Covid-19 : ce que la présence des variants révèle

Le 20 mai 2021

Le variant B.1.617 a été découvert en Inde le 5 octobre 2020.

Le premier cas québécois causé par ce variant a été trouvé le 21 ou le 22 avril en Mauricie. Heureusement, la personne atteinte n’a pas développé une forme grave de Covid-19 et s’en est remise depuis.

Son diagnostic a été établi parce qu’un prélèvement a été envoyé au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg. Autrement, on ne l’aurait pas su.

Au Québec, le séquençage génétique des virus prélevés n’inclut pas le variant B.1.617. En effet, le Laboratoire de Santé publique du Québec n’a pas cru bon de se doter des moyens de le détecter sept mois après sa découverte.

Quand on le trouve, c’est expressément parce que la Santé publique a pris la décision de demander au laboratoire de Winnipeg d’effectuer une vérification à ce sujet.

Il est donc possible que ce variant se propage incognito depuis plus longtemps qu’on pense.

Dans ce cas-ci, les autorités sanitaires voulaient comprendre pourquoi ce citoyen de Mauricie avait pu contracter le Covid-19 alors qu’il a été partiellement vacciné en janvier dernier.

Est-ce que cet échec vaccinal se serait produit si le protocole québécois de vaccination respectait la posologie du fabricant, soit deux doses séparées de trois ou de quatre semaines (et non de trois ou quatre mois) ? On ne le saura jamais.

Ce qu’on sait, c’est qu’officiellement, cet échec vaccinal est de la faute du variant.

Depuis, dix autres cas de ce variant ont été confirmés par Winnipeg.

Ces autres cas ont été trouvés dans des échantillons prélevés chez des voyageurs arrivés au Québec par avion.

On ignore dans quelle mesure ces personnes ont respecté la quarantaine ‘obligatoire’ décrétée par Ottawa. Ni comment elles ont pu prendre l’avion jusqu’ici.

D’autres variants circulent déjà très bien au Québec. On estime que le variant B.1.1.7 (surnommé variant britannique) représente 90 % des cas actuels au Québec.

Il n’est pas exclu de penser qu’un variant puisse naitre spontanément dans plusieurs parties du monde simultanément.

Mais puisqu’on trouve au Québec des cas de tous les variants connus à ce jour à travers le monde, l’explication la plus probable est qu’en dépit des belles promesses de nos politiciens, la frontière canadienne est demeurée une passoire, comme elle l’est depuis le début de cette pandémie.

Si les politiciens avaient respecté leur parole, seul le Covid-19 ‘classique’ circulerait au Québec.

Références :
Covid-19 : les prix citron à Ottawa et à la STM
Crise sanitaire en Inde : ce qu’on sait du variant B.1.617
Le Covid-19 aux aéroports : la passoire canadienne
Le variant B.1.617 sous surveillance rehaussée
Variant B.1.617

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