Covid-19 : les données québécoises selon le sexe

Le 18 janvier 2021

Selon l’Institut national de Santé publique, il y a eu jusqu’ici 244 348 cas confirmés de Covid-19 au Québec, dont 54,0 % sont des femmes. Ce pourcentage est de 53,4 % parmi les 9 087 décès.

Toutefois, au sein de la population québécoise, les femmes sont plus nombreuses que les hommes (50,3 % vs 49,7 %).

Lorsqu’on tient compte de cette différence, les personnes atteintes représentent 3 038 cas par cent-mille femmes et 2 648 cas par cent-mille hommes.

Puisque la proportion des femmes est plus grande chez les vieillards (en raison de leur plus grande espérance de vie), est-il possible que plus de femmes soient atteintes parce plus d’entre elles se retrouvent dans des groupes d’âge vulnérables à la pandémie ?

Lorsqu’on examine le nombre de cas confirmés en fonction de l’âge, les femmes sont nombreuses dans presque tous les groupes d’âge. Par cent-mille cas du même sexe, on observe grossièrement la même chose.

Soulignons toutefois que le Covid-19 est plus mortel chez les hommes.

Le taux de mortalité par cent-mille personnes du même sexe est de 82 pour les femmes et de 107 chez les hommes. Un taux de mortalité plus élevé est observé dans tous les groupes d’âge.

Mais dans le groupe des vieillards de 90 ans ou plus, la pandémie a fauché 2 012 femmes et 1 016 hommes (deux fois moins). Est-ce que ce groupe d’âge fait exception ?

Non. L’explication vient du fait que les femmes y sont beaucoup plus nombreuses que les hommes. Lorsqu’on examine les données par cent-mille personnes du même sexe, il y a eu 3 315 victimes chez les femmes et 3 853 chez les hommes dans ce groupe d’âge.


Atteinte du Covid-19 par tranche de cent-mille personnes du même sexe

Femmes Hommes △ F/H      
   Cas confirmés 3 038 2 648 + 14,7 %   
   Hospitalisation 166 209 – 20,6 %   
   Soins intensifs 21 40 – 47,5 %   
   Décès 82 107 – 23,4 %   

En conclusion, les femmes contractent davantage le Covid-19 que les hommes. Cette différence pourrait s’expliquer par une plus grande exposition occupationnelle au virus (ce que nous n’avons pas considéré).

Par contre, le risque d’être atteint sévèrement et de décéder du Covid-19 est plus grand chez les hommes.

Référence : Données COVID-19 par âge et sexe au Québec

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2 commentaires à Covid-19 : les données québécoises selon le sexe

  1. sandy39 dit :

    Ce que je comprends, suite aux graphiques, c’est que l’on a plus de risques à être hospitalisé après 70 ans.

    Si plus de la moitié des cas est détenue par les femmes, peut-on supposer que celles-ci ne développent pas les cas les plus graves ?

    Est-ce valable pour le Monde entier ?

    Au risque de conclure : les femmes s’entretiennent, peut-être mieux… et, ont, peut-être, plus de patience et de volonté ?… quand il s’agit de prendre soin d’elles-mêmes, ou de faire de la prévention…

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Les risques d’être sévèrement atteint par le Covid-19 augmente avec l’âge. Ce qui veut dire plus d’hospitalisation, plus de soins intensifs et une plus forte proportion de décès.

      Au Québec, les données au sujet des cas confirmés sont une grossière sous-évaluation. En effet, on invoque une pénurie de tests (ou de personnel) pour ne tester que les personnes symptomatiques. À l’exception des travailleurs de la santé qui sont testés systématiquement.

      Il y a plusieurs explications au fait que les femmes semblent plus sujettes à attraper le virus. La plus simple est qu’elles y sont plus exposées pour des raisons professionnelles.

      Dans les établissements de Santé, les préposés qu’on obligeait (stupidement) à travailler sans masque étaient principalement des femmes. C’est ainsi qu’au cours de la première vague, 13 500 travailleurs de la Santé — à 81 % des femmes — ont attrapé le Covid-19 au Québec.

      Les enseignants à l’œuvre dans des classes mal ventilées, face à des étudiants sans masque (avant la cinquième du primaire) et sans distance sanitaire, sont principalement des femmes.

      Dès le départ, au Québec comme en France, l’objectif des autorités sanitaires était de laisser se developper l’immunité dite ‘naturelle’. Ce qui signifie le laisser-faire de l’État. Ce à quoi je me suis opposé dès que cette stratégie fut rendue publique.

      Nos autorités sanitaires se sont donc employées pendant des mois à ne recommander que les mesures les moins efficaces contre la pandémie (la distance sanitaire seule et le lavage des mains).

      Bref, on a livré les employées de l’État à la pandémie. Mais comme elles sont relativement jeunes, moins d’entre elles en sont mortes.

      Références :
      La première vague a contaminé 13 500 travailleurs de la santé au Québec
      Les professions à risque sont-elles plus occupées par des femmes?

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