Plus un objet est sombre, plus il absorbe la lumière qui l’éclaire. On peut donc se demander pourquoi porter des vêtements noirs en pleine canicule.
En réalité, un objet sombre absorbe la lumière visible. Toutefois, la chaleur du soleil n’est pas liée à la lumière visible; elle irradie par le biais du rayonnement infrarouge.
On peut donc imaginer qu’un vêtement noir soit aussi confortable à porter en plein soleil soleil qu’un vêtement blanc s’il absorbe la lumière visible, mais rejette massivement le rayonnement infrarouge.

Dans la moitié supérieure de l’image ci-dessus, on peut voir une chemise blanche et quatre gaminets noirs (au Québec, on dit ’teeshirt’) photographiés à l’aide d’un appareil infrarouge à spectre complet où l’infrarouge à été bloqué par un filtre (moitié supérieure de l’image) ou non (moitié inférieure).
Dans la seconde moitié, on peut voir qu’ils ne se comportent pas de la même manière à l’infrarouge. Les deux premiers rejettent l’infrarouge (surtout le deuxième) tandis que les deux derniers l’absorbent (surtout le quatrième).
Dans cette partie de l’image, les deux premiers gaminets ne sont pas aussi pâles que la chemine blanche. C’est que la chemise blanche, en plus de l’infrarouge, rejette la lumière visible.

Mais si on bloque la lumière visible et qu’on photographie côte à côte les items 1, 3 et 5, on constate que les deux premiers réfléchissent presque également la chaleur du soleil, alors que le dernier absorbe davantage l’infrarouge que l’asphalte sur lequel ces items sont placés. D’où l’inconfort de porter ce gaminet au gros soleil.
À partir des résultats de cette petite expérience, on peut présumer que si les constructeurs automobiles prenaient soin d’utiliser des colorants qui réfléchissent l’infrarouge pour peindre la carrosserie de leurs voitures ou pour teindre le cuir qui recouvre les sièges de leurs autos, une voiture laissée au soleil chaufferait moins.
Et peut-être que moins d’enfants oubliés dans une voiture au soleil seraient retrouvés morts en raison de la chaleur étouffante de l’habitacle.
Le corolaire de cette hypothèse est que moins d’enfants seraient retrouvés morts dans une voiture blanche que dans une voiture noire. Ce qui n’a jamais été démontré.
On peut également supposer qu’il y aurait moins d’ilots de chaleur dans nos centres-villes si le revêtement des grattes-ciels réfléchissait l’infrarouge plutôt que de l’absorber.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45 mm + filtre IR/UV Cut Hoya (partie supérieure de la première photo) et Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet + objectif PanLeica 8-18 mm + filtre interne Kolari 720nm (2e photo)
1re photo : 1/2000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 45 mm
2e photo : 1/2500 sec. — F/5,6 — ISO 160 — 10 mm
Hier, en sortant de la bibliothèque de mon quartier, j’ai croisé une jeune femme qui entrait avec ses deux mômes (ou gosses comme disent nos cousins). Elle était en… niqab. Je n’ai pu m’empêcher de lui faire remarquer que le noir retenait la chaleur.
Elle m’a répondu par un simple sourire qui semblait vouloir dire: « Demain matin, lisez attentivement la chronique de votre ami JP Martel ». Ben pour dire !
(rires). C’est ben pour dire, en effet.
Quelle belle et instructive information ! Merci Jean-Pierre.
Mais j’ai une petite solution… Elle fera grimper au rouge les esprits conservateurs, lents et régressifs.
Il est impensable, insoutenable, quasiment idiot que nous portions des vêtements sur le torse quand il fait plus de 25 degrés. Homme comme femme.
J’ai bien dit « Homme comme Femme ».
L’égalité implique la mise à la poubelle des conservatismes puritains.
Prudence oblige : avec la peau bien badigeonnées de crème solaire FPS 50 et plus.
Les gens s’abstiennent même de faire du vélo quand il fait très chaud. Erreur !
Vous n’avez pas idée du bonheur extrême de faire du vélo torse nu. Quel bonheur !
Le plus cruel : les femmes par pudeur obsolète et anti féminine, voire par religion arriérée, s’en abstiennent.
Et ces pauvrettes portent en plus un soutien-gorge. Double vêtement, peut-être double chaleur. Elles nous le diront.
Mesdames, révoltez-vous contre l’obscurantisme de ceux qui vous haïssent au point de vous faire crever de chaleur. Quant aux hommes qui imposent la burka, le voile ou le tchador, avez-vous la moindre idée de votre monstruosité ?
Messieurs, n’obéissez pas à la bêtise commune qui n’a jamais réfléchi deux minutes que la chaleur attriste et que le bon vent sur un torse nu réjouit.
Spinoza a dit : « Le bonheur, c’est se réjouir ». Et jouir n’est pas loin. Jouir de la vie tout court.
J’imagine qu’il est encore plus confortable de faire du vélo complètement nu.
Mais qu’on soit nu ou mi-nu, faire du vélo au soleil exige, comme vous le dites très bien, qu’on s’applique un écran solaire sur toutes les parties découvertes du corps.
Permettez-moi de me faire l’avocat du diable.
Qu’est-ce qui est le mieux pour l’environnement ? Se protéger du soleil en se couvrant d’un vêtement fait souvent de fibres synthétiques et qui doit être lavé de temps en temps, ou s’appliquer des lotions dont la liste des ingrédients ressemble à l’inventaire d’un laboratoire de chimie ?
Très bonne réponse, mon cher Jean-Pierre.
Hélas, je n’ai pas de réponse, car je ne connais pas d’étude qui nous aiderait à trancher.
À vélo, torse nu, mon amoureuse exige que je me badigeonne de crème à 60 FPS. Je suis docile…
Tout nu, c’est différent de torse nu. Les organes génitaux nécessitent des précautions hygiéniques. Ainsi, je privilégie le seul torse nu.
Sauf à la plage où la nudité ne pose pas de problème hygiénique comme le banc d’un vélo.
L’environnement urbain n’est pas propice du tout à la nudité. La plage, me semble-t-il, est l’endroit idéal pour la nudité.
Il y a aussi l’âge et la beauté des corps. Les moeurs devraient se fixer pour que les vieux se couvrent et les jeunes se dénudent.
Encore là, flexibilité exigée pour ne pas faire de discrimination…
Mais la beauté a ses exigences de vouloir être contemplée et la laideur génère des répulsions qui exigent qu’on la cache.