Au sujet des élections québécoises de 2026

Publié le 7 octobre 2026 | Temps de lecture : 3 minutes


 
De manière générale, les résultats du scrutin de lundi dernier ont été conformes aux prédictions des sondages; un gouvernement péquiste minoritaire et une opposition officielle dirigée par le Parti libéral du Québec.

À ce sujet, il est intéressant de noter que la carte des circonscriptions libérales coïncide avec l’étendue de l’anglicisation du Québec: la région d’Hull (où s’établissent de nombreux fonctionnaires fédéraux), Laval, l’ile de Montréal et une partie de la banlieue sud de la métropole.

La surprise est venue de la région de Québec, où on a assisté à un raz-de-marée du Parti conservateur du Québec (PCQ).

L’appui de la majorité de la population de cette région au Troisième lien autoroutier n’a pas empêché Québec Solidaire (opposé à ce projet) d’y faire élire deux députés.

Je suis enclin à penser que la stratégie péquiste dans cette région a manqué d’agressivité.

On sait que lorsqu’une usine s’établit quelque part, pour chaque emploi créé, on provoque des retombées économiques qui représentent 2,7 emplois supplémentaires.

À l’inverse, on peut présumer que réduire de 70 000 postes la taille de la fonction publique québécoise — une promesse conservatrice — serait une mesure douloureuse pour l’ensemble de l’économie de cette région.

Ce ‘dégraissage’ de l’appareil de l’État va au-delà d’une réduction progressive de la fonction publique en raison des départs volontaires et des décès des employés. Dans les faits, cela aurait été l’équivalent d’une perte d’un quart de million d’emplois (directs et indirects) pour l’économie de cette région.

Indépendamment de savoir si cela est bon (ou non) pour l’ensemble des contribuables du Québec, je m’étonne que les stratèges péquistes n’aient pas suscité la crainte face au ‘radicalisme’ du programme économique du PCQ. Ce qui, en politique, aurait été de bon aloi.

La conséquence du manque d’agressivité des stratèges péquistes, c’est que le cabinet du gouvernement nouvellement élu n’aura aucun ministre provenant de la région de Québec.

Et la défense de l’achèvement du tramway de Québec, justifiée ne serait-ce que par l’état de l’avancement des travaux, reposera essentiellement sur les épaules du maire Bruno Marchand.

J’espère que le Parti Québécois ne répètera pas la même erreur à l’occasion de la prochaine élection, prévue lorsque les partis d’opposition feront tomber prématurément le gouvernement minoritaire actuel.

Référence : Résultats des élections québécoises de 2026

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le référendum et l’élection québécoise de 2026

Publié le 22 septembre 2026 | Temps de lecture : 3 minutes


 
L’élection québécoise actuelle n’est pas un référendum sur le référendum. La véritable question à se poser est la suivante : « Quel parti politique est le plus compétent pour diriger le Québec ?».

À cette élection-ci comme à toutes les précédentes, la réponse est le Parti québécois.

L’équipe économique du PQ est composée d’économistes alors que celle du Parti libéral du Québec est composée de gens d’affaires. Ce qui n’est pas la même chose.

Les premiers sont des experts en macroéconomie alors que l’expertise des seconds est limitée à l’entreprise qu’ils dirigent et, par ricochet, au secteur économique dans lequel ils opèrent.


Déficit commercial du Québec, de 1981 à 2012, en milliards de dollars
Balance_commerciale_30_ans

Lorsque le PQ est au pouvoir, le Québec s’enrichit en exportant plus qu’il importe. Et chaque fois que le PLQ est au pouvoir, c’est le contraire.

Ce qui permet aux premiers ministres libéraux de se vanter d’obtenir plus de péréquation du gouvernement fédéral. Preuve de notre appauvrissement.

J’aime bien François Legault. Mais je lui reproche de s’être entouré d’incompétents. De très habiles communicateurs, mais dépourvus de substance.

À preuve; l’état désastreux des finances publiques que son gouvernement nous laisse après huit ans de gaspillage et d’investissements publics désastreux.

Dans un autre ordre d’idée, lorsqu’on va au cinéma, il faut payer le prix d’entrée. On aimerait que ce soit gratuit comme c’est le cas des films qu’on voit à la télé. Mais on n’a pas le choix.

Avec l’élection du PQ, c’est pareil; le ‘billet’ à payer, c’est 130 millions pour le troisième référendum sur l’indépendance nationale.

La majorité des Québécois n’en veulent pas parce qu’actuellement ils sont contre l’indépendance. Or être pour le statuquo ou être contre le référendum, c’est pareil.

Si on juge que la CAQ devrait être reportée au pouvoir, il y a aussi un ‘ticket’ à payer; c’est le cout du Troisième lien (auquel est opposée également la majorité de la population du Québec).

Au minimum, le prix du Troisième lien, c’est dix-milliards de dollars. Peut-être vingt-milliards. Peut-être trente. Qui sait, avec la CAQ ?

Bref, le PQ ne promet pas de remettre des milliards de dollars dans les poches des contribuables : il promet de les laisser là où ils sont puisque ses promesses électorales sont, de loin, les moins couteuses de tous les partis politiques.

Cela s’appelle ‘être responsable fiscalement’.

Paru depuis : St-Pierre Plamondon ne promet plus un troisième lien (2026-09-25)

Complément de lecture : Le troisième lien est mort

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Écrit par Jean-Pierre Martel