La paille et le plein

14 juin 2019


 
Chaque fois qu’on fait le plein d’essence, cette quantité de pétrole aurait pu servir à fabriquer des milliers de pailles de plastique.

Alors faire le plein et ne pas utiliser de pailles de plastique, c’est mieux que simplement faire le plein. Mais on est au niveau de l’insignifiance; c’est mieux que rien du tout.

C’est par le biais des guerres — toujours ruineuses — dans les pays producteurs de pétrole qu’on oblige ceux-ci à maximiser leur production pétrolière afin d’acheter de l’armement. Ce qui favorise l’excès de l’offre sur la demande d’hydrocarbures.

Cela maintient bas les prix de l’essence au profit des pays dont l’économie est très énergivore et qui sont aussi — Oh! Surprise — des pays producteurs d’armements…

En résumé, la lutte contre le plastique est nécessaire. Mais il faut s’enlever de l’esprit qu’on peut sauver la planète sans révolution.

Sur le même sujet :
L’augmentation du prix du pétrole : inévitable et nécessaire

Paru depuis :
Carter, Trump, Trudeau et les armes (2019-08-03)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les actions futiles de Greenpeace

28 juillet 2018
Puits de pétrole

En 2016, après l’adoption par la ville de Montréal d’une résolution s’opposant au passage du pipeline Énergie-Est sur le territoire montréalais, l’Albertain Ezra Levant avait entrepris une campagne de publicité accusant le maire de Montréal de préférer le pétrole ‘de la charia’.

Déjà à l’époque, le Québec n’achetait pas une goutte de pétrole d’Arabie saoudite. Qu’en est-il depuis ?

Au 30 mai 2017, nos deux principaux fournisseurs étaient les États-Unis (41%) et l’Alberta (36%). Le 23% restant se répartissait essentiellement entre l’Algérie, le Kazakhstan et le Nigéria.

Greenpeace peut bien suspendre au mât du stade olympique une banderole hostile à la production pétrolière de l’Alberta, la réalité demeure que chaque fois qu’on met un dollar d’essence dans le réservoir d’un véhicule au Québec, 36 cents financent la production de pétrole de cette province.

Le mythe entretenu par les écologistes, c’est que si on nuit à la production pétrolière, on fait augmenter le prix des hydrocarbures. Et si le pétrole devient plus cher, les consommateurs achèteront de plus petits véhicules, ce qui réduit la production de gaz à effet de serre.

En théorie, tout cela est bien joli. Mais dans les faits, si l’Alberta cessait de produire du pétrole, les stations-service du Québec s’approvisionneraient ailleurs.

Les campagnes de Greenpeace n’ont qu’un seul but : stimuler l’ardeur de ses donateurs. En somme, c’est de la poudre aux yeux.

Pour faire augmenter le prix du pétrole, il faut cesser d’élire des gouvernements nationaux qui, sous de beaux grands principes creux, provoquent des guerres dans les pays producteurs de pétrole.

En effet, toute guerre est ruineuse. Conséquemment, les conflits armés obligent les belligérants à augmenter si possible leur production pétrolière ou à l’offrir à n’importe quel prix afin de financer le conflit dans lequel ils sont engagés.

Quand avez-vous entendu Greenpeace se mêler de politique internationale ? Apparemment, cela ne le regarde pas.

De plus, ce qu’il faut faire, c’est réduire la consommation (et non la production) d’énergies fossiles. Entre autres, en favorisant le transport en commun et en consommant des aliments produits localement, quitte à modifier nos habitudes alimentaires selon les saisons.

Au Québec, la personne la plus influente à ce sujet est Valérie Plante. Dès le lendemain de son élection-surprise à la mairie de Montréal, le thème de la mobilité durable est devenu une recette à la mode pour se faire élire.

Évidemment, Greenpeace ne commet pas de geste d’éclat afin de dissuader la conduite automobile : les centaines de bouchons de circulation un peu partout dans la région métropolitaine s’en chargent.

Malheureusement, après seize ans de sous-financement du transport en commun, le millier de pannes annuelles dans le métro et le service déplorable offert par les trains de banlieue n’ont rien pour motiver les automobilistes à abandonner leurs véhicules.

Et on prévoit que ce sera comme ça pendant encore des années.

Depuis seize ans, nous avons voté pour des gouvernements en sachant qu’ils étaient pourris. Eh bien, voilà notre punition.

Malheureusement, lorsque je lis les sondages, je n’ai pas l’impression que nous avons retenu la leçon.

Références :
Banderole au Stade olympique: sept militants de Greenpeace arrêtés
Coderre accusé de préférer «le pétrole de la charia»
État de l’énergie au Québec

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 — 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 160 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le gouvernement Couillard accorde le droit d’expropriation aux pétrolières

12 décembre 2016

Introduction

Le 10 décembre 2016, sous le bâillon, l’Assemblée nationale du Québec adoptait la loi 106. Celle-ci donne aux pétrolières le droit d’expropriation.

Normalement, l’expropriation crée une obligation d’abandonner à l’État la propriété d’un bien, moyennant une indemnité, quand l’intérêt public l’exige.

Au début des années 1970, deux grands projets ont nécessité des expropriations massives : la création de l’aéroport de Mirabel (392 km²) et la création du parc national de Forillon (245 km²).

Dans son livre ‘L’expropriation du territoire de Forillon : les décisions politiques au détriment des citoyens’, l’historienne Aryane Babin explique que des centaines de familles vivaient en autarcie sur le territoire de Forillon avant la création de ce parc.

Ces familles ont été réduites à la misère par le gouvernement québécois, recevant pour leur terre à bois, leur potager, les animaux de la ferme et leur bâti (ferme et maison) une somme qui ne dépassait pas 30 000$ en dollars d’aujourd’hui.

Cette dépossession a été condamnée par tous les tribunaux auxquels les expropriés se sont adressés. Si bien que depuis, on a mis en place un certain nombre de mesures qui visent à éviter la répétition d’une telle tragédie.

En décidant de déléguer à l’entreprise privée le soin d’exproprier les territoires sur le passage du pipeline Énergie Est, le gouvernement Couillard ne fait pas que de se décharger de l’odieux d’une expropriation réalisée au bénéfice d’intérêts étrangers; il court-circuite toutes les mesures mises en place depuis Forillon.

En effet, la loi 106 ne prévoit rien qui soit destiné à encadrer le conflit d’intérêts des pétrolières, à la fois évaluatrices de la valeur d’un terrain et bénéficiaires des économies réalisées lors de son acquisition.

Concrètement, ce nouveau pouvoir accordé aux pétrolières signifie que si un citoyen refuse de vendre son terrain ou s’il demande un prix jugé excessif par la compagnie, celle-ci pourra s’en emparer de force et l’obtenir pour presque rien.

La loi 106 n’est rien de moins que la capitulation de l’État qui, au lieu de défendre le territoire national, l’offre à la convoitise irrépressible d’intérêts étrangers.

Grâce à cette loi, Trans-Canada pourra faire main basse sur tout territoire convoité et obliger leurs propriétaires à le lui céder — sous la menace d’expropriation — au plus faible prix possible.

En somme, il s’agit d’un pouvoir d’extorsion accordé légalement aux pétrolières.

Le boycottage

Le Printemps érable ne s’est terminé qu’à la suite de l’accession au pouvoir de Mme Marois.

Cette crise sociale a démontré l’inefficacité de marches de protestation contre un gouvernement libéral déterminé à parvenir à ses fins.

Voilà pourquoi je suggère un moyen nouveau, d’autant plus efficace qu’il tient compte de la vulnérabilité des partis politiques, encadrés au Québec par de strictes règles de financement.

Ce moyen nouveau, c’est le boycottage du financement populaire.

On n’a pas pris conscience de l’impact révolutionnaire de la loi sur le financement des partis politiques : celle-ci place les politiciens à la merci du peuple. Le peuple n’a plus le pouvoir uniquement au moment du scrutin : il a ce pouvoir en tout temps.

Dans ce cas-ci, il s’agit de faire cesser immédiatement toute contribution financière au Parti Libéral du Québec tant qu’il n’aura pas retiré la loi 106.

Ce qu’il faut, c’est que le mot d’ordre de boycottage se répande sur les médias sociaux, les blogues et les courriers des lecteurs, comme le feu sur une flaque de pétrole.

Le premier ministre et son cabinet ne sont que la façade derrière laquelle se cachent les véritables dirigeants du PLQ. Ceux qui mènent cette formation politique, ce sont les collecteurs de fonds. C’est à eux qu’il faut nous adresser.

Ce boycottage est le moyen ultime pour nous faire entendre d’eux.

J’invite donc les lecteurs de ce blogue à répandre le court clip vidéo ci-dessous dans les médias sociaux. À cette fin, il suffit de cliquer sur la flèche qui apparaitra dans le coin supérieur droit de la vidéo à la fin du visionnement.

Merci à l’avance.
 

 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pipeline Énergie Est : le NON ! de Montréal

22 janvier 2016

Introduction

À l’occasion d’une conférence de presse tenue le 21 janvier dernier, le maire de Montréal et le président de la Communauté métropolitaine ont annoncé conjointement l’opposition unanime des 82 villes de la région au passage du pipeline Énergie Est sur leur territoire.

Le projet Énergie Est n’entrainera que la création d’une trentaine d’emplois directs permanents. Ses retombées fiscales seront, au plus, de 45 millions$ par année pour le Québec. En contrepartie, un déversement majeur dans la région montréalaise pourrait couter entre un et dix milliards$. Il faudra donc entre vingt ans et deux siècles de revenus fiscaux pour payer le cout d’une catastrophe environnementale majeure qui pourrait survenir.

À la suite de cette annonce de cette opposition, le premier ministre de la Saskatchewan a exprimé sa colère sur son compte Twitter.

L’absence de stratégie industrielle du gouvernement canadien

Au cours de la décennie Harper, le Canada n’avait pas de stratégie de développement industriel.

Les politiques économiques du gouvernement canadien consistaient à avaliser tout investissement privé en supprimant les obstacles à sa réalisation.

L’État canadien devenait l’instrument servile de la maximisation des profits de l’entreprise, quelles qu’en soient les conséquences pour la population du pays. Les citoyens de Lac-Mégantic en savent quelque chose.

Bloqué au sud et à l’ouest, la seule issue du pétrole canadien devenait son transport vers l’est. De plus, son moyen de transport de plus économique, c’est le pipeline.

Entre le raffinage sur place et l’exportation brute à l’étranger, il est plus économique de le transformer dans des pays où les couts de la main-d’œuvre sont moindres et où les lois visant à protéger les travailleurs sont absentes.

Voilà pourquoi la compagnie TransCanada a décidé de la construction d’un pipeline traversant les trois quarts du pays afin de pouvoir exporter du brut canadien.

La capacité du pipeline de TransCanada est de 1,1 million de barils par jour alors que la capacité maximale de raffinage du Nouveau-Brunswick n’est que 0,3 million de barils par jour. Donc ce pétrole sera principalement exporté sans être raffiné au pays.

Contrairement au président américain (qui a bloqué un projet analogue parce qu’il n’était pas dans l’intérêt des États-Unis), jamais son homologue canadien ne s’est demandé la même chose pour le Canada.

Son gouvernement s’est contenté de placer des sympathisants de l’industrie pétrolière à la tête des organismes chargés d’évaluer l’acceptabilité environnementale du projet et de passer des lois en vertu desquelles serait considérée comme acte terroriste toute tentative d’empêcher sa réalisation (un blocus routier de citoyens, par exemple).

Le tracé le plus risqué

De toutes les manières d’acheminer le pétrole canadien vers les marchés d’exportation, la plus risquée est de lui faire traverser les zones les plus densément peuplées et là où se concentre l’industrie manufacturière du pays.

Le trajet Énergie Est évite la majorité des zones industrielles de l’Ontario. Mais il passe en plein dans la vallée du Saint-Laurent.

Face à un gouvernement aveuglément voué à ses intérêts, la compagnie TransCanada n’a pas cru bon élaborer un tracé alternatif à celui le plus économique.

Mais ce projet, est-il le meilleur pour le Canada ?

Une solution alternative

En vertu des traités de libre-échange conclus par le Canada, notre pays ne peut obliger la transformation locale d’une richesse naturelle extraite au pays.

Son seul pouvoir de marchandage officieux est donc la nécessité pour l’industrie d’obtenir l’autorisation nécessaire dans le cas du transport de matières dangereuses.

Plutôt que de se traîner les pieds jusqu’à ce que TransCanada soumette un projet qui consiste à transporter du pétrole raffiné vers l’Étranger, les Conservateurs ont misérablement trahi les intérêts du pays.

Et la propagande conservatrice a convaincu nos concitoyens de l’Ouest que cette trahison servait leurs intérêts.


 
Le tracé le plus sécuritaire est celui qui achemine le pétrole raffiné à un port en eau profonde situé dans la baie d’Hudson. De là, celui-ci serait expédié par bateau aux lieux de sa consommation à travers le monde. C’est le tracé en vert sur la carte ci-dessus.

Pour les provinces productrices, cette suggestion permettrait de relancer leur industrie pétrolière, durement touchée par l’effondrement des prix des hydrocarbures, en y augmentant la valeur ajoutée du pétrole, plutôt que d’exporter cette ressource brute.

Pour les populations du Manitoba, de l’Ontario, et du Québec, on les libère du risque d’une catastrophe. Les habitants du Nouveau-Brunswick ne perdent rien de ce qu’ils ont déjà.

Au premier abord, les peuples autochtones de la baie d’Hudson sont les grands perdants puisqu’on transfère sur leur dos un risque environnemental qu’on soulage ailleurs.

Or leur acceptation au projet du pipeline court est, à mon avis, une condition sine qua non à sa réalisation.

Voilà pourquoi les peuples autochtones devraient avoir priorité à l’embauche, et qu’au minimum 80% des emplois devraient leur être accordés.

Le Grand-Nord canadien a une économie de subsistance et les peuples qui l’habitent sont aux prises avec des problèmes sociaux importants (alcoolisme, abus de drogue, violence conjugale, etc.).

La législation québécoise prévoit que dans le cas d’infrastructures (autoroutes, écoles, hôpitaux, etc.), un pour cent du budget soit consacré à la création d’œuvres artistiques.

Dans le cas du pipeline canadien, un pour cent du budget de l’ensemble de ce projet devrait être consacré à la réalisation des priorités sociales et culturelles déterminées par les leaders autochtones.

De plus, un fonds d’indemnisation d’un milliard de dollars devrait être créé et géré indépendamment du transporteur pétrolier dans le but d’indemniser sur-le-champ les victimes de toute catastrophe environnementale qui pourrait résulter de ce projet, sans qu’ils aient besoin de s’adresser aux tribunaux.

De toute évidence, un tel projet serait dans l’intérêt de tous les Canadiens.

Conclusion

L’opposition québécoise au projet de la compagnie TransCanada est légitime.

Toutefois, il serait important que nos élus fassent l’effort d’expliquer aux citoyens des provinces de l’Ouest que les Québécois ne désirent pas nuire à leurs intérêts économiques mais au contraire, désirent l’ajout de valeur ajoutée à l’extraction pétrolière. Un ajout qui servira exclusivement leurs intérêts.

Il est certain que l’industrie pétrolière utilisera toute sa machine de propagande afin de susciter la colère des gens de l’Ouest canadien et nous intimider. D’où l’importance du dialogue pour éviter les incompréhensions mutuelles.

Références :
Le pipeline de TransCanada en trois questions
Projet Enbridge: peu d’avantages pour le Québec, selon une étude
Projet Énergie Est : C’est «non», scandent les maires de la CMM
82 maires disent non à l’oléoduc Énegie Est
TransCanada va de l’avant avec son oléoduc vers l’est du pays
TransCanada veut bâtir un pipeline qui traversera le Québec
Where oil meets water: The final stop for the Energy East pipeline

Paru depuis :
Un pipeline voué à l’exportation de pétrole de l’Ouest (2016-03-09)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La géopolitique de la baisse du prix du pétrole

2 décembre 2014

Les États-Unis

Sur les 93 millions de barils de pétrole que l’Humanité brule quotidiennement, les États-Unis en produisent maintenant 12 millions. Si bien que ce pays est devenu le principal producteur mondial d’or noir, devançant l’Arabie saoudite.

Si la surproduction de pétrole et la baisse des prix qui en découle sont une très mauvaise nouvelle pour presque tous les pays producteurs, elles sont une bonne nouvelle pour les États-Unis dont l’économie est demeurée très énergivore.

En effet, cela augmente la compétitivité de ses entreprises; le prix de revient du pétrole de schiste consommé par les entreprises américaines est moindre que le pétrole acheté au prix international et acheminé sur de longues distances aux entreprises européennes, notamment.

De plus, elle sert la politique étrangère américaine.

La Russie

La Russie est un état mafieux dont la montée en puissance est une menace pour ses voisins européens (pays baltes, Georgie, et Ukraine, entre autres).

Toutefois, plus de la moitié du budget de l’État russe est financée par ses exportations de gaz et de pétrole en direction de l’Europe. Cette dépendance énergétique fait en sorte que l’Union européenne est divisée quant à la sévérité des sanctions à adopter pour limiter l’expansionnisme russe.

La chute des revenus dont dispose Moscou, associée à la fuite des capitaux provoquée par les sanctions financières imposées à la Russie, atteint le même but que si les pays européens avaient pu se payer le luxe de boycotter les hydrocarbures russes dont ils dépendent.

Le Venezuela

Depuis d’accession au pouvoir d’Hugo Chávez (décédé l’an dernier), le Venezuela est le grain de sable dans le soulier des Américains. Les États-Unis ont bien tenté de déstabiliser son gouvernement. En vain.

Depuis, l’influence du Venezuela est en partie responsable des victoires électorales des partis de gauche en Amérique latine.

Mais les mesures sociales introduites par Chávez et la popularité de son régime dépendent étroitement du cours élevé du prix du pétrole. Au prix actuel, le Venezuela sera en sérieuses difficultés financières dans moins de deux ans, ce qui réduira d’autant son influence régionale.

L’Arabie saoudite

Il en coûte environ 10$ à l’Arabie saoudite pour produire un baril de pétrole. Si la baisse ces cours lui est défavorable, elle a un effet encore plus dramatique pour ses ennemis, au premier rang desquels se trouve l’Iran.

L’Iran

L’Iran et l’Arabie saoudite sont en guerre. Il ne s’agit pas d’un conflit armé, mais d’une guerre religieuse et d’une lutte impitoyable en vue de la suprématie régionale. D’une certaine mesure, on peut comparer ce conflit à celui qui a opposé l’Angleterre et la France pendant des siècles.

Le coût de revient d’un baril de pétrole est bas en Iran, comme il l’est partout au Moyen-Orient. Mais en refusant de diminuer sa production afin de favoriser l’augmentation des prix, l’Arabie saoudite pratique une politique de terre brulée destinée à affamer le régime des Mollahs iraniens.

En effet, l’Arabie saoudite possède des réserves financières colossales qui lui permettent de traverser des décennies de privation, ce qui n’est pas le cas de l’Iran, déjà affaibli par les sanctions économiques internationales.

La production de pétrole alternatif

Pour les compagnies productrices de pétrole de schiste et de celui extrait des sables bitumineux, la baisse du prix du pétrole compromet la rentabilité de certains investissements et dissuade la mise en production de nouveaux gisements en Russie et en Chine.

En d’autres mots, en favorisant la baisse des prix, l’Arabie saoudite met hors d’état de nuire ses concurrents économiques les plus vulnérables et renforce la dépendance de ses clients à son propre pétrole et l’influence mondiale qui en découle.

Les Saoudiens savent très bien que le règne du pétrole est condamné et conséquemment, qu’ils ont intérêt à en profiter sans relâche, quel qu’en soit le prix.

Conclusion

La conséquence de toute reprise de l’économie réelle, c’est que la demande mondiale de pétrole repartira à la hausse. Mais d’ici là, la chute des prix sert les intérêts géopolitiques des pays occidentaux et des pétromonarchies.

Références :
Le pétrole est en chute libre après la réunion de l’OPEP
Pourquoi l’or noir ne vaut plus de l’or

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le pétrole québécois

14 janvier 2014

Anticosti

Située dans le golfe du Saint-Laurent et faiblement peuplée, Anticosti est la plus grande île du Québec. Sa superficie est de 7 900 km² — soit à-peu-près la taille de la Corse — dont 572 km² constituent un parc national.

Son sous-sol renferme 40 milliards de baril de pétrole de schiste. Les techniques actuelles d’extraction — basées sur la fracturation hydraulique de la pierre de schiste — ne permettent qu’un faible rendement, de l’ordre de 1,2 pourcent.

En supposant que le Québec permette le saccage de cette réserve faunique au nom du progrès, l’exploitation pétrolière complète de l’ile nécessiterait la mise en place de 12 000 puits d’extraction au coût unitaire de dix millions$, soit un coût total de 120 milliards$.

Or la ressource exploitable (le 1,2%), à 100$ le baril, ne vaut que 50 milliards$.

De plus, afin d’éviter la contamination des nappes phréatiques, il est préférable que la fracturation hydraulique se fasse à plus d’un km en dessous des sources d’eau potable. Malheureusement, la structure géologique du gisement Macasty frôle les nappes phréatiques à environ 400 mètres, ce qui nécessiterait l’établissement de normes environnementales complaisantes afin d’y permettre l’exploitation pétrolière.

La Gaspésie

L’analyse des formations géologiques du sous-sol gaspésien permet de croire qu’on pourrait y trouver du pétrole de schiste. Jusqu’à maintenant, l’exploration y a trouvé des indices de gisements mineurs.

Le projet de plus avancé entrevoit un gisement de 7,7 millions de barils situé en partie dans la ville de Gaspé. Un peu plus loin, le gisement de Galt renfermerait 300 millions de barils de pétrole de schiste, soit moins du dixième des réserves d’Anticosti.

Dans tous les cas, à moins d’une revision à la hausse de l’importance des gisements ou d’une amélioration substantielle de la productivité des méthodes d’extraction, la rentabilité de l’exploitation des gisements pétroliers gaspésiens est plus que douteuse.

Le gisement Old-Harry


 
Ce gisement chevauche la frontière qui sépare deux provinces : le Québec et Terre-Neuve. Il ne s’agit pas ici d’un pétrole dispersé sous forme d’une multitude de gouttelettes emprisonnées dans une structure géologique à fragmenter, mais plutôt d’un gisement conventionnel qu’il suffit d’atteindre pour que le pétrole en jaillisse.

On parle d’une réserve de 2 milliards de barils de pétrole conventionnel.

L’économie de Terre-Neuve-et-Labrador connaît depuis quelques années une croissance fulgurante, liée aux développements de l’exploitation pétrolière offshore. Le produit intérieur brut par habitant, longtemps au dernier rang des provinces canadiennes, se situe maintenant au deuxième rang, derrière l’Alberta. Renoncer à exploiter la portion québécoise du gisement Old-Harry équivaut à en donner le monopole à Terre-Neuve.

Quant aux risques d’un déversement massif de pétrole — sur l’industrie de la pêche et l’industrie touristique des Iles de la Madeleine — ils semblent insignifiants comparés aux revenus potentiels d’une exploitation pétrolière. Quant à la contamination des nappes phréatiques de l’archipel des Iles de la Madeleine (situé à 80km du gisement), elle est tout simplement impossible.

Lorsque l’Humanité sera passée aux énergies renouvelables — ce qui n’est pas pour demain — il sera trop tard pour tirer profit de ce qui dort chez nous au fond du golfe.

Références :
Les hypothétiques gisements d’hydrocarbures non conventionnels au Québec — Risques et enjeux
Pétrole: pour un contre-manifeste
Terre-Neuve-et-Labrador
Vendre la peau d’un ours qu’on n’a pas encore vu

Paru depuis :
Fracturation pétrolière: le règlement québécois «conçu pour l’industrie» (2016-02-06)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le jambon de pétrole

5 août 2013

Pendant des décennies, un litre d’essence importé du Moyen-Orient coûtait moins cher qu’un litre d’eau embouteillée localement.

En 1958, dans un restaurant marseillais, le microbiologiste Jacques-Charles Senez rencontre son patron, Alfred Champagnat, directeur scientifique de la filiale française de British Petroleum.

Le microbiologiste vient d’avoir une idée géniale. Dans le but de trouver un nouveau débouché pour le pétrole bon marché et abondant de la compagnie, il suggère à son patron de transformer cette ressource en protéines et ainsi combattre la faim dans le monde.

Étonné, le directeur scientifique demande : « Et tu vois ça comment ? ». Le chercheur répond : « Les levures sont des poches d’enzymes. Trouvons celles qui ont ce qu’il faut pour se nourrir et se multiplier à partir du pétrole : il nous suffira de recueillir les levures et de les laver. Et comme leurs enzymes sont toujours des protéines, celles-ci nourriront les affamés.»

En trois ans, BP isole des souches de levures et fait construire de gigantesques fermenteurs remplis de produits de raffinerie. Avec une tonne d’hydrocarbures, on obtient une tonne de levures, contenant jusqu’à 60% de protéines.

Après des tests d’innocuité concluants, on donne cette poudre à des porcs à la place de la moulée. Puis le directeur scientifique français apporte à ses grands patrons londoniens deux jambons : l’un au grain, l’autre aux protéines de pétrole. Ceux-ci ne parviennent pas à faire la différence.

Le jambon de pétrole est alors jugé digne de la gastronomie anglaise, aux côtés des chefs-d’œuvre que sont la Soupe de têtes de poisson à la cerise, le Potage de lichen écossais flambé, ou la célèbre Tourte de rognons et de sabots de bœuf.

Le feu vert est donné. En 1968, on construit près de Fos-sur-Mer, dans le midi de la France, une usine pilote capable de produire 16 000 tonnes de protéines de pétrole par an. Convaincu du potentiel économique énorme de l’entreprise, l’État français assure la protection militaire des lieux. Afin d’en interdire l’accès et d’en faciliter la protection, l’usine est construite sur un bras qui s’avance sur la Méditerranée.

Mais le choc pétrolier de 1973 plombe la rentabilité de l’entreprise. Quelques années plus tard, BP arrête son programme.

Référence : La manne pétrolière

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La sécurité du transport ferroviaire

9 juillet 2013

Selon l’Association ferroviaire canadienne, le transport de pétrole brut est passé au Canada de 500 wagons-citernes en 2009, à 140 000 wagons-citernes en 2012, soit une augmentation 2 800% en trois ans.

La tragédie survenue dans la nuit de vendredi à samedi derniers au Lac-Mégantic est le quatrième accident impliquant le transport du brut au Canada au cours des six derniers mois et le deuxième au Québec. L’autre déraillement survenu en sol québécois, plus précisément à Frontenac il y a deux mois, impliquait un train de la même compagnie, transportant lui aussi du pétrole.

Jusque dans les années 1980, tout train de marchandise devait compter un wagon de queue, souvent rouge, qui servait à héberger un équipage supplémentaire et du personnel de surveillance. Ils pouvaient y dormir, y manger, et se reposer. À cette époque, les trains en transit n’étaient pas laissés sans surveillance.

Mais les compagnies ferroviaires ont convaincu le gouvernement fédéral que la technologie avait rendu inutile l’usage de ces coûteux wagons et du personnel supplémentaire. Tout ça a été remplacé par une lumière qui flashe à l’arrière des trains.

Les règlements fédéraux actuels prévoient que les transporteurs ferroviaires importants comme le CN et le CP — de catégorie 1 — peuvent opérer leurs trains avec un minimum de deux employés à bord, alors que les compagnies de moindre importance comme la Montreal, Maine and Atlantic Railway, impliquée au Lac-Mégantic — de catégorie 2 — peuvent faire fonctionner leurs trains avec un seul employé (lorsqu’il roule) et aucun quand le train est stationné pour la nuit.

Cet employé porte le titre d’opérateur de locomotive (souvent appelé ingénieur parce que cela fait plus chic, alors que c’est une mauvaise traduction du titre anglais, engine man).

En somme, depuis le 11 septembre 2001, vous ne pouvez pas entrer à bord d’un avion avec un tube de 100ml de pâte dentifrice, mais vous pouvez laisser 100 000 litres de mazout en zone urbaine sans surveillance.

Je vous ferai grâce des prétextes invoqués par la compagnie pour tenter de se disculper. Cela me rappelle l’attitude des entrepreneurs impliqués dans l’effondrement des viaducs du Souvenir et de la Concorde, à Laval.

La compagnie ferroviaire est responsable de ce que font ou ne font pas ses employés. S’ils sont incompétents, elle est fautive de les avoir embauchés. S’ils n’ont pas suivi les procédures et directives recommandées, elle est responsable de toute erreur humaine de son personnel, sauf si elle est en mesure de prouver que cette erreur a été commise malicieusement. En somme, ses excuses, on s’en fout : elle devra payer.

Elle devra payer pour ce vieux matériel roulant d’occasion, rafistolé et inspectés par des employés soumis à la cadence de travail qu’elle leur impose, pour des wagons-citernes pas assez solides pour retenir le carburant lors d’un déraillement, pour des locomotives qui prennent en feu sans qu’on sache pourquoi, pour un système de freinage qui ne répond pas aux normes et pour des trains qu’on stationne sur un voie principale en pente, sans dérailleur.

L’important est de s’assurer que les parents des victimes ne soient pas abandonnés. La suggestion du nouveau chef du Parti libéral du Québec de créer un guichet unique pour les réclamations m’apparait judicieuse.

L’enquête du Bureau fédéral de la sécurité des transports pourrait prendre des mois, sinon des années. Pendant ce temps, d’autres trains dérailleront. Il faut s’assurer que toute enquête publique éventuelle ne soit pas un simple paravent destiné à tromper les parents des victimes et à étirer le temps, de manière à les priver de leurs recours, comme ce fut le cas de la Commission Johnson (relativement aux effondrements de viaducs à Laval).

Sans chercher à prouver que les autorités fédérales sont responsables de ce déraillement en particulier, il est clair que leur laxisme créait une situation qui rendait un tel drame inévitable. Je le dis souvent : en matière de sécurité, tout de qui peut arriver finit toujours par survenir.

Puisque le transport de pétrole est d’une importance stratégique pour le pays, il est illusoire de penser que les gouvernements pourraient l’interdire. Il nous faudra donc faire des choix, et des choix douloureux. Or la seule alternative valable au transport ferroviaire du brut, c’est son transport par pipeline.

Si ce deuxième moyen comporte ses propres risques environnementaux en cas de déversement, le tracé des pipelines possède l’avantage indéniable de contourner généralement les zones urbaines — au contraire des trains — ce qui réduit d’autant les dangers inhérents au transport ferroviaire de matières dangereuses. Si cela était déjà le cas, les citoyens de Lac-Mégantic ne vivraient pas le deuil qui les afflige présentement.

Pour terminer, je ne vous cacherai pas que suis ulcéré d’entendre ces compagnies CRIMINELLES venir publiquement se laver les mains sur le conseil de leurs avocats. La question n’est même plus de savoir si la compagnie a commis une erreur quelque part, mais comment se fait-il que gouvernement fédéral, responsable du transport ferroviaire, laisse encore une telle compagnie opérer.

Cela fait deux déraillements en deux mois, tous deux dans la même région, tous deux causés par des trains de la même compagnie : combien faudra-t-il de morts avant que le gouvernement Harper se grouille le cul ?

Références
Explosion au Canada: la compagnie ferroviaire accuse les pompiers
Déraillement à Lac-Mégantic : inquiétudes en Ontario
L’accident ferroviaire de Lac-Mégantic ravive des souvenirs à Montmagny
40 still missing in deadly Canada oil train crash
Lac-Mégantic : la sécurité du type de wagons déjà mise en cause
Lac-Mégantic: vendre son âme au diable
Lac-Mégantic disaster: Railway’s one-man crew documents kept secret
Le président de la maison-mère de MMA et les pompiers se renvoient la balle
L’opérateur de train «est viré à l’envers»
Le train fantôme a dévalé une pente «énorme»
MMA Railway – « Compagnie irresponsable »
« Une compagnie de broche à foin » – François Bonnardel
Une manœuvre fatale, selon le PDG de Rail World

Parus depuis :
Tragédie de Lac-Mégantic – Les irresponsables (2013-07-10)
Trains ou pipelines? Les deux, malheureusement… (2013-07-10)
La responsabilité du gouvernement Harper dans la cinquantaine de décès au Lac-Mégantic (2013-07-11)
Les réponses devront attendre (2013-07-13)
Explosion à Lac-Mégantic: j’accuse! (2013-07-25)
Lac-Megantic train explosion: a regulatory failure? (2013-07-29)
Unies pour améliorer la sécurité ferroviaire (2013-07-30)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’augmentation du prix du pétrole : inévitable et nécessaire

13 mai 2011

Imbibée de l’idéologie néo-libérale, l’administration Bush soutenait que l’État n’avait pas à intervenir pour favoriser l’économie d’énergie : au fur et à mesure, disait-elle, que le pétrole deviendra rare, son prix augmentera : automatiquement, cela incitera le public à en consommer moins.

Derrière ce laisser-faire officiel — illustré par le refus de ratifier tout engagement international à ce sujet — se cachait une politique agressive destinée à maintenir bas le prix de pétrole afin d’éviter la restructuration industrielle qu’aurait nécessité un accroissement substantiel du prix des énergies fossiles.

Les États-Unis ont d’abord tenté de déstabiliser le gouvernement d’Hugo Chávez du Venezuela (troisième producteur de pétrole au monde en 2001, devenu le onzième en 2010). Sans succès.

Alors que les réserves pétrolières de l’Irak — les 2e ou 3e plus importantes au Monde — étaient sous-utilisées en raison de l’embargo international de l’ONU contre le régime de Saddam Hussein, l’administration Bush déclencha la guerre contre ce pays (sous de faux prétextes) afin de rendre disponibles ces réserves et inonder le marché mondial. Nouvel échec : en 2008, la production irakienne a retrouvé son niveau du temps de l’embargo, avec 2,4 millions de barils/jour, et à peine plus (2,9 millions prévus) à la fin de cette année.

Les États-Unis sont confrontés à une dure réalité : leur économie est saignée à blanc par un gigantesque déficit commercial dont le tiers est représenté par l’importation de carburant fossile.

Déficit commercial des États-Unis :
• 2004 : 56 milliards $US
• 2005 : 726 milliards $US
• 2006 : 759 milliards $US
• 2007 : 815 milliards $US
• 2008 : 696 milliards $US
• 2009 : 381 milliards $US
• 2010 : 498 milliards $US

En plus de subventionner l’achat d’automobiles par les Américains — les véhicules utilitaires énergivores, plus chers, étant l’objet d’une plus importante subvention — le gouvernement des États-Unis verse annuellement une subvention de deux milliards aux pétrolières. Sans cette subvention, le prix de l’essence augmenterait, ce qui diminuerait la consommation.

C’est en Norvège (pourtant pays producteur de pétrole) qu’on trouve l’essence la plus chère d’Europe. Conséquemment, l’automobile électrique y fait fureur.

Si on veut modifier profondément les habitudes des consommateurs, il faut que cela fasse mal. Malheureusement, la croissance des prix du pétrole depuis une décennie a été insuffisante à empêcher la mode des tanks familiaux que sont les véhicules utilitaires.

Cela doit changer. Le sort de l’humanité dépend de notre respect pour la fragile planète que nous habitons. Conséquemment, on ne se mettra pas à s’apitoyer parce que le litre de pétrole transporté par bateau du Moyen-Orient et raffiné au pays est devenu un peu plus cher que le litre d’eau extraite et embouteillée ici même.

Bref, le prix du pétrole augmentera à l’avenir et c’est une excellente chose.

Références :
Déficit commercial américain de 381 milliards de dollars en 2009
Économie des États-Unis
Hugo Chávez
Les pétrolières défendent leurs avantages fiscaux à Washington
Prix de l’essence: quand on regarde leur gazole, on se console
Saddam Hussein
USA: le déficit commercial se creuse
Venezuela

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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