Rentrée scolaire 2021 : l’OMS se réveille

4 juillet 2021

Vendredi dernier, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Unicef et l’Unesco ont conjointement pris position en faveur du dépistage systématique du Covid-19 dans les écoles, même là où aucun cas n’a été rapporté.

Selon ces trois organismes, cette mesure est nécessaire afin d’éviter les séquelles causées par l’école à distance.

Selon le Dr Hans Kluge, porte-parole de l’OMS, la saison estivale offre une occasion aux gouvernements de mettre en place les mesures qui minimiseront les taux d’infection chez les écoliers et éviteront d’avoir recours éventuellement à la fermeture temporaire des classes.

Pour l’OMS, ces fermetures sont préjudiciables à l’éducation et au bienêtre tant social que psychologique des enfants et des adolescents. Il s’agit d’une solution à laquelle on ne devrait recourir que dans des cas extrêmes, lorsqu’aucune autre mesure n’arrive donner des résultats.

Cette prise de position rejoint parfaitement celle exprimée sur ce blogue en aout de l’an dernier.

D’ici la rentée scolaire de cette année, la Santé publique du Québec a donc devant elle un mois et demi pour se préparer. Cela signifie :
• acheter la quantité massive de tests de dépistage qui sera nécessaire,
• élaborer les procédures de dépistage que les commissions scolaires devront suivre, et
• former les professeurs à effectuer les tests et à consigner les résultats.

Références :
Covid-19 : une rentrée scolaire idéale
WHO recommends Covid tests in schools

Paru depuis :
Ottawa a payé 924 millions pour des tests rapides sous-utilisés par les provinces (2021-07-08)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : l’OMS et les mesures sanitaires non prouvées

24 mai 2020

Introduction

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il n’est pas prouvé scientifiquement que la fermeture des frontières arrête les épidémies. Que le port du masque protège du Covid-19. Qu’on développe des anticorps lorsqu’on en est infecté. Que si des anticorps sont produits, leur protection soit durable. Et que la pandémie ne reviendra pas en vagues successives, d’année en année, tant qu’il restera des survivants de la fois précédente.

Nous sommes reconnaissants à l’OMS pour ses bons mots d’encouragement…

Les bases scientifiques des mesures sanitaires

La fermeture des frontières

Effectivement, l’OMS a raison; il n’est pas prouvé scientifiquement que la fermeture des frontières protège des pandémies.

Mais il est logique de penser qu’en début de pandémie, cette fermeture réduit le nombre de foyers d’infection à partir desquels la pandémie commence à se généraliser de manière communautaire.

Le confinement

Il n’est pas prouvé scientifiquement que le confinement individuel fonctionne.

Mais une telle preuve est superflue puisqu’il est impossible d’attraper une infection à laquelle on n’est pas exposé ni directement ni indirectement.

Le lavage des mains

Dans le cas précis du Covid-19, il n’est pas prouvé scientifiquement que le lavage des mains protège; des centaines de médecins italiens sont morts les mains propres.

Pourquoi ? Parce que cette pandémie se répand principalement par des gouttelettes respiratoires et non par le toucher.

Aurait-on eu encore plus de morts si les médecins italiens ne s’étaient pas lavé les mains ? Très certainement. Mais ce n’est pas prouvé scientifiquement.

La distanciation sociale

Cette mesure phare de l’OMS est basée sur le raisonnement suivant : puisque les postillons tombent au sol à moins de deux mètres de la personne qui les émet, respecter une distance avec les autres de plus de deux mètres constitue une version ‘portative’ du confinement.

C’est logique.

Le problème est que les études ont démontré que les gouttelettes respiratoires sont éjectées bien au-delà de cette distance (sauf chez ceux qui portent un masque).

Lorsqu’une personne contagieuse tousse, environ trois-mille gouttelettes respiratoires sont expulsées à une vitesse de vingt mètres par seconde.

Lorsqu’elle éternue, jusqu’à dix-mille gouttelettes sont expulsées quatre fois plus vite.

Les plus petites de ces gouttelettes peuvent demeurer des heures en suspension dans l’air.

Conséquemment, ce substitut économique au confinement ‘fixe’ est dépourvu de tout fondement scientifique.

Par exemple, il n’existe pas d’étude comparative entre un premier groupe de personnes qui respectent scrupuleusement la distance sanitaire et un deuxième groupe composé de gens qui portent un masque sans la respecter scrupuleusement.

Non seulement son efficacité n’est pas prouvée scientifiquement, mais à l’essai, la distanciation sociale est tout simplement inapplicable.

Elle est inapplicable chez les bébés (évidemment). Lors d’un vrai retour en classe, il est impossible de la faire respecter par les enfants. Par les adolescents. Par la grande majorité des jeunes adultes célibataires. Dans les transports en commun. Dans les grandes villes surpeuplées. Et dans la presque totalité des pays du Tiers-Monde.

Mais elle fonctionne très bien chez les ermites et les agriculteurs qui vivent en autarcie sur leur ferme. Chez les personnes qui se déplacent à dos de chameau. Et chez les peuples qui vivent tellement coupés du reste du monde qu’ils ignorent l’existence de l’OMS…

La distanciation sociale est une mesure imparfaite qui est utile seulement lorsqu’associée au port du masque. Mais cela n’est pas prouvé scientifiquement.

Le port du masque

L’expérience remarquable des pays où le port du masque est généralisé — notamment en Extrême-Orient — ne constitue pas une preuve scientifique.

Cela le deviendra le jour où un épidémiologiste patenté l’écrira de sa plume dans un journal spécialisé.

Puisqu’aucun d’entre eux n’a jugé bon de le faire, ce n’est pas prouvé selon l’OMS.

La recherche technologique des personnes contagieuses

Il n’existe pas de preuve scientifique de l’efficacité des logiciels qui alertent les utilisateurs de téléphones multifonctionnels lorsqu’ils sont à proximité de personnes contagieuses.

Cette preuve est inexistante parce que ces logiciels téléphoniques sont trop récents.

La saison chaude

Il n’est pas prouvé scientifiquement que la saison estivale protège du Covid-19. En effet, la pandémie se répand aussi en Amérique du Sud en dépit du fait que les saisons sont inversées dans l’hémisphère austral.

S’il est vrai que la membrane du virus est à caractère lipidique et devient molle à la chaleur, pourquoi le virus fondrait-il un jour d’été quand il prolifère très bien à la température du corps ?

D’ailleurs, un autre coronavirus (le SRMO) se propage depuis des années en Arabie saoudite.

Bref, il n’est pas prouvé scientifiquement que la pandémie au Covid-19 cessera aux beaux de l’été.

Conclusion

Depuis six mois, on a accumulé une somme colossale de connaissances au sujet du Covid-19.

On connait la taille du virus, son aspect, son code génétique, le mécanisme précis de son invasion dans le corps, les espèces vivantes qu’il peut contaminer, les symptômes qu’il provoque, etc.

Toutefois, la recherche épidémiologique prend du temps.

Si bien que le combat collectif contre cette pandémie s’appuie encore sur des intuitions, sur des preuves incidentes, et sur beaucoup de perspicacité.

Depuis le début, l’OMS a découragé l’adoption de toute mesure de protection qui ne venait pas d’elle.

L’OMS a préféré les décourager sous le prétexte que leur efficacité n’était pas prouvée scientifiquement. Pourtant, à l’inverse, leur inefficacité n’était pas démontrée non plus.

La vérité est que les mesures proposées par l’OMS ne sont basées sur aucune recherche épidémiologique effectuée strictement sur le Covid-19.

Au mieux, dans certains autres cas, elles sont basées sur l’extrapolation de preuves obtenues dans un contexte différent, notamment celui du SRAS en 2003.

En somme, l’OMS exige des autres une rigueur scientifique qui lui fait défaut.

Voilà pourquoi nos propres experts en Santé publique, qui pourtant suivent scrupuleusement ses recommandations et répètent benoitement ses messages, obtiennent de si piètres résultats.

Références :
A Sneeze
Coronavirus : pourquoi l’OMS conseille de ne pas fermer les frontières avec la Chine
COVID-19: aucune preuve que des patients guéris soient immunisés, dit l’OMS
How Fast Is a Sneeze Versus a Cough? Cover Your Mouth Either Way!
« Lâchez le 2 mètres pour les moins de 18 ans ! »
Notre erreur sur les masques

Parus depuis :
La distanciation et le développement des enfants (2020-05-27)
Neuf élèves d’une même classe infectés au coronavirus (2020-06-03)
239 Experts With One Big Claim: The Coronavirus Is Airborne (2020-07-04)
La COVID-19 peut se propager dans l’air, confirment les autorités sanitaires américaines (2020-10-06)
We are over-cleaning in response to covid-19 (2020-12-11)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le procès de l’OMS

19 mai 2020

Ces jours-ci, beaucoup de dirigeants occidentaux — notamment à Washington, à Paris et à Londres — reprochent à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) son manque d’esprit critique envers la Chine.

Se querellant sans cesse avec ses alliés et opposée à toute forme de collaboration internationale, l’administration Trump est irritée par l’attitude bienveillante de l’OMS. Selon la rhétorique belliqueuse américaine, cette collaboration fait figure de trahison puisque les États-Unis paient une bonne partie du budget de cet organisme.

Alors que la transmission communautaire du Covid-19 est évidente depuis le début, l’administration Trump accuse l’OMS d’avoir sous-estimé la dangerosité du Covid-19 et d’avoir ignoré les alarmes des autorités sanitaires de Taïwan, cette ile où est exilé le seul gouvernement légitime de la Chine (selon Washington).

On oppose donc la bonne ile taïwanaise à la méchante Chine. Comme on opposerait la vaillance d’une poignée de guerriers gaulois à la multitude des légionnaires romains.

Il est vrai que Taïwan a très bien fait face à l’épidémie du Covid-19. Mais ce succès a un prix.

Taïwan oblige la géolocalisation de ses 24 millions de citoyens. Parmi ceux en quarantaine, le pays prête même un téléphone multifonctionnel à ceux qui n’en ont pas.

Les personnes en quarantaine qui osent quitter la zone de confinement qui leur est alloué reçoivent alors l’ordre d’appeler la police immédiatement sous peine d’une amende de 33 000$.

Si on faisait la même chose au Canada, de nombreux défenseurs des droits de la personne compareraient les mesures de type taïwanais au contrôle liberticide imposé aux personnages du roman ‘1984’.

Mais revenons aux ‘mensonges’ et aux cachoteries présumées de la Chine. En réalité, cela sert d’excuse à la gestion calamiteuse de cette crise par les dirigeants occidentaux.

Tout comme la Corée du Sud, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, Taïwan n’a pas eu accès à des informations privilégiées au sujet de la Chine. Pourtant, tous ces pays ont agi promptement. Pas les nôtres.

Lorsque la Chine a mis en quarantaine des dizaines de millions de ses citoyens, la planète tout entière ne pouvait ignorer la dangerosité du nouveau virus.

Le rôle des diplomates américains en Chine n’est pas limité à venir en aide aux Américains dans ce pays; ce sont des espions. Plus précisément, ce sont des experts dans différents domaines qui transmettent à Washington tout ce qu’on doit savoir au sujet du pays où ils sont en fonction.

Dès novembre 2019, les services américains du renseignement ont averti leurs alliés de l’OTAN et Israël au sujet d’une nouvelle épidémie humaine de nature virale en Chine. Une épidémie extrêmement dangereuse. Ces informations ont été détaillées dans un rapport confidentiel du National Center for Medical Intelligence de l’armée américaine, un rapport que celle-ci a tenté par la suite de nier.

Ces alarmes ont été ignorées par Donald Trump comme il a ignoré celles des responsables sanitaires en sol américain. Des responsables qu’il a congédiés lorsqu’ils refusaient de soutenir son aveuglement et son insouciance.

Donald Trump ne peut pas à la fois accuser la Chine de lui avoir caché la dangerosité du Covid-19 alors qu’il a été sourd aux avertissements des experts de son propre pays.

Nous sommes dans un beau pétrin parce que l’Occident en général et le Canada en particulier n’a rien retenu des leçons de l’épidémie du SRAS. Contrairement à Taïwan.

On ne s’est pas équipé de scanneurs thermiques aux aéroports. On a tardé à fermer les frontières. On n’a assuré aucun suivi des personnes contagieuses qui entraient au pays. On a détruit les réserves stratégiques de masques. Et en raison de leur pénurie, on a malicieusement prétendu que les masques n’étaient efficaces que lorsque portés par des professionnels de la Santé.

Mais c’est plus simple de dire que c’est la faute de la Chine…

Références :
ABC News: US intelligence warned of China’s spreading contagion in November
Report: Israeli Health Ministry Ignored US Warning in November of Viral Threat from China

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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