Fleurs de pavot au soleil

Publié le 10 juillet 2022 | Temps de lecture : 1 minute





 
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 130 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 110 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aux alentours de la Place du Canada

Publié le 8 juillet 2022 | Temps de lecture : 1 minute






 
Ce matin, je me suis rendu dans le centre-ville dans le but de conclure l’achat d’un second iPhone 6s, ce dernier destiné à être doté d’un accès wifi (nécessaire pour louer des Bixi électriques).

Malheureusement, un malentendu a fait que le vendeur (rencontré sur Kijiji) ne s’est pas présenté. C’est remis à demain.

Puisque j’avais apporté mon appareil-photo, j’en ai profité pour rapporter ceci.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet + filtre polarisant PL-CIR d’Hoya
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Finlande croque la pomme d’Otan

Publié le 4 juillet 2022 | Temps de lecture : 7 minutes


 
Introduction

Les ONG financées par Washington ont mis dix-huit ans à convaincre les Ukrainiens de devenir les ennemis militaires de leurs voisins russes. Avec les conséquences qu’on sait.

Mais il a suffi de quelques semaines à une croisade médiatique occidentale pour persuader les Finlandais de l’urgence d’adhérer à l’Otan avant d’être, eux aussi, envahis par l’armée russe.

La décision finlandaise de demander l’adhésion à l’Otan est la première défaite importante de Vladimir Poutine depuis le début de la guerre russo-ukrainienne.

Les relations russo-finlandaises depuis la Deuxième Guerre mondiale

Craignant qu’en s’alliant à l’URSS contre l’Allemagne nazie, elle ne retrouve plus son indépendance une fois la guerre terminée, la Finlande a choisi d’être un allié de l’Allemagne.

À l’issue de sa défaite, la Finlande perdit le dixième de son territoire et accepta de payer en six ans un tribut de guerre de trois-cent-millions de dollars à l’URSS.

Puisque le pays comptait alors 3,75 millions d’habitants, cela représentait 80 $ par personne, soit 1 329 dollars d’aujourd’hui.

Au cours des années qui suivirent, les deux pays ont entretenu des relations cordiales. Un traité de coopération et d’assistance mutuelle fut signé en 1948 et fut renouvelé en 1955, en 1970 et en 1983.

Par ce traité, la Finlande acceptait d’éviter de joindre toute organisation considérée comme hostile à l’URSS.

Toutefois, lorsque le bloc soviétique s’est effondré en 1991, la Finlande a estimé que cette entente devenait caduque, l’autre signataire ayant disparu.

Une nouvelle entente intervenue avec la Russie l’année suivante ne contenait rien de précis à ce sujet si ce n’est une vague résolution à régler mutuellement leurs différends de manière pacifique.

En 1995, la Finlande adhérait à l’Union européenne et adoptait l’euro comme devise.

Sans être officiellement membre de l’Otan, la Finlande (tout comme la Suède) participait déjà, depuis des années, à des exercices militaires de l’Otan sur son territoire. Des exercices que la Russie, évidemment, voyait d’un mauvais œil.

En 2014, les pays membres de l’Otan se sont lancés dans une course à l’armement, voyant dans l’annexion de la Crimée une preuve de l’expansionnisme russe.

En Finlande, la possibilité que le pays se joigne à l’Otan était un sujet de controverse. En janvier dernier, seul le quart des Finlandais y étaient favorables : toutefois, au 12 mai dernier, ce pourcentage avait bondi à 76 %.

La crise des missiles

En 1962, les États-Unis avaient instauré un blocus maritime autour de Cuba après que ce pays eut décidé de se doter de missiles dirigés contre les États-Unis.

Ne pouvant tolérer des missiles ennemis dans leur cour arrière, les États-Unis avaient menacé de faire sombrer tout navire russe qui s’approcherait des côtes cubaines.

Les navires russes décidèrent de rebrousser chemin. Et c’est ainsi qu’on a évité une Troisième Guerre mondiale.

Les côtes cubaines sont à 1 860 km de Washington alors que la frontière ukrainienne est à 458 km de Moscou (trois fois plus proche).

Du coup, la possibilité que l’Otan déploie en Ukraine des missiles hostiles contre la Russie devenait aussi intolérable pour Moscou que le déploiement de missiles russes à Cuba l’était pour Washington.

C’est encore plus vrai dans le cas de la Finlande puisque Saint-Pétersbourg est à seulement 150 km des frontières finlandaises.

Bref, la décision de la Finlande d’adhérer à l’Otan correspond à un bouleversement géostratégique puisqu’on triple l’interface terrestre entre l’Otan et la Russie.

Autrefois limitée à la frontière orientale de l’Estonie et de la Lettonie, de même que l’extrémité septentrionale de la Norvège (soit au total 480 km), l’Otan possèdera bientôt 1 710 km de frontière commune avec la Russie.

Entre deux blocs hostiles — comme le sont devenus l’Occident et la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine — il est sage de maintenir une zone tampon entre les deux afin d’éviter qu’une simple escarmouche de frontière dégénère en guerre mondiale.

La déstabilisation de la Finlande

Pour avoir une idée des moyens que pourrait utiliser la Russie en Finlande afin de l’inciter à revenir sur sa décision, voyons les moyens utilisés par les États-Unis en Amérique latine afin de lutter contre les gouvernements de gauche.

À Cuba, ils ont financé une opération (celle dite de la baie des Cochons) visant à renverser le régime castriste, et ont soutenu des dizaines de tentatives d’assassinat contre Fidel Castro.

Afin de limiter l’influence de la Révolution cubaine en Amérique latine, ils y ont renversé des gouvernements élus démocratiquement (dont celui de Salvador Allende au Chili en 1973) afin d’installer des dictateurs d’extrême-droite qui ont fait des dizaines de milliers de morts parmi leurs opposants.

De 1979 à 1990, ils ont financé 23 000 terroristes au Honduras dans l’espoir de susciter l’insécurité et le mécontentement contre le gouvernement de Daniel Ortega.

Sous le gouvernement socialiste de Luiz-Inácio Lula da Silva (2003-2011), ils ont soudoyé les syndicats brésiliens afin de déstabiliser l’économie du pays.

Ils ont financé des opérations militaires dans le but de renverser le gouvernement du Venezuela en 2020.

Tout cela donne une idée de ce qui attend la Finlande.

On ne voit pas comment Moscou pourrait avoir des scrupules à utiliser des moyens auxquels les États-Unis eux-mêmes n’hésitent pas à recourir lorsque cela leur convient.

Conclusion

Depuis quelques années, les Finlandais étaient le peuple le plus heureux du monde.

L’histoire d’Adam qui croque la pomme de l’arbre de la connaissance de bien et du mal — ce qui provoque son expulsion du paradis — est l’équivalent biblique de la décision finlandaise d’adhérer à l’Otan; cela ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de ce pays. Un chapitre beaucoup plus mouvementé.

Après avoir bénéficié d’une longue période de paix et de stabilité en cultivant des relations harmonieuses avec l’URSS, la Finlande vient de choisir une autre voie, dictée par un nouveau contexte international.

On peut souhaiter que la période qui s’achève, la plus heureuse de l’histoire de ce pays, se poursuive d’une autre manière.

Mais on peut raisonnablement anticiper que cela ne sera pas le cas.

Références :
Arbre de la connaissance du bien et du mal
C’est quoi un parti de droite ou un parti de gauche ?
Débarquement de la baie des Cochons
Contras
Crise des missiles de Cuba
Finland : The postwar period
Guerre américano-mexicaine
Guerre anglo-américaine de 1812
Guerre de Continuation
La Finlande, pays le plus heureux du monde
La Suède et la Finlande aux portes de l’OTAN
Opération Gideon
Opération Mongoose
Salvador Allende

Compléments de lecture :
L’engrenage ukrainien
L’épouvantail russe

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Acheter des lunettes à verres progressifs sur l’internet

Publié le 2 juillet 2022 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

Après avoir utilisé les mêmes lunettes pendant neuf ans, j’ai passé dernièrement un examen de la vue et acheté deux nouvelles paires de lunettes chez le même opticien d’ordonnance.

La première m’a couté 811 $ (603 €) et la seconde, 354 $ (263 €).

Le mois suivant, j’ai cherché à me procurer une troisième paire sur l’internet, histoire de vérifier si on peut se fier à ces lunettes-là.

Très tôt, je me suis rendu compte que les offres de lunettes à verres progressifs étaient souvent trompeuses; leurs lunettes à bas prix sont en réalité des montures à bas prix. Dès qu’on y ajoute les verres proprement dits, un revêtement antireflet et ainsi de suite, les prix se mettent à grimper.

Ce n’est pas le cas de Zenni Optical. Leurs lunettes sont très économiques. Mais sont-elles de qualité ?

Après avoir acheté auprès de cette entreprise, une paire de lunettes à verres progressifs (ci-dessus) au prix de 154,80 $ (soit 115 €) et après avoir été incapable de trouver une différence avec celles achetées en boutique, j’ai décidé de m’offrir une quatrième paire en notant cette fois les étapes à franchir afin de vous les expliquer.

Deux prérequis

Avant de passer une commande de lunettes à verres progressifs, vous avez besoin de deux choses.

Premièrement, d’une ordonnance d’un optométriste.

Et deuxièmement, vous devez connaitre votre distance interpupillaire. Celle-ci est l’écart (en millimètres) entre les centres de vos yeux. Pour la mesurer, on se place devant un miroir et, à l’aide d’une règle, on mesure cet écart.

Les étapes

Accédez au site web canadien de Zenni Optical.

En haut de la page d’accueil, à la droite du nom ‘ZENNI’, choisissez de voir le catalogue des montures pour homme (Men), pour femme (Women) ou pour enfant (Kids) et, dans le menu déroulant, cliquez sur Progressives pour voir les montures à verres progressifs.

À la page qui apparait, cliquez sur ‘Shop Progressive Frames’.

Une fois que vous avez choisi une monture qui vous intéresse, cliquez sur son image. Ce qui vous donne accès à plus de détails à son sujet.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Au haut de la page, à gauche, vous pouvez choisir de voir la monture de face, de côté ou de biais. À droite, le bouton ‘Try On’ vous montrera cette monture telle que portée par différents modèles. Il est à noter que ce sont ici des images de synthèse, c’est-à-dire des images où la photo de la monture et celle de chaque modèle ont été combinés électroniquement.

Au bas de cette même page, vous avez les dimensions de la monture. À gauche, ‘PD Range’ vous précise, dans ce cas-ci, que cette monture est indiquée pour les personnes dont la distance interpupillaire est comprise entre 56 et 73 mm. De plus, on vous confirme qu’elle peut servir à monter des verres progressifs.

À droite, ‘Lens Width’ est la largeur de chaque verre. ‘Bridge’ est la largeur du pont qui relie les deux verres.

Si vous souhaitez que vos yeux soient au centre de vos lunettes (ce qui est plus esthétique), votre distance interpupillaire doit être très près de la somme de ces deux valeurs (ici, 50 mm + 20 mm, soit 70 mm).

Quant à ‘Lens Height’, c’est la hauteur de chaque verre. Lorsque la hauteur est suffisante, la personne qui porte les lunettes n’a pas besoin de hausser le menton pour passer de la vision éloignée à la vision rapprochée.

Pour terminer, ‘Frame Weight’ est le poids de la monture (donc sans les verres correcteurs).

Si tout vous convient, cliquez sur le bouton ‘Select Lenses’.


 
À la page suivante, cliquez sur ‘Prescription’.


 
À celle d’après, vous vous présentez comme un nouveau client ou un client déjà connu, mais disposant d’une nouvelle ordonnance (bouton du haut), ou comme un client dont l’ordonnance est déjà enregistrée chez Zenni (bouton du bas).

Dans le cas d’un nouveau client, cliquez sur ‘New Customer’.


 
À l’écran suivant, vous aurez à choisir entre ‘Single Vision’ (pour des lunettes à grossissement uniforme), ‘Progressives’ (pour des lunettes à verres progressifs) et ‘Bifocals’ (pour des lunettes à double foyer). Optez pour ‘Progressives’.


 
À l’écran suivant, cliquez sur la flèche pointant vers le bas afin d’ouvrir la liste déroulante qui vous permettra de préciser votre distance interpupillaire.


 
Dès que vous l’aurez précisée, l’écran s’agrandira automatiquement vers le bas afin de vous permettre d’entrer les données de l’ordonnance de votre optométriste.

Au bas, entrez l’année de votre naissance à ‘Birth Year’ et cliquez sur le bouton ‘Submit’.


 
De retour à la paire de lunettes que vous désirez, choisissez entre des verres progressifs :
• incolores,
• très subtilement jaunâtres qui bloquent la lumière bleue des écrans électroniques,
• teintés contre le soleil, ou
• incolores, mais qui s’assombrissent au soleil.


 
Si vous avez choisi des verres incolores, cette page vous offre le choix de verres qui protègent contre les ultraviolets ou des verres d’usage général.


 
Cette page vous suggère de payer un supplément pour des verres plus minces et plus légers. Je suggère de choisir ce qui est recommandé.


 
À cette page, vous pouvez payer un supplément :
• pour un revêtement antireflet,
• pour un revêtement qui laisse moins d’emprise à la pluie,
• pour un revêtement où les marques de doigts sont moins visibles, et
• pour un revêtement anticondensation.


 
Cliquez sur ‘Checkout’ pour passer à la caisse. À moins de vouloir un clip solaire ou de vouloir que votre nom soit gravé sur les branches de la lunette.


 
L’avant-dernière page est pour le paiement. Dans ce cas-ci, Zenni offrait un rabais de 20 %. Ce qui fait que cette quatrième paire de lunettes à verres progressifs m’a couté 123,43 $ (soit 92 €). Un peu lourde, mais pas chère.


 
La dernière page est la confirmation de la commande.

Normalement, les lunettes sont livrées deux semaines plus tard.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution depuis dix-huit mois

Publié le 1 juillet 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier jour du mois, en janvier de l’an dernier, puis aux mois en 2022.

Pays Jan’21 Jan’22 Fév. Mars Avril Mai Juin Juil.
Pérou 1136 6022 6108 6245 6284 6295 6298 6300
Bulgarie 1099 4510 4866 5194 5331 5387 5424 5443
Bosnie-Herzég. 1249 4136 4463 4761 4843 4860 4870 4878
Hongrie 1002 4072 4310 4579 4732 4805 4842 4853
Macédoine du N. 1205 3825 4053 4333 4429 4455 4467 4477
Géorgie 634 3484 3776 4074 4212 4229 4230 4238
Croatie 968 3091 3418 3716 3837 3901 3942 3963
Rép. Tchèque 1093 3369 3468 3601 3694 3737 3749 3751
Slovaquie 412 3050 3267 3391 3544 3645 3678 3687
Lithuanie 588 2777 2967 3171 3346 3429 3452 3466
Roumanie 826 3086 3159 3342 3421 3446 3458 3463
Slovénie 1312 2692 2826 3038 3122 3171 3192 3199
Lettonie 343 2467 2638 2839 3045 3117 3155 3177
Brésil 916 2882 2922 3021 3067 3082 3095 3116
États-Unis 1074 2537 2735 2921 3014 3051 3082 3115
Pologne 766 2582 2791 2954 3051 3073 3080 3083
Chili 868 2022 2051 2186 2919 2963 2980 3010
Grèce 469 2015 2283 2507 2668 2824 2891 2931
Arménie 953 2684 2711 2852 2898 2900 2900 2901
Moldavie 746 2558 2654 2794 2846 2860 2869 2881
Trinité-et-Tobago 91 2050 2426 2579 2667 2721 2782 2848
Argentine 954 2558 2650 2752 2789 2797 2803 2805
Italie 1235 2279 2436 2570 2645 2713 2766 2794
Belgique 1681 2429 2490 2585 2640 2691 2717 2729
Colombie 850 2515 2600 2682 2694 2695 2694 2696
Royaume-Uni 1089 2174 2279 2356 2417 2552 2607 2630
Russie 394 2121 2274 2413 2527 2575 2596 2610
Paraguay 315 2289 2391 2527 2562 2588 2588 2595
Ukraine 428 2217 2318 2437 2495 2506 2511 2514
Mexique 971 2286 2335 2425 2460 2468 2470 2474
Portugal 685 1869 1967 2078 2124 2197 2227 2382
Tunisie 398 2131 2194 2311 2354 2370 2376 2378
Espagne 1087 1911 2001 2135 2192 2233 2276 2311
France 991 1891 2005 2115 2173 2227 2264 2282
Uruguay 55 1767 1865 1999 2049 2059 2070 2096
Autriche 693 1514 1554 1632 1749 1996 2049 2063
Équateur 790 1867 1911 1947 1956 1963 1963 1965
Estonie 180 1459 1534 1694 1852 1912 1938 1951
Panama 1493 1682 1748 1826 1843 1844 1857 1880
Suède 861 1498 1562 1686 1796 1835 1854 1867
Serbie 373 1467 1577 1761 1822 1845 1855 1861
Bolivie 780 1652 1757 1796 1832 1831 1833 1831
Québec 958 1379 1565 1649 1651 1764 1809 1827
Afrique du Sud 484 1509 1575 1642 1651 1654 1666 1675
Allemagne 410 1340 1410 1469 1547 1613 1655 1674
Costa Rica 427 1424 1466 1554 1605 1623 1645 1644
Iran 655 1538 1546 1598 1633 1641 1642 1642
Suisse 882 1404 1466 1511 1564 1580 1591 1593
Liban 240 1348 1420 1491 1522 1534 1541 1547
Namibie 80 1397 1519 1531 1533 1533 1536 1544
Irlande 453 1178 1221 1294 1348 1407 1457 1479
Jordanie 376 1010 1277 1335 1349 1352 1351 1352
Pays-Bas 672 1219 1237 1254 1279 1293 1297 1300
Hong Kong 20 28 28 98 1045 1224 1232 1234
Albanie 411 1120 1167 1209 1216 1217 1218 1219
Eswatini 185 1110 1166 1178 1180 1182 1191 1196
Israël 365 957 1096 1125 1147 1164 1164 1175
Turquie 248 584 963 1021 1103 1142 1150 1150
Botswana 18 1009 1064 1078 1103 1102 1104 1124
Danemark 256 564 650 798 982 1058 1092 1109
Malaisie 14 955 969 993 1057 1073 1076 1078
Honduras 315 1029 1034 1055 1069 1069 1068 1067
Jamaïque 101 831 893 943 968 992 1023 1047
Palestine 273 885 916 986 1008 1007 1005 1003
Guatemala 263 875 889 919 936 949 978 999
Azerbaïdjan 262 814 851 917 941 942 942 941
Libye 212 814 859 892 913 913 912 911
RoC* 256 639 711 777 799 833 882 909
                 
Corée du Sud 17,9 110 132 159 323 447 471 478
Vietnam 0,4 331 383 407 430 435 435 435
Taïwan 0,3 35,6 35,6 35,7 35,7 36,3 99,5 283
Japon 27,4 146 149 188 223 235 244 249
Singapour 4,9 140 145 174 214 225 234 238
Chine 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2 3,5 3,6 3,6

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

Dans le tableau ci-dessus, par million d’habitants, en juin 2022 :
• 40 pays ont eu entre 0 et 10 morts de plus,
• 16 pays ont eu entre 11 et 20 morts de plus,
• 12 pays ont eu entre 21 et 30 morts de plus,
•   3 pays ont eu entre 31 et 40 morts de plus.

Seulement quatre pays ont eu plus de 40 morts supplémentaires : Trinité-et-Tobago (+66), et surtout le Portugal (+155), de même que Taïwan (+183).

Depuis l’abandon graduelle de sa politique zéro-covid en avril dernier, le nombre de cas et de décès augmentent de manière importante à Taïwan, en dépit d’un taux de vaccination élevé (80 %).

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec
Taïwan renonce peu à peu à la politique zéro Covid

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le bannissement de la salade russe

Publié le 30 juin 2022 | Temps de lecture : 2 minutes
Salade russe (accompagnée de saumon)

En marge du sommet de l’Otan qui se termine aujourd’hui à Madrid, certains diplomates ont remarqué que plusieurs restaurants madrilènes offrent au menu de la ‘salade russe’ (ensaladilla Rusa en espagnol).

Ce mets porte différents noms selon les pays. On l’appelle ‘salade Olivier’ en Russie, en Asie Centrale, en Iran et aux États-Unis.

En gros, c’est une macédoine de légumes et de morceaux de viande coupés en dés, accompagnée d’œufs cuits durs, le tout lié par de la mayonnaise. Mais sa composition exacte varie considérablement.

Cette salade a été créée dans les années 1860 par le chef belge Lucien Olivier qui, à l’époque, œuvrait pour le restaurant moscovite L’Ermitage. Cet établissement devait fermer ses portes en 1905.

Sa composition exacte était conservée jalousement; c’est le chef Olivier lui-même qui, seul dans une pièce adjacente à la cuisine, préparait secrètement la mayonnaise. Jamais son secret n’a été éventé.

Toutes les recettes existantes sont donc des reconstitutions plus ou moins fidèles de l’original.

Salade Olivier au poulet et aux écrevisses

De nos jours, en Russie même, les grands restaurants n’ont pas hésité à moderniser ce mets de l’époque tsariste. Comme l’a fait le café Pouchkine de Moscou (photo ci-dessus).

Mais revenons à Madrid.

À l’époque de la guerre civile espagnole (1936-9) — qui opposait les troupes de Franco soutenus par l’Allemagne nazie aux forces républicaines soutenues notamment par la Russie — on l’avait renommée ‘salade nationale’ afin d’éviter de faire référence à ce pays.

Depuis, peu à peu, ce mets avait retrouvé le nom qu’il portait autrefois en Espagne, soit ‘salade russe’.

Toutefois, dès la fin du mois de février dernier — donc bien avant le sommet de l’Otan — certains restaurants avaient commencé à modifier leur menu de manière à l’offrir sous le nom de ‘salade Kiev’ ou de ‘salade ukrainienne’.

Références :
‘I’m a little surprised’: Nato summit venue in Madrid serves ‘Russian salad’
Salade russe

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Déjà vingt-millions de requêtes…

Publié le 29 juin 2022 | Temps de lecture : 1 minute

Quelque part à travers le monde, un lecteur vient d’adresser la vingt-millionième requête en vue de consulter un document sur ce blogue.

Ce qui est fascinant avec un blogue, c’est que de jour comme de nuit, des milliers de serveurs s’affairent à répondre à ces requêtes et distribuer automatiquement les documents qu’on y trouve.

Depuis le 11 février 2016, cette demande s’est accrue de manière exponentielle, doublant à chaque année depuis trois ans; par exemple, la 5 millionième requête a été adressée le 18 juin 2020, la 10 millionième, le 2 juin 2021 et la 20 millionième, il y a quelques instants.

Pour vous remercier de l’intérêt que vous portez à ce qu’on y trouve, j’ai décidé de faire coïncider cela avec la publication de la deuxième version d’un diaporama consacré au château de Prague.

On y accèdera en cliquant sur ceci.

Merci à tous.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier de Hradčany : le château de Prague (version II)

Publié le 29 juin 2022 | Temps de lecture : 14 minutes
Cliquez sur l’image pour démarrer

Introduction

Autrefois indépendante (tout comme la Vieille ville), Hradčany fut une des quatre municipalités fusionnées en 1784 pour donner naissance à la ville de Prague.

C’est aujourd’hui un quartier de 151 hectares où vivent deux-mille résidents.

Nous y consacrerons trois diaporamas, dont celui-ci (consacré au château).

Long de 570 mètres et large de 130 mètres, le château est le siège du pouvoir politique en Bohème depuis plus d’un millénaire. C’est le plus vaste palais du monde. En effet, sans tenir compte des jardins, il est plus grand que celui de Versailles.

Il a la forme d’un « A » couché le long d’un plateau abrupt dominant la ville. Ses ‘remparts’ sont en réalité des bureaux administratifs. L’ex-président Vacláv Havel parcourait ses longs couloirs en trottinette.

Le Jardin royal (de 0:06 à 0:18)

Au nord du château se trouve le Jardin royal (de 0:06 à 0:18). Nous y voyons successivement :
• l’ancienne Villa présidentielle (à 0:06),
• la Fontaine chantante (à 0:08) coulée en 1568 par Tomáš Jaroš de Brno,
• la fontaine d’Hercule (à 0:10) créée en 1670 par Jan Jiří Bendl, et
• le pavillon du Jeu-de-paume (de 0:12 à 0:16) construit en 1569 par Bonifác Wohlmut et décoré de sgraffites. Devant l’édifice se trouve la statue Allégorie de la Nuit d’Antonín Braun.

Les costumes militaires du château (à 0:20) ont été dessinés par Pištěk, le costumier du réalisateur Miloš Forman.

La cour d’honneur (de 0:22 à 0:26)

En plus de l’entrée au nord (du côté du Jardin royal), on accède au château par sa cour d’honneur, située à l’ouest. Depuis toujours, c’est l’entrée principale du château.

La grille qui en limite l’accès est encadrée de deux statues de géants au combat créés en 1768 par Ignác Platzer (à 0:26). Dérobées par les armées suédoises en 1648, elles ont été remplacées depuis par des copies.

Après avoir parcouru les 38 mètres de profondeur de la première cour, on franchit un portail qui donne accès à la deuxième cour. Construit en 1614, ce portail est la première structure baroque construite à Prague.

La deuxième cour (de 0:28 à 0:34)

Large de 109 mètres et profonde de 45 mètres, la deuxième cour est une place vide à l’exception de l’église Sainte-Croix (à 0:30) et de la fontaine Kohl (à 0:32).

Construite de 1756 à 1763 par Anselmo Lurago et Nicolò Pacassi, l’église Sainte-Croix est une chapelle néoclassique dont l’intérieur, sobre, est en marbre blanc. De nos jours, elle abrite le centre d’information du château.

Au milieu de la deuxième cour se trouve la fontaine Kohl, sculptée dans le grès en 1686 par Hieronymus Kohl.

Tout autour se trouvent des bureaux administratifs. On y accède par des entrées (à 0:34) conçues par Jože Plečnik (1872-1957), un architecte précurseur du postmodernisme.

La troisième cour

La Cathédrale Saint-Guy

Lorsqu’on franchit le portail qui donne accès à la troisième cour, la cathédrale Saint-Guy, dont les deux tours de la façade ont 82 mètres, se dresse à moins de vingt mètres devant nous.

Débutée par l’architecte Mathieu d’Arras en 1344 et poursuivie par Petr Parléř, la cathédrale ne fut complétée qu’en 1929. Pendant des siècles, la nef n’allait pas au-delà du transept. Sa façade néogothique est due à son dernier architecte, Kamil Hilbert.

Les portes en bronze de la façade ont été réalisées en 1927 par Otakar Španiel. Le tympan néogothique du portail central illustre la Crucifixion du Christ (à 0:38).

Dans le chœur se trouve le mausolée royal à Ferdinand Ier, son épouse Anne Jagellon et leur fils Maximilien :II (à 0:46), créé en 1589 par le sculpteur flamand Alexandre Collin de Malines.

À 0:48, le maitre-autel de style néogothique a été créé de 1868 à 1873 par Joseph Kranner.

C’est en 1946 que Max Švabinský conçut les vitraux qui ornent le chœur de la cathédrale (à 0:50). Au centre, on y voit la Sainte Trinité. À gauche, c’est la Vierge et, agenouillé, le prince Spythihněv Ier. À droite, on trouve saint Venceslas et saint Guy, de même que l’empereur Charles IV.

Quant à la chaire (à 0:54), elle date de 1618.

En entrant dans la cathédrale par le portail de droite, la première chapelle qu’on rencontre est dédiée à sainte Ludmila de  Bohême. Servant de baptistère, elle est décorée du vitrail intitulé L’Envoi du Saint-Esprit (à 1:00), créé vers 1930 par Josef Cibulka.

Pendant les siècles au cours desquels la cathédrale resta inachevée, son entrée principale était au fond du bras droit du transept. Depuis 1935, celui-ci est décoré d’un vitrail intitulé Le Jugement dernier, de Max Švabinský (à 1:02).

De toutes les chapelles latérales, la plus grande et la plus richement décorée est celle dédiée à saint Venceslas, le saint patron de la République tchèque (de 1:04 à 1:06). Elle fut créée de 1358 à 1367.

La partie inférieure des murs est garnie de fresques illustrant la Passion du Christ, entourées de 1345 dalles polies en pierres semi-précieuses (jaspe rouge, améthyste violette, et chrysoprase verte) réunies par un crépi à la poudre d’or.

Le haut de la chapelle est décoré de 31 fresques décrivant la vie de saint Venceslas, peintes en 1509 par celui qu’on surnomme le Maitre du retable de Litoměřice.

En empruntant le côté droit du déambulatoire, on rencontre le monument au comte Léopold Šlick (à 1:08) — en forme d’obélisque gardé par un lion — conçu par l’architecte František-Maxmilián Kaňka et sculpté en 1723 par Matthias Braun.

Puis nous voyons successivement :
• la porte qui, depuis 1791, mène au trésor royal (de 1:10 à 1:12), nous voyons .
• l’autel de la chapelle Sainte Croix (à 1:14), et
• l’Oratoire royal (à 1:16), une tribune conçue par Benedict Ried en 1493 qui relie la cathédrale au palais royal.

De 1:18 à 1:23, il s’agit du tombeau en argent massif de saint Jean Népomucène, patron de Bohème. Son érection de 1733 à 1736 nécessita 1,8 tonne d’agent. On le doit à l’architecte Joseph-E. Fisher von Erlach, au modeleur Antonio Corradini et à l’orfèvre viennois Joseph Würth.

Jean Népomucène fut torturé à mort pour avoir refusé de révéler les secrets de la confession de la reine Sophie de Bavière à son mari jaloux, le roi Wenceslas IV.

Déjà populaire autrefois, il l’est devenu davantage sous le régime communiste. Ce culte avait pour but de tromper la population alors que beaucoup de confesseurs catholiques étaient des indicateurs de police.

Puis nous apercevons successivement :
• l’autel de la chapelle axiale, dédiée à la Vierge (à 1:26),
• l’autel de l’ancienne chapelle de l’archevêque (à 1:28),
• l’autel de la chapelle Sainte-Anne (à 1:30),
• l’entrée de l’ancienne sacristie (à 1:32),
• l’escalier (à 1:34) qui mène à la chaire (à 0:52),
• la chapelle Saint-Sigismund (de 1:36 à 1:38) (qui renferme les reliques de ce saint). Son autel baroque est l’œuvre de l’architecte František-Maxmilián Kaňka,
• l’orgue rococo de 1763 installé au fond du bras gauche du transept.
La Passion du Christ (1927), une sculpture sur bois de Frantisek Bilek (à 1:46),
• l’escalier qui menait autrefois au Trésor de la cathédrale (à 1:48), et finalement,
• l’extraordinaire vitrail intitulé Les Débuts du christianisme en Bohème, créé de 1928 à 1930 par Alfons Mucha (à 1:50).

Cette visite de la cathédrale Saint-Guy se termine par la rosace La Création du monde (1925-1927) de František Kysela. Le maitre-verrier Josef Vlasak y a assemblé 26 740 pièces de verre.

À la droite de la cathédrale se trouve la Vieille Prévôté (de 2:00 à 2:04). Elle était autrefois le Palais archiépiscopal de Prague, puis la résidence du prévôt de la cathédrale. Sur un de ses coins, on peut voir une statue de saint Venceslas (à 2:04).

Pendant les siècles au cours desquels la cathédrale demeura inachevée, les fidèles y pénétraient par sa façade sud (à 2:06), plus précisément par la Porte d’Or.

Celle-ci doit son nom à la mosaïque rouge et or qui décore son fronton et qui fut créée à Venise en 1371. Elle représente Le Jugement dernier (à 2:08). C’est derrière cette mosaïque que se trouve la chambre du Trésor (où sont entreposés les joyaux de la couronne de Bohème).

À 2:10, cette fontaine représentant saint Georges terrassant le dragon est une œuvre de Jiří et Martin de Cluj réalisée en 1373.

De 2:12 à 2:14, il s’agit d’une des portes qui mènent aux bureaux gouvernementaux.

Depuis 1920, l’escalier aux Taureaux (de 2:16 à 2:20), dessiné par Josip Plečnik, permet d’accéder aux Jardins du Sud (de 2:22 à 2:34) desquels on a une vue exceptionnelle de la ville (dont, à 2:24, le dôme de l’église Saint-Nicolas du Petit-Côté). Entre autres, on y trouve la maison du jardinier (à 2:30).

En montant l’escalier aux Taureaux (à 2:34), on retourne à la deuxième cour. À 2:36, on y voit le balcon présidentiel.

C’est maintenant le temps de descendre visiter (de 2:38 à 3:10) le Palais Royal. Celui-ci fut la résidence des princes et rois de Bohème du XIe au XVIe siècle.

On y trouve :
• à 2:42, la fresque Le Jugement de Salomon, datant du XVIIIe siècle, et décorant la Chambre verte (à gauche du vestibule),
• de 2:44 à 2:48, la salle Vladislav, longue de 60 mètres et large de 16 mètres, construite entre 1486 et 1502 par Benedikt Ried. Autrefois salle d’apparat, elle représentait une prouesse architecturale en raison de son exceptionnelle largeur sans poutre d’appui. Depuis 1934, c’est là que se déroule la prestation de serment des présidents de la République. Originellement, c’était la plus grande salle profane d’Europe centrale.
• du côté gauche de la salle, un escalier permet d’accéder aux salles des Nouveaux registres provinciaux (de 2:50 à 2:56), ornées des blasons des fonctionnaires de la Diète. C’est là que l’on conservait les registres de propriété foncière, de même que les décisions de la Cour de Justice et de la Diète.
• une deuxième porte est l’escalier des Cavaliers (à 2:58). Celui-ci relie directement l’extérieur du palais à la salle Vladislav. Ses larges marches permettaient aux cavaliers de monter à cheval à la salle afin de participer aux tournois qui y étaient organisés.
• un portail aux colonnes torsadées (à 3:00) donne accès à l’ancienne salle de la Diète (à 3:02), où étaient traitées les affaires publiques en présence du roi.
• au fond de la salle Vladislav, on peut voir la chapelle de Tous-les-Saints (de 3:04 à 3:08), restaurée en 1579 à la suite d’un incendie. La toile qui orne le maitre-autel date de 1732. Sur les murs dégarnis du chœur, une série de douze toiles racontent des scènes de la vie de saint Procope de Sázava. La tombe baroque de ce dernier se trouve dans une chapelle latérale située du côté gauche de la chapelle (hors-champ à 3:06), faisant symétrie avec l’autel à droite qui est décoré d’une toile représentant la Descente de la Croix.
• le côté droit de la salle Vladislav donne accès à une terrasse (à 3:10).

Après une carpe au restaurant Vikárka (à 3:12), nous passons devant le Collège des chanoines de la cathédrale (de 3:14 à 3:16).

À 3:18, nous avons une vue des édifices qui bordent la place Saint-Georges.

D’abord la Nouvelle Prévôté, de style néogothique, construite de 1878 à 1891. De 3:20 à 3:26, on la voit plus en détail, dont la statue de saint Venceslas qui décore un coin de sa façade (à 3:22), analogue à celle sur la Vieille Prévôté (à 2:04), et ces chimères qui enjolivent le coin des fenêtres du toit (à 3:26).

Puis, derrière une façade sobre, l’ancien couvent Saint-Georges. De nos jours, il abrite une partie de la collection de la Galerie nationale (de 3:30 à 3:58). Entre autres, nous y voyons :
Ctirad a Šárka (achevée en 1895) de Josef Václav Mylsbek (à 3:33),
Adam a Eva (1849) de Václav Levý (à 3:35),
La Musique, première ébauche (1892-1894) de Josef Václav Mylsbek (à 3:37),
• neuf paysages de Josef Navrátil (à 3:39),
Une Semaine d’été (1854) d’Antonín Dvořák (à 3:41),
Oldřich a Božena (1884) de František Ženíšek (à 3:43),
• projet abandonné pour le rideau de scène du Théâtre national, dessiné en 1880 par Adolf Liebscher (à 3:45),
• tombeau de sainte Milada (à 3:47),
La Musique, première ébauche (1907-1912) de Josef-Václav Mylsbek (à 3:49),
Sarcophage de Václav Švagrovský, (1881-1883) de Josef Václav Mylsbek (à 3:51),
La Tombée de la nuit (1909-1913) de Jakub Schikaneder (à 3:53).

Derrière une façade corail et crème baroquisée de 1657 à 1680 se trouve la basilique romane Saint-Georges, reconstruite en 1142 (de 4:01 à 4:14).

Le fronton de sa façade est décoré d’un relief représentant saint Georges, alors que sous ce fronton, on trouve la statue de l’abbesse Milada, fondatrice du couvent (à gauche), et à droite, du prince Vratislav I (qui a ordonné la construction de la basilique).

À l’intérieur, on peut y voir (à 4:08) la tombe en bois du prince Vratislav I. Celui-ci est le fils de sainte Ludmilla (à qui une chapelle est dédiée) et le père de saint Venceslas.

S’il y a autant de martyres dans la dynastie princière des Přemyslides, c’est qu’on s’y est beaucoup entretué.

En plus de son entrée principale sur la place Saint-Georges, la basilique en possède une autre sur son flanc droit (à 4:10). Depuis environ 1515, son portail de style renaissance est décoré d’une scène représentant saint Georges terrassant le dragon (à 4:12).

Toujours à la droite de la basilique se trouve une petite chapelle carrée créée au XVIIIe siècle par l’architecte František-Maxmilián Kaňka et dédiée à Saint-Jean Népomucène (de 4:16 à 4:22).

De l’autre côté de la rue Jiřská (ou rue Saint-Georges), on peut voir le portail de l’Institut des dames nobles du château de Prague (à 4:23). Il s’agissait d’un établissement où les fillettes de l’aristocratie étaient élevées selon un mode de vie austère.

En bifurquant vers le nord, on atteint la ruelle d’Or (de 4:32 à 4:36). Adossées au mur d’enceinte du château, ces maisonnettes ont été construites en 1579 pour loger les 24 gardes de Rodolphe II.

Elle tire son nom de la légende selon laquelle les alchimistes de Rodolphe II (amateur d’ésotérisme) y effectuaient leurs recherches en vue de découvrir comment changer le plomb en or.

Vers la fin de la Première Guerre mondiale, l’écrivain Kafka et sa sœur vécurent quelques mois dans celle qui porte le numéro 22 (à 4:34). De nos jours, ce sont des boutiques de souvenirs ou d’artisans.

Au No 6, c’est le portail de l’ancien palais du Burgrave Suprême, premier personnage du pays après le roi et son représentant officiel en son absence. De nos jours, ce palais abrite le musée des Jouets (à 4:38), le deuxième plus grand au monde.

En face se trouve le Palais Lobkowicz, construit en 1570 par le chancelier Vratislav de Pernštejn et qui fut acquis en 1651 par la famille Lobkowicz. Confisqués par l’État à l’arrivée du communisme, le palais et ses trésors artistiques furent restitués à la famille Lobkowicz en 2003.

Son café (de 4:40 à 4:49) offre une vue superbe sur la ville (dont l’église Saint-Thomas, à 4:42).

Servi au café, ce plat typique de la cuisine bourrative tchèque (à 4:46), où la viande est enfouie sous de la sauce brune qu’on mange avec du pain.

À 4:50, la tour Noire, construite au XIIe siècle, complète notre visite du château. Quant à ses abords, la toute dernière photo montre (à 4:56), au premier plan, le vignoble Saint-Venceslas, le plus ancien de Bohême.

Détails techniques : Ce diaporama est composé de 145 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6 et d’une photo tirée de Wikipédia.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Au Village Olympique de Montréal

Publié le 28 juin 2022 | Temps de lecture : 1 minute







 
Conçu par les architectes Roger D’Astous et Luc Durand, le Village Olympique a été construit en 1976 à l’occasion des Jeux olympiques d’été de Montréal pour y loger les athlètes.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet + filtre polarisant PL-CIR d’Hoya
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 29 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm
6e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 32 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le charabia woke de l’interculturalisme

Publié le 27 juin 2022 | Temps de lecture : 3 minutes

L’assimilation pure et simple des immigrants — au sens du renoncement à leur culture d’origine — est un appauvrissement, autant pour la société d’accueil que pour les personnes concernées.

Parmi les solutions de rechange à l’assimilation, il y a le multiculturalisme, la convergence culturelle, et l’interculturalisme.

Le multiculturalisme est simple; c’est une forme de tribalisme où on perpétue activement l’appartenance ethnique en tant que facteur identitaire.

De son côté, la convergence culturelle est le métissage culturel au sein d’un creuset où le français est la langue commune.

Mais qu’en est-il de l’interculturalisme ?

À plusieurs reprises, j’ai cherché à comprendre ce concept sans vraiment y parvenir.

Après avoir qualifié l’interculturalisme de « charabia woke sans queue ni tête », j’ai lancé sur Twitter le défi à quiconque d’expliquer en 128 caractères la différence entre le multiculturalisme et l’interculturalisme.


 
Ce défi a été relevé de manière brillante par Rémi Vachon. Effectivement, ce dernier résume assez bien le peu que j’en avais compris.

Mais son résumé contient une ambigüité; l’éléphant dans la pièce, c’est la place de l’anglais.

Que sont ‘la/les cultures locales’ ? Il est évident que les langues autochtones en font partie. Mais si on considère le français comme une culture locale —‘naturalisée’ après un demi-millénaire de présence française sur le territoire national — pourquoi en serait-il différemment de l’anglais, présent ici depuis des siècles.

Alors il y a deux possibilités.

Si l’anglais et le français font tous deux partie de la liste des langues locales que l’État doit valoriser, c’est qu’il n’y a pas de différence réelle entre le multiculturalisme et l’interculturalisme.

Par contre, si l’interculturalisme valorise le français et les langues autochtones, mais considère l’anglais comme une langue étrangère, ne serions-nous pas en présence d’un nationalisme ethnique qui se cache sous les traits vertueux de l’inclusivité (à l’égard des langues autochtones) et d’un anticolonialisme limité à l’anglais ?

Références :
Interculturalisme
Le multiculturalisme ou le tribalisme des sociétés anglo-saxonnes

Complément de lecture :
La convergence culturelle : communion et symbiose

Postscriptum du 10 mai 2025 : Dans un article paru aujourd’hui dans La Presse, on peut y lire que le Parti libéral du Québec définit l’interculturalisme comme une approche d’intégration propre au Québec visant à promouvoir le rapprochement et le dialogue entre les cultures — ce qui est impossible sans bilinguisation — tout en affirmant le français comme langue commune (mais en ne faisant rien pour que cette affirmation pieuse s’incarne dans la réalité).

Bref, c’est du multiculturalisme déguisé.

Référence : Milliard propose une loi sur l’interculturalisme (2025-05-10)

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Écrit par Jean-Pierre Martel