Covid-19 : un plan d’éradication du virus

Le 27 janvier 2021

La réactivité

— confier la lutte sanitaire à des dirigeants capables de s’appuyer directement sur la science et non sur l’interprétation qu’en font des institutions lourdes, lentes et technocratiques comme l’Organisation mondiale de la Santé.

Mettre sur pied une capacité de vaccination

— faire adopter dans les plus brefs délais un règlement de délégation d’actes qui autorise de simples préposés — formés rapidement mais adéquatement — à procéder à la vaccination (plutôt que des professionnels de la santé, plus utiles ailleurs),
— passer des contrats d’approvisionnement directement auprès des fabricants de vaccins plutôt que de dépendre du fédéral,
— si les fabricants ne font affaire qu’avec des gouvernements centraux, aviser le fédéral de nos besoins et l’informer à chaque étape de la montée en puissance de notre capacité de vaccination afin de démontrer le sérieux de nos demandes de vaccins,
— embaucher un nombre de préposés permettant de vacciner six-millions de Québécois (70 % de la population du Québec) en moins d’un mois,
— acheter les réfrigérateurs qui permettront d’entreposer et d’acheminer les vaccins aux sites de vaccination.

Éradiquer le virus du territoire national

— une fois la vaccination effectuée, tester toute la population du Québec tous les quinze jours pendant 45 jours à la recherche des foyers résiduels d’infection (note : la Slovaquie a testé toute sa population en deux jours),
— mettre en quatorzaine hôtelière toutes les personnes contagieuses qui auront été trouvées positives et emprisonner toutes celles qui refuseront d’être testées sans justification médicale (comme on le fait pour ceux qui refusent la conscription obligatoire),
— pour ces dépistages généralisés, utiliser des tests dont les résultats sont connus en quelques minutes, mais dont la fiabilité est moindre (d’où la nécessité de répéter les campagnes de dépistage),
— confier la recherche de contacts à une armée de 8 500 personnes (mille par million d’habitants) au lieu des 750 personnes actuelles,
— louer des hôtels complets pour y loger les personnes en quatorzaine obligatoire et les y nourrir gratuitement à partir du menu de l’hôtel, vin compris (raisonnablement),
— mettre sur pied un service de livraison qui apporte aux confinés les articles qu’ils ont à leur domicile et dont ils ont besoin pour continuer de s’acquitter de leurs obligations professionnelles à partir de l’hôtel,
— une fois le virus éradiqué du territoire national (ce qui devrait prendre moins de deux mois après la vaccination), libérer complètement l’économie et éliminer toutes les contraintes sanitaires à l’exception du port du masque qu’on devra continuer de porter dans les endroits clos jusqu’à la fin mondiale de la pandémie.

Empêcher le retour de la pandémie

— mettre en quatorzaine hôtelière tous les voyageurs qui entrent au Québec et ne libérer le lendemain que ceux dont la charge virale aura été démontrée nulle d’après de vrais tests de laboratoire (plus fiables que les tests rapides).

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2 commentaires à Covid-19 : un plan d’éradication du virus

  1. sandy39 dit :

    Un plan sur lequel, vous avez réfléchi…

    Je ne comprends pas tout : “une fois la vaccination effectuée…” : comment ça marche si toute la population ne veut pas se faire vacciner… on teste tout le monde (même les non-vaccinés), tous les 15 jours pendant 45 jours ?

    Et, pourquoi, 45 jours ?

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Je sais qu’en France, il y a beaucoup de réticence à la vaccination.

      Pour l’instant, le goulot d’étranglement de la vaccination, ce n’est pas cette réticence, mais l’approvisionnement en vaccins.

      Cette lacune sera corrigée dans trois mois.

      D’ici là, l’État doit se doter d’une impressionnante capacité à vacciner de manière à profiter du basculement de l’opinion publique pour vacciner 70 % de la population dans des délais très brefs.

      Puisque l’immunité sera éphémère (probablement moins d’un an), une bonne campagne de vaccination doit être massive et courte.

      Pourquoi 45 jours ?

      Sur ce blogue, je me suis efforcé de baser mes recommandations sur la science ou sur les initiatives couronnées de succès.

      Les trois cycles de tests effectués sur une période de 45 jours, c’est la ‘recette’ de l’université Colgate.

      Les tests de Covid-19 analysés en laboratoire coutent environ 100 $ chacun (principalement en honoraire professionnel). Les tests buccaux utilisés à l’université Colgate coutent environ 5 $ l’unité. Leurs résultats sont connus en quelques minutes. En contrepartie, sur cent personnes contagieuses (symptomatiques ou non), ils n’en trouvent que soixante-dix.

      C’est en répétant ces tests toutes les deux semaines pendant 45 jours, on finit par trouver presque tous les foyers d’infection en dépit d’une efficacité de 70 %. Après deux cycles de tests, on trouve 81 % des cas. Après trois cycles, c’est 87 %.

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