La grande migration

Le 20 février 2020

Sans regret, ils abandonnent les lieux qui les ont vus naitre. Ils sont des millions à partir à la recherche d’un monde meilleur.

À les voir errer, on pourrait croire que ces hordes vont et viennent sans but apparent.

En réalité, ils se déplacent inexorablement de quelques kilomètres par année vers des climats plus doux.

Aucun mur ni aucune frontière ne peut les arrêter. Même les plus puissantes armées sont impuissantes.

Nous, Humains, pouvons survivre quelques semaines sans nourriture. Quelques jours sans eau. Mais à peine quelques minutes sans oxygène.

Ce qui est vrai pour nous l’est également pour les poissons.

À mesure que l’eau se réchauffe, il perd lentement sa capacité de dissoudre de l’oxygène.

Voilà pourquoi, avec le réchauffement climatique, l’eau des océans contient moins d’oxygène.

De plus, ce réchauffement augmente le métabolisme des poissons. En d’autres mots, le réchauffement climatique augmente leurs besoins en oxygène et diminue l’oxygène à leur disposition.

D’où la nécessité pour eux de migrer.

Les études scientifiques révèlent que les bancs de poissons migrent vers les pôles à raison de quelques kilomètres par année. Dans certains cas, cette migration atteint annuellement 10 km.

Si bien que dans les eaux côtières du Canada, on trouve des espèces de poissons et de calmars qui se vivaient, il n’y a pas longtemps, dans le golfe du Mexique, en Floride ou en Californie. Pendant ce temps, les poissons canadiens migrent vers l’Alaska.

À la chaise musicale tronquée de la nature, les poissons qui quittent les Tropiques ne sont pas remplacés.

La superficie des zones où l’oxygène est présent à des concentrations incapables d’y soutenir la biodiversité — moins de deux milligrammes d’O² par litre — a été multipliée par dix depuis 1950.

De nos jours, les déserts marins occupent plus de 4,5 millions de km².

On les trouve dans tous les océans, mais surtout dans l’océan Pacifique (au niveau de l’équateur) et tout le nord de l’océan Indien.

Références :
Les déserts aquatiques
Les poissons fuient vers les pôles

Votre évaluation :
 Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :
>