Le Code secret mohawk

Les Mohawks vivent principalement à Akwasasne, une réserve autochtone située à cheval entre l’État de New York et deux provinces canadiennes (le Québec et l’Ontario).

Au Canada, la langue mohawk n’est plus parlée que par 2 500 personnes.

Pendant des décennies, les écoles qui leur étaient destinées punissaient les élèves autochtones qui parlaient une autre langue que l’anglais.

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les locuteurs mohawks étaient suffisamment nombreux pour qu’on en retrouve dans des unités de l’armée américaine stationnées en Océanie et aux Philippines.

Leur présence fut une occasion de mettre au point le ‘Code mohawk’.

Celui-ci est un des codes secrets mis au point à partir des langues autochtones d’Amérique du Nord. Pour être choisie, une langue devait s’écrire avec l’alphabet occidental.

Le langage codé consistait simplement à traduire les messages secrets américains en langue autochtone, les rendant incompréhensibles à l’ennemi sans qu’il soit nécessaire d’encoder ces messages.

Dans le cas d’autres langues autochtons, le texte traduit était encodé, ce qui ajoutait une couche de protection. Celle-ci devenait nécessaire lorsque la connaissance de cette langue était répandue au point qu’il y avait un risque qu’un de ses locuteurs soit capturé par l’ennemi.

Pour le mohawk, on jugea ce risque insuffisant pour nécessiter l’encodage. Si bien que le texte écrit en ‘Code mohawk’ n’était qu’un texte traduit en mohawk.

Louis-Levi Oakes, d’Akwasasne, est le seul survivant des dix-sept Canadiens qui ont servi de traducteurs mohawks à l’armée américaine.

Le ‘Code mohawk’ détient le record d’être le seul code militaire jamais déchiffré par les forces ennemies.

Références :
Code talker
Le dernier protecteur du code mohawk
Louis Levi Oakes, le dernier Mohawk à parler le langage codé

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