Deux semaines à Palm Desert (5e partie)

La culture des dattes

J’adore les dattes.

Depuis que j’ai découvert les dattes iraniennes de marque Habibi, pulpeuses et sucrées, elles sont devenues mon dessert préféré.

Or il s’adonne que la vallée de Coachella (où je prends mes vacances) produit 95 % des dattes américaines.

La vallée produit bien d’autres choses; des raisins, des agrumes, des ognons, des poivrons, etc. Mais la culture des dattes représente à elle seule le sixième de toute la production agricole de la vallée.

C’est en 1904 que le ministère américain de l’Agriculture entreprit de vérifier la viabilité commerciale de la production de dattes aux États-Unis.

Dès la Première Guerre mondiale, de nombreux producteurs s’étaient lancés dans l’aventure avec succès. En 1924, Floyd Shields s’est joint à eux.

Homme d’affaires doué, il devient rapidement le producteur le plus connu.

Enseigne des Dattes Shields

De nos jours, le restaurant qu’il s’est fait construire en 1950 sur l’autoroute 111 est le passage obligé pour les amateurs de dattes qui visitent la région.

Statues du jardin de Shields

Sa plantation est même une attraction touristique depuis qu’on y a aménagé un jardin d’agrumes décoré de scènes du Nouveau Testament : la Nativité, la Présentation de Jésus au Temple, le Baptême de Jésus, etc.

Le prix d’entrée est de 5$.

Pour être franc, ce jardin à caractère biblique est dépourvu d’intérêt.

De plus, la plantation Shields n’est plus ce qu’elle était.

Plantation de dattiers

On trouvera sur l’autoroute 111, plus précisément près de la mer de Salton, d’autres plantations de dattiers très bien entretenues et où le visiteur se croirait dans un paysage digne des Mille-et-une Nuits.

Chaque plantation possède un petit nombre de dattiers mâles. Ceux-ci ne servent qu’à des fins reproductrices; ce sont des producteurs de pollen. La fécondation des fleurs femelles se fait manuellement. Tous les dattiers qui portent des fruits sont donc des plantes femelles.

Sacs protecteurs de dattes

On enveloppe les grappes de dattes dans des sacs imperméables qui servent à les protéger à la fois des dommages causés par la pluie et de la gourmandise des oiseaux frugivores. Et on évite que les dattes tombées au sol ne soient dévorés par la vermine.

On pose ces sacs au début de la maturation des fruits. Ils restent en place tout le long de la récolte. Celle-ci s’effectue manuellement du début septembre jusqu’à la fin de décembre.

De chaque dattier, on ne prélève que les fruits complètement mûrs, laissant les autres fruits poursuivre leur maturation.

La plantation Shields est la seule aux États-Unis qui produit trois variétés de dattes sur les dizaines connues à travers le monde.

À mon avis, la meilleure variété est la medjool, aux fruits grands et sucrés.

Si j’étais producteur de dattes, je construirais des passerelles surélevées qui permettraient aux visiteurs de cueillir eux-mêmes les fruits.

Tout comme certains pomiculteurs québécois permettent aux visiteurs de cueillir des pommes dans leurs vergers.

À défaut, je leur offrirais d’acheter des dattes fraichement cueillies.

Lors de notre visite au restaurant Shields (qui sert également de boutique), les dattes offertes avaient été cueillies voilà un mois. Bref, elles étaient bonnes, mais plutôt ordinaires.

Heureusement, à une foire tenue en fin de semaine au College of the Desert de Palm Desert, le producteur Intl. Dates R Us & Sons en vendait des fraiches et succulentes.

Mon sac d’un kilo m’a duré moins d’une semaine…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 31 mm
3e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm


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4 commentaires à Deux semaines à Palm Desert (5e partie)

  1. sandy39 dit :

    Je vois qu’il y a beaucoup à faire… J.Pierre, vous faites des fautes : vous n’avez pas découvert qu’une datte et, vous ne mettez pas de I à ognon !

    Chez Nous aussi, on aime les dattes. Oui, mais pas n’importe lesquelles : grosses, moelleuses et, non sèches.

    La plupart du temps, j’en achète sur les marchés et, elles proviennent d’Algérie, au prix de 20 euros au kilo.

    Donc, vous avez pris le temps de vous arrêter plusieurs fois sur cette autoroute 111… pour acheter des dattes et prendre des forces… mais, elles étaient meilleures à la foire…

    En parlant de pommes, nous voulions, mon Mari et Moi, aller cueillir dans les vergers du bas Jura mais, cette année, il n’y a qu’une petite quantité due au froid et au gel du printemps. Alors, Dimanche, nous nous sommes rabattus sur la foire avec un producteur de Savoie…

    Ouff : J’ai mes provisions !

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Merci de m’avoir signalé la faute de l’accord du pluriel (‘le dattes’), corrigé dans le texte il y a quelques minutes.

      Quant à ‘ognon’, c’est la graphie rectifiée. On peut écrire ‘oignon’ avec ou sans ‘i’ (comme cela se prononce).

  2. sandy39 dit :

    Il me semblait aussi pour ognon. Décidément, je n’aime pas ces nouvelles règles…

  3. Bernier Louise dit :

    Intéressant ! Merci pour les photos et les explications.

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