La tenue d’élections en Russie : l’échec de l’Ukraine

Publié le 9 octobre 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Du 18 au 20 septembre derniers, l’Ukraine a fait pleuvoir sur la capitale russe une pluie de drones alors que les Moscovites étaient appelés à voter.

On dira tout le mal qu’on voudra des élections en Russie, elles ont le mérite d’avoir eu lieu. Cela montre que, en dépit des bombes et des missiles, il est possible de tenir une élection.

À l’opposé, au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les élections britanniques de 1940 ont été reportées à l’issue de la guerre. Et ce, en contrepartie de la formation d’un gouvernement d’unité nationale.

Si, à l’époque, il avait été possible de voter électroniquement (comme ce fut le cas en Russie le mois dernier), aurait-on eu besoin de reporter les élections anglaises ? Peut-être pas.

Toujours est-il que l’exemple anglais, entre autres, sert à justifier le refus de tenir des élections en Ukraine depuis quatre ans.

Mais les véritables raisons sont ailleurs.

L’image de l’Ukraine entretenue par la propagande occidentale est celle d’un pays qui se bat pour la Démocratie et qui sert de rempart contre une invasion russe en Europe.

Or les sondages les plus récents démontrent que la majorité des Ukrainiens veulent la paix dans les plus brefs délais, même au prix de concessions territoriales à la Russie.

Ce qui signifie que s’il y avait des élections en Ukraine, toute formation politique pacifiste remporterait les sièges au parlement ukrainien par une écrasante majorité.

Ce qui, évidemment, est totalement inacceptable pour l’Otan puisque celle-ci veut la poursuite de la guerre jusqu’au dernier soldat ukrainien vivant.

Pour empêcher une telle prise du pouvoir, l’Occident devra se servir des tribunaux ukrainiens pour manipuler les élections comme ce fut le cas en Roumanie.

Concrètement, il faudra frapper d’inéligibilité tout candidat pacifiste en l’accusant de menacer l’ordre constitutionnel (qui prévoit le caractère inaliénable du territoire national).

En somme, il faudra accuser ce candidat d’être un traitre à la solde de Moscou même si le Kremlin ne lui a jamais versé le moindre kopeck.

D’autre part, l’Ukraine (tout comme la Russie) est située dans une partie du monde où les mœurs politiques sont d’une extrême brutalité. Comme en témoignent les menaces de mort de Zelensky contre Victor Orbán et l’assassinat à Monaco d’un oligarque en exil.

Voilà pourquoi les candidats pacifistes en Ukraine auraient certainement à craindre pour leur vie et celle de leur famille.

Tout cela pour dire que tenir des élections en Ukraine, pour les puissances occidentales, c’est ouvrir un panier de crabes puisqu’il faudra recourir à des magouilles antidémocratiques qui terniront l’image soigneusement entretenue par nos médias.

Le plus simple est de reporter indéfiniment les élections en Ukraine.

Références :
Attentat du 29 juin 2026 à Monaco
Élections générales britanniques de 1945
La volonté populaire en Europe soumise à la dictature des juges : le cas de la Roumanie
Les menaces personnelles de Zelensky contre Orbán
Le système de vote en ligne victime d’une cyberattaque en Russie
Les Ukrainiens face à la capitulation
Une attaque massive de drones perturbe le dernier jour des élections législatives russes

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Écrit par Jean-Pierre Martel