Subventionner l’obtention du permis de conduire ?

Le 4 mars 2022

Pour obtenir un permis de conduire, il faut subir un examen théorique portant sur les règles de la circulation automobile, et un examen pratique au volant d’une auto-école.

En principe, ces examens sont précédés d’un cours obligatoire. Dans les faits, un grand nombre de personnes en sont exemptées. Parce qu’elles sont déjà détentrices d’un permis de conduire dans un autre pays. Parce que leur permis de conduire est échu depuis trois ans ou plus. Etc.

Le cout d’inscription à l’examen théorique est de 12$. Son cout réel est de 46$. Les contribuables subventionnent donc près des trois quarts des couts véritables de cet examen.

Pour passer l’examen pratique, le candidat doit débourser 30$. En réalité, cet examen en coute 162$. Encore là, l’État assume plus de 80 % de ce qu’il en coute réellement.

Au fil des années, l’État québécois a eu tendance à agir comme si conduire une automobile était un droit fondamental.

Sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard, on a multiplié les versions linguistiques de l’examen théorique. En plus du français et de l’anglais, on l’offrait (et on l’offre peut-être encore) en espagnol, en mandarin et en arabe. En plus d’offrir des interprètes dans 32 langues.

Et on se demande pourquoi plus de 60 % des néoQuébécois manquent de motivation à apprendre le français…

Dans son zèle à soumettre béatement le Québec au multiculturalisme de la Canadian Constitution, l’ex premier ministre Philippe Couillard voulait même qu’on permette aux femmes de passer l’examen pratique de conduite automobile tout en portant la burka, ce vêtement où la femme ne peut voir qu’au travers le petit ‘moustiquaire’ de son voile intégral.

Il a fallu une mini-révolte des femmes au sein de son Conseil des ministres pour que ce premier ministre insignifiant finisse par retrouver la raison.

Environ 70 % des candidats au permis de conduire le réussissent à leur premier ou à leur deuxième essai. Mais d’autres le passent à répétition, en vain.

Pour l’examen théorique, tenez-vous bien: le record est de 117 tentatives. Son cas est rapporté dans l’édition de La Presse de ce matin. On ne sait pas s’il l’a finalement réussi.

Avant la pandémie, 4 600 candidats à l’examen théorique en étaient à leur quatrième tentative. Et plus de 250 en étaient à plus de neuf essais.

Dans le cas de l’examen pratique, le record chez les femmes est de 22 tentatives. Chez les hommes, 24.

Bref, on peut se demander jusqu’où doit aller l’État-providence ? Jusqu’à subventionner l’obtention des permis de conduire ?

Références :
Des réfugiés peinent à passer le permis de conduire
Examen de conduite pratique : jusqu’à 24 tentatives pour obtenir le permis
Niqab et burqa: la porte demeurerait ouverte pour l’examen de conduite

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3 commentaires à Subventionner l’obtention du permis de conduire ?

  1. sandy39 dit :

    Parce que l’on ne peut pas toujours prendre, en direct, toute l’actualité du monde… ce blogue ne me permet-il pas de raconter un peu ma vie ?… puisqu’un jour, j’ai osé dire que les expériences de vie… elles se partagent…

    Sans avoir la prétention de m’appeler “la grande ceci” ou la “grande cela”, je vous donnerai des nouvelles de ces épreuves théoriques et, pratiques qui coûtent cher aux parents, sans parler de l’achat de voitures… alors, je prendrai le volant, pour vous raconter un peu…

  2. sandy39 dit :

    BEHIND THE WHEEL…

    Sur quelques vieilles paroles de DEPECHE MODE, je viens vous avouer que, vu la situation actuelle… et, le prix du gazole (plus de 2 euros le litre) qui ne cesse de s’envoler jusqu’à, nous ne savons quand… ; et bien, j’évite de prendre my black car que j’adore, toujours, comme au premier jour… parce que, j’ai pratiquement tout, sur place, dans mon village… Oh, je vais dire que je fais le plein une ou deux fois par mois… Oh, il est juste question de dépanner certains habitants du quartier… et, puis, surtout, aujourd’hui, je pense davantage à mon bien-être, à l’intersection de certaines activités qui me font du bien… Même si, sur ce Blogue, j’aimerais utiliser-pour ne pas dire faire couler-plus d’encre et, avoir plus de temps, parce qu’il me va bien aussi…

    Mais, il n’est pas toujours tout simple, de joindre un Rendez-vous, parmi toutes ces boîtes mail… Si rien n’est simple, pratiquement tout doit être appris… comme on apprend à écrire, à lire et bien, il faut apprendre, aussi, à conduire…

    Ah, rien n’est facile dans la vie, pour s’en sortir et, pour être, à peu près comme tout le monde !

    Mais, je ne suis pas Madame tout le monde, Moi ! Parce que si, pour certains, tout est aisé… pour Moi, je trouve que rien n’a été simple… Et, c’est, probablement, pour tout ce qui a été difficile, que je me suis retrouvée, Ici, sur ce Blogue, à partager certaines de mes expériences… vu qu’un jour, J.Pierre, vous m’aviez dit que j’étais la plus expérimentée…

  3. sandy39 dit :

    C’est quand même assez long (pour ne pas dire le livre de ma vie !), alors, vous l’aurez en plusieurs fois…

    Parce que la Vie, elle marche comme ça : on fait des forces sur nos faiblesses…

    Tiens d’ailleurs, cette semaine (le mois dernier), je suis sortie de nuit. Oh, j’avais juste 15 kilomètres à parcourir avant d’arriver à bon port et, je n’avais pas passé le prochain village, qu’à la radio, je reconnus l’intro de “Sombre Héros de l’Amer” de Noir Désir. Il m’arrive, rarement, de l’entendre dans ma bagnole ! Même si j’ai été des années sans pouvoir rien écouter en conduisant ; aujourd’hui, je me permets plus de choses, sans faire d’excès de vitesse et, en restant très prudente, bien évidemment. Un accident est si vite arrivé.

    Je galère moins et, ai bien moins peur. Parce qu’au début de ton apprentissage, tu ne peux qu’avoir la trouille, quand tu n’es pas maligne.

    Déjà l’épreuve théorique “Le Code”, c’est déjà pas rien ! Des heures et des heures de cours. Oh, je n’ai pas été précoce et, dans ma famille, ni ma Maman, ni mes frères et soeurs ne m’ont poussée à y aller.

    J’ai donc attendu, d’être sortie de l’Ecole, en 1993, pour me rendre et m’inscrire à l’Auto-Ecole. J’avais 22 ans et, je n’étais pas hardie. Je suis allée aux cours théoriques, tout l’été, de 14 à 16 heures. A l’époque, j’ai payé 400 francs : un forfait qui te permettait d’y aller autant que tu voulais.

    Tu avais une partie cours avec le moniteur et, tu finissais la séance avec 40 questions. La première fois, je n’ai fait que 12 fautes. “Pas mal !” avait dit, le moniteur. J’avais lu pas mal de bouquins pour apprendre mes panneaux.

    A l’époque, l’examen théorique se passait dans une grande salle, sur grand écran, avec chacun son boîtier. Ah, la première fois, j’ai loupé : 6 fautes ! Aïe ! Tu n’avais droit qu’à 5 fautes (encore valable, aujourd’hui).

    Tu te dis : “La prochaine fois, c’est bon.”. Deuxième fois, au même endroit, même scénario… sauf que… j’ai encore râté ! 7 fautes ! Mon Dieu, les salauds, ceux qui gouvernent à la Préfecture du Département, ceux qui commandent… ils avaient ordre, quelques fois, à l’examen, de sortir les séries les plus difficiles… pour éviter qu’il y ait trop de permis de délivrés, pendant l’été, pour qu’il y ait moins de jeunes de tués sur les routes.

    Mais, pour une série les plus difficiles, avoir fait 7 fautes, j’étais assez contente.

    Et, entre les représentations à l’examen, tu retournes au Code et, à l’époque, tu achetais un timbre fiscal pour repasser l’examen. Donc, j’ai dû passer une fois l’examen fin Août et deux fois en Septembre, puisque je l’ai, enfin, obtenu la 3e fois ! Et là, je n’ai fait que 4 fautes donc, je fus, enfin, admissible pour que l’on me prenne en leçons de conduite !

    Alors là, c’était autre chose : les difficultés montaient en puissance. J’ai eu, surtout, une femme , en moniteur et, je crois, avoir très mal appris. Je n’avais fait, pratiquement, aucune manoeuvre et, je pleurais, souvent, une fois rentrée chez moi… enfin, bref, je ne savais pas conduire ! Parce qu’il a fallu que je passe 2 fois la Pratique !

    La première fois, je ne sais plus si l’Inspecteur était une femme ou un homme. J’ai râté ! Enfin, je n’ai pas vu une priorité à droite (faute éliminatoire) alors, tu rentres directement et, c’est fini. Alors, tu remets des leçons et, tu le repasses… avec une sacrée chance (un coup de bol). J’ai roulé pendant pas longtemps (même pas une demi-heure) et n’ai fait aucune manoeuvre ! Ouff ! Car, je n’avais rien appris en manoeuvre !

    C’était en Novembre et, c’était un homme et, il me l’a donné. A l’époque, il remplissait un papier rose avec lequel tu retirais, en Préfecture, ton vrai permis.

    Aujourd’hui, les résultats sont sur Internet pour ne pas que les Jeunes cassent la gueule à l’Inspecteur.

    “Les temps ont changé, tout est chamboulé”, à la Julien DORE… Moi, je m’en suis tirée avec 38 heures de leçons de conduite et plus de 8000 francs venus de mes petites économies !

    Et bien, ce ne serait pas assez vous dire tellement j’ai trouvé dur !

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