Fleurs de pavot à l’été 2022 (no 2)

Publié le 6 août 2022 | Temps de lecture : 1 minute




Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 62 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 115 mm
4e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 142 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Corriger la crise du logement à Montréal en deux ans

Publié le 5 août 2022 | Temps de lecture : 9 minutes

Avant la pandémie

Les mesures destinées à protéger les locataires contre les augmentations abusives de loyer ont fait de l’immobilier un placement stable mais beaucoup moins attrayant que la spéculation boursière.

En conséquence, les propriétaires des immeubles résidentiels existants ont négligé de les rénover. Si bien que dans la région métropolitaine, huit pour cent des locataires vivent dans des logements qui nécessitent des réparations majeures.

Cela n’a pas empêché la construction annuelle de 24 000 nouveaux logements depuis 2016. À 87 %, il s’agit de logements en copropriété à forte densité ou des tours résidentielles à loyer élevé.

Cette densification urbaine a été observée sur l’ile de Montréal, à Laval et dans les couronnes sud et nord de l’agglomération métropolitaine.

Dans le cas précis du centre-ville de Montréal, un grand nombre de logements en copropriété sont simplement des pied-à-terre, généralement inoccupés, qui appartiennent à des non-résidents. Leur nombre est tel qu’ils représentent deux pour cent des logements en copropriété de toute l’agglomération métropolitaine.

Depuis soixante ans, le sous-investissement public a lentement raréfié le logement social et communautaire. En 2016, celle-ci était tombée à 9,1 % du parc immobilier. Depuis ce temps, seulement 7,6 % des mises en chantier l’ont été pour de tels logements.

Cette évolution du marché de l’immobilier, combiné à l’augmentation démographique, a provoqué une pénurie de logements à prix abordable; près de 200 000 locataires éprouvent des difficultés à se loger pour moins de 30 % de leurs revenus bruts.

En 2020 et 2021

Dans la ville de Québec et à Montréal, l’annulation des festivals et la fermeture des frontières ont rendu vacants les 20 000 appartements autrefois réservés à la location à court terme par des touristes.

De plus, l’attrait du télétravail et de la vie champêtre en temps de pandémie, ont fait augmenter le taux d’inoccupation à Montréal et à Québec, mais inversement, l’ont fait diminuer ailleurs en province.

En 2022

Avec la levée des mesures sanitaires et la diminution du télétravail, la situation du marché locatif s’est inversée dramatiquement; dans toutes les villes du Québec (mais particulièrement dans les plus populeuses), on assiste à une crise du logement.

Cette crise affecte de manière disproportionnée les milieux défavorisés et les travailleurs dont le revenu annuel est inférieur à la moyenne.

D’autre part, la montée des taux hypothécaires, l’inflation du prix des matériaux, et les délais occasionnés par la rupture des chaines d’approvisionnement — causés d’abord par la pandémie, puis par les sanctions occidentales contre la Russie — ont provoqué une chute brutale des intentions d’accéder à la propriété.

Ce qui signifie que les jeunes familles qui songeaient à se faire construire une unifamiliale hors de l’ile préfèrent continuer à être locataires. Du coup, les logements qu’ils devaient libérer en devenant de nouveaux propriétaires ne pourront pas servir à d’autres.

On aurait donc tort de penser que la stabilisation du marché immobilier — qui concerne que les transactions immobilières — signifie que la pénurie de logements abordables se résorbe. Au contraire, elle s’aggrave.

Une règlementation contreproductive

Aux élections montréalaises d’il y a cinq ans, la candidate Valérie Plante promettait qu’une fois élue, les permis municipaux de construction pour de grands projets domiciliaires seraient assortis à la condition d’y consacrer une partie pour du logement social.

Mais comme l’administration Plante mit trois ans et demi pour accoucher de son règlement, toutes les tours résidentielles construites ou actuellement en voie d’achèvement ont été autorisées à la hâte avant l’adoption du règlement en question.

Cet empressement fait en sorte qu’il n’y a pas de pénurie de condominiums de luxe à Montréal.

Maintenant que le règlement est en vigueur, la ville et les constructeurs en habitation sont à couteaux tirés.

Ce n’est pas le rôle d’un entrepreneur d’accomplir de bonnes œuvres; son but est de faire des profits. Et si c’est plus facile de faire des profits en banlieue, c’est là qu’il ira construire ses logements.

Pavé de bonnes intentions, le règlement de l’administration Plante nuit à l’offre de logements abordables. Son approche serait couronnée de succès dans une économie dirigée, mais elle est vouée à l’échec là où le droit au logement abordable n’existe pas.

Voilà pourquoi il faut adopter une approche diamétralement opposée.

Un projet-pilote d’envergure

Étant multifactorielle, la crise du logement ne pourra pas être résolue par une recette miracle.

Au sujet des logements sociaux, leur pénurie ne peut être corrigée que par l’injection de fonds publics. Dans les faits, l’argent doit venir d’Ottawa puisque c’est le seul gouvernement qui a de l’argent de trop ou sinon, qui a le pouvoir d’en imprimer.

Pour le reste de la société (incluant les travailleurs à faible revenu), la crise du logement pourrait être résolue en moins de deux ans dans une ville comme Montréal par le projet-pilote suivant.

Et s’il s’avère fructueux, on pourrait l’étendre au reste du Québec. Si ce projet ne peut pas s’adapter à une autre réalité que celle montréalaise, soulager les problèmes de la moitié de la population québécoise serait déjà ça de fait.

En résumé, les projets immobiliers répondant aux critères du projet-pilote seraient exemptés de taxes municipales pour les dix ans qui suivent leur achèvement.

Quels seraient ces critères ?
• respecter les règles d’urbanisme de la ville (hauteur maximale permise, distance entre la façade et le trottoir, etc.)
• toute la partie hors du sol devrait être en bois lamellé croisé,
• l’immeuble devrait avoir de 8 à 40 étages (ou plus, si la technologie du lamellé-croisé le permet),
• si l’immeuble remplace un immeuble existant, le nombre de ses logements devrait être au moins le triple de celui de l’édifice qu’il remplace tout en ayant au moins autant d’appartements dont le nombre de pièces égale ceux d’origine,
• tout projet soumis à la ville est adopté par défaut au bout de deux mois, sauf s’il a fait l’objet d’un refus justifié ou d’une demande de précision parce le devis était incomplet.

Il est à noter que certaines agglomérations — comme le Plateau-Mont-Royal — seraient exclues du projet-pilot en raison des critères architecturaux qui y prévalent.

Il est à souligner que les entrepreneurs ne seraient pas tenus de prendre l’engagement d’offrir leurs nouveaux logements à un prix qui ne dépasse pas la moyenne des appartements de même taille.

Toutefois, si ce projet-pilote rencontre le succès prévu, l’abondance des logements disponibles renversera le rapport de force entre les locataires et les propriétaires. Conséquemment, les logements offerts au-delà de la moyenne resteront inoccupés.

Et si, au pire des cas, il ne freine pas la hausse des loyers, il stimulera au maximum la construction d’immeubles résidentiels. Ce qui ne peut être que bénéfique contre la crise du logement.

Pourquoi le bois lamellé-collé ?

Contrairement au béton, le lamellé-collé stocke le CO₂ et c’est un excellent isolant thermique.

Et à la différence des maisons traditionnelles du Québec — qui sont des maisons de bois recouvertes de briques — le lamellé-collé est ignifuge.

De plus, comme les panneaux de ce type de bois sont fabriqués sous forme de modules, leur assemblage est un jeu d’enfant. À Vancouver, on a édifié en 66 jours un gratte-ciel de 18 étages. Normalement, cela aurait pris au moins cinq fois plus de temps.

Voilà pourquoi c’est le matériau parfait pour un projet qui vise à corriger en un temps record une pénurie de logements.

Références :
Autopsie de la crise du logement
Bois lamellé croisé
Bois lamellé-collé
Canadian cities take wooden skyscrapers to new heights
Crise du logement au Québec : « On a perdu le contrôle »
Le logement social à Montréal : les promesses en l’air
Le logement social à Vienne
Les ventes de propriétés résidentielles ont diminué de 18 % en juillet à Montréal
Le taux de logements libres atteint 10 % à Montréal et à Québec
Portrait de l’habitation dans le Grand Montréal
Valérie Plante veut faire la paix avec les promoteurs immobiliers

Parus depuis :
Hausses de loyers abusives: plus de 100 000 logements abordables disparus au Québec en cinq ans (2023-02-21)
« SVP, rénovez mon HLM » : mobilisation contre la détérioration coûteuse des logements (2023-02-27)
Logement social : c’est la faute à… Québec ! (2023-02-28)
Les promoteurs préfèrent payer plutôt que de construire du logement social à Montréal (2023-08-22)
Logement social : le milieu des affaires tire à boulets rouges sur le règlement montréalais (2023-11-10)
« Un frein majeur » (2024-05-28)
Bâtir nos maisons comme des meubles IKEA (2025-02-25)
‘It shapes the whole experience’: what happens when you build a city from wood? (2025-04-25)
L’état des HLM s’améliore tranquillement (2025-07-01)
Taxe sur les logements vacants : une solution espérée, puis boudée par les municipalités (2025-11-21)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Glencore et la vie humaine

Publié le 4 août 2022 | Temps de lecture : 3 minutes
Minerai de sulfure d’arsenic

Le Québec est un paradis fiscal pour l’industrie minière; les redevances y sont parmi les plus basses au monde.

Dernièrement, le gouvernement a décidé de hausser de cinq fois la limite maximale de poussière cancérigène de nickel que la minière Glencore pourra soulever lors de ses transbordements au port de Québec.

Cette minière — dont les revenus ont été de 203 milliards de dollars en 2021 — est aussi propriétaire de la mine Horne à Rouyn-Noranda. C’est une des mines les plus polluantes au Canada.

Au cours des cinq dernières années, on y a incinéré plus de 340 000 tonnes de déchets industriels provenant principalement des États-Unis, du Canada, d’Allemagne et de Russie.

En réaction aux études médicales effectuées par le bureau régional de la Santé publique du Québec qui prouvaient que l’arsenic et le cadmium rejetés par la Fonderie Horne étaient la cause d’excès de cancer du poumon à Rouyn-Noranda, les avocats de la minière ont d’abord exigé, sous menace de poursuites, d’avoir accès aux données nominatives de ces études.

En clair, la compagnie voulait les noms et les numéros d’assurance maladie des personnes participantes.

Ce qui lui aurait permis de trouver leurs addresses et de les intimider puisque la minière est le plus important employeur de la région.

Devant le refus de la Santé publique régionale de révéler ces informations confidentielles, la fonderie Horne s’est adressée aux tribunaux où le juge Marc-Aurèle Racicot a dernièrement refusé de donner raison à la minière.

Références :
Des déchets dangereux du monde entier brûlés à la Fonderie Horne
Horacio Arruda a empêché la diffusion de données sur le cancer à Rouyn-Noranda
La Fonderie Horne a tenté d’obtenir l’adresse des enfants contaminés à l’arsenic
Nickel : la science a le dos large
Plan nord : redevances basées sur les profits ou sur la valeur brute ?

Parus depuis :
La Fonderie se bat pour la non-divulgation de documents (2022-08-08)
Des poussières contaminées à l’arsenic à l’intérieur d’une garderie et de maisons (2022-08-24)
Fonderie Horne : Québec a ignoré les alarmes de la santé publique régionale (2022-10-18)
Glencore: London court forces Glencore to pay record £281m for bribery in Africa (2022-11-03)
Glencore abandonne son projet de réduire les émissions d’arsenic à Rouyn-Noranda (2024-11-12)
Déchets dangereux : la Fonderie Horne a fait plier Steven Guilbeault (2025-01-30)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 60mm Macro F/2,8 — 1/125 sec. — F/10,0 — ISO 1250 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Petite histoire du vin québécois

Publié le 3 août 2022 | Temps de lecture : 2 minutes



 
C’est en 1535 que Jacques Cartier découvrit l’ile de Bacchus, connue de nos jours sous le nom d’ile d’Orléans.

Ce qui avait incité cet explorateur français à la nommer ainsi, c’est l’abondance des plants de vigne des rivages (vitis riparia) qui y poussaient.

Peu après la fondation de Québec (en 1608), Samuel de Champlain tente de créer le premier vignoble en Amérique du Nord. Ce sera un échec puisque les cépages qu’il a importés de France ne résisteront pas à leur premier hiver canadien.

Les premiers colons se rabattront à essayer de faire du vin avec des raisins de vitis riparia. Mais la piquette obtenue découragera plusieurs d’entre eux de poursuivre leurs expériences.

Au milieu du XIXe siècle, quelques vignerons amateurs tentent la culture de cépages hybrides américains dans le sud du Québec. Sans succès.

En 1939, à titre expérimental, Joseph-O. Vandal crée à Neuville le premier vignoble québécois. Son exemple sera suivi à partir des années 1960 par plusieurs entrepreneurs d’origine européenne.

Mais il fallut attendre 1980 pour que soit créé à Dunham (en Estrie) le premier vignoble commercial québécois, le Domaine des Côtes d’Ardoise, propriété de Christian Barthomeuf.

Cinq ans plus tard, l’État québécois autorise la vente de vin québécois, mais seulement au vignoble.

En 1996, un premier vin québécois, L’Orpailleur, fait son entrée dans les succursales de la Société des alcools du Québec.

Deux ans plus tard, les vignerons du Québec obtiennent le droit de ravitailler directement les restaurateurs. Puis en 2016, le droit d’offrir leurs produits en épicerie.

De nos jours, les 146 vignobles du Québec produisent annuellement 2,5 millions de bouteilles de vin.

Référence : La petite histoire des vignobles d’ici

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Satellites-espions et guerre de précision

Publié le 2 août 2022 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

En 1944 et 1945, l’armée allemande a fait pleuvoir sur l’Angleterre et la Belgique plus de trois-mille fusées V2.

Pouvant transporter une charge explosive de 910 kg et atteindre une cible située à 320 kilomètres, ces missiles autopropulsés étaient tirés par une rampe de lancement de plusieurs dizaines de mètres de long.

Une fois tirés, ceux-ci ne pouvaient pas changer de direction. En faisant pivoter l’angle de la rampe de lancement — en somme, par tâtonnements — les Allemands ajustaient la précision de leurs tirs.

La précision par géolocalisation

Depuis trois semaines, l’armée ukrainienne a reçu des États-Unis huit lance-roquettes à haute mobilité. On les dit à ‘haute mobilité’ parce qu’ils sont montés sur des camions.

Même si l’armée russe pouvait identifier d’où provenait le missile et tentait de détruire sa rampe de lancement, ce serait inutile; le lance-roquette n’est déjà plus là quand le tir de représailles russe tente de le détruire.

Les États-Unis en possèdent plusieurs types qui se distinguent par leurs portées; ceux livrés le mois dernier à l’Ukraine peuvent atteindre des cibles situées à 80 km.

Déjà, ils auraient détruit une vingtaine d’entrepôts de munitions destinées à l’artillerie russe.

Puisqu’on ne peut pas ajuster leur précision par tâtonnement en raison de leurs déplacements, comment ces lance-roquettes peuvent-ils être aussi précis ?

Le guidage par GPS

À l’époque des guerres en Yougoslavie, entre 1991 et 2001, lorsque l’armée française voulait cibler un tireur d’élite embusqué, des éclaireurs devaient s’approcher de lui au plus prés et pointer un rayon laser qui servait à guider le missile de croisière destiné à le mettre hors d’état de nuire.

Depuis, les choses ont bien changé.

Les roquettes les plus modernes sont des fusées non seulement autopropulsées, mais également ‘autonavigables’ (c’est-à-dire à navigation intégrée).

Tout comme nos voitures et nos téléphones multifonctionnels, ces roquettes sont équipées d’un GPS.

Pour des raisons de sécurité nationale, une imprécision est ajoutée à toutes les applications civiles de géolocalisation. Ce n’est pas le cas des applications militaires; la précision de leur GPS est de l’ordre de quelques centimètres.

Chaque roquette autonavigable connait donc sa position exacte au moment de sa mise à feu et à tout instant durant sa course.

Mais comment sait-elle précisément la latitude et la longitude de sa cible ?

Les coordonnées des cibles à atteindre sont fournies à l’armée ukrainienne par les États-Unis.

Les satellites-espions américains surveillent le déplacement des camions de ravitaillement de l’armée russe. Leurs va-et-vient permettent de découvrir où se trouvent les entrepôts de matériel militaire russe.

Une fois en possession de cette information, il ne reste plus à l’armée ukrainienne qu’à communiquer à une équipe de fantassins la position exacte de ce dépôt pour que ceux-ci programment le logiciel du lance-roquette qui transfert l’information au système de guidage du missile immédiatement avant sa mise à feu.

Avec le résultat qu’on sait…

D’une certaine manière, l’aide militaire américaine est une forme d’instrumentalisation de l’armée ukrainienne puisque Washington en profite pour tester l’efficacité de son matériel militaire dans les conditions réelles d’une guerre sans risquer la vie de ses propres soldats.

Bref, le conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine est le laboratoire des guérillas du futur opposant deux armées de forces très inégales.

Références :
Les sites de lancement de V1/V2 du Cotentin
Les systèmes de missiles américains sèment la destruction en Ukraine : « Plus de 20 dépôts d’artillerie russes détruits »
V2 (missile)

Paru depuis :
Russia claims US ‘directly involved’ in Ukraine war (2022-08-02)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

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| Géopolitique, Guerre russo-ukrainienne | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution depuis dix-neuf mois

Publié le 1 août 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier jour du mois, en janvier de l’an dernier, puis en janvier, avril, juillet et aout de 2022.

Pays Jan’21 Jan’22 Avril Juil. Aout
Pérou 1136 6022 6284 6300 6317
Bulgarie 1099 4510 5331 5443 5469
Bosnie-Herzég. 1249 4136 4843 4878 4898
Hongrie 1002 4072 4732 4853 4869
Macédoine du N. 1205 3825 4429 4477 4499
Géorgie 634 3484 4212 4238 4243
Croatie 968 3091 3837 3963 4028
Rép. Tchèque 1093 3369 3694 3751 3765
Slovaquie 412 3050 3544 3687 3701
Lithuanie 588 2777 3346 3466 3484
Roumanie 826 3086 3421 3463 3480
Slovénie 1312 2692 3122 3199 3222
Lettonie 343 2467 3045 3177 3199
États-Unis 1074 2537 3014 3115 3179
Brésil 916 2882 3067 3116 3147
Pologne 766 2582 3051 3083 3087
Chili 868 2022 2919 3010 3064
Grèce 469 2015 2668 2931 3005
Arménie 953 2684 2898 2901 2902
Moldavie 746 2558 2846 2881 2892
Trinité-et-Tobago 91 2050 2667 2848 2877
Italie 1235 2279 2645 2794 2857
Argentine 954 2558 2789 2805 2809
Belgique 1681 2429 2640 2729 2756
Colombie 850 2515 2694 2696 2708
Royaume-Uni 1089 2174 2417 2630 2680
Paraguay 315 2289 2562 2595 2628
Russie 394 2121 2527 2610 2618
Ukraine 428 2217 2495 2514 2517
Mexique 971 2286 2460 2474 2488
Portugal 685 1869 2124 2382 2430
Tunisie 398 2131 2354 2378 2405
Espagne 1087 1911 2192 2311 2366
France 991 1891 2173 2282 2321
Uruguay 55 1767 2049 2096 2119
Autriche 693 1514 1749 2063 2098
Estonie 180 1459 1852 1951 1972
Équateur 790 1867 1956 1965 1967
Suède 861 1498 1796 1867 1889
Panama 1493 1682 1843 1880 1888
Serbie 373 1467 1822 1861 1880
Québec 958 1379 1651 1827 1880
Bolivie 780 1652 1832 1831 1838
Allemagne 410 1340 1547 1674 1707
Costa Rica 427 1424 1605 1644 1680
Afrique du Sud 484 1509 1651 1675 1676
Iran 655 1538 1633 1642 1648
Suisse 882 1404 1564 1593 1599
Liban 240 1348 1522 1547 1558
Namibie 80 1397 1533 1544 1542
Irlande 453 1178 1348 1479 1512
Jordanie 376 1010 1349 1352 1352
Pays-Bas 672 1219 1279 1300 1307
Hong Kong 20 28 1045 1234 1247
Albanie 411 1120 1216 1219 1236
Israël 365 957 1147 1175 1221
Eswatini 185 1110 1180 1196 1196
Turquie 248 584 1103 1150 1152
Danemark 256 564 982 1109 1143
Botswana 18 1009 1103 1124 1130
Malaisie 14 955 1057 1078 1083
Jamaïque 101 831 968 1047 1069
Honduras 315 1029 1069 1067 1068
Guatemala 263 875 936 999 1023
Palestine 273 885 1008 1003 1004
RoC* 256 639 799 909 948
           
Corée du Sud 17,9 110 323 478 488
Vietnam 0,4 331 430 435 435
Taïwan 0,3 35,6 35,7 283 375
Japon 27,4 146 223 249 259
Singapour 4,9 140 214 238 253
Chine 3,2 3,2 3,2 3,6 3,6

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

Dans le tableau ci-dessus, par million d’habitants, en juillet 2022 :
• 25 pays ont eu entre 0 et 10 morts de plus,
• 16 pays ont eu entre 11 et 20 morts de plus,
• 12 pays ont eu entre 21 et 30 morts de plus,
•   8 pays ont eu entre 31 et 40 morts de plus.
•   3 pays ont eu entre 41 et 50 morts de plus.
•   4 pays ont eu entre 51 et 60 morts de plus.

Seulement quatre pays ont eu plus de 60 morts supplémentaires en juillet 2022 : l’Italie (+63), la Croatie (+65), la Grèce (+74) et surtout Taïwan où ce nombre a été de 92 (en juin, c’était 183).

Depuis l’abandon graduelle de sa politique zéro-covid en avril dernier, le nombre de cas et de décès augmentent de manière importante à Taïwan, en dépit d’un taux de vaccination élevé (80 %).

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec
Taïwan renonce peu à peu à la politique zéro Covid

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le suisse

Publié le 1 août 2022 | Temps de lecture : 1 minute




 
Les premiers colons français donnaient au tamia rayé (ou Tamias striatus) le nom de ‘suisse’. On croit que l’uniforme rayé porté au XVIe siècle par les gardes suisses du Vatican lui aurait valu ce nom.

Le suisse est un petit écureuil rayé qu’on trouve facilement dans les forêts de feuillus et les parcs urbains d’Amérique du Nord. Contrairement à l’écureuil, il grimpe rarement aux arbres.

Pesant 30 à 70 g et mesurant 15 cm (25 à 27 cm avec la queue), il possède quatre doigts aux pattes avant et cinq aux pattes arrière.

Diurne et passant l’hiver à hiberer, il se nourrit à la belle saison de graines, de tubercules, de bulbes et d’insectes, de même que de petits reptiles et d’œufs d’oiseaux nichant au sol.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le jardin japonais en juillet 2022

Publié le 31 juillet 2022 | Temps de lecture : 1 minute






 
À plusieurs reprises, je me suis rendu au Jardin japonais pour y visiter des expositions de kimonos, d’objets décoratifs ou d’origamis (des objets de papier plié).

Il y a dix jours, j’ai voulu capter les jeux de lumière de sa végétation. Voici le résultat.

Plus bas, on trouvera la quatrième de ces photos, une fois transformée en noir et blanc.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet + filtre polarisant PL-CIR d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 17 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1000 — 29 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 30 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 18 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Expédition végétale à Montréal

Publié le 30 juillet 2022 | Temps de lecture : 3 minutes







 
C’est à Nantes qu’est né Jules Vernes en 1828. Rappelons que ce dernier est l’auteur du Voyage au centre de la Terre, Vingt-mille lieues sous les mers, Le Tour du monde en quatre-vingts jours, etc.

C’est de son univers futuriste et romanesque que se sont inspirés ses concitoyens de la Compagnie de la Machine pour créer l’Aérofloral II

Selon ses concepteurs nantais, il s’agit d’une serre volante qui voyagerait à travers le monde pour collectionner des végétaux et réaliser grâce à eux des expériences de phytovoltaïsme (c’est-à-dire d’électricité générée par des plantes).

Cette imposante structure est allégée par ses grands ballons et propulsée par des hélices alimentées par phytovoltaïsme. Le tout est accompagné des instruments de précision dont ont besoin les chercheurs pour réaliser leurs expériences.

Cliquez sur l’image pour démarrer

C’est ainsi qu’on peut y voir cette jacinthe d’eau qui, grâce à l’électricité qu’elle génère, actionne un clavier relié à un ordinateur. Et ce, sous les yeux émerveillés des enfants.

Puisque la jacinthe d’eau, comme tout le monde le sait, ne parle ni français ni anglais, ce qu’elle écrit nous semble illisible.

Mais heureusement, les disciples de Jean-François Champollion — celui qui a déchiffré les hiéroglyphes égyptiens — ont réussi à percer le secret du langage des plantes.

Grâce à eux, celle-ci peut enfin exprimer ses émotions et raconter comment elle a vaincu le mépris des autres plantes et sublimer les dures épreuves de la vie en aquarium.

La rumeur court que les membres du jury du prix Goncourt, émus aux larmes par ce récit autobiographique, s’apprêteraient à lui accorder la plus haute récompense.

L’Aérofloral II quittera Montréal demain soir pour d’autres lieux. Bref, les visiteurs intéressés n’ont plus que demain pour s’en approcher.
 



 
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Lumix-Leica 8-18 mm (1re, 2e et 5e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (3e photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (4e et 6e photos), M.Zuiko 12 mm F/2,0 (7e photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (9e photo)
1re photo : 1/1600 sec. — F/3,4 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/3,7 — ISO 200 — 15 mm
6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 3200 — 12 mm
8e  photo : 1/15 sec. — F/2,0 — ISO 6400 — 12 mm
9e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2000 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les États-Unis et le gaz fossile ukrainien

Publié le 29 juillet 2022 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

À l’époque où Donald Trump était président des États-Unis, ses partisans avaient cherché à discréditer Joe Biden (l’actuel président des États-Unis) en insinuant que son second fils, Hunter Biden, menait en Ukraine des activités louches, voire illicites.

Ces accusations n’ont jamais été étayées par des preuves sérieuses.

Mais que faisait Hunter Biden en Ukraine ? De 2014 à 2019, il était membre du conseil d’administration de Burisma Holdings, une des plus importantes compagnies pétrolières et gazières ukrainiennes, basée à Kiev.

L’Ukraine, sujet de convoitise

Par le biais d’ONG à sa solde, Washington a dépensé depuis 1991 des milliards de dollars pour convaincre le peuple ukrainien qu’il était dans son intérêt de devenir un ennemi militaire de son puissant voisin.

Cet investissement s’inscrivait dans la politique américaine d’encerclement de la Russie par le biais de l’expansionnisme de l’Otan. Un expansionnisme que Washington voulait pousser jusqu’aux frontières russes.

En plus de son intérêt géostratégique, l’Ukraine représente un intérêt économique pour l’industrie gazière américaine.

Avant la guerre russo-ukrainienne, l’Ukraine consommait annuellement trente-milliards de mètres cubes de gaz fossile, également appelé gaz ‘naturel’ ou méthane (ce sont des synonymes).

De ces trente milliards, vingt étaient extraites dans ce pays alors que le reste, dix-milliards, était importé de Russie.

En raison de son sous-financement, l’industrie gazière ukrainienne n’extrait annuellement qu’une minuscule partie des réserves gazières du pays, estimées à 1 100 milliards de mètres cubes de méthane.

Sur les marchés internationaux, le prix du gaz fossile s’exprime en MBTU (ou million British thermal units). Ce sigle s’écrit indistinctement MMBTU ou MBTU (qui veulent dire la même chose).

Puisqu’on parle d’un gaz, pourquoi ne pas l’exprimer en volume (en million de m³, par exemple) ?

C’est que le gaz fossile est principalement vendu sous forme gazeuse (transporté par des gazoducs), mais aussi, dans une moindre mesure, sous forme liquéfiée (transporté par des méthaniers).

Un mètre cube de GFL (gaz fossile liquéfié) équivalut à 600 m³ de gaz fossile. Mais 1 m³ de GFL et 600 m³ de gaz représentent la même quantité de MBTU (soit 0,0353 MBTU)
 

 
Les réserves ukrainiennes de gaz fossile — 1 100 milliards de mètres cubes — représentent 38,84 milliards de MBTU.

À l’époque où Hunter Biden œuvrait en Ukraine, le prix du gaz fossile oscillait entre trois et six dollars du MBTU. Ce qui veut dire que les réserves gazières inexploitées de l’Ukraine valaient entre 116,5 et 233 milliards de dollars américains.

Ces réserves se concentrent dans l’ouest du pays et en mer Noire.

Dans l’ouest du pays, on trouve du gaz de schiste. C’est-à-dire du gaz qui ne peut être extrait que par fracturation hydraulique, une technique brevetée par les pétrolières américaines.


 
En mer Noire, tous les pays riverains — par le biais de leur zone économique exclusive — chevauchent le gisement qui s’y trouve.

Il y a là un gisement de gaz conventionnel, c’est-à-dire un de ceux où on n’a qu’à forer pour extraire le gaz fossile. Donc, sans fracturation hydraulique.

Malheureusement pour l’Ukraine, la sécession de la Crimée — provoquée par la décision de Kiev d’y retirer à la langue russe son statut de langue officielle — a privé le pays d’une bonne partie du littoral qui lui donnait le droit d’accéder à ce gisement.

Quant à la mer d’Azov, elle est pour l’instant totalement sous contrôle russe.

La capacité d’entreposage

Avant la construction du gazoduc Nord Stream (qui relie directement la Russie à l’Allemagne), la Russie exportait principalement son gaz vers l’Europe en traversant l’Ukraine.

En meilleurs termes qu’aujourd’hui, ces deux pays avaient développé un partenariat très particulier en vertu duquel l’Ukraine stockait des quantités colossales de gaz russe sur son territoire, ou plus précisément dans son sous-sol.

Alors que les réserves stratégiques de l’Allemagne ne correspondent qu’à vingt jours de sa consommation hivernale de gaz fossile, la Russie entreposait dans les gisements épuisés d’Ukraine environ trente-milliards de m³ de méthane (soit l’équivalent d’une année complète de consommation ukrainienne).

Cette capacité de stockage était louée à la Russie qui s’en servait comme tampon pour lui permettre de garantir l’approvisionnement européen, peu importe les variations de la demande.

Le pari américain

Les guerres les moins pénibles — autant pour l’agresseur que pour l’agressé — sont celles qui sont courtes. Leur issue est toujours connue d’avance; c’est le plus fort qui gagne.

C’est seulement à l’occasion de guerres d’usure s’étendant sur plusieurs années que les faibles peuvent l’emporter.

À titre d’exemple, en Afghanistan, les Talibans ont vaincu l’armée américaine après vingt ans de lutte armée. Et au Vietnam, le Viêt Cong a fait de même après une décennie de guérilla.

En réussissant à faire croire aux Ukrainiens qu’il était dans leur intérêt de devenir les ennemis militaires de leur puissant voisin, les États-Unis ont rendu la guerre russo-ukrainienne inévitable.

La fourniture par les États-Unis d’armes sophistiquées et des renseignements de géolocalisation qui leur servent à atteindre leurs cibles, ne change pas l’issue de la guerre; elle prolonge les souffrances du peuple ukrainien.

Même si une partie de ces armes est revendue sur le marché noir par des contrebandiers ukrainiens, les États-Unis parient sur une guerre d’usure destinée à ruiner la Russie. Une longue guerre à l’issue de laquelle l’Ukraine victorieuse aura été transformée en paysage lunaire. Voilà le pari américain.

Il s’agira d’une Ukraine à qui toutes les puissances occidentales promettront des sommes colossales pour sa reconstruction. Mais comme l’Afghanistan et l’Irak à qui on a promis la même chose, l’Ukraine n’en verra pas l’ombre d’un centime.

Pour financer sa reconstruction, l’Ukraine devra se résoudre à laisser les riches pétrolières américaines faire main basse sur les centaines de milliards$ de gaz fossile que son territoire recèle.

On comprendra combien quelques dizaines de milliards$ en armement donné à l’Ukraine auront été un bon investissement…

Références :
Allemagne : les stocks de gaz tombés à un niveau « inquiétant »
Gas pipelines and LNG carriers
Greece plane crash: Cargo aircraft was carrying weapons to Bangladesh – minister
Hunter Biden
La guerre russo-ukrainienne et la vassalisation de l’Europe
L’engrenage ukrainien
L’Europe peut-elle se passer du gaz Russe ? (vidéo)
Résumé de géopolitique mondiale (1re partie)

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Écrit par Jean-Pierre Martel