Passeport vaccinal : le combat d’arrière-garde de la Santé publique

Le 20 mai 2021

Dans une entrevue accordée hier au Téléjournal de Radio-Canada, le directeur de la Santé publique, Dr Arruda, a déclaré au sujet du passeport vaccinal :

[Quand les personnes vaccinées auront reçu] deux doses, ça va pouvoir confirmer que les gens sont immunisés. Ça va servir pour les voyages internationals. (sic)

Et je vous dirais que pour ce qui est de donner accès à certains éléments, nos réflexions sont encore en cours.

Mais ça ne sera pas un usage hyperimportant quand les gens vont avoir atteint une très grande couverture vaccinale parce qu’il y a énormément d’enjeux associés à la discrimination et à l’accès au travail et à toutes sortes d’autres types d’évènements.

Dans le cas d’un restaurant en particulier, si les autorités sanitaires du Québec exigent que seules 25 personnes y soient admises, ce restaurateur a le droit d’être encore plus exigeant et de décider de n’admettre que des clients ayant reçu au moins une dose de vaccin.

En somme, un entrepreneur ne peut pas faire moins que ce que la Santé publique exige de lui. Mais il peut faire plus.

Je verrais très bien ce restaurateur rassurer sa clientèle en lui garantissant que tous les gens autour d’eux seront partiellement ou totalement vaccinés.

À la place du directeur de la Santé publique, je verrais ce restaurateur comme un allié dans mes efforts pour motiver la population à se faire vacciner.

Même chose pour un employeur. Dans toutes les entreprises où des éclosions de Covid-19 ont occasionné de grandes pertes économiques — pensons aux abattoirs — l’employeur a parfaitement le droit d’exiger que ses employés soient vaccinés.

Par contre, si la vaccination est exigée sans raison juste et raisonnable, cela peut constituer de la discrimination justifiant des recours judiciaires seulement si le plaignant a subi un préjudice.

Bref, c’est à chaque entrepreneur d’en juger.

En conclusion, le passeport vaccinal répond à un besoin de la part de nombreuses entreprises. Il a déjà commencé à être exigé dans certains lieux publics américains. Et il est à prévoir que cette tendance se répandra bientôt au Québec.

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