Covid-19 : l’exemple de la ville de Côte-Saint-Luc

3 juin 2020

Introduction

La ville de Côte-Saint-Luc est une municipalité comprise dans l’agglomération urbaine de Montréal. Cette ville est devenue la première au Québec à obliger le port du masque dans tous les établissements commerciaux sur son territoire.

Théoriquement, ce règlement prend effet dès aujourd’hui et sera en vigueur jusqu’au 31 aout prochain.

Les amendes ne seront pas imposées aux clients des commerces, mais à leurs propriétaires. Tout comme à ceux des immeubles résidentiels puisque l’obligation du port du masque s’applique également à leurs aires communes.

Dans les faits, les autorités accorderont un délai aux propriétaires pour s’y conformer.

De plus, la ville distribuera gratuitement des masques et encouragera les citoyens à en acheter ou à fabriquer le leur.

Les mesures universelles de l’OMS

Les mesures d’austérité de l’ancien gouvernement libéral n’ont pas seulement fragilisé notre réseau de Santé, elles ont aussi frappé les directions de Santé publique.

En temps normal, celles-ci s’occupent, entre autres, de l’inspection sanitaire des restaurants et des campagnes de vaccination.

Contre la pandémie actuelle, elles ont fait de leur mieux. Mais elles n’ont pas cherché à savoir dans quelle mesure les recommandations universelles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) étaient pertinentes à la réalité québécoise.

Après le confinement, la deuxième mesure sur laquelle compte l’OMS pour ralentir la pandémie au Covid-19, c’est la distanciation sociale.

Une étude récente publiée dans The Lancet prouve en effet l’efficacité de cette mesure contre les trois bêtacoronavirus sans faire de distinction entre le Covid-19 et le virus du SRAS et celui du SRMO.

Or le Covid-19 est différent des deux autres; il est beaucoup plus contagieux. Si bien que la distance sanitaire recommandée par l’OMS est utile, mais très insuffisante.

Voilà pourquoi la pandémie a fait beaucoup plus de morts dans les pays qui ont tenté de suivre scrupuleusement cette mesure sanitaire tout en déconseillant le port du masque. Alors qu’au contraire, elle a frappé légèrement les pays qui ont appliqué des mesures sanitaires adaptées à leur réalité.

La ville de Hong Kong en est un exemple.


Hong Kong est la ville la plus densément peuplée au monde.

L’immense majorité des habitants de cette ville ne peuvent monter à leur logement ou en descendre sans emprunter un ascenseur ou un petit escalier de service où ils ont souvent à côtoyer de près une autre personne.

Quand on peut disposer seul d’une cabine d’ascenseur, il est toujours possible qu’une personne contagieuse ait dispersé des millions de copies du virus en empruntant le même ascenseur quelques instants plus tôt.

Et pourtant, le taux de mortalité dans cette ville est de 0,5 personne par million d’habitants, huit-cent fois moins qu’en France et mille fois moins qu’au Québec.

Ce succès, les autorités sanitaires l’ont obtenu parce qu’ils se sont servis de leur jugement.

Au Québec, les autorités sanitaires se sont contentées d’appliquer benoitement les mesures universelles de l’OMS.

Ce sont des mesures excellentes sur papier et bonnes quand il est possible de les respecter.

Toutefois, à l’essai, la distanciation sociale est tout simplement inapplicable.

Elle est inapplicable chez les bébés (évidemment). Lors d’un vrai retour en classe, il est impossible de la faire respecter par les enfants. Par les adolescents. Par la grande majorité des jeunes adultes célibataires. Dans les transports en commun.

Les autorités sanitaires de la région de Montréal ont commencé à exprimer leur dissidence avec les mesures préconisées par les autorités provinciales.

C’est donc dans la ville de Côte-Saint-Luc que s’entame un nouveau chapitre dans la lutte québécoise contre le Covid-19.

Laissons à ses citoyens quelques semaines pour s’y adapter et s’y soumettre.

Mais dès que le port du masque y sera devenu une nouvelle habitude sociale — si possible accompagnée de distanciation sociale — on devrait voir chuter très rapidement le nombre de nouveaux cas dans cette partie de Montréal.

Si, comme je le présume, le pari des autorités de Côte-Saint-Luc se réalise, espérons qu’il sera imité ailleurs.

Références :
Côte-Saint-Luc: le couvre-visage exigé dans les édifices municipaux et les commerces
Physical distancing, face masks, and eye protection to prevent person-to-person transmission of SARS-CoV-2 and COVID-19: a systematic review and meta-analysis

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : Évolution en deux mois

2 juin 2020

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un demi-million d’habitants.

On notera une correction récente du nombre officiel de morts en Espagne.


Tableau comparatif des pays les plus atteints, en nombre de morts par million d’habitants

Pays 1 avr 16 avr 1 mai 16 mai 1 juin
Belgique 72,6 426,1 675,7 789,9 833,8
Grande-Bretagne 35,4 206,6 414,1 518,8 592,5
Espagne 194,0 410,0 532,0 590,7 581,4
Italie 205,5 366,6 466,9 525,2 554,4
Québec 3,7 74,2 238,2 410,2 549,0
Suède 23,6 131,7 262,1 363,0 441,5
France 52,6 267,5 367,1 412,4 432,0
Pays-Bas 68,3 193,0 284,8 330,0 347,3
Irlande 14,7 100,6 261,9 317,4 343,3
États-Unis 12,4 105,4 199,1 272,0 330,3
Suisse 53,8 149,5 204,7 219,3 224,0
Équateur N.D. N.D. 51,5 157,2 210,1
Brésil N.D. N.D. 28,5 71,8 149,3
Pérou N.D. N.D. 32,5 78,8 149,0
Portugal 18,2 61,1 97,9 116,9 139,6
Allemagne 9,9 47,6 80,5 96,7 104,8
Danemark 18,6 57,3 82,1 96,7 103,6
Iran 37,4 60,0 75,0 85,5 97,9
ROC* 2,9 19,7 51,0 78,9 93,9
Mexique N.D. N.D. N.D. N.D. 80,6
Autriche 16,6 46,5 66,8 71,3 75,9
           
Japon 0,4 1,5 3,6 5,7 7,1
Corée du Sud 3,2 4,4 4,8 5,0 5,3
Chine 2,4 2,4 3,4 3,4 3,4
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘N.D.’ signifie non disponible et ‘ROC’ signifie le Canada sans le Québec.


Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : doit-on craindre les moustiques ?

29 mai 2020

Les insectes piqueurs peuvent transmettre la malaria et la maladie de Lyme. Pourquoi ne pourraient-ils pas transmettre le Covid-19 ?

On peut cultiver la bactérie qui cause la maladie de Lyme sur un milieu de culture inanimé; il suffit que ce milieu contienne toutes les substances nutritives dont le microbe a besoin pour assurer sa croissance.

Cette bactérie n’a besoin d’un être vivant que pour sa transmission. Mais pas pour sa multiplication.

Elle se multiplie naturellement dans l’intestin de la tique du cerf de Virginie. Une fois que cette bactérie a gagné les glandes salivaires de la tique, cette dernière peut infecter n’importe quel animal victime de sa morsure.

Par contre, le Covid-19 est un virus. Non seulement est-il incapable de se reproduire à l’extérieur d’une cellule vivante, mais la surface de cette cellule doit posséder un récepteur spécifique, appelé ACE2, pour que le virus puisse y pénétrer.

Pour qu’un moustique transmette le virus d’une personne à une autre, il faudrait que ses cellules soient dotées de tels récepteurs, que l’insecte pique deux fois et qu’entre les deux, le virus ait migré de l’intestin du moustique à ses glandes salivaires.

Pour l’instant, il n’existe pas de preuve scientifique que le Covid-19 soit capable de pénétrer dans les cellules des moustiques.

Mais supposons que ce soit le cas.

Lorsqu’un moustique prélève du sang d’une personne contagieuse, ce sang peut contenir du virus. Mais cela est improbable.

En effet, ce qu’on trouve dans le sang des personnes guéries du Covid-19 et dans le sang d’une bonne partie des personnes contagieuses, ce sont des anticorps au Covid-19 et non le virus lui-même.

Les parois des vaisseaux sanguins ont des récepteurs à Covid-19. Donc, rien n’empêche le virus de s’y multiplier et d’être libéré dans le sang.

Toutefois, quand le virus est dans le sang d’une personne atteinte, son état est d’une extrême gravité; cette personne est mourante ou aux soins intensifs.

L’immense majorité de ceux qui batifolent au grand air et qui sont piqués par des moustiques n’ont pas de virus dans leur sang. Même contagieux, ils en ont sur leurs muqueuses, mais pas dans leur sang.

Donc le risque d’être piqué par un moustique qui a préalablement sucé du sang dans lequel le virus était présent est extrêmement faible. Pour cela, il faudrait que la zone rouge de nos hôpitaux soit infestée de moustiques. Nous n’en sommes pas là. Dieu merci.

Même si cette situation invraisemblable était une réalité, il n’existe aucune preuve scientifique qu’un moustique puisse transmettre le Covid-19 par le biais de ses glandes salivaires.

Je vous invite donc à profiter de l’été en toute quiétude.

Références :
Les mystères du Covid-19
Les mystères du Covid-19 (2e partie)


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Réforme des soins aux ainés : l’exemple cubain

26 mai 2020



 
Deux raisons expliquent le taux de mortalité plus élevé du Covid-19 au Québec en comparaison avec les autres provinces canadiennes.

La première est une pyramide des âges où les ainés sont plus représentés que dans la moyenne canadienne. C’est aussi le cas en Italie en raison de la fuite des cerveaux des jeunes Italiens vers les autres pays d’Europe occidentale.

La deuxième raison est la concentration des vieillards québécois dans des hospices. Ces ghettos de vieux offraient un terreau fertile aux conséquences les plus sévères de l’épidémie.

L’irrespect de la dignité humaine qui a entouré ces décès est la conséquence du sous-investissement chronique des hospices au Québec. Mais strictement parlant, ce n’est pas la cause de cette mortalité.

Dans les EHPAD français et les maisons de retraités suédois, mieux financés, ceux-ci furent également des lieux de mortalité élevée.

Chez nous, cette mortalité serait survenue probablement de manière aussi importante si nos vieillards étaient logés dans de luxueuses résidences desservies par un personnel abondant.

Dès qu’une épidémie très contagieuse circule dans une collectivité, toute personne provenant de l’extérieur (employé ou visiteur) est susceptible d’être le cheval de Troie du virus si on ne la teste pas fréquemment.

Or c’est encore le cas au Québec en dépit du dépistage dit ‘massif’ qu’on effectue quotidiennement chez 0,16 % (sic) de la population.

D’où l’idée, non pas de construire de plus beaux ghettos, mais de consacrer des sommes beaucoup plus importantes aux soins à domicile.

Depuis le début de cette pandémie, on s’est intéressé au modèle chinois (confinement massif), au modèle sud-coréen et taïwanais (port du masque généralisé et mise en quarantaine forcée des personnes contagieuses), au modèle allemand (dépistage massif), et au modèle suédois (quarantaine limitée aux ainés).

Mais personne ne semble s’intéresser au modèle cubain. Dans ce pays, on ne crée pas de ghettos de vieux; les hospices y sont extrêmement rares.

Toutefois, dans le quartier populaire de Centro, à La Havane, on peut voir quotidiennement des infirmières, toutes de blanc vêtues, aller au domicile des gens qui nécessitent des soins de longue durée (diabétiques, hypertendus, etc.).

Dans ce pays où, officiellement, il n’y a que sept morts du Covid-19 par million d’habitants — six-cents fois moins qu’au Québec — il serait intéressant de faire abstraction de l’idéologie politique et de voir, de manière pragmatique, s’il n’y a pas matière à réflexion quant à la création chez nous d’une véritable politique de soins à domicile…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : l’OMS et les mesures sanitaires non prouvées

24 mai 2020

Introduction

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il n’est pas prouvé scientifiquement que la fermeture des frontières arrête les épidémies. Que le port du masque protège du Covid-19. Qu’on développe des anticorps lorsqu’on en est infecté. Que si des anticorps sont produits, leur protection soit durable. Et que la pandémie ne reviendra pas en vagues successives, d’année en année, tant qu’il restera des survivants de la fois précédente.

Nous sommes reconnaissants à l’OMS pour ses bons mots d’encouragement…

Les bases scientifiques des mesures sanitaires

La fermeture des frontières

Effectivement, l’OMS a raison; il n’est pas prouvé scientifiquement que la fermeture des frontières protège des pandémies.

Mais il est logique de penser qu’en début de pandémie, cette fermeture réduit le nombre de foyers d’infection à partir desquels la pandémie commence à se généraliser de manière communautaire.

Le confinement

Il n’est pas prouvé scientifiquement que le confinement individuel fonctionne.

Mais une telle preuve est superflue puisqu’il est impossible d’attraper une infection à laquelle on n’est pas exposé ni directement ni indirectement.

Le lavage des mains

Dans le cas précis du Covid-19, il n’est pas prouvé scientifiquement que le lavage des mains protège; des centaines de médecins italiens sont morts les mains propres.

Pourquoi ? Parce que cette pandémie se répand principalement par des gouttelettes respiratoires et non par le toucher.

Aurait-on eu encore plus de morts si les médecins italiens ne s’étaient pas lavé les mains ? Très certainement. Mais ce n’est pas prouvé scientifiquement.

La distanciation sociale

Cette mesure phare de l’OMS est basée sur le raisonnement suivant : puisque les postillons tombent au sol à moins de deux mètres de la personne qui les émet, respecter une distance avec les autres de plus de deux mètres constitue une version ‘portative’ du confinement.

C’est logique.

Le problème est que les études ont démontré que les gouttelettes respiratoires sont éjectées bien au-delà de cette distance (sauf chez ceux qui portent un masque).

Conséquemment, ce substitut économique au confinement ‘fixe’ est dépourvu de tout fondement scientifique.

Par exemple, il n’existe pas d’étude comparative entre un premier groupe de personnes qui respectent scrupuleusement la distance sanitaire et un deuxième groupe composé de gens qui portent un masque sans la respecter scrupuleusement.

Non seulement son efficacité n’est pas prouvée scientifiquement, mais à l’essai, la distanciation sociale est tout simplement inapplicable.

Elle est inapplicable chez les bébés (évidemment). Lors d’un vrai retour en classe, il est impossible de la faire respecter par les enfants. Par les adolescents. Par la grande majorité des jeunes adultes célibataires. Dans les transports en commun. Dans les grandes villes surpeuplées. Et dans la presque totalité des pays du Tiers-Monde.

Mais elle fonctionne très bien chez les ermites et les agriculteurs qui vivent en autarcie sur leur ferme. Chez les personnes qui se déplacent à dos de chameau. Et chez les peuples qui vivent tellement coupés du reste du monde qu’ils ignorent l’existence de l’OMS…

La distanciation sociale est une mesure imparfaite qui est utile seulement lorsqu’associée au port du masque. Mais cela n’est pas prouvé scientifiquement.

Le port du masque

L’expérience remarquable des pays où le port du masque est généralisé — notamment en Extrême-Orient — ne constitue pas une preuve scientifique.

Cela le deviendra le jour où un épidémiologiste patenté l’écrira de sa plume dans un journal spécialisé.

Puisqu’aucun d’entre eux n’a jugé bon de le faire, ce n’est pas prouvé selon l’OMS.

Le traçage technologique des personnes contagieuses

Il n’existe pas de preuve scientifique de l’efficacité des logiciels qui alertent les utilisateurs de téléphones multifonctionnels lorsqu’ils sont à proximité de personnes contagieuses.

Cette preuve est inexistante parce que ces logiciels téléphoniques sont trop récents.

La saison chaude

Il n’est pas prouvé scientifiquement que la saison estivale protège du Covid-19. En effet, la pandémie se répand aussi en Amérique du Sud en dépit du fait que les saisons sont inversées dans l’hémisphère austral.

S’il est vrai que la membrane du virus est à caractère lipidique et devient molle à la chaleur, pourquoi le virus fondrait-il un jour d’été quand il prolifère très bien à la température du corps ?

D’ailleurs, un autre coronavirus (le SRMO) se propage depuis des années en Arabie saoudite.

Bref, il n’est pas prouvé scientifiquement que la pandémie au Covid-19 cessera aux beaux de l’été.

Conclusion

Depuis six mois, on a accumulé une somme colossale de connaissances au sujet du Covid-19.

On connait la taille du virus, son aspect, son code génétique, le mécanisme précis de son invasion dans le corps, les espèces vivantes qu’il peut contaminer, les symptômes qu’il provoque, etc.

Toutefois, la recherche épidémiologique prend du temps.

Si bien que le combat collectif contre cette pandémie s’appuie encore sur des intuitions, sur des preuves incidentes, et sur beaucoup de perspicacité.

Depuis le début, l’OMS a découragé l’adoption de toute mesure de protection qui ne venait pas d’elle.

L’OMS a préféré les décourager sous le prétexte que leur efficacité n’était pas prouvée scientifiquement. Pourtant, à l’inverse, leur inefficacité n’était pas démontrée non plus.

La vérité est que les mesures proposées par l’OMS ne sont basées sur aucune recherche épidémiologique effectuée strictement sur le Covid-19.

Au mieux, dans certains autres cas, elles sont basées sur l’extrapolation de preuves obtenues dans un contexte différent, notamment celui du SRAS en 2003.

En somme, l’OMS exige des autres une rigueur scientifique qui lui fait défaut.

Voilà pourquoi nos propres experts en Santé publique, qui pourtant suivent scrupuleusement ses recommandations et répètent benoitement ses messages, obtiennent de si piètres résultats.

Références :
Coronavirus : pourquoi l’OMS conseille de ne pas fermer les frontières avec la Chine
COVID-19: aucune preuve que des patients guéris soient immunisés, dit l’OMS
« Lâchez le 2 mètres pour les moins de 18 ans ! »
Notre erreur sur les masques

Parus depuis :
La distanciation et le développement des enfants (2020-05-27)
Neuf élèves d’une même classe infectés au coronavirus (2020-06-03)


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le procès de l’OMS

19 mai 2020

Ces jours-ci, beaucoup de dirigeants occidentaux — notamment à Washington, à Paris et à Londres — reprochent à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) son manque d’esprit critique envers la Chine.

Se querellant sans cesse avec ses alliés et opposée à toute forme de collaboration internationale, l’administration Trump est irritée par l’attitude bienveillante de l’OMS. Selon la rhétorique belliqueuse américaine, cette collaboration fait figure de trahison puisque les États-Unis paient une bonne partie du budget de cet organisme.

Alors que la transmission communautaire du Covid-19 est évidente depuis le début, l’administration Trump accuse l’OMS d’avoir sous-estimé la dangerosité du Covid-19 et d’avoir ignoré les alarmes des autorités sanitaires de Taïwan, cette ile où est exilé le seul gouvernement légitime de la Chine (selon Washington).

On oppose donc la bonne ile taïwanaise à la méchante Chine. Comme on opposerait la vaillance d’une poignée de guerriers gaulois à la multitude des légionnaires romains.

Il est vrai que Taïwan a très bien fait face à l’épidémie du Covid-19. Mais ce succès a un prix.

Taïwan oblige la géolocalisation de ses 24 millions de citoyens. Parmi ceux en quarantaine, le pays prête même un téléphone multifonctionnel à ceux qui n’en ont pas.

Les personnes en quarantaine qui osent quitter la zone de confinement qui leur est alloué reçoivent alors l’ordre d’appeler la police immédiatement sous peine d’une amende de 33 000$.

Si on faisait la même chose au Canada, de nombreux défenseurs des droits de la personne compareraient les mesures de type taïwanais au contrôle liberticide imposé aux personnages du roman ‘1984’.

Mais revenons aux ‘mensonges’ et aux cachoteries présumées de la Chine. En réalité, cela sert d’excuse à la gestion calamiteuse de cette crise par les dirigeants occidentaux.

Tout comme la Corée du Sud, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, Taïwan n’a pas eu accès à des informations privilégiées au sujet de la Chine. Pourtant, tous ces pays ont agi promptement. Pas les nôtres.

Lorsque la Chine a mis en quarantaine des dizaines de millions de ses citoyens, la planète tout entière ne pouvait ignorer la dangerosité du nouveau virus.

Le rôle des diplomates américains en Chine n’est pas limité à venir en aide aux Américains dans ce pays; ce sont des espions. Plus précisément, ce sont des experts dans différents domaines qui transmettent à Washington tout ce qu’on doit savoir au sujet du pays où ils sont en fonction.

Dès novembre 2019, les services américains du renseignement ont averti leurs alliés de l’OTAN et Israël au sujet d’une nouvelle épidémie humaine de nature virale en Chine. Une épidémie extrêmement dangereuse. Ces informations ont été détaillées dans un rapport confidentiel du National Center for Medical Intelligence de l’armée américaine, un rapport que celle-ci a tenté par la suite de nier.

Ces alarmes ont été ignorées par Donald Trump comme il a ignoré celles des responsables sanitaires en sol américain. Des responsables qu’il a congédiés lorsqu’ils refusaient de soutenir son aveuglement et son insouciance.

Donald Trump ne peut pas à la fois accuser la Chine de lui avoir caché la dangerosité du Covid-19 alors qu’il a été sourd aux avertissements des experts de son propre pays.

Nous sommes dans un beau pétrin parce que l’Occident en général et le Canada en particulier n’a rien retenu des leçons de l’épidémie du SRAS. Contrairement à Taïwan.

On ne s’est pas équipé de scanneurs thermiques aux aéroports. On a tardé à fermer les frontières. On n’a assuré aucun suivi des personnes contagieuses qui entraient au pays. On a détruit les réserves stratégiques de masques. Et en raison de leur pénurie, on a malicieusement prétendu que les masques n’étaient efficaces que lorsque portés par des professionnels de la Santé.

Mais c’est plus simple de dire que c’est la faute de la Chine…

Références :
ABC News: US intelligence warned of China’s spreading contagion in November
Report: Israeli Health Ministry Ignored US Warning in November of Viral Threat from China

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’impatience du gouvernement Legault

17 mai 2020

Introduction

Il était une fois un tsar qui eut l’idée d’aller voir comment ses gouverneurs locaux s’acquittaient de leurs fonctions.

Jusqu’aux confins de l’empire, la nouvelle suscita une vive inquiétude parmi tous ceux qui tyrannisaient les paysans, réduits au servage, qui formaient l’immense majorité de la population.

Rapidement, la rumeur s’était répandue; le monarque allait traverser son empire en naviguant sur la Volga plutôt que d’emprunter en calèche les routes inconfortables de Russie.

Un de ses gouverneurs fit donc construire à grands frais des panneaux en trompe-l’œil sur lesquels étaient représentées de jolies maisons campagnardes en bois, dont les fenêtres étaient décorées de fleurs. Des panneaux qu’il plaça au loin, le long du parcours impérial.

Puis, çà et là, la nuit tombée, des musiciens et des danseurs avaient été embauchés pour festoyer autour d’un feu de joie allumé au passage du monarque.

Et dès que le tsar était hors de vue, ces artistes étaient transportés à toute vitesse un peu plus loin afin de répéter leur numéro sous une musique folklorique différente.

Je ne me rappelle plus très bien comment finit cette histoire. Mais la partie dont j’ai le souvenir ressemble beaucoup à la perception que le gouvernement Legault possède de notre système de Santé.

Ne pas attirer l’attention

Depuis que notre système de Santé s’est calqué sur le modèle de l’entreprise privée, on a perdu de vue qu’il s’agissait d’un service public.

Sous le prétexte de l’efficience et de l’efficacité, les établissements sont maintenant dirigés par des administrateurs qui ne se perçoivent pas comme des serviteurs du peuple, mais plutôt comme des gestionnaires du budget qui leur est alloué.

Et si le gouvernement sabre leur budget, la dernière chose qu’il veut entendre, ce sont les protestations de ces gens-là.

Le gestionnaire qui sait imposer une omerta au personnel, l’obliger à travailler dans des conditions impossibles, et qui réussit à faire en sorte que leur dévouement transcende les conditions difficiles de leur travail est certain de faire une longue carrière dans le secteur public.

Car c’est ce qu’on attend de lui. L’important est que jamais le ministère n’ait à répondre des décisions des gestionnaires locaux.

Les rapports envoyés au ministre doivent être positifs et les objectifs, essentiellement atteints. Bref, tout doit être beau. Avec cette petite dose d’imperfections qui font vrai et qu’on corrigera au rapport suivant.

Une lutte contre le Covid-19 en trompe-l’œil

Si les ministres du Québec passaient en limousine devant ces édifices consacrés à soigner le peuple québécois, ils éprouveraient la même fierté de ce tsar, heureux de constater le bonheur de son peuple.

Toutefois, depuis le début de l’épidémie au Covid-19 au Québec, derrière ces belles façades, des choses importantes ne fonctionnent pas comme prévu.

D’un côté, le Québec peut être fier de ses travailleurs de la Santé. Par milliers, ceux-ci dispensent des soins de qualité en dépit des coupures infligées par les gouvernements québécois successifs.

Mais de l’autre, en temps de crise, tout déraille.

L’approvisionnement en matériel de protection frise la rupture de stock. Pendant plusieurs semaines, le gouvernement est sur la corde raide; on en a pour moins de deux semaines. Parfois pour quelques jours. Alors on rationne.

Puis c’est l’hécatombe dans les hospices. Sous-financés depuis des décennies, ces établissements n’avaient le personnel qui leur était nécessaire que grâce au recours à du personnel d’appoint fourni par des agences privées.

Mais la demande accrue en personnel occasionnée par la pandémie et le danger qu’elle représente ont fait effondrer le nombre de ceux qui pouvaient (ou qui voulaient) y travailler.

Tels les paysans russes réduits au servage, les ‘employés de soutien’ étaient payés au salaire minimum et menacés de sanctions s’ils refusaient d’effectuer des heures supplémentaires ou s’ils décidaient de porter un masque artisanal pour se protéger. Face au péril du Covid-19, beaucoup d’entre eux ont jugé que c’en était assez.

Les appels aux médecins, aux étudiants en sciences de la Santé, puis à des volontaires se sont avérés insuffisants.

La mort dans l’âme, le premier ministre s’est résigné à faire appel à l’armée canadienne, faute de bras parmi les millions de Québécois en chômage forcé…

Et que dire des tests.

Se fiant aux informations qu’on lui transmet, le gouvernement annonce fièrement que des milliers de tests seront effectués.

Mais quand il compile le nombre de résultats de ces tests, cela ne balance pas; leur nombre est toujours nettement inférieur. C’est qu’on en a fait moins que prévu.

Les justifications varient. Ici, on manquait d’infirmières. Là, on a été à court d’écouvillons. Plus loin, les employés qui font les analyses étaient malades. Ou on a simplement oublié de prévenir les citoyens qui, évidemment, ne se sont pas présentés. Et ainsi de suite. Bref, tout va de travers.

Et quand la ministre de la Santé affirme catégoriquement que les résultats des tests prennent de 24 à 48 heures, cela n’est toujours vrai que dans les rapports qu’elle reçoit. Comme ces belles isbas que voyait le tsar au loin.

Quant à ceux chargés de retracer les contacts des personnes contagieuses, ils font avec des résultats qu’on leur transmet trop tard. Et ce, à partir de foyers d’infection qu’on n’a trouvé que parmi les personnes contagieuses. Ignorant ainsi la propagation par les personnes asymptomatiques.

Si bien que le nombre de morts par million de personnes est passé au Québec de 3,7 à 410,2 en un mois et demi.

Et par-dessus tout, le gouvernement est pris à essayer de paraitre en maitrise de la situation alors que la direction de la Santé publique est, de toute évidence, incapable de penser par elle-même, répétant comme un perroquet les avis insensés de l’Organisation mondiale de la Santé quant à l’importance minime, selon cet organisme, du port du masque.

D’où l’obligation pour la Santé publique, finalement, de se contredire tout en faisant semblant que c’est ce qu’elle avait toujours recommandé.

Conclusion

Depuis des semaines, le gouvernement éteint les feux qui s’allument çà et là.

Il est pris avec un système de santé géré tellement serré qu’il ne peut sauver les apparences qu’en temps normal.

Or justement, le gouvernement découvre que les rapports qu’il reçoit visent à l’endormir. Tout n’est qu’illusion.

Un exemple patent est le pourcentage des gens hospitalisés atteints du Covid-19. Ce pourcentage transmis par les hôpitaux est calculé non pas en fonction de l’ensemble des patients hospitalisés, mais en fonction du nombre de lits, ce qui inclut les lits inoccupés.

Et quand on l’informe de la situation dans un hospice en particulier, c’est que les choses sont devenues à ce point catastrophiques que les gestionnaires locaux ne peuvent plus cacher au ministère l’état d’une situation qui se dégrade depuis longtemps, mais demeurée secrète jusque-là.

Imaginez un général qui doit livrer bataille sans savoir ce qui se passe au front.

C’est exactement la situation dans laquelle se trouve François Legault. D’où sa venue à Montréal et sa rencontre à huis clos avec les gestionnaires du réseau.

Références :
La ministre McCann dit vouloir mettre fin à l’omerta
Legault insatisfait du nombre de tests au Québec
Legault s’impatiente et se rend à Montréal

Parus depuis :
Dans les méandres de «Je contribue» (2020-05-19)
L’omerta du système de santé (2020-05-19)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : Évolution en un mois et demi

16 mai 2020

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un demi-million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints, en nombre de morts par million d’habitants

Pays 01 avr 16 avr 01 mai 16 mai
Belgique 72,6 426,1 675,7 789,9
Espagne 194,0 410,0 532,0 590,7
Italie 205,5 366,6 466,9 525,2
Grande-Bretagne 35,4 206,6 414,1 518,8
France 52,6 267,5 367,1 412,4
Québec 3,7 74,2 238,2 410,2
Suède 23,6 131,7 262,1 363,0
Pays-Bas 68,3 193,0 284,8 330,0
Irlande 14,7 100,6 261,9 317,4
États-Unis 12,4 105,4 199,1 272,0
Suisse 53,8 149,5 204,7 219,3
Équateur N.D. N.D. 51,5 157,2
Portugal 18,2 61,1 97,9 116,9
Danemark 18,6 57,3 82,1 96,7
Allemagne 9,9 47,6 80,5 96,7
Iran 37,4 60,0 75,0 85,5
RoC* 2,9 19,7 51,0 78,9
Pérou N.D. N.D. 32,5 78,8
Brésil N.D. N.D. 28,5 71,8
Autriche 16,6 46,5 66,8 71,3
         
Japon 0,4 1,5 3,6 5,7
Corée du Sud 3,2 4,4 4,8 5,0
Chine 2,4 2,4 3,4 3,4
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,5
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3

*— ‘N.D.’ signifie non disponible et ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un patron de masque artisanal contre le Covid-19

13 mai 2020
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Présentation générale

Les masques artisanaux possèdent généralement deux lacunes.

La première est que l’élastique ou les bandes qui servent à attacher le masque au visage créent une tension qui s’exerce tout le long du bord supérieur à partir de l’arête du nez.

Cela crée une ouverture de chaque côté du nez par laquelle de l’air peut pénétrer au moment de l’inspiration, court-circuitant ainsi le masque.

La deuxième lacune est que les côtés du masque n’adhèrent pas parfaitement aux joues.

Afin de corriger ces deux lacunes, j’ai créé différents modèles. Je vous présente ici le meilleur de ceux que j’ai conçus.

Le patron ci-dessus montre la forme du masque une fois les ourlets créés. C’est donc à dire qu’on prendra plus de tissus que ce qu’on voit.

La partie supérieure du masque

Avant d’assembler les deux faces du masque, on devra coudre séparément la partie destinée à suivre l’arête du nez (en bleu).

Une fois cela fait, on devra coudre toute la partie supérieure du masque et de la longue bande destinée à être attachée derrière la tête. Cette bande doit être de longueur suffisante.

On remarquera qu’à sa partie supérieure, le masque adopte une forme concave de chaque côté. C’est afin de dégager les paupières.

De plus, la bande qui tient le masque en place (en pâle) est décalée vers le bas du masque, laissant sa partie supérieure libre de suivre le contour du visage.

La pression exercée par cette bande oblige l’inspiration par la bouche à se faire au travers du masque. En contrepartie, cela rend pénible le port de ce masque par les personnes qui effectuent un effort physique intense.

La partie inférieure du masque

Le bord inférieur chaque face du masque devrait avoir un ourlet. Mais on évitera de coudre ensemble les deux faces du masque afin de permettre l’insertion, entre elles, d’un filtre poreux (un filtre à café, par exemple).

Je passe habituellement mon filtre à l’eau du robinet avant de l’insérer et j’apporte un petit vaporisateur d’eau pour l’humecter périodiquement lorsqu’il commence à manquer de souplesse.

Le filtre sera jeté après chaque usage.

Au bas, le ‘V’ inversé est pour le menton. Cette forme particulière n’est pas essentielle; on pourrait donner une forme différente à sa guise.

Le bas de la photo montre la taille du masque, en centimètres. En cliquant sur la photo ci-dessus, on a accès à la version à haute résolution qui, une fois imprimée, devrait être approximativement de taille réelle.

Aux intéressés : bonne chance !

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le test de la réalité

7 mai 2020

Au moment où on s’apprête à rouvrir prochainement les écoles et les garderies, la nouvelle ne pouvait pas plus mal tomber.

Rares sont les garderies encore ouvertes; seules le sont celles qui s’adressent aux jeunes enfants des travailleurs essentiels.

On apprenait ce matin que l’une d’elles, située à Mascouche, avait été contaminée par le Covid-19.

Montrant des symptômes s’apparentant à ceux du Covid-19, un des enfants a été testé ‘autour du 23 avril’ (sic) selon le directeur de la Santé publique de Lanaudière.

Même lui ne sait pas précisément quand.

Ce qu’on sait, c’est que les résultats du test n’ont été connus que le 30 avril. Et ce, alors qu’on nous dit et qu’on nous répète qu’on obtient les résultats des tests le lendemain (ou le surlendemain dans le pire des cas).

Faites le calcul.

Lorsque j’ai lu cette nouvelle, j’ai cru à une coquille typographique. Il a fallu que je lise la même chose sur le site de Radio-Canada pour y croire.

En panique, la direction de la Santé publique a testé tous les enfants de cette garderie pour découvrir que 12 enfants sur 27 avaient eu le temps d’être contaminés, de même que 4 membres du personnel.

Depuis, une trentaine de personnes travaillent à plein temps pour documenter à postériori la chaine de cette transmission virale.

Dimanche dernier, j’écrivais sur ce blogue que les autorités sanitaires du Québec étaient comme le chien qui court après sa queue; toujours en retard sur le virus.

Le cas de cette garderie, fermée depuis, en est un parfait exemple.

Autre cas.

Mardi dernier, le chroniqueur Patrick Lagacé, de La Presse, rapportait l’anecdote suivante.

Il y quelque temps, sa collègue Katia Gagnon se sent malade et décide de passer un test de diagnostic au Covid-19.

Puis elle attend. Et elle attend.

Lasse d’attendre, elle appelle à Info-Santé. Au téléphone, la préposée lui dit que pour les tests, c’est 11 ou 12 jours d’attente.

La journaliste argumente : « Je m’excuse, mais à sa conférence de presse, la ministre de la Santé a bien dit que ça prend de 24 à 48 heures

La réponse de la préposée est sans équivoque :

« Je regarde les mêmes conférences de presse que vous, madame, mais moi je vous dis ce qui se passe dans la réalité

Soyons gentils et présumons que ces deux exemples sont des cas particuliers et qu’ils ne reflètent pas la réalité.

Alors la question qui se pose est la suivante : Est-ce que la direction de la Santé publique effectue des contrôles de qualité au sujet de ce qui se passe réellement.

Dans le cas d’une pandémie meurtrière qui se répand à toute vitesse, il ne suffit pas d’un taux d’excellence de 90 % ou de 95 %; on doit viser la perfection. Il faut une rigueur militaire.

Donc, est-ce que quelqu’un, quelque part, connait le pourcentage des résultats qui sont communiqués aux personnes testées en moins d’un jour, de deux jours, de trois jours, et ainsi de suite.

Et s’il existe des données fiables à ce sujet, peut-on les rendre publiques afin de restaurer la confiance des citoyens envers la direction de la Santé publique du Québec alors que celle-ci ressemble de plus en plus au Titanic ?

Références :
À la grâce de Dieu
Éclosion de COVID-19 dans une garderie de Lanaudière
La stratégie de dépistage du Québec vivement critiquée par une conseillère de Trudeau
Le dépistage ‘massif’ du Covid-19 au Québec : une plaisanterie
Un premier foyer d’éclosion de coronavirus dans une garderie au Québec


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