L’hiver au Jardin japonais

21 janvier 2022





 
La saison hivernale impose au Jardin japonais un dépouillement qui lui sied bien.

Même s’il n’a jamais vu personne faire cela avant lui, quoi de plus instinctif pour un enfant que de se laisser tomber sur le dos dans de la neige moelleuse et de balancer les bras, comme un oiseau, sous un ciel radieux.

Cette sensation de liberté est un privilège des pays où l’eau se transforme une partie de l’année en matière duveteuse d’un blanc éclatant.

Ce faisant, ici dans ce Jardin japonais, il est difficile de ne pas réaliser que la trace laissée par cet enfant a la forme d’un kimono…

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre Лomo ж3-2* + filtre B+W KB20 + filtre Omega 80A
1re photo : 1/60 sec. — F/7,1 — ISO 320 — 14 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 17 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/7,1 — ISO 160 — 14 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/7,1 — ISO 320 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vive l’hiver !

18 janvier 2022





 
La dernière fois que je me suis rendu au Jardin botanique de Montréal afin d’y prendre des photos infrarouges, mon appareil avait gelé.

De retour à la maison, il fonctionnait parfaitement. Mais sur les lieux, appuyer sur le déclencheur ne donnait absolument rien.

Aujourd’hui, j’ai apporté mon appareil infrarouge dans un sac à dos à l’intérieur duquel j’avais placé une bouteille de 250 ml remplie de graines d’orge chauffées au micro-onde. C’est plus léger qu’une bouillotte.

Cette fois, mon appareil a tenu le coup.

En raison de la tempête d’hier, toute cette belle neige fraiche resplendissait aujourd’hui au soleil.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre Лomo ж3-2* + filtre B+W KB20 + filtre Omega 80A
1re photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 160 — 14 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/4,9 — ISO 160 — 25 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/3,9 — ISO 160 — 18 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/4,8 — ISO 200 — 23 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Visite dans les quartiers centraux de la ville

4 janvier 2022
À la boutique Délices Érable & Cie

À l’approche du couvre-feu, il y a moins de gens à l’extérieur dans les quartiers centraux de la ville. Ce qui donne l’impression aux rares personnes qui s’y aventurent, que la ville leur appartient.

Dans le Vieux Port

L’objectif photographique que j’ai utilisé ce soir ne possède pas de diaphragme. Sur le dessus de cet objectif, il y a une fente dans laquelle on insère une plaque trouée qui joue le même rôle.

L’ouverture de cette plaque peut être circulaire ou adopter une forme de fantaisie. Dans ce dernier cas, les sources lumineuses adoptent également cette forme (ici en étoile à cinq branches).

Iceberg, de Félix Dagenais et Louis-Xavier Gagnon-Lebrun

Lorsque j’étais à Shanghai, un visiteur asiatique avait pris ma silhouette en photo à mon insu alors que j’étais en train de photographier la ville du haut d’une haute tour.

Par hasard, nous étions sortis de cette tour en même temps. Il m’avait montré sa photo… que je m’étais empressé de photographier à mon tour.

Hier soir, j’ai remis la politesse à un touriste asiatique qui visitait le festival Luminothérapie 2022.

Écho – Le Chant de l’inconnu, de Mathias Gmachl

Sur la Place des Festivals, cette sculpture en bois est placée devant un mur (ici hors champ) sur lequel est projetée une vidéo montrant des vagues. Elle est accompagnée d’un enregistrement de chants de baleines.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Daguerreotype Achromat 64mm F/2,9 Art Lens
1re photo : 1/100 sec. — F/? — ISO 640 — 64 mm
2e  photo : 1/20 sec. — F/? — ISO 6400 — 64 mm
3e  photo : 1/40 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 64 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 64 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Promenade éclair dans le Vieux-Montréal

3 janvier 2022
Aperçu du Kyo Bar japonais
Monument à Paul de Maisonneuve (à la Place d’Armes)
Boutique Boho Lab
Figurine de Tintin
Au restaurant Toqué!

Pour une période indéterminée, c’est le 31 décembre à 22h qu’entrait en vigueur le premier d’une série de couvre-feux nocturnes.

Vers 19h, je me suis empressé d’aller dans le Vieux-Montréal pour y capter un peu de l’atmosphère des lieux.

Pour l’occasion, j’ai apporté un objectif donne beaucoup de cachet aux photos qu’il prend (en dépit de leur manque de netteté).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Daguerreotype Achromat 64mm F/2,9 Art Lens
1re photo : 1/25 sec. — F/? — ISO 6400 — 64 mm
2e  photo : 1/40 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 64 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 64 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 64 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 64 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Vieille Ville de Prague (2e partie, version II)

5 décembre 2021
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Introduction

Le quartier de la Vieille Ville de Prague est limité au sud par le boulevard Národní (ou boulevard National). Celui-ci dessine un arc de cercle qui se poursuit brièvement par la rue 28 Října (ou rue du 28 Octobre), puis la rue Na Přikopě (ou rue Sur la Tranchée), et finalement par le boulevard Revoluční (qui borde le quartier à l’est).

À l’époque où Prague était une ville fortifiée, son urbanisme était simple.

Il y avait d’abord ce qui correspond au centre-ville, présenté dans un diaporama précédent.

Depuis des siècles, c’est la partie du pouvoir politique, des avis et des exécutions publiques, de la perception des taxes sur la marchandise étrangère, des palais nobiliaires, des ambassades, et des artisans (imprimeurs, joailliers, ébénistes, sculpteurs, etc.).

Et il y avait la partie résidentielle. Il y avait aussi des commerces. Mais au lieu de boutiques artisanales et de métiers spécialisés, c’est là que le peuple achetait son pain des boulangers et faisait ses emplettes au marché: celui des producteurs agricoles, de même que celui du bois (ou du charbon).

On y trouvait également de modestes églises paroissiales, enrichies au fil des siècles par les dons de mécènes.

C’est cette autre partie ancienne de Prague que ce diaporama vous invite à découvrir.

Avant que chaque maison de Prague ne soit dotée d’un numéro d’immeuble, elle portait un surnom, choisi par son propriétaire. Et pour simplifier la tâche des messagers chargés d’acheminer le courrier, chaque maison, même les plus modestes, possédait une enseigne représentant ce surnom. Le diaporama en présente quelques-unes parmi celles qui ont traversé le temps.

De Liliová à la chapelle de Bethléem

La vidéo débute sur la rue Liliová (ou rue du Lys). On y voit :
• le restaurant Au Serpent doré (à l’intersection avec Karlova),
• une vue générale de cette rue (à 0:07),
• le portail du Liliová 13 (du 0:08 à 0:11),
• celui du magasin d’antiquités Mucha (à 0:13),
• l’extrémité sud de cette rue.

Après un détour sur la rue U Dobřenských (à 0:17), nous voici sur la place Betlémské (de 0:18 à 0:23), puis à la chapelle de Bethléem (de 0:24 à 0:29).

Construite de 1391 à 1394 — et reconstruite presque à neuf après la Deuxième Guerre mondiale — cette chapelle fut, de 1402 à 1415, le lieu de prédication de Jan Huss.

Ce recteur de l’université de Prague (la première d’Europe centrale) établit les bases grammaticales de la langue tchèque, normalisa son orthographe, et fit de son université une maison d’enseignement principalement tchèque (et non allemande).

Convoqué en 1415 au concile de Constance par l’antipape Jean XXIII, il y fut brulé comme hérétique pour s’être opposé à la corruption de l’Église catholique romaine.

Pour les Tchèques, Jan Huss fait figure de héros national, représentant leur conflit contre l’oppression catholique, impériale et germanique.

Des églises Saint-Gilles à Saint-Martin-dans-le-Mur

À quelques minutes de marche plus au nord, on trouve l’église Saint-Gilles.

Construite au XIVe siècle, cette cathédrale catholique devint un lieu de culte hussite au siècle suivant. L’église fut confisquée par ordre de l’empereur et confiée aux Dominicains en 1626. Ceux-ci en refirent la décoration intérieure dans le style baroque.

Son plafond est décoré de l’œuvre Triomphe des Dominicains sur l’hérésie de Václav-Vavřinec Reiner (à 0:43).

En descendant sur la rue Husova jusqu’à son extrémité sud, on rencontre (de 0:55 à 0:57) la sculpture L’homme suspendu (1997) de l’artiste provocateur David Černý. L’homme représenté ici est Sigmund Freud.

Après un petit détour sur la rue Vejvodova (de 0:59 à 1:03), nous descendons Na Perštyně pour y voir :
• le portail cubiste de La Maison syndicale, construite de 1920 à 1922 (à 1:05),
• le portail de la Maison aux nounours, construite vers 1614 (à 1:07), et
• l’entrée au numéro 2 (à 1:09).

En tournant sur la rue Martinská, nous y voyons l’ancienne église gothique Saint-Martin-dans-le-Mur. Celle-ci tire son nom du fait qu’elle fut partiellement incorporée aux fortifications que la ville érigea au XIIIe siècle sur le parcours du boulevard Národní actuel.

Elle fut le premier lieu de culte où les fidèles communiaient sous les deux espèces (pain et vin consacrés). Or cette coutume fut un des fondements du culte hussite.

De Skořepka au Théâtre des États

Sur la rue Skořepka, à l’intersection de Na Perštyně, on peut voir ce magnifique édifice de style néorenaissance, construit en 1885 par Antonín Wiehl. Sa façade en briques et en pierre de taille est soulignée par une longue frise en terre cuite au premier étage et décorée de sgraffites au dernier étage (créés par Mikoláš Aleš).

La rue Skořepka débouche à l’Est sur la place de Marché au charbon ou Uhelný Trh (de 1:21 à 1:30).

Le côté oriental de cette place triangulaire donne naissance à trois rues parallèles, dont la rue Rytířská (de 1:31 à 1:40).

À mi-chemin, celle-ci croise la rue Na Můstku où nous apercevons
l’enseigne de la Maison de Samuel (à 1:41) et l’enseigne de la Maison aux deux colombes blanches (à 1:43).

Et de la rue Na Můstku, on fait un petit détour sur la rue Provaznická pour y voir l’enseigne du 13 de cette rue (à 1:45).

Une des deux autres rues qui partent de la place du Marché au charbon est le boulevard Havelská. Depuis le Moyen-Âge il s’y tient un marché de fruits et de fleurs (de 1:47 à 1:51).

À l’est, cette rue mène à l’église Saint-Gall ou Kostal sv. Havel (de 1:51 à 1:55). Construite vers 1340, cette église fut baroquisée au XVIIIe siècle. Sa façade convexe, de Giovanni Santini-Aichel, est décorée de statues de Ferdinand Brokof.

Si on poursuit notre randonnée plus à l’est, on atteint le Théâtre des États (de 2:01 à 2:19).

Avant d’y entrer, notons qu’à la gauche de cet édifice se trouve le Karolinium, construit en 1348. L’oriel qu’on voit à 1:59 est tout ce qui reste de l’édifice originel.

Construit de 1781 à 1783 par Antonín Haffenecker pour le mécène František-Antonín Nostic-Rieneck, le Théâtre des États est une salle de concert presque intacte depuis sa création.

C’est là qu’eut lieu la première mondiale de l’opéra Don Giovanni de Mozart en 1787. Puisqu’on y présente toujours cet opéra (parmi d’autres productions), il est vivement conseillé aux mélomanes qui visitent Prague d’acheter des billets pour y voir cet opéra. D’autant plus que l’acoustique de cette salle est phénoménale.

Le diaporama se termine par un aperçu de certains édifices sur Ovocný Trh, une rue qui se termine à l’est sur la rue Celetná.

Détails techniques : Ce diaporama est composé de 73 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Vieille Ville de Prague (1re partie, version II)

27 novembre 2021
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Note : Temps approximatif de lecture de seize minutes.

Introduction

Capitale du Saint-Empire romain germanique de 1347 à 1437, puis de 1583 à 1611, Prague fut le lieu de résidence d’une noblesse qui a multiplié les commandes auprès des meilleurs artistes d’Europe.

Les gouts changeant des propriétaires successifs de certains palais ont fait en sorte que des édifices, originellement médiévaux, se sont ornés de sgraffites à la Renaissance.

Dans bien des cas, ceux-ci disparurent à leur tour sous des moulages de stuc baroques quand cette mode balaya Prague aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Si bien que de nos jours, la Vieille Ville est un raccourci de tous les styles ornementaux qu’a connu l’Europe depuis un millénaire.

La Voie processionnelle du couronnement

Le trajet le plus impressionnant de Prague est sans doute celui qu’empruntaient les rois de Bohème à leur couronnement.

Elle traversait la Vieille Ville en débutant à un palais médiéval (aujourd’hui remplacé par la Maison municipale), où les marchands et les artisans rendaient hommage au souverain.

Puis la procession empruntait la rue Celetná et traversait la place de la Vieille Ville (où les dirigeants municipaux remettaient symboliquement les clés de la ville au nouveau monarque).

Après la Petite place, on défilait le long de la rue Karlova jusqu’à la place des Croisés. Quittant la Vieille Ville, la procession empruntait ensuite le pont Charles pour monter jusqu’au château de Prague.

Ce segment de la Voie processionnelle fait moins d’un kilomètre. C’est le long de ce trajet qu’on trouve quelques-unes des plus extraordinaires attractions touristiques de la ville.

Ce premier diaporama consacré au quartier de la Vieille Ville emprunte principalement cette voie processionnelle — mais en sens inverse — du pont Charles à la Maison municipale.

Au passage, nous jetterons un coup d’œil à quelques rues transversales rencontrées en cours de route.

En regardant ce diaporama, vous noterez la profusion de sculptures à de nombreux endroits.

De manière générale, Prague est la ville au monde où on trouve le plus grand nombre de sculptures. On en voit partout, que ce soit des saintes en pâmoison dont les vêtements virevoltent au vent, des angelots joufflus et fessus, des nus Art déco, etc.

Place des Croisés

Le diaporama débute à 0:05 au musée Bedřich Smetana. Ce compositeur fut le premier à utiliser des éléments spécifiquement tchèques dans sa musique. Le musée a été aménagé dans un bâtiment construit en 1883 pour le service des eaux de la ville.

Une terrasse (à 0:07) relie ce musée au pont Charles.

Notre visite de la place des Croisés débute à la tour de la Vieille Ville (à 0:09). Cette tour fut construite en 1357 par Petr Parléř. Pour accéder au pont Charles, on doit la traverser puisqu’elle se dresse sur la première pile du pont.

À la droite de cette tour (sur la photo), on voit le monument à l’empereur Charles IV, inauguré en 1848. Cet empereur — qui donne son nom au pont — fit de Prague la capitale du Saint-Empire romain germanique.

Derrière ce monument se trouve l’église Saint-François-Séraphin (de 0:11 à 0:25). Elle fut construite de 1679 à 1689 sur les plans de l’architecte français Jean-Baptiste Mathey.

Originellement, elle faisait partie du couvent des Croisés (d’où les croix de Malte de chaque côté de son parvis à 0:13).

Sa façade (à 0:17) est ornée de sculptures de Matěj-Václav Jäckel tandis que le ciel de sa coupole (à 0:21) est décoré du Jugement dernier (1722) de Václav-Vavřinec Reiner.

Si la popularité de Mozart varia ailleurs, elle fut constante à Prague. Celui-ci ne résista pas à la tentation de venir jouer sur l’orgue de cette église, le deuxième plus ancien de Prague. D’autant plus que les petites dimensions de l’église mettent en valeur cet instrument.

De 0:27 à 0:43, voici le Klementinum. Ce collège jésuite fut construit de 1653 à 1726 sur les ruines d’une chapelle franciscaine dédiée à saint Clément (d’où son nom), détruite par des ‘hérétiques’ pragois.

Ses agrandissements successifs en firent la deuxième plus importante construction de Prague, après le château.

Depuis 1924, l’édifice abrite la Bibliothèque nationale, riche de quatre-millions et demi d’ouvrages, dont trois-mille incunables.

Surmontée d’un Atlas, sa tour astronomique, haute de 68 mètres, abrite une collection d’instruments astronomiques (de 0:34 à 0:37).

De 0:44 à 0:50, l’église du Saint-Sauveur (1638-1659) correspond à l’ancienne église du Klementinum. Sa façade est ornée de quinze statues de Jan-Jiři Bendl. Son maitre-autel est surmonté de la toile La Transfiguration du Christ de Jan-Jiři Hering.

Jakub-Jan Ryba, compositeur de la charmante Messe tchèque de Noël y fut organiste dans les années 1780.

Le long de Karlova

De 0:52 à 1:10, nous entreprenons une marche le long de la rue Karlova. À 0:54, nous sommes devant la Maison au Puits d’or, construite au XVIe siècle. À 0:58, nous avons un aperçu de la rue Seminářská. À 1:00, le Théâtre des marionnettes de Prague présente des opéras de Mozart aux tout-petits… et leurs parents mélomanes. À 1:06, c’est l’enseigne de la Maison au Tigre d’or. À 1:08, nous voyons la statue de la princesse Libuše qui, selon la légende, fonda Prague au VIIIe siècle. À 1:10, il s’agit du Golem, personnage de mythologie juive, qu’on peut voir dans le passage du Karlova 25.

La place Mariánské

À la encontre de la rue Husova, nous tournons à gauche pour aller à la place Mariánské, située tout près.

De 1:12 à 1:19, il s’agit de la mairie de Prague, construite en 1912 (à distinguer de la Maison municipale, que nous verrons plus loin). Les sculptures Art déco de son balcon sont de Stanislav Sucharda.

De 1:22 à 1:24, c’est la bibliothèque municipale et à 1:26, l’entrée du Klementinum qui donne sur cette place.

De retour vers Karlova

Mais revenons sur la rue Husova pour la visiter plus en détail. À 1:26, nous voyons le riche portail du palais Clam-Gallas, décoré d’atlantes sculptés par Matyáš Braun et construit vers 1714.

Ce palais fut construit de 1713 à 1730 par Johann-Bernhard Fisher von Erlach pour le maréchal suprême de Bohème, Jan Gallas de Campo. Des concerts se tiennent dans son théâtre privé (où Beethoven interpréta plusieurs de ses compositions).

Avant que chaque maison de Prague soit dotée d’un numéro d’immeuble, elle portait un surnom. Ici, au Jalovcová 1 (à 1:34), voici l’enseigne de la Maison aux Trois roses d’argent.

La Petite Place

Puis, de 1:36 à 1:51, nous atteignons la Petite Place. De forme triangulaire, cette place est dominée par l’hôtel Rott (à 1:42), dont la façade a été décorée en 1890 par Mikuláš Aleš.

À noter, à gauche de l’élégante façade de la bijouterie À la Couronne dorée (à 1:44), il s’agit de la billetterie Bohemia Ticket, vendeur exclusif de billets pour certains spectacles donnés à Prague.

Au sortir de la Petite Place, on trouve le restaurant U Prince (de 1:54 à 2:02). Sur son toit, ce restaurant possède une terrasse qui offre un des meilleurs points de vue sur la place de la Vieille Ville.

À partir de 2:04, nous visitons donc cette place.

La place de la Vieille Ville

À 2:05, voici la Maison À la Minute, construite de 1564 à 1610, et dont la façade est ornée de sgraffites.

À 2:09, la place est dominée par l’hôtel de ville de la Vieille Ville (à gauche), auquel répond au loin la menaçante église Notre-Dame-de-Týn, dont les sombres clochers pointus déchirent le ciel.

Construit en 1338, l’hôtel de ville s’agrandit au fil des siècles aux dépens des maisons adjacentes. Si bien que toutes les maisons de la tour de l’Horloge à la Maison À la Minute inclusivement en font maintenant partie.

À 2:15, cette fenêtre porte l’inscription ‘Prague, capitale du royaume’.

De 2:17 à 2:27, l’horloge astronomique qui décore son beffroi date de 1410-1490. Toutefois, son mécanisme actuel (réparé plusieurs fois) est essentiellement celui que Jan Táborský mit au point entre 1552 et 1572.

Dans la salle de réception, une grande toile représente un moment marquant de l’histoire pragoise. Celle-ci est intitulée ‘Le Procès de Jan Huss’ par Václav Brožík (1883).

En 1415, le prédicateur tchèque Jan Huss (un précurseur du protestantisme) fut convoqué au concile de Constance par l’antipape Jean XXIII. C’était à l’époque où la chrétienté était dirigée simultanément par trois ‘papes’.

Condamné par un tribunal convoqué à cette fin, le prédicateur périra sur le bucher.

Pour les Tchèques, Jan Huss fait figure de héros national, représentant leur conflit contre l’oppression catholique, impériale et germanique.

Du beffroi de l’hôtel de ville (à 2:42), on a un excellent point de vue général sur la Vieille Ville.

Ceux qui immobiliseront le diaporama à 2:44 verront une récapitulation de ce qu’on a vu jusqu’ici.

Au premier plan, à droite, la mairie de Prague. Toujours au premier plan, mais à gauche, la Petite Place. Au centre de l’image, la tour astronomique du Klementinum (de couleur crème). Celle-ci cache la coupole de l’église Saint-François-Séraphin. À leur gauche, plus loin, la tour noire de la Vieille Ville (sur la Place des Croisés).

Toujours du beffroi, on peut voir (à 2:48) l’embouchure de la rue Melantrichova au coin de laquelle se trouve le grand magasin Erpet, spécialisé dans la vente de cristal de Bohème.

Sur la rue Melantrichova, nous nous arrêtons au No 20, à l’enseigne de la Maison à la Théière dorée, dont la théière a été dorée depuis notre passage (à 2:55). Puis, au No 18, l’enseigne de la Maison à la Théière d’argent (à 2:57). De 2:59 à 3:02, nous entrevoyons le Vegetarianska Restaurace (au No 15). Et finalement au No 11, où on trouve la Maison aux Cinq couronnes (à 3:04).

À 3:05, nous faisons face à un des plus anciens portails de la ville, soit celui sculpté en 1590 pour la Maison aux Deux Ours d’or, située au Kožná 1.

À 3:07, nous voyons les cariatides au 2e étage du Kožná 4 et la frise des enfants musiciens qui décore le bas du 3e étage.

À 3:09, nous voici de retour sur la place de la Vieille Ville.

À 3:11, c’est le sud-est de cette place, dominé par (de 3:13 à 3:23) par la Maison Štorch, dont la façade a été décorée au XIXe siècle par Miluláš Aleš dans le style néorenaissance. Au centre est représenté saint Vanceslas à cheval.

Cette bâtisse porte également le surnom de Maison à la Vierge de pierre en raison de cette petite sculpture d’une Vierge à l’Enfant située au-dessus de la porte d’entrée de droite (à 3:23).

Du côté oriental de la place se dresse l’église Notre-Dame-de-Týn (de 3:25 à 3:35). On y accède en traversant une des deux maisons devant elle (celle de gauche).

Sa construction débuta en 1368. Le haut de la façade est décoré d’une Vierge à l’Enfant en or massif. Au-dessus du portail nord, le fronton
représente la Passion du Christ, sculpté en 1390 (à 3:29).

On emprunte rue Týnská à droite d’un palais médiéval carré — en pierre de taille et au toit pointu — surnommé Maison à la Cloche de pierre, construit au début du XIVe siècle (à 3:37).

En empruntant cette rue à 3:39, nous accédons à la cour des Marchands (de 3:42 à 3:46). On y voit la Maison des Granovsý, construite à la Renaissance, dont le deuxième étage est ornée de sgraffites qui représentent des scènes bibliques (à 3:42).

On aboutit ensuite à la rue Malá Štupartská où se trouve l’église Saint-Jacques-le-Majeur, consacrée en 1702.

Les fenêtres de sa façade sont habillées de riches sculptures d’Ottavio Mosto, dont cette apothéose de saint François d’Assise autour de celle de droite (à 3:51).

Cette église se caractérise également par sa vingtaine d’autels latéraux où abondent les sculptures en bois doré ou peint et les toiles de maitres tchèques (de 3:53 à 4:03).

De retour sur la place de la Vieille Ville, le palais Kinský complète le côté oriental de cette place (de 4:04 à 4:11).

Construit en 1755-1756 sur les plans de Kilián-Ignác Dientzenhofer pour Jan Arnošt Golz, ce palais rococo fut vendu en 1768 au comte Kinský après le décès de son premier propriétaire.

De 1893 à 1901, l’écrivain Franz Kafka fut élève du lycée allemand aménagé à son 2e étage. De 1912 jusqu’à sa mort en 1931, son père, Hermann Kafka, y teint une mercerie au rez-de-chaussée.

De nos jours, l’édifice est une annexe de la Galerie nationale.

À 4:13, voici le monument à Jan Huss, créé en 1915 par le sculpteur Ladislav Šaloun pour commémorer le 500e anniversaire de la mort du prédicateur.

De 4:15 à 4:25, voici la partie orientale du côté nord de la place de la Vieille Ville.

De 4:19 à 4:23, il s’agit du siège du ministère du Développement régional. À l’origine, c’était le siège de la Compagnie d’assurance municipale, construit entre 1899 et 1901 par l’architecte Osvald Polivkí.

Au dernier étage, on peut voir les sculptures L’Extinction du feu et Le Signal d’alarme de Bohuslav Schnirch. Entre les deux, une mosaïque représente la princesse Libuše assise devant un panorama de Prague (due à František Urban).

Notre visite de la place de la Vieille Ville se termine par l’église Saint-Nicolas. On doit distinguer celle-ci d’une autre église Saint-Nicolas située dans le quartier du Petit Côté (que nous visiterons dans un autre diaporama).

L’église Saint-Nicolas de la Vieille Ville fut achevée en 1735 sur les plans de Kilián-Ignác Dientzenhofer. Depuis 1921, cette église appartient à l’Église hussite du pays.

Lorsqu’on la regarde à vol d’oiseau, on remarque que sa façade n’est pas placée au début de la nef, mais sur le côté droit de l’église. Pour terminer, précisons que les statues de sa façade (à 4:29) sont de Antonín Braun et que La Légende de saint Nicolas qui décore sa coupole (à 4:33) a été peinte par Kosmas-Damian Asam.

La rue Celetná

La rue Celetná relie la Place de la Vieille Ville à la Tour poudrière. L’adjectif Celetná veut simplement dire entier. Mais c’était aussi le nom d’un pain tressé très populaire qu’on vendait sur cette rue.

Nous y rencontrons successivement :
• au No 4, deux statues de la Maison des Trois épées (à 4:39),
• au No 6, l’enseigne de la Maison au Lion blanc (à 4:41).
• au No 8, le portail de la Maison au Soleil noir (à 4:43),
• au No 10, la Maison au Paon blanc (de 4:45 à 4:47),
• au No 12, le portail du Palais Hrzánsky (à 4:48),
• au No 13, portail aux armoiries de Kryštof Cavriani, propriétaire des lieux avant leur vente au comte Caretto-Millesimo (dont le palais porte le nom) (à 4:50),
• au No 17, l’enseigne (représentant saint Jean Népomucène), le portail de la Maison Menhart et l’enseigne de la taverne de l’Araignée (de 4:52 à 4:56),
• au No 20, le portail du Palais Buquoyský (à 4:58),
• au No 22, le portail et l’enseigne du restaurant À la Soupe (de 5:00 à 5:02),
• au No 23, le portail de la maison de la famille Salomon (à 5:04), surmonté d’une Vierge à l’Enfant de Matyáš-Bernard Braun (à 5:06),
• au No 29, sculpture de la Maison à l’Ange d’or, construite en 1788, où Mozart a séjourné à l’époque où il y avait là une auberge (à 5:08),
• au No 32, la Maison au Lion d’or (de 5:10 à 5:14),
• au No 34, la Maison à la Vierge noire qui abrite le musée du Cubisme (à 5:16),
• au No 36, le portail du palais Pachtův (à 5:18).

La visite de la rue Celetná se termine par la tour Poudrière (de 5:19 à 5:28).

Construite en 1876, la tour Poudrière actuelle s’inspire de la tour de la Vieille Ville (vue à 0:09). L’une et l’autre font symétrie aux extrémités de la partie de la Voie processionnelle du couronnement parcourue dans la Vieille Ville.

Cette tour-ci remplace celle qui fut construite par Matěj Rejsek au XVe siècle, mais qui fut détruite en 1757 par l’armée prussienne lors de la guerre de Sept ans (c’est la guerre à l’issue de laquelle la Nouvelle-France devient possession britannique).

La Maison municipale

La Maison municipale de Prague est un manifeste artistique.

C’est seulement lors du démantèlement de l’Empire austro-hongrois, à l’issue de la Première Guerre mondiale, que le peuple tchèque se libéra de la domination germanique.

Mais depuis des siècles, les Tchèques nourrissaient une volonté autonomiste.

Au début du XXe siècle, les autorités pragoises décidèrent de détruire les ruines de l’ancien palais du roi de Bohème (abandonné depuis le XVe siècle) pour y édifier un centre culturel qui serait l’apothéose du talent artistique tchèque.

Mais alors que le graphiste et peintre Alfons Mucha — à l’époque, l’artiste tchèque le plus populaire à travers le monde — se voyait déjà directeur artistique du nouvel édifice, une cabale s’organisa contre lui sous le prétexte que sa brillante carrière parisienne l’avait rendu ‘trop’ français.

Il aurait été complètement exclu du projet sans l’obstination du bourgmestre de l’époque à en faire le responsable de la décoration de son bureau.

En dépit de ces intrigues, la Maison municipale est une brillante réussite.

Elle fut construite de 1905 à 1911 sur les plans des architectes Antonín Balšánek et Osvald Polívka.

Au dernier étage de son aile droite (à 5:33), on peut voir quatre sculptures allégoriques d’Antonín Štrunc; la Littérature, l’Architecture, la Sculpture et la Peinture.

La mosaïque au haut de la façade (à 5:35) s’intitule L’Apothéose de Prague (de Karel Špillar). De part et d’autre, on y voit les sculptures L’Humiliation de la Nation (à gauche) et La Résurrection de la Nation de Ladislav Šaloun.

On accède au balcon métallique (décoré de vitraux) par le Bureau du bourgmestre. La nuit, il est éclairé par deux gros lampadaires soutenus chacun par un atlante (de dos à 5:37).

Le hall d’entrée elliptique donne accès non seulement au reste de l’édifice (à 5:43), mais également au café Kavárna (à gauche, de 5:47 à 5:49) et au Restaurant français (à droite, à 5:45).

De 5:55 à 6:03, il s’agit de la salle Smetana, d’une capacité de 1 500 places, située au 1er étage.

À gauche de la scène (à 5:57), on voit la loge présidentielle et un groupe sculpté illustrant Les Danses slaves de Dvořák.

À droite de la scène (à 5:59), près de la loge du bourgmestre, le sculpteur Ladislav Šaloun a plutôt choisi de représenter Vyšehrad (le nom du premier mouvement de Má Vlast de Smetana).

De chaque côté (à 6:01), les murales sont de Karel Špillar.

Puis nous entrevoyons successivement ,
• la confiserie (à 6:05),
• plafond du Parloir oriental (à 6:07),
• la salle Julius Grégr (de 6:09 à 6:17) est décorée de trois toiles de František Ženišek intitulées respectivement Chanson d’amour (à 6:11), Chanson de guerre (à 6:13), et Chanson funéraire (à 6:15). Dans un style complètement différent — et qui jure avec le reste — František Ženišek a peint trois œuvres au plafond, dont la plus grande s’intitule Poésie (à 6:17),
• la salle Riegr, meublée de moelleux sièges et banquettes bleus (à 6:19), est décorée d’un diptyque (de 6:23 à 6:25) de Max Švabinský intitulé Printemps tchèque où on peut voir les représentants du renouveau culturel tchèque; les auteurs Svatopluk Čech, Jan Neruda, Jaroslav Vrchlický, Božena Němcová et Julius Zezer, puis le sculpteur Joseph-Václav Myslbek, les peintres Mikoláš Aleš et Joseph Mánes, de même que les compositeurs Bedřich Smetana et Antonin Dvořák,
• un aperçu de la salle Sladovský de 6:28 à 6:30,
• de 6:32 à 6:34, il s’agit de la salle Palacký, décorée de deux peintures de Jan Preisler inspirées des peintres nabis.

À 6:36, nous voici devant la porte d’entrée, puis (à 6:38) devant la même porte vue de l’intérieur du Bureau du bourgmestre, où tout a été conçu par Alfons Mucha.

Au-dessus de cette porte, on voit Force pour la liberté et l’amour de l’hamonie ! et, de part et d’autre, deux des pendentifs qui sont des allégories des vertus civiques. Ici, La Fidélité – Jan-Amos Comenius et Le Pouvoir créatif – Jan de Pernštejn (à 6:40).

Puis nous y voyons, entre autres :
• l’œuvre Humilié et confus, tu renaitras, mon pays ! (à 6:42),
• le pendentif La Vigilance – Le clan des Chods (à 6:44),
• le pendentif La Détermination – Jan Roháč de Dubá (à 6:46),
• et La Concorde slave qui décore le plafond (à 6:48).

La visite guidée de la Maison municipale se termine par une pause à l’American Bar (de 6:58 à 7:02).

À l’époque, la république états-unienne exerçait une forte influence sur les intellectuels tchèques qui rêvaient à se libérer de l’empire austro-hongrois.

En raison de cette influence, le journaliste et philanthrope Vojtěch Náprstek mis sur pied une association féministe appelée Americký klub dám (ou Club américain des femmes de Bohème). L’American Bar fut un des premiers lieux publics à Prague où les femmes étaient admises sans être accompagnées d’un homme.

Le lustre de ce bar (à 7:02) est une création de la firme František Křižík, complété au centre par le dessein d’un héron par Mikoláš Aleš.

À 7:04, il s’agit de l’entrée arrière de la Maison municipale. Les statues sont de František Uprka et de Josef Mařatka.

Puis nous apercevons :
• le théâtre Hibernia (à 7:06),
• la Banque Nationale tchèque (à 7:08),
• l’hôtel Pariz (de 7:12 à 7:14).

Le tout se termine par des vues nocturnes de la Vieille Ville.

Détails techniques : Ce diaporama est composé de 212 photos prises à l’aide un appareil Canon Powershot G6.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc-nature de l’Ile-de-la-Visitation

28 octobre 2021





 
Au nord du quartier d’Ahuntsic se trouve le parc-nature de l’Ile-de-la-Visitation. Ce parc linéaire s’étend sur 2,5 km le long de la rivière des Prairies et comprend l’ile de la Visitation.
 


 
À son extrémité ouest, le parc est traversé par le pont Papineau-Leblanc. Au-delà de ce pont, il comprend un petit étang derrière l’église de la Visitation.
 

 
Parmi les églises encore en activité, l’église de la Visitation est la plus ancienne de Montréal. Elle fut construite de 1749 à 1752, tout près de l’endroit où fut célébrée la première messe dite à Montréal, en présence de Samuel de Champlain en 1615.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre Лomo ж3-2* + filtre B+W KB20 + filtre Omega 80A
1re photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 160 — 14 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 45 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,5 — ISO 160 — 17 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1600 — 14 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 14 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 17 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les iles de Boucherville – 2e partie

23 octobre 2021



 
Le chenal Petite-Rivière (qu’on ne doit pas confondre avec la Petite-Rivière proprement dite) traverse partiellement l’ile Sainte-Marguerite.

En franchissant son pont, on accède au sentier Petite-Rivière.

La Roue

Le long de ce sentier, on trouve La Roue. Celle-ci rappelle les roues à aubes qui propulsaient le Lady Sherbrooke, un bateau à vapeur échoué dans le canal Molson.

Signalons que ce canal est appelé ainsi en l’honneur de John Molson, fondateur de la bière du même son nom, qui possédait sa maison d’été sur l’ile Sainte-Marguerite et qui y est décédé en 1836.

Épave du Lady Sherbrooke

En opération de 1817 à 1826, le Lady Sherbrooke s’est échoué vers 1840.

Centre d’épuration de Longueuil

Sortir du Parc national des iles de Boucherville par l’ile Charron, c’est une manière de faire la transition entre la nature et l’espèce humaine dans la mesure où, sur l’ile Charron, même quand on ne voit pas l’usine d’épuration qui s’y trouve, sa présence se fait délicatement sentir…

Complément de lecture : Les iles de Boucherville – 1re partie

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre Лomo ж3-2* + filtre B+W KB20 + filtre Omega 80A
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 14 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 2000 — 23 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 14 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les iles de Boucherville – 1re partie

20 octobre 2021

Pierre Boucher fut le premier colon de Nouvelle-France anobli par Louis XIV. À titre de seigneur, il fonda en 1667 une ville qui porte son nom.

De nos jours, Boucherville est une municipalité de plus de quarante-mille habitants qui fait partie de l’agglomération de Longueuil. Elle est située sur la Rive-Sud, en face de l’extrémité orientale de l’ile de Montréal.

Entre cette municipalité et Montréal-Est, un groupe d’iles allongées autrefois utilisées pour l’agriculture et la villégiature ont été constituées en parc national en 1984.

C’est ce parc que j’ai décidé de visiter le 20 septembre dernier.

Pour m’y rendre, j’ai pris le métro jusqu’à la station Honoré-Beaugrand et un taxi jusqu’à l’ile Charron.

Centre-ville de Montréal, vu de l’ile Charron

Ayant aperçu le centre-ville de Montréal entre les branches, j’ai demandé au chauffeur de taxi de me débarquer là, sur une bretelle de la Transcanadienne au sortir du tunnel Louis-Hippolyte-La fontaine.

Puis j’ai marché jusqu’à l’extrémité occidentale de l’ile Charron afin de prendre la photo ci-dessus.

En traversant le spaghetti de routes qui me sépare du reste de l’ile Charron, je me rends compte que j’ai perdu mon masque. Or sans masque, il me sera impossible de prendre un taxi (ni aucun autre mode de transport en commun) pour retourner à Montréal.

On peut imaginer la situation kafkaïenne de vouloir acheter un masque dans un commerce des environs alors que tous ceux qui en vendent exigent le port du masque pour y pénétrer.

Alors que je retourne sur mes pas, un camionneur qui passait par là remarque mon air anxieux et s’arrête. Il me demande quel est mon problème et m’offre gratuitement un masque chirurgical neuf à partir de la boite qu’il a à côté de lui.

Dès lors, j’étais fixé sur l’hospitalité et la générosité des camionneurs du Consortium Renouveau La Fontaine, l’entreprise chargée de la réfection du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine.

Site Radar de l’ile Charron

Cette tour blanche à droite sur la photo est un radar de la Garde côtière canadienne destiné à surveiller et à faciliter la circulation maritime sur le fleuve Saint-Laurent.

À gauche, les deux tours servent à l’aération (je crois) du tunnel sous-fluvial Louis-Hippolyte-La Fontaine. Au loin, de l’autre côté du fleuve, deux autres tours lui répondent.

Le parc national des iles de Boucherville est formé de cinq iles plates dont la superficie totale est de 8,14 km².

L’ile Charron n’en fait pas partie. Un cours d’eau discret, la Petite-Rivière, sépare l’ile Charron de la première des iles du parc, soit l’ile Sainte-Marguerite.

Ma visite du parc s’est limitée à suivre le sentier de Grande-Rivière, long de 7 km, qui suit en boucle le pourtour de l’ile Sainte-Marguerite.
 


 
Le chenal Grande-Rivière (ci-dessus) est un cours d’eau qui sépare l’ile Sainte-Marguerite et de l’ile située en amont, soit l’ile Saint-Jean.

Sur le chenal Grande-Rivière

En plus du golf aménagé sur l’ile à Pinard et des nombreuses tables à piqueniquer dispersées sur le site, les visiteurs du parc peuvent y pratiquer le canot-kayak, la randonnée pédestre (évidemment), le vélo, le volleyball de plage et la pêche.

L’hiver, on y pratique la raquette, le ski de fond, la trottinette des neiges et la pêche sur glace.

Centre de service de la Sépaq

À mi-chemin dans le sentier de Grande-Rivière, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a établi un centre d’information.

Suite et fin : Les iles de Boucherville – 2e partie


Postscriptum : Je tiens à remercier Mme Ragini Thomas, du ministère des Transports du Québec, qui a eu la gentillesse d’effectuer les recherches afin de trouver le nom de l’entreprise dont le camionneur m’a donné le masque dont j’ai parlé (puisque je ne l’avais pas noté).

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre Лomo ж3-2* + filtre B+W KB20 + filtre Omega 80A
1re photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 24 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 18 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 14 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 14 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 40 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Cimetière Notre-Dame-des-Neiges – 8e partie

14 octobre 2021
Pierre tombale de Chang Bounmy

Lorsqu’un lieu est décoré de deux dragons sculptés, l’un est toujours le mâle et l’autre, la femelle. On les distingue par le fait que le dragon mâle (ici à droite) joue avec une balle alors que le dragon femelle s’amuse avec son petit.

Pierre tombale de la famille Yee
Pierre tombale de la famille Chin

À l’époque impériale, seuls les objets appartenant à l’empereur pouvaient être décorés de dragons à cinq griffes. Fort judicieusement, celui gravé ici n’en a que quatre.

Pierre tombale de la famille Yip
Pierre tombale de la famille Lâm

Cette huitième série de photos conclut pour cette année notre aperçu du cimetière Notre-Dame-des-Neiges de Montréal.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre Лomo ж3-2* + filtre B+W KB20 + filtre Omega 80A
1re photo : 1/640 sec. — F/4,5 — ISO 160 — 17 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/4,5 — ISO 160 — 14 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 160 — 26 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 160 — 14 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/4,7 — ISO 160 — 23 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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