La Sainte-Chapelle

23 février 2021
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Introduction

En 1239, le roi Louis IX — qui sera canonisé sous le nom de saint Louis — achète la Couronne d’Épines du Christ que détenait jusqu’alors son cousin l’empereur Baudoin II de Constantinople.

Deux ans plus tard, il lui achète également un fragment de la Vraie Croix et d’autres reliques de la Passion (dont un clou ayant servi à la Crucifixion).

Le tout couta au trésor royal la somme de cent-trente-cinq-mille livres d’or. Ce qui représentait six mois de revenus du royaume.

De manière temporaire, les Saintes Reliques furent entreposées à Paris dans la chapelle Saint-Nicolas du Palais Royal, aujourd’hui disparue.

Conscient du prestige religieux et politique que lui conférait la propriété d’un tel trésor, le roi de France ordonna la construction d’un écrin destiné à recevoir les Saintes Reliques : ce fut la Sainte-Chapelle, consacrée le 26 avril 1248.

Extérieur

Large de 17 mètres et longue de 36 mètres, la Sainte-Chapelle s’élève à 42 mètres en excluant la flèche (refaite pour la cinquième fois au XIXe siècle).

Haute de 33 mètres, celle-ci est décorée à sa base de la statue des douze apôtres (à 0:11). Au-dessus d’eux, des gargouilles, puis des anges musiciens complètent le décor que lui a ajouté Adolphe Geoffroy-Dechaume vers 1855.

Au sommet de chacun des contreforts qui soutiennent la toiture se trouvent deux gargouilles (à 0:13).

Au-dessus de l’abside du chœur, la statue de l’archange saint Michel est également l’œuvre d’Adolphe Geoffroy-Dechaume (à 0:15).

Les deux tours octogonales de chaque côté de la façade cachent des escaliers d’angle qui donnent accès au toit. Près du sommet de chacune d’elles, on peut voir une couronne d’épines sculptée (à 0:09).

La crête du toit est rehaussée d’une balustrade décorée de fleurs de lys (à 0:11).

La Chapelle haute et la Chapelle basse possèdent chacune son propre portail.

Derrière sa balustrade, le portail de la Chapelle haute (à 0:23) est sur le thème de la Résurrection des morts et du Jugement dernier.

Le portail de la Chapelle basse sert d’entrée aux visiteurs (à 0:26).

Son tympan représente le Couronnement de la Vierge (à 0:28). Une Vierge à l’Enfant est adossée à son trumeau (à 0:29) tandis qu’à ses pieds, une chimère (à 0:32), de même qu’un soubassement décoré de fleurs de lys et de châteaux de Castille (à 0:34) complètent le tout.

La Chapelle basse

Au premier coup d’œil, la Chapelle basse ressemble à une crypte.

À l’origine, elle était le lieu de culte des serviteurs du roi. En 1690, une inondation y a complètement détruit son décor d’origine.

Celui qu’on y voit de nos jours date du XIXe siècle. Il est superbe. Ce décor se compose d’un ciel étoilé et de colonnettes rehaussées de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de châteaux de Castille dorés sur fond rouge.

Aux murs, les médaillons métalliques sont décorés d’émaux champlevés et de cabochons de verre coloré représentent les apôtres et la Vierge.

Dans l’abside, on trouve une statue de saint Louis en attente de restauration (à 1:18).

La Chapelle haute

À l’origine, la Chapelle haute accueillait la famille royale et leurs invités. On y accédait de plain-pied à partir de l’ancien palais royal.

C’est ici qu’étaient conservées les Saintes Reliques, dans une châsse située au fond de l’abside et sous laquelle se dressait un autel en bois doré (aujourd’hui conservé au château d’Écouen).

Les 22 reliques se trouvaient dans une châsse de trois mètres de haut (en or, en argent et en pierres précieuses) pouvant pivoter sur elle-même.

En ouvrant deux fenêtres basses derrière le chœur, la foule des fidèles assemblés dans la cour du palais pouvait apercevoir les reliques. On ignore à quelle fréquence cette exposition publique avait lieu.

De nos jours, les reliques se trouvent dans le Trésor de Notre-Dame de Paris.

Dans la Chapelle haute, les vitraux occupent 700 mètres carrés de surface, sur 15 mètres de hauteur. Ils représentent mille-cent-treize scènes tirées des Évangiles et de l’Ancien Testament.

En somme, c’est une Bible illustrée. Et ce, à une époque où presque personne ne savait lire ni écrire.

Cinq différents oxydes sont responsables de la coloration du verre; le cobalt le colore en bleu, deux oxydes de cuivre donnent naissance au rouge et au vert, le manganèse teint en violet tandis que l’antimoine est responsable du jaune.

Afin d’ajouter des détails — comme les plis des vêtements ou les traits des visages — on a peint en grisaille de l’oxyde de fer. Celui-ci est fixé à la surface du verre au cours d’une deuxième cuisson.

Environ les deux tiers des vitraux sont d’origine (c’est-à-dire qu’ils datent du XIIIe siècle).

Tout autour de la nef, douze statues d’apôtres — considérés comme des piliers de l’église chrétienne — sont adossées symboliquement aux piliers de la chapelle. Alternativement, ces derniers sont décorés de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de château de Castille sur fond rouge.

Les fines colonnettes peintes qui servent de piliers sont en réalité le bout effilé des contreforts massifs qui soutiennent l’édifice.

Au fond de la Chapelle haute, la rosace — d’un diamètre de neuf mètres — est sur le thème de l’Apocalypse. Elle date de la fin du XVe siècle.

Trois compositions dorées d’Adolphe Steinheil prennent place sous la rosace, à l’endroit qu’occupait autrefois l’orgue (dont le dernier, daté de 1762, créé par François-Henri Cliquot, fut transféré à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois en 1791).

À gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre, on voit Moïse et le serpent d’airain, Le Sang sur la maison des Hébreux et L’Immolation de l’agneau pascal (à 2:30).

Au centre, il s’agit d’un Christ bénissant (à 2:32).

Et à droite, on voit Melchisédech offrant les Saintes Espèces, Le Sacrifice d’Isaac par Abraham et Abel sacrifiant l’agneau (à 2:34).

Le tout se termine par deux petits anges saluant discrètement les fidèles quittant la Chapelle haute (à 2:40).

Complément de lecture : Le mystère de la Sainte-Chapelle

Détails techniques : Le diaporama présente 76 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (37 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (24 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (9 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5 photos), et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1 photo).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le 250e anniversaire de l’Opéra Royal de Versailles

28 décembre 2020

Introduction

Vingt-trois mois après le début des travaux, l’Opéra Royal fut inauguré au château de Versailles le 16 mai 1770.

Conçu par Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) — premier architecte du roi depuis 1742 — c’était alors la plus grande salle de spectacle d’Europe; elle pouvait accueillir près de 1 500 personnes et, dans sa fosse d’orchestre, quatre-vingts musiciens.

À l’époque, les scènes étaient éclairées à la bougie. Puisque la salle était entièrement en bois, on construisit l’opéra à l’extrémité de l’aile nord du palais, immédiatement après le grand réservoir qui alimentait les fontaines.

Ce qui constituait le choix le plus sécuritaire en cas d’incendie.

Le 16 mai était un grand jour. Le dauphin de France, âgé de seize ans, épousait Marie-Antoinette d’Autriche, un an plus jeune que lui.

La jeune princesse était l’avant-dernière enfant de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche.

C’est dans la salle d’opéra réaménagée que fut donné le festin de noce des époux.

Le contexte politique

En 1756, la Prusse, longtemps alliée de la France contre l’Autriche, s’était retournée contre la première en concluant un traité avec l’Angleterre, rompant ainsi un équilibre diplomatique destiné à assurer la paix en Europe.

En réaction, la France s’était rapprochée de l’Autriche, ennemie de longue date, et avait proposé de concrétiser ce rapprochement par l’union dynastique des deux plus prestigieuses lignées royales d’Europe.

La seule exigence de Louis XV était que la jeune princesse autrichienne apprenne correctement le français. Ce qu’elle fit.

Nef de l’église des Augustins, à Vienne

Un premier mariage eut lieu par procuration (c’est-à-dire en l’absence du marié) le 19 avril 1770 à l’église des Augustins. Celle-ci est la plus grande des deux églises situées dans le palais impérial de Vienne.

Le 21 avril, accompagnée d’un cortège d’une quarantaine de carrosses, Marie-Antoinette entreprit le voyage inconfortable de 1 258 km qui relie Vienne à Versailles. Le périple dura vingt jours.

Au moment de traverser en sol français, on lui présenta ses nouvelles dames d’honneur et les robes à la française qu’elle devait revêtir dans une jolie cabane de bois construite pour l’occasion et qui la protégeait de la pluie battante.

Le plus difficile fut de se séparer de son petit chien, un carlin (appelé ‘pug’ au Québec) qu’elle possédait depuis son enfance.

Vers la fin de son périple, le roi, le dauphin et la cour allèrent à sa rencontre dans la forêt de Compiègne, au nord-est de Paris.

Voute de la Chapelle Royale

Le lendemain, le mariage officiel fut célébré à la Chapelle Royale. Les cinq-mille invités étaient disposés le long de leur parcours dans le château. Quelques centaines de privilégiés trouvèrent place dans la chapelle.

Scène de l’Opéra Royal

Le repas du soir eut lieu dans le nouvel opéra dont le parterre avait été haussé au niveau de la scène afin d’accueillir le maximum de convives.

Peu après minuit, les mariés se rendirent à leur chambre nuptiale. Le coucher des époux se fit devant public. Puis les jeunes mariés furent laissés à eux-mêmes.

Les cérémonies se poursuivirent durant plusieurs jours. Dans la salle de l’opéra, réaménagé comme il se doit, on présenta un opéra (Persée de Lully), trois pièces de théâtre, de même qu’un bal.

Le tout se termina le 30 mai par un feu d’artifice sur la place qui, de nos jours, est appelée Place de la Concorde (où le couple royal sera guillotiné vingt-quatre ans plus tard).

Visite de l’opéra

Intérieur de l’Opéra Royal

Le parterre y est en gradins, descendant du premier niveau jusqu’à l’orchestre. Tout autour, les trois niveaux, en retrait les uns par rapport aux autres, sont des loges à la française (sans cloisons hautes qui les séparent). Au troisième niveau, les loges sont plus profondes et le bord des loges est décoré d’une colonnade.

Colonne en faux marbre

Le décor sculpté fut réalisé par Augustin Pajou (1730-1809).

Parce qu’ils ne sont pas faits de matériaux nobles, ses éléments décoratifs n’ont pas été prélevés pour être vendus aux enchères à la Révolution. Le lieu est donc à peu près intact, tel qu’on pouvait le voir sous Louis XV.
 



 
Le plafond de cette salle fut peint en 1769-1770 par Louis-Jean-Jacques Durameau (1733-96). L’œuvre s’intitule Apollon distribuant des couronnes aux Muses.
 


 
Au fond de la salle, au deuxième niveau, se trouvent trois petites loges fermées dont l’ouverture est décorée d’arabesques dorées.

Celle du milieu était fermée par un treillis en métal lorsque le roi était absent ou lorsqu’il voulait assister à un spectacle sans être remarqué.

On y accédait en traversant l’une ou l’autre des loges où étaient stationnés les soldats chargés de protéger le roi.

Amours de Durameau

Au dernier niveau, le plafond à caissons est décoré de scènes évoquant les amours des dieux, peintes par Louis-Jacques Durameau.

Détails techniques des photos : Appareils Panasonic GH1 (1re photo) et Olympus OM-D e-m5 (les autres photos), hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4e et 5e photos), objectifs M.Zuiko 7-14 mm F2,8 (2e et 3e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos).
  1re photo : 1/13 sec. — F/3,5 — ISO 400 — 14 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 7 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 8 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 8 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 32 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 40 mm
  8e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 14 mm
10e  photo : 1/50 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La ruelle Sainte-Catherine

7 décembre 2020

Depuis le milieu du XIXe siècle, les voies de circulation de Montréal délimitent des quadrilatères rectangulaires, presque toujours traversés d’une ruelle.

Dans certains cas, cette ruelle traverse tout le quadrilatère, généralement du nord au sud. Dans d’autres cas, la ruelle relie plutôt deux ruelles qui lui sont perpendiculaires. En somme, dans ce deuxième exemple, ces trois ruelles forment un ‘H’.

La ruelle en vedette aujourd’hui en est un exemple. Son nom — ruelle Sainte-Catherine — est en fait le nom collectif porté par les trois ruelles qui la forment.


 
Le quadrilatère qu’elle traverse est délimité par les rues Sainte-Catherine (au sud), Adam (au nord), de Ville-Marie (à l’est) et Viau (à l’ouest).

Cette ruelle dessine un ‘H’ couché sur le côté, représenté en jaune sur la vue aérienne ci-dessus.

Cette vue aérienne permet également aux lecteurs du blogue qui vivent à l’Étranger de voir à quel point les quartiers populaires de Montréal sont arborés.

Depuis quelques années, la ville permet aux citoyens de s’approprier la ruelle qui passe derrière leur logement.

Les voisins de celle-ci ont demandé à un artiste qui habite le quartier de venir décorer la leur. C’est lui qui a peint les œuvres présentées sur les cinquième et sixième photos ci-dessous. J’aime beaucoup ce qu’il fait.

Alors il est venu avec ses copains. Chacun avec son style. Et ils se sont bien amusés.

Depuis, chacun des habitants des alentours a sa préférence. Le couple que j’ai rencontré le 9 novembre dernier préfère l’œuvre sur la quatrième photo ci-dessous (et qu’on entrevoit également sur le côté gauche de la deuxième photo).

De manière surprenante, ce lieu est encore intact, ayant échappé jusqu’ici aux vandales.

On peut rêver qu’un jour, tout l’arrière des maisons soit peint, à la manière de la Callejón de Hamel à La Havane.

Trêve de bavardage, voici un aperçu de cette ruelle.













 
Détails techniques des photos (excluant donc la capture d’écran) : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif PanLeica 8-18mm F/2,8
  1re photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
  2e  photo : 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm
  4e  photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm
  5e  photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 13 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 10 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 11 mm
  8e  photo : 1/640 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 14 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 14 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 13 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 9 mm
12e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un concert à Helsinki attire un demi-million de participants

5 mai 2020

En Finlande, le Vappuaatto (ou Veille du Premier Mai) correspond à la Nuit de Walpurgis dans les pays germaniques.

Célébrée dans la nuit du 30 avril au 1er mai, elle marque la fin de l’hiver. Dans la capitale finlandaise, la fête du Vappu dure deux jours.

Statue Havis Amanda

Le 30 avril, selon la tradition, les étudiants de l’université viennent nettoyer la statue Havis Amanda érigée en 1908 à la rencontre de l’Esplanade (un long parc étroit) et de la place du Marché (qui donne accès au port).

Ce long congé est l’occasion pour les familles d’aller piqueniquer dans l’immense parc boisé de Kaivopuisto, aménagé en bordure de la mer Baltique.

Place du Sénat et Cathédrale luthérienne

En soirée, un grand spectacle est organisé sur la Place du Sénat, la plus grande place de la ville.

Celle-ci est située aux pieds de la superbe Cathédrale luthérienne, de style néoclassique, dont les coupoles sont décorées d’étoiles dorées.

Cette année, ce spectacle mettait en vedette le duo de rap finlandais JVG.

L’évènement a réuni une foule de plus de 150 000 participants; en comptant ceux qui n’y sont pas demeurés longtemps, les organisateurs estiment que le spectacle a attiré 460 000 personnes.

Mais comment la Finlande, un des pays européens les moins touchés jusqu’ici par la pandémie au Covid-19 — 44 morts par million d’habitants vs 283 pour le pays voisin, la Suède — a-t-elle pu commettre une telle imprudence sanitaire ?

C’est qu’il s’agissait d’une foule virtuelle.

Helsinki possède l’ambition de devenir la capitale mondiale des festivités en ligne.

Dès qu’il se choisissait un avatar tridimensionnel (d’aspect réaliste), le participant se voyait apparaitre dans la foule et pouvait animer son avatar à l’aide de commandes du clavier ou d’une manette.

Dans un avenir rapproché, les organisateurs des festivals d’été de Montréal pourraient s’inspirer d’Helsinki et créer des spectacles attirant des millions d’internautes à travers le monde, équipés de casques de réalité virtuelle et partageant (dans une certaine mesure) l’atmosphère ludique de la métropole sans quitter le confort de leur salon.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 34 mm
2e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

Références :
Helsinki’s huge VR gig hints at the potential of virtual tourism
Vappu, fête du travail et des étudiants à Helsinki

Paru depuis :
À peine lancée, la salle virtuelle Yoop suscite de l’intérêt à l’étranger (2020-07-11)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Gaia

23 mars 2020
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La Vila Nova de Gaia (que nous appellerons Gaia) est la ville jumelle de Porto. Comme Lévis l’est pour Québec. Ou comme les districts de Buda et de Pest forment Budapest.

Sur son territoire de 168,7 km² vivaient 302 295 habitants au recensement de 2011.

Nous en verrons la partie qui longe le Douro.

Notre visite débute au Moisteiro do Serra de Pilar, situé sur un promontoire au sud du pont Dom Luís I (de 0:17 à 0:51).

Du cloitre, construit au XVIIe siècle, les visites guidées ne nous montrent que la cour extérieure. Mais elles donnent accès à l’église, normalement fermée en dehors des services religieux.

Celle-ci est la seule église circulaire de la péninsule ibérique (si on exclut la Capela de Santo Amaro de Lisbonne).

L’entrée principale de l’église fait face au maitre-autel, profondément encastré. Entre les deux, on trouve six autels latéraux en mauvais état : deux rudimentaires près de l’entrée, trois autels de bois doré ayant perdu leur dorure et un autel rococo.

Plus à l’ouest se trouve le Jardim do Morro (de 0:53 à 0:55) qui offre une vue remarquable de Porto.

Sur l’avenue qui longe le fleuve, on trouve les chais des plus grands producteurs de porto, mais également des restaurants et des artisans (comme ce sculpteur de savon à 0:57).

La visite de Cálem (au cout de 10 €) débute par celui de son musée interactif. Celui-ci est séduisant, jouissif et, à mon avis, le plus intéressant de tous les musées privés consacrés au porto.

On y présente la région viticole du Douro, la géologie de son sol, son climat, les cépages utilisés, les types de vins de porto produits et les odeurs à rechercher lors de la dégustation.

Chez Sandeman, quatre visites sont proposées (de 10 à 21 €). Par exemple, en ajoutant 7 € au cout de la visite classique, on a le droit de visiter non seulement les chais à Gaia mais également le vignoble de Sandeman dans la vallée du Douro. Toutefois, cela ne comprend pas le transport.

En d’autres mots, pour 7 € de plus, on gagne un magnifique voyage à pied de 90 km…

Chez Sandeman, des guides multilingues expliquent ce qu’il faut savoir au sujet du porto.

À 2:06, nous voyons Half Rabbit. Mi-murale mi-sculpture, cette œuvre de Bordalo II a été fabriquée à partir de rebuts et de matériaux trouvés çà et là.

De 2:07 à 2:10, il s’agit de l’Igreja Paroquial de Santa Marinha.

Au prix fixe de 12 €, la visite chez Taylor’s se fait à l’aide d’un audioguide.

Contrairement à ses rivaux dont les chais sont sur du bois ou du granite, les chais de Taylor’s sont sur un gravier de schiste. En y entrant, on est saisi par une odeur désagréable de roche mouillée.

La montée épuisante chez Taylor’s est gratifiée d’un site champêtre qui surplombe la ville et qui sert de cadre enchanteur pour la dégustation des deux portos offerts aux visiteurs.

En descendant de chez Taylor’s, on peut s’arrêter à une exposition photographique (au cout de 5 €). Dans une usine désaffectée, on présente un grand nombre de clichés réalisés dans la région de Porto par l’Écossais Frederick-William Flower entre 1849 et 1859.

En dépit de sa présentation rudimentaire, cette exposition est très intéressante.

À la fin, le visiteur a droit à un porto rose. C’est la plus récente création des producteurs de porto. Tout comme un vin rosé, il se prête bien à la consommation en après-midi sur une terrasse ensoleillée.

Un téléférique effectue la navette entre deux points séparés d’un peu plus d’un demi-kilomètre au-dessus de la rive sud du Douro. Pour 6 €, il offre une vue excellente de Porto, toute aussi bonne (doit-on préciser) que celle qu’on obtient gratuitement le pont Dom Luís I.

Au cout de 10 €, on peut visiter le musée et les chais d’un petit producteur de porto appelé Ramos Pinto

Plus que ses concurrents, le musée de cette maison présente le succès de son fondateur. Petit génie du markéting, il a su, au début de la vingtaine, faire parler de lui en utilisant avantageusement l’esthétique sensuelle de l’Art nouveau, et ce dans un Portugal très conservateur.

Un peu à l’ouest de la station du téléférique se cache le Convento Corpus Cristi.

Son église néoclassique, de forme octogonale, est d’un intérêt limité. Toutefois, un escalier discret (à 3:47) mène à la salle d’où les sœurs cloitrées dominicaines assistaient à la messe, séparées de l’église par un grillage. Cette salle est de toute beauté.

Le diaporama s’achève sur la tombée du jour sur Porto et Gaia.


Détails techniques : À l’exclusion des photos de gravures ou d’autres photos, le diaporama présente 123 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (63 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (43 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (10 photos), l’hypergone 8 mm F/1,8 (5 photos) et M.Zuiko
75 mm F/1,8 (2 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


À l’ouest de Porto

22 mars 2020
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Entre Porto et l’océan Atlantique, on trouve quelques municipalités incluses dans le Grand Porto sans faire partie de la municipalité proprement dite de Porto.

De 0:05 à 1:10, nous visitons le Museu de Arte Contemporânea de Serralves.

Au moment de ma visite, le musée présentait de petites sculptures présentées à la Biennale de São Paulo (de 0:19 à 0:25).

Signe des temps, le musée présente une installation naturelle, plus précisément un terrarium mettant en vedette des insectes mimant des feuilles ou des branches (de 0:33 à 0:35).

De plus, le musée est couplé à un fascinant jardin de sculptures. On y rencontre des œuvres parfaitement intégrés à leur environnement dont Double Exposure de l’Américain Dan Graham (de 1:03 à 1:07).

Il s’agit d’un pavillon dont deux des trois côtés sont parfaitement transparents. Le troisième est décoré d’une image semi-transparente représentant une forêt plus ou moins distincte.

Selon l’heure du jour et la saison, l’environnement et l’œuvre créent une composition unique en s’amalgamant l’une à l’autre. D’où le titre Double Exposure (qui signifie ‘Double exposition’).

De 1:17 à 1:21, nous avons un aperçu du Jardin botanique de Porto.

La région possède un climat particulier qui est propice à la fois à des feuillus semblables aux nôtres et à des plantes tropicales.

Malheureusement, les serres y sont à l’abandon. Les visiteurs déambulent dans un parc à l’anglaise plutôt décevant.

De 1:25 à 1:37, nous visitons l’Igreja de São João da Foz. Construite de 1709 à 1736, c’est une église de plan rectangulaire, assez sobre, dont l’intérieur est décoré d’un maitre-autel et de huit autels latéraux en bois dorés tout aussi magnifiques les uns que les autres.

De 1:44 à 1:52, nous voici au populaire Jardim do Passeio Alegre.

De 2:01 à 2:03, il s’agit du Forte de São Francisco Xavier, mieux connu sous le nom de Castelo do Queijo (ce qui signifie ‘château du Fromage’).

Construit au XVIIe siècle pour empêcher les incursions des pirates venus d’Afrique du Nord, le fort était situé à proximité d’une énorme pierre arrondie semblable à une meule de fromage (d’où son surnom).

Au centre du carrefour giratoire à proximité, on peut voir une réplique de la statue équestre de Jean VI que le Portugal a offerte à Rio de Janeiro pour célébrer le 400e anniversaire de cette ville.

Quelques pas plus loin se trouve Sea Life (de 2:10 à 2:27). Il abrite de nombreux aquariums de poissons et de crustacés. Le ‘clou’ de la visite est ce court tunnel vitré que parcourent les visiteurs au fond d’un bassin. Essentiellement, ce site touristique mineur s’adresse aux enfants.

De 2:28 à 2:31, nous avons un aperçu du Parque da Cidade. D’une superficie de 0,83 km², ce parc a été aménagé en 1991 par le paysagiste Sidónio Pardal à partir de terrains acquis par la municipalité vers 1916.

Adjacente et située au nord-ouest de Porto, la municipalité de Matosinhos est à la fois une station balnéaire huppée et un des plus grands ports sardiniers du monde.

Son marché municipal (de 2:42 à 2:59) est le meilleur endroit pour se procurer du poisson. Du centre de Porto, on y arrive en métro en trente minutes.

Ce marché est propre et très bien organisé. Toute la journée, des employés utilisent de larges raclettes pour pousser le sang répandu au sol vers des drains dans lesquels il est évacué. Le résultat est que ça sent le poisson. Mais le poisson frais.

Du marché, il suffit d’une marche d’une quinzaine de minutes pour atteindre la plage de Matosinhos.

À 3:17, nous voyons la sculpture Tragédia no Mar créée en 2005 par João Brito.

Elle commémore la plus grande tragédie maritime du Portugal, survenue lors d’une tempête dans la nuit du 1er au 2 décembre 1947. À cette occasion, 152 marins perdirent la vie dans le port à proximité.

À 3:20, il s’agit du terminal sardinier de Porto.

À 4:00, nous voyons l’œuvre She Changes, surnommée Anémona, créée en 2004 par Janet Echelman.


Détails techniques : Le diaporama présente trois clips vidéos et 112 photos réalisées soit à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II (110 photos), ou soit avec un Panasonic GH1 transformé en appareil infrarouge (les deux photos infrarouges).

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (83 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (19 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 et le Lumix 14-42 mm (2 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu de la freguesia de Massarelos, à Porto

19 mars 2020
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En 2011, l’unité administrative (ou freguesia) de Masserelos était peuplée de 6 789 personnes sur un territoire de 1,94 km².

Site de l’exposition internationale de 1865, le Jardim do Palácio de Cristal (de 0:04 à 0:30) a été aménagé par le paysagiste allemand Emille David.

Dans les années 1950, le pavillon central a été remplacé par une structure de béton couronnée d’un dôme qui abrite de nos jours une librairie de livres à prix réduit.

Les jardins sont peuplés de paons, de poules et de coqs. Sans donner directement sur le Douro, ils sont situés sur un promontoire qui offre une vue magnifique sur le fleuve.

C’est également un endroit charmant où se réfugier en cas de canicule.

De 0:34 à 0:38, il s’agit de quelques unes des six créations (réalisées par autant d’artistes) de la Mural Colectivo da Restauração qui décore le fond de la colonnade de la rua da Restauração.

De 0:39 à 0:42, le diaporama se termine par un aperçu de l’Igreja de Massarelos.


Détails techniques : Le diaporama présente 21 photos réalisées soit à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II équipé de l’objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (18 photos), ou soit avec un Panasonic GH1 transformé en appareil infrarouge équipé de l’objectif Lumix 14-42 mm (3 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La freguesia de Miragaia, à Porto

19 mars 2020
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En 2014, trois muralistes de Porto — Mesk, Fedor et Mots — ont réalisé la première murale autorisée par la ville, soit D. Quixote de la Mancha, sur la rua de Miguel Bombarda (à 0:28).

À 0:34, Abel de Lima Salazar (qui n’a aucun lien de parenté avec le dictateur Salazar) fut un important médecin et chercheur portugais qui a exercé à Porto et qui a fondé l’institut des sciences biomédicales qui porte son nom.

De 0:40 à 1:32, nous visitons le Museu Nacional Soares dos Reis.

Fondé en 1833, il fut le premier musée portugais des Beaux-Arts. L’année suivante, l’interdiction des ordres religieux proclamée par Pierre IV de Portugal fit en sorte que les collections du musée se garnirent soudainement des biens confisqués des couvents de la région.

De nos jours, les musées ne craignent pas de suspendre leurs œuvres sur des murs aux couleurs chaudes ou foncées.

Ce musée-ci présente plutôt ses tableaux de manière classique, c’est-à-dire sur des murs blanc cassé. Cela laisse une impression de monotonie en dépit du fait que ce qu’on y présente est assez bien.

Une salle est consacrée au sculpteur académique António Soares dos Reis, originaire Vila Nova de Gaia (au sud de Porto), et qui donne son nom au musée.

Sont en vedettes l’art figuratif portugais, la faïence portugaise et la porcelaine chinoise, l’orfèvrerie religieuse et une collection de montres et de bijoux anciens.

À 1:34, il s’agit du Palais de Justice de Porto.

De 1:50 à 1:54, nous sommes au Passeio das Virtudes. Cette ‘Promenade des Vertus’ est un parc allongé qui a été aménagé au sommet d’une petite falaise qui surplombe l’ouest de la ville. De nombreux jeunes aiment y passer la fin du jour.

Au bas de l’escarpement, on trouve (à 1:56) la Fonte das Virtudes (ou Source des Vertus) aménagée en 1629.

Au sud de la promenade, on peut emprunter la rua das Virtudes sur laquelle on trouve, à sa rencontre avec la rua das Taipas, une jolie fontaine créée en 1772 (à 2.02).

De 2:17 à 2:38, nous visitons l’Igreja de São Pedro de Miragaia. Cette église paroissiale sans prétention a été édifiée aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Celle-ci est décorée d’azuléjos autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Elle se caractérise par son clocher asymétrique (à gauche) et son superbe maitre-autel, profondément encastré, en bois doré.

À 2:42, la façade du cinéma Look at Porto présente un sgraffite du muraliste Vhils (nom d’artiste d’Alexandre Farto). On appelle sgraffite une décoration murale obtenue en grattant un mortier blanc appliqué sur un fond de couleur afin de créer un dessin de la couleur sous-jacente.

Le diaporama se termine (à partir de 2:48) par une visite de World of Discoveries.

Sur 5 000 m², ce musée glorifie les navigateurs portugais lancés à la conquête du monde.

Il comprend une première section présentant les caractéristiques des navires et des instruments de navigation qui ont permis aux Portugais d’affronter les mers. Une autre section idéalise un peu la vie à bord.

Les visiteurs montent ensuite dans des barques lentement tirées sous l’eau par des chaines. Ils parcourent successivement un certain nombre de tableaux tridimensionnels très bien faits qui montrent les merveilles rencontrées par ces explorateurs.

Très ‘Walt Disney’, ce musée présente de manière flatteuse le colonialisme portugais. Prix d’entrée : onze euros.


Détails techniques : Le diaporama présente 101 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (42 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (36 photos), et le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (23 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La freguesia de Cedofeita, à Porto

15 mars 2020
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Au recensement de 2011, 22 077 personnes peuplaient les 2,66 km² de l’unité administrative (ou freguesia) de Cedofeita.

En trois minutes, nous visiterons la freguesia d’est en ouest, de l’église du quartier de Lapa à la Maison de la musique.

Au cours de la construction de l’Igreja da Lapa — qui débuta lentement à partir de 1756 et qui dura plus d’un siècle — plusieurs architectes se succédèrent à la tâche, dont José de Figueiredo Seixas et, pour les clochers érigés dans la 2e moitié du XXe siècle, José-Luís Nogueira Júnior.

L’église est décorée d’un maitre-autel et de dix autels latéraux encastrés d’assez bonne facture.

Sur le mur gauche du chœur (à 0:26), on peut voir un mausolée qui renferme depuis 1835 le cœur du roi Pierre IV de Portugal. Le reste de son corps repose au Panthéon national de Lisbonne.

L’église est également célèbre pour son orgue, le plus imposant de la péninsule ibérique. La puissance de cet instrument est remarquable.

Imaginez-vous en Transylvanie, le comte Dracula en personne montant lentement les marches de l’escalier d’honneur de son château poussiéreux alors que les chauvesouris tourbillonnent fébrilement vers les étages supérieurs, là où les invités disparaissent à jamais.

Eh bien, c’est exactement l’impression que vous laisse cet instrument lors de la procession au début de la messe du dimanche.

L’extrait présenté par le diaporama dure 28 secondes. Les mélomanes qui voudraient entendre l’enregistrement au complet cliqueront sur ceci.

On évitera de faire entendre cet enregistrement à des enfants avant de les mettre au lit…

De 0:38 à 0:44, nous voyons trois sculptures au jardin créé en l’honneur de Teófilo Braga, président du gouvernement provisoire issu de la Révolution portugaise de 1910.

La première de ces sculptures (due à Henrique Moreira) représente Américo Monteiro de Agular (1887-1956), un religieux portugais qui a consacré sa vie au travail de rue en faveur des enfants nécessiteux.

La statue República de Bruno Marques date de 2010.

Baco (Bacchus, en français) est un bronze créé en 1916 par António Teixeira Lopes pour célébrer le sixième anniversaire de la proclamation de la République portugaise.

De 1:18 à 1:23, nous avons un aperçu de la chapelle franciscaine de Notre-Dame-des-Anges et, à 1:30, de l’église méthodiste de Mirante (joliment décorée d’azuléjos de style néogothique).

La ville de Porto est très attachée à la préservation des fontaines auprès desquels les citoyens s’approvisionnaient en eau potable pendant des siècles.

Construite en 1718, la Fonte das Oliveiras se caractérise par son bec en dauphin (à 1:34). Remodelée en 1823, démontée en 1866, et reconstruite à son emplacement actuel en 1879, elle fut restaurée en 1941.

De 1:48 à 1:52, nous voyons l’Igreja de São Martinho de Cedofeita.

Construite de 1087 au début du XIIIe siècle, cette église romane fut dépouillée en 1935 des attributs décoratifs ajoutés à l’époque baroque. C’est la plus vieille église chrétienne du Portugal.

Selon l’inscription gravée en 1767 sur le tympan du portail principal (à 1:50), elle fut construite sur le site d’une église plus ancienne élevée en 559 sur ordre du roi franc Théodomir.

Ce dernier voulait remercier le Ciel de la guérison miraculeuse de son fils Ariamiro à la vue de reliques de saint Martin de Tours. L’église originelle aurait été édifiée tellement rapidement qu’on lui donna le nom de São Martinho de Cedofeita (ce qui veut dire Saint-Martin de tôt faire, d’où le nom actuel de la freguesia).

De 2:00 à 2:14, nous voici au Mercado Bom Sucesso.

On y trouve une série de comptoirs de restauration et de produits alimentaires artisanaux. Ils ont l’allure des galions des explorateurs portugais. Tout ce qu’on y présente est appétissant.

À 2:16, il s’agit de la synagogue Kadoorie Mekor Haim, une des plus grandes d’Europe, inaugurée en 1938.

L’automne, tout comme à Paris, on voit à Porto et à Lisbonne des vendeurs de marrons sur la rue. Au Portugal, les marrons sont rôtis au charbon de bois et vendus couverts de suie blanche (très certainement cancérigène).

Pour se nettoyer les poumons de la fumée de charbon, quoi de mieux pour ce vendeur que de s’allumer une bonne cigarette…

Au Jardim da Rotunda da Boavista (de 2:22 à 2:24), on a dressé (de 1909 à 1951) un monument qui célèbre la victoire portugaise contre l’occupation française du pays durant la Guerre d’indépendance espagnole (1807-1814).

Le diaporama se termine par une visite de la Casa da Música, conçue par l’architecte néerlandais Rem Koolhaas et terminée en 2005.

L’esplanade ondulée qui entoure l’édifice est en marbre. C’est un des lieux favoris des planchistes de la ville.

À l’intérieur de l’édifice, le mur des voies de circulation est soit laissé en béton poli gris perle, soit revêtu de plaques d’aluminium trouées.

L’édifice est un octogone irrégulier traversé par sa salle principale (d’une capacité de 1 238 spectateurs).

Sur les côtés de cette salle, les murs sont revêtus de bois décoré d’un motif métallique qui correspond à l’agrandissement pixelisé du grain de ce bois. À chacune de ses extrémités, la salle s’ouvre sur le quartier à l’aide de deux grandes fenêtres panoramiques en verre ondulé à doubles parois.

Le générique du diaporama est un montage de photos que je me suis amusé à prendre de la réflexion d’un planchiste dans les fenêtres de cette salle de concert.


Détails techniques : Le diaporama présente 86 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (68 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (11 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (6 photos), et l’hypergone 8 mm F/1,8 (1 photo).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La freguesia de Vitória, à Porto

13 mars 2020
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Sans suivre un circuit précis, notre visite de la freguesia de Vitória parcourra cette unité administrative du nord au sud.

Notre premier arrêt sera une halte gourmande au restaurant SINS Sandwich à la belle façade crème décorée d’azuléjos (de 0:08 à 0:14).

Le menu est simple; six sortes de sandwichs et sept sortes de hamburgers, accompagnés ou non de soupe. À 0:14, il s’agit du hamburger Fumado, composé de veau fumé, de bacon, de brie et d’un peu de verdure (pour 5,9 €).

L’art de rue à Porto est souvent constitué de graffitis éphémères réalisés sur papier collé aux murs.

À 1:14, il s’agit de la décoration extérieure du Teatro Carlos Alberto réalisée par Martinha Maia en 2016.

Un peu partout dans la ville, on rencontre des distributrices de sacs pour déchets canins (à 1:18).

De 1:21 à 1:28, nous avons un aperçu du petit musée numismatique de Porto. On y présente des monnaies de l’Antiquité greco-romaine et des pièces de l’Inde, du Brésil, d’Espagne et évidemment du Portugal.

Puisqu’il est gratuit, il plaira aux collectionneurs, en raison principalement de l’état de conservation impeccable de ses pièces d’or.

De 1:29 à 1:37, nous voilà à la Praça Carlos Alberto.

Pendant des siècles, les forgerons de la ville tenaient boutique autour de cette place. Elle fut nommée en l’honneur de Charles-Albert, roi de Sardaigne, après que ce dernier s’exila à Porto en 1849 pour y vivre dans l’édifice qui abrite aujourd’hui le musée numismatique dont nous venons de parler.

Les fins de semaine, des artisans et des antiquaires offrent leurs produits autour du mémorial dressé en l’honneur des soldats portugais morts au combat lors de la Première Guerre mondiale.

Avec sa murale ‘Steak & Shake’, l’artiste lisboète Joana Vasconcelos renouvela en 2017 l’art de l’azuléjo (à 1:37).

De 1:40 à 2:28, nous visitons deux églises jumelles.

À droite, de plan rectangulaire, l’Igreja do Carmo a été construite la première, soit de 1619 à 1628. Destinée aux frères des Carmes, elle possède un maitre-autel et huit autels latéraux sous le thème des souffrances du Christ.

Plaies vives et blessures sanguinolentes y offrent un spectacle macabre qui surprendra le visiteur attiré par la beauté de sa façade.

À l’époque de sa construction, la ville défendait la construction d’églises contigües. On a donc construit une maison d’un mètre de largeur, longtemps inhabitée, afin de contourner l’interdit de la ville.

Extérieurement plus sage, celle de gauche est l’Igreja dos Carmelitas. Elle fut construite de 1756 à 1768 pour les sœurs carmélites.

En forme de croix latine, elle possède un maitre-autel et neuf autels latéraux en bois doré, sans compter la chapelle de l’Adoration à laquelle on accède par le bras droit du transept.

Une bonne partie des autels latéraux représentent des scènes bibliques comportant plusieurs personnages, dont des angelots suspendus discrètement par des tiges de métal. Le tout est charmant.

En face de ces deux églises, de l’autre côté de la rue, se déroule une petite foire marchande de produits artisanaux (à 2:33).

En face de l’université (à 2:41), se trouve la Fonte dos Leões (ou Fontaine des Lions, à 2:45), construite en 1877 par la Compagnie générale des eaux pour l’Étranger (une compagnie française).

De 2:49 à 2:52, nous voici devant une des attractions touristiques les plus populaires de Porto, soit la librairie Lello & Irmão.

Son style néogothique aurait inspiré l’auteure J.K. Rowling pour concevoir l’allure de l’école Poulard dans les romans d’Harry Potter.

Excédés par tous ces touristes qui y viennent en foule pour photographier son intérieur spectaculaire sans rien acheter, les propriétaires exigent maintenant un droit d’entrée de cinq euros qui sera déduit à l’achat d’un livre.

De 3:01 à 3:07, on voit le Jardim das Oliveiras. De forme triangulaire, ce Jardin des Oliviers est la toiture végétalisée d’un édifice qui sert à la fois de petit centre commercial couvert et de stationnement souterrain.

De 3:14 à 3:50, nous visitons l’Igreja dos Clérigos. De plan ovale, cette église fut construite à partir de 1732. On y accède par une porte latérale à droite.

C’est le chef-d’œuvre rococo de l’Italien Nicolau Nasoni (dont la dépouille se trouve dans la crypte). À l’arrière, une tour fut ajoutée en 1763. C’est le plus haut clocher du Portugal.

Ce clocher, appelé Tour des Clercs, abrite un musée religieux (de 3:51 à 4:23). À son sommet, on a une vue superbe de la ville.

Dans le diaporama, on ne sait plus très bien si le chien qu’on entend à la fin de l’air joué par son carillon de 49 cloches est une complainte composée par lui ou une supplication née de son exaspération à entendre le même air depuis des années…

À 4:30, il s’agit de la Fonte da Porta do Olival (ou Source de la Porte de l’Oliveraie), adossée au Centro Português de Fotografia (de 4:31 à 4:50).

Aménagé dans l’édifice d’une ancienne prison, il propose des expositions de photographies anciennes et contemporaines. Au deuxième étage, le centre présente une collection importante d’appareils photographiques (dont un daguerréotype de 1845, à 4:47).

De 4:53 à 5:13, nous visitons la Capela de São José das Taipas. Attribuée à l’architecte Carlos Amarante, cette église néoclassique fut construite en 1878.

On y trouve un autel dédié aux victimes du 29 mars 1809 (à 5:07).

Afin de contrer les visées hégémoniques de l’Espagne (allié de la France), le Portugal fut longtemps allié de l’Angleterre.

Lorsque les troupes napoléoniennes envahirent la ville à l’hiver de 1809, la population de la ville, fuyant vers le sud, avait voulu traverser un pont qui était l’ancêtre du Ponte de Dom Luís I actuel.

Mais ce pont originel, inauguré trois ans plus tôt, était en bois et sa flottaison était assurée par vingt barques reliées par des câbles. Sous le poids de cet achalandage inhabituel, le pont céda, entrainant la mort de quatre-mille personnes.

Sur la rua dos Caldeireiros, au siège d’une des plus anciennes confréries de la ville, on trouve un oratoire dédié à Notre-Dame-de-Silva (à 5:17).

De 5:27 à 5:48, il s’agit de l’Igreja de São Bento da Vitória (ou église Saint-Benoit), à ne pas confondre avec l’église de Vitória (que nous visiterons dans quelques instants).

Conçue par l’architecte Diogo Marques Lucas (?-1640), cette vaste église baroque en croix latine est dominée par un intérieur austère où la pierre est laissée à nue.

Les autels situés au fond des bras du transept sont encore plus beaux que le maitre-autel alors que les six autres autels latéraux y sont d’une qualité très variable.

Derrière son élégante façade baroque, l’Igreja da Vitória, est une modeste église paroissiale (de 5:47 à 6:11). C’est elle qui donne son nom à l’unité administrative (ou freguesia) en vedette dans ce diaporama.

Les touristes s’y rendent afin d’accéder au belvédère tout proche, soit le Miradouro da Bateria da Vitória. Celui-ci offre un des plus beaux points de vue sur la vieille ville (de 6:12 à 6:17).

Située sur la rua da Vitória, la Casa Oriental se spécialise dans la vente de boites de sardines millésimées. En réalité, les sardines n’ont pas été mises en boite cette année-là; l’année indiquée est une fantaisie du fabricant.

Le diaporama se termine par une visite de l’Igreja da Misericórdia.

L’intérieur de cette église ne se visite qu’après avoir acquitté le droit d’entrée à son musée (5 €).

Celui-ci a gagné le Prix du musée portugais de l’année en 2016. Il est bien (sans plus), principalement en raison de sa scénographie et d’un nombre limité d’œuvres intéressantes qui sont la propriété de l’institution caritative Casa da Misericórdia. Celle-ci gère des hôpitaux, des hospices, des orphelinats et des écoles depuis sa fondation en 1498.

On y présente les portraits de ses dirigeants, de ses bienfaiteurs, des chefs de service qui ont marqué son histoire, et finalement, des œuvres d’art qui ont décoré ses institutions.

L’église, dont l’intérieur est assez sobre, est dotée depuis 1740 d’une façade superbe de Nicolau Nasoni.


Détails techniques : Le diaporama présente un clip vidéo et 212 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II (et une photo tirée de Wikipédia).

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (118 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (49 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (43 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 et l’hypergone 8 mm F/1,8 (1 photo chaque).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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