Le quartier du Chaido, à Lisbonne

20 novembre 2018

 

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Le Chiado est le quartier chic du vieux Lisbonne. Situé à l’ouest de Baxia, il est à Lisbonne ce que la rue Laurier est à Montréal. À la différence qu’on y trouve de nombreuses églises (qui sont en vedette dans ce diaporama).

Partiellement endommagé par le séisme de 1755, ce petit quartier fut de nouveau ravagé en 1988 par un incendie qui fit 2 morts et 73 blessés (dont soixante pompiers).

Étalée sur une décennie, sa reconstruction est une réussite.

Ce diaporama présente successivement :
• le Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado,
• la Praça Luíz de Camões,
• l’Igreja de Nossa Senhora do Loreto,
• l’Igreja de Nossa Senhora da Encarnacão
• la Basílica Nossa Senhora dos Mártires,
• l’Igreja do Santíssmo Sacramento,
• le Museu Arquelógico do Carmo, et
• le Museu da Guarda Nacional Republicana.

Le Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado (de 0:06 à 1:15)

Étonnamment pour une ville d’un demi-million d’habitants, Lisbonne possède quatre musées d’Art contemporain.

En plus de celui-ci, on y trouve l’extraordinaire Museu Coleção Berardo, celui de la Fundação Calouste Gulbenkian, et le nouveau Museu de Arte, Arquitetura e Tecnologia (beau mais dégarni).

Parfois appelé Museu do Chado, celui-ci est l’un des deux plus intéressants de la ville. Il occupe deux bâtiments.

Celui au nord sert aux expositions temporaires. Au moment de ma visite en 2016, on y présentait des œuvres portugaises créées entre 1960 et 1990 et qui font partie de la collection du Secrétaire d’État à la Culture.

Le pavillon sud est établi dans un ancien monastère franciscain reconstruit après le séisme de 1755. L’Ordre ayant été aboli en 1834, l’édifice fut transformé en entrepôt par un marchand anglais avant d’être transformé en musée en 1911.

Entre autres, on y trouve une étonnante collection de photos stéréoscopiques (de 1:02 à 1:05) réalisées par Francisco-Afonso Chaves (1857-1926) et le vidéo interactif Atlantis d’André Sier (2016), inspiré de l’esthétique des jeux électroniques des années 1980.

À 1:16, il s’agit du Teatro Nacional de São Carlos. Construit en 1793, c’est la principale salle d’opéra de la ville.

La Praça Luíz de Camões (de 1:20 à 1:29)

Luíz de Camões (~1525-1580) est le plus grand poète portugais. La place qui l’honore est le cœur du Chiado. Cette place est dominée par un monument inauguré en 1856 (à 1:25).

À son sommet, on trouve le bronze du poète (œuvre de Vítor Bastos).

À ses pieds, il est entouré des marbres représentant huit personnages qui vécurent à l’époque du poète ou peu de temps avant lui : le chroniqueur Fernão Lopes (~1385-~1460), l’inventeur Pedro Nunes (1502-1578), le chroniqueur Gomes Eanes de Zurura (1410-1474), l’historien João de Barros (1496-1570), l’historien Fernão Lopes de Castanheda (~1500-1559), le poète Vasco Mouzinho de Quevedo (~1570-~1619), le poète épique Jerónimo Corte-Real (1533-1588) et le poète héroïque Francisco Sá de Meneses (~1600-1664).

L’Igreja de Nossa Senhora do Loreto (de 1:30 à 1:46)

Selon la légende, des anges transportèrent au XIIIe siècle la maison natale de Jésus de Nazareth dans la ville italienne de Lorette. De nos jours, la Santa Casa y est le sujet d’un important pèlerinage.

Parmi les églises élevées à la gloire de Notre-Dame-de-Lorette figure celle de Lisbonne.

Très endommagée par le séisme de 1755, l’église a été restaurée de 1777 à 1785. Elle est formée d’une nef rectangulaire flanquée de dix autels latéraux encastrés.

Bien au-dessus de chacun de ces autels, on trouve l’image en grisaille d’un personnage (un apôtre ?) logé dans une niche en trompe-l’œil.

On trouve également un autre autel de chaque côté du chœur, ce qui porte le nombre total des autels à douze (sans compter le maitre-autel).

Le plafond en berceau de la nef est décoré de la peinture allégorique Notre Dame de Lorette couronnée par la Trinité, exécutée par de Pedro-Alexandrino de Carvalho en 1780-1781.

Au-dessus de l’entrée à la gauche de l’église, un bas-relief représente la Vierge veillant sur la Santa Casa de Loreto (à 1:45).

Juste en face se trouve l’église Notre-Dame-de-l’Incarnation, reconstruite à la suite du séisme de 1755.

L’Igreja de Nossa Senhora da Encarnação (de 1:45 à 2:13)

C’est une belle église dont les murs en pierre de taille sont rehaussés de marbre rose. Sa voute en berceau est ornée de grisailles et d’une toile sur le thème de l’Annonciation de Marie.

Au-dessus du maitre-autel (à 2:00), le plafond est orné d’une magnifique toile en trompe-l’œil (2:02).

Cette église de style rococo comporte une nef sans transept flanquée à droite de quatre autels latéraux et, à gauche, de trois autels latéraux et d’une chapelle latérale (près du chœur, de 2:06 à 2:11).

Cette dernière est surmontée d’une coupole octogonale dont le plafond est richement décoré d’un agneau pascal entouré des symboles des quatre évangélistes.

La Basílica Nossa Senhora dos Mártires (de 2:14 à 2:43)

Un peu plus à l’Est se trouve la basilique Notre-Dame-des-Martyrs, consacrée en 1784 (après sa reconstruction à la suite du séisme de 1755).

Il s’agit d’une église dont la nef est flanquée de six autels latéraux, et de deux chapelles près du chœur. Les murs sont en pierre de taille et en marbre rose.

Verte et rouge, la décoration en trompe-l’œil du plafond est un peu excessive. À son centre, on peut voir la toile Alphonse Ier du Portugal offrant le temple des martyrs à la Vierge et à l’Enfant, peinte de 1782 à 1785 par Pedro Alexandrino de Carvalho.

Une brève promenade (de 2:44 à 3:19)

Tout comme à Paris, l’automne est la saison des marrons. À Lisbonne, ils sont cuits sur des fours à charbon très polluants (à 2:45). De plus, ils sont vendus couverts de suie blanche cancérigène.

À la boutique Via Alegre (de 2:46 à 2:51), on peut voir le service de table appelé Paço Real, créé en 1824 pour la famille royale portugaise.

À 2:52, le poète Fernando Pessoa est représenté attablé sur la rua Garrett, devant la boutique de cigares Casa Havaneza.

À 3:01, cette œuvre du sculpteur Teixeira Lopes rend hommage depuis 1903 au romancier Eça de Queirós.

Le Portugal possède une longue tradition viticole. Mais les amateurs de bière durent attendre jusqu’en 1836 pour que soit créée la première brasserie industrielle au pays.

Dans le couvent abandonné des frères de la Sainte-Trinité, Manuel Moreira Garcia y ouvrit une fabrique de bière et, peu de temps après, ouvrit son établissement à la dégustation (de 3:02 à 3:15).

En 1863, l’artiste Luís Ferreira en décora la façade de tuiles de faïence représentant des allégories de la Science, de l’Agriculture, de l’Industrie, du Commerce, de la Terre et de l’Eau.

La Fábrica de cerveja da Trindade ferma ses portes en 1935.

Le centre commercial Armazens do Chiado (de 3:20 à 3:29) héberge une cinquantaine de magasins et de restaurants.

L’Igreja do Santíssmo Sacramento (de 3:30 à 3:35)

L’église du Saint-Sacrement, détruite partiellement par le séisme de 1755, fut reconstruite (ou réparée) entre 1772 et 1807 sous la direction de Sebastião Alves.

Ce long délai fut causé par un conflit entre les autorités religieuses — qui insistaient pour que l’église conserve son orientation traditionnelle est-ouest — alors que l’urbaniste Eugénio dos Santos exigeait que l’église soit complètement reconstruite sur la rue Garrett, où elle aurait adopté une orientation vers le nord.

Il s’agit d’une magnifique église baroque dont l’intérieur est en pierre de taille rehaussée de marbre rose. Le plafond de l’église a été décoré en 1805 par Pedro-Alexandrino de Carvalho.

En plus de l’autel principal, l’église compte huit autels latéraux encastrés en pierre (une de chaque côté du chœur et trois de chaque côté de la nef).

Le Museu Arquelógico do Carmo (de 3:37 à 3:45)

Au Moyen-Âge, l’église gothique des Carmes était le deuxième plus vaste édifice religieux de Lisbonne, après la cathédrale.

Sur la congrégation réunie pour la messe matinale, le bâtiment s’effondra lors du séisme du 1er novembre 1755. Elle ne fut jamais reconstruite. Seul le chœur a résisté.

À l’abri des intempéries, le chœur abrite de nos jours un musée d’archéologie où la photographie est interdite. Une partie des œuvres sont disposées à ciel ouvert dans les ruines de la nef (où la photographie est permise).

Devant l’entrée principale du couvent, la Chafariz do Carmo (ou Fontaine des Carmes), décorée en son centre de quatre dauphins, a été sculptée au XVIIIe siècle par Ângelo Belasco (à 3:46).

Le Museu da Guarda Nacional Republicana (de 3:48 à 4:01)

À deux pas du musée archéologique des Carmes se trouve le Museu Guarda Nacional Republicana.

Il explique l’histoire de la Garde républicaine portugaise, montre les uniformes portés au cours des décennies, les armes utilisées, puis ses moyens de communication et d’enquête. Il est l’équivalent du musée parisien de la Police, mais avec une facture pédagogique un peu plus moderne.


Détails techniques : Le diaporama présente 119 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (62 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (49 photos), et le PanLeica 25 mm F/1,4 (8 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Promenade un vendredi soir de novembre à Toronto

8 novembre 2018
À la gare Union
Hôtel Delta et les condos Ice
Tour du CN, vue de la rue Adelaïde
Poutinerie Smoke’s
Entrée Art déco sur la rue Adelaïde
Vélos en libre-service
Taxi Beck
Murale dans une ruelle

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/6,3 — ISO 2500 — 21 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 17 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 27 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 21 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 17 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 40 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 17 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Emmanuel Hocdé à l’orgue de l’oratoire Saint-Joseph

6 novembre 2018
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Du 17 novembre au 7 décembre se tient officiellement l’édition 2018 du Festival Bach de Montréal.

Mais dès les 4 et 11 novembre, deux concerts d’orgue sont prévus officieusement. Les deux font partie des six évènements offerts gratuitement.

Le concert de dimanche dernier mettait en vedette le récipiendaire 2002 du Grand prix d’interprétation du Concours international d’orgue de Chartres (le prix le plus prestigieux au monde).

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Au programme :
Prélude et fugue en mi mineur BWV 548 de J.S. Bach
Allein Gott in der Hoch sei Her BWV 662
Toccata, adagio et fugue en do majeur BWV 564
Prélude et fugue en do mineur op. 37 no 1 de Félix Mendelssohn
Improvisation d’Emmanuel Hocdé.

Le grand orgue de l’oratoire est une bête puissante créée en 1960 par le facteur allemand Rudolf von Beckerath.

La musique pour orgue de Bach a été composée pour les orgues délicats joués dans des églises dont la réverbération est complètement différente de celle de l’oratoire.

Bref, emmitouflées dans l’écho des lieux, les deux premières œuvres au programme ne m’ont rien dit.

Seule la troisième m’a plu parmi les œuvres de Bach.

Composée par l’organiste lui-même, c’est Improvisation qui fut, à mon avis, le ‘clou’ de ce concert d’une cinquantaine de minutes.

Tirant parti de l’instrument et de l’acoustique du lieu, cette pièce aurait fait la fierté de Debussy s’il en avait été le compositeur.

Le concert de dimanche prochain à l’Oratoire sera également gratuit. Je vous invite à y assister et à profiter de votre visite pour apprécier la beauté des lieux.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 19 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 27 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 12 mm

Post-Scriptum : Ceux dont l’écran d’ordinateur possède une résolution de 1900 x 1200 pixels pourront télécharger la première photo qui accompagne de texte (l’aperçu général de l’Oratoire) afin de s’en servir comme fond d’écran en cliquant sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une entrée de métro parisienne… à Montréal

22 octobre 2018
Place Victoria

L’Art Nouveau au purgatoire

C’est en 1908 que l’architecte Hector Guimard réalise les édicules de style Art Nouveau pour le métro de Paris.

Mais bientôt ce style est démodé, jugé décoratif et féminin. Il sera remplacé par le style Art déco, solennel, symétrique et tellement plus viril.

Le discrédit dont souffre le ‘style nouille’ atteint son paroxysme en France au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.

Délivré par les États-Unis de l’occupation allemande, on est alors en admiration avec tout ce qui vient de l’autre côté de l’Atlantique. On estime que la supériorité technologique de l’Amérique s’expliquerait, entre autres, parce qu’elle n’a pas à trainer un lourd passé culturel.

C’est à l’époque où l’extraordinaire décoration intérieure du restaurant Le Train Bleu disparait derrière des faux murs afin de lui donner l’aspect dépouillé d’une cafétéria moderniste.

Quant aux édicules de Guimard, pourtant modulables, on les juge trop étroits en raison de l’explosion démographique de Paris et du nombre d’usagers de son métro.

Des 167 ouvrages de Guimard, il n’en restait plus bientôt que 86.

C’est seulement dans la deuxième moitié des années 1960 que l’Art Nouveau sortira de son long purgatoire quand les expériences psychédéliques permettront de voir l’extravagance de ce style sous un nouvel éclairage et qu’apparaissent des pochettes de musique s’en inspirant.

En 1965, les accès à quelques stations de métro de Paris sont classés monuments nationaux. Tous les autres ne seront protégés qu’en 1978.

Mais juste avant cette réhabilitation, le maire de Montréal entreprend une démarche étonnante.

La tour Eiffel, s’il vous plait

Lorsqu’en 1962 Moscou renonce à tenir l’exposition universelle de 1967, Montréal accepte de prendre la relève. Ce qui donnera l’Expo67.

Le maire d’alors, Jean Drapeau, est un geyser d’idées. Il prend l’initiative d’écrire au président de la République française pour lui demander s’il ne serait pas possible de démanteler la tour Eiffel pour l’installer à Montréal durant l’exposition.

Dans l’entourage du président du général de Gaulle, on croit d’abord à une plaisanterie. Et lorsqu’on se rend compte que la requête est authentique, on la transmet au général en anticipant un rire sonore du général, pourtant peu extraverti.

Mais à la surprise de tous, le général se dit favorable à la demande de Montréal.

À la mairie de Paris, c’est la consternation. On voit déjà les barricades des insurgés parisiens s’élever contre un démantèlement que les Nazis eux-mêmes n’ont pas osé exiger.

Mais la diplomatie française étant ce qu’elle est, on répond au maire de Montréal que l’idée est excellente, que le président de la République est heureux d’accéder à sa demande… à la seule condition que Montréal garantisse l’intégralité des soixante tonnes de peinture, des 18 038 pièces de métal, des 2,5 millions de rivets, et que les ouvriers montréalais déménagent cela et reconstruise le tout parfaitement à l’identique après l’Expo67.

Comme un séduisant bonbon acidulé, la réponse ‘favorable’ de la France sortit le maire de sa rêverie.

Mais Jean Drapeau n’était jamais à court d’idées. Lors d’une visite à Paris, il voit, stupéfait, la démolition d’un édicule Guimard à la station Charles de Gaulle–Étoile. Il demande s’il serait possible que le métro de Montréal en ait un.

En 1966, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) trouve un prétexte pour commémorer la coopération d’ingénieurs français et québécois lors de la construction du métro de Montréal.

On offrit donc à Montréal un authentique édicule Art Nouveau de Guimard. Il sera installé en 1967 — l’année de l’expo — à la station Victoria.

Je soupçonne qu’il s’agissait d’un édicule qu’on avait entreposé quelque part depuis longtemps.

Cette hypothèse vient du fait qu’on ne s’était pas rendu compte que les globes orange de cet édicule étaient des originaux en verre — les seuls au monde — alors qu’à Paris, ils avaient été remplacés par des copies en polycarbonate.

Globe de l’édicule

Lors d’une restauration en 2001-2002, c’est là qu’on s’est rendu compte que les globes étaient des originaux. Depuis, ils ont été remplacés, eux aussi, par des copies. L’un des originaux a été donné à la RATP, l’autre au Musée des Beaux-arts de Montréal.

Voilà comment un peu de la désinvolture de la Belle Époque s’est retrouvé à Montréal… devant une austère statue de la reine Victoria.

Références :
After 29 flamboyant years, the mayor of Montréal is retiring
Édicule Guimard
Hector Guimard
Quand Montréal a voulu emprunter la tour Eiffel

Détails techniques : 
Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/2500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rossio, Avenida et plus

1 octobre 2018

 

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Introduction

Le relief de Lisbonne correspond à une surface vallonnée, le tout légèrement incliné vers le sud, où coule le Tage.

La partie la plus basse est Baxia, la Basse Ville, visitée précédemment.

Au nord, Baxia se prolonge par une vallée allongée qui part de Rossio et qui est traversée de longues avenues parallèles formant le quartier d’Avenida.

C’est cette partie de la capitale portugaise que vous propose de visiter ce diaporama.

Rossio

Construite de 1888 à 1890 sur les plans de l’architecte José-Luis Monteiro, la gare du Rossio (à 0:06) fut longtemps la principale gare ferroviaire de la capitale. Elle se distingue, entre autres, par ses portes en forme de fer à cheval.

À l’automne, on trouve à Lisbonne, comme dans d’autres villes portugaises, des vendeurs de marrons cuits au charbon de bois (à 0:08). Ils sont vendus couverts de suie cancérigène.

La plus vaste de Lisbonne, l’Igreja de São Domingos (église Saint-Dominique, de 0:10 à 0:15) a connu une histoire mouvementée. Détruite par un séisme de 1531, puis par le grand séisme de 1755, elle fut reconstruite en 1807.

Jusqu’à la fin de la monarchie portugaise, on y célébrait les mariages royaux.

Une troisième destruction totale survint lors d’un incendie, le 13 aout 1959 : la charpente en bois du toit s’est alors effondrée, ne laissent debout que les murs endommagés. Elle fut reconstruite dans le style qu’elle possédait à sa deuxième reconstruction, en 1807.

Toutefois, on n’essaya pas de masquer les affronts subis en 1959. Le nouveau plafond est peint rose gomme à mâcher, de même qu’une partie des murs.

Le résultat est impressionnant.

Avenida

Le quartier d’Avenida débute par la Place des Restaurateurs (à 0:16), au centre de laquelle se trouve un obélisque érigé en 1886 pour célébrer la guerre de restauration portugaise.

Se déroulant de 1640 à 1668, cette guerre n’était pas un conflit culinaire mais une guerre d’indépendance à l’issue de laquelle le Portugal se libéra de la domination espagnole, ce qui entraina la restauration de la dynastie de Braganza sur le trône portugais.

Ses environs constituent le quartier des spectacles de la ville. En effet, si on exclut les innombrables clubs de fado ou de jazz disséminés dans les vieux quartiers, c’est dans les environs de la Praça dos Restauradores qu’on trouve plusieurs grandes salles dédiées au cinéma ou au théâtre.

On y trouve notamment le Teatro Eden de style Art Deco (à 0:18) dû à l’architecte Cassiano Branco (transformé en hôtel depuis), le Palàcio Foz de style baroque (à 0:20) et l’ancien cinéma Condes (à 0:22) construit en 1950 par Raul Tojal dans un style moderniste.

En empruntant la rue à droite de ce dernier, on accède à la rua das Portas de Santo Antão où se trouvent le Coliseu dos Recreios (à 0:24), le Teatro Politeama (à 0:26), l’Ateneu Comercial de Lisboa (à 0:28) et l’église Saint-Louis des Français (de 0:34 à 0:37). Détruite par le tremblement de terre de 1755, cette dernière fut reconstruite grâce à un don de Louis XV.

Plus loin, cette fois à l’ouest de l’Avenida de Libertade, on accède au Jardim Alfredo Keil (à 0:38) et à la pittoresque rua da Alegria (de 0:40 à 0:53).

En remontant plus au nord, on rencontre le Monumento aos Mortos da Grande Guerra en marbre de Carrare, dévoilé en 1931 (à 0:54).

Au nord d’Avenida

Le parc Édouard-VII est le plus vaste du centre-ville. Il offre une vue remarquable sur la rive nord du Tage (1:10).

À l’extrémité sud du parc, on trouve un monument érigé en l’honneur du Marquis de Pombal (de 1:06 à 1:09).

Ce premier ministre portugais est celui qui, au lendemain du séisme de 1755, fit reconstruire le quartier de Baixa selon un schéma de rues parallèles qui se coupent à 90 degrés. Une idée qui inspira beaucoup plus tard La Havane et Barcelone.

Dans le coin ouest de ce parc, on trouve l’Estufa Fría (la Serre froide), au moins dix fois plus grande que la serre des fougères Jardin botanique de Montréal.

L’Estufa Fría (de 1:12 à 1:28) n’est pas une serre de verre et de métal comme le sont généralement les serres des jardins botaniques. C’est un gigantesque espace dont les murs et le toit sont constitués de lattes de bois légèrement espacées pour y laisser entrer l’air et atténuer le soleil chaud du Portugal.

Ses espaces extérieurs sont très photogéniques.

Immédiatement au nord du parc Édouard-VII se trouve le Jardim Amália Rodrigues (de 1:29 à 1:36).

En traversant la rue dans son coin nord-est, on arrive au complexe muséal de la Fundação Calouste Gulbenkian.

Notre premier arrêt est au Centro de Arte Moderna, c’est-à-dire le musée d’Art contemporain Gulbenkian (de 1:41 à 1:58).

Lisbonne compte trois autres musées d’Art contemporain : le Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado, le Museu Coleção Berardo et le Museu de Arte, Arquitetura e Tecnologia. À mon avis, celui de la Fundação Calouste Gulbenkian n’est pas le plus intéressant.

Entre ce dernier et son Musée des Beaux-Arts, on traverse le jardin de la fondation (de 1:59 à 2:08). C’est un endroit plaisant. Des oiseaux s’ébattent dans l’eau des étangs ou se cachent entre les tiges de papyrus.

Le clou du complexe est son Musée des Beaux-Arts (de 2:09 à 4:02).

Parlons de son fondateur, Calouste Gulbenkian. Pendant des décennies, cet entrepreneur obtenait une commission de 5% sur tout le pétrole vendu par l’Iran. Il est donc devenu immensément riche.

Et pour remercier le Portugal de l’avoir accueilli, lui pauvre réfugié du génocide arménien, il a légué sa riche et imposante collection d’œuvres d’art à sa nouvelle patrie.

Une partie de sa collection vient des œuvres de l’Ermitage que les autorités soviétiques, à court d’argent en 1929, lui ont vendu.

Ce musée est très, très, très intéressant. En fait, c’est une des plus belles collections privées d’Europe.

Sont remarquables, les statuettes égyptiennes. Les monnaies grecques. La faïence, les enluminures et le textile de Perse et de Turquie. La porcelaine chinoise. Les livres d’heures du Moyen-Âge. Et des toiles des maitres suivants : van Dyck, Guardi, Rubens, Rembrandt, Boucher, Fragonard, Turner, Degas (que Gulbenkian aimait particulièrement), Monet, etc. Et vous ai-je parlé de sa collection stupéfiante de bijoux Art nouveau de Lalique ?

Le diaporama se termine par les arènes du Campo Pequeno (à 4:23). Construites en 1891 par l’architecte António-José Dias da Silva, ces arènes sont le théâtre des corridas portugaises de la ville.


Détails techniques : Le diaporama présente 122 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 et 12 photos prises avec un appareil Lumix GH1 transformé pour prendre des photos infrarouges.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (61 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (39 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (22 photos), et le Lumix 12-42 mm II (12 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier de Baxia à Lisbonne

4 septembre 2018

 

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Introduction

En 1755, Lisbonne fut frappé par un séisme d’une magnitude de 8,75 suivi d’un tsunami. La partie de la capitale la plus touchée fut la Basse Ville (Baxia), cœur économique et politique de Lisbonne à l’époque.

Ailleurs, on se contenta de masquer la façade lézardée des immeubles à l’aide de tuiles de céramique — une mode encore populaire de nos jours — mais la Basse Ville, complètement anéantie, dut être reconstruite à neuf.

Doté de tous les pouvoirs en raison de cette catastrophe, le premier ministre portugais (le maquis de Pombal) fut à Lisbonne ce que le baron Haussmann fut à Paris un siècle plus tard.

Immédiatement au nord de la Place du Commerce (qui donne sur le Tage), on pava un réseau de rues parallèles se coupant perpendiculairement.

Les trottoirs étaient recouverts de pavés composés de cubes de calcaire blanc et de basalte d’environ 6 cm de côté. Le long d’eux s’alignent des édifices commerciaux de trois ou quatre étages, dotés souvent de balcons-juliette.

Les différents corps de métier de la ville se regroupèrent le long de certaines rues comme ils le faisaient déjà dans une ville comme Paris depuis le Moyen-Âge.

En raison de son plan d’aménagement parfaitement géométrique, Lisbonne devenait ainsi une des premières villes modernes d’Europe.

Dans cette visite du quartier, le diaporama présente successivement :
• l’Igreja Nossa Senhora da Conceição Velha,
• la Praça do Comércio,
• la Praça do Município,
• l’Igreja de São Nicolau
• la Capela de Nossa Senhora da Saúde, et
• les escaliers São Cristóvão.

L’Igreja Nossa Senhora da Conceição Velha

Notre premier arrêt est à la Vieille église Notre-Dame-de-la-Conception (de 0:09 à 0:33).

Son portail de style manuélin — un style exubérant apparu sous le roi Manuel Ier du Portugal — est tout ce qui reste d’une première église, achevée en 1534, mais entièrement détruite en 1755.

Elle se caractérise par sa nef rectangulaire, ses murs rose pâle, et son plafond magnifiquement décoré d’un bas-relief rococo en stuc peint de couleurs délicates (rose, jaune, orange brulée et bleu poudre).

Sur la rue da Magdalena, se trouve la boutique The Libon Walker (de 0:36 à 0:39).

On y vend des souliers et du vin. Mais quel rapport y a-t-il entre les deux ?

Un riche fabricant de souliers s’est acheté un vignoble. Et plutôt que de louer deux locaux, il a décidé de promouvoir tous ses produits au même endroit.

On peut gouter à son vin et en acheter une bouteille. Mais si vous décidez d’acheter plutôt des souliers, ils vous seront offerts dans un coffret de bois où une bouteille de vin gratuite séparera la paire de souliers.

La Praça do Comércio

Au centre de la place du Commerce se trouve la statue équestre du roi José Ier accueillant les navires qui venaient autrefois y décharger leur cargaison.

Du côté nord de cette place, la plateforme au sommet de l’Arco da rua Augusta (ou Arc de triomphe de la rue Augusta) offre une vue intéressante sur cette place.

Celle-ci s’ouvre sur le Tage au sud. Et sur ses autres côtés, cette place est bordée d’immeubles dont le rez-de-chaussée laisse courir une galerie qui protège les visiteurs des intempéries.

On y trouve le Musée de la bière (de 1:00 à 1:23).

Celui-ci présente l’histoire de cette boisson et plus précisément sur celle des principaux brasseurs du pays. Il est bilingue (portugais et anglais). La visite coute 3,5€ et donne droit à environ 125ml de bière Bohemia.

Au restaurant du musée, on peut déguster un Pastel de Bacalhau (à 1:20), c’est-à-dire une croquette à la morue truffée au fromage.

Ici, le fromage utilisé est le Queijo Serra da Estrela. Il s’agit d’un fromage d’appellation contrôlée fait de lait de brebis dont l’aire de pâturage est la Serra da Estrela. Ce lait est coagulé par macération avec des fleurs de cardon (et non avec de la présure). Son gout est intense.

La Praça do Município

C’est sur la Place municipale à qu’est construite l’Hôtel de Ville (de 1:39 à 1:44) et le Museu do Dinhero ou Musée numismatique (de 1:46 à 2:28).

À l’initiative de la Banque du Portugal, ce musée a été aménagé dans une ancienne église.

En plus d’exposer des pièces de monnaie depuis l’Antiquité, il explique l’histoire des devises, les métaux et alliages employés, les méthodes utilisées pour frapper la monnaie, les procédés d’impression pour les billets de banque, les poinçons et instruments de gravure, etc.

Bref, c’est un musée exhaustif, attrayant, disposé sur plusieurs étages, que tout collectionneur de monnaie devrait visiter.

L’Igreja de São Nicolau

Détruite par le séisme de 1755, l’église Saint-Nicolas (de 2:51 à 3:12) fut reconstruite en 1780. En voie d’achèvement, la restauration entreprise en 2003 lui a redonné sa splendeur d’origine.

Essentiellement, elle adopte la composition de Vieille église Notre-Dame-de-la-Conception. Toutefois, sa décoration intérieure fait appel à des matériaux plus nobles (différentes teintes de marbre).

La Capela de Nossa Senhora da Saúde

La chapelle Notre-Dame-de-la-Santé (de 3:13 à 3:18) fut construite en 1506 à l’initiative des artilleurs de la garnison de Lisbonne.

À l’origine, elle était dédiée à leur patron, Saint-Sébastien, protecteur de la peste dont une épidémie avait décimé leurs rangs cette année-là. Elle prit le nom d’église Notre-Dame-de-la-Santé (son nom actuel) en 1662.

Des azuléjos représentant des prophètes ornent le bas de ses murs. Immédiatement au-dessus d’eux, des croix de bois sont ornées des stations du chemin de croix.

Les escaliers São Cristóvão

Sur les murs qui bordent les escaliers qui mènent à l’église Saint-Christophe (située dans le quartier d’Alfama), différents artistes ont créé la murale ‘Fado Viado’ qui rend hommage au fado (de 3:19 à 3:26).


Détails techniques : Le diaporama présente cent photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (63 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (28 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (7 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 et l’hypergone 8 mm F/1,8 (1 photo chacun).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Bref séjour à Ulverton

24 juillet 2018

C’est à l’invitation d’une amie (que je remercie) que j’ai passé une journée dans le village d’Ulverton, en Estrie.

Depuis ma dernière visite, il y a sept ans, la nouveauté la plus importante du village est le développement du domaine viticole appelé Les vallons de Wadleigh, où poussent plus de seize-mille plants de trois cépages hybrides, soit le Frontenac noir, le Frontenac gris et le Frontenac blanc.

Voici quelques souvenirs photographiques rapportés de ce voyage.

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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 40 mm
3e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 34 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 26 mm
6e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
7e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 29 mm
8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le nord et l’ouest d’Alfama

18 juillet 2018

 

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Introduction

La colline sur laquelle est construit le quartier d’Alfama étant asymétrique, on trouve moins de sites touristiques dans le nord et l’ouest de ce quartier.

Le nord d’Alfama

La page titre du diaporama montre le Miradouro de Nossa Senhora do Monte, le point le plus élevé d’Alfama.

De 0:06 à 0:48, nous visitons le Castelo de São Jorge.

Le château Saint-George s’élève aujourd’hui sur des défenses romaines reconstruites et renforcées à la suite de la conquête des Maures en 711.

Ces derniers renommèrent la ville Al-Ushbuna (dont provient le nom Lisbonne).

Durant la Reconquête, la ville fut prise d’assaut en 1146 par Alphonse Ier de Portugal, aidé de croisés en route vers la Terre sainte.

Devenu chrétien, le château fut placé sous la protection de saint Georges à qui beaucoup de croisés vouaient un culte.

Très endommagé par des tremblements de terre, il doit son aspect actuel à une reconstruction qui dura un demi-siècle, à partir des années 1940.

De ses remparts et de son chemin de ronde, il offre sur la ville une vue exceptionnelle. On y trouve un petit musée archéologique — appelé Núcleo museológico (de 0:40 à 0:46) — où sont présentés des pièces de monnaie et des débris de poterie.

Près de la sortie du site, on trouve quelques restaurants, dont The World Needs Nata (de 0:49 à 0:51). Son plateau de petiscos (ou tapas portugaises) offre, de gauche à droite, des sardines aux poivrons rouges, du jambon de Serrano saupoudré de thym, et des tranches de poulet pressé recouvertes de fromage râpé et de tomates cerises. Le tout est très bon.

De 0:52 à 1:15, nous visitons l’Igreja da Graça et le belvédère situé sur son parvis (de 1:17 à 1:20).

En forme de croix latine, l’église de la Grâce est située dans le quartier de Graça, dans le nord d’Alfama.

L’édifice ayant été détruit par le séisme de 1755, l’église rococo qu’on voit aujourd’hui date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

L’intérieur est en pierre de taille rehaussé de marbre rose.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
La nef sans bas-côtés est flanquée à droite (à 1:02) de quatre autels peu profonds. À gauche (à 1:04), on trouve trois autres autels peu profonds et une chapelle authentique, dotée de son propre tabernacle, soit la Capela do Santissimo, près du bras gauche du transept.

Chaque bras du transept dispose également d’autels latéraux.

Le plafond est magnifiquement décoré de faux marbre rose et de grisaille (à 1:09).

Étonnamment, l’orgue situé au-dessus de la sortie est traversé par une ouverture centrale qui laisse passer la lumière d’une fenêtre (à 1:15).

L’ouest d’Alfama

Notre visite de l’ouest d’Alfama se limitera à l’Igreja de São Cristóvão, située au sommet d’une pente escarpée.

Celle-ci est dédiée à saint Cristophe de Lycie, le patron des voyageurs.

Construite en 1610 et restaurée en 1672, l’église Saint-Christophe fut épargnée par le séisme de 1755. C’est un des rares exemples d’église du XVIIe siècle à Lisbonne qui ait conservé son aspect originel (y compris sa décoration intérieure).

Si le bois de son maitre autel a perdu sa dorure et si ses toiles ont été noircies par la suie des lampions, une restauration devrait lui permettre de retrouver son lustre d’antan.


Détails techniques : Le diaporama présente 42 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (18 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (17 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (4 photos), l’hypergone 8 mm F/1,8 (2 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (1 photo).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le sud d’Alfama

17 juillet 2018

 

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Introduction

Alfama est le plus vieux quartier de Lisbonne. Son peuplement a débuté le long du Tage, c’est-à-dire dans la partie sud du quartier actuel.

Même si les aménagements portuaires modernes de la capitale portugaise ont légèrement fait reculer les rives de ce fleuve, la partie de la ville couverte par ce diaporama correspond au lieu de naissance de Lisbonne.

Mais d’où vient le nom d’Alfama ? Comme beaucoup de noms qui débutent par le préfixe ‘al’, il vient de l’arabe.

À l’époque musulmane, les fortifications de la ville étaient percées d’un nombre restreint de portes. L’une d’elles était située près d’un bain thermal. On l’appelait Bab al-Hamma (ou Porte des bains).

Le H étant prononcé de manière gutturale, ce nom fut déformé en Porta de Alfama après la conquête chrétienne.

À la toute fin du diaporama, on trouvera le plan des fortifications de la ville et le lieu précis de la Porte de Alfama.

Les attraits touristiques de cette partie de la ville se limitent à ses églises et à un musée. Ils sont ici présentés d’ouest en est.

Igreja da Madalena

L’église Sainte-Marie-Madeleine (de 0:05 à 0:08) fut reconstruire en 1783, après sa destruction par le tremblement de terre de 1755.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
C’est une église à vaisseau central sans transept ni bas-côtés. Séparés des banquettes par une balustrade, trois autels en bois peint s’alignent sur chaque côté de la nef.

Le maitre autel est dominé par une toile de Pedro-Alexandrino de Carvalho (1729-1810).

Igreja de Santo Antonio

Saint Antoine de Lisbonne est le saint patron du Portugal. Il est né dans la capitale portugaise en 1195.

Mort à Padoue en 1231, on l’appelle couramment saint Antoine de Padoue. Mais cela est inexact. La coutume veut que les saints soient caractérisés par leur lieu d’origine, afin de les distinguer d’autres saints ayant le même prénom. C’est ainsi qu’on parlera de sainte Jeanne d’Arc, née à Arc.

L’église qui lui est consacrée (de 0:08 à 0:30) est l’objet d’une grande dévotion de la part des habitants de la ville; à toute heure du jour, les fidèles y viennent prier.

Reconstruite deux ans après le séisme de 1755, l’église adopte la forme inhabituelle (pour l’époque) de croix latine dont le transept peu profond est surmonté d’une coupole.

Paré de marbre rose, l’intérieur est magnifique.

Au sous-sol, on peut visiter la crypte (à 0:22) qui marque l’endroit précis où ce saint serait né.

À la sortie, on vend des pains de Saint-Antoine (à 0:30) dont les profits servent à aider les pauvres de la paroisse.

À la gauche de l’église se trouve le Musée de Saint-Antoine (0:31 à 0:42). Celui-ci présente la lignée ancestrale du saint, et les grandes étapes de sa vie, de même que diverses œuvres d’Art ou d’artisanat à son effigie.

Se

Pour nous rendre à la cathédrale de Lisbonne — appelée Se, abréviation de siège épiscopal — nous empruntons le pittoresque tramway 28E.

La cathédrale (de 1:20 à 1:56) est une église romane construite en 1150, soit un peu avant le début de la construction de Notre-Dame-de-Paris.

La comparaison entre les deux permet de voir à quel point l’édifice parisien était révolutionnaire à l’époque.

Dotée d’une fenestration parcimonieuse, le Se s’apparente à une forteresse médiévale couronnée de créneaux.

Son vaisseau central est flanqué de bas-côtés qui se prolongent dans un déambulatoire. Ce dernier est entouré de neuf chapelles absidiales.

Le tout est très sobrement décoré. Tout au plus peut-on admirer la très grande variété de la décoration des chapiteaux, notamment dans les chapelles absidiales.

En entrant, à gauche, on trouve la cuve (de 1:33 à 1:36) dans laquelle saint Antoine a été baptisé en 1195, et la chapelle franciscaine (de 1:37 à 1:40).

L’achat d’un billet permet d’accéder à trois choses : le trésor de la cathédrale (où la photographie est interdite), les chapelles absidiales et le cloitre.

Le trésor est situé au haut d’un escalier auquel on accède en entrant dans la cathédrale, à droite (à 1:57).

On y trouve des habits sacerdotaux, de nombreuses reliques et de l’argenterie, le tout dans un état poussiéreux. Ce qui met involontairement en valeur la magnifique salle d’apparat qui est adjacente.

On se rend au cloitre par une des chapelles absidiales. L’une d’elles est la Capela de Santo Ildefonso (de 2:33 à 2:38) . On y trouve les sarcophages de Lopo-Fernandes Pacheco (compagnon d’armes du roi Alfonso IV) et de son épouse Maria Vilalobos.

Une autre renferme une crèche baroque de Joaquim Machado de Castro (de 2:42 à 2:45).

Casa dos Bicos

De 2:55 à 3:28, il s’agit d’une maison construite entre 1521 et 1523, fortement remodelée depuis. Sa façade est hérissée de pointes-de-diamant. D’où son nom; Casa veut dire maison et Bicos peut se traduire par becs (d’oiseaux), cornes ou mamelons.

Ce lieu possède une double fonction. Au rez-de-chaussée, c’est un centre archéologique. Aux trois autres étages, c’est une exposition consacrée à la vie et à l’œuvre de l’écrivain portugais José Saramago, prix Nobel de littérature en 1998.

Le scénario du film Enemy, du Québécois Denis Villeneuve, est basé sur le roman L’Autre comme moi de Saramago, paru en 2002.

En réponse aux pointes-de-diamant de la façade, l’architecture moderne de l’intérieur est basée sur le motif du trapèze. Tout y est oblique, sauf les planchers. On se croirait dans un décor du film expressionniste Le Cabinet du Dr Caligari.

L’igreja de São Joã da Praça

De 3:33 à 3:45, nous voyons l’église Saint-Jean-Baptiste de la Place.

Détruite par le tremblement de terre de 1755, elle fut reconstruite en 1789.

Sa nef octogonale est décorée d’autels latéraux encastrés dont celui, à gauche du maitre autel, dédié à la Vierge (à 3:39) et décoré d’une statue de Joaquim Machado de Castro.

Palacete Chafariz d’El Rei

De retour d’un voyage au Brésil où il s’était beaucoup enrichi, Joao-Antonio Santos se fait construite en 1909 un palais éclectique de style néomauresque dont l’intérieur est décoré dans le style Art nouveau brésilien (de 3:47 à 3:50).

De nos jours, il s’agit d’un hôtel de luxe ne comprenant que six suites. En raison de sa décoration précieuse, l’hôtel n’accueille pas les enfants de moins de douze ans.

Son nom signifie Palais de la fontaine du Roi en raison de la fontaine à ses pieds.

Pendant des siècles, celle-ci était un des principaux points d’approvisionnement en eau potable de la capitale. Son origine remonte à l’époque mauresque.

De nos jours, cette fontaine n’est plus opérationnelle.


Détails techniques : Le diaporama présente un clip vidéo et 101 photos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (54 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (23 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (11 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (11 photos) et l’hypergone 8 mm F/1,8 (2 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’est d’Alfama

15 juillet 2018

 

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Introduction

Le quartier d’Alfama est situé sur une des sept collines de Lisbonne. De tous les quartiers de la ville, c’est le plus ancien.

Peuplé originellement par les Maures, c’est un dédale de rues étroites qui serpentent sur cette colline, se croisent et se succèdent. En marchand le long des rues, on réalise qu’elles sont reliées par une multitude d’escaliers qu’on ne découvre qu’au dernier moment.

Les rues sont pavées de blocs carrés de pierre d’environ 10 cm de côté. Appelés calçadas, les trottoirs très étroits sont recouverts de pavés composés de calcaire blanc d’environ 6 cm de côté. Dans certains cas, ceux-ci sont en basalte, donc noirs.

Habitué à demeurer dans une ville dont les rues sont en damier, le touriste est d’abord déboussolé. Mais puisque les rues se jettent les unes dans les autres, il suffit de monter jusqu’au niveau de la rue qu’on désire atteindre, de passer de l’une à l’autre en demeurant à peu près au même niveau et on finit par trouver sa destination.

Le problème est de se rendre à un lieu dont on ne connait pas l’altitude. À ce moment-là, une carte est indispensable.

Le long de ces rues, on voit un grand nombre de restaurants, de petites épiceries, de boutiques d’artisans.

Sans parcourir un circuit précis, ce diaporama comprend quatre parties.

Du Panthéon national à l’église Saint-Vincent-hors-les-murs

Tout comme son équivalent parisien, l’édifice du Panthéon national du Portugal (de 0:11 à 0:37) devait originellement servir d’église. D’où la croix au sommet de son dôme.

Débutée en 1682, l’Igreja Santa-Engrácia (dédié à Sainte-Engrâce de Saragosse, dont on peut voir la sculpture à 0:16) fut terminée en 1966. Avant même son achèvement, l’église fut transformée en panthéon.

Il s’agit d’une bâtisse cubique surmontée d’un dôme. Autour de ce dôme et de son tambour, une grande terrasse (à 0:34), accessible au public, offre une vue remarquable du Tage et de la rive opposée de la capitale.

Seulement douze héros nationaux y sont inhumés. Six autres y ont un cénotaphe (ils sont inhumés ailleurs mais ont un monument funéraire au Panthéon).

Ont eu droit à cet honneur, les plus grands explorateurs portugais, cinq hommes de lettres, quatre présidents de la République, des dirigeants militaires, une chanteuse de fado et… un footballeur.

À proximité se trouve le Mercado de Santa Clara (de 0:47 à 0:52) où se tient un marché aux puces les mardis et samedis.

De 0:58 à 1:42, nous visitons l’Igreja de São Vincente de Fora (ou l’église Saint-Vincent-hors-les-murs).

Pendant que le Portugal était sous domination espagnole, Philippe II d’Espagne ordonna la reconstruction du monastère Saint-Vincent-hors-les-murs, alors en ruine. Le monastère originel avait été construit par le premier roi du Portugal en remerciement pour la conquête de Lisbonne aux mains des Maures en 1147.

Les dirigeants espagnols y joignirent une église. Celle-ci fut commencée en 1582 et terminée en 1627.

Le tout était un geste politique destiné à affirmer que les conquérants espagnols s’inscrivaient dans la lignée des souverains portugais.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
L’intérieur de l’église est un vaisseau central flanqué de bas-côtés où s’alignent des autels latéraux séparés des fidèles par une balustrade ou une grille.

Le maitre-autel est surmonté d’un baldaquin qui atteint presque le plafond. Étonnamment, c’est derrière le chœur qu’est placé l’orgue.

Les autels latéraux, richement décorés, ajoutent un brin de folie décorative à un lieu autrement relativement sage.

Adjacent à l’église, se trouve le monastère Saint-Vincent-hors-les-murs (de 1:43 à 2:26).

Le bas de presque tous les murs de ce vaste monastère est décoré d’azuléjos. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le mot azuléjo ne vient pas d’azul (bleu en portugais) mais de l’arabe al zulaydj, ce qui signifie ‘petite pierre polie’, désignant chaque pièce d’une mosaïque.

Ceux-ci sont des carreaux de faïence ornés, dans le cas du monastère, de représentations figuratives. À partir de la fin du XVIIe siècle, la mode s’est imposée au Portugal de peindre les azuléjos en bleu de cobalt.

Après la conciergerie (de 1:52 à 1:58), la visite se poursuit par le ‘musée’ du monastère qui devrait plutôt s’appeler le trésor du monastère.

Celui-ci est remarquable par la qualité des objets exposés, principalement de l’argenterie et de l’orfèvrerie.

Au premier étage, une galerie est consacrée à l’illustration des fables de La Fontaine (dont la fable Les deux chèvres à 2:10).

De 2:18 à 2:22, nous apercevons le panthéon des rois de Bragance. Le tout se termine par un aperçu l’extraordinaire sacristie (à 2:26).

Nous passons devant l’édifice de la Société Voz do Operário, siège de l’éditeur d’un journal ouvrier (de 2:30 à 2:32) puis, à proximité, devant la murale Pariz One & Mr. Dheo du Collectif Armu-Yama.

Du Musée militaire à l’église Saint-Étienne

Après un aperçu des étals de l’épicerie Pingo Doce de la station ferroviaire Santa Apolónia, nous entreprenons la visite du Musée militaire de Lisbonne (de 2:40 à 4:09).

Celui-ci est le reflet des guerres auxquelles le Portugal a participé. Qu’y trouve-t-on ? Beaucoup de canons, des armes, des uniformes militaires, quelques armures, des médailles, des casques de différents pays.

Ce musée vaut surtout pour la splendeur des lieux.

En entrant dans le musée, on se croirait dans un luxueux hôtel particulier parisien. À gauche, une salle (de 2:56 à 3:01) est décorée d’immenses toiles d’un gout exquis en hommage aux explorateurs portugais.

À l’étage, on trouvera, entre autres, deux salles Art déco (de 3:12 à 3:25) consacrées à la Première Guerre mondiale. Puis une enfilade de petites pièces de style néorococo rendent hommage aux grands dirigeants militaires portugais.

De 3:58 à 4:05, la cour intérieure est décorée d’azuléjos illustrant les grandes batailles qui ont jalonné l’histoire portugaise.

Bref, ce musée présente les œuvres de plusieurs des meilleurs décorateurs du pays au XIXe siècle. Et c’est cette décoration qui justifie amplement la visite de ce musée.

À 4:12, il s’agit de casiers de solidarité. Ceux-ci sont mis gratuitement à la disposition des personnes dites ‘itinérantes’ au Québec (ou SDF en France) afin qu’ils puissent y entreposer une partie de leurs possessions, leur évitant ainsi d’avoir à tout transporter.

De 5:07 à 5:22 nous voyons l’Igreja de Santo Estevão (l’église Saint-Étienne) et son mirador à 5:23.

Sur les fondations d’une église romane du XIIe siècle, l’église Saint-Étienne fut édifiée en 1733. Très endommagée par le séisme de 1755, elle fut rouverte au culte quarante ans plus tard.

Le maitre-autel est surmonté d’un portail baroque, lui-même surmonté d’un crucifix en stuc entouré d’anges et d’angelots (à 5:11).

Six autels latéraux sont placés dans autant de niches de sa nef octogonale. Une balustrade sépare ces autels des banquettes tout en laissant un peu d’espace pour venir se recueillir devant eux.

Rythmée de pilastres, la pierre des murs est à nue. Le plafond est orné d’une grisaille illustrant une clé de voute (à 5:21).

Notre visite se poursuit un peu au-delà de l’église Saint-Étienne.

De 5:24 à 5:32, voici Pátio 13, un restaurant aux portions généreuses, à cout raisonnable, et où tout est bon sauf la morue hypersalée.

À proximité du Musée du Fado

À 6:24, ce portail de style manuélin (ou de Renaissance portugaise) est tout ce qui reste de l’Igreja Nossa Senhora dos Remédios.

De 6:33 à 7:21, nous visitons le Musée du Fado. Apparu au début du XIXe siècle, le fado est un genre musical typique du centre du Portugal.

Le musée qui lui est consacré occupe trois étages d’une ancienne station de pompage située près du Tage.

À chaque étage, une grande fresque photographique présente les artisans de cette discipline, classés par époque.

Sur l’audioguide multilingue (indispensable), il suffit de pitonner le numéro que porte l’interprète pour entendre un de ses grands succès.

Les murs d’une salle sont tapissés des paroles des chansons. Plus loin, on présente les pochettes des disques, les instruments utilisés, des clips vidéos et une salle où deux bornes permettent aux visiteurs d’entendre les succès des grandes vedettes du fado.

L’extrait vidéo qu’on entend de 6:43 à 7:00 est tiré du film Fados de Carlos Saura; on y entend la fadista Carminho interpréter Fado das Hora.

De 7:22 à 7:27, il s’agit de l’Igreja de São Miguel, construite en 1673 (dont un clocher, en contrejour, conclura ce diaporama).

Aux alentours du Musée des Arts décoratifs

L’Igreja de Santiago (de 7:52 à 8:06) était l’église du village de Saint-Jacques, annexé depuis à Lisbonne. Ce nom fait également allusion au fait que cette église était sur le circuit emprunté par les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela en galicien et en espagnol).

Surmontée d’un plafond peint représentant l’apôtre Jacques agenouillé regardant l’Assomption de la Vierge (à 7:58), cette église asymétrique est dépourvue de transept.

Elle est flanquée de trois autels latéraux peu profonds à gauche (à 8:00).

À droite, tout le bas-côté est occupé par la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire (à 8:02) dont l’autel baroque, en bois doré, est entouré de cinq azuléjos.

À deux pas se trouve le Miradouro das Portas do Sol (à 8:08). Ce belvédère dit des Portes du soleil offre une vue splendide vers l’est de la ville. Au loin à gauche, on distingue l’Igreja de São Vincente de Fora (l’église de Saint-Vincent-hors-les-murs), au centre le dôme du Panthéon national, et à droite l’Igreja de Santo Estevão (l’église Saint-Étienne).

De 8:14 à 8:42, nous visitons le Musée des Arts décoratifs. Créé en 1953, ce musée abrite la collection privée d’un banquier portugais.


Détails techniques : Le diaporama présente six clips vidéos et 235 photos.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (101 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (92 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (32 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (5 photos) et l’hypergone 8 mm F/1,8 (5 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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