Publié le 7 janvier 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Près de l’extrémité occidentale de la rue de Nankin, se trouve le parc Jing’an.
Ce parc se compose d’une partie d’accès libre, et d’une autre partie qu’on ne peut visiter qu’après avoir payé un droit d’admission : cette dernière, beaucoup plus photogénique, est moins fréquentée.
C’est dans cette dernière partie que fut prises les photos ci-dessus, à l’aide d’un appareil photo infrarouge.
Détails techniques : Canon Powershot G6 modifié pour faire de la photographie infrarouge — 1/400 sec. — F/2,0 — ISO 50 — 7,2 mm
Publié le 5 janvier 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
D’après un document daté du 7 décembre 2010 et rendu public aujourd’hui dans La Presse, on apprend que sur trente et un puits de gaz de schiste inspectés par le Ministère des ressources naturelles, dix-neuf sont sujets à des fuites.
Compagnies
Puits défectueux
Taux de défectuosité
Talisman Energy
11/11
100 %
Gastem
2/2
100 %
Canbriam Energy
4/6
66 %
Questerre Energy
1/1 ou 1/2
50 ou 100 %
Canadian Forest Oil
1/1 ou 1/2
50 ou 100 %
Junex
0/9
0 %
TOTAL
19/31
61%
Aucun des neuf puits de Junex inspectés par le ministère ne présente de fuites. Toutefois, les bassins de rétention de trois d’entre eux étaient défectueux.
Au total, seuls six des 31 puits inspectés ne présentaient aucun problème apparent.
Je peux comprendre facilement que de vieilles installations industrielles puissent être délabrées. Mais comment peut-on justifier qu’une industrie neuve, à la fine pointe de la technologie, puisse s’être dotée d’installations déficientes ? De plus, selon son importance, toute fuite de gaz naturel représente un risque d’incendie ou d’explosion.
De plus, ces fuites ne sont que la pointe de l’iceberg. Avec seulement trois inspecteurs pour surveiller l’ensemble de l’industrie minière, il est douteux que le Ministère ait remué ciel et terre pour trouver ces fuites : ce sont très certainement des fuites en surface.
Si on avait cherché les déficiences plus profondes, celles susceptibles de contaminer les nappes phréatiques, qu’aurait-on trouvé ?
Publié le 3 janvier 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
Le cloisonné est une technique qui consiste à créer des cloisons à l’aide de minces bandelettes métalliques soudées sur un support, souvent métallique lui aussi.
La vidéo ci-dessus illustre ce procédé.
En suivant scrupuleusement un patron devant elle, une employée plie d’abord des bandelettes de métal de manière à créer des motifs décoratifs. Ceux-ci ressemblent aux découpoirs utilisés en pâtisserie.
Une fois pliées, les bandelettes sont ensuite martelées perpendiculairement à la surface d’un objet. Elles deviennent alors des cloisons délimitant des zones à combler. Il est à noter que le terme « cloison » désigne autant les cloisons de métal que les zones qu’elles délimitent.
La couleur est appliquée à l’aide de pipettes de verre; celles-ci sont remplies d’une laque transparente dans laquelle sont suspendues des fragments de pierres précieuses, d’émaux ou de verre coloré.
Après la cuisson, l’objet est poli à la pierre ponce sous un filet d’eau.
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Autrefois, de manière générale, chaque cloison était monochrome et sa couleur contrastait avec celle des cloisons voisines. Lorsque les émaux d’une cloison avaient réussi à s’infiltrer accidentellement dans une cloison adjacente, on considérait l’objet de moindre qualité.
Depuis le milieu du XIXe siècle, on a créé beaucoup plus fréquemment des objets dont certaines cloisons reçoivent des émaux de deux couleurs ou de deux teintes différentes, de manière à créer un dégradé.
Autrefois primitive, la technique du dégradé atteint de nos jours une maitrise inégalée.
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Ci-dessus, à gauche, une œuvre réalisée selon la technique du cloisonné. En haut à gauche de cette photo, un rectangle rouge a été ajouté afin de montrer la zone — large de trois centimètres — agrandie à droite.
Le gros plan permet de voir les fragments de pierre qui colorent l’objet. Contrairement à ce que suggère cet agrandissement, l’œuvre est parfaitement lisse au toucher ; en effet, une couche transparente de laque recouvre toutes les cloisons dorées.
Publié le 1 janvier 2011 | Temps de lecture : 4 minutes
Hier soir, un de mes amis m’a fait parvenir l’hyperlien de cette vidéo de la BBC. Ce qui m’a frappé, c’est le gouffre entre l’excellence du graphisme et la superficialité du commentaire. Habituellement, Hans Rosling est un très bon conférencier : dans ce cas-ci, son propos ne rend pas justice à la qualité habituelle de ce qu’il fait.
Il s’agit ici d’une perspective purement économique ; en effet, on suggère une relation directe entre la richesse des peuples et leur espérance de vie. Le graphique est conçu de manière à mettre en valeur une telle relation, avec le revenu en abscisse et l’espérance de vie en ordonnée. L’animation montre l’évolution à ce sujet depuis deux siècles.
On pourrait conclure que les gouvernements, au lieu de mettre sur pied de coûteux régimes d’assurance-maladie, devraient se limiter à l’amélioration de la croissance économique et à la redistribution de la richesse puisque leurs citoyens se porteront mieux du simple fait de l’amélioration de leur niveau de vie.
Il n’y a pas de doute que la richesse permet de lever les barrières économique à l’accessibilité aux soins de santé. Mais l’espérance de vie de l’Humanité est demeurée stable, autour de 35 ans, pendant des siècles et s’est accrue de manière spectaculaire depuis 150 ans principalement grâce à trois facteurs successifs : l’hygiène publique, la vaccination et enfin la découverte des antibiotiques et accessoirement des médicaments modernes.
En somme, contrairement à ce que suggère Hans Rosling, l’amélioration de l’espérance de vie s’est produite en dépit de l’industrialisation et non à cause d’elle. On aurait bien tort de croire que la suie qui a noirci les maisons et les poumons de Londres ou de Glasgow leur a été bénéfique. On vit donc plus longtemps grâce à la révolution scientifique des XIXe et XXe siècles plutôt que la révolution industrielle des XVIIIe et XIXe.
Voyez comment on insiste sur les « poor and sick » de 1948 comme la Chine, l’Inde, et le Pakistan alors qu’ils ont à peu près la même espérance de vie que l’Iran, dix fois plus riche qu’eux. Peut-on supposer que la redistribution de la richesse (probablement déficiente à l’époque en Iran) constitue un facteur important dans l’analyse de ces résultats ? Pourtant il n’en sera jamais question dans cette vidéo.
Entre 1948 et maintenant, on peut voir que des pays en voie de développement rattrapent les pays occidentaux quant à l’espérance de vie alors que leur prospérité est encore bien inférieure à la nôtre. Note : Rappelons que l’abscisse est en échelle logarithmique, ce qui atténue les différences économiques.
À l’aide de l’outil GapMinder, on peut voir que la richesse ne procure pas d’avantage au peuple américain en matière d’espérance de vie lorsqu’on compare leur pays à Cuba. De plus, l’amélioration notable de l’espérance de vie en Chine sous Mao Zedong s’est effectuée malgré une croissance économique médiocre, alors que depuis son décès, c’est le contraire; les progrès économiques remarquables de la Chine s’accompagnent d’une amélioration légère de l’espérance de vie.
En somme, on a affaire à un excellent travail de visualisation, accompagné d’un propos simpliste et trompeur.
Publié le 28 décembre 2010 | Temps de lecture : 2 minutes
Présentée l’hiver dernier à la Place des festivals, l’installation lumineuse Champ de pixels a déménagé cette année à la Place Émilie-Gamelin, à la sortie Berri-UQUAM du métro de Montréal.
L’installation est formée de plusieurs centaines de sources lumineuses DEL logées à l’intérieur de récipients de plastique en forme de corbeille à papier qui en diffusent la lumière. Chacune d’elles est dotée d’un détecteur de mouvement qui, lorsque déclenché, modifie la lumière du rouge au blanc pendant trois secondes.
La consommation quotidienne d’énergie de chaque ampoule est d’environ un watt : conséquemment, la dépense énergétique de l’installation n’est que de 400 watts par jour, soit moins que la consommation électrique du sapin de Noël de la Place Ville-Marie.
Cette année, Champ de pixels s’est doté d’un volet participatif. En effet, les visiteurs sont invités à pédaler sur l’un des cinq vélos Bixi mis à leur disposition et qui servent de dynamos aux lumières; en effet, pédaler pendant dix minutes permet aux lumières de la section qui dépend de ce vélo, d’accumuler de l’énergie pendant le double du temps.
Champ de pixels est une création d’Érick Villeneuve (de Novalux) et de Jean Beaudoin (d’Intégral) : elle sera visible jusqu’au 9 février 2011.
Publié le 23 décembre 2010 | Temps de lecture : 2 minutes
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Depuis mon retour de vacances, je traite les photos que j’ai prises cet automne à Shanghai. Cependant, trois ou quatre milles photos, c’est long. J’en fais environ vingt-cinq quand j’ai congé : cinq à huit, le soir, au retour du travail, en écoutant les films enregistrés durant mon absence sur mon terminal Illico. Certains jours, rien du tout. Bref, j’en ai pour des mois.
À chaque fois, je revis mes vacances. Mon écran d’ordinateur devient une fenêtre au travers de laquelle, des instants figés de mes vacances réapparaissent.
Avant-hier, je suis tombé sur celle-ci. Ce fut le coup de foudre. Aussitôt, j’en ai fait mon fond d’écran sur mon Mac. Et comme je ne m’en lasse pas, j’ai décidé de la partager avec vous qui visitez ce blogue.
La photo a été prise dans le plus extraordinaire jardin que j’ai visité en Chine, soit les jardins Yu, situés dans le quartier de la Vieille ville de Shanghai. J’aurai l’occasion de vous en reparler une autre fois.
Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 125 — 14mm
Note : Pour voir le diaporama duquel cette photo est extraite, cliquez sur ceci.
Publié le 21 décembre 2010 | Temps de lecture : 2 minutes
Depuis 1997, chaque citoyen du Québec doit être protégé par une assurance-médicaments. Celle-ci peut être privée ou publique.
Plusieurs compagnies d’assurance offrent des polices à ce sujet. Toutefois, ce sont toujours des plans collectifs, offerts par à l’ensemble des employés d’une même entreprise.
L’État se charge donc des autres, soit la grande majorité de la population québécoise. Mais cette prise en charge ne se fait pas automatiquement ; il faut s’inscrire.
Ceux qui négligent de le faire paient quand même la prime lors de la production de leur rapport d’impôt. En effet, une ligne du rapport demande le numéro de la police d’assurance privée. Ceux qui répondent n’importe quoi ou ceux qui ne répondent rien doivent alors payer une somme équivalente à la prime annuelle de l’assurance gouvernementale (plus de $500).
Mais le paiement de cette somme n’est pas une inscription au plan gouvernement ; c’est une pénalité pour ne pas s’être inscrit. En d’autres mots, ces personnes paient sans pouvoir bénéficier des avantages de l’assurance.
Depuis peu, l’inscription peut se faire en ligne. Pour ce faire, il suffit d’avoir en main sa carte d’assurance maladie (sa « carte-soleil ») et de cliquer ici.
Détails techniques : Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm F/1,7 — 1/320 sec. — F/1,7 — ISO 160 — 20 mm
Publié le 20 décembre 2010 | Temps de lecture : 1 minute
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Tous les jours entre 16 heures et minuit depuis le 15 décembre et ce, jusqu’au 27 février 2011, la Place des festivals de Montréal présente l’installation lumineuse Sphères polaires.
Créée par Bernard Duguay et Pierre Gagnon, de Lucion Média, l’œuvre est composée de vingt-cinq sphères en vinyle de trois à dix mètres de diamètre qui explorent trois thèmes : jeux d’hiver, lumières d’hiver et l’hiver urbain.
Certaines sphères génèrent des projections en fonction des mouvements des participants (captés par des détecteurs de mouvements).
Depuis quelques jours, l’environnement de la Place des Arts et du Musée d’art contemporain s’est donc transformé en un nouveau territoire magique et féerique pour le plus grand plaisir des enfants.