L’église Notre-Dame-de-la-Défense (fin)

22 juillet 2019

La fresque de la voute de l’abside

Vue d’ensemble
Fresque de la voute de l’abside

Guido Nincheri a peint la voute de l’abside entre 1930 et 1935. Plus de deux-cents personnes y sont représentées.

Celle-ci comprend trois niveaux :
• la Gloire céleste de Marie,
• des saints,
• des représentants religieux et civils.

La partie supérieure

La Gloire céleste de Marie

Guidée par la Sagesse de Dieu — représentée par la colombe du Saint Esprit au-dessus de sa tête — voici la mère du Christ, resplendissante de gloire, qui offre à tous son manteau protecteur.

Nincheri accentue son rayonnement en drapant une bonne partie des anges qui l’entourent de robes soyeuses dont les teintes sont composées de jaune (c’est-à-dire l’orange et le vert).

Ici, la Vierge emprunte les traits de Giulia Bandinelli.

Mais qui est donc cette personne ? C’est celle que Nincheri a épousée en 1913, alors qu’elle avait seize ans, lui 28.

Les anges ont les cheveux courts et ondulés. Comme c’était la mode à l’époque où cette fresque a été peinte. Elles ont la tête et les épaules nues, ce qui était interdit aux paroissiennes.

Certaines sont couronnées de fleurs. Elles font penser aux modèles qui ont inspiré le peintre Alfons Mucha. Toutes dansent autour de la Vierge alors que les autres personnages de la fresque adoptent une posture figée.

En périphérie, une zone bleue marque les limites du ciel.

La partie centrale

Symétriquement, trois groupes de personnages sont disposés de part et d’autre d’un calvaire qu’on distingue au loin.

Voyons-les, de gauche à droite.

Les confesseurs

Se tenant debout, devant une haie d’oliviers, se trouvent saint Ignace de Loyola, un saint non identifié, saint Thomas d’Aquin, un autre personnage inconnu, et saint Félix de Valois.

Au premier plan, il s’agit de saint Philippe Néri et saint Vincent de Paul.

Les martyrs

Le deuxième groupe à partir de la gauche est celui des martyrs de l’Église, représentés devant un palmier.

On y voit, debout, saint Étienne, saint Pierre, saint Ignace de Loyola et saint Georges.

Au premier plan, il s’agit de saint Laurent de Rome, et de deux saints non identifiés.

Les patriarches

Le dernier groupe à gauche est celui des patriarches.

Debout, on voit sainte Anne, saint Joachim (les lys à la main), saint Jean le Baptiste (au centre) et saint Joseph (à droite)

Devant eux, le roi David, de même qu’Adam et Ève.

Les apôtres

Nincheri n’a pas cru bon caractériser les apôtres (notamment les évangélistes) ce qui rend difficile leur identification. Sauf Pierre, ici en rose, les clés de l’Église en main.

Les évêques et docteurs de l’Église

Il y a 36 docteurs de l’Église. Nincheri en a représenté quelques-uns.

Autour d’une fontaine, on distingue les deux papes à leurs mitres (Léon Ier et Grégoire Ier), des évêques catholiques romains à leurs crosses spiralées, Basile le Grand (?) à sa crosse à serpents, et saint Thomas d’Aquin (en tunique brune).

Devant un évêque agenouillé en habit sacerdotal jaune, un autre religieux agenouillé a été ajouté maladroitement devant lui; il est tourné vers un personnage à cheval qu’il semble remercier. Nous reparlerons de ce cavalier dans quelques instants.

Les fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie

Devant une haie de vignes, à l’extrême droite de la fresque, Nincheri a représenté les sept fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie, de même que saint François d’Assise (les bras au ciel).

La partie inférieure

La partie basse de la fresque est la plus riche en personnages.

Les autorités religieuses

Au plein centre, Nincheri a représenté les autorités religieuses de l’époque. Sur son trône, le pape Pie XI.

Parmi les archevêques, cardinaux et évêques, le premier cardinal en rouge à partir de la gauche, portant des lunettes, est Eugenio Pacelli (qui deviendra pape sous le nom de Pie XII).

Guido Nincheri s’est représenté en porteur soutenant la chaire papale, à l’avant, à la droite du pape. Son fils ainé, Gabriel Nincheri, est le porteur à l’avant, à la gauche du pape. À l’extrémité droite de l’image, l’enfant qui porte un cierge est Georges, fils cadet de Nincheri.

Les autorités civiles

Parmi les autorités civiles, le cavalier est Benito Mussolini. Durant la Seconde Guerre mondiale, cette représentation justifia, aux yeux des autorités canadiennes, l’emprisonnement préventif de Guido Nincheri, souçonné d’être un sympathisant fasciste.

À l’origine, le dictateur italien ne devait pas y être.

Mais en 1929, le Vatican et l’État italien signent l’Accord de Latran.

Depuis des siècles, le pape régnait sur un vaste territoire au milieu de la péninsule italienne appelé États pontificaux (en jaune sur la carte).

Au milieu du XIXe siècle, les États pontificaux, de par leur position géographique, étaient devenus un obstacle à l’unification de l’Italie que la Maison de Savoie, maitre du royaume de Sardaigne (en vert), était en train de se réaliser.

En 1860, les États pontificaux sont envahis, à l’exclusion de Rome. Cette dernière sera à son tour conquise dix ans plus tard.

Interdit d’entrée dans le territoire italien qui lui est hostile, le pape sera prisonnier du territoire du Vatican pendant un demi-siècle.

En 1929, Mussolini signe avec le Vatican les accords de Latran qui normalisent les relations entre les deux États.

Mussolini jouit alors d’une immense popularité. Sous sa gouverne autoritaire, l’Italie est alors une grande puissance européenne qui fait la fierté de la diaspora italienne de Montréal.

Dans les croquis qu’il a fait approuver, Nincheri doit représenter de nombreux personnages contemporains. Mais Mussolini n’y apparait pas.

Les autorités religieuses demandent à Nincheri — qui a commencé à peindre sa fresque — d’y ajouter quelque part Mussolini et d’autres dirigeants fascistes.

Quelques années plus tôt, les fascistes avaient détruit une fresque réalisée par Nincheri pour une mutuelle d’ouvriers communistes.

Pour sa défense, Nincheri a toujours soutenu avoir été menacé de perdre un des plus gros contrats de sa vie s’il ne cédait pas aux exigences des autorités religieuses montréalaises.

Lorsque le Canada et l’Italie sont entrés en guerre, Nincheri a été emprisonné dans un camp à Petawawa. Ce n’est que plusieurs décennies plus tard qu’on a retiré la toile qui masquait cette partie de la fresque depuis le début de la guerre.

En plus de quatre généraux fascistes, les personnes qui entourent le Duce sont Guglielmo Marconi (l’inventeur de le télégraphie sans fil, portant une écharpe tricolore aux couleurs de l’Italie), le sénateur Lawrence Wilson (derrière Marconi), et le duc Louis-Amédée de Savoie (portant une écharpe bleu poudre).

Conclusion

Cœur de la communauté italienne montréalaise depuis un siècle, l’église Notre-Dame-de-la-Défense a conservé son importance culturelle en dépit du fait que cette communauté est beaucoup moins concentrée dans la Petite Italie qu’elle l’était autrefois.

Restaurée dans les années 1960 au cout de cinq-millions de dollars, ce lieu de culte est un éclatant exemple de l’excellence dont sont capables ses meilleurs artisans.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (1re photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e et 3e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 8 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 75 mm
  5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
  6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
  7e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
  8e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
  9e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 3200 — 75 mm
10e  photo : voir la deuxième photo
11e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 4000 — 75 mm


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L’église Notre-Dame-de-la-Défense (5e partie)

21 juillet 2019

La fresque de la croisée du transept

Voute de la croisée du transept

Pour célébrer de manière durable le cinquantième anniversaire de leur paroisse (née dix ans avant l’église), des paroissiens se sont cotisés pour que Nincheri refasse la décoration de la voute à la croisée du transept.

La Sainte Trinité

Le programme iconographique d’une église est toujours déterminé par les autorités religieuses.

Sur le thème imposé de la Sainte Trinité, Guido Nincheri a choisi de la représenter au milieu des créatures célestes irradiées par la Lumière Divine.

La hiérarchie céleste qu’il propose est basée sur des écrits théologiques qui remontent au Ve siècle de notre ère.

Depuis la création de cette fresque, cette hiérarchisation des créatures angéliques est officiellement délaissée par le Vatican. Mais elle est l’objet d’un engouement auprès de certains amateurs d’ésotérisme.

Quoiqu’on en pense, le résultat est fascinant.

La triade supérieure est le cercle le plus intime de la hiérarchie céleste. Il est composé successivement des Séraphins, des Chérubins et des Trônes. Ces créatures ont le privilège de servir Dieu, de l’approcher et de le contempler.

La deuxième triade est composée des Dominations, des Vertus et des Puissances. Ces créatures célestes correspondent aux aides que Dieu fournit aux hommes pour leur progression spirituelle.

Le dernier niveau est composé des Principes, des Archanges, et des Anges ordinaires. Ce sont les messagers de Dieu auprès des êtres humains. Seule la sainteté permet de les voir.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone 8 mm F/1,8 (1re photo) et objectif M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e photo)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 640 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Notre-Dame-de-la-Défense (4e partie)

20 juillet 2019

Le côté droit de la nef

Fonts baptismaux

Immédiatement à droite du chœur, se trouvent les fonts baptismaux de l’église.

Autel latéral droit

L’autel latéral droit, créé en 1964 par la firme Biagini Marmi, est surmonté d’une niche dans laquelle est placée une statue du Sacré-Cœur.

On notera les frises horizontales que Nincheri a ajoutées aux murs durant la première phase d’embellissement de l’église, entre 1924 et 1935.

Roses et grille

Au-dessus d’eux, les arcades de la galerie sont fermées de grilles en forme de croix.

Voute du bras droit du transept

Au bras droit du transept, l’hémicycle de la voute présente, sur fond azur, trois Servites de Marie qui ont été canonisés ou béatifiés : le bienheureux Bonaventure Buonaccorsi (1240-1315), saint Pérégrin Laziosi (1260-1345) et le bienheureux Ubald d’Adimari (1245-1315).

Rosace de la rue Alma

Sa rosace présente… douze jolies Italiennes peignées à la mode de l’époque. Au centre : les armoiries de Pie XI, pape de 1922 à 1939.

Madona della Difesa

Peu de temps après la consécration d’un sanctuaire à Casacalenda commémorant les apparitions de la Vierge dans la commune de Difesa, la sculptrice Amalia Dupré lui fit don d’une Madonna della Difesa.

Elle se caractérise par son bonnet (et non un voile) et ses mains écartées.

À Casacalenda, cette sculpture est placée dans une vitrine au-dessus du maitre-autel.

Dans les années 1910, avant même qu’ait débuté la construction de l’église montréalaise, des paroissiens en avaient commandé une copie.

Pendant des décennies, cette copie fut promenée dans les rues de la Petite Italie lors de processions religieuses.

En temps normal, on la trouve dans une niche dans le bras droit du transept.

Les saints fondateurs de l’Ordre

L’Ordre des Servites de Marie a été fondé par sept riches marchands de Florence qui, en 1233, décidèrent d’abandonner leurs affaires pour se consacrer à la vie religieuse. En 1888, ils furent canonisés collectivement, un précédent dans l’histoire du Vatican.

En 1964, Guido Nincheri a peint cette toile qui les représente. Elle se trouve également dans le bras droit du transept.

Luminaire

Devant cette toile, si on lève les yeux, on devrait voir un des luminaires installés à chaque coin de la croisée du transept.

Toiles à droite de l’entrée principale

Près de la sortie arrière, on aperçoit trois toiles d’Arnaldo Marchetti, peintes en 1963. De gauche à droite, elles représentent sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, saint Antoine Pucci (Servite de Marie) et sainte Francesca Cabrini (première citoyenne américaine canonisée).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M. Zuiko 75 mm F/1,8 (3e, 5e, 7e et 8e photos photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 6400 — 75 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 75 mm
9e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Notre-Dame-de-la-Défense (3e partie)

19 juillet 2019

L’arrière de la nef

Médaillons des Sept Douleurs

Dressés en 1918, les plans de Guido Nincheri prévoyaient que l’arrière de la nef serait décoré de grands médaillons dorés représentant la Via dolorosa, c’est-à-dire les sept épisodes douloureux de la vie de Marie.

Mais il fallut attendre vingt ans pour que cela se fasse.

C’est un sculpteur d’origine florentine, Guido Casini, qui les créa de 1936 à 1939. Soulignons que l’or en feuille qu’il a appliqué sur le personnage du Christ n’a pas la même teinte que l’or appliqué ailleurs.

Sur la photo ci-dessus, de droite à gauche, on voit les trois dernières douleurs de la Vierge :
• Marie assiste à la mise à mort de Jésus,
• Marie accueille dans ses bras son fils mort lors de la Descente de croix,
• Marie abandonne le corps de son fils lors de la mise au tombeau.

Les ‘croix’ qui entourent chaque médaillon sont en réalité des poignards (au nombre de sept, évidemment) dont on ne voit que les manches.

Rosace sur la rue Dante

Installées en 1959 et 1960, les rosaces de cette église ont été dessinées par Nincheri. De l’intérieur de l’église, celle au-dessus de l’entrée principale est décorée du sigle des Servites de Marie (SM), sur fond azur, couronné de sept lis.

Sur l’hémicycle de la voute, entre les anges qui y sont représentés, on peut voir, sur fond azur, trois religieuses membres de l’Ordre des Servites de Marie qui ont été béatifiées : Élisabeth Picenardia (1428-1468), Julienne Falconieri (1270-1341, canonisée en 1737), et Jeanne Soderini (1301-1367).

Le côté gauche de la nef

Toiles à gauche de l’entrée principale

Dans la série de trois toiles qui nous accueillent, la première et la dernière ont été peintes en 1963 par Arnaldo Marchetti. Elles représentent saint Jean-Baptiste et saint François d’Assise.

Au centre, il s’agit d’une toile de Guido Nincheri, peinte en 1924. Elle représente sainte Julienne Falconieri, première supérieure des religieuses de l’Ordre des Servites de Marie. À remarquer : la finesse des traits de la sainte.

Sainte Maria Goretti

Au bras gauche du transept, on peut voir cette toile représentant sainte Maria Goretti, peinte par Guido Nincheri en 1952.

Stations du Chemin de Croix

Au fond du bras gauche du transept se trouvent sept des quatorze stations du Chemin de Croix.

Les sept autres se trouvent en face, au fond du bras droit du transept.

Le Chemin de Croix fut créé par Guido Casini à l’époque de son Via dolorosa.

Autel latéral gauche

L’autel latéral gauche est surmonté d’une statue de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. La niche dans laquelle elle se trouve est décorée grossièrement.

Autel latéral gauche, de près

Les deux autels latéraux actuels, en marbre polychrome, ont été exécutés par la firme Biagini Marmi de la ville de Pietrasanta (en Toscane) et livrés à l’église en 1964.

Chaire

Réalisée en 1933 par la firme florentine l’Arte del Marmo d’après les dessins de Nincheri, cette chaire ‘fait’ très néorenaissance avec sa dentelle de marbre de Carrare.

Depuis qu’on a retiré l’escalier qui y menait, cette chaire n’est que décorative.

Tout comme la cathédrale Saint-Étienne de Vienne — d’architecture gothique mais décorée d’autels baroques — l’église Notre-Dame-de-la-Défense se présente comme un temple d’architecture néoromane, mais dont la décoration intérieure a peu à peu glissé vers la Renaissance italienne, notamment dans le travail des marbres.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (7e photo)M.Zuiko, 75 mm F/1,8 (4e et 8e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/1,8 — ISO 6400 — 75 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/4,5 — ISO 5000 — 16 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Notre-Dame-de-la-Défense (2e partie)

18 juillet 2019

Le chœur

Lorsque les paroissiens pénétrèrent pour la première fois dans leur nouvelle église, en 1919, celle-ci leur laissa une impression d’inachevé. L’intérieur était vaste, sans âme.

À part quelques statues polychromes placées temporairement dans leurs niches et le rideau placé de chaque côté du maitre-autel, tout était crème.

Chœur de l’église

Telle que Nincheri l’a conçue, la décoration intérieure de l’église prendra forme pendant plusieurs décennies.

Les apôtres Simon, Thomas, Mathias et Jude

Les fenêtres du chœur (au nombre de douze) sont décorées de vitraux. Ils comptèrent parmi les premières améliorations. Ajoutés en 1924, ils furent créés par Guido Nincheri et le Florentin Arnoldo Marchetti. Ils représentent les douze apôtres.

C’est à cette époque que les colonnettes qui séparent les fenêtres ont été peintes en faux marbre. Précisons que la frise de diablotins sous les fenêtres et les chapiteaux des colonnettes étaient déjà présents à l’ouverture.

Les apôtres Jean, Pierre, Paul et Jacques le Majeur

Autres éléments apparus entre 1924 et 1935 : ces rectangles azur ou orange brulé qui décorent alternativement l’abside du chœur.

Un des quatre motifs est le sigle de l’Ordre des Servites de Marie (SM), décoré de sept lys, une allusion à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, patronne de l’Ordre.

Le grand crucifix de bronze au-dessus du maitre-autel est une œuvre du Florentin Pasquale Sgandurra (1882-1956). Le marbre de Carrare qui le supporte est plus récent.

Chœur, de près

En 1951, le chœur subit une transformation majeure. Expédiés de Toscane en pièces détachées, le maitre-autel actuel et son hémicycle en marbre de Carrare remplacèrent l’ancien maitre-autel et le rideau coloré qui l’accompagnait.

Ils furent sculptés par les artisans de la firme Puliti de Pietrasanta.

Sous la Madone, le minuscule tabernacle encastré est fermé de portes de bronze.

La balustrade d’origine, également en marbre de Carrare, est décorée du sigle (SM) de l’Ordre des Servites de Marie.

Notre-Dame-de-la-Défense

En plus de mosaïques, le maitre-autel est agrémenté de marbre dont la couleur est assortie à celle de la sculpture de Notre-Dame-de-la-Défense placée dans sa niche.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re photo) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Notre-Dame-de-la-Défense (1re partie)

16 juillet 2019

Historique

Il faut remonter à l’époque de la Nouvelle-France pour trouver les premières traces de la présence d’Italiens au Canada. En 1665, lorsque le régiment de Carignan-Salières arrive à Québec, quelques-uns de ses soldats sont d’origine italienne.

Jusqu’au XIXe siècle, le nombre de Canadiens d’origine italienne augmenta très lentement. À la fin des années 1860, Montréal comptait seulement une cinquantaine de familles italiennes, originaires du Nord de l’Italie.

De 1901 à 1911, leur nombre augmenta soudainement, passant de 1 630 à 7 013 personnes. Cette première vague d’immigrants italiens était composée de personnes provenant d’une partie de l’Italie située entre Rome et Naples, plus précisément des provinces actuelles de Caserte, d’Isernia et de Campobasso.

Cette explosion démographique justifiait la création, en 1910, d’une paroisse dans la partie de la ville où ils s’étaient regroupés et que nous appelons aujourd’hui le quartier de la Petite Italie.

Pourquoi ‘Notre-Dame-de-la-Défense’ ?

Au milieu des années 1890, la Vierge était apparue à des paysans de la commune de Difesa (dans la province de Campobasso). L’évènement eut un retentissement considérable.

Dans le village de Casacalenda (à 39 km de Campobasso), on s’empressa de construire en 1897 un sanctuaire commémorant ces apparitions. Cette chapelle devint un lieu de pèlerinage qui fit la renommée de la région.

Treize ans plus tard, à Montréal, il était évident qu’il fallait dédier à la ‘Madonna-della-Difesa’ — francisé depuis en Notre-Dame-de-la-Défense — une paroisse regroupant des personnes nées dans les environs de cette commune italienne.

Une première église, construite en 1910, s’avéra bientôt trop petite en raison du fait qu’elle servait également d’école.

À partir d’un don de quatre-mille dollars — équivalent à environ cent-mille dollars aujourd’hui — versé par le Pape Pie X, on mit huit ans à amasser les sommes nécessaires à la construction de la nouvelle église. Son édification débuta en 1918 et l’église terminée fut bénie par Mgr Paul Bruchési le 18 août 1919.

Miser sur le talent

En 1914, Montréal accueillait un décorateur et verrier florentin de 29 ans. Cet inconnu s’appelait Guido Nincheri.

Avant même que soient complétés les chantiers pour lesquels on l’avait embauché dès son arrivée, la rumeur de son immense talent s’était répandue dans toute la ville.

Les autorités ecclésiastiques de la paroisse firent alors le pari audacieux de confier à ce nouveau venu la tâche de dresser les plans et de concevoir toute la décoration intérieure de leur nouvelle église : mobilier liturgique, fresques, murales, vitraux, et le dessin de la plupart des sculptures à exécuter.

Mais il y avait un problème; Nincheri a bien étudié l’architecture, mais il n’est pas membre de l’Association des architectes de la province de Québec. Il n’est donc pas habilité à exercer cette profession.

On fera appel à l’architecte Roch Montbriant pour valider les plans de Nincheri et leur apposer le sceau de la légalité.

Trouver un style

Le modeste sanctuaire édifié à Casacalenda pour commémorer les apparitions de la Vierge existe toujours. C’est une petite église rectangulaire dont l’absence de charme n’inspirait rien à Nincheri.

Le point de départ de son inspiration se trouve dans sa ville natale, Prato.

On peut encore y voir l’église Santa Maria delle Carceri (ou Sanctuaire Sainte-Marie-des-prisons). Il commémore un miracle. Selon la tradition, l’image d’une Vierge à l’Enfant peinte sur les murs d’une prison de Prato aurait pris vie sous les yeux émerveillés d’un enfant de la ville.

Le Sanctuaire Sainte-Marie-des-prisons, de style Renaissance florentine, est en forme de croix grecque. Sa décoration est beaucoup plus sobre que celle de Notre-Dame-de-la-Défense. Et cette différence, c’est la contribution de Nincheri.

L’église Notre-Dame-de-la-Défense

Rosace de la façade

Au centre de la rosace de la façade, une statue en bronze créée par le sculpteur Ercole Drei représente Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.

Mais pourquoi mettre une statue de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs sur la façade d’une église consacrée à Notre-Dame-de-la-Défense ?

L’explication est que l’église a été confiée à l’Ordre des Servites de Marie, une communauté religieuse née à Florence en 1233. Or Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est la patronne de l’Ordre. Voilà pourquoi l’une et l’autre sont honorées dans cette église.

Façade de l’église

Rehaussé de frises en briques de couleur paille, l’extérieur de l’église est en briques rouges disposées de manière à former des bandes horizontales.

Au-dessous, un vestibule s’avance, percé d’une rangée de fenêtres et d’une porte.

Les étroites fenêtres de l’édifice sont dites en arc cintré. Cela signifie que leur partie supérieure est une courbure en demi-cercle. Voilà pourquoi on dit que l’église est de style néoroman.

Haut du portail

Dans la partie supérieure du portail, on peut voir un ‘S’ qui s’enroule autour de la patte centrale d’un ‘M’. Le sigle SM rappelle que l’église avait été confiée aux prêtres de l’Ordre des Servites de Marie.

Au-dessous de lui, un tympan semi-circulaire en marbre de Carrare, créé en 1959 par Ercole Drei, représente la Madone de la Défense.

Par la même occasion, deux autres tympans de lui ont été placés au-dessus des autres portes de l’église : ils représentent L’Annonciation (entrée sur Henri-Julien) et saint Antoine (entrée sur Alma).

Trop étroit, le haut campanile prévu initialement ne sera jamais réalisé.

Intérieur de l’église

Majesté et raffinement : voilà les impressions que laisse cette église en y pénétrant.

Apparemment en pierre de taille, les murs sont en réalité en plâtre ivoire, extrêmement dur, coloré dans la masse.

Une rangée de fenêtres hautes et de subtiles décorations en tons pastel courent horizontalement tout autour de la nef et atténuent le caractère massif du lieu.

Parmi ces fenêtres, ceux de l’abside représentent les douze apôtres. Ce sont des vitraux qui donnent sur l’extérieur. Les autres fenêtres donnent sur les galeries situées à l’étage des trois vestibules de l’église.

Toute la voute est recouverte de fresques, c’est-à-dire que la peinture y est appliquée directement sur la paroi et non sur une toile qui sera plus tard collée sur elle.

Arrière de la nef

Autre particularité : l’église ne possède pas d’orgue.

Dans un prochain texte, nous nous attarderons à la décoration des murs intérieurs, puis des fresques des plafonds.

Références :
Église Notre-Dame-de-la-Défense
Le riche héritage de Nincheri
Notre-Dame-de-la-Défense
Offrir des visites commentés dans un lieu de culte
Petite Italie de Montréal
Vue panoramique de l’église Notre-Dame-de-la-Défense

Complément de lecture : L’église Saint-Léon-de-Westmount

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4e photo) et objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re et 3e photos) et PanLeica 8-18 mm (2e et 5e photos)
1re photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 8 mm
3e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm
5e  photo : 1/40 sec. — F/4,5 — ISO 6400 — 8 mm


Pour consulter tous les textes au sujet de cette église, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’ouest de l’arrondissement de Belém, à Lisbonne

1 juillet 2019

 

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Ce diaporama met en vedette deux sites touristiques de la capitale portugaise :
• le musée de la collection Berardo et
• la Tour de Belém.

Situé immédiatement à l’ouest du monastère, le planétarium Calouste-Gulbekian (à 0:06) s’ajoute à ces deux sites. Il ne fait pas partie du diaporama parce que je ne l’ai pas visité.

Le Museu Coleção Berardo (de 0:08 à 2:11)

Dans l’édifice néomédiéval du Centro Cultural de Belém, on peut admirer gratuitement la remarquable collection d’Art contemporain du mécène José Manuel Rodrigues Berardo.

Le rez-de-chaussée du centre comprend deux petits jardins de style japonisant, réinterprétés à la portugaise. En effet, le sable peigné est ici remplacé par des calades, ces pavés cubiques en calcaire, typiques de Lisbonne.

Les étages supérieurs du musée exposent près de mille œuvres de plus de cinq-cents artistes modernes.

C’est donc un vaste survol de la création artistique du XXe siècle qu’on peut y admirer. Il y a bien quelques sculptures mais on y voit surtout des toiles.

Au sous-sol, on présente des vidéos et des œuvres d’artistes modernes portugais : peintures, sculptures, installations et photographies.

Contrairement au Musée d’Art contemporain de Montréal (très centré sur des installations et les vidéos), le Museu Coleção Berardo résume à lui seul tout l’art pictural du XXe siècle.

On trouvera à la fin de ce texte le détail des œuvres présentées dans le diaporama.

Du musée à la Tour de Belém. nous passons devant le restaurant Espaço Espelho d’Água (à 2:12), le Museu de Arte Popular (à 2:14), la marina devant l’Altis Belém Hotel & Spa(à 2:18), le restaurant Vila Latina (à 2:20), et l’édifice de Garde côtière (à 2:22), pour atteindre le Jardim da Torre de Belém (de 2:24 à 2:28).

La Tore de Belém (de 2:29 à 3:03)

Au moment de sa construction, de 1515 à 1521, ce dispositif défensif de cinq étages s’avançait davantage dans le Tage.

Le fleuve s’étant retiré depuis, il suffit d’une passerelle pour y accéder. On a aménagé du côté nord un bassin de rétention qui fait en sorte qu’en matinée, à marée basse, des poissons y demeurent prisonniers alors que des enfants peuvent ramasser des coquillages sur le sable qu’on y a mis.

Et puisque Lisbonne est située près de l’embouchure du Tage, ce fleuve subit en fin d’après-midi la marée haute de l’Atlantique : la tour se trouve alors entourée d’eau et des petites vagues frappent les marches en hémicycle qui bordent le bassin de rétention submergé.

Le rez-de-chaussée de la tour correspond à la salle des canonniers. Le premier étage possède une grande terrasse permettant les manœuvres qui jalonnaient la vie de garnison. Le deuxième est la salle du capitaine, dotée de trois balcons et d’une belle loggia du côté sud.

À 2:46, la façade du côté sud du troisième étage est décorée des armoiries de Manuel Ier. De chaque côté, on peut voir une sphère armillaire.

Il s’agit d’un instrument de navigation qui modélise la sphère céleste et qui était utilisé par les navigateurs portugais pour montrer également le mouvement apparent des étoiles et du soleil. C’était aussi l’emblème de Manuel Ier, commanditaire de la tour.

Cet instrument fait donc partie des nombreux symboles et allusions maritimes typiques du style manuélin. On le trouve donc sur des édifices manuélins civils (comme ici) ou religieux (comme au monastère).

Le quatrième étage correspond à la chapelle, entourée d’un chemin de guet. Le toit plat de la chapelle offre une deuxième plateforme d’observation pour guetter les vaisseaux ennemis.

Un peu plus à l’ouest (de 1:52 à 1:57)

À l’ouest de la tour, on trouve le Museu do Combatante (de 3:04 à 3:19). Il comprend une partie payante (où sont exposés des jeeps et des cannons modernes) et une chapelle (qu’on peut visiter gratuitement) construite en hommage aux soldats portugais qui ont sacrifié leur vie pour leur patrie.

Plus à l’ouest, on peut voir le Centre Champalimaud (de 3:20 à 3:31). Il s’agit d’un très bel édifice blanc consacré à la recherche médicale et dont l’architecture moderne est photogénique.


Détails des œuvres de la Coleção Berardo :
 
Sans Titre (1968), d’Alexander Calder (à 0:16)
Guitare, chaise et formes (1925), de Clément-Serveau (à 0:24),
Plakatentwurf (1930), de Gustav Klucis (à 0:28),
Tableau avec jaune, noir, bleu, rouge et gris (1923), de Piet Mondrian (à 0:30),
Relief;Rythmes (1932), de Robert Delaunay (à 0:34),
Constructivo en Gris y Negro con Centro Rojo (1933), de Joaquín Torres-García (à 0:36),
Sans Titre (1939), de Mauro Reggiani (à 0:38),
Figure à la bougie (1925), de Joan Miró (à 0:40),
La Rencontre (1936), de Jacques Hérold (à 0:42),
Téléphone blanc aphrodisiaque (1936), de Salvador Dalí (à 0:44),
café (1948), de Man Ray (à 0:48),
Borne au Logos V (1967), de Jean Dubuffet (à 0:54),
Sans Titre (1979), de Sam Francis (à 0:58),
Head (1938-1941), de Jackson Pollock (à 1:02),
Composition (1948), de Maria Helena Vieira da Silva (à 1:04),
Orient IV (1970), de Bridget Riley (à 1:06),
Clous fluorescents no 18 (1968), de Bernard Aubertin (à 1:10),
Fleet (1971), d’Anthony Caro (au premier plan à 1:14),
Beta Tau (1961), de Morris Louis (au mur, à 1:14),
Expansion valise (1970), de César (au premier plan, à 1:16),
Sombra Projetada de Micheline Presie (1965), de Lourdes Castro (à 1:18),
Déjeuner sur l’herbe (1964), d’Alain Jacquet (à 1:20),
Brillo Box (1964-1968), d’Andy Warhol (au premier plan, à 1:26),
Judy Garland (1979), d’Andy Warhol (à 1:28),
Thought (1965), de Phillip King (à 1:32),
Virnaburger (1965), de Mel Ramos (à 1:34),
Smoke Dream (1963), d’Allan D’Arcangelo (à 1:36),
Positivo Negativo (1988-1989), d’Alighiero Boetti (à 1:50),
Abstraktes Bild (1967), de Gerhard Richter (à 1:54).


Détails techniques : Le diaporama présente un clip vidéo et 104 photos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (50 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (38 photos), et le PanLeica 25 mm F/1,4 (16 photos), .

 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le monastère des Hiéronymites

30 juin 2019

 

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Introduction

Le monastère des Hiéronymites (surnommé ‘monastère de Belém’) est un complexe muséal aménagé dans un monastère qui a échappé, en raison de son éloignement, aux grandes destructions du séisme de 1755 à Lisbonne.

Confié jusqu’en 1834 aux moines soumis à l’Ordre de Saint-Jérôme, le monastère porte le nom de ces religieux (les Hiéronymites).

D’ici à ce que le métro soit prolongé vers l’ouest, les visiteurs qui s’y rendent en autobus à partir de la station Cais do Sodré doivent descendre non pas à l’arrêt Betlém, mais plutôt à l’arrêt suivant, environ 400 mètres plus loin, appelée spécifiquement Mosteiro Jerónimos.

Ce diaporama met en vedette les différentes parties de ce complexe muséal :
• la sacristie,
• l’Igreja Santa Maria de Belém,
• le cloitre,
• le Museu Nacional de Arqueologia,
• le Museu de Marinha.

Un style spécifique au Portugal

Le monastère de Belém est l’œuvre la plus aboutie du style manuélin, du nom du roi Manuel Ier qui régna sur son pays de 1495 à 1521.

Édifié en pierre calcaire de Lioz, le monastère fut financé par la ‘taxe du poivre’ prélevée sur la vente des épices et des matières précieuses importées. Elle débuta à partir de 1502 et dura près d’un siècle.

Sous le règne de Manuel Ier, le Portugal est la première puissance maritime du monde. Grâce à la découverte de la route des Indes par Vasco de Gama et à la découverte du Brésil par Pedro Alvares-Cabral, des trésors sont ramenés des quatre coins du monde. Le Portugal est au sommet de sa puissance économique.

C’est une période heureuse pour le pays. Dans le domaine des arts, cet enthousiasme suscitera la naissance d’un style décoratif exubérant qui, en dépit du fait qu’il est contemporain du gothique flamboyant ailleurs en Europe, fait penser à des styles qui naitront ailleurs beaucoup plus tard.

Le style manuélin célèbre le triomphe des explorateurs maritimes portugais. Parmi les motifs favoris de ce style, mentionnons les cordages (incluant les colonnes torsadées), les vagues, les poissons, les coquillages — vus de l’extérieur, et non de l’intérieur comme ce sera le cas à l’époque rococo — les ancres, les instruments de navigation, etc.

La décoration manuéline est appliquée au pourtour des fenêtres et des portes, sur les colonnes et les piliers, de même que sur les arches intérieures de l’édifice. Cette exubérance contraste avec la sobriété des murs, laissés nus.

En raison de la durée de la construction, plusieurs styles se sont succédé à l’église Sainte-Marie.

Son premier architecte, Diogo Boitaca, de même que son successeur, João de Castilho (créateur de la voute et des piliers) marquèrent l’église du style manuélin. Aux bras du transept, Jérôme de Rouen imposa la sobriété relative du style baroque. À partir de 1565, le chœur initial de Diogo Boitaca est refait par Diogo de Torralva et achevé par Jerónimo de Ruão dans le style maniériste.

Le diaporama s’ouvre sur une œuvre de Felipe Lobo intitulée ‘Vue du monastère et de la plage de Belém’ (1657). On y voit des femmes puisant l’eau de la fontaine située devant le monastère.

La page-titre du diaporama (à 0:04) montre la fontaine qui l’a remplacée et qui se trouve depuis 1940 au milieu de la Praça do Império.

La sacristie (de 0:08 à 0:29)

De l’extérieur, on accède à la sacristie par une entrée située à l’est du monastère.

Conçue par João de Castilho, elle fut construite de 1517 à 1520.

Autour d’un pilier soutenant une voute gothique remarquable, la sacristie aligne les bahuts servant à entreposer la multitude des vêtements liturgiques nécessaires au culte et aux grandes occasions.

Les toiles au-dessus d’eux représentent des scènes de la vie de saint Jérôme. Dues au peintre maniériste Simão Rodrigues, elles furent réalisées entre 1600 et 1610.

L’Igreja Santa Maria de Belém (de 0:31 à 1:37)

Plan du monastère


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

En forme de croix latine, les travées de l’église furent ajoutées vers l’ouest à l’instar du mouvement apparent du soleil (symbolisant le Christ) sur la voute céleste.

La nef se compose de trois vaisseaux; un vaisseau central flanqué de vaisseaux latéraux aussi hauts que lui (et qu’on ne peut pas appeler ‘bas-côtés’ pour cette raison). C’est le premier architecte de l’église, Diogo Boitaca, qui introduisit au Portugal le concept d’église-halle à Sebútal et, quelques années plus tard, au monastère de Belém.

Tabernacle du chœur en argent massif

Traversées par le vaisseau central, les deux dernières travées (à l’ouest) font office de vestibule contenant la chapelle dorée à Notre-Seigneur-des-marches (à 1:28), de même que les sarcophages de l’explorateur Vasco de Gama (de 1:22 à 1:26) et du poète Louís de Camões (de 1:12 à 1:18). Ces monuments funéraires furent sculptés au XIXe siècle par Antonio Augusto da Costa Mota dans le style néomanuélin.

S’étendant sur toute la largeur de l’église, la croisée du transept crée un volume impressionnant de plus de vingt-mille mètres cubes dégagé de tout pilier (à 0:38).

Tout comme sur les côtés du chœur, les bras du transept contiennent des niches où sont placées les tombes de membres de la famille royale.

Soutenus par deux éléphants de marbre et surmontés d’une couronne, on trouve le tombeau du roi cardinal Henri Ier de Portugal (au fond du bras gauche du transept) et celui (vide) de Sebastião Ier de Portugal (au fond du bras droit).

Si on exclut le passage discret de la sacristie à l’église (à 0:54), on entre dans l’église par deux portails richement décorés.

De 1:30 à 1:37, nous voyons le portail ouest, conçu par Diogo Boitaca et João de Castilho, puis exécuté par Nicolas Chantereine. À 1:32 se distinguent les statues de Manuel Ier agenouillé, derrière lequel se tient saint Jérôme et à 1:36, Marie d’Aragon, épouse du roi, agenouillée devant saint Jean Baptiste. Entre les deux, au-dessus de l’entrée, on peut voir trois niches représentant l’Annonciation, la Nativité et l’Adoration des Mages (à 1:34).

Haut de 32 mètres et large de 12 mètres, le portail sud (de 2:36 à 2:44) est de João de Castilho. Il est décoré de 40 statues représentant, entre autres, une Vierge à l’Enfant (à 2:38), les apôtres (2:40 et 2:44), alors que son tympan présente des bas-reliefs dédiés à saint Jérôme (à 2:42).

Le cloitre (de 1:39 à 2:24)

Adjacent au nord se trouve le cloitre du monastère. Carré, il s’étend sur deux étages et mesure 55 mètres de côté.

Son rez-de-chaussée a été construit par Diogo Boitaca. Celui-ci dote le cloitre de larges galeries dont les arcades s’ouvrent sur le jardin au travers de fines colonnes de pierre.

Le premier étage est de João de Castilho. Ses arcades sont moins profondes et sont décorées de remplages différents.

C’est par cet étage que les visiteurs peuvent accéder à la galerie à l’arrière de l’église — qu’on appelle jubé au Québec — (à 1:50) où les moines assistaient aux offices. C’est également par cet étage qu’on y accède à l’exposition consacrée à l’histoire du monastère (de 2:00 à 2:06).

De nos jours, la climatisation est une des principales dépenses énergétiques d’un immeuble. Le monastère de Belém est doté d’un système de climatisation parfaitement écologique.

Dès la tombée du jour, les murs épais accumulent la fraicheur de la nuit. Une fraicheur qu’ils libèrent durant le jour.

Enfants jouant par journée très chaude

Combiné à l’ombre des galeries extérieures et au fait que le cloitre est refermé sur lui-même (ce qui empêche le vent de dissiper la fraicheur au loin), cet effet est encore perceptible en fin d’après-midi.

Le Museu Nacional de Arqueologia (de 2:50 à 3:08)

À l’ouest de l’église, le long bâtiment qui complait originellement l’ensemble a été endommagé au début du XIXe siècle par les troupes anglaises de Wellington venues s’opposer à l’envahissement du Portugal par les troupes napoléoniennes.

Cet édifice fut reconstruit en style néomanuélin au XIXe siècle. De nos jours, on y trouve deux musées.

Le premier est le Museu Nacional de Arqueologia. Sa salle principale est consacrée à la période romaine. On y présente beaucoup de statues décapitées, des stèles funéraires érodées et quelques mosaïques remarquables.

Vers le fond, on rencontre successivement le trésor (exposant essentiellement des bijoux archéologiques en bronze et en or), la salle des antiquités égyptiennes (salle très intéressante où sont en vedette deux sarcophages de bois peint et une momie enveloppée de bandelettes de lin), et finalement une exposition temporaire d’un intérêt limité (de 3:10 à 3:26).

Le Museu de Marinha (de 3:28 à 4:40)

Comme on pourrait s’y attendre d’un pays dont l’histoire est marqué par de grandes découvertes maritimes, le musée de la Marine est un musée attrayant dont on a soigné tous les aspects.

N’y cherchez pas des navires richement décorés qui seraient les équivalents maritimes des carrosses extravagants du Museu Nacional dos Coches; on y présente plutôt de belles maquettes (de différentes tailles) de tous les bateaux dont se sont servis les navigateurs portugais, leurs instruments de navigation, les uniformes des marins et de leurs officiers.

Bref, c’est un autre site touristique de qualité, à caractère encyclopédique, dont je recommande la visite.


Détails techniques : Le diaporama présente 137 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (59 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (44 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (30 photos), le M.Zuiko 8 mm F/1,8 et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2 photos chacun).

 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’est de l’arrondissement de Belém, à Lisbonne

27 juin 2019

 

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Belém — déformation de Bethléem — est l’arrondissement le plus à l’ouest de Lisbonne. Sur un territoire de 5,6 km² (7% de la capitale) vivent environ seize-mille habitants. Cela représente 3% de la population lisboète.

Le moyen le plus rapide de se rendre à Belém est par train. Les autobus qui relient l’arrondissement au centre-ville partent tous de la station Caís do Sodré ou transitent par elle.

Le trajet est alors de six kilomètres.

L’arrondissement de Belém est le plus riche en sites touristiques. Le plus important d’entre eux, que tout touriste devrait visiter, est le monastère des Hiéronymites. Celui-ci sera le sujet du deuxième des trois diaporamas consacrés à l’arrondissement.

Celui dévoilé aujourd’hui met en vedette quatre sites touristiques situés à l’est du monastère :
• le musée d’art, d’architecture et de technologie (MAAT),
• le Musée national des carrosses,
• la Pâtisserie de Belém, et
• le Jardin botanique tropical.

Le MAAT (de 0:07 à 0:24)

Inauguré en 2016, le Museu de Arte, Arquitetura e Tecnologia est le plus récent des quatre musées d’Art contemporain de Lisbonne.

Au cout de seulement vingt-millions d’euros, le musée a été réalisé par la firme d’architectes londoniens AL_A.

Ce cabinet a conçu un édifice qui, vu au loin sur le Tage, s’apparente à une dune de sable. Les parois extérieures inclinées sont recouvertes de carreaux de céramique blanche et le toit de l’édifice (qui sert aussi de belvédère sur le fleuve) est en bonne partie végétalisé.

Au cours des années, le MAAT se dotera progressivement d’un fond d’œuvres contemporaines. Ce qui est une manière polie de dire que pour l’instant, l’architecture du musée est plus intéressante que ses collections.

À 0:30, on voit le terminal des traversiers de Belém.

Le Museu Nacional dos Coches (de 0:34 à 1:34)

À 0:32, voici l’ancien édifice du musée des Carrosses, situé à quelques pas de son nouvel écrin, dessiné par l’architecte brésilien Paulo Mendes da Rocha.

C’est le plus beau musée des carrosses qui m’ait été donné de voir. Sa visite est chaleureusement recommandée.

À la fin de ce texte, on trouvera le détail des véhicules représentés ici.

L’Antiga Confeitaria de Belém (de 1:52 à 1:57)

Immédiatement à l’ouest du musée des Carrosses, on rencontre (de 1:36 à 1:39) le monument à l’explorateur portugais Afonso de Albuquerque, inauguré en 1902 au centre de la place homonyme.

De 1:40 à 1:45, il s’agit de photos infrarouges réalisées au Parque infantil do Jardim Vasco de Gama, situé à l’ouest du parc précédent.

Sur la rua de Belém qui longe au nord ces deux parcs, on trouve (de 1:52 à 1:57) la pâtisserie antique de Belém, reconnaissable à ses auvents bleu royal.

On y vient principalement pour les Pastéis de nata (ou pâtisseries à la crème), originellement vendues au XIXe siècle par les moines de Belém et dont la recette est demeurée secrète jusqu’ici.

Il s’agit d’un flan composé d’une pâte feuilletée (comme celle d’un millefeuille) remplie de crème anglaise. On les vend accompagnés de deux sachets : l’un de sucre à glacer et l’autre de cannelle qu’on saupoudre (ou non) selon ses préférences.

En 2009, ce dessert obtenait la 15e place au palmarès des cinquante meilleurs mets au monde établi par le quotidien The Guardian de Londres.

Le Jardim Botânico Tropical (de 1:58 à 2:15)

Créé en 1905 sous le nom de Jardin colonial, le Jardin botanique tropical présente sur sept hectares (dont cinq accessibles au public) des plantes tropicales collectionnées conjointement par le Jardin botanique de Lisbonne et le Muséum national d’histoire naturelle et des sciences, sous l’autorité de l’université de Lisbonne.

Cet arboretum contient plus de 500 espèces végétales provenant de Madère, des Canaries, d’anciennes colonies portugaises, et d’autres pays africains.

En plus de nombreuses espèces végétales, ce parc est habité par de nombreux paons, de nombreux canards et quelques poules.

L’immense portail de style chinois (à 2:08) représentait la colonie de Macao à l’Exposition du monde portugais de 1940.


Détails des carrosses présentés dans ce diaporama :
 
• de 0:38 à 0:41, voiture d’apparat que Louis XIV a offert à sa cousine Marie-Françoise-Élisabeth de Savoie à l’occasion de son mariage en 1666 avec Alfonso VI de Portugal,
• à 0:42, voiture réalisée en France et ayant appartenu à Marie-Françoise-Élisabeth de Savoie, épouse (successivement, il va sans dire) de deux rois portugais : Alphonso VI et son frère Pedro II (seconde moitié du XVIIe siècle),
• à 0:44, voiture réalisée au Portugal et ayant appartenu au roi Pedro II de Portugal (fin du XVIIe siècle),
• de 0:46 à 0:51, carrosse que Joseph Ier, empereur d’Autriche, a donné à sa sœur Marie-Anne d’Autriche à l’occasion de son mariage avec le roi João V de Portugal en 1708,
• de 0:52 à 0:55, voiture d’apparat portugaise commandé par le roi João V. Les boiseries sont des sculpteurs José et Vincente de Almeida. Les peintures sont de José da Costa Negreiros (première moitié du XVIIIe siècle),
• à 0:56, il s’agit d’un carrosse italien que le pape Clément XI a offert en 1715 au roi João V à l’occasion du baptême du prince héritier José (futur José Ier de Portugal). Le putto doré brandissant un cœur en flamme symbolise l’Amour,
• à 0:58, il s’agit d’un carrosse français utilisé par Louis de Camara, ambassadeur extraordinaire du Portugal à la cour de Louis XIV (début du XVIIIe siècle),
• de 1:02 à 1:05, carrosse de triomphe fait en Italie et utilisé en 1716 par l’ambassadeur que João V de Portugal délégua auprès du pape Clément XI. À l’arrière, on peut voir les figures allégorique de Lisbonne (au centre), entre l’Abondance (à gauche) et la Renommée (qui couronne la ville), sous lesquelles sont assises l’Afrique (à gauche) et l’Asie (à droite, accompagné d’un dragon), deux continents sur lesquels s’étendait alors l’empire portugais,
• à 1:06, carrosse portugais de l’Infante António, frère de João V de Portugal (XVIIIe siècle),
• à 1:08, carrosse portugais des filles de José Ier (première moitié du XVIIIe siècle),
• à 1:10, carrosse espagnol utilisé par Mariana Victória de Bourbon à l’occasion de son mariage avec José Ier de Portugal en 1729,
• de 1:14 à 1:17, berline portugaise de style néorenaissance utilisée par la reine Maria Ire de Portugal (fin du XVIIIe siècle),
• à 1:18, voiture portugaise de voyage, de style anglais (fin du XVIIIe siècle),
• à 1:20, décoration de la portière d’une chaise italienne à porteurs (XVIIIe siècle),
• à 1:22, chaise à porteurs au toit amovible (XVIIIe siècle),
• de 1:24 à 1:27, voiture d’apparat commandée en 1824 à Londres pour le roi João VI de Portugal,
• à 1:32, voiture de la poste portugaise (XIXe siècle).


Détails techniques : Le diaporama présente un clip vidéo et 47 photos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 et 16 photos prises par un appareil Panasonic GH1 modifié pour prendre des photos infrarouges.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (32 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (30 photos), et le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2 photos).


 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La cuisine de rue en vedette les premiers vendredis du mois

9 juin 2019

Tous les premiers vendredis du mois, de juin à octobre, l’esplanade du stade olympique de Montréal est le site du plus important rassemblement de cantines mobiles au Canada.

Le premier de ces rendez-vous était donc vendredi dernier.

De 16h à 23h, une cinquantaine de cantines attendaient un public principalement composé de jeunes couples ou de jeunes familles.

À l’heure où les photos ci-dessous ont été prises — entre 20h45 et 21h10 vendredi dernier — des milliers de personnes se sustentaient encore, malgré l’heure, dans une atmosphère amicale et sans prétention.

Vue générale
Dilallo Burger
St Jacöb
Blue Homard
Poutine F.A.C.T.O.R.Y
ô sœurs volantes
Boîte à Fromages
Mr Puffs
Poutine Shack
Le Camion Belgo
Churros Montréal
Da Lillo
MASA
Le Repère des Affamés
Fire Twenty-One Smokin’ Grill Cuisine

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
 1re  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
 2e   photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
 3e   photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
 4e   photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
 5e   photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
 6e   photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1000 — 25 mm
 7e   photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
 8e   photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm
 9e   photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 3200 — 25 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2000 — 25 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
12e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
13e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
14e  photo : 1/200 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
15e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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