Des iris barbus en juin 2022

Publié le 8 juin 2022 | Temps de lecture : 1 minute
Grand iris barbu ‘Picador’
Iris barbu ‘Gala Finale’
Iris barbu ‘City of Stratford’

Le premier de ces iris a remporté en 1939 le prix du Mérite de la Société royale horticole de Londres.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 70 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’immigration et l’extrême droite

Publié le 7 juin 2022 | Temps de lecture : 7 minutes

Introduction

Dernièrement, un député du NPD m’expédiait un courriel dans lequel on pouvait lire ce qui suit :

Ça m’inquiète pas mal de voir des chroniqueurs politiques comme Mathieu Bock-Côté […] attiser la haine, la méfiance, la peur envers l’autre […et…] banaliser des mesures qui [attentent aux] droits et libertés […] des immigrants […].

Ce sont des propos poussés par […] l’extrême droite […qui…] prône une vision insulaire, tribale et repliée sur nous-mêmes […].

Implicitement, ce courriel visait un colloque organisé le lendemain par un parti politique rival du NPD au cours duquel Mathieu Bock-Côté fut conférencier.

Je connais Mathieu Bock-Côté de nom et de réputation. Mais j’ai très peu lu ses écrits.

Je me contenterai de parler du lien simpliste que ce député du NPD tisse entre l’extrême droite et la xénophobie.

Le refus de l’immigration

La Corée du Nord

Le pays le plus hostile à l’immigration est la Corée du Nord; aucun étranger ne peut y immigrer. Être autorisé à y séjourner temporairement à l’occasion d’un voyage est même extrêmement difficile.

Pourtant, ce pays renfermé sur lui-même est dirigé par un régime communiste, c’est-à-dire d’extrême gauche.

Soulignons également que ce pays cultive ‘la haine, la méfiance, la peur envers l’autre’. L’autre dont il est question ici est américain.

Le Japon

Le Japon représente un cas moins extrême. En dépit du vieillissement de sa population, ce pays exerce une politique discriminatoire envers les peuples voisins. Pour un Coréen ou un Chinois, réussir à immigrer au Japon est un défi colossal.

Cette discrimination est une constante de la politique nippone, peu importe l’idéologie du parti au pouvoir.

Le Canada

Ce n’est pas une coïncidence si les Canadiens à la peau très pigmentée forment moins de trois pour cent de la population canadienne.

De 1910 à 1967, la Loi de l’immigration était hostile à certains types d’immigrants, notamment ceux en provenance d’Afrique noire.

Encore aujourd’hui, le ministère fédéral de l’Immigration exerce une discrimination contre les jeunes Africains francophones qui veulent étudier au Québec.

Ce qui veut donc dire qu’en dépit du discours bienveillant du Parti libéral canadien à l’égard de l’immigration, la machine étatique fédérale se comporte de la même manière, peu importe l’idéologie de sa façade ministérielle.

Mais il y a plus. Alors que les médias canadiens se sont scandalisés de la politique de l’administration Trump de séparer aux frontières les jeunes enfants de leurs parents afin de punir les familles qui entraient illégalement aux États-Unis, le Canada a fait pareil… sans le dire.

La diabolisation de l’immigrant

Ce qui caractérise les politiciens ‘populistes’ hostiles à l’immigration, c’est leur manque de rectitude politique.

Or les mots comptent.

Lorsque les influenceurs d’une société (dont les politiciens ne sont qu’une partie) cassent du sucre à répétition sur le dos des immigrants, inévitablement ceux-ci, de même que les membres de leurs communautés ethniques déjà naturalisés, sont la cible d’actes haineux.

C’est automatique. L’attentat terroriste à la mosquée de Québec est la directe conséquence du discours des influenceurs radiophoniques de cette ville.

Aux États-Unis, les politiciens démocrates ont sévèrement critiqué les politiques migratoires de leurs adversaires républicains. Mais arrivé au pouvoir, Joe Biden a essentiellement perpétué les politiques ‘trumpiennes’.

Tout comme le Canada maintient ses politiques migratoires racistes, peu importe qui dirige le pays. Le discours officiel change, mais les habitudes demeurent.

L’exemple de l’hospitalité

La Pologne est un des moutons noirs de l’Union européenne.

Depuis des années, ce pays est en conflit ouvert avec Bruxelles pour les réformes judiciaires mises en œuvre par le parti populiste de droite au pouvoir, Droit et Justice (PiS).

La Pologne était également en conflit avec l’Ukraine qu’elle accusait d’avoir collaboré avec les nazis au ‘génocide’ de 100 000 Polonais dans la région ukrainienne de Volhynie en 1941.

Les Polonais d’aujourd’hui ont conservé un souvenir très pénible de l’époque où leur pays était sous domination russe.

Si bien que dès l’éclatement de la guerre russo-ukrainienne, les Polonais ont mis de côté ces vieilles rancunes et se sont associés aux souffrances du peuple ukrainien.

La majorité des Ukrainiens qui ont fui leur pays ont été accueillis en Pologne. Non pas sous la tente, dans des camps de réfugiés comme c’est généralement le cas, mais plutôt chez l’habitant.

Plus précisément, des centaines de milliers de Polonais ont pris leur voiture et se sont rués aux frontières pour choisir des gens au hasard parmi le lot des personnes qui arrivaient en Pologne.

Ils ont pris des femmes et des enfants épuisés par la marche. Des personnes aux yeux rougis qui descendaient des trains. Des inconnus souvent sales et couverts de sueur. Des types désespérés qui ont tout perdu.

Et c’est à des millions de ces gens-là que les Polonais offrent gratuitement le gite, la nourriture, des vêtements de rechange et sortent des placards quelques jouets qui pourraient aider les enfants à surmonter les traumatismes de la guerre.

Les jours où le nombre d’arrivants a dépassé le nombre de bons Samaritains, ceux qui n’ont pas été choisis trouvent place dans des centres d’hébergement d’urgence.

De son côté, le gouvernement polonais a débloqué une aide d’urgence de 1,6 milliard d’euros. Il a délivré des permis de travail. Il a ouvert les écoles aux enfants ukrainiens et a garanti à tous l’accès aux soins médicaux.

C’est pourtant le même gouvernement à qui on reprochait de refouler violemment les migrants irakiens, syriens ou afghans.

Évidemment, on peut reprocher aux Polonais leurs affinités sélectives. Mais qui sommes-nous pour en juger ?

Avons-nous vraiment fait mieux ? Nous qui accueillons les réfugiés ukrainiens au compte-goutte et dont les premiers sont arrivés ici 94 jours après de début de la guerre…

Conclusion

Au sujet de l’immigration, les politiciens ne sont que l’expression de l’inconscient collectif de leur peuple, un inconscient qui varie selon les circonstances.

Lorsqu’ils ne sont pas en phase avec leur électorat, ces politiciens ne sont pas élus.

Et lorsqu’ils le sont, leur autorité se buttent au pouvoir discrétionnaire des décideurs du ministère de l’Immigration.

Or ces derniers sont issus de la population du pays. Qu’ils le veuillent ou non, ils sont inconsciemment influencés par l’idéologie qui prévaut autour d’eux.

Si bien que la fonction publique des peuples racistes l’est toujours et les politiciens qui y sont élus sont habituellement les reflets de leur électorat.

Il en est de même des chroniqueurs.

Dans le cas de Mathieu Bock-Côté, j’ignore son idéologie. Mais il est certain qu’il ne jouirait pas toutes les tribunes qu’on lui offre s’il n’était pas en phase avec notre époque.

Références :
C’est quoi un parti de droite ou un parti de gauche ?
Communautés noires au Canada
L’accueil des réfugiés ukrainiens en Pologne, ou comment panser les plaies de l’Histoire
La façade ministérielle de l’État canadien
Le premier ministre polonais dénonce « le chantage » de Bruxelles, la Commission défend ses valeurs
L’unilinguisme anglais à Immigration Canada
Montréal accueille un premier vol de réfugiés ukrainiens
Plus de 182 enfants séparés de leurs parents à la frontière canadienne
Projet de loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français
Visas étudiants refusés : un rapport fédéral évoque de possibles « préjugés raciaux »

Paru depuis : Emprisonnement de migrants : recours collectif autorisé contre le fédéral (2024-07-09)

Complément de lecture : Immigration : l’illusion des prophéties

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Aquilegias

Publié le 5 juin 2022 | Temps de lecture : 1 minute
Ancolie gracieuse (Aquilegia formosa)

Les éperons sont une extension arrière des pétales ou des sépales d’une fleur. La plupart des Aquilegias en sont pourvues.

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Celles-ci sont des plantes rustiques qui se prêtent à la culture en rocaille. Elles fleurissent en fin de printemps ou au début de l’été.

Les plus connues ont cinq pétales creux au centre desquelles jaillissent un bouquet d’étamines jaunes.

Les Aquilegias offrent une large palette de coloris qui comprend le blanc, le bleu, le jaune pâle, le rose et le brun.

Aquilegia flabelleta var. Pumila
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Aquilegia cœrulea

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (1re et 4e photos), Helios 85 mm F/1,5 (2e photo), et PanLeica 42,5 mm F/1,2 (3e et 5e photos)
1re photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
4e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Sur l’esplanade de la Place des Arts de Montréal

Publié le 3 juin 2022 | Temps de lecture : 1 minute
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Il est fréquent qu’une photo soit bonne, mais sans parfaitement réussir à capter la magie des lieux ou l’esprit qui y régnait au moment où la photo a été prise.

Lorsque j’ai ouvert cette photo sur mon ordinateur, c’était l’inverse; y être ce matin-là, c’était bien, mais jamais aussi merveilleux que sur cette photo.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet — 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Qu’est-ce qu’un Francophone ?

Publié le 2 juin 2022 | Temps de lecture : 5 minutes

La langue maternelle

On peut définir un Francophone par quelqu’un né d’une mère francophone. C’est sur ce critère que Statistique Canada base ses principales analyses.

La majorité des citoyens canadiens sont adultes. Du coup, la langue maternelle reflète une appartenance linguistique ancienne.

Par exemple, une personne née voilà longtemps de parents francophones, mais qui, de nos jours, lit principalement des textes en anglais, voit des films en version anglaise, écoute de la musique anglaise et surtout, parle exclusivement anglais à la maison, n’est plus un Francophone.

Par nostalgie, elle peut encore se définir comme tel. Mais dans les faits, c’est un Anglophone fonctionnel (sauf peut-être lorsqu’il est en colère, alors que son vieux fond de français refoulé refait surface le temps d’un juron).

La première langue officielle apprise

L’anglais et le français sont les deux langues officielles du Canada.

Chez la majorité des néoQuébécois, la première langue apprise dans leur pays d’origine n’est ni le français ni l’anglais.

Par exemple, chez ceux d’origine algérienne, la langue maternelle est habituellement le berbère. À l’école, ils ont appris l’arabe. Et lorsqu’ils choisissent d’émigrer au Québec plutôt qu’ailleurs, c’est parce qu’ils parlent déjà une troisième langue, la nôtre.

Toutefois, même quand un parent parle déjà le français, il arrive que la connaissance de notre langue laisse à désirer chez son conjoint.

Puisque les néoQuébécois sont rémunérés pour assister aux classes de francisation, ces dernières sont très populaires.

Voilà pourquoi le français est très souvent la première langue officielle apprise, parfois très sommairement, puisque dans ces classes, il n’y a pas d’obligation de réussite.

Cela ne signifie pas que leur appartenance linguistique définitive sera le français.

Lors du dévoilement des résultats du recensement de 2016, Statistique Canada était heureux de souligner que la proportion des néoQuébécois qui choisissait de s’assimiler l’anglais était passée de 65 % à 60 %, une nouvelle jugée très positive.

En réalité, pour maintenir l’équilibre linguistique au Québec, la quotepart de l’anglais ne devrait être que de onze pour cent selon Michel Paillé, le plus important démographe du Québec.

La principale langue officielle utilisée à la maison

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La langue avec laquelle on choisit spontanément de s’exprimer dans l’intimité de sa famille est celle qui reflète le mieux son appartenance linguistique.

Voilà pourquoi le gouvernement de la CAQ, à juste titre, se fie à ce critère pour juger de la situation du français au Québec.

Il n’en fallait pas plus pour que les députés libéraux accusent le gouvernement de la CAQ de vouloir dicter la langue parlée à la maison.

Soyons clairs. Lorsqu’une famille décide que l’hébreu, le persan ou l’arabe (pour ne mentionner qu’eux) sera la langue parlée exclusivement dans la bulle familiale, cela n’a aucune importance.

Le français au Québec n’est menacé ni par l’hébreu, le persan ou l’arabe. Il est menacé par l’anglais.

Donc, on s’en moque de la langue non officielle parlée exclusivement à la maison.

Toutefois, dès qu’un parent néoQuébécois élève ses enfants en anglais, il en fait la première langue officielle apprise par eux. Il fait ainsi grossir les rangs de la communauté anglophone et contribue à l’anglicisation du Québec.

Il ne s’agit pas ici de lui interdire ce choix personnel. Toutefois, il faut tenir compte de l’ampleur de la prévalence domestique de l’anglais afin d’adopter les mesures législatives ou réglementaires qui y feront contrepoids. Puisque la pérennité du français au Québec est intimement liée à sa démographie.

Cela ne veut pas dire non plus qu’on doive planter des micros dans les chaumières (comme le suggère l’hystérie qui s’est emparée du caucus libéral à Québec), mais qu’il faut prendre note de l’anglisation de Montréal, confirmée de sondage en sondage, et y pallier dès maintenant.

Conclusion

Nous avons connu quinze ans d’immobilisme libéral à ce sujet, complétés par quatre ans d’immobilisme caquiste.

Maintenant que la CAQ est décidée d’adopter les mesures (malheureusement insuffisantes) prévues par la loi 96, ce n’est pas le temps des chichis sur les petits détails insignifiants ou de protester contre ce qui ne s’y trouve pas.

La loi 96 est un minimum en deçà duquel on ne peut pas descendre.

À ceux qui voudraient, au contraire, que le Québec en fasse moins pour protéger sa langue, soyez rassurés; les tribunaux se chargeront de dégriffer la loi 96 comme ils l’ont fait pour la Loi 101.

Complément de lecture :
Anglicisation du Québec : l’omelette de la loi 96
La francisation des immigrants suffit-elle pour assurer la pérennité du français au Québec ?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution depuis dix-sept mois

Publié le 1 juin 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier jour du mois, en janvier de l’an dernier, puis aux mois en 2022.

Pays Jan’21 Jan’22 Fév. Mars Avril Mai Juin
Pérou 1136 6022 6108 6245 6284 6295 6298
Bulgarie 1099 4510 4866 5194 5331 5387 5424
Bosnie-Herzég. 1249 4136 4463 4761 4843 4860 4870
Hongrie 1002 4072 4310 4579 4732 4805 4842
Macédoine du N. 1205 3825 4053 4333 4429 4455 4467
Géorgie 634 3484 3776 4074 4212 4229 4230
Croatie 968 3091 3418 3716 3837 3901 3942
Rép. Tchèque 1093 3369 3468 3601 3694 3737 3749
Slovaquie 412 3050 3267 3391 3544 3645 3678
Roumanie 826 3086 3159 3342 3421 3446 3458
Lithuanie 588 2777 2967 3171 3346 3429 3452
Slovénie 1312 2692 2826 3038 3122 3171 3192
Lettonie 343 2467 2638 2839 3045 3117 3155
Brésil 916 2882 2922 3021 3067 3082 3095
États-Unis 1074 2537 2735 2921 3014 3051 3082
Pologne 766 2582 2791 2954 3051 3073 3080
Chili 868 2022 2051 2186 2919 2963 2980
Arménie 953 2684 2711 2852 2898 2900 2900
Grèce 469 2015 2283 2507 2668 2824 2891
Moldavie 746 2558 2654 2794 2846 2860 2869
Argentine 954 2558 2650 2752 2789 2797 2803
Trinité-et-Tobago 91 2050 2426 2579 2667 2721 2782
Italie 1235 2279 2436 2570 2645 2713 2766
Belgique 1681 2429 2490 2585 2640 2691 2717
Colombie 850 2515 2600 2682 2694 2695 2694
Royaume-Uni 1089 2174 2279 2356 2417 2552 2607
Russie 394 2121 2274 2413 2527 2575 2596
Paraguay 315 2289 2391 2527 2562 2588 2588
Ukraine 428 2217 2318 2437 2495 2506 2511
Mexique 971 2286 2335 2425 2460 2468 2470
Tunisie 398 2131 2194 2311 2354 2370 2376
Espagne 1087 1911 2001 2135 2192 2233 2276
France 991 1891 2005 2115 2173 2227 2264
Portugal 685 1869 1967 2078 2124 2197 2227
Uruguay 55 1767 1865 1999 2049 2059 2070
Autriche 693 1514 1554 1632 1749 1996 2049
Équateur 790 1867 1911 1947 1956 1963 1963
Estonie 180 1459 1534 1694 1852 1912 1938
Panama 1493 1682 1748 1826 1843 1844 1857
Serbie 373 1467 1577 1761 1822 1845 1855
Suède 861 1498 1562 1686 1796 1835 1854
Bolivie 780 1652 1757 1796 1832 1831 1833
Québec 958 1379 1565 1649 1651 1764 1809
Afrique du Sud 484 1509 1575 1642 1651 1654 1666
Allemagne 410 1340 1410 1469 1547 1613 1655
Costa Rica 427 1424 1466 1554 1605 1623 1645
Iran 655 1538 1546 1598 1633 1641 1642
Suisse 882 1404 1466 1511 1564 1580 1591
Liban 240 1348 1420 1491 1522 1534 1541
Namibie 80 1397 1519 1531 1533 1533 1536
Irlande 453 1178 1221 1294 1348 1407 1457
Jordanie 376 1010 1277 1335 1349 1352 1351
Pays-Bas 672 1219 1237 1254 1279 1293 1297
Hong Kong 20 28 28 98 1045 1224 1232
Albanie 411 1120 1167 1209 1216 1217 1218
Eswatini 185 1110 1166 1178 1180 1182 1191
Israël 365 957 1096 1125 1147 1164 1164
Turquie 248 584 963 1021 1103 1142 1150
Botswana 18 1009 1064 1078 1103 1102 1104
Danemark 256 564 650 798 982 1058 1092
Malaisie 14 955 969 993 1057 1073 1076
Honduras 315 1029 1034 1055 1069 1069 1068
Jamaïque 101 831 893 943 968 992 1023
Palestine 273 885 916 986 1008 1007 1005
Guatemala 263 875 889 919 936 949 978
Azerbaïdjan 262 814 851 917 941 942 942
Libye 212 814 859 892 913 913 912
RoC* 256 639 711 777 799 833 882
               
Corée du Sud 17,9 110 132 159 323 447 471
Vietnam 0,4 331 383 407 430 435 435
Japon 27,4 146 149 188 223 235 244
Singapour 4,9 140 145 174 214 225 234
Taïwan 0,3 35,6 35,6 35,7 35,7 36,3 99,5
Chine 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2 3,5 3,6

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

 
Dans le tableau ci-dessus, par million d’habitants, en mai 2022 :
• 33 pays ont eu entre 0 et 10 morts de plus,
•   9 pays ont eu entre 11 et 20 morts de plus,
•   9 pays ont eu entre 21 et 30 morts de plus,
•   7 pays ont eu entre 31 et 40 morts de plus.

Seulement dix pays ou entités territoriales ont eu plus de 40 morts supplémentaires : la Grèce (+67), Taïwan (+63), la Trinité-et-Tobago (+61), le Royaume-Uni (+55), l’Autriche (+53), l’Italie (+53), le RoC (+49), le Québec (+45), l’Espagne (+43), et la Croatie (+41).

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Médias sociaux et démocratie

Publié le 1 juin 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

Latana est une firme de marketing internet basée à Berlin. Chaque année, elle s’associe à l’ONG Alliance of Democracies pour effectuer un sondage destiné à mesurer comment les peuples perçoivent la démocratie.

Le sondage de cette année s’est déroulé du 30 mars au 10 mai dernier et a compté sur la participation de 52 785 répondants répartis dans cinquante-trois pays.

La 19e question (sur 32) portait sur les médias sociaux.

De manière générale, trouvez-vous que les médias sociaux (Facebook, Twitter, etc.) ont un impact positif ou négatif sur la démocratie de votre pays :
❏ Très positif
❏ Plutôt positif
❏ Plutôt négatif
❏ Très négatif
❏ Pas d’impact
❏ Je ne sais pas.


 
Dans les pays démocratiques, 55 % des gens croient à l’influence positive des médias sociaux. Seuls 29 % divergent d’opinion à ce sujet.

Cette opinion flatteuse est plus nuancée en Europe. De leur part, les États-Unis sont le seul pays au monde où, avant même la répartition des indécis, la majorité des gens (52 %) les jugent sévèrement.

Après répartition des indécis, on se rend compte que les répondants qui jugent sévèrement les médias sociaux sont plus nombreux que ceux qui pensent le contraire dans les pays suivants (en ordre croissant de l’écart entre les deux groupes) : en France, en Australie, en Belgique, au Royaume-Uni, en Hongrie, en Allemagne, au Danemark, au Canada, en Autriche et dans les Pays-Bas.
 

 
Il y a deux ans, les répondants de tous les pays étaient plus nombreux à croire en l’influence positive des médias sociaux. Depuis ce temps, cette opinion flatteuse a diminué partout sauf en Inde et au Pakistan.

Cette diminution a été faible en Amérique latine (-9%) et en Asie (-7%). Mais elle le fut bien davantage en Europe (-25%) et surtout aux États-Unis où, justement il y a deux ans, Donald Trump tentait un coup d’État en s’appuyant principalement sur les médias sociaux. C’est surtout cette année-là que l’opinion publique américaine a basculé vers une opinion négative.

Référence : Democracy Perception Index 2022

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le ‘verrou libéral’ et l’impunité des puissants

Publié le 31 mai 2022 | Temps de lecture : 3 minutes

Créée en mars 2011, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a eu des années pour enquêter sur ceux qui ont mis en place le système bien huilé de corruption qui prévalait à l’époque du gouvernement de Jean Charest.

À la suite de la création de l’UPAC, le montant des contrats d’infrastructures a baissé de 30 %. Seulement pour 2013, le ministère des Transports aurait économisé 240 millions$.

Si la simple existence de l’UPAC a calmé la gourmandise des soumissionnaires qui faisaient affaire avec l’État, ce corps policier a eu moins de succès contre ceux qui ont mis en place le système de corruption lui-même.

Après avoir pillé le Trésor public, les Libéraux reprirent le pouvoir avec Philippe Couillard. Toutefois, les temps avaient changé : on en était rendu au temps d’assainir les finances publiques. Ce qui voulait dire sabrer notre filet de protection sociale.

Donc on ruine d’abord les finances de l’État en graissant la patte des amis du pouvoir, puis on refile la facture aux gens comme vous et moi.

Six ans après la création de l’UPAC, Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, expliquait que l’impuissance apparente de l’UPAC provenait d’un verrou mis en place pour bloquer la mise en accusation des élus du Parti libéral du Québec.

En octobre 2017, ce blogue qualifiait de show de boucane le témoignage percutant de Robert Lafrenière en commission parlementaire au cours duquel il avait lui-même traité de ‘bandits’ les fuiteurs des enquêtes policières.

Un an plus tard, nous précisions au sujet de l’accusation d’Yves Francoeur :

[On doit] soupçonner que ce ‘verrou’ a pris soin d’insérer une fêlure qui plombera toutes les enquêtes intentées contre le couple Bibeau-Charest, c’est-à-dire celles qui visent le sommet de l’État québécois.

Effectivement, l’enquête à ce sujet a été close le 28 février 2022 sans qu’aucune accusation soit portée.

Aujourd’hui, on apprend que le mode opératoire du verrou libéral était de fuiter des renseignements de manière à justifier l’annulation des procédures par les tribunaux.

Ce qui explique que dès son entrée en fonction, le nouveau directeur de l’UPAC n’avait pas eu d’autre choix que d’abandonner les poursuites, vouées à l’échec en raison des fuites soigneusement orchestrées par ses prédécesseurs.

Alors que les coupables s’en tirent avec la présomption d’innocence, on ne doit pas perdre de vue que leur impunité est un scandale. Un scandale qui entache la réputation de notre système de justice.

Références :
Affaire Normandeau : Lafrenière et son entourage à l’origine des fuites, selon le BEI
Corruption : le ‘verrou’ libéral
La comédie des bandits
La démission du commissaire de l’UPAC et la soupe chaude

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Daguerreotype en infrarouge

Publié le 31 mai 2022 | Temps de lecture : 2 minutes
Un ruisselet
Nymphéa odorant
Petit nénufar jaune

À l’époque où l’opticien Charles Chevalier créa l’objectif qui accompagnait le Daguerréotype, les appareils photo ne possédaient pas de diaphragme.

Pour augmenter ou réduire la quantité de lumière qui atteignait la plaque photographique à l’arrière, on glissait des plaques trouées dans une fente située sur le dessus de l’objectif.

Le Daguerréotype Achromat 64mm F/2,9 Art Lens est la version moderne de cet objectif. Il est vendu avec un certain nombre de plaques d’ouverture, les unes rondes, d’autres fantaisistes.
 

 
Sur les photos prises avec ces plaques, la forme de ces ouvertures détermine l’aspect des taches de lumière en arrière-plan.

Détails techniques des trois premières photos : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif Daguerreotype Achromat 64mm F/2,9 Art Lens + filtre vert jaunâtre Lzos Ж3-2* + filtre bleu 80A de Kenko + filtre bleu 80C de Vivitar
1re photo : 1/100 sec. — F/? — ISO 250 — 64 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/? — ISO 200 — 64 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/? — ISO 200 — 64 mm

Complément de lecture : Le Daguerreotype Achromat 64mm F/2,9 Art Lens

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La loi 96 : le mythe de l’obligation d’apprendre le français en six mois

Publié le 30 mai 2022 | Temps de lecture : 3 minutes

Dans la guerre de propagande que se livrent les adversaires de la loi 96 (qui vise à renforcer la Loi 101), un des mythes qu’on propage est que cette loi donnerait six mois aux néoQuébécois pour apprendre le français (évidemment, s’ils ne le parlent pas déjà).

À l’époque où la loi 96 était à l’étape d’un projet de loi, j’ai eu l’occasion de critiquer ses importantes insuffisantes. Elles sont toujours aussi béantes.

Mais l’obligation d’apprendre le français en six mois ne fait pas partie de mes griefs pour une raison toute simple; la loi 96 n’exige pas cela.

Rien dans cette loi n’oblige le néoQuébécois à s’adresser à l’État en français.

Ce que cette loi dit, c’est que six mois après leur installation chez nous, les néoQuébécois ne recevront leur correspondance de l’État qu’en français.

Libre à eux d’utiliser Google Translation, ou l’aide d’un parent ou d’un ami pour savoir ce que ça dit.

Le message est clair; au Québec, c’est en français que ça se passe.

Dès la loi adoptée, Québec Solidaire s’est empressé de préciser que même si elle a voté pour cette loi, elle prolongerait le délai pour apprendre le français à deux ou trois ans si elle formait le prochain gouvernement.

Cela prouve que Québec Solidaire n’a pas besoin d’avoir compris un texte de loi pour voter en sa faveur…

Pour les fins de la discussion, supposons que la loi 96 exigait cela et que ce délai était prolongé à trois ans. On ne ferait que différer le problème; après trois ans, on argumenterait que trois ans, c’est insuffisant. Et ainsi de suite.

Le Parti Québécois, qui a voté contre, possède la meilleure politique migratoire de toutes les formations politiques du Québec. S’il était élu, il ferait ce que le Royaume-Uni fait déjà.

Depuis des années, la connaissance préalable de la langue anglaise par tout requérant à l’immigration est un prérequis à l’acceptation de sa demande par la Grande-Bretagne.

En d’autres mots, le requérant doit savoir parler anglais avant de mettre le pied en sol britannique. Évidemment, cette exigence ne s’applique pas aux réfugiés, en raison de l’urgence de leur situation.

De manière conséquente, une personne qui a déjà obtenu la citoyenneté britannique ne peut pas faire venir son conjoint de l’Étranger si celui-ci ne parle pas l’anglais.

Depuis 2017, le Parti Québécois demande qu’aucun certificat de sélection ne soit délivré par le ministère québécois de l’Immigration à moins que le candidat et son conjoint aient démontré une connaissance intermédiaire ou avancée du français. Sinon, leur demande sera rejetée.

Voilà LA solution !

Références :
Anglicisation du Québec : l’omelette de la loi 96
Immigrants’ spouses ‘must speak English before entering UK’
Le PQ et la francisation des immigrants
Peut-on réellement apprendre le français en six mois ?
Politique migratoire et lutte sanitaire
Québec solidaire rendrait inopérante la clause de six mois

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Écrit par Jean-Pierre Martel