Les actions futiles de Greenpeace

Puits de pétrole

En 2016, après l’adoption par la ville de Montréal d’une résolution s’opposant au passage du pipeline Énergie-Est sur le territoire montréalais, l’Albertain Ezra Levant avait entrepris une campagne de publicité accusant le maire de Montréal de préférer le pétrole ‘de la charia’.

Déjà à l’époque, le Québec n’achetait pas une goutte de pétrole d’Arabie saoudite. Qu’en est-il depuis ?

Au 30 mai 2017, nos deux principaux fournisseurs étaient les États-Unis (41%) et l’Alberta (36%). Le 23% restant se répartissait essentiellement entre l’Algérie, le Kazakhstan et le Nigéria.

Greenpeace peut bien suspendre au mât du stade olympique une banderole hostile à la production pétrolière de l’Alberta, la réalité demeure que chaque fois qu’on met un dollar d’essence dans le réservoir d’un véhicule au Québec, 36 cents financent la production de pétrole de cette province.

Le mythe entretenu par les écologistes, c’est que si on nuit à la production pétrolière, on fait augmenter le prix des hydrocarbures. Et si le pétrole devient plus cher, les consommateurs achèteront de plus petits véhicules, ce qui réduit la production de gaz à effet de serre.

En théorie, tout cela est bien joli. Mais dans les faits, si l’Alberta cessait de produire du pétrole, les stations-service du Québec s’approvisionneraient ailleurs.

Les campagnes de Greenpeace n’ont qu’un seul but : stimuler l’ardeur de ses donateurs. En somme, c’est de la poudre aux yeux.

Pour faire augmenter le prix du pétrole, il faut cesser d’élire des gouvernements nationaux qui, sous de beaux grands principes creux, provoquent des guerres dans les pays producteurs de pétrole.

En effet, toute guerre est ruineuse. Conséquemment, les conflits armés obligent les belligérants à augmenter si possible leur production pétrolière ou à l’offrir à n’importe quel prix afin de financer le conflit dans lequel ils sont engagés.

Quand avez-vous entendu Greenpeace se mêler de politique internationale ? Apparemment, cela ne le regarde pas.

De plus, ce qu’il faut faire, c’est réduire la consommation (et non la production) d’énergies fossiles. Entre autres, en favorisant le transport en commun et en consommant des aliments produits localement, quitte à modifier nos habitudes alimentaires selon les saisons.

Au Québec, la personne la plus influente à ce sujet est Valérie Plante. Dès le lendemain de son élection-surprise à la mairie de Montréal, le thème de la mobilité durable est devenu une recette à la mode pour se faire élire.

Évidemment, Greenpeace ne commet pas de geste d’éclat afin de dissuader la conduite automobile : les centaines de bouchons de circulation un peu partout dans la région métropolitaine s’en chargent.

Malheureusement, après seize ans de sous-financement du transport en commun, le millier de pannes annuelles dans le métro et le service déplorable offert par les trains de banlieue n’ont rien pour motiver les automobilistes à abandonner leurs véhicules.

Et on prévoit que ce sera comme ça pendant encore des années.

Depuis seize ans, nous avons voté pour des gouvernements en sachant qu’ils étaient pourris. Eh bien, voilà notre punition.

Malheureusement, lorsque je lis les sondages, je n’ai pas l’impression que nous avons retenu la leçon.

Références :
Banderole au Stade olympique: sept militants de Greenpeace arrêtés
Coderre accusé de préférer «le pétrole de la charia»
État de l’énergie au Québec

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 — 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 160 — 40 mm

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