Festival Montréal Baroque 2026 – jour 4 (fin)

Publié le 23 juin 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Introduction

En cette dernière journée du Festival Montréal baroque, quatre concerts étaient à l’affiche.

The Piper at the Gates of Dawn

À 7h du matin, le premier mettait en vedette Chris Norman (à la flute) et Kerry Bursey (voix et luth) dans un programme composé principalement d’airs en anglais du XVIe au XIXe siècle, en plus d’une pièce instrumentale tirée du folklore acadien.

Notes aromatiques

Antoine Malette-Chénier (harpe), Leah Weitzner (viole de gambe) et Ariadne Lih (soprano)

À 14h, ce concert proposait un voyage aromatique suggéré par le texte des compositions de maitres italiens de l’époque baroque; Claudio Monteverdi (1567-1643), Barbara Strozzi (1619-1677), Giovanni-Carlo Rossi (1617-1692), Alessandro Scarlatti (1660-1725), (Francesca Caccini (1587-v.1641) et Giulio Caccini (1551-1618).

Terminus Montréal

Timothy Holman, violoniste
Gabriel Roth, violoniste

Aline Thévard, violoncelliste
Erin James, violoniste
Vincent Canciello, à la flute traversière
Alex Miron-Perreault, violoniste

Conor Lyons, claveciniste

L’ensemble Twisted Pearl est le Plan B de la musique baroque.

Qu’arriverait-il si un compositeur du XVIe siècle avait vécu jusqu’à maintenant et, compte tenu de l’évolution de la musique à laquelle il avait assisté, était retourné à l’époque baroque afin de revisiter ses œuvres ou d’en composer de nouvelles ?

C’est le défi que se sont imposé les membres du collectif Twisted Pearl. Un collectif à géométrie variable, comme les clients, d’une saison à l’autre, de l’agence Plan B.

Ici, les festivaliers peuvent entendre des œuvres (généralement) de style baroque, jouées par leurs compositeurs. Ce qui est garant de l’authenticité de leur interprétation.

Dans tous les cas, le but n’est pas de composer à la manière de Vivaldi ou de Bach — ce que l’intelligence artificielle peut très bien faire — mais, pour les membres du collectif, de trouver leur voie en empruntant des formes musicales empruntées du passé et ainsi reconnecter le public d’aujourd’hui à une musique savante contemporaine.

Le Triomphe des sens

En 1732, le compositeur français Jean-Joseph Mouret (1682-1737) publiait un opéra-ballet sous le titre du Triomphe des sens.

En plus d’une ouverture, cet opéra comporte cinq parties, chacune d’elles dédiée à un sens (la vue, l’odorat, le toucher, l’ouïe et le gout).

C’est cet opéra qui donna aux organisateurs du Festival Montréal baroque l’idée de la thématique de cette année.

Pour l’occasion, les musiciens de La Bande Montréal baroque unissaient leurs forces avec le trio de danseurs des Jardins chorégraphiques pour présenter un spectacle de clôture des plus divertissants.

L’interdiction de photographier au cours de la représentation — un droit indiscutable que possède tout metteur en scène — fait en sorte que le compte-rendu de ce spectacle n’est pas accompagné de photos.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re et 10e photos) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/20 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm
  3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 135 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm
  5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 45 mm
  6e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 115 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 110 mm
  8e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 106 mm
  9e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
10e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm

Un commentaire

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2026 – jour 3

Publié le 22 juin 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Poudre d’or entre les notes

Luc Beauséjour, claveciniste

Sous le titre Poudre d’or entre les notes que débutait à 14h le premier des quatre concerts de la journée.

Luc Beauséjour, actuellement le meilleur claveciniste canadien, interpréta deux préludes et une suite de pièces pour clavecin de François Couperin, de même que la Suite en mi mineur, tirée du Deuxième livre de pièces de clavecin, publié en 1724 par Jean-Philippe Rameau.

Voilà ce qui commençait agréablement bien la journée.

Effluves londoniens

Les artisans du concert

Pour la deuxième année consécutive, le Festival Montréal baroque présenta un concert mettant en vedette des finissants de la faculté de musique de McGill, assistés de quelques professionnels de la Bande Montréal baroque.

Au programme, des œuvres séduisantes (principalement instrumentales), de Georg-Friedrich Haendel (1685-1759) et de son contemporain William Boyce (1711-1779).

À cette occasion, j’ai pris quelques portraits des musiciens à l’œuvre.











 
Les ménestrels dans la cuisine

Le Skye Consort

De gauche à droite sur la photo ci-dessus, le quintette Skye Consort est formé de Cris Norman, d’Alex Kehler, de Ben Grossman, d’Amanda Keesmaat et de Seán Dagher.

Cris Norman
Alex Kehler
Ben Grossman
Amanda Keesmaat
Seán Dagher

Le programme comprenait des compositions irlandaises enjouées (surtout du XVIIIe siècle) qui, essentiellement, étaient des invitations à boire et à manger.

Timothy Cummings

À l’occasion de ce concert, le Skye Consort avait un invité-surprise, soit Timothy Cummings. Ce fut une rare occasion d’entendre à Montréal un duo de cornemuses.

Whiskey irlandais

À la fin de cette prestation joyeuse, chaque personne s’est vue offrir un petit verre de whiskey irlandais, histoire de rappeler l’hospitalité du peuple irlandais.

Telemann gourmand

Pallade Musica
Tanya LaPerrière, violoniste
Dorothéa Ventura, claveciniste
Camille Paquette-Roy, au violoncelle
Vincent Lauzier, à la flute à bec
Matthew Jennejohn, hautboïste

Le dernier concert de la journée rendait hommage au compositeur allemand Georg-Philipp Telemann. Les œuvres présentées étaient tirées de sa Musique de table, publiée en 1733.

Amuse-gueules

À cette occasion, les festivaliers se voyaient offrir une flute de riesling à leur arrivée dans la salle. De plus, entre chacune des parties de la musique de Telemann, des bénévoles distribuaient des amuse-gueules à l’assistance.

Dois-je préciser qie ce fut une journée fort plaisante…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2026 – jour 2

Publié le 20 juin 2026 | Temps de lecture : 2 minutes
David Mercure, un des bénévoles du festival

En ce deuxième jour, l’édition 2026 du Festival Montréal Baroque présentait trois concerts.

La Rose et le Rossignol




Matthias Maute (flute à bec et flute traversière), Vincent Lauzier (flute à bec) et Elizaveta Miller (clavecin)

À 17h, le premier des trois concerts de la journée présentait des compositions musicales qui font allusion au chant des oiseaux ou qui sont inspirées par la beauté des plantes.

Bref, un concert pittoresque et sans prétention.

Mélancholia – Dowland 400e

Les artisans du spectacle

Jadran Duncumb (luth) et Charles Daniels (ténor)
Susie Napper (basse de viole)
William Kraushaar (basse), Charles Daniel (ténor), Lea Torrie (soprano) et Nicholas Burns (contreténor)
Autres artisans du spectacle

À 19h, le deuxième concert de la journée commémorait le 400e anniversaire de la mort du compositeur John Dowland.

Au contraire du festival — qui soulignait le caractère ‘mélancolique’ de ses œuvres, ce qui porte à croire qu’elles sont ennuyeuses — je ne rappelais pas à quel point la musique de Dowland était séduisante.

L’Homme zodiacal




Dans une pénombre proche de la noirceur, le trio composé d’Isabelle Douailly-Backman, Len Torrie et Maria Gajraj présentait à 21h un programme très austère composé de treize œuvres parues entre le XIe et le XIVe siècle.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les 11 premières photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les quatre dernières photos)
  1re photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
  2e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 43 mm
  3e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 95 mm
  4e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 150 mm
  5e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 150 mm
  6e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 45 mm
  7e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  8e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 135 mm
  9e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
10e  photo : 1/13 sec. — F/8,0 — ISO 6400 — 130 mm
11e  photo : 1/15 sec. — F/8,0 — ISO 6400 — 70 mm
12e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 25 mm
13e  photo : 1/10 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 25 mm
14e  photo : 1/8 sec. — F/8,0 — ISO 6400 — 25 mm
15e  photo : 1/10 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2026 – jour 1

Publié le 19 juin 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Introduction

C’est ce jeudi 18 juin que débutait l’édition 2026 du Festival Montréal Baroque.

Deux concerts étaient à l’affiche.

L’ascension de Bach

L’orchestre et les solistes

À 19h, à la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, le chef Matthias Maute avait disposé le Grand chœur du festival le long des murs, de chaque côté de la nef, alors que les musiciens et les chanteurs prenaient place devant l’autel de le chapelle.

L’œuvre principale était l’oratorio de l’Ascension, composé par Jean-Sébastien Bach en 1738. Comme d’habitude, le tout fut interprété avec panache par ses artisans.

Olivier Brault et Lucie Ringuette

Le programme comprenant également des extraits de la Suite no 3 pour cordes et basse continue (BWV 1068) qui mit en vedette les violonistes ci-dessus.

Nicolas Burns, contreténor
Len Torrie, soprano
Charles Daniels (ténor) et Alasdair Campbell (baryton)

Les parties solistes de l’oratorio furent confiées aux chanteurs ci-dessus.

Pincer les c(h)œurs



Jadran Duncumb

À 21h, le luthiste norvégien Jadran Duncumb donnait un récital rigoureux comprenant des œuvres de Ennemond Gaulthier le Vieux (1575-1651), François Dufault (1604-v.1670), René Mésangeau (v.1568-1638), Charles Mouton (v.1626-1699), Jacques Gallot (1625-1695) et surtout Sylvius-Leopold Weiss (1687-1750).

Partition manuscrite de l’allemande tirée de La Lucrèce (1673) de Jacques Gallot

Plutôt que des partitions imprimées, Jadran Duncumb préfère se baser sur des partitions manuscrites réalisées à l’époque par des copistes.

Dans une entrevue exclusive au blogue, le luthiste explique sa préférence par le fait que ces copies contiennent de précieuses indications quant à l’interprétation de ces œuvres.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 75 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
9e  photo : 1/89 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel