La Sainte-Chapelle

23 février 2021
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Introduction

En 1239, le roi Louis IX — qui sera canonisé sous le nom de saint Louis — achète la Couronne d’Épines du Christ que détenait jusqu’alors son cousin l’empereur Baudoin II de Constantinople.

Deux ans plus tard, il lui achète également un fragment de la Vraie Croix et d’autres reliques de la Passion (dont un clou ayant servi à la Crucifixion).

Le tout couta au trésor royal la somme de cent-trente-cinq-mille livres d’or. Ce qui représentait six mois de revenus du royaume.

De manière temporaire, les Saintes Reliques furent entreposées à Paris dans la chapelle Saint-Nicolas du Palais Royal, aujourd’hui disparue.

Conscient du prestige religieux et politique que lui conférait la propriété d’un tel trésor, le roi de France ordonna la construction d’un écrin destiné à recevoir les Saintes Reliques : ce fut la Sainte-Chapelle, consacrée le 26 avril 1248.

Extérieur

Large de 17 mètres et longue de 36 mètres, la Sainte-Chapelle s’élève à 42 mètres en excluant la flèche (refaite pour la cinquième fois au XIXe siècle).

Haute de 33 mètres, celle-ci est décorée à sa base de la statue des douze apôtres (à 0:11). Au-dessus d’eux, des gargouilles, puis des anges musiciens complètent le décor que lui a ajouté Adolphe Geoffroy-Dechaume vers 1855.

Au sommet de chacun des contreforts qui soutiennent la toiture se trouvent deux gargouilles (à 0:13).

Au-dessus de l’abside du chœur, la statue de l’archange saint Michel est également l’œuvre d’Adolphe Geoffroy-Dechaume (à 0:15).

Les deux tours octogonales de chaque côté de la façade cachent des escaliers d’angle qui donnent accès au toit. Près du sommet de chacune d’elles, on peut voir une couronne d’épines sculptée (à 0:09).

La crête du toit est rehaussée d’une balustrade décorée de fleurs de lys (à 0:11).

La Chapelle haute et la Chapelle basse possèdent chacune son propre portail.

Derrière sa balustrade, le portail de la Chapelle haute (à 0:23) est sur le thème de la Résurrection des morts et du Jugement dernier.

Le portail de la Chapelle basse sert d’entrée aux visiteurs (à 0:26).

Son tympan représente le Couronnement de la Vierge (à 0:28). Une Vierge à l’Enfant est adossée à son trumeau (à 0:29) tandis qu’à ses pieds, une chimère (à 0:32), de même qu’un soubassement décoré de fleurs de lys et de châteaux de Castille (à 0:34) complètent le tout.

La Chapelle basse

Au premier coup d’œil, la Chapelle basse ressemble à une crypte.

À l’origine, elle était le lieu de culte des serviteurs du roi. En 1690, une inondation y a complètement détruit son décor d’origine.

Celui qu’on y voit de nos jours date du XIXe siècle. Il est superbe. Ce décor se compose d’un ciel étoilé et de colonnettes rehaussées de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de châteaux de Castille dorés sur fond rouge.

Aux murs, les médaillons métalliques sont décorés d’émaux champlevés et de cabochons de verre coloré représentent les apôtres et la Vierge.

Dans l’abside, on trouve une statue de saint Louis en attente de restauration (à 1:18).

La Chapelle haute

À l’origine, la Chapelle haute accueillait la famille royale et leurs invités. On y accédait de plain-pied à partir de l’ancien palais royal.

C’est ici qu’étaient conservées les Saintes Reliques, dans une châsse située au fond de l’abside et sous laquelle se dressait un autel en bois doré (aujourd’hui conservé au château d’Écouen).

Les 22 reliques se trouvaient dans une châsse de trois mètres de haut (en or, en argent et en pierres précieuses) pouvant pivoter sur elle-même.

En ouvrant deux fenêtres basses derrière le chœur, la foule des fidèles assemblés dans la cour du palais pouvait apercevoir les reliques. On ignore à quelle fréquence cette exposition publique avait lieu.

De nos jours, les reliques se trouvent dans le Trésor de Notre-Dame de Paris.

Dans la Chapelle haute, les vitraux occupent 700 mètres carrés de surface, sur 15 mètres de hauteur. Ils représentent mille-cent-treize scènes tirées des Évangiles et de l’Ancien Testament.

En somme, c’est une Bible illustrée. Et ce, à une époque où presque personne ne savait lire ni écrire.

Cinq différents oxydes sont responsables de la coloration du verre; le cobalt le colore en bleu, deux oxydes de cuivre donnent naissance au rouge et au vert, le manganèse teint en violet tandis que l’antimoine est responsable du jaune.

Afin d’ajouter des détails — comme les plis des vêtements ou les traits des visages — on a peint en grisaille de l’oxyde de fer. Celui-ci est fixé à la surface du verre au cours d’une deuxième cuisson.

Environ les deux tiers des vitraux sont d’origine (c’est-à-dire qu’ils datent du XIIIe siècle).

Tout autour de la nef, douze statues d’apôtres — considérés comme des piliers de l’église chrétienne — sont adossées symboliquement aux piliers de la chapelle. Alternativement, ces derniers sont décorés de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de château de Castille sur fond rouge.

Les fines colonnettes peintes qui servent de piliers sont en réalité le bout effilé des contreforts massifs qui soutiennent l’édifice.

Au fond de la Chapelle haute, la rosace — d’un diamètre de neuf mètres — est sur le thème de l’Apocalypse. Elle date de la fin du XVe siècle.

Trois compositions dorées d’Adolphe Steinheil prennent place sous la rosace, à l’endroit qu’occupait autrefois l’orgue (dont le dernier, daté de 1762, créé par François-Henri Cliquot, fut transféré à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois en 1791).

À gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre, on voit Moïse et le serpent d’airain, Le Sang sur la maison des Hébreux et L’Immolation de l’agneau pascal (à 2:30).

Au centre, il s’agit d’un Christ bénissant (à 2:32).

Et à droite, on voit Melchisédech offrant les Saintes Espèces, Le Sacrifice d’Isaac par Abraham et Abel sacrifiant l’agneau (à 2:34).

Le tout se termine par deux petits anges saluant discrètement les fidèles quittant la Chapelle haute (à 2:40).

Complément de lecture : Le mystère de la Sainte-Chapelle

Détails techniques : Le diaporama présente 76 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (37 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (24 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (9 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5 photos), et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1 photo).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une certaine discrimination sexuelle à Paris

14 décembre 2020
L’hôtel de ville de Paris

La ville de Paris vient d’être condamnée à payer une amende de 90 000 euros — près de 140 000$ — pour discrimination sexuelle à l’embauche.

Comment peut-on imaginer qu’une ville comme Paris, dirigée en plus par une femme depuis 2016, puisse commettre un tel méfait ?

C’est que la discrimination dont Paris a été reconnue coupable a été exercée contre des victimes inattendues : les hommes.

En 2018, sur seize postes de directeurs et de sous-directeurs, les autorités municipales ont choisi onze femmes et seulement cinq hommes.

Les procureurs de la République, zélés défenseurs des opprimés, se sont donc empressés de poursuivre les autorités municipales.

Dans l’ensemble de ses 53 000 employés, Paris compte 56 % de femmes, principalement dans des postes subalternes. Mais les hommes ont toujours eu la haute main sur les postes décisionnels, occupés par eux à 53 %.

Afin de rétablir l’équilibre au niveau des postes supérieurs, la ville voulait bien faire.

Mais voilà qu’à l’époque, la loi de transformation de la fonction publique limitait la discrimination positive; celle-ci ne pouvait pas dépasser 60 % en faveur du groupe sous-représenté.

Or ici, 69 % des postes ont été accordés à des femmes.

Depuis, le texte de cette loi a été modifié de manière à permettre n’importe quel écart du moment que cela n’aboutit pas au déséquilibre inverse parmi les emplois concernés.

En somme, la loi permet maintenant un rattrapage accéléré, ce qui n’était pas le cas en 2018. D’où la condamnation de la ville pour une offense qui n’existe plus…

Référence :
La Ville de Paris mise à l’amende pour avoir nommé trop de directrices

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faire la grève

8 mai 2019

Du latin ‘grava’ (qui signifie gravier), le mot grève est apparu en français au XIIe siècle. Il signifiait alors un terrain plat, couvert de gravier, situé au bord de la mer ou d’un cours d’eau.

L’Hôtel de Ville et la place de Grève (de Nicolas Raguenet, 1753)

Autrefois, devant l’Hôtel de Ville de Paris, était située la Place de Grève. On l’appelait ainsi parce qu’elle était reliée à la Seine toute proche par une grève à qui on donnait le nom de port de Grève.

Ce port était le plus animé de Paris. C’est là qu’on déchargeait le bois, le blé, le vin et le foin.

La perception des taxes était d’autant plus facile que l’Hôtel de Ville se trouvait à deux pas.

Dès qu’un bateau y accostait, son capitaine embauchait les hommes qui s’étaient justement rendus à la grève dans le but d’être utiles au déchargement des marchandises.

Dire de quelqu’un qu’il ‘était en grève’, cela signifiait qu’il était parti à la grève trouver du travail.

Et on disait de celui qui en revenait bredouille qu’il avait ‘fait la grève’. On faisait donc la grève comme d’autres faisaient le trottoir; dans l’espoir de gagner sa vie.

Ce sens a glissé au milieu du XIXe siècle vers ‘cesser collectivement de travailler pour faire valoir ses revendications’.

En 1830, la place de Grève fut renommée place de l’Hôtel de Ville.

Quant au port de Grève, il disparut quand on rehaussa, de 1836 à 1839, le bord de la Seine et qu’un mur fut dressé pour lutter contre les débordements du fleuve.

En 2013, la place fut rebaptisée ‘esplanade de la Libération’ afin de rendre hommage aux résistants, aux Français libres, aux alliés et à tous les insurgés qui ont libéré Paris dans la nuit du 24 au 25 aout 1944.

Place de l’Hôtel-de-Ville – Esplanade de la Libération

De nos jours, lorsqu’on voit les gens qui s’y prélassent au soleil, on a peine à croire que l’endroit fut, de 1310 à 1822, un lieu d’exécutions publiques : pendaisons et buchers y étaient régulièrement donnés en spectacle. Exceptionnellement, pouvait-on y voir un écartèlement.

La première utilisation publique de la guillotine eut lieu à cet endroit en 1792, à la grande déception des amateurs. Ceux-ci trouvèrent le procédé beaucoup trop expéditif…

Références :
Place de l’Hôtel de Ville
Place de l’Hôtel-de-Ville – Esplanade de la Libération

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Histoire du restaurant en France

1 mai 2019
Bouillon Chartier, à Paris

Au départ, ‘restaurant’ n’était que participe présent du verbe restaurer.

Puis, au Moyen-Âge, on prit l’habitude d’appeler ‘restaurant’ tout bouillon — composé de viande, mais aussi, selon la recette, de racines, d’ognons, d’herbes aromatiques, d’épices, de sucre, de pain, de raisins et de pétales de rose — ayant la propriété de donner des forces et ainsi restaurer la vigueur de la personne concernée.

C’est ainsi que Marguerite de Navarre, épouse d’Henri IV, écrivait : « L’on ne m’a fait manger que restaurants et les meilleures viandes que je mangeai jamais…»

Dans l’Histoire de Jenni, Voltaire écrit : « Le père tout tremblant le fait reposer; on lui fait prendre des restaurants…»

Avant 1765, il y avait en France quatre grands types de commerçants qui fournissent de la nourriture et des boissons à leur clientèle :
• les taverniers (qui ne servent que du vin),
• les cabaretiers (qui servent du vin et des viandes),
• les aubergistes (qui ne proposent qu’un seul plat à heure fixe) et
• les traiteurs (les seuls autorisés à vendre des sauces et ragouts).

En 1765, on ouvrit à Paris un établissement servant des bouillons restaurants. On y vendait aussi des volailles bouillies au gros sel et des œufs frais. Ce fut le premier restaurant au sens moderne du terme.

Lorsque la Révolution française éclate, presque tous les cuisiniers sont à l’emploi de particuliers (nobles et riches commerçants).

En raison de la fuite à l’Étranger ou de la décapitation d’une partie de la noblesse, des cuisiniers sans emploi ont alors l’idée d’ouvrir des établissements afin de nourrir les députés de province venus prendre part aux séances de l’Assemblée nationale.

En 1789, il y a une centaine de petits restaurants à Paris.

En 1793, Antoine Beauvilliers (un des derniers cuisiniers de la cour de Louis XVI) ouvre à Paris le premier restaurant de luxe, La Grande Taverne de Londres.

Au cours des deux décennies qui ont suivi la Révolution, le nombre de restaurants parisiens s’est multiplié par six.

Un autre vingt ans plus tard, on en comptait plus de trois-mille.

Au départ, les plats étaient servis à la française, c’est-à-dire tous en même temps.

De 1808 à 1812, le prince Alexandre Kourakine, ambassadeur russe à Paris, fait connaitre à la nouvelle aristocratie révolutionnaire le service à la russe en vertu duquel les plats sont servis les uns à la suite des autres.

Cette mode se répandra rapidement dans les restaurants.

En 2018, on comptait plus de 780 000 restaurants en France. Ce qui en fait le pays avec le plus grand nombre de restaurants par mille habitants.

Références :
Histoire du restaurant en France
Pas bien dans leur assiette ?

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les 26 diaporamas de Paris

23 mars 2018
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Pour la personne qui songe à visiter Paris ou pour celle qui désire se remémorer des souvenirs de cette ville, les diaporamas disponibles sur ce blogue représentent plus de trois-mille photos en haute-définition et des dizaines de séquences vidéo au sujet de la capitale française.

Ces textes présentent les principaux attraits de chaque arrondissement de Paris.

Offerts gratuitement, ils constituent les chapitres d’un guide de voyage électronique dont il ne manque qu’une revue systématique des lieux d’hébergement et des meilleurs restaurants.

Diaporamas Durée Photos Vidéos
Le 1er arrondissement (1re partie) 2:31 64 1
La Sainte-Chapelle 2:49 76 0
Le 1er arrondissement (3e partie) 9:26 261 6
Le Louvre 5:10 138 3
Le deuxième arrondissement 5:37 165 0
Le troisième arrondissement 9:04 267 0
Le 4e arrondissement (1re partie) 2:11 60 0
Le 4e arrondissement (2e  partie) 9:52 259 7
Le 5e arrondissement (1re partie) 6:19 177 2
Le 5e arrondissement (2e  partie) 6:09 177 0
Le 5e arrondissement (3e  partie) 5:59 144 6
Le Sixième arrondissement 8:02 217 3
Le Septième arrondissement 8:31 240 3
Le Huitième arrondissement 8:28 244 1
Le Neuvième arrondissement 4:37 118 2
Le Douzième arrondissement 6:58 173 5
Le Treizième arrondissement 4:23 124 0
Le Quatorzième arrondissement 3:05 83 0
Le Quinzième arrondissement 3:31 97 1
Le Seizième arrondissement 9:18 200 15
Le Dix-huitième arrondissement 2:41 69 1
La Défense 1:37 32 3
La basilique Saint-Denis 2:21 65 0
Aperçu de la ville de Versailles 3:26 95 0
Les jardins du château de Versailles 4:00 93 5
Le château de Versailles 4:19 120 0
Total 2h20:24 3 758 64


Pour lire les récits quotidiens du premier voyage à Paris, veuillez cliquer sur ceci. Mais pour lire les récits quotidiens du deuxième voyage à Paris, veuillez plutôt cliquer sur cela.

Pour consulter la liste des diaporamas de toutes les villes visitées, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Défense, à Paris

5 décembre 2017
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Ce qu’on appelle La Défense est un immense complexe d’affaires débuté en 1959 et qui emploie aujourd’hui 30 000 personnes réparties dans 71 tours.

À elle seule, elle offre le septième de tout l’espace à bureau de l’agglomération parisienne.

Mais ce n’est pas seulement cela puis qu’on y trouve également un centre commercial (Les Quatre temps – de 0:37 à 1:04), l’église Note-Dame de Pentecôte (à 1:18), 2 000 chambres d’hôtel, et 950 000 m² de logements.

Techniquement, la Défense n’est pas située dans la ville de Paris, mais dans plusieurs petites municipalités de l’ouest de l’agglomération parisienne.

Le nom du quartier vient de la statue La Défense de Paris, érigée en 1883 à la gloire des soldats ayant défendu la ville durant la guerre franco-allemande de 1870 (à 0:23).

Construite en 1989, sa grande arche carrée (à 1:21), revêtue de marbre blanc, est l’œuvre de l’architecte danois Otto von Spreckelsen.

Parmi sa soixantaine de sculptures d’art contemporain, mentionnons la Cheminée de Raymond Moretti (à 0:07), la fontaine colorée de Yaacov Agam (à 0:20), Les hommes de la cité de F. et H. Siptrott (à 0:32), L’Araignée rouge d’Alexander Calder (à 0:34), et Deux personnages fantastiques de Joan Miró (à 0:38).


Détails techniques : Le diaporama contient 32 photos et trois clips vidéos pris à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5. Les objectifs furent M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (31 photos) et le PanLeica 25 mm F/1,4 (1 photo).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Douzième arrondissement de Paris

11 février 2017

 
Introduction

En descendant la Seine vers Paris, le premier arrondissement que l’on rencontre à tribord, c’est le douzième.

En raison de la taille du bois de Vincennes (9,95 km²), cet arrondissement est le deuxième plus vaste (avec ses 16,63 km²).

Sa population, croissante depuis la création de l’arrondissement en 1860, atteignait 144 719 personnes en 2013.

La tribu gauloise des Parisii, installée au IIIe siècle avant notre ère sur le territoire de Nanterre (dans la banlieue ouest de Paris), a donné son nom à la capitale française.

Mais en 1991-1992, des fouilles archéologiques ont révélé l’existence d’un village beaucoup plus ancien dans le douzième arrondissement. Celui-ci prospérait entre 4 500 et 3 800 ans avant notre ère. C’est le plus ancien peuplement connu de Paris.

Le présent diaporama rassemble les photos que j’ai prises dans cet arrondissement en 2014 et 2015 : il se compose de quatre parties de longueur inégales.

La chapelle de la Fondation Eugène-Napoléon

Nommé en l’honneur du fils de l’impératrice Eugénie (épouse de Napoléon-III), la Fondation Eugène-Napoléon est une maison d’enseignement construite en 1856 par l’architecte Jacques-Ignace Hittorf, à qui on doit notamment la marie du premier arrondissement et le mobilier urbain de la place de la Concorde.

Sa chapelle à nef unique, sans transept, se termine par une abside semi-circulaire décorée d’une fresque, exécutée par le peintre Félix-Joseph Barrias.

Celle-ci représente l’impératrice, en robe de mariée, entourée de pensionnaires et de religieuses, sous le regard de sainte Catherine, de la Vierge et de l’Enfant Jésus, de même que de saint Vincent de Paul.

Le Viaduc des Arts et la Coulée verte

Jusqu’en 1969, une ligne de chemin de fer surélevée reliait la place de la Bastille à l’ancien canton de Saint-Maur-La Varenne. Cette voie ferrée suivait l’avenue Daumesnil.

Après l’abandon de cette voie ferrée, la ville de Paris a étudié différents projets pour finalement attribuer une double vocation à ce territoire.

Les arches du viaduc qui supportait la voie ferrée ont été fermées de grandes verrières cintrées de bois et sont devenues une succession d’une cinquantaine d’ateliers et de boutiques de métiers d’art qui s’étendent sur plus de 1,3 km.

Au-dessus d’eux, l’ancien chemin de fer a fait place à une promenade plantée d’arbres appelée Coulée verte René-Dumont, en l’honneur d’un agronome et pionnier écologiste français décédé en 2001.

Cette partie du diaporama s’ouvre par l’Opéra Bastille qui, parmi les salles d’opéra de la ville, se spécialise dans la présentation des grands opéras italiens ou allemands.

Nous suivons ensuite le Viaduc des Arts pour nous arrêter (de 0:30 à 0:45) à l’église néoromane Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts, construite en 1902-1903 sur les plans de l’architecte Josep-Émile Vaudremer.

Puis nous refaisons le même circuit à l’inverse, du haut de la Coulée verte.

À l’Est du Viaduc des Arts

Le troisième volet du diaporama est une très longue promenade qui continue le Viaduc des Arts vers l’Est.

Du boulevard de Bercy, nous suivons l’avenue Daumesnil pour rencontrer successivement :
• la place Félix-Éboué (1:35),
• l’église du Saint-Esprit, en béton armé (de 1:40 à 1:53), construite de 1928 à 1935 sous les plans de Paul Tournon,
• le magnifique palais Art déco de la Porte dorée (de 2:00 à 2:42), construit à l’occasion de l’exposition coloniale de 1931 et dont les étages supérieurs logent le Musée de l’histoire de l’immigration, tandis que son sous-sol sert d’aquarium tropical,
• le bois de Boulogne,
• le Parc zoologique de Paris (à 3:00),
• le Parc floral de Paris (se terminant à 3:35).

À deux pas de ce jardin botanique se trouve le château de Vincennes (de 3:38 à 5:06). Même s’il est situé dans la commune de Vincennes, j’ai choisi de le présenter comme s’il faisait partie du 12e arrondissement.

Résidence royale du XIIe au XVIIIe siècle, le château a conservé une de ses tours médiévales, son donjon du XIVe siècle (récemment restauré), et sa magnifique Sainte-Chapelle (en cours de restauration).

Dans une des chambres du donjon, on prête aux visiteurs une ardoise électronique au travers de laquelle ils ont la possibilité de voir la pièce comme elle était meublée et décorée au Moyen-Âge (4:35 à 5:01).

À 5:02, voici la salle du Trésor. À partir de 1367, cette minuscule chambre, très haute mais étroite, conservait une partie des manuscrits de la couronne (notamment, les titres de propriété des résidences royales). L’or entreposé représentait environ le cinquième du budget annuel des dépenses royales.

Le sud-ouest du 12e arrondissement

Le dernier segment du diaporama présente la partie du 12e arrondissement située au sud de la voie ferrée qui mène à la gare de Lyon.

On y rencontre d’abord la gare de Lyon (de 5:09 à 6:22), construite de 1895 à 1902 et conçue par l’architecte Marius Toudoire.

Cette gare abrite un des plus beaux restaurants de Paris.

Construit pour une société de transport ferroviaire et maritime, ce restaurant est décoré de 41 toiles à la manière d’un prospectus d’une agence de voyages, montrant sous un jour flatteur les différentes villes desservies par le transporteur.

Après la 2e guerre mondiale, jugé démodé, le restaurant fut transformé en comptoir moderne et épuré, à la manière du film Playtime de Jacques Tati.

Après quelques années, il fit faillite. Sans le véto du ministre André Malraux, le restaurant aurait été détruit.

Se rappelant le décor fastueux qui se cachait sous ses habits modernes, des investisseurs firent l’acquisition du restaurant. Le rénover couta une fortune.

Aujourd’hui, on peut en apprécier toute la splendeur d’origine.

Puis le diaporama présente successivement :
• la station de métro de la gare de Lyon (de 6:24 à 6:32),
• l’édifice du ministère des Finances (de 6:33 à 6:36),
• la gare de Paris-Bercy (à 6:37),
• la Cinémathèque française (de 6:39 à 6:44) dont l’édifice a été conçu en 1994 par l’architecte canadien Frank Gehry,
• le parc de Bercy.


Détails techniques : Le diaporama contient 173 photos et cinq clips vidéos pris à l’aide d’un appareil OM-D e-m5.


En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (142 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (11 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (7 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4 photos) et le M.Zuiko 40-150 mm R (3 photos).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Neuvième arrondissement de Paris

10 décembre 2016

 
Situé sur la rive droite de la Seine, le neuvième arrondissement occupe une surface plutôt carrée de 2,2 km² sur laquelle habitent environ soixante-mille personnes.

Quand l’enceinte de Charles V, élargie par Louis XIII, fut détruite à partir des années 1670, ces espaces furent aménagés par Louis XIV en promenades plantées d’arbres.

Au XIXe siècle, lorsque ces grands boulevards s’urbanisèrent, on y ouvrit des guinguettes et des théâtres dits de boulevard. De plus, l’accroissement de la densité urbaine et le cout relativement faible des terrains incitèrent des entrepreneurs à y ouvrir des magasins à grande surface qui révolutionnèrent le commerce au détail.

De nos jours, le neuvième arrondissement porte les traces de ces bouleversements.

Il s’étend du Nord au Sud, de la place Pigalle au boulevard des Capucines, et d’Ouest en Est, de la rue du Faubourg-Poissonnière à la rue d’Amsterdam (et son prolongement au Sud, soit la rue Vignon).

Notre visite du quartier débute réellement par l’édifice emblématique du Second Empire, soit l’opéra Garnier (de 0:42 à 2:35), construit de 1862 à 1875.

Rares sont les salles d’opéra qui se caractérisent par la sobriété. S’il y en a, l’opéra Garnier n’est pas du nombre. Le luxe y est ostentatoire sans jamais tomber dans la vulgarité; dorures, mosaïques, fresques, marbre polychrome, tout y est éclat et majesté.

Parmi les groupes allégoriques qui ornent sa façade, La Danse de Jean-Baptiste Carpeaux fit scandale à l’époque de son dévoilement (à 0:44). De nos jours, l’original est au musée du Quai d’Orsay et ce qu’on voit au grand air est une copie exécutée par le sculpteur Paul Belmondo, le grand-père de l’acteur homonyme.

Précisons que les baignoires dont il est question au-dessus de cette entrée flanquée de cariatides (à 1:05) sont des loges situées sur les côtés du rez-de-chaussée de la salle. Celle-ci n’est que de 1 971 places, ce qui est peu pour une ville comme Paris.

Depuis 1964, son lustre de six tonnes éclaire une œuvre de Marc Chagall (à 2:19) en remplacement de celle, inélégante, qui s’y trouvait jusqu’alors.

De 2:29 à 2:35, il s’agit du musée-bibliothèque de l’opéra Garnier.

De 2:41 à 2:57, nous voici dans le restaurant Bouillon Chartier, construit en 1896 et qui a conservé son décor d’origine. Dans ce restaurant, les serveurs n’écrivent pas votre commande dans un calepin : ils l’écrivent sur le napperon en papier de votre table. C’est sur celle-ci qu’ils calculent l’addition.

À titre d’exemple, voici deux mets qu’on y prépare : le Museau de bœuf vinaigrette en entrée (3,8 euros) et le Pot au feu ménagère (11,2 euros).

De 3:04 à 3:15, il s’agit du magasin amiral de la chaine de grands magasins du Printemps, propriété personnelle de l’émir du Qatar.

À sa création, en 1865 (dans un édifice incendié en 1881), le Printemps offrait des produits de qualité à bas prix. On innovait en pratiquant une politique de prix fixe (donc, pas de marchandage). Le premier jour du printemps, le 21 mars de chaque année, un bouquet de violettes était remis aux clients.

Construit de 1907 à 1910, l’édifice actuel est l’œuvre de l’architecte René Binet.

Entre deux pavillons du Printemps, voici un aperçu de l’église Saint-Louis-d’Antin, seul vestige du cloitre des Capucins qui s’y trouvait (de 3:16 à 3:23). Cette église néoclassique est de l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart.

Construite de 1780 à 1782, elle se caractérise par son extérieur d’une extrême sobriété et son revêtement intérieur à la feuille d’or et aux riches couleurs qui rappellent la décoration des villas romaines.

La voute du chœur est ornée de la fresque Saint Louis et saint François adorant le Christ ressuscité d’Émile Signol (à 3:21).

Comme c’est l’habitude dans les églises de l’ordre des Capucins, un seul bas-côté s’y trouve, ici du côté gauche de la nef. Ce bas-côté donne accès à des chapelles latérales, dont celle dédiée à la Vierge (à 3:23). L’autel de celle-ci est surmonté de la Vierge à l’enfant, sculptée par Raymond Gayrard.

De 3:25 à 3:55, nous visitons les Galeries Lafayette, nées de l’acquisition d’une série d’immeubles entre 1894 et 1905.

C’est le plus grand magasin au monde. Les ventes y atteignent parfois six-millions d’euros par jour. Afin de profiter des achats impulsifs des touristes chinois, près de la moitié des employés aux comptoirs des produits de luxe appréciés de cette clientèle — les montres suisses pour homme, par exemple — parlent le mandarin.

Son immense coupole Art nouveau a été conçue par l’architecte Ferdinand Chanut et réalisée par le maitre-verrier Jacques Grüber. Elle date de 1912. Entreposée à Clichy au début de la Deuxième Guerre mondiale, elle fut restaurée en 1973 par le petit-fils de l’architecte initial, selon les plans de l’époque.

À 4:22, il s’agit de l’église de la Sainte-Trinité, construite de 1861 à 1867, où les obsèques du compositeur Hector Berlioz furent célébrées en 1869.

Voilà qui termine cette brève visite de cet arrondissement.


Détails techniques : Le diaporama contient 118 photos et deux clips vidéos pris à l’aide d’un apparel OM-D e-m5.


En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (74 photos), le M.Zuiko 12 mm F/2,0 (12 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (10 photos), le Lumix 7-14 mm F/4,0 (9 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (6 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (5 photos) et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2 photos).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Huitième arrondissement de Paris

16 novembre 2016

 
Situé sur la rive droite de la Seine, le huitième arrondissement occupe une superficie de 3,9 km² sur laquelle habitent quarante-mille personnes.

Il s’étend du Nord au Sud, du parc Monceau à la Seine puis, d’Ouest en Est, de l’Arc de Triomphe de l’Étoile à l’église de la Madeleine.

Le diaporama qui lui est ici consacré est divisé en trois parties :
• le sud de l’avenue des Champs-Élysées,
• cette avenue d’Ouest en Est en complétant cette promenade d’une remontée vers la Madeleine, et finalement
• la partie de l’arrondissement située au nord de cette avenue.


 
De 0:14 à 0:40, ce sont des images de la cathédrale américaine de Paris.

De style néogothique, ce temple anglican fut construit de 1881 à 1886 sur les plans de l’architecte George Edmund Street. Quant aux vitraux, ils ont été réalisés de 1883 à 1893 par James Bell.

De 1:00 à 1:17, il s’agit du Théâtre des Champs-Élysées.

D’une capacité de 1 905 places, cette salle de spectacle de style Art déco a été inaugurée en 1913.

Le bas-relief au haut de sa façade est d’Antoine Bourdelle tandis que le peintre nabi Maurice Denis a décoré la coupole de la salle principale sur le thème de l’Histoire de la musique.

À 1:32, voici la chapelle Notre-Dame de Consolation. À cet endroit se trouvait autrefois un ensemble de bâtiments en bois où les organismes de bienfaisance présentaient leurs réalisations.

Au Bazar annuel de la Charité de 1897, un incendie se déclara et fit 117 morts (dont la sœur de l’impératrice d’Autriche). Cette chapelle fut édifiée en 1900 en l’honneur de ces victimes.

À deux pas se trouve (à 1:36) la Cathédrale arménienne Saint-Jean-Baptiste, construite de 1902 à 1904 sous les plans de l’architecte Albert Guilbert (à qui on doit la chapelle néobaroque précédente).

À 1:41, il s’agit de l’église écossaise de Paris, qui date de 1957.

De 1:49 à 2:03, nous visitons le Grand Palais (inauguré en 1900). Derrière sa façade couronnée d’allégories exubérantes se cache une immense verrière qui sert de salle d’exposition.

Construit à la même époque, le Petit Palais lui fait face (de 2:04 à 2:20). Œuvre de l’architecte Charles Girault, il abrite de nos jours le Musée des Beaux-Arts de la ville.


 
Il y a plusieurs arcs de triomphe à Paris. Le plus connu est l’Arc de Triomphe de l’Étoile (de 2:25 à 2:53). On l’appelle ainsi parce que c’est à partir de lui que rayonnent douze avenues des Champs-Élysées.

Construit de 1806 à 1836, en respectant les plans de l’architecte Jean-François Chalgrin, ce monument est destiné à immortaliser les victoires et les noms de 660 généraux et maréchaux napoléoniens.

De nos jours, on y trouve également le monument à la mémoire du soldat inconnu (à 2:36).

Les piliers de l’arc sont décorés de quatre hauts-reliefs :
La Paix de 1815 (à 2:28),
La Résistance de 1814 (à 2:30),
Le Triomphe de 1810 (à 2:32) et le plus connu,
Le Départ des volontaires de 1792 (surnommé La Marseillaise, à 2:34).

Du haut de sa plateforme, on a une vue exceptionnelle du quartier.

Fait divers : au défilé de la victoire, le 14 juillet 1919, le commandement militaire avait ordonné aux aviateurs de défiler à Paris à pied, plutôt que d’effectuer des manœuvres aériennes dans le ciel de l’Arc de Triomphe.

Pour protester contre cet affront, l’aviateur Charles Godefroy passa avec son biplan sous la voute de l’arche le 7 aout suivant.

Il fut le premier à réussir cet exploit. Il ne restait que trois mètres de chaque côté des ailes pour permettre à l’avion de passer. Au moindre coup de vent, l’avion se serait écrasé.

Parmi les magasins et restaurants qui bordent l’avenue des Champs-Élysées, se trouve l’hôtel de la Païva (de 3:03 à 3:22)

Cet hôtel particulier est celui de la marquise de la Païva, une courtisane devenue immensément riche.

À 3:28, il s’agit de la statue de Georges Clemenceau, un des hommes politiques les plus populaires de l’histoire de France, qui mena son pays à la victoire lors de la Première Guerre mondiale.

À 3:38, voilà des marrons, c’est-à-dire des fruits comestibles du châtaignier. Quoiqu’illégale, la vente des marrons grillés par de jeunes marchands (principalement dans les quartiers des Tuileries et du Marais) est un des plaisirs automnaux de la capitale française.

Puis nous voici à la Place de la Concorde (de 3:40 à 3:51). C’est la plus grande place de Paris.

Celle-ci est traversée par deux ‘perspectives’. La plus longue, d’Est en Ouest, part du Louvre et se termine, au-delà de l’Arc de Triomphe de l’Étoile, au quartier d’affaires de La Défense. C’est l’axe historique de Paris.

L’autre perspective, du Nord au Sud, part de l’église de la Madeleine au Nord et se termine au Sud par la façade arrière du palais Bourbon qui prend elle aussi l’aspect d’un temple grec.

La photo à 3:40 montre la partie de l’axe historique à l’Ouest de la place de la Concorde. De chaque côté de l’avenue des Champs-Élysées, on peut voir deux des quatre Chevaux de Marly. Ce sont des copies. Les originaux, aujourd’hui au Louvre, furent sculptés par Guillaume Coustou afin de décorer le château de Marly de Louis XIV (d’où leur nom).

Au centre de la place se trouve, depuis 1831, un des deux obélisques qui marquaient auparavant l’entrée du Temple de Louxor à Thèbes. C’est un cadeau du vice-roi d’Égypte à la France.

Le mobilier urbain, dessiné par Jacques-Ignace Hittorff, y est sur le thème de l’eau.

Il comprend deux fontaines; la Fontaine fluviale au Nord et la Fontaine maritime au Sud (de 3:42 à 3:47). Les candélabres sont appelés lampadaires colonne rostrale. Elles représentent des proues de navires portant l’emblème de la ville de Paris (à 3:48).

Aux coins de cette place octogonale, on a placé des statues représentant huit villes françaises (à 3:50).

Nous effectuons ensuite un virage à 90 degrés vers le Nord pour emprunter la rue Royale en direction de l’église de la Madeleine. Sur notre chemin, nous rencontrons une des succursales de la pâtisserie Ladurée (de 4:00 à 4:12).

De 4:18 à 4:37, c’est l’église de la Madeleine. Construit de 1763 à 1842, l’édifice sans fenestration changea plusieurs fois de vocation. Il devint une église en 1845.

C’est la seule église catholique de Paris qui n’est pas surmonté d’un crucifix.

Ses portes illustrent les dix commandements dont le septième (Tu ne tueras point, à 4:20) et le dixième (Tu ne convoiteras ni la femme, ni la maison, ni rien de ce qui appartient à ton prochain, à 4:22).

Le maitre-autel est dominé par la sculpture représentant Marie-Madeleine entourée d’anges (à 4:27).


 
De 4:43 à 4:54, il s’agit de l’église Saint-Philippe-du-Roule, construite de 1772 à 1784. Durant la Deuxième Guerre mondiale, ses cloches furent confisquées par les Allemands et fondues pour faire des obus et des munitions.

De 4:56 à 5:05, nous voyons la salle Gaveau. Suivent le Palais de l’Élysée (construit en 1718, à 5:10) et l’ambassade du Royaume-Uni (à 5:12).

De 5:20 à 5:43, c’est une visite du musée Jacquemart-André, consacré aux arts décoratifs.

Pourquoi ce nom ? Édouard André était un riche banquier qui se fit construire en 1876 un hôtel fastueux qu’il meublera dans un style Louis-XV. Le nom Jacquemart est celui de son épouse.

De 5:50 à 6:00, nous voyons l’église Saint-Augustin, construite de 1860 à 1871. À son achèvement, c’était le plus important édifice parisien à ossature de métal. En dépit de sa hauteur, ce squelette métallique n’a pas besoin d’être solidifié par des contreforts ou des arcboutants.

Érigée par Louis XVIII en 1826, la Chapelle expiatoire (6:06) a été érigée à la mémoire de Louis XVI et de Marie-Antoinette, à l’endroit où leurs corps furent enterrés après leur exécution.

De 6:10 à 6:16, voici la Cathédrale Alexandre-Nevsky. Avant d’être le pseudonyme d’un chanteur populaire québécois (né Alexandre Parent), Alexandre Nevsky était connu pour être un héros national russe et un saint de l’Église orthodoxe.

L’église qui lui est dédiée à Paris a été inaugurée en 1861. Elle est en forme de croix grecque dont chaque branche est surmontée d’une tourelle se terminant par un bulbe doré et une croix orthodoxe russe.

En tenant compte de la flèche centrale, ces cinq bulbes symbolisent le Christ (au centre) et les quatre évangélistes.

Le 12 juillet 1918, le peintre catalan Pablo Picasso y épousa la danseuse russe Olga Khokhlova.

De 6:23 à 6:46, nous visitons le parc Monceau, créé en 1778 mais transformé cinq ans plus tard en parc à l’anglaise.

On y trouve de nombreuses attractions dont un carrousel, quelques manèges, des statues, de fausses ruines, et de vieux arbres dont ce platane d’Orient, planté en 1814. Vieux de trois siècles, ce platane est en vedette à 6:40.

Aux environs de ce parc, on trouve entre autres :
• le siège social français de la firme d’ingénierie montréalaise SNC-Lavalin (à 6:53 et 6:55),
• le musée d’art décoratif Nissim de Camondo (de 6:57 à 7:29). Ce musée abrite une riche collection privée d’Art du XVIIIe siècle. Ses cuisines auraient inspiré les créateurs du film d’animation Ratatouille des studios Walt Disney,
• le musée Cernuschi, consacré à certaines disciplines artistiques de l’Asie (de 7:30 à 7:56). On y trouve essentiellement des bronzes, du grès et des terres cuites,
• l’hôtel du Collectionneur (de 8:01 à 8:11). Conçu par les décorateurs Jacques Garcia et Alexandre Danan, aidés de l’architecte Stanislas Fiszer, cet hôtel-boutique de style Art déco a ouvert ses portes en 2004,
• la Maison Loo (à 8:12). Commandée par un marchand d’art arrivé à Paris en 1902, cette pagode fut dessinée par l’architecte Fernand Bloch et achevée en 1926. Cette construction, qui jurait avec tout le quartier tant par son style que sa couleur, provoqua la controverse. C’est aujourd’hui un musée privé.


Détails techniques : Le diaporama contient 244 photos et un clip vidéo. Deux de ces photos sont à l’infrarouge (à l’aide d’un appareil Lumix GH1 doté d’un objectif Lumix 14-45 mm II). Tout le reste a été fait à l’Olympus OM-D e-m5.


En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (200 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (17 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (14 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (5 photos chacun), et le Lumix 7-14 mm F/4,0 (1 photo).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Sixième arrondissement de Paris

8 avril 2016

 
Sans parcourir un circuit précis, ce diaporama comprend cinq parties.

Le long de la Seine

La première partie présente le bord de Seine de l’arrondissement, de l’Institut de France à la place Saint-Michel.

À sa mort, survenue en 1661, le cardinal Mazarin lègue les sommes nécessaires à la construction d’un collège dit des Quatre-Nations, destiné à l’instruction gratuite de soixante gentilshommes des quatre territoires annexés par la France au XVIIe siècle à la suite de deux traités de paix.

Construit de 1662 à 1688 par Louis Le Veau (un des plus grands architectes sous Louis XIV), le bâtiment (à 0:06) abrite de nos jours différentes académies, dont l’Académie française.

Plus à l’ouest se trouve la Monnaie de Paris. Sa vocation est de frapper la monnaie française, d’exposer des réalisations dans son musée, et d’héberger diverses expositions d’art contemporain comme celle en cours au moment de ma visite (de 0:10 à 0:43).

Place Saint-Michel

Cette première partie se termine par la place Saint-Michel.

Celle-ci est née avec le percement du boulevard Saint-Michel en 1855.

Sa fontaine a été conçue par l’architecte Gabriel Davioud en 1860. Encadrée de deux dragons cracheurs d’eau (ce qui plus sécuritaire que le feu), la statue Saint Michel terrassant le Diable est l’œuvre de Francisque-Joseph Duret.

Entre la Seine et le boulevard Saint-Germain

Originellement, l’officine Buly (de 0:55 à 0:58) était celle du parfumeur Jean-Vincent Bully, fondée en 1805. Il servit d’inspiration à Balzac pour le personnage principal du roman César Birotteau.

Fermée depuis la ruine de son propriétaire à la suite de la mise à sac de son entreprise lors de la Révolution de Juillet (en 1830), la marque fut reprise à plusieurs occasions.

L’officine a refait surface en 2014 sous le nom de Buly (avec un seul ‘L’, plus acceptable en anglais), en s’inspirant du catalogue et des formules du parfumeur.

Palais des études de l’École supérieure nationale des Beaux-Arts

L’École supérieure nationale des Beaux-Arts (de 1:00 à 1:24) occupe divers bâtiments, dont l’ancienne église du couvent des Petits-Augustins (dont on peut apercevoir la façade entre les deux bustes de la photo à 1:00).

Le Café de Fore (à 1:30) et Les Deux Magots (à 1:32) sont deux célèbres lieux de rencontre d’artistes et d’intellectuels parisiens depuis la Première Guerre mondiale.

De 1:36 à 2:11, nous visitons l’église Saint-Germain-des-Prés. Pour certains, ce serait la plus vieille église de Paris, un titre contesté par Saint-Julien-le-Pauvre.

L’Église actuelle fut construite de 990 à 1021 mais fut très remaniée depuis.

Après avoir découvert qu’au Moyen-Âge, les murs extérieurs et intérieurs de beaucoup d’églises étaient peints, on décida de décorer la nef de fresques et d’ornements. Hippolyte Flandrin peignit les fresques de 1842 jusqu’à sa mort en 1864 tandis qu’Alexandre Denuelle s’occupa de l’ornementation polychrome des murs. Le style choisi par ces artistes est de leur invention.

À 1:43, la chaire en marbre, exécutée en 1827, est de l’architecte Antoine-Chrysostome Quatremère de Quincy.

À 1:54, il s’agit du cénotaphe de Jean II Casimir Vasa, roi de Pologne, qui a abdiqué en 1608 après vingt ans de règne afin de devenir abbé commendataire de Saint-Germain-des-Prés. Ses restes y reposèrent de son décès en 1672 jusqu’à ce qu’ils soient transférés à Cracovie quatre ans plus tard.

À 1:57, cette plaque de 1923 célèbre le tricentenaire de la naissance de François de Montmorency-Laval. Celui-ci fut ordonné évêque en 1658 dans cette église. Par la suite, il devint le premier évêque de Nouvelle-France, puis déclaré saint par le pape François en 2014.

L’orgue actuel, de syle néoclassique, a été construit au début des années 1970 par le facteur Haerpfer-Erman (à 2:06).

Murale en grès émaillé au square Félix-Desruelles

Dans le square Félix-Desruelles, adjacent à l’église, on trouve cette murale Art nouveau — conçue par l’architecte Charles Risler et le sculpteur Jules Coutan — qui ornait originellement le Pavillon des manufactures françaises à l’exposition universelle de 1900.

À 2:53, il s’agit du restaurant Procope, le plus ancien café de Paris. Il fut fondé en 1686 par un gentilhomme de Palerme nommé Francesco Procopio dei Coltelli. D’illustres personnes — De La Fontaine, Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, Balzac, Hugo, Verlaine, Diderot, d’Alembert, Benjamin Franklin, Robespierre et Danton — fréquentèrent cet établissement.

À 2:57, le restaurant Le Clou de Paris est au rez-de-chaussée du premier immeuble parisien en béton armé, construit en 1893 par l’architecte lyonnais Édouard Arnaud.

Aux alentours de Saint-Sulpice

De 3:18 à 3:22, le bâtiment de l’actuelle mairie du 6e arrondissement a été construit de 1847 à 1849 par les architectes Rolland et Leviconte.

À 3:40, la monumentale Fontaine Saint-Sulpice est mieux connue sous le nom de Fontaine des cardinaux. Érigée de 1843 à 1848 par Louis Visconti, elle est ornée des statues de quatre orateurs célèbres sous Louis XIV qui font face (presque parfaitement) aux points cardinaux. Ces évêques n’ont toutefois jamais été nommés cardinaux.

Église Saint-Sulpice

De 3:42 à 4:18, nous visitons l’église Saint-Sulpice. Construite de 1645 à 1780 selon les plans de l’architecte Christophe Gamard, c’est la 2e plus vaste église de Paris, après Notre-Dame. À l’époque, la paroisse comptait 125 000 personnes.

La façade se compose de deux péristyles superposés, le deuxième formant une loggia surmontée aux extrémités de tours latérales qui devaient, au départ, être identiques. De plus, cette façade devait être complétée d’un fronton triangulaire dont la construction fut abandonnée.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
C’est une église en croix latine. La nef se compose d’abord d’un vaisseau central, de deux bas-côtés et de chapelles latérales.

Le transept est peu saillant; il est à peine plus large que le reste de l’église.

Puis suit le chœur, entouré d’un déambulatoire et de chapelles absidiales.

Les fenêtres sont hautes, essentiellement en verre blanc. En conséquence, cette église est assez bien éclairée, sauf pour ce qui est de la chapelle de la Vierge, située au fond de l’église.

Au Moyen-Âge, on estimait que la pénombre créée par les vitraux colorés était propice au recueillement des fidèles. Mais à la Contreréforme, plus précisément depuis le Concile de Trente en 1545, on voulait que les fidèles en prière puissent lire le missel.

Le style des vitraux de Saint-Sulpice — la plus importante collection de vitraux réalisés sous Louis XIV — se caractérise par l’utilisation du verre blanc, décoré d’une guirlande sur le pourtour et d’un médaillon au centre.

On trouve dans cette église plusieurs des chefs-d’œuvre de l’art religieux à Paris.

Sa chapelle axiale a été conçue par l’architecte Charles de Wailly dans les années 1770. L’Assomption de François Lemoyne décore sa coupole (à 3:50).

Le Combat de Jacob avec l’Ange, d’Eugène Delacroix

En entrant à droite, la première des chapelles latérales est la chapelle des Saint-Anges. Celle-ci est décorée de trois œuvres originales d’Eugène Delacroix (de 3:51 à 3:55), soit Le Combat de Jacob avec l’Ange (mur de gauche), Saint Michel terrassant le dragon (au plafond) et Héliodore chassé du Temple (mur de droite). L’artiste a mis six années, de 1855 à 1861, pour les créer.

Au plafond, il s’agit d’une toile marouflée. Toutefois les deux autres peintures ont été réalisées à l’huile et à la cire directement sur le mur. Conséquemment, il est impossible de les détacher de leur support.

De 3:57 à 4:00, il s’agit de la décoration de la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Du côté gauche, on peut y voir la statue de Jean-Baptiste, en marbre, par Louis-Simon Boizot. À droite, c’est le monument funéraire du curé Languet de Cergy réalisé de 1756 à 1758 par René-Michel Slodtz.

En 1719, c’est ce curé énergique qui mettra sur pied la loterie qui permettra de relancer la construction de l’église, interrompue depuis presque quarante ans. En 1745, il reste encore la façade à compléter, mais au moins l’église n’est plus ouverte à tous les vents et en proie aux intempéries comme c’était le cas depuis des décennies.

De 4:02 à 4:06, on voit la décoration de la chapelle Saint-Denis. À 4:06, il s’agit de la peinture murale Saint Denis et ses compagnons conduits au supplice créée en 1859 par Félix Jobbé-Duval.

C’est dans la chapelle Saint-Vincent-de-Paul qu’on trouve Saint Vincent de Paul assis tenant des petits enfants (à 4:08), une statue d’Émilien Cabuchet réalisée en 1856.

Chaire de l’église

Plutôt que d’être adossé à une colonne, la chaire néoclassique créée en 1788 par Charles de Wailly semble suspendue dans l’espace. En réalité, elle s’appuie sur ses escaliers. Sa forme triangulaire est une allusion à la Sainte Trinité.

Aux trois coins de ce monument, on trouve la représentation dorée des trois vertus théologales; la Foi (à gauche, sculptée par Louis-François Guesdon), la Charité (sur l’abat-voix, de Jacques-Edme Dumont), et l’Espérence (à droite, de Louis-François Guesdon).

L’orgue de Saint-Sulpice est de renommée internationale. Il fut construit par Cliquot en 1781 et amélioré par Aristide Cavaillé-Coll de 1857 à 1861. Son buffet fut dessiné en 1781 par Jean-François Chalgrin.

À 4:56, on voit Le Centaure, une sculpture de 1985 par l’artiste français modestement appelé César.

Aux alentours du Jardin du Luxembourg

Jardins du Luxembourg

Après une promenade sur le boulevard Saint-Germain, nous apercevons à 5:29 l’entrée du Palais du Luxembourg (où siège le Sénat français).

À sa droite, sur la rue de Vaugirard, on trouve (de 3:30 à 3:33) l’entrée de l’ancienne chapelle du Couvent des filles du Calvaire, construite en 1625.

À 5:36, il s’agit de la Fontaine de Médicis, créée vers 1630 par l’ingénieur florentin Tommaso Francini à la demande de la régente Marie de Médicis (veuve d’Henri IV).

Le centre du monument est décoré d’un groupe de trois personnages mythologiques sculptés par Auguste Ottin en 1866.

Il s’agit de Polyphème surprenant Galatée dans les bras d’Acis. Au centre, en se penchant, le cyclope Polyphème (en bronze) découvre Galatée (dont il est amoureux) dans les bras d’Acis. Les amants sont en marbre blanc. De nuit, cette sculpture est féérique.

De chaque côté, le dieu Pan et la déesse Diane sont témoins de la scène dans leurs niches respectives.

De 5:45 à 6:08, on voit Le Marchand de Masques de Zacharie Astruc, créé en 1883.

Il présente à sa base des effigies de dix artistes français : Jean-Baptiste Camille Corot, Jules Barbey d’Aurevilly, Alexandre Dumas fils, Hector Berlioz, Jean-Batiste Carpeaux, Gabriel Fauré, Eugène Delacroix, et Honoré de Balzac. Au bout du bras gauche, le garçon dresse celui de Victor Hugo. À l’origine, trois autres masques étaient suspendus à son bras droit : Léon Gambetta (un homme politique), Charles Gounod et Théodore de Banville.

À 6:18, il s’agit de la Fontaine des Quatre-Parties-du-Monde, de Gabriel Davioud, construite de 1867 à 1874.

Un peu plus au sud, à la limite des 5e et 6e arrondissements, on trouve (à 6:25) un monument renfermant les cendres de l’explorateur Francis Garnier. Ce monument, orné de son buste, est dû au sculpteur Denys Puech.

En remontant l’avenue de l’Observatoire, on rencontre successivement l’Institut d’Art et d’Archéologie (et sa superbe frise en terre cuite, de 6:26 à 6:29), la Faculté de pharmacie (de 6:30 à 6:33), et l’École nationale d’administration (à 6:35).

En retraversant les Jardins du Luxembourg à l’Est, on arrive au Musée du Luxembourg (à 6:49).

En prenant la rue Vaugirard vers l’ouest, on rencontre l’église Saint-Joseph-des-Carmes (de 6:56 à 7:24).

Le sud-ouest du sixième arrondissement

Détail de la façade de l’église Notre-Dame-des-Champs

C’est dans cette partie du 6e qu’on rencontre l’église néoromane Notre-Dame-des-Champs (de 7:35 à 7:54). Œuvre de l’architecte parisien Léon Ginain, elle fut érigée de 1867 à 1878.

La nef se compose d’un vaisseau central flanqué de bas-côtés, sans chapelles latérales.

À 7:38, le tympan du portail central est décoré du bas-relief La Vierge et l’Enfant Jésus de Gabriel-Jules Thomas. La Vierge assise nous présente Jésus pendant que des enfants leur offrent des produits des champs, plus précisément du blé (à gauche) et des raisins (à droite), une allusion aux Saintes Espèces.

À la croisée du transept, un autel de messe a été érigé. Au-dessus de lui, une croix moderne (due au père Jacques Mérienne et exécutée par l’artiste Joël You) est suspendue sur une plaque transparente (à 7:40).

Au fond de l’église, le voute de la chapelle de la Vierge est décorée d’une grande composition de Joseph Aubert intitulée Le Triomphe universel de Marie (à 7:42).

Son chemin de croix est constitué de quatorze grisailles de style limousin sur fond de cuivre émaillé, créées vers 1878 par l’artiste Frédéric de Courcy. Chaque station est encadrée d’ornements gravés dans la pierre et dorés (à 7:44).

Sous les hautes fenêtres claires du vaisseau central, vingt-deux toiles marouflées illustrent la vie de la Vierge (à 7:46). Elles furent peintes entre 1891 et 1907 par Joseph Aubert.

Le peintre s’est efforcé de renouveler le sujet à la suite de ses voyages en Égypte et en Palestine. Contrairement à la Vierge triomphante représentée sur la voute de la chapelle qui lui est consacrée, la Vierge des toiles de la nef la représente comme une femme ordinaire de Galilée, revêtue d’une robe brodée à la poitrine, portant une ceinture en tissus, un voile et un bandeau, caractéristiques des femmes de Bethléem à la fin du XIXe siècle.

Peint par Félix-Henri Giacomotti, Le repos de la Sainte Famille décore la chapelle Saint-Joseph située dans le transept de gauche (à 7:48).

Le repos de la Sainte Famille, de Félix-Henri Giacomotti

Cette œuvre possède la particularité étonnante de montrer saint Joseph langeant l’Enfant Jésus. Père et Fils sont entourés de Marie et de quatre archanges. Ces dernières sont soit émerveillées par la beauté de l’Enfant-Jésus ou admiratives de l’implication de saint Joseph dans le partage des tâches domestiques (selon la lecture plus ou moins moderne qu’on fait de cette œuvre).

Saint Denis élève à la Sainte Vierge son plus ancien autel au lieu qui s’appellera Notre-Dames-des-Champs est le titre bavard d’un des deux vitraux qui décorent la chapelle de la Vierge (à 7:50).

L’orgue de 1877 est de Cavaillé-Coll. Il fut restauré Schwenkedel en 1973 et Fosseart en 2004.


Détails techniques : Le diaporama contient 217 photos et trois clips vidéo. Deux de ces photos sont à l’infrarouge (à l’aide d’un appareil Lumix GH1 doté d’un objectif Lumix 14-45 mm II). Tout le reste a été fait à l’Olympus OM-D e-m5.


En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (180 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (14 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (14 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (2 photos).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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