Le quartier du Chaido, à Lisbonne

 

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Le Chiado est le quartier chic du vieux Lisbonne. Situé à l’ouest de Baxia, il est à Lisbonne ce que la rue Laurier est à Montréal. À la différence qu’on y trouve de nombreuses églises (qui sont en vedette dans ce diaporama).

Partiellement endommagé par le séisme de 1755, ce petit quartier fut de nouveau ravagé en 1988 par un incendie qui fit 2 morts et 73 blessés (dont soixante pompiers).

Étalée sur une décennie, sa reconstruction est une réussite.

Ce diaporama présente successivement :
• le Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado,
• la Praça Luíz de Camões,
• l’Igreja de Nossa Senhora do Loreto,
• l’Igreja de Nossa Senhora da Encarnacão
• la Basílica Nossa Senhora dos Mártires,
• l’Igreja do Santíssmo Sacramento,
• le Museu Arquelógico do Carmo, et
• le Museu da Guarda Nacional Republicana.

Le Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado (de 0:06 à 1:15)

Étonnamment pour une ville d’un demi-million d’habitants, Lisbonne possède quatre musées d’Art contemporain.

En plus de celui-ci, on y trouve l’extraordinaire Museu Coleção Berardo, celui de la Fundação Calouste Gulbenkian, et le nouveau Museu de Arte, Arquitetura e Tecnologia (beau mais dégarni).

Parfois appelé Museu do Chado, celui-ci est l’un des deux plus intéressants de la ville. Il occupe deux bâtiments.

Celui au nord sert aux expositions temporaires. Au moment de ma visite en 2016, on y présentait des œuvres portugaises créées entre 1960 et 1990 et qui font partie de la collection du Secrétaire d’État à la Culture.

Le pavillon sud est établi dans un ancien monastère franciscain reconstruit après le séisme de 1755. L’Ordre ayant été aboli en 1834, l’édifice fut transformé en entrepôt par un marchand anglais avant d’être transformé en musée en 1911.

Entre autres, on y trouve une étonnante collection de photos stéréoscopiques (de 1:02 à 1:05) réalisées par Francisco-Afonso Chaves (1857-1926) et le vidéo interactif Atlantis d’André Sier (2016), inspiré de l’esthétique des jeux électroniques des années 1980.

À 1:16, il s’agit du Teatro Nacional de São Carlos. Construit en 1793, c’est la principale salle d’opéra de la ville.

La Praça Luíz de Camões (de 1:20 à 1:29)

Luíz de Camões (~1525-1580) est le plus grand poète portugais. La place qui l’honore est le cœur du Chiado. Cette place est dominée par un monument inauguré en 1856 (à 1:25).

À son sommet, on trouve le bronze du poète (œuvre de Vítor Bastos).

À ses pieds, il est entouré des marbres représentant huit personnages qui vécurent à l’époque du poète ou peu de temps avant lui : le chroniqueur Fernão Lopes (~1385-~1460), l’inventeur Pedro Nunes (1502-1578), le chroniqueur Gomes Eanes de Zurura (1410-1474), l’historien João de Barros (1496-1570), l’historien Fernão Lopes de Castanheda (~1500-1559), le poète Vasco Mouzinho de Quevedo (~1570-~1619), le poète épique Jerónimo Corte-Real (1533-1588) et le poète héroïque Francisco Sá de Meneses (~1600-1664).

L’Igreja de Nossa Senhora do Loreto (de 1:30 à 1:46)

Selon la légende, des anges transportèrent au XIIIe siècle la maison natale de Jésus de Nazareth dans la ville italienne de Lorette. De nos jours, la Santa Casa y est le sujet d’un important pèlerinage.

Parmi les églises élevées à la gloire de Notre-Dame-de-Lorette figure celle de Lisbonne.

Très endommagée par le séisme de 1755, l’église a été restaurée de 1777 à 1785. Elle est formée d’une nef rectangulaire flanquée de dix autels latéraux encastrés.

Bien au-dessus de chacun de ces autels, on trouve l’image en grisaille d’un personnage (un apôtre ?) logé dans une niche en trompe-l’œil.

On trouve également un autre autel de chaque côté du chœur, ce qui porte le nombre total des autels à douze (sans compter le maitre-autel).

Le plafond en berceau de la nef est décoré de la peinture allégorique Notre Dame de Lorette couronnée par la Trinité, exécutée par de Pedro-Alexandrino de Carvalho en 1780-1781.

Au-dessus de l’entrée à la gauche de l’église, un bas-relief représente la Vierge veillant sur la Santa Casa de Loreto (à 1:45).

Juste en face se trouve l’église Notre-Dame-de-l’Incarnation, reconstruite à la suite du séisme de 1755.

L’Igreja de Nossa Senhora da Encarnação (de 1:45 à 2:13)

C’est une belle église dont les murs en pierre de taille sont rehaussés de marbre rose. Sa voute en berceau est ornée de grisailles et d’une toile sur le thème de l’Annonciation de Marie.

Au-dessus du maitre-autel (à 2:00), le plafond est orné d’une magnifique toile en trompe-l’œil (2:02).

Cette église de style rococo comporte une nef sans transept flanquée à droite de quatre autels latéraux et, à gauche, de trois autels latéraux et d’une chapelle latérale (près du chœur, de 2:06 à 2:11).

Cette dernière est surmontée d’une coupole octogonale dont le plafond est richement décoré d’un agneau pascal entouré des symboles des quatre évangélistes.

La Basílica Nossa Senhora dos Mártires (de 2:14 à 2:43)

Un peu plus à l’Est se trouve la basilique Notre-Dame-des-Martyrs, consacrée en 1784 (après sa reconstruction à la suite du séisme de 1755).

Il s’agit d’une église dont la nef est flanquée de six autels latéraux, et de deux chapelles près du chœur. Les murs sont en pierre de taille et en marbre rose.

Verte et rouge, la décoration en trompe-l’œil du plafond est un peu excessive. À son centre, on peut voir la toile Alphonse Ier du Portugal offrant le temple des martyrs à la Vierge et à l’Enfant, peinte de 1782 à 1785 par Pedro Alexandrino de Carvalho.

Une brève promenade (de 2:44 à 3:19)

Tout comme à Paris, l’automne est la saison des marrons. À Lisbonne, ils sont cuits sur des fours à charbon très polluants (à 2:45). De plus, ils sont vendus couverts de suie blanche cancérigène.

À la boutique Via Alegre (de 2:46 à 2:51), on peut voir le service de table appelé Paço Real, créé en 1824 pour la famille royale portugaise.

À 2:52, le poète Fernando Pessoa est représenté attablé sur la rua Garrett, devant la boutique de cigares Casa Havaneza.

À 3:01, cette œuvre du sculpteur Teixeira Lopes rend hommage depuis 1903 au romancier Eça de Queirós.

Le Portugal possède une longue tradition viticole. Mais les amateurs de bière durent attendre jusqu’en 1836 pour que soit créée la première brasserie industrielle au pays.

Dans le couvent abandonné des frères de la Sainte-Trinité, Manuel Moreira Garcia y ouvrit une fabrique de bière et, peu de temps après, ouvrit son établissement à la dégustation (de 3:02 à 3:15).

En 1863, l’artiste Luís Ferreira en décora la façade de tuiles de faïence représentant des allégories de la Science, de l’Agriculture, de l’Industrie, du Commerce, de la Terre et de l’Eau.

La Fábrica de cerveja da Trindade ferma ses portes en 1935.

Le centre commercial Armazens do Chiado (de 3:20 à 3:29) héberge une cinquantaine de magasins et de restaurants.

L’Igreja do Santíssmo Sacramento (de 3:30 à 3:35)

L’église du Saint-Sacrement, détruite partiellement par le séisme de 1755, fut reconstruite (ou réparée) entre 1772 et 1807 sous la direction de Sebastião Alves.

Ce long délai fut causé par un conflit entre les autorités religieuses — qui insistaient pour que l’église conserve son orientation traditionnelle est-ouest — alors que l’urbaniste Eugénio dos Santos exigeait que l’église soit complètement reconstruite sur la rue Garrett, où elle aurait adopté une orientation vers le nord.

Il s’agit d’une magnifique église baroque dont l’intérieur est en pierre de taille rehaussée de marbre rose. Le plafond de l’église a été décoré en 1805 par Pedro-Alexandrino de Carvalho.

En plus de l’autel principal, l’église compte huit autels latéraux encastrés en pierre (une de chaque côté du chœur et trois de chaque côté de la nef).

Le Museu Arquelógico do Carmo (de 3:37 à 3:45)

Au Moyen-Âge, l’église gothique des Carmes était le deuxième plus vaste édifice religieux de Lisbonne, après la cathédrale.

Sur la congrégation réunie pour la messe matinale, le bâtiment s’effondra lors du séisme du 1er novembre 1755. Elle ne fut jamais reconstruite. Seul le chœur a résisté.

À l’abri des intempéries, le chœur abrite de nos jours un musée d’archéologie où la photographie est interdite. Une partie des œuvres sont disposées à ciel ouvert dans les ruines de la nef (où la photographie est permise).

Devant l’entrée principale du couvent, la Chafariz do Carmo (ou Fontaine des Carmes), décorée en son centre de quatre dauphins, a été sculptée au XVIIIe siècle par Ângelo Belasco (à 3:46).

Le Museu da Guarda Nacional Republicana (de 3:48 à 4:01)

À deux pas du musée archéologique des Carmes se trouve le Museu Guarda Nacional Republicana.

Il explique l’histoire de la Garde républicaine portugaise, montre les uniformes portés au cours des décennies, les armes utilisées, puis ses moyens de communication et d’enquête. Il est l’équivalent du musée parisien de la Police, mais avec une facture pédagogique un peu plus moderne.


Détails techniques : Le diaporama présente 119 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (62 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (49 photos), et le PanLeica 25 mm F/1,4 (8 photos).

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