Le Tamarin-lion doré

30 mai 2016
De près
Mâle observant
Pied et main
Accroché à un tronc
Mâle explorant
Femelle à l’affut

Ce petit primate se caractérise par son pelage doré, orangé, rougeâtre ou chamois.

Son visage sombre est garni de poils relativement courts. Ceux du reste du corps sont longs, particulièrement au niveau de la tête et du cou, formant ainsi une crinière qui lui donne son nom.

Le corps mesure de 20 à 34 cm et sa queue, de 31 à 40 cm. Ses doigts, fins et longs, sont dotés d’ongles crochus et très pointus qui lui permettent de capturer des insectes dans le creux d’écorces.

Il s’agit d’une espèce menacée, non pas en raison de prédateurs, mais à cause de la disparition de son habitat, réduit de nos jours à 104 km2 sur les 43 900 km2 de l’État de Rio de Janeiro, au Brésil.

On estime sa population à environ 1 500 spécimens, dont 650 en liberté.

Le Biodôme de Montréal en possède un couple, de couleur dorée. La femelle est très timide et vit habituellement cachée. Le mâle est plus aventurier mais il est indifférent aux bruits que font les visiteurs pour attirer son attention. Il est fréquent qu’il leur tourne le dos, au grand déplaisir des photographes.

Le mâle du Biodôme de Montréal se distingue par l’extrémité crochue et dégarnie de sa queue.

Dans la nature, on rencontre le Tamarin-lion doré (Leontopithecus rosalia) dans la forêt tropicale côtière d’une toute petite partie du Brésil, et ce du niveau de la mer jusqu’à une altitude de 300 mètres.

Surtout végétarien, il se nourrit de fruits murs, mais aussi d’insectes, d’araignées, de vers de terre, d’œufs, d’escargots, de grenouilles arboricoles et de petits reptiles.

Il aime les habitats riches en broméliacées car ceux-ci servent d’abreuvoirs et de réserves d’insectes.

Même si le tamarin ne met que quinze à vingt mois pour atteindre sa maturité sexuelle, il ne se reproduit pas avant l’âge de deux ans et demi. Mâles et femelles sont rarement monogames. La gestation dure quatre mois et donne naissance à un ou deux petits.

Celui-ci est totalement dépendant de sa mère durant le premier mois de son existence, à la fois pour sa nourriture et ses déplacements (agrippé à celle-ci).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (2e photo) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 150 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 75 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Garrot d’Islande

28 novembre 2015
Garrot d’Islande mâle
Garrot d’Islande femelle

Le Garrot d’Islande (Bucephala islandica) est un canard plongeur au bec court qu’on trouve en Islande et en Amérique du Nord, principalement à l’ouest des Rocheuses. Il semble avoir disparu récemment du Groenland.

En Islande, la population ne compte que 2 000 individus, soit deux fois moins qu’au Québec. Sur la côte ouest du Canada et en Alaska, on compte 200 000 individus.

La tête du mâle est noire avec un croissant blanc sur la joue. Son dos est noir alors que le ventre, la poitrine et les flancs sont blancs. Noire, la face dorsale des ailes est décorée de quelques plumes blanches. Il a les yeux, les pattes et les doigts palmés jaunâtres.

La tête de la femelle est brun foncé. Le reste du plumage est grosso modo un dégradé de blanc au gris brunâtre qui part de la poitrine vers la queue. De novembre à mai, son bec est en partie orangé.

En raison du thermalisme islandais, les colonies de ce pays ne migrent pas vers l’Étranger durant la saison froide. Toutefois, au Canada et en Alaska, là où les lacs gèlent en hiver, il migre un peu plus au sud.

C’est ainsi qu’au Québec, il passe l’été sur les lacs et rivières récemment dégelés du Grand Nord québécois mais migre vers l’estuaire du Saint-Laurent durant la saison froide.

Dès la mi-mai, il se reproduit sur les hauts plateaux du Saguenay, de la Côte-Nord et de Charlevoix. Il fait son nid dans cavités naturelles (crevasses de falaise, champ de lave, trou d’arbre) qu’il tapisse de duvet.

Il fréquente alors les étangs et les petits lacs de tête où l’absence de poissons favorise le foisonnement des invertébrés.

La femelle pond de 4 à 12 œufs (en moyenne, 6) qu’elle couve seule durant un mois. Avant même que les œufs n’éclosent, le mâle la quittera pour aller muer plus au nord.

Les oisillons sont autonomes deux mois plus tard.

Ce canard se nourrit principalement d’insectes aquatiques, de mollusques, de crustacés, et accessoirement de la végétation des étangs.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Harle couronné

9 novembre 2015

Préambule : Tout comme le chiffre 8, le ‘H’ du Harle couronné est un ‘H’ qui est qualifié d’aspiré.

Devant un H aspiré, on ne supprime jamais la voyelle finale du mot qui le précède pour la remplacer par une apostrophe.

De la même manière qu’on dit « le huit novembre » (et non « l’huit novembre »), on dira « le Harle couronné » (et non « l’Harle couronné »).

Harle couronné mâle, la crête dressée

Le Harle couronné (Lophodytes cucullatus) est une espèce de canard d’Amérique du Nord qui habite les plans peu profonds d’eau claire et calme situés à proximité des forêts de feuillus des Grands Lacs, de l’est du Canada, et de la bordure du Pacifique.

Ses ailes ont une envergure de 56 à 70 cm et son poids varie de 540 à 950 grammes.

Chez le mâle, la tête, le cou et le dos sont noirs. La gorge, la poitrine et le ventre sont blancs. Les côtés de l’abdomen sont recouverts de plumes fauves délicatement décorées d’un motif ondulé noir. Deux barres irrégulières noires en arc de cercle marquent les côtés de la poitrine.

Harle couronné mâle, la crête rétractée

Ce qui donne son nom à ce harle, c’est cette crête blanche bordée de noir, en forme d’éventail, qu’il déploie la plupart du temps. Rétractée, ce n’est qu’une large rayure blanche derrière ses yeux jaunes.

Harle couronné femelle, la crête dressée

Chez la femelle, le ventre est blanc et le reste du plumage est gris et brun.

Leurs pattes palmées sont situées plus en arrière du corps que chez la plupart des canards plongeurs. Cela rend leur démarche sur terre maladroite, mais favorise leurs performances nautiques puisqu’elles deviennent comme les turbines d’un navire.

Grâce à son bec crochu muni de dents, il se nourrit de petits poissons, de grenouilles, d’insectes aquatiques, d’escargots, d’autres mollusques, de petits crustacés, de graines et de plantes aquatiques.

Cet oiseau migre vers le sud de l’Amérique du Nord à l’automne et revient dans son aire de modification dès la fonte des glaces.

Le Harle couronné est monogame. Il fait son nid dans des trous d’arbres situés entre trois et six mètres du sol, dans des souches creuses, ou des cavités naturelles.

La femelle y pond en moyenne dix œufs (entre 5 et 13). Abandonnée par le mâle peu de temps après la ponte, la femelle s’occupe seule de la couvaison. L’incubation dure un mois.

Dès leur naissance, les oisillons sont couverts de duvet. Capables de se mouvoir et de se nourrir seuls dès le lendemain de leur naissance, ils sont éduqués par leur mère pendant 35 à 70 jours, après quoi celle-ci les quitte pour migrer vers le Sud.

Protégé de ses prédateurs (écureuils, ratons laveurs, et loutres), le Harle couronné peut vivre seize ans.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (1re photo). M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2e photo) et et M.Zuiko 40-150 mm R (la dernière photo)
1re photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 90 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm


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Le Courlis corlieu

6 novembre 2015
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Le Courlis corlieu (Numenius phaeopus) fait partie de ces oiseaux dont le long bec arqué sert à fouiller les milieux humides et vaseux à la recherche de nourriture.

À partir de sa base, ce bec est presque rectiligne sur les deux tiers de sa longueur et ne se courbe véritablement vers le bas que dans le dernier tiers.

Son plumage est beigne et brun, dans une succession de motifs indistincts qui, par moments, ressemblent à des chevrons.

Le plumage de la tête est essentiellement une succession de bandes qui vont de l’avant vers l’arrière. D’abord, une fine raie pâle au somment, bordée de part et d’autre par une large bande brune qui s’amincit aux extrémités, une bande pâle juste au-dessus de l’œil et finalement, une ligne brisée de chaque côté de l’œil.

Il a les yeux brun foncé et les pattes grises.

On trouve cet oiseau terrestre dans le nord de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique. Sa population approximative est d’un à 2,3 millions d’individus.

Même si la sous-espèce canadienne a diminué de plus de 80% au cours des quarante dernières années, elle n’est pas encore considérée comme menacée.

L’hiver, cet oiseau migre vers le sud en volant à des altitudes telles qu’il n’est visible sur son parcourt qu’au moment des haltes.

Il se nourrit d’invertébrés marins, de crustacés, et des petits poissons. Durant la période de nidification, il ajoute à sa diète de gros insectes et parfois des fleurs. Il aime aussi les baies lorsqu’elles apparaissent à la fin de l’été.

Le retour de la migration se fait en avril ou mai, alors que la température commence à peine à être plus clémente. La formation des couples et la nidation suivent dès que la fonte des neiges commence à révéler le sol.

Placé à même le sol de la toundra ou au pied d’un arbuste, le nid mesure environ 14cm de diamètre et 4cm de profondeur. La ponte est habituellement de quatre œufs vert clair ou olive tachetés de brun.

La couvée dure 24 à 28 jours et est assurée en alternance par la femelle (les deux tiers du temps, surtout au début) et le mâle (dans le tiers restant).

À peine quelques heures après l’éclosion, l’oisillon commence à chercher sa nourriture pour revenir se réchauffer au nid peu de temps après. Il quitte définitivement ses parents après un mois.

À la troisième semaine de couvée, la femelle laisse au mâle seul le soin de continuer la garde des petits.

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Le Rêve du Courlis

Pour terminer, précisons que les photos qui illustrent ce texte ont été prises au Biodôme de Montréal. Son seul Courlis corlieu a été obtenu à la suite d’une blessure dont il ne s’est jamais complètement remis, d’où son aile droite pendante.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm


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Le Biodôme en 2014

29 décembre 2014

Dans la mesure où il conserve et expose des objets dignes d’intérêt, tout zoo répond à la définition de musée. Appelé Biodôme, celui de Montréal fait partie — avec le Jardin botanique, l’Insectarium et le Planétarium — du plus important complexe muséal canadien consacré à la nature.

Dans beaucoup de zoos à travers le monde, les humains défilent devant des animaux majoritairement emprisonnés dans des cages. Au Biodôme, les visiteurs empruntent des sentiers et des passerelles qui traversent quatre écosystèmes habités par plus de 200 espèces différentes d’animaux en liberté apparente.

C’est probablement cette différence philosophique fondamentale qui a motivé les responsables à donner au zoo de Montréal le nom distinctif de Biodôme.

On pourrait argumenter que ces écosystèmes ne sont que d’immenses cages décorées pour faire illusion. Mais les animaux qui y séjournent ne voient sans doute pas de différence avec leur milieu naturel si ce n’est qu’au Biodôme, ils vivent calmement à l’abri de leurs prédateurs.

La forêt tropicale humide

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La liberté relative dont bénéficient les animaux du Biodôme possède un inconvénient pour nous; c’est qu’ils peuvent très bien demeurer cachés si cela leur tente. Afin de combattre la timidité naturelle de la majorité d’entre eux, on leur a aménagé de discrètes mangeoires près du parcours des visiteurs. Mais puisqu’ils se nourrissent qu’occasionnellement, il y a des animaux qu’on ne découvre qu’après plusieurs visites.

Le parcours de cet écosystème est divisé en deux parties séparées par un couloir qui les relie. Dans ce couloir, on y verra des aquariums de poissons tropicaux, des terrariums humides de grenouilles et de salamandres, et deux sombres grottes (un peu décevantes) où vivent des chauves-souris.

Dans cet écosystème, les visiteurs sont assurés d’admirer l’Ara rouge, l’Ara militaire, le Caïman yacare, le Callimico, le Capybara, le Hocco à pierre, l’Ibis blanc et l’Ibis rouge , la Spatule rosée, et l’Urubu à tête rouge, entre autres.

Avec un peu de patience, on pourra voir un ou deux magnifiques Tamarins pinchés (une espèce menacée). Quant au reste, tout dépend de la Providence… ou de la faim des pensionnaires.

L’érablière des Laurentides

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Les Laurentides sont une des formations géologiques les plus âgées du monde. Il s’agit d’une chaine de montagnes qui traverse en diagonale tout le Québec, parallèlement au fleuve Saint-Laurent (d’où leur nom).

Formées il y a un milliard d’années, ces montagnes étaient à l’origine aussi hautes que l’Himalaya. Depuis, elles ont subi une importante érosion qui les a réduites au rang de rebord du Bouclier canadien.

C’est dans cette région du Québec qu’on peut admirer ces forêts de feuillus qui arborent des couleurs flamboyantes chaque automne.

L’écosystème qui représente cette partie du Québec est formé de quatre grands enclos qui hébergent successivement :
• une Loutre de rivière,
• un Castor du Canada et des canards (dont le Canards branchus),
• un Lynx du Canada, et finalement
• des Ratons laveurs.

Le Golfe du Saint-Laurent

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La visite de cet écosystème débute par un couloir percé de hublots qui permettent d’avoir un aperçu d’un bassin de 2,5 millions de litres d’eau salée où baignent des poissons natifs de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent.

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Ce bassin est spectaculairement mis en vedette par la vue panoramique offerte à quelques pas des hublots.

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Puis nous franchissons une porte et nous voilà dans une représentation monumentale du Golfe du Saint-Laurent où vivent près d’une vingtaine d’espèces d’oiseaux.

Le long sentier qui y mène est en légère pente ascendante. Si bien qu’imperceptiblement nous avons passé du niveau sous le niveau de l’eau de l’immense bassin vu précédemment, à un niveau hors de l’eau de ce même bassin.

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Régions subpolaires

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Contrairement aux trois autres écosystèmes, celui des régions subpolaires est constitué d’immenses vitrines. En d’autres mots, afin d’éviter de soumettre les visiteurs à la même température que celle à laquelle sont habitués leurs animaux, ceux-ci vivent dans des enclos visibles au travers de grandes vitres.

L’endroit comprend deux sous-écosystèmes; celui des côtes du Labrador (où règne une température variant de 10 à 12 degrés Celsius) et celui des îles subantartiques (entre 2 et 5 degrés).

On passe d’abord par un couloir qui sépare les deux parties du sous-écosystème des côtes du Labrador pour atteinte finalement le sous-écosystème subantartique, tapissé de neige.

Des gradins ont été aménagés afin de permettre aux mamans de prendre un peu de répit pendant que les enfants s’assoient — s’ils sont sages — afin d’admirer les oiseaux qui sont parfois aussi grands qu’eux.

Une cinquantaine de manchots y marchent en titubant ou y glissent élégamment sous l’eau à toute vitesse. En plus, on y compte des Gorfous sauteurs, des macareux et des Petits pingouins.

Au cours des prochaines années, on doit ajouter un cinquième écosystème au Biodôme. Au moment d’écrire le présent texte, je n’ai pas de précisions quant au début des travaux. Voilà pourquoi il s’intitule « Le Biodôme en 2014 », afin de souligner qu’il décrit ce musée vivant tel que celui-ci est à ce moment-ci de sa croissance.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone Samyang 7,5 mm F/3,5 (2e photo), objectifs M.Zuiko 12 mm F/2,0 (5e et 8e photos), Tamron SP 90 mm Macro F/2,5 (6e photo), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 12 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 2000 — 7,5 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 320 — 12 mm
6e  photo : 1/100 sec. — F/2,5 — ISO 4000 — 90 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Photographier au Biodôme : quelques trucs

16 décembre 2014
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Le Biodôme de Montréal est un zoo. Mais au lieu de défiler devant des animaux en cage, les visiteurs empruntent des sentiers et des passerelles qui traversent des écosystèmes habités par des pensionnaires en liberté apparente.

Puisqu’il y est strictement défendu de nourrir les animaux — une interdiction parfaitement respectée — il est peu probable que vous réussissiez à motiver des animaux à s’approcher de vous. Afin de réaliser des gros plans animaliers, vous aurez besoin d’un téléobjectif ou d’un appareil doté d’un zoom puissant.

Dans 80% des cas, mes photos ont été réalisées avec des objectifs micro-quatre-tiers de 75 mm ou plus. Ceux-ci ont un angle de vision correspondant à celui d’objectifs de 150 mm ou plus sur un appareil plein format.

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De plus, une partie de mes photos ont été rognées. En d’autres mots, j’ai découpé la photo de manière à n’en publier que la partie la plus intéressante. Conséquemment, ces images agrandies donnent l’impression que j’ai utilisé un objectif plus puissant qu’en réalité.

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Le Biodôme n’est pas aussi lumineux qu’on pourrait le penser. Son toit de béton est ajouré de grandes lisières transparentes, ce qui laisse pénétrer une lumière du jour complétée artificiellement de nombreuses lampes d’appoint.

Le résultat est qu’au printemps et en été, vous pourrez y prendre d’excellentes photos même si votre téléobjectif n’est pas très lumineux. Mais en automne et en hiver, n’y comptez pas; la lumière ambiante est moindre et vous devrez avoir absolument des téléobjectifs lumineux.

Jusqu’ici, presque 80% de mes photos animalières ont été prises à une ouverture de diaphragme de F/2,8 ou moins.

Après avoir essayé un certain nombre d’objectifs, je me suis donc rendu compte que l’idéal aurait été un téléobjectif lumineux automatique. N’en ayant pas, j’ai utilisé un bon vieil objectif conçu pour des appareils basés sur de la pellicule 35 mm.

À chaque visite au Biodôme, je rapportais environ 300 photos obtenues avec une mise au point manuelle. Après examen, je n’en conservais qu’une quinzaine (soit cinq pour cent) jugées satisfaisantes.

La veille de ma dernière visite, je me suis procuré l’objectif M.Zuiko 75 mm F/1,8 : des 300 photos prises le dernier jour, une cinquantaine furent jugées satisfaisantes. En d’autres mots, en mode automatique, le pourcentage de bonnes photos a triplé.

Bref, des animaux, ça bouge. Rien ne remplace la mise au point automatique.

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Un autre impondérable dont le photographe devra tenir compte est la balance des blancs. Le Biodôme utilise des lumières d’appoint de différentes températures; parfois l’éclairage est bleuté, parfois il est orangé (comme ci-dessus). Le résultat est qu’un même animal pourrait paraitre de couleur légèrement différente s’il change de place, ce qui complique la publication de photos prises à des jours différents.

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Le premier écosystème par lequel on pénètre au Biodôme est la Forêt tropicale humide. Son taux d’humidité avoisine les 70%. En hiver, si votre appareil s’est refroidi en cours de route vers le Biodôme, votre objectif se couvrira de buée dès votre entrée : vous serez dans l’impossibilité de photographier pendant une vingtaine de minutes.

Il serait vain de vouloir essuyer l’objectif à l’aide d’un chiffon sec puisque de la condensation se créera de nouveau tant que votre objectif ne se sera pas réchauffé.

La solution que j’ai trouvée est de placer mon équipement dans un petit sac à dos porté sous mon paletot d’hiver. Mais cela n’est pas suffisant. En plus, au moment de partir de la maison, j’y ajoutais une bouteille de plastique presque pleine de graines chauffées au microonde. Il serait imprudent d’utiliser une bouteille d’eau chaude puisqu’en cas de bris, l’eau et l’équipement électronique ne font pas bon ménage.

Dans le cas de ma bouteille de 230ml de Pepto-Bismol pleine de graines d’orge, il suffisait d’une minute au microonde; celle-ci accumulait suffisamment de chaleur pour prévenir la condensation sur mon équipement à l’arrivée. Chauffer cette bouteille au-delà d’une minute faisait fondre le plastique.

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La majorité des pensionnaires du Biodôme y mènent calmement leur vie à l’abri des regards. Toutefois, on peut les voir lorsqu’ils viennent s’alimenter aux mangeoires placées stratégiquement près du parcours des visiteurs. Mais puisqu’ils se nourrissent qu’occasionnellement, il y a des animaux qu’on ne découvre qu’après plusieurs visites.

Conséquemment, au moment d’une visite d’une ou de deux heures, vous ne verrez qu’une partie des pensionnaires du Biodôme. À titre d’exemple, en treize visites, je n’ai aperçu le Lynx du Canada qu’à deux occasions.

Un visiteur européen qui effectue un voyage d’une semaine au Canada et qui doit y visiter la ville de Québec, Montréal et les chûtes Niagara, est dans la même situation que le touriste asiatique qui s’est donné comme but de voir toute l’Europe en sept jours : le premier ne jugera pas opportun d’effectuer une deuxième visite au Biodôme.

Les Montréalais ne sont pas dans cette situation. Voilà pourquoi il leur est conseillé d’y aller plus d’une fois afin d’apprécier pleinement le Biodôme.

Pour terminer, espérons que ces quelques conseils contribueront à vous faire profiter pleinement de la (ou des visites) que vous y effectuerez.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone Samyang 7,5 mm F/3,5 (1re et 3e photos), objectifs M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2e photo), M.Zuiko 12-40 mm F2,8 (les 4e et 5e photos), et Tamron SP 90 mm Macro F/2,5 (la 6e photo)
1re photo : 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 2000 — 7,5 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 75 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 400 — 7,5 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 12 mm
6e  photo : 1/100 sec. — F/2,5 — ISO 500 — 90 mm


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Des poissons au Biodôme

12 mai 2012


 
Même si les oiseaux constituent l’attraction principale du Biodôme de Montréal, les poissons y sont les animaux les plus nombreux.

Certains sont simplement des poissons tropicaux comme ceux qu’on en trouve dans les animaleries. D’autres nagent dans le grand bassin de l’écosystème du golfe du Saint-Laurent. Ce dernier contient 2,5 millions de litres d’eau dont la salinité est comparable à celle des eaux de l’estuaire.

De grandes parois vitrées permettent aux visiteurs d’admirer les pensionnaires de ce bassin (qui sert de garde-manger aux oiseaux de cet écosystème). On peut y voir des centaines de poissons représentant environ vingt espèces (morues, bars rayés, flétans, saumons, etc.).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm
1re photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 500 — 12 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 1600 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 320 — 12 mm


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