Quel poisson mangez-vous ?

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Créée en 2001, Oceana est une entreprise américaine sans but lucratif qui milite pour la survie des espèces marines menacées et qui lutte contre la pollution océanique.

De 2010 à 2012, cette entreprise a mené la plus vaste enquête à ce jour relative à l’étiquetage des produits de la pêche, analysant 1 215 échantillons recueillis auprès de 674 points de vente — magasins d’alimentation et restaurants — répartis dans 21 états américains.

Les tests d’ADN ont révélé que le tiers des poissons offerts en vente aux États-Unis ne sont pas ce qu’ils sont censés être. De manière générale, le poisson de substitution est moins désirable, plus économique ou plus facilement disponible.

L’étiquetage était faux dans une proportion très variable selon les États américains. La fraude la plus élevée (56%) fut rencontrée en Pennsylvanie, suivie de près par le sud de la Californie (52%), alors que la proportion la plus faible se rencontrait à Seattle (dans l’État de Washington).

La fraude était la plus faible à l’épicerie (18% des cas), plus élevée dans les restaurants « ordinaires » (38%) et maximale dans les restaurants de sushis (74%). À Austin, au Texas, tous les échantillons de sushi étaient faux.

Les poissons les plus touchés étaient les vivanneaux ou Red Snapper, qui étaient souvent autre chose dans 94% des cas (du tilapia, en particulier, dont les filets sont presqu’identiques). Quant au thon blanc, dans 84% des cas c’était un escolar, soit un membre d’une espèce de poisson pouvant provoquer de graves troubles digestifs.

Des poissons à haute teneur en mercure ou déconseillés aux femmes enceintes étaient vendus à la place de poissons inoffensifs.

Assez distinctif, le saumon est le mieux étiqueté, avec seulement 7 % de fraudes. Ces dernières concernent surtout le saumon d’élevage vendu pour du poisson sauvage (plus dispendieux).

Le rapport conclut en faveur de la mise sur pied aux États-Unis d’un système de traçabilité – un système qui pourra suivre les poissons du bateau à l’assiette – comme c’est déjà le cas en Europe.

Références :
États-Unis : un tiers des poissons vendus avec une étiquette frauduleuse
Oceana
Oceana Study Reveals Seafood Fraud Nationwide
Document : Oceana Study Reveals Seafood Fraud Nationwide

Paru depuis : L’importance de la traçabilité des aliments (2015-03-21)

Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm F2,0 — 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 1600 — 12 mm

Quel poisson mangez-vous ?
Votre évaluation :

4 commentaires à Quel poisson mangez-vous ?

  1. Jean-François Garneau dit :

    Les poissons ne sont pas toujours dans l’assiette…

  2. M.Martins dit :

    Le seul poisson d’eau douce que je mange, c’est la truite.

    Pour les saumons, je fais très attention parce que depuis plusieurs années, ils étais bannis en Écosse, la cause étant la pollution.

    Les saumons de Alaska ou de Colombie-Britannique, même ceux de la rivière Mistassini au Nouveau-Brunswick, sont les seuls que je mange.

    Les autres, c’est pour la brillance de leurs yeux et la rigidité de leur corps. Encore là, je fais très attention aux fruits de mer et autres quant à leur provenance et leur fraicheur.

    Encore un très bon sujet!!

    J’ai presque oublié de parler du saumon d’Atlantique et de la Gaspésie.

    Le sushis, c’est un plat en provenance du Japon, fait originalement avec un poisson venineux preparé par des connaisseurs.

    Bravo Jean-François.

  3. sandy39 dit :

    Je devrais bien vous raconter une histoire sur le Poisson. Sait-on jamais ? Elle pourrait intéresser certains membres de la Blogosphère car à nous seuls, sur la Terre entière, nous sommes acteurs de petits moments sympas, magiques, inattendus, propices à certaines rencontres…

    Je ne sais plus exactement. Il doit y avoir plus de deux ans maintenant.

    Le soir, après la baignade, c’était l’été, au bord du lac, pas très loin de chez nous (je ne vous dirai pas son nom, juste qu’il est d’origine glaciaire et que sa profondeur est de 60 mètres !), idéalement situé pour piquer quelques plongeons, après le boulot…

    Munissez-vous alors de chaussures de plage qui tiennent aux pieds car ce ne sont pas les longues plages de sable fin ; ce ne sont que des cailloux et ce n’est pas aménagé : C’est le Sauvage à l’état pur !

    C’était en juillet, les pêcheurs se joignent aux derniers baigneurs pour capturer de petits poissons. Et ce, malgré l’interdiction ! Ce lac appartient à un hôtel qui pêche pour sa cuisine. Et voilà nos deux pêcheurs qui nous sortent un brochet ! Ne sachant qu’en faire, ils nous le proposent. Et à moi de répondre : “C’est que je le veux bien, c’est mon anniversaire !”

    Ramené enroulé dans un linge de plage pour être ensuite cuit au court-bouillon, c’était Miam-Miam !

    En conclusion, je ne vais pas vous dévoiler mon âge, juste que j’ai quelques cheveux blancs pour le détail et que d’en savoir autant ainsi que de plus en plus, c’est bien là l’Essentiel !

    Et bloguer, je crois que c’est aussi bon que de manger… un STEAK !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :