Deuxième voyage à Paris : jour 15

Publié le 16 octobre 2015 | Temps de lecture : 5 minutes
Manifestation contre la loi Macron

Paris est une ville bien vivante. En quittant l’hôtel, je croise une manifestation contre la loi Macron (du nom du ministre français de l’Économie et des Finances).

Je prends le repas du midi à La Penderie. Ce restaurant est situé au 17 de la rue Étienne-Marcel.

En potage, j’y prends un velouté au potiron et basilic. Au bénéfice des lecteurs québécois, un potiron est une citrouille.

Suprême de pintade à La Penderie

En mets principal (sans vin), je prends un suprême de pintade. Sur la photo ci-dessus, on croirait une demie volaille : en réalité, tous les os avaient été retirés, sauf ceux de la cuisse. La cuisson était parfaite. La sauce, délicieuse.

Puisque j’ai une visite guidée du Palais de Justice à 15h et que j’arrive une heure en avance, je passe l’attente à vadrouiller aux alentours.

Horloge de la Tour de la Conciergerie

Sur le mur de la Conciergerie qui donne sur le boulevard du Palais, on peut apercevoir la première horloge publique de Paris. Plusieurs fois restaurée (dont l’an dernier), elle fut originellement commandée en 1372 par Charles V.

Puis à 15h débute la visite du Palais de Justice. Cette visite durera deux heures. Cet édifice occupe à lui seul presque le cinquième de l’Île de la Cité (c’est-à-dire l’île sur laquelle est construite Notre-Dame-de-Paris).

Il est construit sur le site de l’ancien Palais de la Cité — victime de plusieurs incendies aux XVIIe et XVIIIe siècles — dont les vestiges les mieux conservés sont la Conciergerie et la Sainte-Chapelle.

Je m’attendais à une décoration intérieure fastueuse. Ce n’est pas le cas.

Cette visite vaut essentiellement pour l’exposé magistral de notre guide, Bertrand Catry, dont la mémoire phénoménale nous permet d’apprendre tout de l’histoire des lieux, de l’évolution de l’application de la justice en France depuis deux millénaires, des causes célèbres et d’anecdotes savoureuses que seul un guide parfaitement compétent peut connaître.

Monument à Raymond de Sèze

Je suis enclin à croire que la profession légale est plus conservatrice que la moyenne des Français. C’est ainsi qu’on a élevé dans ces lieux un monument à la gloire Raymond de Sèze. Ce dernier est le magistrat qui a plaidé la défense de Louis XVI devant la Convention (très largement hostile à ce dernier).

À la droite du monument, un chien nous indique que l’allégorie qu’il accompagne est celle de la Fidélité (au roi, dans ce cas-ci).

Détail du monument à Raymond de Sèze

À gauche, appuyé sur un bouclier arborant les trois fleurs de lys symbolisant la monarchie, il s’agit d’une allégorie de la Nation. Mais comme cette nation avait eu le ‘culot’ du régicide de Louis XVI, le sculpteur s’est permis la licence de la représenter (discrètement) le postérieur à l’air.

Intérieur du Palais de Justice
Intérieur du Palais de Justice
Intérieur du Palais de Justice

Voici d’autres photos que j’en ai rapportées. Sur la dernière, précisons que Lex est le nom latin de loi.

Tondeuse à cheveux

Je vais ensuite au BHV (soit le Bazar de l’Hôtel-de-Ville) afin de m’acheter une tondeuse à cheveux rechargeable à 40 euros (60$).

Une molette permet de régler la hauteur de coupe au millimètre entre 3 et 36 mm. Selon le fabriquant, elle s’utilise dans 32 positions. En somme, j’ai acheté le Kamasutra de la tondeuse.

Au lieu de dépenser 18 euros pour me faire raser le crâne chez le coiffeur, je le ferai moi-même sous la douche.

J’ai déjà une tondeuse chez moi, mais elle ne fonctionne que sur le 110 volts (au lieu du 220 volts du courant électrique français).

Après être passé chez Subway, je rentre à l’hôtel pour manger mon Sub30 (un sandwich de 30cm) et passer la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 5e, 7e et 9e photos) et PanLeica 25 mm F/1,4 (les autres photos)
  1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
  3e  photo : 1/50 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 25 mm
  4e  photo : 1/1250 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 15 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 1250 — 25 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1250 — 25 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 250 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 13

Publié le 14 octobre 2015 | Temps de lecture : 5 minutes
Cour du Musée Carnavalet

Ma journée commence par une visite du Musée Carnavalet. Celui-ci est consacré à l’histoire de Paris. Il est installé dans deux hôtels particuliers adjacents : l’hôtel Carnavalet (construit de 1548 à 1560) et l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau (construit vers 1690).

Depuis ma première visite à ce musée en 2003, j’ai toujours eu une affection particulière pour lui. Et ce en raison d’une anecdote que j’ai déjà racontée.

Qu’est-ce qu’un musée spécialisé, consacré à une ville en particulier, peut-il avoir d’intéressant pour quelqu’un qui ne l’habite pas ? C’est que Paris est Paris.

On y voit des maquettes qui nous font réaliser l’étendue des destructions qui ont permis de dégager les immeubles qu’on admire aujourd’hui mais qui, voilà un siècle ou deux, étouffaient sous la promiscuité de maisons voisines.

Maquette de l’Île-de-la-Cité

La maquette ci-dessus représente l’Île-de-la-Cité vers la fin du XVIe siècle. On y reconnait Notre-Dame-de-Paris à l’Est, le Palais Royal (dont la Sainte-Chapelle) à l’Ouest. Mais on y voit également plus d’une vingtaine d’églises et une multitude de maisons aujourd’hui remplacées par un petit nombre d’édifices administratifs imposants.

De plus, c’est dans ce musée qu’on peut voir les boiseries d’hôtels particuliers aujourd’hui disparus.

Ancienne devanture de la bijouterie Fouquet
Salle d’exposition de la bijouterie Fouquet

En 1901, c’est à l’illustrateur et graphiste Alfons Mucha que le bijoutier George Fouquet fit appel pour concevoir la salle d’exposition de sa nouvelle bijouterie parisienne du 6 rue Royale. L’Art Nouveau faisait alors rage dans la capitale.

Mais en 1923, l’Art déco brulait de ses premiers feux. Désireux de rafraîchir le décor de sa bijouterie, Georges Fouquet fit don de ses boiseries démodées au musée plutôt que de simplement les détruire.

Le musée présente également une galerie de portraits de personnes (dont beaucoup d’artistes) qui ont fait sa gloire de la ville. On y voit aussi des toiles illustrant à quel point Paris fut souvent le théâtre d’événements historiques majeurs.

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À deux pas de là se trouve le musée Cognacq-Jay. Également gratuit, il présente la collection d’Ernest Cognacq. Ce dernier fut le fondateur (avec son épouse Marie-Louise Jaÿ) du grand magasin La Samaritaine.

Cette collection est centrée sur le XVIIIe siècle, plus particulièrement sur l’époque rococo (que j’aime beaucoup). Fait à noter : les œuvres sont simplement numérotées et le visiteur doit se référer à de grandes feuilles plastifiées pour obtenir plus de détails à leur sujet.

Ceux qui, comme moi, ont les mains occupées à transporter du matériel photographique y verront là un inconvénient.

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Pour terminer, je visite le musée de la poupée. Dans des vitrines servant de décor, ce musée présente des centaines de poupées classées selon les époques et selon des thèmes.

L’entrée est de 8 euros (12$). Il s’adresse aux enfants.

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Plutôt que de prendre le repas du soir au restaurant, je décide d’acheter des provisions chez Stohrer et de manger dans ma chambre.

Lors de son mariage en 1725 avec Louis XV, la princesse polonaise Marie Leszczynska exige que son pâtissier la suive à Versailles.

Cinq ans plus tard, celui-ci s’installe à Paris, sur la rue Montorgueil (où sa pâtisserie se trouve toujours). C’est à lui qu’on doit la création du Baba au rhum (appelé originellement Ali-Baba).

Il ne reste aucune trace de la boutique originelle. Le décor actuel date de la seconde moitié du XIXe siècle.

Il est extrêmement imprudent de se rendre dans la pâtisserie Stohrer le ventre vide. Hélas, c’est une faute que j’ai commise.

J’en suis ressorti avec 35 euros (50$) d’aliments. Puis, rendu à mon hôtel, je me suis dit que ce n’était pas possible, que la vendeuse s’était probablement trompée.

Malheureusement, chez Stohrer, on ne vous remet pas un reçu détaillé de votre commande : seulement un talon de caisse qui indique le total.

La seule manière de savoir si on s’est trompé, c’est d’acheter de nouveau chaque item séparément. Le lendemain matin (au 14e jour du voyage), j’y suis retourné pour acheter deux de ces items séparément et, d’après ce petit test, j’ai acquis la conviction qu’il n’y avait pas eu d’erreur.

Voici le détail de mes achats, en euros :
 2,5€ Pain
 6,5€ Tranche de terrine de saumon (à 4,6€ le 100 g)
   ? € Tranche de pâté en croute au foie gras (à 3,9€ par 100g)
   ? € Portion de rillette d’oie
   ? € Portion de salade sicilienne (à 2,4€ par 100g)
 6,2€ Deux marrons confits
 4,4€ Clafoutis à la rhubarbe
35,0€ TOTAL

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (5e et 6e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e et 7e photos) et M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 11 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 15 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 7 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 12

Publié le 13 octobre 2015 | Temps de lecture : 9 minutes

C’est lundi. Je me suis levé ce matin en me demandant ce que je pourrais bien faire d’intéressant aujourd’hui à Paris.

Il faut vraiment être touriste et se lever endormi pour se poser une telle question. Oui, les lundis, les musées (sauf le Louvre) sont fermés. Mais cette ville, c’est à 99% autre chose que des musées.

Après m’être ressaisi, je pars à l’aventure. Je mets le cap sur le quatrième arrondissement, soit le sud du Marais.

Détail de la façade de l’église Saint-Merri

Je vais d’abord à l’église Saint-Merri. Achevée en 1552, cette église a sévèrement été endommagée à la Révolution. Les statues de sa façade datent de 1842. À l’intérieur, toutes les surfaces peintes sont encore en très mauvais état.

Autel de l’église Saint-Merri

Mais je me rappelle que l’an dernier, j’avais raté les photos du chœur; trop sombre, trop flou. Je prends quelques instants pour faire mieux cette fois-ci.

En me rendant au Mémorial de la Shoah, j’emprunte des rues secondaires et je tombe par hasard sur la maison de Nicolas Flamel.

Maison de Nicolas Flamel

Celle-ci n’apparait pas sur la carte du guide de voyage que j’utilise cette année. Pendant la vingtaine de minutes que je passerai à observer la richesse de sa façade, je serai la seule personne à y prêter attention.

C’est pourtant la plus vieille maison de Paris, terminée en 1407.

Le rez-de-chaussée — aujourd’hui occupé par un restaurant — était originellement voué au commerce. Les étages hébergeaient gratuitement les nécessiteux à la condition qu’ils récitent matin et soir un Pater Noster et un Ave Maria aux noms du maitre du logis et de son épouse (alors décédée).

Détail de la façade

Sous la corniche, juste au-dessus des fenêtres, on peut lire l’inscription : « Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grace mil quatre cens et sept somes tenus chascu en droit soy dire tous les jours une paternostre et 1 ave maria en priant Dieu que sa grace face pardon aus povres pescheurs trespasses Amen » (Note: j’ai mis en italiques la partie du texte qu’on peut lire sur la photo ci-dessus).

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Vers 14h, j’arrête dans cette boulangerie sur la même rue pour m’acheter un sandwich au jambon et au fromage — à 3,5 euros, soit environ 5$ — que je mange ensuite en me dirigeant vers l’église Saint-Gervais-Saint-Protais afin d’y reprendre quelques photos plus ou moins réussies l’an dernier.

Crypte du Mémorial de la Shoah
Étudiants au Mémorial de la Shoah

Après ma visite décevante au Musée d’Art et d’histoire du Judaïsme au jour 9 de ce voyage, j’ai hésité à visiter le Mémorial de la Shoah (c’est-à-dire de l’Holocauste).

Au contraire, celui-ci est une réussite.

Il a l’audace de présenter les deux génocides de la première moitié du XXe siècle; le génocide arménien, puis l’holocauste. Créé il y a une décennie, c’est un musée didactique extrêmement bien fait.

Situé dans la partie extérieure du musée, le Mur des Noms est l’essence du mémorial. Fait de pierres provenant de Jérusalem, il a pour but de ne jamais faire oublier ceux qui sont partis pour les camps de concentration.

Le musée est notamment illustré d’une maquette du ghetto juif de Varsovie, et de nombreux films (certains inédits) tournés par l’armée soviétique lors de la libération des camps de concentration.

Son centre de documentation conserve un fonds parmi les plus importants d’Europe; 40 millions de documents d’archives dont 250 photos et 80 000 ouvrages et périodiques.

Quelques désirs de Manon

Puis je me promène çà et là dans le Marais. Vers 15h30, je m’arrête Aux Désirs de Manon m’acheter une pointe de crumble aux pommes et aux petits fruits à 3,5 euros (environ 5$).

Depuis deux jours, j’ai un orgelet. J’ai pensé mouiller un bas propre et m’en servir comme compresse humide. Mais l’eau du robinet de ma chambre n’est pas très chaude. Durant une partie de la nuit, j’ai donc appliqué sur mon visage le coussin électrique que j’ai acheté le premier jour de ce voyage. Mais l’idée de me mettre du 220 volts sur l’oeil me rend craintif.

Depuis le début de cette infection, je me suis rendu à deux reprises dans des pharmacies afin de savoir si des onguents ophtalmiques antibiotiques sont disponibles en France sans ordonnance. On m’a appris que non.

Mais aujourd’hui, j’ai changé de stratégie. Au lieu de demander si ces préparations s’obtiennent sans ordonnance, j’ai plutôt demandé à un troisième pharmacien ce qu’il avait de bon à me suggérer contre cet orgelet (qui me déforme le visage).

Vous êtes
— …Canadien (lui dis-je).

Canadien est un mot magique. À l’enfant qui demande du lait, la mère demande : C’est quoi le mot magique ? Et l’enfant de répondre : S’il vous plait, maman. Et ce s’il vous plait est un mot magique qui permet à l’enfant d’obtenir finalement son verre de lait. Canadien, c’est pareil avec les pharmaciens français.

On m’a donc donné la totale : les gouttes Dacryum à l’acide borique pour nettoyer l’oeil et les paupières, les gouttes antibiotiques Atébémyxine à instiller le jour, et l’onguent antibiotique Sterdex pour la nuit. Le tout pour 20 euros (30$). Ouf ! Fini le dangereux coussin électrique.

Heureux de mon butin, je mets le cap sur le célèbre restaurant Bouillon Chartier.

Le neuvième arrondissement est un des plus hospitaliers de Paris. J’y marchais depuis moins de dix minutes que déjà une jolie fille me demandait :
Bonjour.
Bonjour, répondis-je.
Ça ca ?
Avant que je n’aie eu le temps de lui dire tout de mon état de santé, elle ajouta :
On y va ?
Non merci, répondis-je, heureux que mon affreux orgelet ne soit pas si rébarbatif à une si jolie guide touristique (je présume).

Le Bouillon Chartier est un impératif. C’est abordable (comme cette guide touristique, si j’ose dire) et c’est bon (ce que j’ignorerai toujours dans le cas de celle-ci). Mais c’est surtout un lieu mythique qui correspond à l’image que se font les étrangers d’un bistro typiquement parisien.

En dépit du fait qu’à 17h50, le restaurant était encore presque vide, le placier m’a attribué un siège à une table pour deux déjà occupée par un jeune homme imberbe aux traits asiatiques.

J’ai salué mon voisin de gauche (un Suisse originaire du canton de Berne), mais je n’ai jamais dit un mot à mon vis-à-vis asiatique qui, en retour, n’a jamais levé les yeux vers moi de tout son repas (même en buvant son verre de vin). J’ai donc pu l’observer à loisir.

À son air dubitatif, je crois deviner qu’il mangeait des escargots à l’ail pour la première fois de sa vie. Chaque bouchée était suivie avec empressement d’une gorgée d’eau.

Peu familier avec l’utilisation de la fourchette, son souci principal semblait être de ne pas faire de bruit avec ses ustensiles.

À chaque minuscule bouchée de son confit de canard, il tournait sa fourchette de manière à l’insérer dans sa bouche le côté courbe orienté vers le bas, comme si cela avait de l’importance.

Soigneusement, il a dépouillé de sa pelure chacune des pommes de terre grenailles avant de couper en minuscules moitiés.

Bref, c’était le spectacle d’une rencontre entre deux civilisations.

Calcul manuel de l’addition

Au Bouillon Chartier, les serveurs n’écrivent pas votre commande dans un calepin : ils l’écrivent sur le napperon en papier de votre table. C’est sur celle-ci qu’ils calculent l’addition (voir ci-dessus).

Comme entrée, j’y ai commandé un Museau de bœuf vinaigrette (3,8 euros). Je ne vous cacherai pas mon appréhension. Ce mets a l’aspect de fins rubans de chair et de cartilage souple. C’est plutôt bon.

Pot au feu ménagère

En met principal, j’ai commandé le Pot au feu ménagère accompagné de 250ml de Cuvée Cartier. Le tout m’a couté 20 euros (30$) avec le pourboire.

Après ce repas, je suis rentré à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (2e, 4e, 8e et 10e photos), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (1re, 3e et 6e photos), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (5e et 7e et 9e photos)
  1re photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 10 mm
  2e  photo : 1/100 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 9 mm
  4e  photo : 1/400 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 14 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  8e  photo : 1/30 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 25 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 16 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/2,2 — ISO 640 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 11

Publié le 12 octobre 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Aperçu du 17e arrondissement

Après le faste d’hier, ce dimanche sera une petite journée.

D’abord parce que ma visite de la ville a débuté tardivement. Mon compte-rendu d’hier, avec ses douze photos et son long récit, a fait en sorte que j’ai quitté l’hôtel vers 14h15, juste à temps pour une visite guidée de la cathédrale russe Saint-Alexandre-Nevsky débutant à 15h.

Détail de la façade de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky

Normalement, il est interdit de photographier à l’intérieur de cette église. J’espérais qu’il en était autrement à l’occasion d’une guidée. Mais ce n’est pas le cas.

Ma surprise fut de découvrir que notre guide était Mme Nathalie Gallois, aussi précise et documentée au sujet de cette église qu’elle le fut hier au sujet de l’hôtel de Lauzun.

De style byzantin, cette cathédrale fut consacrée en 1861. Elle fut le premier lieu de culte permanent pour la communauté russe orthodoxe en France.

De nos jours, elle est sous la juridiction du Patriarcat œcuménique de Constantinople, c’est-à-dire d’Istanbul, et non celui de Moscou (jugé trop près des autorités soviétiques aux yeux de ces descendants de Russes blancs que sont ses paroissiens).

N’ayant toujours pas pris mon repas du midi, je m’achète une banane à 50 centimes (75 cents) dans une fruiterie sur mon chemin.

Chemises offertes sur le rue de Turenne
Boutique Spontini au 29 rue des Francs-Bourgeois

Je vais dans le Marais dans l’espoir de visiter un musée qui sera fermé demain. Mais on n’y accepte déjà plus de nouveaux visiteurs à 17h15.

Intérieur de la maison de thé Dammann, à la Place des Vosges

Au passage à la Place des Vosges, j’achète 100g de thé d’Assam de variété Duflating G.B.O.P. 2e récolte de 2014, au cout de 20 euros (30$).

L’entrée des Mousquetaires

Je prends ensuite le repas du soir au restaurant Les Mousquetaires de la rue Saint-Antoine. Pour 15 euros (21,50$), j’y commande un œuf mayonnaise (une entrée peu orthodoxe mais très bonne) et une escalope de veau un peu trop cuite en mets principal.

Puis je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2e photo), PanLeica 25 mm F/1,4 (6e photo), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (1re photo), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 9 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 75 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/7,1 — ISO 3200 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 10

Publié le 11 octobre 2015 | Temps de lecture : 7 minutes

Les hôtels particuliers de Paris sont des palais urbains.

Depuis plus d’une décennie, je cherche un moyen de visiter l’hôtel de Lauzun. À chacune de mes visites antérieures, il était fermé aux visiteurs.

L’an dernier, j’avais appris qu’on n’y accédait qu’à l’occasion de visites guidées par petits groupes de 14 à 20 personnes. Mais c’était complet pour chacune des visites prévues durant mon séjour.

Cette année, je me suis pris à l’avance. À chaque semaine depuis des mois, je surveillais sur l’internet le moment où on offrirait une visite en octobre 2015.

Le 11 aout dernier, l’occasion se présente pour le 10 octobre. Sans hésiter, je réserve, en espérant que la visite ne sera pas annulée d’ici là.

Donc aujourd’hui 10 octobre, je me hâte d’écrire et de publier mon compte-rendu d’hier et me présente devant l’hôtel à l’heure dite.

Qu’est-ce que cet hôtel a de si particulier ? Trois choses.

Premièrement, c’est le seul palais de Paris qui ait conservé grosso modo son décor d’origine. Parce que les modes changent. Et ailleurs, lorsqu’un style passait de mode, les propriétaires renouvelaient le décor de leurs pièces d’apparat, conçues pour impressionner. En effet, ce qui est passé n’impressionne plus personne.

À l’hôtel de Lauzun, les modifications apportées depuis l’ont été avec un tel souci de respecter le caractère unique du lieu qu’il est à peu près impossible de savoir quels sont les détails qui ne datent pas du XVIIe siècle.

Intérieur de l’hôtel de Lauzun
Intérieur de l’hôtel de Lauzun
Intérieur de l’hôtel de Lauzun

Deuxièmement, c’est un endroit d’une beauté stupéfiante. Les boiseries qui ne sont pas décorées à la feuille d’or le sont par des motifs peints de manière exquise.

Troisièmement, l’histoire de cet hôtel est très spéciale.

En 1670, Anne-Marie-Louise d’Orléans a 43 ans. Elle est célibataire et vierge. De plus, elle n’est pas très jolie. Mais en raison des domaines dont elle a hérité, celle qu’on appelle La Grande Demoiselle est la princesse la plus riche d’Europe.

Elle tombe follement amoureuse d’un coureur de jupons, qui, plein d’esprit et d’audace, décide de gravir rapidement les échelons de la société du XVIIe siècle.

La cousine du roi obtient du monarque la permission de l’épouser. Mais cette nouvelle fait scandale. Le roi revient sur sa décision. Furieux, le prétendant commet un impair qui lui vaut la prison pour dix ans.

Grâce à ses relations, il est libéré à la condition de se tenir à plus de quatre kilomètres de tout endroit où se trouverait la cour (ce qui lui permet de revoir sa dulcinée à Paris quand la cour est à Versailles).

À cette fin, il acquiert cet hôtel (qu’il ne possèdera que de 1682 à 1685).

À la fin de la visite guidée par Nathalie Gallois (une archéologue et historienne d’art très intéressante), j’achète le livre au sujet de l’hôtel écrit par le coauteur Raymond Boulhares (qui, présent sur place, me dédicace l’exemplaire).

Intérieur de l’église Saint-Louis-en-l’Île

Je me rends ensuite à l’église Saint-Louis-en-l’Île toute proche, construite de 1624 à 1726.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Puis, en sortant, je me rends à La Charlotte de l’Isle acheter du chocolat chaud à l’ancienne. À Montréal, je n’ai jamais rencontré de restaurant qui offre une tasse de chocolat qui soit autre chose que du Nestlé Quick dispersé dans du lait.

À Barcelone, à La Havane, tout comme à Paris, on sait comment offrir une bonne tasse de chocolat velouté. J’ai toutefois été surpris par le prix (7 euros, soit environ 10$).

Je bois ce chocolat à la paille en me dirigeant vers le métro.

Je retourne à l’hôtel me changer en prévision d’un concert prévu ce soir à Versailles.

En me rendant au RER, j’achète un sandwich de 30cm chez Subway, sandwich que je me propose de manger en route.

Sur le train, plutôt que de donner de l’argent à un mendiant, je lui offre la moitié de mon sandwich, ce qu’il accepte.

À mon arrivée, je n’ai jamais vu autant de gens qui attendent pour entrer au château.

Je vais donc d’abord à la Salle du Jeu de Paume, située près du château. Cette salle est restée célèbre pour le serment de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution, serment qu’y firent les députés du Tiers état le 20 juin 1789.

Galerie des glaces
Jardins, vus du château

Je visite ensuite le château.

Je prends ensuite le repas du soir à la Brasserie du Musée. C’est le restaurant situé le plus près du château.

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Pour 16,3 euros (environ 24$), j’y prends des œufs mayonnaise en entrée, des pennes all’arrabbiata (c’est-à-dire aux tomates parfumées à l’ail et au basilic) comme mets principal et un expresso.

C-Curve d’Anish Kapoor

Après 18h30, l’accès aux jardins du château est gratuit. J’y vais prendre quelques photos en attendant mon concert, dont une de C-Curve d’Anish Kapoor.

Intérieur de la Chapelle Royale
Voute de la Chapelle royale

Ce concert commence à la Chapelle Royale à 20h. On y présente les Funérailles de la reine Marie-Thérèse de Charpentier. L’orchestre et les solistes adultes sont biens. Les chœurs sont excellents. Et deux sopranos-enfants, entendus en première moitié du concert, sont remarquables.

Après le concert, j’achète deux coffrets d’opéra en CD; Tancrède de Campra (dirigé par Olivier Schneebeli) et Les Danaïdes d’Antonio Salieri (dirigé par Christophe Rousset).

Intérieur de la Chapelle Royale

Ce chérubin au bas d’un escalier qui mène au premier étage fut la dernière chose que je vis en quittant la Chapelle Royale lors de mon premier voyage à Paris en 2003 (qui devait être le seul puisque je ne savais pas que j’y reviendrais). Ce regard triste — qui correspondait parfaitement à mon état d’âme en quittant les lieux — m’avait ému.

Je prends ensuite le RER pour Paris. À mon arrivée à mon hôtel, je relis le texte que j’ai publié à la hâte ce matin pour y découvrir avec horreur les nombreuses fautes que j’y ai commises et que je m’empresse de corriger.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone 8 mm F/1,8 (10e photo), objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (1re, 8e, 9e et 12e photos), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e, 3e, 6e et 11e photos), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (4e, 5e et 7e photos)
  1re photo : 1/100 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 7 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/3,5 — ISO 640 — 7 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/3,5 — ISO 2500 — 12 mm
  5e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
  7e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 125 — 13 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/5,0 — ISO 1600 — 25 mm
  9e  photo : 1/400 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 7 mm
12e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 2000 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 9

Publié le 10 octobre 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

J’entame aujourd’hui le troisième arrondissement de Paris. En gros, cela correspond au nord du quartier du Marais (mon préféré).

Devant de l’autel
Face arrière de l’autel

Je visite d’abord l’église Saint-Nicolas-des-Champs. Construite en différentes étapes s’échelonnant de 1420 à 1615, c’est une église qui possède une façade asymétrique inélégante. Par contre, l’intérieur est majestueux avec ses imposantes colonnes (pouvant supporter un édifice beaucoup plus haut), son double autel dos-à-dos, et ses chapelles latérales qui possèdent des ciels peints absolument remarquables.

À deux pas se trouve le musée des Arts et métiers. Sous la Révolution, beaucoup d’églises furent affectées à d’autres fonctions, de Temple de l’amour filial à entrepôt de munition ou de vivres.

C’est ainsi que l’abbaye Saint-Martin-des-Champs devint le Conservatoire national des Arts et métiers alors que son église se transforma en un temple consacré au culte du Progrès.

Si presque tous ces lieux redevinrent des églises au Concordat de 1802, l’ancienne abbaye conserva ses attributs révolutionnaires.

Vue intérieure du musée
Vue intérieure du musée

Il existe bien un musée analogue à Prague, où brillent prosaïquement des machines agricoles soviétiques (si ma mémoire est bonne). Mais celui de Paris est à des années-lumière; ce n’est rien de moins qu’une collection exhaustive de toutes les machines nées du génie humain. Il y en a des milliers.

Calculatrices, automates, moyens de transport, machines de toutes sortes, horloges et montres, instruments scientifiques, ordinateurs et cartes à puce, tout y est. C’est le paradis du passionné de la technologie.

Bas-côté gauche

Rassasié, je vais me recueillir à l’église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie. Construite de 1628 à 1646, c’est une église remarquablement photogénique par ses bas-côtés tout en clair-obscur qui me rappellent les intérieurs d’églises de toiles néerlandaises du XVIIe siècle.

Vitrail de Saint Joseph

Ses vitraux — qui datent des années 1820 — sont étonnants à la fois par les pigments utilisés pour colorer le verre que pour la maîtrise de la représentation des personnages.

Vue intérieure du musée

Pour terminer la journée, je visite de musée d’Art et d’histoire du Judaïsme. Comparé au complexe muséal juif de Prague, celui de Paris est pauvre. Ce dernier est essentiellement basé sur des imprimés et quelques objets qui donnent un aperçu très limité de la contribution importante des Juifs à la culture occidentale.

Je rentre ensuite à l’hôtel pour la nuit. Je me couche tôt en raison de la fatigue, ce qui tombe bien parce que demain je veux être en forme pour une visite que j’espère mémorable… À suivre.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (4e et 7e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e et 3e photos) et PanLeica 25 mm F/1,4 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 10 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 8 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 8

Publié le 9 octobre 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

Cette année, le choix des lieux que je visite à Paris est basé sur les rubriques de Wikipédia consacrées aux arrondissements de Paris. Ceux-ci dressent, pour chaque arrondissement, la liste de tout ce qu’il y a d’intéressant, en plus des sites strictement touristiques. Cela me permet de sortir des sentiers battus.

À l’aide de l’application Plans sur mon Mac, je trouve où sont situés les endroits que j’aimerais visiter et je les précise sur les cartes des arrondissements parisiens qu’on trouve dans le guide de voyage Paris — Le Routard 2015.

Carte du second arrondissement

Plutôt que de déchirer ou de photographier la carte géographique d’un arrondissement, je la photographie. Quand je quitte mon hôtel, c’est la première photo sur la carte mémoire de mon appareil. Lorsque je cherche à revoir les photos enregistrées, mon appareil montre par défaut la dernière photo que j’ai prise : la suivante, c’est le retour à la première photo de la journée, c’est-à-dire la carte géographique de l’arrondissement.

Aujourd’hui, j’ai terminé le deuxième arrondissent.

Tour Jean-sans-peur

La journée a débuté par la visite de la Tour Jean-sans-peur. Celle-ci est ce qui reste de la résidence parisienne des ducs de Bourgogne, ennemis de la couronne de France. La tour elle-même est un ajout de 1408 à ce palais.

De nos jours, cette tour médiévale est un petit musée consacré à l’histoire, l’architecture et la vie quotidienne au début du XVe siècle.

Échiquier dit « de Charlemagne », en ivoire avec rehauts de dorure (fin du XIe siècle)

Puis je me rends au Musée des monnaies, médailles et antiques, situé dans l’annexe Richelieu de la Bibliothèque nationale de France. Si le musée possède, entre autres, plus d’un demi-million de monnaies et de médailles, il n’expose que quelques centaines d’objets sous verre, principalement des pierres précieuses et camées gravées ou sculptées.

Au moment de ma visite, le musée présentait une exposition temporaire de vases grecs.

Théâtre des variétés

Le Théâtre des variétés a ceci de particulier que chaque changement de pièce à l’affiche nécessite qu’on refasse l’enseigne au néon rouge de sa façade. Il ne s’agit pas de lettres interchangeables, réutilisables d’une pièce à l’autre; tout doit être refait à neuf.

Précisons qu’en moyenne, une pièce de théâtre y est jouée pendant huit mois.

Salle de l’opéra Garnier

En soirée, j’assiste à l’opéra Platée de Rameau. Je n’aime pas particulièrement cette œuvre lyrique. Mais ce billet est un prétexte pour y prendre des photos de l’intérieur de la salle, alors que la visite ordinaire de l’opéra Garnier ne nous le permet pas.

Plafond de la salle de l’opéra Garnier

Dans cet édifice d’une beauté et d’une somptuosité ostentatoire typique du Second Empire, le plafond de l’opéra est une œuvre conçue par Marc Chagall en 1964. Il évoque les grands jalons de l’histoire des arts de l’opéra et de la danse.

Après l’opéra, je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (5e et 6e photos), objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 160 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 25 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 3200 — 8 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 8 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 6

Publié le 7 octobre 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

En cette journée de pluie intermittente, je décide de visiter le musée d’Orsay.

Dès 10h du matin, on faisait déjà la queue pour y entrer. J’ai finalement franchi ses portes après environ une heure d’attente.

En prévision de ce voyage à Paris, j’avais acheté à Montréal un sac à dos expressément conçu pour transporter de l’équipement photographique.

Taille limite des bagages au Louvre

Il a l’avantage de ne pas dépasser la taille maximale autorisée au Louvre (55 x 35 x 20 cm).

Toutefois, au musée de l’Orangerie (visitée le 3e jour de ce voyage), les sacs à dos étaient permis, mais à la condition d’être tenus par leur poignée, ce qui est une corvée lorsqu’on doit photographier en même temps.

Donc, pour le musée d’Orsay, j’avais décidé de transporter mes objectifs dans une veste sans manche dotée de 26 poches. Celle-ci n’est pas conçue spécifiquement pour les photographes mais est extrêmement pratique.

Interdiction des sacs à dos au musée d’Orsay

Ce fut une excellente décision; dès l’entrée au musée, tous les sacs à dos devaient être laissés à la consigne.

Les mesures sécuritaires adoptées par la ville de Paris sont de plus en plus sévères. Pour le reste de mon voyage, je me propose d’utiliser cette veste, qui me permet de transporter tout ce dont j’ai besoin.

Donc au musée d’Orsay, je suis finalement entré à 10h55. j’en suis sorti à 15h35.

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Quel musée ! C’est un panorama de la création artistique de 1848 à 1914. Des premières oeuvres impressionnistes à l’Art nouveau.

Peu de peintres anglais. Rien de la Sécession viennoise. Mais ce qu’on y voit est d’une telle splendeur qu’on pardonne le parti-pris des collections présentées ici et qui sont le reflet de cette prétention parisienne d’être la capitale culturelle de l’Occident, ce qu’elle était effectivement.

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J’ai pris le repas du midi au restaurant du musée. L’entrée — une gaspacho de tomate et ananas délicieuse — et un pavé de saumon parfaitement cuit pour 22 euros (environ 33$).

Évidemment, c’était un prétexte pour photographier le plafond (une manie personnelle, comme vous l’aurez sans doute deviné).

Après la mode des égoportraits réalisés à l’aide de son téléphone fixé au bout d’une perche (de plus en plus souvent interdits), voici la généralisation des égoportraits.

Maintenant, il ne suffit plus de se photographier devant un édifice emblématique comme la tour Eiffel ou l’Arc de triomphe pour conserver un souvenir de sa visite à Paris; on cherche à se photographier partout, devant n’importe quoi. Comme les chiens marquent leur territoire en urinant un peu partout.

Au musée, pour satisfaire son narcissisme, on se colle sur une œuvre (de préférence importante) pour se photographier. Et on reste là, un bon moment, à vérifier si la photo est bonne. On recommence s’il y a lieu, jusqu’à ce qu’on soit parfaitement satisfait.

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Idéalement, on devrait pouvoir utiliser son téléphone multifonctionnel pour contrôler l’éclairage de la salle afin de l’ajuster à son avantage comme le font déjà les portraitistes dans leur studio. Mais nous n’en sommes pas encore là. Dieu merci !

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Le musée d’Orsay présentait l’exposition temporaire Splendeurs et Misères — Images de la prostitution, 1850-1910 dont l’ampleur étonne; 490 œuvres.

Entrée de l’exposition temporaire

Cette exposition est à la fois artistique et sociologique. C’est ce qui explique qu’on y présente quelques œuvres pornographiques dont la valeur artistique est discutable.

Puis je visite deux églises modestes du deuxième arrondissement et rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3e photo), PanLeica 25 mm F/1,4 (7e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 15 mm
3e photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
4e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 9 mm
5e photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 800 — 22 mm
6e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 7 mm
7e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 25 mm
8e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 19 mm
9e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 21 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 5

Publié le 6 octobre 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

L’application sur mon iPad annonçait une journée nuageuse. En réalité, il a plu une bonne partie de la journée.

Je me suis rendu au Musée du parfum. À mon arrivée, on m’a demandé d’attendre jusqu’à la prochaine visite guidée, prévue une heure plus tard. De plus, il est interdit d’y prendre des photos. J’ai donc rebroussé chemin.

En retournant à l’hôtel, je m’achète un imperméable à une boutique Kiliwatch puisque le coupe-vent que j’utilise en vacances depuis des années n’est pas parfaitement à l’épreuve de la pluie.

De marque danoise Rains, ce nouvel imperméable m’arrive à la mi-cuisse alors que mon coupe-vent m’arrive aux hanches.

Beaucoup de grands magasins canadiens appartiennent à des intérêts américains. Or leurs acheteurs commandent peu d’items de petite taille — et jamais de taille moindre — parce les Américains sont un peuple obèse et que si jamais ils ne réussissent pas à vendre un item de taille ‘déviante’, il a peu de chance de trouver preneur, même en solde.

Étant svelte, j’ai pu trouver à Paris un imperméable de taille XS/S, soit extrapetite.

En raison de la météo, je décide d’aller au Musée du Louvre. Contrairement à d’autres musées, c’est le mardi qu’il ferme. Donc il est ouvert un lundi comme aujourd’hui.

L’an dernier, j’avais visité une partie de l’aile consacrée aux peintres français. Cette fois-ci, je vois principalement les peintres italiens. Je ne vous montrerai pas ma photo de la Joconde ; elle est identique aux milliers de photos de la Mona Lisa déjà publiées sur l’internet.

Et tout comme lors de ma visite de l’an dernier, ce sont les plafonds qui m’ont fasciné. En voici quelques-uns.

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Dans la galerie marchande du Louvre, au sous-sol, se trouve la boutique de la Comédie-Française. J’ai beaucoup aimé les DVD de pièces de théâtre que j’y ai achetés l’an dernier.

Cette fois, à 15 euros (22$) chacun, je me procure Le Système Ribadier (de Georges Feydeau) et La Grande Magie (d’Eduardo De Filippo), sur recommandation de la vendeuse qui m’avait bien conseillé l’an dernier. Des heures de plaisir en vue des longs mois d’hiver canadien à venir…

Puis je rentre à l’hôtel pour écrire ce compte-rendu et me mettre au lit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif PanLeica 25 mm F/1,4 (4e photo), hypergone 8 mm F/1,8 et objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 8 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 3200 — 8 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 8 mm
4e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1600 — 25 mm
5e photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 8 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 4

Publié le 5 octobre 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

Si ce voyage est le deuxième documenté sur ce blogue, c’est en réalité mon quatrième voyage à Paris.

Des deux premiers voyages, effectués il y a une décennie, il ne me reste rien d’autre que de bons souvenirs puisque presque toutes les photos que j’ai prises ont été perdues à l’occasion d’un écrasement d’ordinateur (j’étais sous Windows à l’époque).

Or depuis toujours, je veux voir l’intérieur du Temple du Marais. Conçue par François Mansard en 1632. ce fut d’abord l’église d’un couvent catholique avant de devenir un temple protestant en 1802.

L’extérieur fut sévèrement endommagé lors de la Commune de 1871, mais l’intérieur a conservé son décor d’origine.

Contrairement aux églises catholiques, les temples protestants de Paris ne sont ouverts qu’à l’occasion des offices religieux. En somme, que le dimanche.

Pendant que des dizaines de milliers de Parisiens participaient aujourd’hui à la course à pied We run Paris (sic), mon marathon à moi était de faire le plus possible d’églises parisiennes ce dimanche matin, dont le Temple du Marais et le Temple de l’oratoire du Louvre.

Quinze minutes avant le début de la messe (donc à 10h15), j’étais au Temple du Marais.

Temple du Marais
Intérieur du temple du Marais

Quel merveilleux édifice… si peu protestant. Les temples réformés se veulent sobres, centrés sur l’évangile. À part l’immense Cathédrale de Berlin (somptueusement décorée), le Temple du Marais est le plus beau temple protestant que je connaisse.

Mais vite, ne nous attardons pas. Je mets le cap sur le Temple de l’oratoire du Louvre qui donne une messe au même moment.

Temple de l’oratoire du Louvre
Intérieur du Temple de l’oratoire du Louvre

Construit de 1621 à 1748, ce temple possède un intérieur dépouillé, axé sur la prédication du pasteur.

Détail du portail de Saint-Germain l’Auxerrois
Bénitier

Je complète le tout par le visite de deux églises qui me sont chères; Saint-Germain l’Auxerrois (l’église paroissiale de mon ancêtre Marguerite Lamirault, fille du cocher de Marie-Thérèse d’Autriche, épouse de Louis XIV) et…

Aperçu de l’intérieur de l’église Saint-Eustache
Guimberge (clé de voûte) de Saint-Eustache

…Saint-Eustache (l’église paroissiale de son époux, Honoré Martel, le premier Martel de ma lignée à immigrer en Nouvelle-France).

Je devais ensuite visiter l’exposition de Rubens à Van Dyck qui se termine aujourd’hui à la Pinacothèque. Mais il y est défendu de photographier. Or pas de photo, pas d’expo.

Je rebrousse chemin et vais donc à la Madeleine, de l’autre côté de la rue.

Église de la Madeleine
Maitre-autel de la Madeleine

C’est la seule église catholique de Paris qui ne soit pas surmontée d’un crucifix. En forme de temple grec, cette bâtisse n’est pas fenêtrée. Conséquemment, l’éclairage intérieur est totalement artificiel. Son maitre-autel est spectaculairement beau.

À deux pas, sur la rue Royale, se trouve la pâtisserie Ladurée : j’y achète un chou praliné à 5,8 euros. Puis je mets le cap sur mon hôtel pour compléter et publier mon compte rendu d’hier (tout en mangeant ma pâtisserie).

Je saute dans le métro afin de me rendre au théâtre Clavel qui présente à 17h Les Feluettes du dramaturge québécois Michel-Marc Bouchard. S’il est fréquent que des pièces du répertoire classique français soient présentées au Québec, l’inverse est plus rare.

La distribution est composée d’acteurs québécois et français que je ne connais pas. Les comédiens sont de bons à excellents et la pièce est assez bien écrite.

Puis je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone 8 mm F/1,8 (2e photo) et objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (6e et 10e photos), M.Zuiko 75 mm F/1,8 (8e photo), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e photo  : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 8 mm
  3e photo  : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  4e photo  : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
  5e photo  : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
  6e photo  : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 800 — 25 mm
  7e photo  : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 14 mm
  8e photo  : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
  9e photo  : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
10e photo  : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 400 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel