans la deuxième moitié des années 1960 que l’Art Nouveau sortira de son long purgatoire quand les expériences psychédéliques permettront de voir l’extravagance de ce style sous un nouvel éclairage et qu’apparaissent des pochettes de musique s’en inspirant.

En 1965, les accès à quelques stations de métro de Paris sont classés monuments nationaux. Tous les autres ne seront protégés qu’en 1978.

Mais juste avant cette réhabilitation, le maire de Montréal entreprend une démarche étonnante.

La tour Eiffel, s’il vous plait

Lorsqu’en 1962 Moscou renonce à tenir l’exposition universelle de 1967, Montréal accepte de prendre la relève. Ce qui donnera l’Expo67.

Le maire d’alors, Jean Drapeau, est un geyser d’idées. Il prend l’initiative d’écrire au président de la République française pour lui demander s’il ne serait pas possible de démanteler la tour Eiffel pour l’installer à Montréal durant l’exposition.

Dans l’entourage du président du général de Gaulle, on croit d’abord à une plaisanterie. Et lorsqu’on se rend compte que la requête est authentique, on la transmet au général en anticipant un rire sonore du général, pourtant peu extraverti.

Mais à la surprise de tous, le général se dit favorable à la demande de Montréal.

À la mairie de Paris, c’est la consternation. On voit déjà les barricades des insurgés parisiens s’élever contre un démantèlement que les Nazis eux-mêmes n’ont pas osé exiger.

Mais la diplomatie française étant ce qu’elle est, on répond au maire de Montréal que l’idée est excellente, que le président de la République est heureux d’accéder à sa demande… à la seule condition que Montréal garantisse l’intégralité des soixante tonnes de peinture, des 18 038 pièces de métal, des 2,5 millions de rivets, et que les ouvriers montréalais déménagent cela et reconstruise le tout parfaitement à l’identique après l’Expo67.

Comme un séduisant bonbon acidulé, la réponse ‘favorable’ de la France sortit le maire de sa rêverie.

Mais Jean Drapeau n’était jamais à court d’idées. Lors d’une visite à Paris, il voit, stupéfait, la démolition d’un édicule Guimard à la station Charles de Gaulle–Étoile. Il demande s’il serait possible que le métro de Montréal en ait un.

En 1966, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) trouve un prétexte pour commémorer la coopération d’ingénieurs français et québécois lors de la construction du métro de Montréal.

On offrit donc à Montréal un authentique édicule Art Nouveau de Guimard. Il sera installé en 1967 — l’année de l’expo — à la station Victoria.

Je soupçonne qu’il s’agissait d’un édicule qu’on avait entreposé quelque part depuis longtemps.

Cette hypothèse vient du fait qu’on ne s’était pas rendu compte que les globes orange de cet édicule étaient des originaux en verre — les seuls au monde — alors qu’à Paris, ils avaient été remplacés par des copies en polycarbonate.

Globe de l’édicule

Lors d’une restauration en 2001-2002, c’est là qu’on s’est rendu compte que les globes étaient des originaux. Depuis, ils ont été remplacés, eux aussi, par des copies. L’un des originaux a été donné à la RATP, l’autre au Musée des Beaux-arts de Montréal.

Voilà comment un peu de la désinvolture de la Belle Époque s’est retrouvé à Montréal… devant une austère statue de la reine Victoria.

Références :
After 29 flamboyant years, the mayor of Montréal is retiring
Édicule Guimard
Hector Guimard
Quand Montréal a voulu emprunter la tour Eiffel

Détails techniques : 
Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/2500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rossio, Avenida et plus

1 octobre 2018

 

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Introduction

Le relief de Lisbonne correspond à une surface vallonnée, le tout légèrement incliné vers le sud, où coule le Tage.

La partie la plus basse est Baxia, la Basse Ville, visitée précédemment.

Au nord, Baxia se prolonge par une vallée allongée qui part de Rossio et qui est traversée de longues avenues parallèles formant le quartier d’Avenida.

C’est cette partie de la capitale portugaise que vous propose de visiter ce diaporama.

Rossio

Construite de 1888 à 1890 sur les plans de l’architecte José-Luis Monteiro, la gare du Rossio (à 0:06) fut longtemps la principale gare ferroviaire de la capitale. Elle se distingue, entre autres, par ses portes en forme de fer à cheval.

À l’automne, on trouve à Lisbonne, comme dans d’autres villes portugaises, des vendeurs de marrons cuits au charbon de bois (à 0:08). Ils sont vendus couverts de suie cancérigène.

La plus vaste de Lisbonne, l’Igreja de São Domingos (église Saint-Dominique, de 0:10 à 0:15) a connu une histoire mouvementée. Détruite par un séisme de 1531, puis par le grand séisme de 1755, elle fut reconstruite en 1807.

Jusqu’à la fin de la monarchie portugaise, on y célébrait les mariages royaux.

Une troisième destruction totale survint lors d’un incendie, le 13 aout 1959 : la charpente en bois du toit s’est alors effondrée, ne laissent debout que les murs endommagés. Elle fut reconstruite dans le style qu’elle possédait à sa deuxième reconstruction, en 1807.

Toutefois, on n’essaya pas de masquer les affronts subis en 1959. Le nouveau plafond est peint rose gomme à mâcher, de même qu’une partie des murs.

Le résultat est impressionnant.

Avenida

Le quartier d’Avenida débute par la Place des Restaurateurs (à 0:16), au centre de laquelle se trouve un obélisque érigé en 1886 pour célébrer la guerre de restauration portugaise.

Se déroulant de 1640 à 1668, cette guerre n’était pas un conflit culinaire mais une guerre d’indépendance à l’issue de laquelle le Portugal se libéra de la domination espagnole, ce qui entraina la restauration de la dynastie de Braganza sur le trône portugais.

Ses environs constituent le quartier des spectacles de la ville. En effet, si on exclut les innombrables clubs de fado ou de jazz disséminés dans les vieux quartiers, c’est dans les environs de la Praça dos Restauradores qu’on trouve plusieurs grandes salles dédiées au cinéma ou au théâtre.

On y trouve notamment le Teatro Eden de style Art Deco (à 0:18) dû à l’architecte Cassiano Branco (transformé en hôtel depuis), le Palàcio Foz de style baroque (à 0:20) et l’ancien cinéma Condes (à 0:22) construit en 1950 par Raul Tojal dans un style moderniste.

En empruntant la rue à droite de ce dernier, on accède à la rua das Portas de Santo Antão où se trouvent le Coliseu dos Recreios (à 0:24), le Teatro Politeama (à 0:26), l’Ateneu Comercial de Lisboa (à 0:28) et l’église Saint-Louis des Français (de 0:34 à 0:37). Détruite par le tremblement de terre de 1755, cette dernière fut reconstruite grâce à un don de Louis XV.

Plus loin, cette fois à l’ouest de l’Avenida de Libertade, on accède au Jardim Alfredo Keil (à 0:38) et à la pittoresque rua da Alegria (de 0:40 à 0:53).

En remontant plus au nord, on rencontre le Monumento aos Mortos da Grande Guerra en marbre de Carrare, dévoilé en 1931 (à 0:54).

Au nord d’Avenida

Le parc Édouard-VII est le plus vaste du centre-ville. Il offre une vue remarquable sur la rive nord du Tage (1:10).

À l’extrémité sud du parc, on trouve un monument érigé en l’honneur du Marquis de Pombal (de 1:06 à 1:09).

Ce premier ministre portugais est celui qui, au lendemain du séisme de 1755, fit reconstruire le quartier de Baixa selon un schéma de rues parallèles qui se coupent à 90 degrés. Une idée qui inspira beaucoup plus tard La Havane et Barcelone.

Dans le coin ouest de ce parc, on trouve l’Estufa Fría (la Serre froide), au moins dix fois plus grande que la serre des fougères Jardin botanique de Montréal.

L’Estufa Fría (de 1:12 à 1:28) n’est pas une serre de verre et de métal comme le sont généralement les serres des jardins botaniques. C’est un gigantesque espace dont les murs et le toit sont constitués de lattes de bois légèrement espacées pour y laisser entrer l’air et atténuer le soleil chaud du Portugal.

Ses espaces extérieurs sont très photogéniques.

Immédiatement au nord du parc Édouard-VII se trouve le Jardim Amália Rodrigues (de 1:29 à 1:36).

En traversant la rue dans son coin nord-est, on arrive au complexe muséal de la Fundação Calouste Gulbenkian.

Notre premier arrêt est au Centro de Arte Moderna, c’est-à-dire le musée d’Art contemporain Gulbenkian (de 1:41 à 1:58).

Lisbonne compte trois autres musées d’Art contemporain : le Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado, le Museu Coleção Berardo et le Museu de Arte, Arquitetura e Tecnologia. À mon avis, celui de la Fundação Calouste Gulbenkian n’est pas le plus intéressant.

Entre ce dernier et son Musée des Beaux-Arts, on traverse le jardin de la fondation (de 1:59 à 2:08). C’est un endroit plaisant. Des oiseaux s’ébattent dans l’eau des étangs ou se cachent entre les tiges de papyrus.

Le clou du complexe est son Musée des Beaux-Arts (de 2:09 à 4:02).

Parlons de son fondateur, Calouste Gulbenkian. Pendant des décennies, cet entrepreneur obtenait une commission de 5% sur tout le pétrole vendu par l’Iran. Il est donc devenu immensément riche.

Et pour remercier le Portugal de l’avoir accueilli, lui pauvre réfugié du génocide arménien, il a légué sa riche et imposante collection d’œuvres d’art à sa nouvelle patrie.

Une partie de sa collection vient des œuvres de l’Ermitage que les autorités soviétiques, à court d’argent en 1929, lui ont vendu.

Ce musée est très, très, très intéressant. En fait, c’est une des plus belles collections privées d’Europe.

Sont remarquables, les statuettes égyptiennes. Les monnaies grecques. La faïence, les enluminures et le textile de Perse et de Turquie. La porcelaine chinoise. Les livres d’heures du Moyen-Âge. Et des toiles des maitres suivants : van Dyck, Guardi, Rubens, Rembrandt, Boucher, Fragonard, Turner, Degas (que Gulbenkian aimait particulièrement), Monet, etc. Et vous ai-je parlé de sa collection stupéfiante de bijoux Art nouveau de Lalique ?

Le diaporama se termine par les arènes du Campo Pequeno (à 4:23). Construites en 1891 par l’architecte António-José Dias da Silva, ces arènes sont le théâtre des corridas portugaises de la ville.


Détails techniques : Le diaporama présente 122 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 et 12 photos prises avec un appareil Lumix GH1 transformé pour prendre des photos infrarouges.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (61 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (39 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (22 photos), et le Lumix 12-42 mm II (12 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier de Baxia à Lisbonne

4 septembre 2018

 

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Introduction

En 1755, Lisbonne fut frappé par un séisme d’une magnitude de 8,75 suivi d’un tsunami. La partie de la capitale la plus touchée fut la Basse Ville (Baxia), cœur économique et politique de Lisbonne à l’époque.

Ailleurs, on se contenta de masquer la façade lézardée des immeubles à l’aide de tuiles de céramique — une mode encore populaire de nos jours — mais la Basse Ville, complètement anéantie, dut être reconstruite à neuf.

Doté de tous les pouvoirs en raison de cette catastrophe, le premier ministre portugais (le maquis de Pombal) fut à Lisbonne ce que le baron Haussmann fut à Paris un siècle plus tard.

Immédiatement au nord de la Place du Commerce (qui donne sur le Tage), on pava un réseau de rues parallèles se coupant perpendiculairement.

Les trottoirs étaient recouverts de pavés composés de cubes de calcaire blanc et de basalte d’environ 6 cm de côté. Le long d’eux s’alignent des édifices commerciaux de trois ou quatre étages, dotés souvent de balcons-juliette.

Les différents corps de métier de la ville se regroupèrent le long de certaines rues comme ils le faisaient déjà dans une ville comme Paris depuis le Moyen-Âge.

En raison de son plan d’aménagement parfaitement géométrique, Lisbonne devenait ainsi une des premières villes modernes d’Europe.

Dans cette visite du quartier, le diaporama présente successivement :
• l’Igreja Nossa Senhora da Conceição Velha,
• la Praça do Comércio,
• la Praça do Município,
• l’Igreja de São Nicolau
• la Capela de Nossa Senhora da Saúde, et
• les escaliers São Cristóvão.

L’Igreja Nossa Senhora da Conceição Velha

Notre premier arrêt est à la Vieille église Notre-Dame-de-la-Conception (de 0:09 à 0:33).

Son portail de style manuélin — un style exubérant apparu sous le roi Manuel Ier du Portugal — est tout ce qui reste d’une première église, achevée en 1534, mais entièrement détruite en 1755.

Elle se caractérise par sa nef rectangulaire, ses murs rose pâle, et son plafond magnifiquement décoré d’un bas-relief rococo en stuc peint de couleurs délicates (rose, jaune, orange brulée et bleu poudre).

Sur la rue da Magdalena, se trouve la boutique The Libon Walker (de 0:36 à 0:39).

On y vend des souliers et du vin. Mais quel rapport y a-t-il entre les deux ?

Un riche fabricant de souliers s’est acheté un vignoble. Et plutôt que de louer deux locaux, il a décidé de promouvoir tous ses produits au même endroit.

On peut gouter à son vin et en acheter une bouteille. Mais si vous décidez d’acheter plutôt des souliers, ils vous seront offerts dans un coffret de bois où une bouteille de vin gratuite séparera la paire de souliers.

La Praça do Comércio

Au centre de la place du Commerce se trouve la statue équestre du roi José Ier accueillant les navires qui venaient autrefois y décharger leur cargaison.

Du côté nord de cette place, la plateforme au sommet de l’Arco da rua Augusta (ou Arc de triomphe de la rue Augusta) offre une vue intéressante sur cette place.

Celle-ci s’ouvre sur le Tage au sud. Et sur ses autres côtés, cette place est bordée d’immeubles dont le rez-de-chaussée laisse courir une galerie qui protège les visiteurs des intempéries.

On y trouve le Musée de la bière (de 1:00 à 1:23).

Celui-ci présente l’histoire de cette boisson et plus précisément sur celle des principaux brasseurs du pays. Il est bilingue (portugais et anglais). La visite coute 3,5€ et donne droit à environ 125ml de bière Bohemia.

Au restaurant du musée, on peut déguster un Pastel de Bacalhau (à 1:20), c’est-à-dire une croquette à la morue truffée au fromage.

Ici, le fromage utilisé est le Queijo Serra da Estrela. Il s’agit d’un fromage d’appellation contrôlée fait de lait de brebis dont l’aire de pâturage est la Serra da Estrela. Ce lait est coagulé par macération avec des fleurs de cardon (et non avec de la présure). Son gout est intense.

La Praça do Município

C’est sur la Place municipale à qu’est construite l’Hôtel de Ville (de 1:39 à 1:44) et le Museu do Dinhero ou Musée numismatique (de 1:46 à 2:28).

À l’initiative de la Banque du Portugal, ce musée a été aménagé dans une ancienne église.

En plus d’exposer des pièces de monnaie depuis l’Antiquité, il explique l’histoire des devises, les métaux et alliages employés, les méthodes utilisées pour frapper la monnaie, les procédés d’impression pour les billets de banque, les poinçons et instruments de gravure, etc.

Bref, c’est un musée exhaustif, attrayant, disposé sur plusieurs étages, que tout collectionneur de monnaie devrait visiter.

L’Igreja de São Nicolau

Détruite par le séisme de 1755, l’église Saint-Nicolas (de 2:51 à 3:12) fut reconstruite en 1780. En voie d’achèvement, la restauration entreprise en 2003 lui a redonné sa splendeur d’origine.

Essentiellement, elle adopte la composition de Vieille église Notre-Dame-de-la-Conception. Toutefois, sa décoration intérieure fait appel à des matériaux plus nobles (différentes teintes de marbre).

La Capela de Nossa Senhora da Saúde

La chapelle Notre-Dame-de-la-Santé (de 3:13 à 3:18) fut construite en 1506 à l’initiative des artilleurs de la garnison de Lisbonne.

À l’origine, elle était dédiée à leur patron, Saint-Sébastien, protecteur de la peste dont une épidémie avait décimé leurs rangs cette année-là. Elle prit le nom d’église Notre-Dame-de-la-Santé (son nom actuel) en 1662.

Des azuléjos représentant des prophètes ornent le bas de ses murs. Immédiatement au-dessus d’eux, des croix de bois sont ornées des stations du chemin de croix.

Les escaliers São Cristóvão

Sur les murs qui bordent les escaliers qui mènent à l’église Saint-Christophe (située dans le quartier d’Alfama), différents artistes ont créé la murale ‘Fado Viado’ qui rend hommage au fado (de 3:19 à 3:26).


Détails techniques : Le diaporama présente cent photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (63 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (28 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (7 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 et l’hypergone 8 mm F/1,8 (1 photo chacun).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Nettoyer la statue de Macdonald, un gaspillage des fonds publics

23 août 2018
Monument à sir John-A. Macdonald (sur le boulevard René-Lévesque)

Introduction

La statue montréalaise de l’ex-premier ministre John-A. Macdonald a récemment été éclaboussée de peinture rouge par des manifestants qui l’accusent d’être un suprémaciste blanc.

À plusieurs reprises, cette statue a été la cible de vandales. Elle a même été décapitée en 1992, à l’occasion du centième anniversaire de la pendaison de Louis Riel (que Macdonald avait ordonnée).

Gloire et déchéance de Macdonald

Avant de devenir premier ministre du Canada (de 1867 à 1873, puis de 1878 à 1891), John-A. Macdonald fut l’un des principaux artisans de l’adoption du British North America Act, cette loi britannique qui servit de constitution à la Confédération canadienne de 1867 à 1982.

Durant ses mandats à la tête du pays, le territoire canadien se prolongea vers l’Ouest pour s’étendre finalement d’un océan à l’autre.

En raison de l’éclat indéniable de ses réalisations, il fut longtemps considéré comme le ‘père de la Confédération canadienne’.

Pourtant, depuis quelques années, ses statues sont vandalisées d’un bout à l’autre du pays. De plus, le gouvernement canadien cessera, en 2018, d’imprimer des billets de banque à son effigie.

Qu’est-ce qui lui vaut aujourd’hui un tel discrédit ?

C’est que Macdonald est devenu infréquentable parce qu’il fut responsable de la plus grande entreprise génocidaire de l’histoire canadienne.

Le travail génocidaire de Macdonald

En 1649, Oliver Cromwell envahit l’Irlande dans le but de déposséder les Irlandais de leurs terres et de les confier à des colons anglais. À cette occasion, les soldats anglais exterminèrent entre le tiers et la moitié des habitants de l’ile.

De manière analogue, le gouvernement colonial de Macdonald entreprit de déposséder les Métis des territoires qu’ils occupaient depuis des siècles. Après avoir exigé d’eux qu’ils présentent des titres de propriété — ce qu’aucun autochtone en Amérique du Nord n’était en mesure de faire — les Métis étaient forcés de quitter leurs terres.

Parallèlement, John-A. Macdonald créait au Canada — à l’image de ce que faisaient les États-Unis depuis 1851 — des réserves à l’intérieur desquels les Indiens dépossédés étaient forcés de vivre en vertu d’un apartheid juridique.

Le gouvernement colonial canadien forçait les Premières Nations à abandonner des terres ayant un bon potentiel agricole ou riches en ressources naturelles, pour se retrouver finalement sur des réserves éloignées et marginales du point de vue économique.

Ce n’est pas le colonialisme anglo-saxon qui a créé les ghettos mais ceux-ci en sont une caractéristique essentielle. Qu’il s’agisse des ghettos sur scène créés pour éviter les reproches d’appropriation culturelle ou les ghettos urbains créés par l’aménagement du territoire sous un régime colonial de type britannique.

En 2013, le professeur James Daschuk de l’Université du Manitoba publiait la thèse universitaire intitulée ‘La destruction des Indiens des Plaines. Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone’.

Cette publication de 366 pages s’est mérité le prix attribué par le Gouverneur général du Canada au meilleur livre savant en histoire canadienne. Ironiquement, ce prix s’appelle ‘Prix Sir-John-A.-Macdonald’.

Ce livre est un accablant réquisitoire qui accuse John-A. Macdonald d’avoir voulu exterminer par la famine les Amérindiens des Prairies. C’est depuis la publication de ce livre que l’opinion publique canadienne s’est retournée contre Macdonald.

Les pensionnats autochtones

Le 9 mai 1883, pour faire adopter sa politique des pensionnats, Macdonald déclarait à la Chambre des communes :

« Lorsque l’école est sur la réserve, l’enfant vit avec ses parents, qui sont sauvages; il est entouré de Sauvages, et bien qu’il puisse apprendre à lire et écrire, ses habitudes, son éducation domestique, et ses façons de penser restent celles des Sauvages. En un mot, c’est un Sauvage capable de lire et d’écrire.


On a fortement insisté auprès de moi (…) pour soustraire autant que possible les enfants sauvages à l’influence de leurs parents. Or, le seul moyen d’y réussir serait de placer ces enfants dans des écoles industrielles centrales, où ils adopteraient les habitudes et les façons de penser des Blancs.

En 1883, le gouvernement fédéral établit trois grands pensionnats pour les enfants des Premières Nations dans l’ouest du Canada. Au cours des années qui suivirent, le système connut une croissance considérable.

Selon le rapport annuel du ministère des Affaires indiennes de 1930, il y avait quatre-vingt pensionnats en activité partout au pays.

Les derniers pensionnats financés par le gouvernement colonial canadien sont demeurés en activité jusqu’à la fin des années 1990. Au total, environ 150 000 enfants autochtones y furent admis. On estime qu’environ six-mille d’entre eux y sont morts de maltraitance, de maladie ou par suicide.

Leur but était d’assimiler de force les Autochtones. La police venait littéralement arracher les enfants des bras de leur mère. On interdisait aux pensionnaires de parler autre chose que l’anglais. Et on séparait les membres d’une même famille en différents pensionnats pour qu’ils n’aient plus personne sur lequel s’accrocher.

Puis, à la fin de leurs études, on les renvoyait dans leurs communautés alors que tout ce qu’on leur avait enseigné (religion, lecture, écriture, notamment) n’avait aucun rapport avec la lutte pour leur survivance dans leur réserve. Selon le témoignage des chefs autochtones de l’époque, ils éraient des bons à rien.

Loin de leur famille et de leur communauté, sept générations d’enfants autochtones ont été privés de leur identité à la suite d’efforts systématiques et concertés visant à anéantir leur culture, leur langue et leur esprit.

Et ce, sans compter les dizaines de milliers d’abus sexuels qui laissèrent aux victimes la marque indélébile de la honte et de la culpabilité.

En somme, les pensionnats complétaient les réserves. Les réserves visaient à réduire le nombre d’Autochtones; les pensionnats visaient au génocide culturel de ceux qui y survivraient.

Conclusion

Revenons au cas de cette statue montréalaise éclaboussée de peinture.

Lorsque l’État dresse un monument à la gloire d’un personnage ayant réellement existé, il rend un hommage collectif à un bâtisseur de la nation où à un héros qui l’a protégé d’un péril.

Cette commémoration est à la fois un acte de reconnaissance rendu au nom du peuple et un appel au dépassement. Comme si on affirmait implicitement : « Voyez comment des gens issus de cette nation peuvent être grands.»

D’autre part, les mentalités changent. À la suite des Révolutions, les statues aux noms des héros de l’ancien régime sont souvent déboulonnées.

De la même manière, il arrive que les citoyens en viennent à trouver inacceptable qu’on leur propose comme édifiants des modèles qui méritent le mépris.

C’est le cas de John-A. Macdonald. Voilà pourquoi, partout à travers le Canada, les voix s’élèvent pour qu’on détruise les monuments indécents élevés à sa gloire.

Éclabousser cette statue de peinture est un vandalisme mineur puisqu’il n’abime pas l’œuvre. Cela se justifie lorsque les pouvoirs publics demeurent sourds au gros bon sens; on ne rend pas hommage à un chef d’État génocidaire. Les Allemands l’ont bien compris. Je ne vois pas pourquoi on devrait agir autrement au Canada.

Au contraire d’un méfait, éclabousser cette statue de peinture est une manière économique de transformer un hommage en acte de réprobation populaire. C’est une manière de dire « Honte à toi, John-A. Macdonald, pour ce que tu as fait.»

Rares sont les fois où le vandalisme se justifie : c’est le cas cette fois-ci.

Au fond, ce que les vandales ont fait, c’est ce que la ville n’a pas eu l’idée de faire elle-même par manque d’imagination; transformer un hommage en acte de désapprobation à l’aide d’un peu de peinture.

Voilà pourquoi la ville devrait s’abstenir de nettoyer cette statue. Procéder à son nettoyage n’est rien d’autre qu’un gaspillage des fonds publics.

Références :
Aboriginal nutritional experiments had Ottawa’s approval
À quand le limogeage de John A. Macdonald?
Cartes : 1667-1999
Déboulonner Macdonald au nom de la réconciliation
Des vandales couvrent de peinture sur la statue de John A. Macdonald à Montréal
John A. Macdonald
La destruction des Indiens des Plaines. Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm

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