L’objectif M.Zuiko 60mm Macro

L’objectif M.Zuiko 60mm F/2,8 Macro

Introduction

Destiné aux appareils photo m4/3, le M.Zuiko 60mm est un objectif à focale fixe qui peut servir à la fois comme téléobjectif et comme objectif macro. Son angle de vision est de 20 degrés, soit l’équivalent exact d’un objectif 120 mm en photographie argentique. Relativement léger (185g), cet objectif est remarquable à plusieurs points de vue.

Du diaphragme grand ouvert (F/2,8) jusqu’à F/11, cet objectif est d’une netteté ahurissante. C’est le cas non seulement au centre — ce qui est une qualité de tout bon objectif — mais de bord en bord, ce qui est plus rare. On peut donc numériser un document simplement en le photographiant; on obtient alors la même netteté qu’avec un numériseur plat.

Exemple de netteté du sujet (cliquer pour agrandir)

Toutefois, puisque ce téléobjectif n’est pas stabilisé, on pourra l’utiliser à main levée sur des appareils photo d’Olympus et sur les rares appareils de Panasonic dotés d’un stabilisateur d’image interne. Autrement, on ne devraient utiliser cet objectif que lorsque leur appareil est monté sur un trépied ou seulement lorsque la vitesse d’obturation est telle que cela n’a plus d’importance.

Le sélecteur de plage de distance

Afin de faciliter la mise au point, l’objectif possède sur le côté un bouton sélecteur de plage de distance.

On peut choisir une plage appuyant sur le dessus du bouton sélecteur avec le pouce et en tournant. Mais on peut également profiter de la légère dépression de la surface de l’objectif à gauche du bouton (ce qui le met en relief), et le tourner en poussant sur son pourtour dentelé.

De « 0.4m à l’infini »

On choisit cette plage de distance lorsqu’on utilise cet objectif comme un téléobjectif ordinaire. La mise au point est relativement rapide : elle se fait sur tout objet situé à plus de 40 cm.

Une des grandes qualités de cet objectif est l’aspect crémeux de son bokeh (qu’on prononce « beau quai »). Le bokeh est le flou d’arrière-plan d’une photographie qui permet de détacher le sujet de son environnement.

Exemple de bokeh obtenu à l’aide du M.Zuiko 60mm Macro

À moins que le sujet soit très éloigné, le M.Zuiko 60mm produit toujours des arrière-plans flous en raison de la faible profondeur de champ des photos qu’il prend. Cette profondeur de champ varie selon l’ouverture du diaphragme et la distance du sujet.

Tableau des profondeurs de champ selon la distance et l’ouverture du diaphragme

Distance du sujet Minimum Maximum Profondeur
40 cm (à F/2,8) 39,8 cm 40,2 cm 0,3 cm
40 cm (à F/11) 39,4 cm 40,7 cm 1,3 cm
1 mètre (à F/2,8) 98,9 cm 101,1 cm 2,2 cm
1 mètre (à F/11) 95,8 cm 104,6 cm 8,9 cm
2 mètres (à F/2,8) 195,5 cm 204,7 cm 9,2 cm
2 mètres (à F/11) 183,2 cm 220,1 cm 36,9 cm

Ce tableau indique que lorsqu’un objet est situé à 40 cm (soit la distance minimale), la profondeur de champ est faible, variant de 0,3 à 1,3 cm selon l’ouverture du diaphragme. En réalité, à cette distance, la profondeur peut aller jusqu’à 3 cm puisque le diaphragme peut se fermer jusqu’à F/22.

À F/2,8, l’hyperfocale est situé à 85 mètres : tout est alors au foyer de 42,4 mètres à l’infini. À F/11, on rapproche l’hyperfocale à 21,3 mètres, et tout est net au-delà de 10,65 mètres.

De « 0.19m à l’infini »

Lorsque cette plage de distance est choisie, l’objectif s’attend à ce le sujet puisse être situé quelque part, n’importe où dans toute l’étendue des distances où il peut faire la mise au point. Puisque cet écart est le plus vaste, la mise au point est plus lente.

Et si l’appareil photo bouge au moment précis où la mise au point devrait se faire sur le sujet, l’objectif rate sa cible, poursuit sa recherche et, n’ayant rien trouvé, revient sur ses pas jusqu’à ce qu’il réussisse à trouver quelque chose. Bref, ce mode est le plus lent. Je ne le conseille pas, à moins d’utiliser un trépied.

De « 0.19m à 0.4m »

Cette plage de distance est idéale pour la photographie rapproché (ou proxiphotographie). L’objectif sait à l’avance que le sujet à photographier est situé dans un écart assez restreint. La mise au point automatique est donc plus rapide.

Guichet du rapport de reproduction

Dès une mise au point, l’aiguille orange du guichet situé sur le dessus de l’objectif (photo ci-dessus) indique la distance du sujet au foyer et le rapport de reproduction, soit 1:1 si le sujet est à 19 cm, 1:2 si le sujet est à 23 cm, etc.

Le « 1:1 »

C’est le mode de la macrophotographie au sens restreint du terme, c’est-à-dire lorsque la taille de l’image du sujet sur le capteur correspond exactement à la taille réelle de ce sujet (d’où l’appellation « 1:1 »).

Lorsqu’on tourne le sélecteur à « 1:1 », celui-ci ne reste pas là mais revient automatiquement à « 0.19m à 0.4m ». On peut choisir de le mettre manuellement sur n’importe quelle autre plage de distance.

Il est à noter que la distance de mise au point est celle qui sépare le sujet du capteur (et non de l’extrémité avant de l’objectif). Compte tenu des dimensions de l’objectif (8,2 cm de longueur) et de l’espace entre le capteur et l’arrière de l’objectif (soit 2 cm), la mise au point en mode macro se fait lorsque le sujet est à 19 cm du capteur, ce qui signifie à 8,8 cm du devant de l’objectif.

Dès qu’on a choisi ce mode, la moindre modification de la mise au point fait en sorte qu’on cesse d’être en mode macro. Par exemple, si on tourne la bague striée de l’objectif, c’est foutu.

Voilà pourquoi l’appareil doit absolument être en mode manuel. Autrement, dès qu’on appuie sur le déclencheur, l’appareil tente automatiquement de faire une nouvelle mise au point — quelque part dans la plage de distance indiquée par le sélecteur — et cessera alors d’être en mode macro.

Mais que fait-on si on n’est pas satisfait de l’image qu’on voit dans le viseur ou sur l’écran arrière de l’appareil ? Il faut déplacer le sujet ou l’appareil. Il n’y a pas d’autre alternative.

Les étapes à suivre pour faire de la macrophotographie sont donc les suivantes :
— mettez votre appareil en mode manuel,
— donnez la priorité à l’ouverture du diaphragme,
— choisissez la profondeur de champ souhaitée en sélectionnant l’ouverture de diaphragme correspondante,
— tournez le sélecteur de plage de distance à « 1:1  »,
— effectuer la mise au point en approchant l’appareil du sujet ou l’inverse.

Tableau des profondeurs de champ en macrophotographie

Ouverture Minimum Maximum Profondeur
F/2,8 19,0 cm 19,0 cm 0,06 cm
F/4,0 19,0 cm 19,0 cm 0,08 cm
F/5,6 18,9 cm 19,1 cm 0,12 cm
F/8,0 18,9 cm 19,1 cm 0,16 cm
F/11,0 18,9 cm 19,1 cm 0,23 cm
F/16,0 18,8 cm 19,2 cm 0,33 cm
F/22,0 18,8 cm 19,2 cm 0,47 cm


 
La macrophotographie

Nous avons vu précédemment les résultats obtenus avec le M.Zuiko 60mm en tant que téléobjectif ordinaire. Mais comment se comporte-il en macrophotographie ?

Les deux photos ci-dessous représentent un gros plan d’une aile de papillon prise par le M.Zuiko 60 mm. Dans la première, publiée ici telle quelle, c’est-à-dire sans aucune amélioration, j’ai ajouté un rectangle rouge qui correspond à la partie de l’image qui est ‘zoomée’ à 100% dans la deuxième.

Aile d’un papillon
Détail de l’aile du papillon

Vous noterez que les écales de l’aile du papillon sur les côtés de l’image sont un peu floues. Ce n’est pas parce que l’objectif manque de netteté en périphérie : c’est simplement parce que j’ai centré la région de l’image la plus nette.

Et il suffit d’un rien pour qu’une partie du sujet ne soit pas au foyer, en raison de l’étroitesse de la profondeur de champ.

Afin de contourner cette difficulté, dans la photo ci-dessous, j’ai diminué l’ouverture du diaphragme à F/11 afin de maximiser la profondeur de champ, ce qui a eu pour effet de faire grimper l’ISO à 6400.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Un flash d’appoint ?

Lorsqu’on photographie de très près un sujet minuscule susceptible de bouger, une vitesse d’obturation rapide est nécessaire. De plus, la lumière qu’il réfléchit est souvent insuffisante à maintenir l’ISO bas. D’où l’intérêt d’utiliser un flash.

Ne comptez pas sur le flash intégré à votre appareil photo; en photographie rapprochée, l’objectif lui-même ferait de l’ombre au sujet.

Une première solution est d’utiliser un flash annulaire à DEL, habituellement vendu entre 60$ et 120$ (de 40 à 80 euros). Ces flashs viennent avec des bagues adaptatrices destinées à visser le flash à l’ouverture de votre objectif.

Aucun flash annulaire présentement sur le marché n’a de bague de 46 mm. Puisqu’ils ont tous des bagues de différents diamètres dont une de 52 mm, il suffit de vous procurer — pour environ 3$ ou 2 euros — une bague adaptatrice 46-52 (qu’on appelle en anglais 46 to 52 mm Step-up Ring) pour que votre flash annulaire s’adapte parfaitement au M.Zuiko 60mm.

Photographie rapprochée, à main levée, au flash annulaire

On peut également utiliser un flash traditionnel, couplé à un diffuseur de lumière. C’est ainsi que travaille le photographe australien Mark Berkery.

Conclusion

On aurait bien tort de considérer le M.Zuiko 60mm Macro comme un objectif qui n’est utile qu’en macrophotographie. En réalité, c’est un objectif remarquable par sa netteté et son bokeh crémeux lorsqu’on l’utilise en tant que téléobjectif ordinaire.

Toutefois, en mode macro, l’étroitesse de sa profondeur de champ — toujours moindre que cinq millimètres — le limite aux sujets où cela est souhaitable (en entomologie, c’est-à-dire dans l’étude des insectes, plutôt qu’en botanique, par exemple).

Pour terminer, le néophyte doit savoir que rater une photo est une chose normale en photographie très rapprochée… du moins lorsque le sujet est un être vivant incontrôlable.

À titre d’exemple, je rate plus de 90% de mes mes photos de papillon. Si les photos publiées sur ce blogue sont réussies, c’est qu’elles sont la crème de la crème parmi les milliers photos de papillon que j’ai prises.

Ceci étant dit, en obtenir d’aussi bonnes n’est pas compliqué. N’importe quel utilisateur du M.Zuiko 60mm Macro peut faire pareil; il lui suffit de s’armer d’un peu de patience. Les résultats assurés qu’il obtiendra récompenseront ses efforts.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs OM Zuiko 50 mm Macro F/3,5 (les 1re, 3e et 5e photos) et le M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/11,0 — ISO 500 — 50 mm
2e photo  : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 2500 — 60 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/11,0 — ISO 6400 — 50 mm
4e photo  : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 400 — 60 mm
5e photo  : 1/125 sec. — F/11,0 — ISO 4000 — 50 mm
6e photo  : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 60 mm
7e photo  : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 60 mm
8e photo  : 1/60 sec. — F/11,0 — ISO 6400 — 60 mm
9e photo  : 1/160 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 60 mm

Autres textes relatifs à des objectifs photographiques :
La photo 3D avec l’Olympus OM-D e-m5
L’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8
L’objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 : premières impressions
L’association du M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 et du multiplicateur de focale MC-14 en proxiphotographie
Le Daguerreotype Achromat 64 mm F/2,9 Art Lens
L’objectif Helios 40-2 85 mm F/1,5 sur appareil m4/3


Pour voir tous les textes de ce blogue illustrés de photos réalisées avec cet objectif, veuillez cliquer sur ceci

L’objectif M.Zuiko 60mm Macro
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37 commentaires à L’objectif M.Zuiko 60mm Macro

  1. Eric dit :

    Bonjour Jean-Pierre,

    Merci pour ces précieux renseignements pratiques et techniques sur le 60mm macro d’Olympus que je compte m’offrir pour Noël.

    Je fais surtout de la photo de paysage mais le « petit » m’a plu à chaque fois que je m’y suis penché !

    Je reviendrai voir votre blog ainsi que les articles et images que j’ai seulement survolé aujourd’hui !!

    Bonne continuation et à bientôt.

    Eric

    • Il ne fais aucun doute que cet objectif vous fera un très beau cadeau pour Noël.

      Rappelez-vous cependant que l’angle de vision de ce téléobjectif n’est que de 20 degrés. Ce téléobjectif peut donc enregistrer une petite partie d’un paysage mais il n’est pas l’objectif de choix pour en prendre une vue d’ensemble.

      Mon blogue est structuré de manière à ce qu’on peut parcourir sélectivement les articles illustrés de photos prises avec un objectif (parmi ceux que j’ai utilisés). Il suffit d’effecter une recherche basée sur sa distance focale (par exemple, 60mm, sans espace) : http://jpmartel.quebec/?s=60mm

      La seule exception à cette règle, c’est le M.Zuiko 45 mm. Dans ce cas précis, afin d’éviter de voir les photos prises avec le Lumix 14-45mm, la recherche doit s’effectuer sur  45mm : http://jpmartel.quebec/?s=%26nbsp%3B45mm

  2. Eric dit :

    Bonjour Jean-Pierre
    Merci pour les infos complémentaires
    Je compte utiliser le 60mm juste pour la macro et le portrait
    Les bokehs vus sur votre site me laisse sans voix
    Et les images sont magnifiques
    J’ai visité un peu le blog
    J’ai moi aussi un 14-45 Pana sur mon olympus EM10 pour le paysage,cet objectif est vraiment bien.
    Par contre ce sera un boitier EM5 pour le 60mm

    Au fait je suis de Besançon dans l’Est de la France
    Je me suis rendu au Quebec en 1980.
    Beau pays que le vôtre et de grands souvenirs!!

  3. Adelaide dit :

    Bonjour,
    je suis à la recherche d’un objectif macro pour mon Panasonic GX7, stabilisé. L’Olympus me tente beaucoup. Je souhaiterais savoir si vos photos ont été retouchées (postraitement) ou si vous les avez publiées telles que vous les avez prises. Je les trouve magnifiques ! supers bokehs !

    • Les photos que je prends avec le M.Zuiko 60mm sont presque toujours recadrées puisque prises en 4:3 et rarement publiées dans ce format.

      Il est rare que mes photos soient publiées telles quelles.

      Le post-traitement varie selon qu’il s’agit du sujet ou de l’arrière-plan.

      À part une augmentation de la netteté des parties du sujet qui sont déjà au foyer, je n’y touche pas. Je ne tente jamais d’augmenter la netteté de ce qui est hors foyer.

      Pour ce qui est du bokeh, il m’arrive souvent d’y enlever le grain ou d’y augmenter la vibrance. Exceptionnellement, il m’arrive, au contraire, d’atténuer l’intensité des couleurs du bokeh lorsque celui-ci entre en compétition avec le sujet principal de l’image.

      Rarement, il m’arrive de vigneter subtilement l’arrière-fond si le sujet s’y prête.

      Ceci étant dit, je vous propose un jeu. Choisissez une de mes photos vous semble trop belle pour être vraie : en réponse, j’en publierai la version originale, sans aucun post-traitement (sauf la recompilation à une taille publiable sur ce blogue). Vous pourrez alors comparer…

      Sur ce blogue, voici la liste de tous les textes illustrés par au moins une photo prise avec le M.Zuiko 60mm :
      //jpmartel.quebec/?s=60mm

      Qu’en dites-vous ?

      Si vous choisissez de ne pas participer à ce jeu, je profite de l’occasion pour vous remercier pour votre commentaire.

  4. Adelaide dit :

    Bonjour,

    Je vous remercie pour votre réponse.

    Je choisis la photo du papillon Héliconius érato petiverana, photo de face. Je veux bien effectivement voir ce que donne l’originale, juste pour avoir une idée de ce que peux faire cet objectif.

    Attention je ne dis pas que vos photos sont trop belles pour être vraies mais je pense que le post-traitement à outrance ne permet pas à quelqu’un qui veut acheter tel ou tel objectif de se rendre compte de ses performances.

    Je vous remercie pour votre aide.

    • Vous avez tout à fait raison.

      Le but de ce texte est d’expliquer comment utiliser efficacement le M.Zuiko 60mm. Si les images qui l’illustrent — ou si les images publiées ailleurs sur ce blogue — idéalisent grossièrement le résultat obtenu avec celui-ci, cela induit en erreur l’acheteur qui songe à se le procurer.

      Voilà pourquoi je suis heureux de rencontrer enfin une personne qui ose exprimer un scepticisme de bon aloi.

      Dans la version originelle ci-dessous, rien, mais absolument rien n’a été ajouté, retranché ou modifié dans l’image. C’est le fichier brut dont simplement la taille a été réduite.

      Version originelle (cliquez pour agrandir)
      Version publiée (cliquez pour agrandir)

      En gros, la version publiée est simplement l’image originelle, légèrement pâlie et recadrée. Même la petite poussière blanche sur son antenne droite n’a pas été enlevée.

      Ceci étant dit, je ne crois pas qu’un seul exemple puisse trancher cette question. Si jamais vous souhaitez choisir un autre exemple, je serais heureux de répéter ce jeu que je trouve très amusant et, je l’espère, instructif.

      Qu’en pensez-vous ?

      • Adelaide dit :

        Je vous remercie d’avoir consacré une partie de votre temps à répondre à mes interrogations. Je suis convaincue que cet objectif est excellent pour la macro.

        Je vais donc le choisir pour mon cadeau de fête des mères !

        Encore merci ; et je vais continuer à lire vos articles qui sont passionnants.

        Seul souci : je me suis inscrite avec mon adresse mail pour être informée sur les nouveaux articles et pour avoir les réponses à mes questions, mais je ne reçois rien. Je suis obligée de me connecter sur votre blogue pour en prendre connaissance.

        Est-ce normal ?

      • Je ne sais pas si c’est normal.

        En tant que responsable du blogue, je suis informé par WordPress de tout ce qui s’y passe.

        Par ailleurs, je sais que les abonnés sont avisés de la publication de tout nouvel article.

        Mais il est possible que WordPress n’informe pas les participants des réactions aux messages qu’ils adressent sur le blogue.

        Désolé de ne pouvoir vous fournir une meilleure réponse.

  5. sandy39 dit :

    Bonjour à Tous,

    Il y a longtemps que j’aurais dû jouer… avec la technique ! J’aurais dû être objective, depuis longtemps… car vous m’auriez consacrée, encore plus de temps !…

    A part cela, je ne peux vous dire si, j’aurai, Dimanche, un cadeau de Fêtes des Mères…

  6. Trangsene dit :

    Bonjour,

    Tout d’abord merci pour vos articles bien plus instructifs que des soit-disant tests que l’on peut trouver sur Internet.

    Je cherche un objectif orienté portrait de nouveau né pour avoir des beaux flous d’arrière plan et j’hésite beaucoup entre le M.Zuiko 45 et 60 mm.

    La MAP mini de 50 cm du 45 me fait hésiter. J’aimerai pouvoir m’approcher sans avoir à recadrer. Mais je me dis que je risque aussi d’avoir une zone de netteté trop courte avec le 60.

    Auriez-vous un conseil à me donner ?

    Merci d’avance.

    • La profondeur de champ ne dépend que de trois facteurs; la distance focale, l’ouverture du diaphragme et la distance de mise au point.

      Avec n’importe quel objectif, obtenir plus de profondeur de champ, cela n’est jamais un problème; on diminue l’ouverture du diaphragme et on laisse monter l’ISO.

      Les difficultés naissent lorsqu’on désire en avoir moins.

      À leurs ouvertures maximales respectives, le M.Zuiko 60mm F/2,8 donne à peu près la même profondeur de champ que le M.Zuiko 45mm F/1,8. À 50cm de distance du sujet, c’est 0,6cm pour les deux. À un mètre, c’est 2,2cm vs 2,5cm. À deux mètres, c’est 9,2cm vs 10,3cm. Bref, du pareil au même.

      Évidemment l’angle de vision est un peu plus étroit avec le 60mm et c’est un objectif moins lumineux. Entre les deux, je choisirais le 45mm parce qu’il est plus lumineux (pour la pénombre des chambres à coucher de bébé) et qu’il vous permet, si vous le désirez, de le photographier d’un peu plus près (en raison de son angle de vision).

      Allez-vous obtenir ces flous d’arrière-plan aussi extraordinaires qu’avec mes photos de papillons ? C’est impossible.

      Mes photos de papillon sont réalisées dans un contexte idéal pour obtenir un bokeh crémeux: le sujet est très près (environ 20cm) et l’arrière-fond est habituellement éloigné.

      Dans le cas de portraits d’un bébé, ce flou sera bien, mais pas aussi extraordinaire, que ce soit avec le 45mm ou le 60mm.

      Pour en obtenir des merveilleux, il faut le M.Zuiko 75mm F/1,8 (dont l’angle de vision est étroit, ce qui vous oblige à photographie de plus loin) ou le PanLeica 42,5mm F/1,2. Ce dernier est cher et lourd, mais idéal pour le portrait.

      • Trangsene dit :

        Réponse rapide et très précise !
        Merci beaucoup 🙂

      • Trangsene dit :

        Petit doute sur ce point :

        À leurs ouvertures maximales respectives, le M.Zuiko 60mm F/2,8 donne à peu près la même profondeur de champ que le M.Zuiko 45mm F/1,8. À 50cm de distance du sujet, c’est 0,6cm pour les deux.

        Oui mais la map mini du 60mm est de 0,19. Donc en permettant d’être plus près, est-ce qu’on ne gagne pas un peu en flou ou c’est annulé par l’ouverture max à 2,8 ? :-/

      • Oui mais la map mini du 60mm est de 0,19. Donc en permettant d’être plus près, est-ce qu’on ne gagne pas un peu en flou ou c’est annulé par l’ouverture max à 2,8 ?

        Parce que c’est un objectif macro, on peut photographier de beaucoup plus près avec le M.Zuiko 60mm qu’avec le M.Zuiko 45mm.

        Mais avez-vous sérieusement l’intention de faire de la macrophotographie ou de la photographie rapprochée avec votre bébé ?

        Si oui, le choix est simple; prenez le M.Zuiko 60mm.

        Mais si votre intention est du faire du portrait, que vous choisissiez un objectif ou l’autre, en raison de leur angle de vision étroit, vous serez toujours au-delà de la distance minimale de mise au point (MAP) de 50cm (celle du M.Zuiko 45mm).

      • JP dit :

        Bonjour,

        Je me greffe sur la discussion.

        J’hésite aussi pour m’acheter un nouvel objectif. J’aime faire des portraits serrés en rentrant dans le visage. En 24×36 (NDLR: C’est-à-dire en plein format, en photo numérique) je préférais le 105 au 85 trop limité qui ne me permettait pas de m’approcher.

        Pourquoi pas dans ce cas envisager le 12-40mm à ouverture constante 2.8 qui sera plus polyvalent et qui a une mise au point rapprochée de 0,2m ?

        Certes il est assez cher. C’est ce qui me fait reculer mais la qualité a l’air au rendez-vous.

      • Pourquoi pas dans ce cas envisager le 12-40 mm à ouverture constante 2.8 qui sera plus polyvalent et qui a une mise au point rapprochée de 0,2 m ?

        Le M.Zuiko 12-40 mm est en effet un objectif polyvalent qui peut servir à faire du portrait, de préférence à des longueurs focales comprises entre 25 et 40 mm.

        À une distance focale comprise entre 12 mm et 25 mm, n’importe quel objectif µ4/3 est sujet à une distorsion géométrique qui aura pour effet de gonfler les joues du visage photographié de près.

        Mais rappelez-vous que Trangsene cherche un objectif qui crée également de beaux flous d’arrière plan. Or ceux du M.Zuiko 12-40 mm, même à des longueurs focales comprises entre 25 et 40 mm, sont biens sans être remarquables.

      • Trangsene dit :

        Merci pour vos retours. Effectivement pour l’instant j’utilise le 14-42 3,5-5,6 et je me rends compte que je prends surtout mes photos de nouveau né à 42mm 5,6 souvent au plus près possible pour n’avoir que le visage et un peu les mains. Je crois que le 45 ne conviendra pas à mes envies de cadrage serré. Je vais regarder du côté du 60. Le 12-40 à ouverture constante me fait évidemment envie mais son prix reste dissuasif et je n’en ai vu aucun en occasion.

  7. Adelaide dit :

    Bonjour
    J’ai finalement acquis cet objectif mais je trouve que mes photos ne sont pas nettes. Certainement que je l’utilise très mal donc je souhaiterai savoir quel sélecteur de plage de distance vous avez utilisé pour photographier ces papillons ? Et notamment le premier papillon de l’article.

    • Jean-Pierre Martel dit :

      En photographie rapprochée, je n’utilise que deux plages de distance; ‘de 0,19 à 0,4m’ et de ‘0,4m à l’infini’.

      Puisque je ne traine pas de galon à mesurer avec moi, le choix de la plage se fait au pif; le sujet est-il très près, ou pas tant que ça ?

      La photo d3234136 a été prise de très près. Je me suis donc servi de la plage de distance ‘de 0,19 à 0,4m’.

      Toutefois, lorsqu’une photo rapprochée n’est pas parfaitement nette, ce n’est presque jamais à cause d’un mauvais choix de place de distance.

      Lorsqu’on évalue incorrectement la distance du sujet, l’appareil fera la mise au point sur quelque chose d’autre mais ne franchira pas les limites de distance que vous lui imposez. S’il ne trouve rien, il préfèrera prendre une photo complètement floue puisque cela pourrait être ce que vous désirez.

      De nos jours, les appareils photo sont très habiles à déceler les visages humains mais sont pris au dépourvu lorsqu’il s’agit de faire la mise au point automatique sur des yeux de papillons ou sur le pistil d’une fleur.

      Conséquemment, en entomologie, le pourcentage de photos ratées est très élevé.

      Depuis quatre ans, j’ai visité Papillons en liberté à 84 reprises. À chacune de ces visites, j’ai pris environ deux-cents photos. Ce qui fait un total approximatif de 16 800 photos. Or il ne m’en reste que 447, soit 2,6%.

      Cela signifie qu’en entomologie, je détruis plus de 97% des photos que prends.

      Ne soyez pas surprise si votre ratez beaucoup de photos, c’est normal. Le truc en entomologie est d’en prendre des tonnes et de choisir les meilleures.

  8. Denis dit :

    Bonjour
    Quel flash annulaire leed utilisez-vous ?
    Il y a du choix sur le Net. Il y a certainement du bon et du moins bon.
    Merci d’avance pour la réponse
    Cdt

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Je possède deux flashs annulaires à DEL. Mais je ne me sers presque jamais ni de l’un ni de l’autre.

      J’ai bien réussi un très petit nombre de photos au flash mais je n’ai pas l’expérience suffisante pour me qualifier à titre d’expert à ce sujet.

      Désolé…

  9. Je viens de m’acheter le Olympus 60mm F2.8 Macro et…. je découvre votre blog en même temps. J’ai trouvé quelques piste sur votre blogue, mais j’ai tout à apprendre sur cette lentille !

    J’ai une Olympus EM-5 Mark11, la 14-40mm qui est venu avec et une 14-150 avec laquelle j’ai fait une tournée en Toscane en 2013. Je suis membre de 2 clubs de Photo à Gatineau au Québec d’où je vous écris.

    Comment puis-je trouver vos articles précédents, j’aime bien votre attitude vis-à-vis vos lecteurs.

    • Jean-Pierre Martel dit :

      À part faire défiler à la queue leu leu les 1 600 articles du blogue de haut en bas, les lecteurs ont quatre outils pour effectuer une recherche; la boite de saisie ‘Rechercher le texte…’, la liste déroulante des catégories, celle des mois de publication (la moins utile) ou en cliquant sur un des mots-clés.

      Puisque vous venez d’acquérir un appareil µ4/3, vous avez à votre disposition une foule d’objectifs compatibles. Ils sont tous au moins bons. Quelques-uns sont exceptionnels. Et vous serez sans doute tentée d’acheter l’un ou l’autre d’entre eux pour compléter votre collection.

      Je vais donc vous révéler un secret. On trouve sur ce blogue des milliers exemples de photos prises avec des objectifs µ4/3.

      Pour trouver les textes illustrés de photos prises exclusivement avec un seul objectif, il suffit d’effectuer une recherche basée sur sa distance focale suivie de ‘mm’ sans faire d’espace entre les deux. Par exemple, pour le M.Zuiko 60mm F/2,8, il faut faire la recherche sur ‘60mm’.

      Pour les textes illustrés de photos prises avec différents objectifs, dont le M.Zuiko 60mm, il faut faire ’60 mm’ (avec un espace).

      L’outil de recherche étant imparfait, il est possible que des textes sans rapport se glissent dans la série. Malgré cette imperfection, ce n’est pas si mal.

      Pour terminer, je vous souhaite la bienvenue sur ce blogue et j’espère que vous y trouverez de nombreux articles qui vous intéresseront.

  10. DELAIRE Claude dit :

    Bonjour Jean-Pierre,
    Déjà 3 ans que je m’éclate avec mon E-M1 et l’objectif 12-40, mais aussi 3 ans que je rêve de macro et de l’objectif M Zuiko 60 mm macro.
    Je l’ai reçu hier et je me suis empressé de rechercher des informations complémentaires par rapport à la documentation Olympus… Et je suis tombé sur ton blog que j’ai trouvé très instructif et passionnant de bout en bout.
    Pour en arriver à la macro, tu préconises un flash annulaire que je peux en effet trouver pour le prix que tu indiques avec une bague adaptatrice. Mais tous les détails que j’ai vu indiquent que ces flashs annulaires se connectent tous sur un flash en place sur l’appareil. Il n’y a donc pas possibilité de connecter directement le flash annulaire sur l’appareil lui même ???
    Merci de ton avis éclairé.
    Claude

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Excellente question.

      Tous les flashs annulaires sont en deux parties.

      Il y a d’abord l’anneau de lumières à DEL qu’on visse à l’objectif à l’aide d’une bague adaptatrice.

      Puis, relié à cet anneau par un cordon torsadé, il y a le réservoir à piles qu’on glisse sur la griffe (en anglais, hot shoe) située sur le dessus de votre appareil OM-D e-m1.

      Or c’est par le biais de cette griffe que votre appareil transmet l’ordre d’activation au réservoir. En s’exécutant, celui-ci envoie le bref jet d’électricité nécessaire à provoquer l’éclair lumineux.

      Selon le modèle, l’éclairage pourra aussi être soutenu (plutôt qu’un éclair) ou illuminer un côté ou l’autre de l’anneau.

      • DELAIRE Claude dit :

        Bonjour Jean-Pierre

        Depuis votre réponse en date du 3 mai dernier, je ne sais pas comment, mais je n’ai pas vu votre réponse parfaitement claire que je découvre aujourd’hui.
        … Et je tenais particulièrement à vous en remercier.
        Encore merci
        Claude

      • Jean-Pierre Martel dit :

        Vous êtes la deuxième personne à me signaler un problème au sujet de la parution des nouveaux commentaires.

        En réponse à la première plainte, j’ai supprimé, il y a quelques semaines, la cause présumée du problème (la cache en mémoire du serveur du blogue). Si le problème est réglé (comme je l’espère) cela expliquerait pourquoi ma réponse du 3 mai s’affiche correctement maintenant.

        Pour ce qui est de vos remerciements, je suis heureux de vous avoir été utile.

  11. berger dit :

    Bonsoir, voilà j’ai acheté un Olympus OM-D E-M10 markII et un M.Zuiko digital ED 60mm f2.8 macro ( j’ai toujours eu pour rêve de faire des photo d’œil humain de très près) et le soucis c’est que je débute vraiment dans la photo ^^ (1 mois pas plus) et je galère un peu pour les réglages et faire des photo nettes et jolie (pour bien faire ressortir le motif de l’iris ainsi que ses couleurs..) des petites astuces a me proposer?
    Merci et bonne soirée a vous!
    Loïc

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Pour un débutant, vous voilà très bien équipé, monsieur Loïc.

      Votre idée est excellente; l’œil humain est un bon sujet pour de la macrophotographie véritable puisque sa taille est proche de celle du capteur de votre appareil.

      Mes suggestions ?

      Une pièce très bien éclairée pour que la pupille ne soit pas trop dilatée.

      Le sujet devrait être immobile (le menton sur une table, par exemple).

      Votre OM-D devrait être en mode manuel, monté sur trépied. Dans l’exemple d’un sujet ayant la tête sur la table, votre appareil pourrait être monté sur un petit trépied de table.

      Puis placez le sélecteur de plage à « 1:1 ». Approchez votre appareil jusqu’à ce que l’iris semble au foyer.

      Prenez plusieurs photos consécutives en modifiant très, très, très légèrement la distance.

      Répéter l’exercice en modifiant l’ouverture du diaphragme de façon à avoir différentes profondeurs de champ puisque l’iris de l’œil se froisse lorsque la pupille se contracte.

      Après avoir remercié votre sujet pour sa patience, chargez vos photos sur votre ordinateur et choisissez celle où l’iris est exactement au foyer.

      Voilà ce qui me vient à l’esprit.

      Bonne chance !

      • berger dit :

        merci pour tous vos conseils je les appliqueraient au mieux que je pourrais! aussi je me demandais comment faire pour limiter les reflets de l’extérieur qui apparaissent sur les photos? histoire d’avoir une image de l’iris bien ronde sans trop de « pollution lumineuse » qui mordrait sur le contour de celui ci. Encore merci

      • Jean-Pierre Martel dit :

        En raison de la courbure de la cornée, je doute qu’il soit possible d’éliminer totalement l’empreinte de la source lumineuse.

        Toutefois, vous pouvez la minimiser en faisant en sorte que la source lumineuse soit très concentrée, de manière à ce que le point lumineux soit le plus petit possible.

  12. solange dit :

    contente d’avoir découvert vos explications claires nettes et précises. Je vais essayer d’apprivoiser cet objectif olympus 60 mm, prometteur. Sans vraiment bien le maîtriser j ai obtenu une ou deux photos satisfaisantes parmi un grand nombre de clichés. A présent je vais pouvoir m’améliorer, du moins je reprends de l’espoir. Merci du partage.
    Solange

  13. sandy39 dit :

    QUATRE MOIS POUR UNE REPONSE !

    Si je m’étais trouvée dans ce cas, j’aurais été désespérée et, serais, probablement, partie voir ailleurs… Car je crois bien que c’était Moi la première personne à me plaindre… parce que je ne voudrais pas vous harceler avec des décolletés plongeants ! Voilà 6 ans, maintenant…

    (vous remonterez plus haut sur la page)

    • Jean-Pierre Martel dit :

      En effet, vous étiez la première personne à signaler ce problème.

      Je crois l’avoir réglé peu après. Est-ce le cas ? En d’autres mots, au sujet de vos messages récents, avez-vous toujours ce problème ou semble-t-il avoir été corrigé ?

  14. sandy39 dit :

    Puisque mon point de vue devançant toujours tout le monde est devenu le plus important… je dirais que ça marche pas mal… Sinon, je réclame !

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