À l’Onu, le Canada refuse de condamner le nazisme

Le 9 novembre 2022
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Le 4 novembre dernier, l’Assemblée générale de l’Onu adoptait une résolution qui condamnait le nazisme. Cette résolution est entérinée annuellement par l’organisation internationale depuis 2012.

Au fil des années, son texte s’est étoffé au point de compter maintenant douze pages. Toutefois, quant au fond, la résolution est demeurée la même.

Parmi les 105 pays qui ont voté en faveur de cette résolution, on trouve évidemment Israël. Les 104 autres sont des pays africains, asiatiques ou d’Amérique latine.

Les pays riches d’occident — l’Amérique du Nord et la presque totalité des pays européens (dont l’Allemagne) — ont refusé de condamner le nazisme.

Au-delà de son rejet explicite de l’idéologie du IIIe Reich, la résolution blâme également le néonazisme et les autres idéologies qui alimentent les formes contemporaines du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et l’intolérance qui lui est associée.

Le texte de la résolution ne blâme aucun pays en particulier. Ni explicitement ni par des sous-entendus.

Malgré cela, en raison de l’importance de l’extrême-droite aux États-Unis — au sein des forces policières, de même que dans les milieux judiciaires et politiques — ce pays s’est toujours senti visé par cette résolution. Voilà pourquoi, depuis 2012, il est contre.

Les ambassadeurs américains à l’Onu font valoir que cette résolution est partiale dans la mesure où elle stigmatise l’extrême droite sans condamner l’extrême gauche.

C’est un peu comme refuser d’appuyer le mouvement Black Lives Matter parce qu’il refuse de souligner également l’importance de la vie des ‘Blancs’.

Le vote du Canada du côté américain ne surprendra personne parmi ceux qui croient que sur la scène internationale, le Canada est le petit caniche des États-Unis.

De manière générale, l’opposition des pays riches d’occident s’explique par l’esprit de contradiction; cette résolution a été présentée par dix-sept pays, dont la Russie.

De nos jours, le fanatisme antirusse est tel que même une résolution tout à fait louable, si elle vient de Russie, doit être sujette aux sanctions internationales…

En gros, le vote a donc opposé les alliés militaires des États-Unis au reste du monde. La Turquie, membre rebelle de l’Otan, s’est abstenue.

Il est triste de constater que nos impôts servent à financer cet enfantillage diplomatique.

Références :
Pourquoi la France et 51 autres pays ont voté contre la résolution de l’ONU condamnant le nazisme
Résolution de l’Onu contre le nazisme

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