Vienne — Le Palais impérial (sauf le Neue Burg)

16 janvier 2012

 

 
Le Palais impérial est un ensemble hétéroclite d’édifices construits à différentes époques et juxtaposés sans ordre apparent. Nous avons vu précédemment la plus récente et la plus imposante de ses annexes, soit le Nouveau palais impérial (ou Neue Burg) : le diaporama ci-dessus présente les autres bâtisses de ce complexe palatial.

L’Albertina


 
Notre visite débute par la partie sud, en forme de « V ». Cette pointe loge un musée appelé Albertina en l’honneur du duc Albert de Saxe-Teschen, qui y a habité. On peut y voir quelques centaines de photos parmi les 70,000 que possède le musée. On y trouve également une cinémathèque.

Les étages supérieurs sont occupés par des expositions temporaires et par sa collection de toiles figuratives du XIXe et XXe siècles. Au moment de ma visite, on y présentait l’exposition « De Monet à Picasso ».

L’Albertina possède également la plus importante collection au monde d’estampes (près d’un million), et de croquis (60,000). Quelques fac-similés de cette collection servent à décorer les murs des salles, comme ces deux dessins d’Albrecht Dürer (Le Lièvre et Mains jointes d’un apôtre). Le musée possède 145 esquisses et desseins de Dürer (la plus grande collection jamais réunie), 43 de Raphaël, 70 de Rembrandt et 150 de Schiele, entre autres.

Les appartements du duc Albert sont de remarquables exemples de décoration intérieure néo-classique, néo-rococo (de 1:01 à 1:08) et néo-renaissance (de 1:09 à 1:39). De 2:03 à 2:06, on remarquera ce cabinet dont les murs et les plafonds sont entièrement recouverts de feuilles d’or. Les murs de presque toutes les autres pièces sont tapissés de brocart.

L’église des Augustins


 
Plus au nord, adjacent à l’Albertina, on trouve l’église des Augustins (de 2:42 à 3:08), bâtie en 1339. En entrant, à droite, on peut voir (à 2:48) le cénotaphe poussiéreux de forme triangulaire, en marbre blanc, de l’archiduchesse Marie-Christine, épouse d’Albert de Saxe-Teschen.

Certains dimanches, le culte religieux s’accompagne d’une messe de Haydn ou de Schubert. À 3:01, on voit les Chevaliers et Dames de l’ordre du Saint-Sépulcre qui assistaient à une de ces messes solennelles.

La sortie de l’église donne sur la Place Joseph, au centre de laquelle est située une statue de Joseph II habillé en empereur romain (3:10). Cette statue date de 1806.

La Prunksaal


 
Au fond de cette place, se trouve l’entrée de la grandiose Prunksaal, ou Salle d’apparat de la Bibliothèque nationale (de 3:24 à 4:16). Longue de 77 mètres, cette salle a été conçue par J.B. Fischer von Erlach et complétée par son fils après le décès de l’architecte.

Elle possède 2,6 millions de livres, 35 000 manuscrits et 100 000 papyrus. Les fresques en trompe-l’œil qui la décorent sont l’œuvre de Daniel Gran (en 1730) : elles furent restaurées en 1769 par Franz-Anton Maulbertsch.

La statue située en plein centre est celle de l’empereur Charles-VI, commanditaire de la bibliothèque.

L’École d’équitation espagnole


 
Un passage vers le nord permet d’apercevoir, à droite, la cour carrée des Écuries impériales (4:26). Construit en 1558, cet édifice était originellement une résidence royale. De nos jours, c’est là que sont logés et nourris les chevaux blancs de l’École d’équitation espagnole dont les spectacles se déroulent dans une ancienne salle de bal (ci-dessus) située à proximité.

C’est dans cette dernière qu’eut lieu en 1810 le dîner de noce (par procuration) de Marie-Louise (la fille ainée de l’empereur d’Autriche) et de Napoléon Bonaparte. En France, ce mariage fit scandale parmi les plus ardents révolutionnaires.

De 4:41 à 4:45, c’est l’ancienne pharmacie impériale. Attenante aux écuries, elle est devenue un magasin de souvenirs et un casse-croute.

La Porte Saint-Michel


 
De tous les endroits qui permettent d’entrer dans le Palais impérial, la Porte Saint-Michel constitue l’entrée officielle du palais. Ses extrémités sont décorées de fontaines (de 4:50 à 4:53) qui représentent la gloire maritime et terrestre de l’Autriche. Son dôme en cuivre orné d’or surplombe un vestibule en rotonde qui mène aux appartements impériaux (5:00).

Après avoir franchi ce vestibule vers l’ouest, on entre dans la plus grande des cours intérieures du palais (5:09) : c’est la Cour d’honneur. Au milieu de celle-ci se dresse la statue de François 1er d’Autriche. Au nord, cette cour est bordée par le palais de l’impératrice Amélie, bâti en 1575 mais remanié au XVIIe et XVIIIe siècle.

Les appartements impériaux


 
Au milieu du côté oriental de la cour se trouve une autre entrée des appartements impériaux. La collection de porcelaine et d’argenterie du palais est présentée au rez-de-chaussée (à partir de 5:32). Précisons que de 6:09 à 6:13, il s’agit d’un centre de table (ou plus exactement un « surtout ») en bronze doré, créé en 1838, et dont les diverses sections totalisent une longueur de 33 mètres.

Des appartements impériaux proprement dits (soit ceux habités privément par François-Joseph 1er et son épouse), la vidéo ne montre (de 6:44 à 6:53) qu’un très bref aperçu de l’exposition consacrée à l’impératrice Sissi.

Le trésor impérial


 
De 6:58 à 7:43, c’est la visite du trésor des Habsbourg, réparti dans vingt-et-une salles. On y trouve la couronne impériale actuelle (ci-dessus) et celle (à 7:22) créée pour le couronnement d’Othon le Grand en 962 et qui fut utilisée au Moyen-âge pour le couronnement des empereurs germaniques qui suivirent.

La chapelle impériale


 
Le côté sud de la Cour d’honneur est percé de la porte des Suisses (à 7:50), créée en 1522. De style renaissance, cette ouverture permet d’accéder à une autre cour intérieure (appelée Cour des Suisses) par laquelle on doit passer pour aller à la très sobre chapelle impériale (de 8:07 à 8:26). C’est dans cette église qu’a lieu la messe chantée par les Petits chanteurs de Vienne à 9h15, les dimanches de mi-septembre à la fin juin.

Puis une ouverture percée dans le coin sud-ouest de la Cour d’honneur permet d’aller au Nouveau palais impérial (dont nous voyons une partie de l’arrière à 8:45).

L’Orangerie


 
Nous terminons cette visite par l’orangerie Art nouveau du Jardin de la ville. La partie gauche de l’édifice est une serre à papillons alors que le reste est un restaurant. L’orangerie longe le côté ouest de l’Albertina, bouclant ainsi notre visite du Palais impérial.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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4 commentaires

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Vienne (5e jour)

26 septembre 2011

Après le déjeuner à l’hôtel, je prends le métro en direction de la chapelle de l’ancien palais royal afin d’assister à 11h à la messe, chantée tous les dimanches par les Petits chanteurs de Vienne. Normalement il faut réserver des semaines à l’avance. Mais sait-on jamais…

C’est complet et de toute manière, la messe est terminée (elle commençait à 9h). Je visiterai la chapelle plus tard dans la journée. Elle est très sobre. De plus, je n’y ai pas vu d’orgue : je présume donc que les Petits chanteurs y chantent à capella (c’est-à-dire sans accompagnement instrumental).


 
Pour l’instant, je visite la collection d’argenterie et de porcelaines de la cour. On peut y admirer le plateau ci-dessus, en bronze doré. Ses sections totalisent 33 mètres de long. Garni de fruits et de fleurs, il décorait le centre de la table.


 
La porcelaine est ravissante et variée. Elle illustre le niveau d’expertise et la créativité des artisans de l’empire, de même que les goûts de leurs commanditaires. L’exposition en montre des dizaines de modèles ; des scènes mythologiques, des paysages, des fruits et des fleurs, etc.

Puis c’est la visite de la partie des appartements impériaux accessibles au public (mais qu’il est interdit de photographier). Je me faufile rapidement au travers de l’exposition consacrée à l’impératrice Elisabeth (Sissi, pour les intimes), qui présente le moindre de ses objets quotidiens, ses bijoux (ou leurs copies) et quelques robes.

Je prends quelques instants pour déambuler dans le Volksgarten (ou jardin du peuple), décoré de rosiers, et au milieu duquel des canards s’ébattent dans l’eau d’une fontaine. Des jeunes, seuls ou en couple, sont allongés au soleil sur le gazon.


 
Puis c’est la visite du Trésor royal. Parmi les centaines d’objets, deux couronnes garnies de pierres précieuses. La plus ancienne date du Xe siècle : on a longtemps cru que c’était la couronne de Charlemagne.


 
La plus récente (ci-dessus) a été fabriquée à Prague en 1602. Elle a servi au couronnement de l’empereur Rodolphe II.


 
Puis c’est la visite de la Prunksaal ou Salle d’apparat de la Bibliothèque nationale. C’est d’une beauté à couper le souffle. En cliquant sur l’image, vous en verrez une version à haute résolution (1920 x 1080 pixels).

Puis je visite l’église St-Michel, située sur la place du même nom, devant l’entrée de l’ancien palais. L’intérieur est extrêmement sombre, ce qui est propice au recueillement des fidèles mais très exigeant pour les appareils photos.

Après le repas du soir dans un restaurant italien à proximité, le traverse la Place Herbert von Karajan où Don Giovanni (de Mozart) est retransmis sur écran géant en direct de l’opéra. J’en écoute une trentaine de minutes puis je rentre à l’hôtel me coucher.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45 mm (3e et 4e photos) et objectif Lumix 7-14 mm F/4,0 (les autres photos)
1re photo : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 9 mm
2e photo  : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 160 — 14 mm
3e photo  : 1/13 sec. — F/3,5 — ISO 800 — 14 mm
4e photo  : 1/8 sec. — F/4,7 — ISO 800 — 23 mm
5e photo  : 1/15 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 10 mm


Suite : Voyage à Vienne (6e jour)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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