La prise en charge du patient Trump par le vétérinaire Trudeau

Publié le 26 janvier 2024 | Temps de lecture : 4 minutes

L’Équipe Canada

En novembre prochain, Donald Trump pourrait de nouveau être élu président des États-Unis.

Face aux inquiétudes exprimées à ce sujet, Justin Trudeau se montre rassurant : « M. Trump représente une certaine… euh… incertitude. On ne sait pas exactement ce qu’il va amener. Mais comme on a su le faire [lors de la renégociation de l’Aléna], on a su bien gérer M. Trump en défendant les intérêts canadiens et en démontrant qu’on peut créer de la croissance économique des deux côtés de la frontière.»

Le premier ministre annonce donc la création d’une ‘Équipe Canada’ qui sera composée principalement de ministres et de fonctionnaires qui ont joué un rôle important dans la renégociation de l’accord de libre-échange avec les États-Unis.

Puisque tous les gains de cette nouvelle mouture (l’ACEUM), en comparaison avec l’ancienne (l’ALÉNA), ont été à l’avantage des États-Unis, les négociateurs canadiens ont bien tenté de faire passer leur défaite pour une victoire : « Ç’aurait pu être pire.»

Ce qui, à mes oreilles, ne sonne pas comme un triomphe. On dirait plutôt un échec… pas si pire… dans le fond.

Le problème

Sur toutes les tribunes, Donald Trump ne cache pas son intention d’abattre son bras vengeur sur ses ennemis.

Pendant ce temps, Justin Trudeau fanfaronne en se présentant comme celui qui sait comment ‘dégriffer’ Donald Trump.

C’est la dernière chose à dire.

Tout le monde sait que Donald Trump déteste Justin Trudeau; à titre de coq du poulailler nord-américain, le magnat immobilier le déteste personnellement. Et en retour, Trudeau méprise l’ancien président américain.

Nous faire croire qu’il est le mieux placé pour pallier l’incertitude trumpienne demande un acte de foi que partagent de moins en moins de Canadiens.

En dépit de ses qualités personnelles, Justin Trudeau n’est plus l’homme de la situation.

Une obligation de réserve

Un des tout premiers devoirs d’un premier ministre canadien, c’est de bien s’entendre avec son vis-à-vis américain puisque son pays est notre principal marché d’exportation.

À l’interne, le Canada peut se distinguer de son puissant voisin par ses mesures sociales, ses lois limitant la possession d’armes, etc.

Le prix de cette indépendance, c’est notre soumission totale aux positions américaines sur la scène internationale. En d’autres mots, sur les tribunes desquelles s’adresse le premier ministre du Canada, celui-ci doit être le perroquet du président américain.

On ne lui demande pas de penser ce qu’il dit, mais simplement de dire la même chose… à voix basse si cela le gène. Il est payé pour ça.

D’ici les élections présidentielles américaines (prévues pour novembre prochain), le premier ministre canadien aurait intérêt à présenter des offrandes au Ciel pour que Donald Trump soit soudainement frappé d’amnésie.

Sinon, il risque de regretter l’imprudence de ses fanfaronnades…

Références :
Donald Trump représente une «certaine incertitude» pour le Canada, dit Trudeau
Enjeux agricoles : « La pilule d’avoir servi de monnaie d’échange n’est pas passée »
La Barbade dit adieu à la couronne britannique et devient une république
Une « Équipe Canada » renouvelée pour préparer le pays en vue des élections américaines

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au prix que nous payons pour appartenir au Canada, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Droit international et géopolitique (première partie)

Publié le 23 janvier 2024 | Temps de lecture : 5 minutes


Plan :
• 1re partie : Assises et instances (ce texte-ci)
• 2e partie  : Impact du droit international
• 3e partie  : L’exemple du droit à la légitime défense
• 4e partie  : Le droit à l’indépendance – Crimée vs Taïwan
• 5e partie  : Les mandats d’arrestation de la CPI

Assises du droit international

Le droit international s’appuie sur deux choses; le droit coutumier et le droit écrit.

Le droit coutumier est un droit fondé sur la coutume.

Pour prouver qu’une norme relève du droit coutumier, il faut démontrer, selon Wikipédia, qu’elle reflète la pratique normale et continue des États et qu’il existe, au sein de la communauté internationale, la conviction qu’une telle pratique est requise par le droit.

C’est dans la mesure où le droit écrit n’apporte pas de réponse claire aux cas qui leur sont soumis que les tribunaux internationaux peuvent invoquer le droit coutumier pour rendre leurs décisions.

De son côté, le droit écrit se compose des traités, conventions et accords internationaux. Les multiples résolutions de l’Onu font également partie de ce droit.

Chaque fois que les pays s’entendent par écrit pour interdire des pratiques étatiques (la torture, par exemple), cette entente écrite agrandit la portée du droit international.

Pour faire respecter le droit international, on compte deux tribunaux : la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice.

La Cour pénale internationale (CPI)

Jusqu’à la création de cette cour, les responsables de crimes de guerre étaient jugés à l’issue du conflit par des tribunaux temporaires mis sur pied par les vainqueurs.

Étendue de l’autorité de la Cour pénale internationale

La CPI est née en 2002 de la ratification d’un traité appelé Statut de Rome. Contrairement à la Cour internationale de justice, la CPI est un tribunal indépendant de l’Onu; elle est financée par les pays signataires de ce traité.

À l’instar du Tribunal de Nuremberg, la CPI juge des personnes et non des États. Seuls des dirigeants politiques ou militaires sont sommés d’y comparaitre.

Et pour les y forcer, la CPI peut émettre des mandats d’arrestation. Mais ceux-ci ne sont respectés que par les pays signataires du Statut de Rome.

Pour être inculpé, l’accusé doit remplir l’une ou l’autre des conditions suivantes :
• être citoyen d’un État qui a ratifié le traité, ou
• avoir commis son crime sur le territoire d’un État membre, ou
• avoir été référé par le Conseil de sécurité de l’Onu (où les États-Unis et la Russie ont droit de véto).

Seuls quatre délits peuvent y être sanctionnés :
• les crimes de guerre,
• les crimes contre l’Humanité,
• les génocides et
• les agressions militaires.

Le but est d’empêcher l’impunité des auteurs de ces crimes et de dissuader la répétition de leurs actes par d’autres.

Les deux plus importants crimes de guerre de toute l’histoire de l’Humanité ont été commis par les États-Unis à Hiroshima et à Nagasaki. Puisque le but de ces deux bombardements était de tuer le maximum de civils japonais.

Mais ces deux crimes de guerre n’ont jamais été sanctionnés par la CPI parce qu’antérieurs à sa création.

De plus, la CPI fonctionne sur le principe de la complémentarité. Si un État signataire s’acquitte de sa responsabilité de punir lui-même ses ressortissants coupables de crimes de guerre, la CPI ne s’en mêle pas.

La Cour internationale de justice (CIJ)

Née au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, la CIJ est le tribunal officiel de l’Onu. Son rôle est double.

Premièrement, la CIJ possède le pouvoir de trancher juridiquement les conflits entre des États à la condition que la plainte soit portée par un pays qui a accepté de se soumettre à son autorité (même si ce pays n’est pas directement concerné par le conflit en question).

Celle de l’Afrique du Sud contre Israël (relative au conflit en Palestine) en est un exemple.

Et deuxièmement, le rôle de la CIJ est d’émettre des avis à la demande des instances de l’Onu afin de préciser des règles du droit international.

La CIJ ne juge pas des personnes. Elle s’adresse aux États (ou aux entités étatiques comme l’Autorité palestinienne). Son but est de régler pacifiquement des différends internationaux par le moyen, entre autres, de la négociation, de la médiation, de la conciliation, et de l’arbitrage.

Puisque son autorité n’est que morale, elle ne possède aucun moyen de forcer un pays de se soumettre à ses décisions.

À l’exclusion des avis juridiques qu’elle émet (et qui sont des éclaircissements bienvenus du droit international), le rôle positif de la CIJ est limité à la résolution diplomatique de conflits entre de petits pays lorsque l’un d’eux est accusé devant la CIJ.

À suivre…

Références :
Cour internationale de justice, Cour pénale internationale… comment fonctionne la justice internationale ?
Cour internationale de justice
Cour pénale internationale
Droit international coutumier
Procès de Nuremberg

Paru depuis : La vie de Nicolas Guillou, juge français de la CPI sous sanctions des Etats-Unis : « Vous êtes interdit bancaire sur une bonne partie de la planète » (2025-11-19)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le cout environnemental de la guerre

Publié le 20 janvier 2024 | Temps de lecture : 7 minutes


 
Introduction

Les guerres sont principalement des catastrophes humaines au cours desquels un grand nombre de personnes perdent la vie ou deviennent handicapées, physiquement ou moralement, pour le reste de leur vie.

Mais un des aspects dont on parle insuffisamment est le cout environnemental des conflits armés.

Les destructions matérielles

En Syrie

Trois ans après le début de la guerre en Syrie, 791 000 logements avaient été détruits dans ce pays, dont 58 % des habitations d’Alep, la ville la plus peuplée du pays à l’époque.

De nos jours, on estime que 98 % de l’économie syrienne a été détruite par cette guerre, du site d’extraction pétrolière à la petite boulangerie de quartier.

En Ukraine

Avant l’invasion russe du 24 février 2022, l’Ukraine était déjà le deuxième pays le plus pauvre d’Europe (après la Moldavie).

Au cours de la première année du conflit, le pays a enregistré une chute d’environ trente pour cent de son PIB.

De nos jours, l’État ukrainien vit sous le respirateur artificiel de l’Occident. Sans les sommes qui lui sont versées, Kyiv serait incapable de payer la solde des soldats, les salaires des professeurs, des médecins, des fonctionnaires, de même que la pension des retraités.

Dans la bande de Gaza

Il y a dix jours, entre 48 et 60 % de tous les bâtiments de la bande de Gaza avaient été endommagés ou détruits par les bombardements israéliens.

Cela comprend 70 % des écoles et lycées. De plus, 23 des 36 hôpitaux gazaouis ne sont plus en fonction.

Au cours des deux premiers mois de cette guerre, la riposte israélienne a généré 281 000 tonnes de CO₂, soit l’équivalent de la combustion de plus de 150 000 tonnes de charbon.

De leur côté, les missiles du Hamas tirés sur Israël ont généré 713 tonnes de CO₂, soit l’équivalent de la combustion de 300 tonnes de charbon.

Cette différence reflète le déséquilibre des forces en présence.

Un peu plus de la moitié de l’empreinte environnementale de la riposte israélienne vient… des États-Unis; l’appui inconditionnel de Washington a signifié, concrètement, le transport par cargo de 10 000 de tonnes de matériel militaire américain vers Israël.

Cela compte pour 133 650 des 281 315 tonnes de CO₂ de la riposte israélienne.

L’autre moitié, c’est l’essence brulée par les bombardiers, les chars d’assaut, et les véhicules de transport des soldats israéliens. Ce sont également les émissions de gaz à effet de serre généré par la fabrication et l’explosion des missiles utilisés.

De manière générale

Dans leurs engagements climatiques, les pays ne chiffrent jamais l’empreinte environnementale de leurs aventures guerrières à l’Étranger. Par exemple, les bombardements ‘humanitaires’ (sic) du Canada en Syrie n’ont jamais été comptabilisés dans le bilan carbone de notre pays.

En 2022, les bombardements américains au Moyen-Orient contre les infrastructures pétrolières de DAECH ont généré plus de gaz à effet de serre que les émissions totales de 150 pays.

Selon certaines estimations, l’empreinte carbone de la protection militaire américaine dont bénéficient les pays producteurs de pétrole au Moyen-Orient équivaut au cinquième de l’empreinte carbone de tout le pétrole qu’ils produisent.

C’est comme si les États-Unis utilisaient 20 % de tout le pétrole pompé au Moyen-Orient pour protéger les pays producteurs dans cette partie du monde.

À travers le monde, les forces armées produisent un peu moins de 5,5 % des gaz à effet de serre de la planète, soit presque autant que le bilan carbone combiné du transport aérien de passagers (2,9 %) et du transport maritime des marchandises (3 %).

La reconstruction éventuelle

En décembre dernier, l’Ukraine estimait à 150 milliards de dollars US le montant des dommages matériels subis par le pays.

En Syrie, on estime que la reconstruction du pays couterait entre 100 et 200 milliards de dollars. Dans la mesure où l’Occident a perdu la guerre contre le régime syrien, il est hors de question pour nos pays de réparer ce qu’ils ont détruit.

Dans la bande de Gaza, la reconstruction des 500 km du métro de Gaza — ce réseau de tunnels souterrains servant autant à des fins militaires qu’à l’importation clandestine d’objets de première nécessité — génèrera 176 000 tonnes de gaz à effet de serre.

De manière générale, la reconstruction des cent-mille édifices endommagés de la bande de Gaza génèrerait l’équivalent de trente-millions de tonnes de CO₂. C’est environ 40 % des GES produits annuellement par le Québec, selon les plus récentes données disponibles (soit celles de 2021).

Conclusion

La production d’armements nécessite le recours à des ressources matérielles importantes.

Il faut creuser le sol pour y extraire des métaux qui seront fondus à haute température en lingots. Puis il faut laminer ces lingots pour créer, entre autres, les carcasses de bombardiers et des cartouches d’obus ou de missiles.

Sans parler de l’extraction extrêmement polluante des métaux stratégiques nécessaires à la fabrication des circuits électroniques qui rendront ‘intelligentes’ les armes utilisées.

Malheureusement, aucune bombe n’est recyclable. Aucune poudre à canon n’est biologique. Aucun bombardier, aucun char d’assaut et aucun missile n’est alimenté par une source d’énergie renouvelable.

Bref, la guerre est polluante et quand on y recourt, on crée des ruines qu’il faut déblayer et qu’il faut habituellement remplacer. Ce qui exige de nouvelles ressources.

Bref, la guerre est non seulement une boucherie, c’est aussi un désastre environnemental d’origine humaine.

Si on veut sauver la planète, il faudra responsabiliser les va-t-en-guerre, les médias qui propagent leur idéologie haineuse, et les niais qui les applaudissent.

Il arrive que la guerre soit nécessaire. Mais c’est rarement le cas; sur la quarantaine de guerres régionales ou mondiales survenues au XXe siècle, on peut compter sur les doigts d’une main, les conflits armés dont c’était le cas. Les autres n’ont servi qu’à répandre le malheur, qu’à perpétuer les haines, et à polluer l’environnement.

Références :
A Multitemporal Snapshot of Greenhouse Gas Emissions from the Israel-Gaza Conflict
Après un an de guerre en Ukraine, une économie de la résilience
Cinq éléments qui influenceront la guerre en Ukraine en 2024
COP27 : le fret maritime est l’un des plus grands émetteurs de CO2, et il tarde à changer de cap
‘Elephant in the room’: The US military’s devastating carbon footprint
Emissions from Israel’s war in Gaza have ‘immense’ effect on climate catastrophe
Impact climatique du transport aérien
Interventions militaires des États-Unis dans le monde
Léger rebond des GES au Québec en 2021 par rapport à l’année précédente
L’énorme coût environnemental de la guerre en Ukraine
L’impact de 100 jours de guerre entre Israël et le Hamas, en chiffres et en cartes
Liste des guerres du XXe siècle
The numbers that reveal the extent of the destruction in Gaza

Parus depuis :
‘We’ve lost some parts of nature for ever’: Ukraine war’s impact on environment – photo essay (2025-02-24)
Carbon footprint of Israel’s war on Gaza exceeds that of many entire countries (2025-05-30)
Trump’s $1tn for Pentagon to add huge planet-heating emissions, study shows (2025-07-17)
Clearing Gaza rubble could yield 90,000 tonnes of planet-heating emissions (2025-07-22)
75% cost cut: China unveils world’s first fixed-wing drone made of bamboo fibre (2026-03-04)
US and Israel’s war on Iran is a disaster for the environment, analysis shows (2026-03-21)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pouvoir d’achat : BRICS vs G7

Publié le 7 janvier 2024 | Temps de lecture : 0 minutes


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Réveillon du Jour de l’An au centre-ville

Publié le 4 janvier 2024 | Temps de lecture : 2 minutes


Avant-propos : Le ‘réveillon du Jour de l’An’ et le ‘réveillon de la Saint-Sylvestre’ sont synonymes.

Contrairement au réveillon de Noël qui a lieu la veille de Noël, le réveillon de la Saint-Sylvestre se déroule le soir même de la Saint-Sylvestre, soit le 31 décembre.

Pendant des siècles, sous l’influence de l’Église chrétienne de Rome, on prit l’habitude de nommer les jours, non pas en fonction de la date, mais selon le nom du saint auquel ce jour était dédié.

C’est ainsi que le 31 décembre était la Saint-Sylvestre en l’honneur de Sylvestre Ier (pape de 314 à 335).

D’habitude, je passe le réveillon du Jour de l’An à écouter les émissions humoristiques qui passent en revue les faits saillants de l’année écoulée en les parodiant.

Mais cette année, j’ai fait autrement.

Après avoir programmé l’enregistrement des émissions les plus populaires ce soir-là, je suis allé faire un tour au centre-ville pour en rapporter les images qui suivent.








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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif PanLeica 8-18mm (sans filtre)
1re photo : 1/60 sec. — F/3,0 — ISO 1600 — 9 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,9 — ISO 4000 — 9 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 8 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/3,3 — ISO 6400 — 11 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/3,1 — ISO 4000 — 10 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/3,4 — ISO 800 — 13 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/3,9 — ISO 5000 — 17 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vœux du Nouvel An

Publié le 1 janvier 2024 | Temps de lecture : 1 minute
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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre bleu FS KB20 + filtre FS VertX1a + filtre Lee No 354 (Special Steel Blue). Balance des blancs automatique. Police de caractères : Fournier MT Small Caps & Old Style.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Comment réduire la taille d’une photo sur un Macintosh ?

Publié le 29 décembre 2023 | Temps de lecture : 3 minutes

À partir des logiciels gratuits qui viennent avec un ordinateur d’Apple, comment peut-on réduire la taille d’une photo importée sur cet ordinateur ?
 

 
L’application Aperçu se trouve sur tous les ordinateurs Macintosh.
 

 
Sous le menu ‘Fichier’, choisissez l’item ‘Ouvrir…’.
 

 
Allez au répertoire où se trouve la photo dont vous voulez réduire la taille.

Vous noterez qu’à l’instant où vous cliquez sur le nom d’un fichier, votre ordinateur en donne un aperçu à droite. Et sous son nom, il vous en indique la taille (ici de 5,8 Mo).

Puis cliquez sur le bouton ‘Ouvrir’ situé près du coin inférieur droit de l’interface.
 

 
De retour dans l’application Aperçu, sous le menu ‘Outils’, choisissez l’item ‘Ajuster la taille…’
 

 
La version d’Aperçu sur mon vieil ordinateur présume que vous voulez réduire la taille ou la résolution d’une photo à des fins d’impression.

De nos jours, la majorité des photos numériques sont échangées sur l’internet. Donc, je présume que l’unité de mesure de la version actuelle d’Aperçu est le pixel.

Mais si Apple n’a pas modifié Aperçu depuis longtemps et que la version que vous utilisez fonctionne comme la mienne, vous devrez changer l’unité de mesure.
 

 
Pour ce faire, cliquez sur le bouton à droite de l’unité de mesure, et choisissez ‘pixels’.
 

 
Aussitôt, Aperçu vous indique les dimensions de votre photo numérique en pixels.

Puisque, la boite ‘Échelle proportionnelle’ est cochée, cela signifie que si vous modifiez une de ses dimensions (la largeur, par exemple), la hauteur sera automatiquement modifiée proportionnellement, de manière à me pas déformer l’image.
 

 
Dans l’exemple que nous utilisons ici, si on réduit la largeur de la photo à 1600 pixels, Aperçu nous indique au bas de l’écran que la taille du fichier passe de 5,8 Mo à seulement 610 Ko. C’est une réduction d’environ 90 %.
 

 
Puisqu’il est recommandé de toujours conserver la version originale d’une photo numérique, il faudra sauvegardez la copie de moindre taille sous un autre nom.

Sous le menu ‘Fichier’, choisissez l’item ‘Sauvegarder sous…’ (et non ‘Sauvegarder’) afin d’attribuer un autre nom à cette copie.

Cette version réduite sera celle que vous expédierez par courriel à des parents ou des amis.

Parmi vos destinataires, s’il se trouve des personnes qui habitent dans des coins du monde où les communications internet sont lentes ou couteuses, elles seront sensibles à votre délicatesse à leur égard…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les périls du temps des Fêtes

Publié le 26 décembre 2023 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Nous vivons à une époque dangereuse. Parmi tous ces dangers, il y a les guerres, les cancers, les pandémies, les accidents de la route, la crise du logement, la noyade démographique, et j’en passe.

Mais voilà que nous traversons précisément le moment le plus dangereux de tous : le temps des Fêtes.

Peuplée de trente-mille habitants, la ville belge d’Audenarde est située en Flandre. Il y a quelques jours, à son marché de Noël, un conifère richement décoré, haut de 20 mètres, est tombé sur la foule, tuant une femme et blessant deux autres personnes.

Selon la Société royale pour la prévention des accidents, environ mille Britanniques sont blessés annuellement en tombant de l’escabeau utilisé pour décorer ou retirer la décoration de leur arbre de Noël.

À cela s’ajoutent les blessures mineures (surtout des brulures et des chocs électriques) infligées par la manipulation d’ampoules décoratives. Et c’est sans compter les 26 personnes, toujours en Grande-Bretagne, qui sont électrocutées en arrosant leur arbre de Noël sans avoir pris la précaution de l’éteindre.

Que seraient les festivités du Premier de l’an sans champagne ou sans vin mousseux ? Depuis des décennies, les journaux médicaux rapportent des cas de traumatisme oculaire sévère causé par l’impact d’un bouchon de champagne. Ces traumatismes vont de la cécité permanente à une luxation du cristallin, en passant par une déchirure de la rétine.

Évidemment, en préparant le réveillon, des gens se brulent (en versant des sauces chaudes) ou se blessent (en coupant des aliments).

Entre 1997 et 2015, le National Electronic Injury Surveillance System des États-Unis a rapporté 22 224 cas d’enfants hospitalisés pour avoir ingéré des babioles ou de petits jouets offerts à Noël.

De plus, on sait que la fréquence des crises cardiaques augmente durant le temps des Fêtes.

Mais le moins connu de ces risques est la fracture pénienne.

Indépendant du squelette, le baculum est un os qui traverse l’organe masculin de certains mammifères. C’est le cas chez la plupart des primates, mais pas chez l’homme. Alors chez ce dernier, comment peut-on provoquer une fracture du pénis ?

Même si on l’appelle ‘fracture’, il s’agit en réalité d’un déchirement de l’enveloppe fibreuse qui gaine les tissus érectiles de l’homme. Normalement résistante et très élastique, cette enveloppe s’amincit lors de l’érection et devient sujette à un déchirement en cas de courbure excessive.

Le mensuel BJU International (autrefois connu sous le nom de British Journal of Urology) publie ce mois-ci une étude munichoise réalisée chez les hommes hospitalisés en raison d’une facture de la verge.

Sur les 3 421 cas survenus entre 2005 et 2021, quarante l’ont été au cours de la période qui s’étend du 24 au 26 décembre inclusivement.

Ces trois jours représentent 0,8 % du calendrier. Mais ils comptent pour 1,2 % des cas. Ce qui signifie que le risque d’une telle fracture augmente de 43 % à Noël, particulièrement, selon l’étude, si ce jour tombe un samedi.

Le plus déterminante est toutefois la position adoptée par les partenaires.

Ceci étant dit, précisons que le péril des retrouvailles, de même que les dangers de notre époque, sont peu de chose comparés aux joies que procure le temps des Fêtes.

Références :
Baculum
Le bouchon de champagne, cause fréquente de lésion oculaire pendant les fêtes
Les fractures du pénis seraient plus fréquentes les jours de Noël
Penile fractures: the price of a merry Christmas
Risk of penile fractures rises at Christmas, doctors find
Woman killed by falling Christmas tree in Belgian market square

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| Science, Sexualité | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Meilleurs vœux de Montréal

Publié le 24 décembre 2023 | Temps de lecture : 1 minute
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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre bleu FS KB20 + filtre FS VertX1a + filtre Lee No 354 (Special Steel Blue). Balance des blancs automatique. Police de caractères : Anson OpenType.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La couleur saisonnière des yeux de caribou

Publié le 22 décembre 2023 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Le caribou

Ce qu’on appelle ‘caribou’ au Québec s’appelle renne d’Amérique en Europe. On lui donne ce nom pour le distinguer du renne d’Europe. En réalité, les deux appartiennent à la même espèce animale (Rangifer tarandus).

Le caribou est la seule espèce de cervidé dont les bois sont portés par les deux sexes, alors qu’ils sont réservés aux mâles chez les cerfs, les chevreuils, les orignaux, etc.

Autre distinction : parmi les ruminants, le caribou est le seul dont la diète est composée principalement de lichens.

Son lichen préféré est le Cladonia rangiferina (ci-contre), surnommé le ‘lichen des caribous’ (ou ‘lichen des rennes’). Celui-ci forme de grands tapis blanchâtres qui sont faciles à distinguer l’été.

Mais l’hiver, comment les caribous font-ils pour distinguer ce lichen blanc ?

Le tapis clair

Sur les photos de famille prises au flash, il arrive fréquemment que des personnes aient les yeux rouges. Ce phénomène est causé par la réflexion de la lumière vive sur le tissu richement vascularisé qui est situé derrière la rétine transparente.

Contrairement à l’humain, un grand nombre de mammifères ont plutôt, immédiatement derrière leur rétine, une couche de tissus extrêmement réfléchissante qui tapisse le fond de l’œil et qu’on appelle le ‘tapis clair’ (Tapidum lucidum).

Il donne ces yeux brillants à la faune éclairée la nuit par des phares d’auto.

En réfléchissant vers l’avant la lumière reçue, cette dernière effectue une deuxième traversée de la rétine. Ce qui double ses chances de stimuler les photorécepteurs rétiniens. En somme, c’est comme recevoir deux fois plus de lumière.

Chez les mammifères diurnes, la cornée et le cristallin bloquent une bonne partie de l’ultraviolet afin de protéger la vue. Chez le caribou, au contraire, ils la laissent passer à 60 %.

Mais n’y a-t-il pas un danger à cela ?


 
De loin, tous les caribous ont les yeux noirs. Mais lorsqu’on les observe de près, ils ont des reflets dorés l’été et bleu vif l’hiver.

Le caribou est en effet le seul mammifère dont le tapis clair change de couleur selon la saison.

La nuit polaire

Dans les régions les plus septentrionales du globe, de septembre à avril, le soleil descend peu à peu sous la ligne d’horizon. Ce qui donne naissance à la nuit polaire.


 
Éclairée de biais par le soleil, l’atmosphère arctique irradie vers le sol principalement de la lumière bleue, de même que l’ultraviolet (représenté en noir dans le graphique ci-dessus).

Puisque cette pénombre s’installe progressivement, nos yeux à nous s’habituent lentement à cet éclairage bleuté. Tout comme le caribou.

Mais alors que la neige réfléchit la totalité de la lumière reçue, le lichen des caribous absorbe totalement l’ultraviolet. On présume que c’est également le cas de la lumière bleue.

Si cela est exact, cela entraine que la seule lumière réfléchie par les lichens des caribous, ce sont les faibles rayons lumineux qui correspondent aux couleurs de la partie du spectre solaire représenté à droite dans le graphique ci-dessus.

En d’autres mots, aux yeux de cet animal, le lichen des caribous est de couleur orange brulé sur fond de neige pâle. Donc facile à distinguer… pour un caribou affamé.

Conclusion

Dans l’évolution des espèces, le caribou a développé des aptitudes uniques afin de s’adapter à un climat extrême.

La plus importante de ses aptitudes est celle qui lui permet de voir le lichen des caribous pâle sur un sol généralement foncé l’été, et l’inverse (foncé sur fond pâle) l’hiver.

Puisque ce n’est pas tous les lichens qui possèdent la propriété d’absorber l’ultraviolet (et la lumière bleue), une question demeure : est-ce que le lichen des caribous est leur préféré parce qu’ils en aiment de gout, ou le mangent-ils plus que les autres parce c’est celui-là qu’ils trouvent le plus facilement tout au cours de l’année ?

Références :
Cladonia rangiferina
Reindeer and the quest for Scottish enlichenment
Reindeer eyes seasonally adapt to ozone-blue Arctic twilight by tuning a photonic tapetum lucidum
Tapetum lucidum

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Écrit par Jean-Pierre Martel