Deuxième voyage à Paris : jour 2

Mon petit déjeuner à l’hôtel

Je suis très content.

Je me suis endormi en déposant la tête sur l’oreiller vers 0h20 hier soir et je me suis réveillé ce matin à 7h45 lorsqu’on a frappé à ma porte pour m’apporter mon petit déjeuner.

Aujourd’hui, c’est la première fois que je suis dans la capitale un premier vendredi du mois.

Et qu’y a-t-il de spécial à Paris le premier vendredi du mois ? C’est qu’on y expose, à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, ce qu’on croit être la véritable Couronne d’épines du Christ.

Cette couronne fait partie des Saintes Reliques que le roi Louis IX (Saint Louis) a achetées à l’empereur de Constantinople en 1239. Jusqu’à la Révolution, ces reliques étaient entreposées à la Sainte-Chapelle. Cette dernière fut construite expressément dans le but de servir de reliquaire à ce trésor.

Pendant des siècles, la Couronne d’épines n’était vue de près que par la famille royale et leurs invités de marque.

Les vingt-deux reliques prenaient place dans une chasse de trois mètres de haut (en or, en argent et en pierres précieuses) pouvant pivoter sur elle-même. En ouvrant deux fenêtres basses derrière le choeur, la foule des fidèles assemblés dans la cour du palais pouvait apercevoir les reliques. On ignore à quelle fréquence cette exposition publique avait lieu.

De nos jours, la Couronne d’épines est exposée à l’occasion d’une cérémonie spéciale, le premier vendredi du mois, à 15h.

Chœur de Notre-Dame

En arrivant trente minutes plus tôt, on a le temps de faire la queue à l’extérieur et d’obtenir une place dans la partie du vaisseau central où se déroule cette cérémonie. J’étais dans la huitième rangée.

La cérémonie débute par une procession qui part de la sacristie, qui descend le bas-côté droit, et remonte l’allée principale.

En tête de procession, un officiant porte sur ses avant-bras un coussin de velours rouge au centre duquel est déposée la Couronne d’épines dans son écrin de vermeil — un alliage d’or et d’argent — donné par Napoléon Bonaparte.

Les épines de la Couronne ont été taillées afin de constituer des reliques expédiées dans diverses églises chrétiennes.

Il ne subsiste donc que les tiges. En somme, c’est une couronne d’épines sans épine.

Le coffret possède des excroissances dorées pointues qui miment ce à quoi pouvait ressembler originellement cette couronne.

Le coffret n’est jamais ouvert, mais la Relique peut être aperçue à travers le cristal de roche sur lequel serpente le vermeil du coffret. Au bas de celui-ci, une pièce de cristal de roche à découvert, d’environ 12 cm de large, est l’endroit où la Couronne d’épines est la mieux vue.

À la fin de la cérémonie, chacun des fidèles est invité à s’approcher du coffret afin de toucher ou de déposer un baiser sur cette partie du coffret. Après chaque baiser, un officiant essuie délicatement la pierre.

Pour avoir vu la Couronne d’épines de très près, je pourrais vous la décrire. Mais je crois qu’il y a des choses qui méritent de demeurer auréolées de mystère.

À mon avis, ce qu’il y a d’extraordinaire dans ce rituel, c’est la démocratisation de l’Exposition des Saintes Reliques. Jamais Saint Louis n’aurait pu imaginer que presque huit siècles après lui, de simples gueux pouvaient toucher un des objets qui lui ont couté, en 1239, le tiers de tous les revenus annuels du royaume.

Ceci étant dit, qu’ai-je fait avant 15h ?

Aperçu de l’intérieur de Notre-Dame-de-Paris
Rosace à la Vierge
Aperçu du trésor (au premier plan, statue de Saint Denis, premier martyre de Paris, mort décapité)

Eh bien j’ai visité la cathédrale. La visite est gratuite. L’accès au trésor de la cathédrale coute cinq euros (7,50$ ou 11,25$) et l’accès aux tours — qui offre un point de vue unique sur la ville — coute le même prix.

Vue panoramique de l’ouest de la ville

En descendant des tours, j’ai compté 384 marches (avec une marge d’erreur d’une ou deux marches). Je présume en avoir monté autant à l’aller.

Entre la visite du trésor et l’Exposition des Saintes Reliques, j’ai pris le repas du midi à la Réserve de Quasimodo, mon restaurant préféré sur l’Île-de-la-Cité (sur laquelle sont bâties la cathédrale et la Sainte-Chapelle).

Rillettes de sardines

Pour 16,7 euros, soit 25$, j’ai pris les rillettes de sardines (délicieuses, à recommander même à ceux qui n’aiment pas les sardines), le colin au basilic accompagné de pâtes, et 375ml de vin blanc. Malheureusement le poisson était sans goût et plein d’arêtes.

Après la visite de la cathédrale, le repas du soir fut constitué d’un sandwich de 30cm de Subway (on les appelle des sous-marins au Québec, en raison de leur forme) pour 5 euros, accompagné de la moitié d’une bouteille de 750ml de Gaillac blanc achetée à l’épicerie pour 3,4 euros ou 5$. Au dessert, un pruneau d’Agen fourré à la crème de pruneaux accompagné d’eau de source Volvic parfumée à la fraise.

Volvic a eu la bonne idée de remettre sur le marché ses fameuses eaux parfumées, sucrées naturellement plutôt qu’avec des édulcorants artificiels. Celle-ci, aux fraises, est constituée de 84,3% d’eau de source à laquelle on a ajouté 10% d’un concentré de fruits (à moitié de fraises et à parts égales de citron et de raisin), environ 5% de jus de carotte pourpre (pour colorer) et un soupçon d’arôme naturel.

La soirée a été occupée à faire la sieste et à rédiger ce compte-rendu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (la 2e photo), M.Zuiko 75 mm F/1,8 (la 4e photo), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (la 6e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 27 mm
2e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 26 mm
4e photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
5e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 14 mm
6e photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
7e photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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5 commentaires à Deuxième voyage à Paris : jour 2

  1. sandy39 dit :

    COURONNONS LE TOUT…

    Depuis la Tour de notre Dame qui nous offre une vue panoramique de l’ouest de la ville !

    Une journée royale qui se termine tranquille… à écrire… avec un casse-croûte constitué de deux tranches de pain…

    Je viens de regarder dans mon dictionnaire : le saviez-vous que “sandwich” vient du nom du Comte de Sandwich dont le cuisinier inventa ce repas sommaire pour lui éviter de quitter sa table de jeu ?

    Aujourd’hui, maintenant, je comprends très bien ce qui se cache sous votre sous-marin !

    Une journée royale, aussi, qui se termine avec une bouteille de Gaillac blanc qui… si elle ne s’est pas vidée le premier soir, fera un petit séjour, sur votre fenêtre de chambre…

    Mais, au fait, quel hôtel, cette année ?

    • Une journée royale, aussi, qui se termine avec une bouteille de Gaillac blanc qui… si elle ne s’est pas vidée le premier soir, fera un petit séjour, sur votre fenêtre de chambre…

      Eh bien dites donc, vous avez une excellente mémoire, ma chère Sandy.

      Effectivement, puisque je n’ai pas de mini-réfrigérateur dans ma chambre, les bouteilles entamées son placées au frais sur le rebord de ma fenêtre.


       
      Ceci étant dit, le Gaillac n’est pas le blanc que je préfère pour accompagner les sandwichs (ou ‘sous-marins’) de Subway. C’est plutôt le Saint-Pourçain blanc qui est mon préféré. Mais l’épicerie située près de mon hôtel en manquait. J’en ai trouvé depuis ailleurs.

      Le Saint-Pourçain blanc est un assemblage de Chardonnay et de Tressailler (un cépage spécifique de l’appellation). Je ne me rappelle pas d’en avoir vu au Québec. Donc, je profite de ces vacances à Paris pour me gâter.

      Mais, au fait, quel hôtel, cette année ?

      Excusez-moi, je n’ai pas bien compris…

  2. sandy39 dit :

    C’est parce que je n’ai pas mis de verbe ! Avez-vous choisi le même hôtel que l’an dernier, celui qui avait un nom de boulanger, si je me souviens bien ?

    • Je blaguais; en fait, je vous avais bien compris.

      Pour des raisons de sécurité, je ne publie le nom de mon hôtel qu’après mon retour de vacances.

      C’est mon adresse civique; je ne la donne pas jamais sur mon blogue.

  3. sandy39 dit :

    Bon, ben, je n’en dirai pas plus, sans rien demander de plus…mais, je crois avoir deviné… On verra à la fin de votre séjour, si j’ai raison… En attendant, promis, je ne dirai rien !

    Et, heureusement que je ne suis pas allée chercher le nom de l’hôtel, dans mes archives… Vous m’en auriez voulu !

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