Covid-19 : les données québécoises selon le sexe

18 janvier 2021

Selon l’Institut national de Santé publique, il y a eu jusqu’ici 244 348 cas confirmés de Covid-19 au Québec, dont 54,0 % sont des femmes. Ce pourcentage est de 53,4 % parmi les 9 087 décès.

Toutefois, au sein de la population québécoise, les femmes sont plus nombreuses que les hommes (50,3 % vs 49,7 %).

Lorsqu’on tient compte de cette différence, les personnes atteintes représentent 3 038 cas par cent-mille femmes et 2 648 cas par cent-mille hommes.

Puisque la proportion des femmes est plus grande chez les vieillards (en raison de leur plus grande espérance de vie), est-il possible que plus de femmes soient atteintes parce plus d’entre elles se retrouvent dans des groupes d’âge vulnérables à la pandémie ?

Lorsqu’on examine le nombre de cas confirmés en fonction de l’âge, les femmes sont nombreuses dans presque tous les groupes d’âge. Par cent-mille cas du même sexe, on observe grossièrement la même chose.

Soulignons toutefois que le Covid-19 est plus mortel chez les hommes.

Le taux de mortalité par cent-mille personnes du même sexe est de 82 pour les femmes et de 107 chez les hommes. Un taux de mortalité plus élevé est observé dans tous les groupes d’âge.

Mais dans le groupe des vieillards de 90 ans ou plus, la pandémie a fauché 2 012 femmes et 1 016 hommes (deux fois moins). Est-ce que ce groupe d’âge fait exception ?

Non. L’explication vient du fait que les femmes y sont beaucoup plus nombreuses que les hommes. Lorsqu’on examine les données par cent-mille personnes du même sexe, il y a eu 3 315 victimes chez les femmes et 3 853 chez les hommes dans ce groupe d’âge.


Atteinte du Covid-19 par tranche de cent-mille personnes du même sexe

Femmes Hommes △ F/H      
   Cas confirmés 3 038 2 648 + 14,7 %   
   Hospitalisation 166 209 – 20,6 %   
   Soins intensifs 21 40 – 47,5 %   
   Décès 82 107 – 23,4 %   

En conclusion, les femmes contractent davantage le Covid-19 que les hommes. Cette différence pourrait s’expliquer par une plus grande exposition occupationnelle au virus (ce que nous n’avons pas considéré).

Par contre, le risque d’être atteint sévèrement et de décéder du Covid-19 est plus grand chez les hommes.

Référence : Données COVID-19 par âge et sexe au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : Surmortalité en France

16 janvier 2021

Formée à partir des mots information et intoxication, infox est la traduction française de ‘Fake News’.

C’est ainsi qu’en a décidé en France la Commission d’enrichissement de la langue française.

En plus de reconnaitre ce mot, le Grand dictionnaire terminologique du Québec suggère également l’expression information fallacieuse, plus souvent utilisée chez nous.

Une des infox les plus souvent colportées au sujet du Covid-19, c’est que la pandémie n’existerait pas.

Ceux qui en contestent l’existence prétendent que la mortalité attribuée au Covid-19 serait imputable à d’autres causes.

Le texte anonyme ci-contre circule sur Facebook. On y affirme que «…les mortalités COVID s’inscrivent dans la mortalité normale et (…) ne constituent donc pas une surmortalité exceptionnelle…»

Hier, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiait les statistiques de la mortalité en France depuis vingt ans. Dans le graphique qui suit, il s’agit de la mortalité toutes causes confondues.


 
La courbe en bleu représente l’année 2003, au cours de laquelle une canicule exceptionnelle, atteignant 44,1°C, avait fait plus de quinze-mille victimes.

La courbe en rouge est celle de 2020. On peut y voir la surmortalité causée par une première vague au printemps de cette année-là, et une deuxième vague en fin d’année.

Donc, le Covid, c’est sérieux.

Références :
« Fake news » se dira « infox » en français
Fausse nouvelle
La France a connu en 2020 la plus importante mortalité de son histoire récente

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : vaccination vs immunisation

9 janvier 2021

Le but de la vaccination contre le Covid-19 est de protéger les gens. Cette protection s’obtient en stimulant le développement d’anticorps par l’organisme. Et lorsque celui-ci en a développé suffisamment, on le dit immunisé.

L’immunisation n’est pas immédiate; cela prend quelques jours avant que l’organisme ait produit suffisamment d’anticorps en réponse à la vaccination.

Si le statut de ‘vacciné’ est permanent, l’immunité ne l’est pas.

Au moment où ces lignes sont écrites, personne ne connait la durée de la protection offerte par les vaccins anticovids. Les experts américains l’estiment à environ huit mois.

De plus, la réponse immunitaire est variable.

C’est ainsi que le vaccin de Pfizer provoque une réponse immunitaire modeste chez 89 % des vaccinés après une première dose. Et une réponse immunitaire robuste chez 95 % des vaccinés après une deuxième dose.

La différence est telle que le manufacturier déconseille l’administration d’une seule dose.

Le texte Le fiasco prévisible de la vaccination québécoise contre le Covid-19 a été écrit alors que les autorités sanitaires du Québec prévoyaient vacciner 650 000 personnes d’ici la fin du mois de mars.

Depuis ce temps, ceux-ci ont décidé de remettre à plus tard l’administration de la deuxième dose afin de vacciner le plus de gens possible avec une première dose.

Si tout va bien — c’est-à-dire si on ne manque ni de vaccins ni de personnes pour l’administrer — la Santé publique prévoit maintenant de vacciner 900 000 personnes d’ici trois mois, plutôt que 650 000.

Au premier coup d’œil, cela semble beaucoup. En réalité, cela est grossièrement insuffisant.

Pour atteindre l’immunité grégaire, au moins 70 % de la population québécoise doit être réfractaire au virus, c’est-à-dire immunisée (et non seulement vaccinée).

En d’autres mots, l’effet de la vaccination doit encore être présent de manière importante chez 70 % des gens.

Au rythme de 900 000 vaccinés en trois mois, on devrait avoir vacciné environ 6 millions de personnes — 70 % des 8,5 millions de Québécois — en vingt mois.

Ce qui veut dire qu’à la fin de la campagne de vaccination, les 2,4 millions de vaccinés au cours des huit derniers mois seront encore protégées par la dose reçue. Par contre, les 3,6 millions de vaccinés depuis au-delà de huit mois ne seront plus protégés.

Le résultat, c’est qu’au bout de vingt mois, la pandémie continuera de faire des victimes parmi les 3,6 millions de vaccinés dont l’immunité aura disparu, auxquels s’ajouteront les 2,5 millions de Québécois qui n’auront pas encore été vaccinés en raison de la lenteur de la campagne de vaccination. Soit un total de 6,1 millions de personnes.

Bref, au lieu d’avoir atteint l’immunité grégaire — quand 70 % de la population est réfractaire au virus — ce sera plutôt l’inverse; 72 % des 8,5 millions de Québécois seront redevenus vulnérables à la pandémie.

Après vingt mois d’une campagne de vaccination, il faudra recommencer. On aura ainsi gaspillé des centaines de millions$ et fait perdre le temps à des milliers de préposés à la vaccination.

Bref, avec une certitude absolue, on peut déjà prédire que la campagne de vaccination sera un fiasco. Comme tout ce qu’ont entrepris jusqu’ici ceux qui dirigent la lutte sanitaire contre la pandémie au Québec.

Référence : INSP : Report de la 2e dose en contexte de pénurie

Paru depuis :
Sept résidents vaccinés du Centre Maimonides contractent la COVID-19 (2021-01-13)


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : doit-on s’inquiéter de la réticence aux vaccins ?

7 janvier 2021

Enfant, quand j’exprimais mon déplaisir à manger des choux de Bruxelles — un légume que j’ai toujours détesté — mon père disait : « Si t’en veux pas, ça en fera plus pour les autres…».

Avant d’ajouter : «…Mais t’auras pas de dessert avant d’avoir fini ton assiette.»

De manière analogue, dans un contexte où le nombre de personnes qui veulent être vaccinées contre le Covid-19 est considérablement supérieur au nombre de doses disponibles, si quelqu’un veut passer son tour… ça en fera plus pour les autres.

En Amérique du Nord, le pourcentage des irréductibles antivaccins est de l’ordre de 14 %. Ce qui veut dire qu’il est possible d’atteindre l’immunité grégaire sans eux.

À cela s’ajoutent ceux qui pourraient se faire se vacciner mais qui craignent que les vaccins adoptés à la hâte soient moins sécuritaires qu’on le dit.

On peut s’attendre à ce que leur nombre diminue au fur et à mesure où des millions de gens auront été vaccinés avant eux. Sans autre problème qu’une réaction allergique importante, mais non mortelle, chez une personne sur cent-mille.

En Europe occidentale, c’est en France où l’hésitation vaccinale est la plus élevée, atteignant environ 60 % de la population. Ce qui veut dire qu’à l’inverse, 40 % des Français veulent être vaccinés.

Au Québec, l’hésitation vaccinale est moins fréquente.

Chez nous, l’objectif de la Santé publique est de vacciner 7,6 % des Québécois d’ici trois mois. Si tout va bien.

À ce rythme, même dans un an, on sera loin d’avoir vacciné toutes les personnes consentantes. Voilà pourquoi la réticence à se faire vacciner n’a aucune importance. Pour l’instant.

Une des raisons pour lesquelles il faut vacciner rapidement la population consentante, c’est que la motivation des gens à se faire vacciner diminuera avec le temps.

La raison en est simple.

À juste titre, on a commencé à vacciner prioritairement les personnes les plus susceptibles d’en mourir.

Conséquemment, le nombre de morts diminuera au fil des mois puisque les personnes qui n’auront pas encore été vaccinées seront éventuellement comprises dans des groupes d’âge qui en décèdent rarement.

Alors que l’on compte 1,7 million de morts du Covid-19 à travers le monde, beaucoup de personnes en Occident nient la dangerosité de la pandémie. En dépit de toutes les preuves du contraire, ces gens croient que le Covid-19 n’est pas plus dangereux que la grippe annuelle. Leur nombre augmentera sans doute quand presque plus personne n’en mourra.

Même chez les personnes consentantes à se faire vacciner, plusieurs perdront leur motivation liée à la peur de la mort.

D’où l’importance de mener promptement une campagne généralisée de vaccination. À défaut de quoi on risque de rendre permanent le bourbier laissé par toute campagne de vaccination ‘broche à foin’ comme celle qui s’annonce au Québec.

Références :
Québec sommé d’offrir une 2e dose de vaccin aux résidents du CHSLD Maimonides
Vaccins : la France championne du monde du scepticisme

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le fiasco prévisible de la vaccination québécoise contre le Covid-19

4 janvier 2021

Sous le régime d’austérité du gouvernement libéral de Philippe Couillard, notre système de santé a souffert d’importantes restrictions budgétaires.

Ces coupures ont affecté la Santé publique du Québec; son budget d’exploitation de 72 millions$ a été amputé de 23,7 millions$. Essentiellement, ce que la Santé publique a perdu, c’est une partie de son expertise.

Et cela parait.

Avant même le déclenchement de la pandémie actuelle, elle n’avait déjà plus l’envergure nécessaire pour faire face à une telle catastrophe. C’est alors que le Covid-19 est arrivé.

Depuis des mois, nous assistons au fiasco de la lutte québécoise contre cette pandémie.

Mais nous en sommes aujourd’hui à l’étape de la vaccination. Et cette étape est l’occasion unique pour la Santé publique de se reprendre. Puisque la vaccination, c’est sa spécialité.

Chaque année depuis longtemps, la Santé publique orchestre la vaccination contre la grippe saisonnière. Elle sait le nombre de vaccins à acheter. Où les obtenir. À quel prix les payer. Les endroits où les acheminer. Etc.

Bref, tout cela roule habituellement sur des roulettes. Or vacciner contre le Covid-19 ou contre le virus de la grippe, c’est pareil.

La seule différence, c’est qu’on doit vacciner presque toute la population. Ce qui est plus que d’habitude, mais pas la mer à boire.

La vaccination en est à ses débuts. Comme toute opération d’envergure, il est normal d’observer du cafouillage aux premiers jours. Par la suite, tout devrait rentrer dans l’ordre.

Toutefois, il y a un problème majeur; l’objectif de la Santé publique est de vacciner (avec deux doses) 650 000 personnes d’ici le 1er avril 2021.

Cela veut dire que si tout va bien — en d’autres mots, si on manque ni de vaccins ni de personnel pour l’administrer — seulement 7,6 % des Québécois auront été vaccinés dans trois mois. À ce rythme, il faudra plus de deux ans pour vacciner 70 % de la population et atteindre ainsi l’immunité grégaire.

Malheureusement, on ne peut pas accélérer ce rythme. Pourquoi ?

Parce que faire pénétrer une seringue dans le bras de quelqu’un d’autre est un acte médical. Ce qui n’a été délégué qu’à d’autres professionnels de la Santé.

Dans le cas des infirmières, on ne peut pas les déplacer massivement à faire de la vaccination quand les hôpitaux débordent.

Quant aux pharmaciens, ils ont déjà d’autres tâches professionnelles à accomplir. Ils ne peuvent pas vacciner du matin jusqu’au soir.

Il aurait été souhaitable que la direction de la Santé publique réclame un règlement de délégation d’acte autorisant de simples techniciens, formés adéquatement, à procéder à cette campagne de vaccination généralisée.

Mais on n’a pas jugé bon exiger un tel règlement.

Au moment où ces lignes sont écrites, on ne sait pas la durée de la protection offerte par les vaccins contre le Covid-19. Les experts américains estiment que cette protection pourrait durer huit mois.

Ce qui veut dire que toute campagne de vaccination qui prend plus de temps que la durée de cette protection est perpétuellement à recommencer.

À l’issue de la protection offerte, si on doit attendre la fin de la première campagne de vaccination (des mois plus tard) avant d’être vacciné de nouveau, que fait-on d’ici là ? C’est quoi le plan ? A-t-on même un plan ?

Face aux critiques, la Santé publique peut bien adopter une cible de vaccination plus ambitieuse : mais s’est-elle donné les moyens de l’atteindre ?

Références :
Covid-19 : évolution en neuf mois
COVID-19 : le gouvernement atteindra-t-il sa cible de vaccination?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution en neuf mois

1 janvier 2021

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de chaque mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Avr. Mai Juin Juil. Aout Sep. Oct. Nov. Déc. Jan.
Belgique 73 676 834 842 849 853 863 1002 1434 1681
Slovénie 2 46 54 56 60 67 76 175 717 1312
Bosnie-Herzég. 1 21 47 57 100 189 263 381 833 1249
Italie 206 467 554 575 581 587 594 642 933 1235
Macédoine du N. 6 41 70 147 237 290 357 482 860 1205
Pérou 2 33 149 299 588 880 983 1042 1087 1136
Bulgarie 1 10 20 34 56 93 121 187 583 1099
Rép. Tchèque 4 22 30 33 36 40 63 312 783 1093
Royaume-Uni 35 414 593 647 680 611 621 687 868 1089
Espagne 194 532 581 607 608 623 684 767 973 1087
États-Unis 12 199 330 395 477 570 642 713 831 1074
Hongrie 2 33 55 61 62 64 81 188 516 1002
France 53 367 432 457 464 470 490 567 819 991
Mexique 0 37 81 215 362 499 601 709 818 971
Croatie 1 18 25 26 35 46 69 137 455 968
Québec 4 238 549 651 669 679 689 734 834 958
Argentine 1 5 12 35 79 193 448 687 854 954
Arménie 1 11 46 153 253 297 325 460 739 953
Panama 7 44 80 149 335 463 551 624 709 935
Brésil 1 29 149 286 440 576 680 751 815 916
Suisse 54 205 224 227 229 232 239 268 568 882
Chili 1 14 66 301 498 591 669 743 804 868
Suède 24 262 442 532 568 575 583 587 671 861
Colombie 0 6 19 68 203 393 513 617 723 850
Roumanie 5 39 66 87 124 192 253 368 601 826
Équateur 6 52 210 259 325 372 646 715 760 790
Bolivie 1 5 27 96 255 430 680 744 763 780
Pologne 1 17 28 39 46 54 67 153 465 766
Moldavie 1 31 76 136 195 250 331 447 576 746
Autriche 16 65 74 78 80 82 89 126 368 693
Portugal 18 98 140 155 170 179 194 250 449 685
Pays-Bas 68 285 347 357 359 363 374 434 550 672
Iran 37 75 98 130 202 257 313 418 576 655
Géorgie 0 2 3 4 4 5 10 84 327 634
Lithuanie 3 17 26 29 30 32 34 61 192 588
Afrique du Sud 0 2 12 46 137 240 283 326 363 484
Grèce 5 14 18 19 20 27 39 63 242 469
Irlande 15 262 343 352 357 359 365 386 417 453
Ukraine 1 6 16 27 39 60 96 167 288 428
Costa Rica 0 1 2 3 30 87 180 271 339 427
Slovaquie 0 4 5 5 5 6 9 40 158 412
Albanie 5 11 11 22 56 100 135 180 286 411
Allemagne 10 81 105 108 110 112 114 126 207 410
Tunisie 1 4 4 5 5 7 27 114 275 398
Russie 0 8 33 65 96 119 143 193 277 394
Jordanie 1 1 1 1 1 2 7 87 273 376
Serbie 3 21 28 33 67 82 86 95 189 373
Israel 3 24 31 35 57 104 176 278 313 365
Latvie 0 8 13 16 17 18 19 39 111 343
Irak 1 2 5 51 119 176 228 271 303 315
Honduras 1 8 21 50 135 189 237 268 293 315
Paraguay 0 1 2 3 7 48 121 196 245 315
Oman 0 2 10 36 88 135 182 242 277 290
Palestine 0 0 1 2 16 31 61 94 144 275
Guatemala 0 1 6 43 109 155 181 207 231 267
Azerbaïdjan 0 1 3 22 45 54 59 74 143 262
RoC* 3 51 94 106 113 117 120 135 175 256
               
Japon 0,4 3,6 7,1 7,7 8,0 10,0 12,4 14,0 16,9 27,4
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,9 4,5 12,0 14,0 14,0 14,5 19,7
Corée du Sud 3,2 4,8 5,3 5,5 5,8 6,4 8,1 9,1 10,2 17,9
Singapour 0,5 2,7 4,1 4,4 4,5 4,5 4,6 4,7 4,9 4,9
Chine 2,4 3,4 3,4 3,2 3,3 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2
Vietnam 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

Cet été, l’épicentre de la pandémie était en Amérique latine, notamment au Pérou, au Chili, au Brésil, au Mexique, en Bolivie, au Panama et en Colombie.

Après avoir atteint dernièrement l’Europe Centrale et l’Europe de l’Est, la pandémie a frappé depuis un mois les Balkans et les républiques baltes (où la pandémie avait fait relativement peu de victimes jusque-là).

En décembre, les augmentations les plus importantes ont été rapportées en Slovénie, en Croatie, en Bulgarie, en Hongrie, en Bosnie-Herzégovine, en Lituanie, et en Macédoine du Nord.

Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le cout de la vaccination

21 décembre 2020

Eva De Bleeken pensait bien faire. La secrétaire d’État au budget de la Belgique a publié sur son compte Twitter le montant que son pays a payé pour l’achat de vaccins contre le Covid-19 afin de faire preuve de transparence.

Retiré quelques heures plus tard à la demande de son gouvernement — puisque ces prix résultent d’ententes confidentielles — le document avait eu le temps d’être copié et d’avoir fait le tour du globe.

On y apprend que d’une compagnie à l’autre, le prix du vaccin varie beaucoup :

AstraZeneca : 1,78 € (2,80 $)
Johnson & Johnson : 8,50 $US (10,93 $)
Sanofi/GlaxoSmithKline : 7,56 € (11,89 $)
BioNTech/Pfizer : 12 € (18,87 $)
Curevac : 10 € (15,72 $)
Moderna : 18,00 $US (23,14 $)

Je crois deviner (sans en être certain) qu’il s’agit ici du prix par fiole injectable multidose et non du prix pour chaque dose. À cela s’ajoutent probablement des frais d’expédition variables d’un pays à l’autre, selon leur proximité avec un site de fabrication du vaccin.

Le gouvernement canadien a pris un certain nombre d’options sur ces vaccins. Les ententes d’approvisionnement stipulent que l’achat est conditionnel à l’approbation du vaccin par Santé Canada.

En d’autres mots, si le vaccin ne reçoit jamais l’autorisation de Santé Canada, l’option prise devient nulle et Ottawa ne paiera rien ou presque au fabricant.

Au moment où ces lignes sont écrites, le gouvernement canadien a passé des ententes avec les fournisseurs suivants :

AstraZeneca : 20 millions de doses
Johnson & Johnson : jusqu’à 38 millions de doses
Sanofi/GlaxoSmithKline : jusqu’à 72 millions de doses
BioNTech/Pfizer : jusqu’à 76 millions de doses
Medicago : jusqu’à 76 millions de doses
Moderna : jusqu’à 56 millions de doses
Novavax : jusqu’à 76 millions de doses.

Au cout d’acquisition des vaccins s’ajoutent les honoraires des professionnels de la Santé qui les administreront.

Toujours lente, la Santé publique du Québec n’a pas encore décidé si les pharmaciens feront partie de ces professionnels.

Au sujet de la vaccination contre la grippe, l’honoraire professionnel versé aux infirmières est de 9,40 $ par personne. Dans le cas des pharmaciens, cet honoraire est de 11,40 $.

La différence entre les deux vient du fait que tous les frais administratifs reliés à la vaccination sont assumés par l’État dans le cas des infirmières, et par les pharmacies dans le dernier cas.

On peut présumer que le cout unitaire de la vaccination contre le Covid-19 sera semblable à celui contre la vaccination contre la grippe.

Références :
Achat canadien de vaccins contre la COVID-19
La secrétaire d’Etat Eva De Bleeker publie le prix des vaccins sur Twitter et… supprime son tweet juste après
Service d’accès en pharmacie à la vaccination prévue au Programme québécois d’immunisation
Vaccin à prix variable

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution en huit mois

1 décembre 2020

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de chaque mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Avr. Mai Juin Juil. Aout Sep. Oct. Nov. Déc.
Belgique 73 676 834 842 849 853 863 1002 1434
Pérou 2 33 149 299 588 880 983 1042 1087
Espagne 194 532 581 607 608 623 684 767 973
Italie 206 467 554 575 581 587 594 642 933
Grande-Bretagne 35 414 593 647 680 611 621 687 868
Macédoine du Nord 6 41 70 147 237 290 357 482 860
Argentine 1 5 12 35 79 193 448 687 854
Québec 4 238 549 651 669 679 689 734 834
États-Unis 12 199 330 395 477 570 642 713 831
Bosnie-Herzégovine 1 21 47 57 100 189 263 381 833
France 53 367 432 457 464 470 490 567 819
Mexique 0 37 81 215 362 499 601 709 818
Brésil 1 29 149 286 440 576 680 751 815
Chili 1 14 66 301 498 591 669 743 804
Rép. Tchèque 4 22 30 33 36 40 63 312 783
Bolivie 1 5 27 96 255 430 680 744 763
Équateur 6 52 210 259 325 372 646 715 760
Arménie 1 11 46 153 253 297 325 460 739
Colombie 0 6 19 68 203 393 513 617 723
Slovénie 2 46 54 56 60 67 76 175 717
Panama 7 44 80 149 335 463 551 624 709
Suède 24 262 442 532 568 575 583 587 671
Roumanie 5 39 66 87 124 192 253 368 601
Bulgarie 1 10 20 34 56 93 121 187 583
Iran 37 75 98 130 202 257 313 418 576
Moldavie 1 31 76 136 195 250 331 447 576
Suisse 54 205 224 227 229 232 239 268 568
Pays-Bas 68 285 347 357 359 363 374 434 550
Hongrie 2 33 55 61 62 64 81 188 516
Pologne 1 17 28 39 46 54 67 153 465
Croatie 1 18 25 26 35 46 69 137 455
Portugal 18 98 140 155 170 179 194 250 449
Irlande 15 262 343 352 357 359 365 386 417
Autriche 16 65 74 78 80 82 89 126 368
Afrique du Sud 0 2 12 46 137 240 283 326 363
Costa Rica 0 1 2 3 30 87 180 271 339
Géorgie 0 2 3 4 4 5 10 84 327
Israel 3 24 31 35 57 104 176 278 313
Irak 1 2 5 51 119 176 228 271 303
Honduras 1 8 21 50 135 189 237 268 293
Ukraine 1 6 16 27 39 60 96 167 288
Albanie 5 11 11 22 56 100 135 180 286
Russie 0 8 33 65 96 119 143 193 277
Oman 0 2 10 36 88 135 182 242 277
Tunisie 1 4 4 5 5 7 27 114 275
Jordanie 1 1 1 1 1 2 7 87 273
Paraguay 0 1 2 3 7 48 121 196 245
Grèce 5 14 18 19 20 27 39 63 242
Guatemala 0 1 6 43 109 155 181 207 231
Rép. Dominicaine 5 28 46 69 106 160 194 207 214
Allemagne 10 81 105 108 110 112 114 126 207
Koweït 0 7 51 83 105 125 143 182 205
Bahreïn 2 5 11 54 86 112 148 187 198
Kirgistan 0 5 9 35 151 162 163 174 194
Lithuanie 3 17 26 29 30 32 34 61 192
Serbie 3 21 28 33 67 82 86 95 189
RoC* 3 51 94 106 113 117 120 135 175
               
Japon 0,4 3,6 7,1 7,7 8,0 10,0 12,4 14,0 16,9
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,9 4,5 12,0 14,0 14,0 14,5
Corée du Sud 3,2 4,8 5,3 5,5 5,8 6,4 8,1 9,1 10,2
Singapour 0,5 2,7 4,1 4,4 4,5 4,5 4,6 4,7 4,9
Chine 2,4 3,4 3,4 3,2 3,3 3,2 3,2 3,2 3,2
Vietnam 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 0,4 0,4 0,4
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

Cet été, l’épicentre de la pandémie était en Amérique latine, notamment au Pérou, au Chili, au Brésil, au Mexique, en Bolivie, au Panama et en Colombie.

Depuis deux mois, l’épicentre s’est déplacé en Europe Centrale, en Europe de l’Est et dans les Balkans (où la pandémie avait fait relativement peu de victimes jusque-là).

Ont été particulièrement touchées la Slovénie, la République Tchèque, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Macédoine du Nord, la Hongrie, la Croatie et la Pologne.

Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la force du nombre

28 novembre 2020

En 2016, des chercheurs israéliens ont calculé le nombre de cellules dans le corps humain.

Selon leurs calculs, chacun d’entre nous est normalement formé de trente-mille-milliards de cellules corporelles.

Ces spécialistes de la quantification biologique ont entrepris de calculer le nombre de virus du Covid-19 chez une personne infectée.

Les mesures ont été effectuées chez le singe, puis extrapolées chez l’humain.

La première technique utilisée consiste à quantifier le nombre de copies du génome viral chez l’animal atteint. Cela comprend non seulement le génome de virus intacts mais également des copies provenant des débris de virus laissés par son système immunitaire.

La deuxième technique ne mesure que les virus intacts; leur nombre est déterminé in vitro par le nombre de cellules en culture contaminées par un prélèvement effectué chez cet animal.

En faisant le rapport entre les résultats obtenus par chacune de ces deux méthodes, les chercheurs ont estimé qu’une particule virale sur dix-mille est ‘active’. Les autres sont en réalité des virus morts ou des débris de virus.

Au moment d’éclater et de libérer son contenu, chaque cellule infectée contient environ cent-mille copies du virus. Ce qui correspond à dix pour cent de sa masse cellulaire.

Remarque : Les auteurs de l’étude présument qu’à l’intérieur des cellules infectées, la proportion de virus ‘actifs’ (un sur dix-mille) est la même qu’à l’extérieur. Ce dont je doute.

En effet, il est probable que le système immunitaire attaque beaucoup plus facilement les virus libérés par la cellule piratée par le Covid-19 que ceux encore à l’intérieur de celle-ci.

Lorsque la cellule infectée se rompt sous la pression de sa production virale, on peut présumer que la presque totalité des virus libérés est prête à contaminer d’autres cellules, exception faite des virus viciés par une erreur de réplication de leur code génétique.

Au maximum de sa maladie, l’humain infecté produirait entre un et cent-milliards de particules virales.

La quantité maximale de virus (entiers ou sous forme de débris) obtenus par prélèvement nasal à l’aide d’un écouvillon est d’un million à un milliard. Dans la gorge, leur nombre maximal est moindre, soit entre dix-mille et cent-millions par écouvillon.

Officiellement, près de 62 millions de personnes ont contracté le Covid-19 jusqu’ici.

En incluant les personnes asymptomatiques, si on présume que la pandémie a contaminé cent-millions de personnes, le poids total de tous les virus de Covid-19 à travers le monde serait d’environ un kilogramme.

Références :
Covid-19 : combien de particules virales un être humain infecté par le SARS-CoV-2 renferme-t-il ?
SARS-CoV-2 (COVID-19) by the numbers
The total number and mass of SARS-CoV-2 virions in an infected person

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la contagion chez les jeunes Québécois

27 novembre 2020


 
Le 13 novembre dernier, 1 379 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés au Québec dans l’ensemble de la population.

Dans le graphique ci-dessus – qui débute quelques jours après la rentrée scolaire — ces nouveaux cas sont représentés par le pointillé en bleu pâle dont l’échelle est à droite (contrairement aux autres valeurs).

Il y a deux semaines, le nombre de nouveaux cas positifs chez les enfants prépubères (ligne jaune) était de 114 (8,3 % des cas). Les adolescents (ligne verte) comptèrent pour 197 nouveaux cas (14,3 %).

À cela s’ajoutèrent 183 cas (13,3 %) chez les jeunes adultes (ligne bleue). Une partie d’entre eux sont des étudiants universitaires et une partie sont de jeunes parents.

Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 chez les Québécois de moins de trente ans est huit fois ce qu’il était avant la rentrée scolaire.

Deux mois et demi après la rentrée, les moins de trente ans représentent 35,8 % de tous les nouveaux cas de Covid-19 officiellement diagnostiqués au Québec.

La contamination des adolescents (en vert) suit celle de la population en général (le pointillé).

Quant aux jeunes de 0 à 9 ans (en jaune), ce groupe comprend des écoliers du primaire, des enfants en garderie et d’autres trop jeunes pour y aller.

Il y a plus de trois mois, j’écrivais que la croyance selon laquelle les jeunes prépubères seraient moins sujets au Covid-19 était basée sur des preuves épidémiologies. Donc des preuves faibles; les enfants étaient moins contaminés par la pandémie ce printemps parce qu’ils y étaient moins exposés en raison de la fermeture des écoles.

Avec leur retour en classe, peu à peu, ce groupe est en train de rejoindre la contamination de l’ensemble de la société.

Référence : Compte Twitter de Patrick Déry

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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