Deux semaines à Palm Desert (2e partie)

Géographie de Palm Desert


 
La ville de Palm Desert est située à 196 km à l’est de Los Angeles et à 194 km au nord-est de San Diego. En d’autres mots, les villes de Los Angeles, de Palm Desert et de San Diego forment un triangle presque parfait pointant vers le sud (vers San Diego).

Elle fait partie de quelques villes qui se succèdent les unes aux autres le long de la vallée de Coachella (encerclée en rouge ci-dessus). Celle-ci s’étire sur 72 km vers le sud-est en direction d’un grand lac d’eau salée appelé mer de Salton. Voilà pourquoi Palm Desert est entourée sur trois côtés de montagnes.

Au nord-ouest, le lit de la vallée est à 1 600 mètres d’altitude. De là, elle suit une pente imperceptible de 1,6° qui l’amène à 76 mètres sous le niveau de la mer près de son extrémité opposée.


 
Certaines années, la fonte des neiges était si soudaine que Palm Desert était inondée. Pour contrer ce phénomène, on a creusé des bassins de rétention qui, jusqu’ici, se sont avérés assez efficaces.

Le climat qui y règne est subtropical.

Population et économie de Palm Desert

Son territoire de 70 km² est peuplé de 48 445 citoyens (au recensement de 2010). À ces résidents permanents s’ajoutent environ 31 000 retraités fortunés qui y passent la saison froide en provenance du Canada et du nord des États-Unis.

À 53 456$US, le revenu familial moyen à Palm Desert est inférieur à la moyenne américaine de 59 039$US. Ce qui ne veut pas dire que les gens y sont plus pauvres qu’ailleurs.

L’âge moyen des citoyens est de 53 ans. C’est donc à dire que beaucoup de résidents permanents de la ville sont d’autres retraités.

Ce sont souvent des personnes qui ont fait carrière ailleurs en Californie et qui ont choisi de finir leurs jours à Palm Desert.

Ils ont accumulé des actifs au cours de leur vie active. Maintenant retraités, les revenus de leurs placements et leur pension totalisent une somme à peine inférieure au revenu moyen des autres Américains.


 
Le principal employeur de la ville est le JW Marriott Desert Spring Golf Resort (ci-dessus). 2 304 personnes y travaillent. C’est un parmi la trentaine de terrains de golf de la ville. En effet, Palm Desert est la capitale mondiale du golfeur.

Au point de vue racial, la population est à 70,4 % ‘blanche’, 12,1 % ‘latino’, 1,8 % ‘noire’.

On y trouve peu d’homosexuels pour la simple raison que ceux-ci préfèrent s’établir dans la ville voisine de Palm Spring.

Urbanisme de Palm Desert


 
Comme beaucoup de villes américaines, Palm Desert est conçue pour l’automobiliste.

Si on exclut les petites rues résidentielles enclavées dans des quadrilatères comme des vers dans une pomme, les rues qui traversent la ville sont des boulevards à quatre voies séparées 2 par 2 par un terreplein central planté de palmiers et de plantes grasses. Ci-dessus, il s’agit de l’autoroute 111 à six voies.


 
Ces boulevards se croisent à 90 degrés, formant d’immenses quadrilatères de plus de 1,5 km de côté. Ces boulevards sont bordés d’une piste cyclable, puis d’un trottoir tantôt rectiligne tantôt zigzagant.

La vitesse maximale permise sur presque toutes les rues de la ville est de 50 milles à l’heure, soit 80,5 km/h. Effectivement, c’est à cette vitesse que les automobilistes circulent.

En somme, les rues de la ville sont comme des autoroutes, mais avec des feux de circulation à chaque coin de rues.


 
Ce matin, dans l’abri d’autobus ci-dessus, j’ai mesuré l’utilisation des divers moyens de transport en direction nord sur la rue Cook, un des boulevards typiques de la ville.

En 30 minutes, il est passé 409 voitures et camions, 2 motocyclettes, un autobus et un piéton. Ce piéton est passé devant moi après être descendu de l’autobus.

Le transport en commun est rudimentaire. Sur cette rue passent 12 autobus par jour — une à l’heure — de 7h à 19h. Les jours de la semaine seulement. Ils desservent l’université et le College of the Desert.

Sauf aux intersections, il n’y a pas d’éclairage urbain le long des voies de circulation de la ville. Le soir, l’automobiliste doit compter sur les phares de sa voiture pour s’éclairer.



 
Il existe une multitude de styles de maison à Palm Desert. Elles ont trois choses en commun.

La première est l’absence de briques dans leur revêtement extérieur. En général, il s’agit de maisons de bois recouvertes de crépi auquel s’ajoute parfois de la pierre à titre décoratif.

La deuxième caractéristique est la fenestration parcimonieuse. Comme dans toutes les parties du monde où le soleil est excessif, on l’évite.

Et troisièmement, rares sont les édifices de plus de deux étages,


 
Certains commerces pulvérisent une fine bruine afin de rafraichir leur clientèle.

Une pollution invisible

À Palm Desert, l’auto est indispensable en raison de l’étalement urbain et de la concentration des commerces dans des centres commerciaux.

Puisqu’il n’y a pas d’industrie lourde dans la vallée de Coachella, la pollution qu’on y trouve (surtout par l’ozone) tire son origine de Los Angeles.

C’est par le col venteux de San Gorgonio que la ville de Los Angeles déverse une partie de sa pollution dans la vallée de Coachella (où se trouve Palm Desert).

Si Palm Desert séduit ses visiteurs par son ensoleillement, ce dernier s’accompagne de rayons ultraviolets. Or ceux-ci donnent naissance à de l’ozone par l’action de ces rayons sur les oxydes d’azote, les composés organiques volatils et d’autres polluants venus d’ailleurs.

Le prix des denrées


 
Les prix des aliments est substantiellement plus élevé à Palm Desert qu’à Montréal. L’écart est encore plus grand dans les épiceries bios (ci-dessus).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 8-18 mm (2e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
5e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 36 mm
6e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
7e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
8e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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2 commentaires à Deux semaines à Palm Desert (2e partie)

  1. sandy39 dit :

    Il n’y a personne à l’arrêt de bus… même pas une jolie fille à regarder, ni pour engager la conversation… Oh, misère !

    Mais, vous avez fait comment pour compter les voitures ?

    • Jean-Pierre Martel dit :

      J’ai compté les voitures à l’ancienne; avec un papier et un crayon. Rendu à cent, j’écrivais 100 sur ma feuille de papier et se recommençais à compter à zéro.

      Hier, j’ai été à Palm Spring (un reportage photographique suivra). On y voit une ou deux personnes qui attendent parfois dans leurs abris d’autobus. Mais à Palm Desert, le transport en commun est tellement primitif qu’on y voit rarement des gens qui attendent dans leurs abris.

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