L’ABC des bactéries d’origine intestinale retrouvées dans nos fruits et légumes

Publié le 9 avril 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

Le 30 mars dernier, le réseau anglais de Radio-Canada révélait la présence de bactéries intestinales non-pathogènes dans des pousses de luzerne et d’autres légumes crus. Le journaliste de la CBC s’en étonnait.

Il faut savoir ce qu’on veut. Veut-on que les agriculteurs utilisent des engrais chimiques ou des engrais naturels ? Parce que s’ils utilisent des engrais naturels, cela s’appelle du fumier. Et du fumier, ce sont des matières fécales d’animaux. Il est donc normal qu’un légume qui pousse en terre puisse avoir à sa surface des bactéries non-pathogènes d’origine intestinale. Ce qui est moins normal, c’est de trouver de telles bactéries dans des légumes cultivés par hydroponie, comme c’est le cas des pousses de luzerne.

Ce qui n’est pas normal non plus, ce sont les bactéries pathogènes d’origine humaine, comme c’est le cas de ces souches d’Escherichia coli, retrouvées dans des noix écaillées en provenance des Etats-Unis. Comment peut-on expliquer une telle contamination ?

Il est fréquent aux États-Unis d’engager des travailleurs saisonniers étrangers, parfois entrés illégalement dans ce pays. Ceux-ci reçoivent des salaires de famine. On les entasse dans des baraques qui sont les seuls endroits sur la plantation dotés de toilettes.

Quand le travailleur doit déféquer, il le fait sur place dans le champ — les toilettes étant trop éloignées — et il s’essuie avec ce qu’il peut.

Dans des cas exceptionnels, il aura droit à des gels alcoolisés. Ceux-ci sont essentiellement des égalisateurs de crasse dont la réputation antibactérienne est très, très, très surfaite.

Dans le cas des noix écaillées, je serais très surpris qu’on les écaille à la main. Ce sont probablement des machines qui font ce travail. Toutefois, lorsque les noix entières sont contaminées, elles contaminent les machines écailleuses qui contaminent à leur tour les noix.

Il faut savoir également que dans certains pays en voie de développement, des matières fécales humaines sont utilisées comme engrais. Il n’est donc pas étonnant que des bactéries pathogènes se retrouvent dans certains fruits et légumes importés.

Alors que faire ? Lorsque des aliments sont cuits, la cuisson tue ces microbes. Autrement, on peut éplucher ou laver les légumes. Sinon…

Références :
C. difficile et les égalisateurs de crasse
High bacteria levels in bean sprouts: CBC probe
Noix de Grenoble contaminées à l’E. coli : un mort

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Temple Quanfu de Zhouzhuang

Publié le 7 avril 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Le Temple Quanfu est un immense complexe bouddhiste. Il est constitué principalement de quatre grands pavillons en ligne droite traversant un vaste plan d’eau peuplé de poissons rouges.

Le Temple abrite 21 statues dorées de Bouddha ainsi qu’une représentation en bronze haute de cinq mètres (photo ci-dessus).

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 23 mm
2e photo  : Capture d’écran de la vidéo relative à Zhouzhuang
3e photo  : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 17 mm

Cliquez ici pour voir la vidéo de laquelle ces photos sont extraites.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’affaire Cantat : quand trop est assez

Publié le 5 avril 2011 | Temps de lecture : 5 minutes

Préambule

Bertrand Cantat est l’ex-leader de « Noir désir », un groupe rock aujourd’hui dissout. En juillet 2003, à Vilnius, en Europe de l’Est, Cantat a battu à mort sa conjointe — l’actrice Marie Trintignant — au cours d’une violente dispute.

Pendant son incarcération en Lituanie, plus précisément dans la nuit du 10 au 11 septembre 2003, la maison familiale du chanteur à Moustey a été incendiée.

Entre le meurtre de Trintignant et la dissolution du groupe en novembre dernier, les autres membres de Noir désir ont reçu d’innombrables menaces de mort, eux qui pourtant sont totalement étrangers au décès de Mme Trintignant.

En absence du chanteur emprisonné, la famille de Cantat vivait protégée par des agents de sécurité payés par la maison de disque Universal.

Krisztina Rády, son ex-femme et la mère de ses deux enfants, s’est suicidée chez elle à Bordeaux, le 10 janvier 2010. Elle avait soutenu Cantat lors du procès relatif à l’homicide de Marie Trintignant.

Condamné à huit ans d’emprisonnement, Cantat est finalement libéré le 29 juillet 2010.

Le dramaturge Wajdi Mouawad, ami de Cantat, lui a offert de créer live les chœurs du spectacle « Le Cycle des femmes » qui sera créé en juin à Athènes, repris le mois suivant à Avignon, pour enfin prendre l’affiche à Ottawa, et finalement au TNM en mai 2012. Cette annonce ne semble pas avoir créé de vague en Grèce, ni en France, mais a soulevé une violente controverse au Québec.

La controverse

Avant d’aborder cette question, soyons clair ; dans toute cette affaire, il y a plusieurs victimes mais la principale est Marie Trintignant.

Ce qui est moins clair, c’est ce que veulent exactement ceux qui s’indignent de la venue de Bertrand Cantat au Québec. Oui, je sais, ils voudraient que le TNM congédie Cantat de ce spectacle. Mais est-ce suffisant ?

Les protestataires, seraient-ils satisfaits d’apprendre que Cantat a été limogé de cette production du TNM mais pour être embauché dans celle suivante ? Évidemment pas ; ce serait de la provocation si ce n’est pas carrément rire d’eux.

Voudraient-ils voir Cantat être embauché par une autre compagnie théâtrale ? Non, cela ne ferait que déplacer « le problème ». Et si Cantat prenait l’affiche d’une salle de spectacle, serait-ce satisfaisant ? Non, ce serait inacceptable.

Devrait-il changer de métier ? Voilà une bonne idée. Mais imaginez que le livreur de pizza qui sonne à votre porte soit un assassin ? Qui aimerait que ses enfants fréquentent une école où le laveur de plancher a tué une femme ? Etc., etc.

En somme, les justiciers croient que Cantat n’a pas suffisamment payé pour son crime et qu’ils ont le devoir de faire en sorte qu’on lui impose une punition extra-judiciaire pour le meurtre de Mme Trintignant.

Ce n’est pas mon avis, mais je reconnais que c’est un point de vue défendable. En effet, beaucoup de personnes croient que le pouvoir judiciaire est trop sensible aux droits des détenus et pas suffisamment préoccupé par le sort des victimes.

Alors supposons que Cantat s’en est bien tiré et que son crime aurait mérité un châtiment plus sévère. Doit-on faire en sorte que Cantat ne puisse plus jamais gagner sa vie honorablement et — parlons franchement — qu’il soit acculé au suicide ?

Parmi les justiciers, la majorité se sentiraient probablement inconfortables à l’idée d’avoir participé à une campagne haineuse ayant eu pour résultat le suicide du chanteur.

Alors que veut-on exactement ? Un boycott populaire ? Oui, mais pendant combien de temps ? Si on effectuait un sondage parmi les protestataires, on en arriverait probablement à une punition extra-judiciaire dont la durée varierait autant qu’il y aurait de répondants au sondage.

En d’autres mots, chacun a sa petite idée en tête. Si bien que si on devait chercher un consensus, on en arriverait, après d’interminables débats, à la conclusion que le système judicaire, aussi imparfait soit-il, est le reflet de notre propre imperfection et que toute punition supplémentaire imposée à Cantat ne ramènerait pas en vie Marie Trintignant.

Sans vouloir minimiser le drame vécu par la famille Trintignant, a-t-on pensé à ce qu’ont vécu les enfants de Cantat ? Méritaient-ils le suicide de leur mère et l’emprisonnement de leur père pendant presque toute leur enfance ? Aujourd’hui, qui paie pour les nourrir, les habiller, les loger et les instruire ? Est-on bien certain qu’en punissant Cantat, il n’y a pas de victimes collatérales ?

Autrefois, les aventuriers recherchés en Europe pouvaient refaire leur vie à l’autre bout du monde. Avec la mondialisation, il ne reste plus d’endroits secrets où les êtres ostracisés — même à juste titre — ont une dernière chance d’accomplir quelque chose de positif autour d’eux.

Références :
Bègles. Sécurité maximale pour le retour de Bertrand Cantat sur scène
Bertrand Cantat
Bertrand Cantat

Complément de lecture :
Cantat, après coup (2012-05-09)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Palais Zhang à Zhouzhuang

Publié le 4 avril 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Le Palais Zhang, situé dans la vieille ville de Zhouzhuang, a été construit vers 1436—1449. Il compte six cours intérieures, 70 pièces et un plan d’eau où s’ébattaient des canards au moment de ma visite. Le tout occupe une surface de 1,800 m².

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/60 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm
2e photo  : 1/30 sec. — F/3,9 — ISO 125 — 18 mm
3e photo  : 1/15 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 18 mm

Cliquez ici pour voir la vidéo de laquelle ces photos sont extraites.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Campanola « Grande complication »

Publié le 3 avril 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
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Dans la collection Campanola, l’horloger Citizen offre des montres haut-de-gamme fabriquées à la main. Limitée à 999 exemplaires, chaque modèle est destiné exclusivement au marché japonais. Un des ces modèles est la Grande complication laquée rouge.

Elle se décline en deux versions. Exception à la règle, une de ces deux versions est destinée au marché américain. C’est celle avec des chiffres arabes. La version avec des chiffres romains, illustrée ci-dessus, est la plus recherchée par les collectionneurs. On ne peut l’obtenir qu’au Japon (ou de quelqu’un qui vend la montre qu’il a achetée dans ce pays).

Description

À 12 heures, un cadran illustre les phases de la lune. Sur la plupart des montres ordinaires possédant un tel cadran, celui-ci ne fait qu’indiquer — à l’aide d’un soleil ou d’une lune — s’il fait jour ou nuit. Il faut être bien confus pour avoir besoin d’une telle précision…

Sur la Grande complication, il s’agit d’un véritable calendrier lunaire. Une lune couchée à gauche indique un premier croissant. Une lune bien centrée indique la pleine lune. Une lune couché à droite indique le dernier croissant. La nouvelle lune — qui n’est pas éclairée par le soleil — est représentée in absentia par des étoiles dorées.

À 3 heures un cadran à double fonction indique l’heure militaire (c’est-à-dire la journée divisée en 24 heures) et sert de trotteuse (c’est-à-dire qu’elle indique les secondes) : en effet, la grande aiguille qui pointe ici vers le haut sert au chronographe et conséquemment, est normalement immobile.

À 6 heures, le cadran à double fonction indique le nom du mois et l’année bissextile.

À 9 heures, un dernier cadran à double fonction indique le jour de la semaine et la date.

Une finition artisanale

L’intérêt de cette montre vient non seulement de sa complexité mécanique, mais également de sa finition effectuée selon des techniques vieilles de 400 ans.

La laque bourgogne — cette couleur se nomme « kokiake » en japonais — est appliquée par un artisan nommé Tetsuo Gido (photo ci-dessous). Né en 1948, celui-ci possède un atelier dans la ville d’Aizu-Wakamatsu. Il est le seul à créer la finition des Campanola Grande complication « kokiake ».

La laque utilisée est extrêmement allergène : Gido y est maintenant désensibilisé. Il l’applique par de légers tamponnements des doigts. Ce travail s’effectue idéalement lorsque l’humidité ambiante est de 55%. Par temps sec, aucun cadran de Grande complication n’est produit.

La laque sèche ensuite pendant 24 heures dans une pièce en bois dont la température est maintenue à 20 degrés Celsius et dont le taux d’humidité est de 80%.

Finalement la laque est polie avec les doigts. Traditionnellement, ce polissage s’effectuait à l’aide de poudre de bois de cervidés. De nos jours, on utilise de l’oxyde de titane.

Puisque la laque renferme de la poudre d’or — dont le scintillement n’est visible à l’oeil nu que si la montre est éclairée directement par le soleil ou exposée à une source lumineuse intense — le polissage est relativement abrasif. Si bien que Gido n’a plus d’empreintes digitales, le bout de ses doigts étant devenus lisses par l’érosion.

© 2002 — Citizen Watch Corporation

Référence : La collection Campanola

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La déchéance de Dr Quichotte

Publié le 2 avril 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

À moins que sa condamnation ne soit cassée en appel (ce qui est très improbable), Pierre Mailloux — surnommé Docteur Mailloux — ne pourra plus exercer la profession de psychiatre pour les deux prochaines années.

Ce personnage m’a toujours fasciné. D’abord pour son franc parler. À la radio, le Doc Mailloux entretenait une relation paternaliste avec ses patients, osant leur dire publiquement ses quatre vérités comme probablement aucun autre « psy » n’oserait le faire.

Habitué de faire face à l’adversité, l’ex-psychiatre Mailloux s’est entêté à pratiquer de manière « déviante » en prescrivant des doses élevées de médicaments, des doses qui ont déjà été à la mode il y a quelques années mais qui sont aujourd’hui jugées imprudentes aux yeux de la majorité de ses collègues, et surtout aux yeux de sa Corporation professionnelle.

J’ai développé pour Pierre Mailloux une profonde antipathie depuis le jour où celui-ci a prétendu, en tant que professionnel, qu’il était prouvé que les Noirs étaient moins intelligents que les Blancs.

Dans une lettre adressée en octobre 2005 à l’animateur Guy-A. Lepage, j’ai eu l’occasion de donner mon opinion à ce sujet. Je profite de la déchéance de M. Mailloux pour répéter mon opinion à ce sujet parce je crois que la lutte contre les préjugés et le racisme est un combat perpétuel.

La théorie selon laquelle l’esclavage aurait sélectionné des Noirs forts mais abrutis est une théorie séduisante mais qui ne repose sur aucun fondement scientifique.

En effet, les « études » prouvant la supériorité aryenne n’ont pas plus de valeur que celles concluant que la taille moyenne plus petite du cerveau des femmes prouve quoi que ce soit.

Les publications tendant à prouver l’infériorité des Noirs et des Indiens, sont propagées par la Droite américaine et servent de justification au racisme larvé toujours présent dans le « Jesus Land » où Blancs, Noirs et Indiens forment généralement des collectivités territorialement séparées.

On a tendance à croire que l’intelligence humaine est héréditaire : cela n’est pas prouvé. D’abord, précisons que les tests de Quotient intellectuel ne mesurent pas l’intelligence mais sont, strictement parlant, des indices de réussite scolaire.

Les études prouvent que, de manière générale, lorsque les deux parents ont des Indices de Réussite Scolaire (IRS) sous la moyenne, leurs enfants sont généralement eux-aussi sous cette moyenne, mais dans une moindre mesure. En d’autres mots, ils se rapprochent de cette moyenne.

À l’opposé, lorsque les deux parents dont les Indices de Réussite Scolaire (IRS) au-dessus de la moyenne, leur progéniture a généralement tendance à être au-dessus de la moyenne, mais dans une moindre mesure. Eux aussi se rapprochent donc de cette moyenne.

Appliqué aux collectivités, cela signifie concrètement qu’après quelques générations, tout déficit sans cause biochimique (c’est-à-dire non basé sur une maladie héréditaire) ou tout avantage aura disparu.

Voilà ce que prouve la science. Le Doc Mailloux s’est entêté à soutenir le contraire. Il recueille aujourd’hui ce qu’il a semé.

Parus depuis :
Le «Doc Mailloux» radié pour cinq ans (2012-10-20)
Pierre Mailloux frappe un mur en Cour supérieure (2013-05-30)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les cabochons du papillon-chouette

Publié le 1 avril 2011 | Temps de lecture : 1 minute
Caligo eurilochus (Papillon-chouette)

Vue de près, l’aile du papillon-chouete donne l’impression qu’elle est une peau de félin rehaussée de pierres polies.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Zuiko OM 50mm f/3,5 Macro — 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 50 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un palais urbain de la nature

Publié le 31 mars 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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Grâce à sa collection de 22,000 espèces et cultivars de plantes, le Jardin botanique de Montréal se classe parmi les plus importants et les plus beaux jardins botaniques du monde. L’avoir dans son quartier, c’est merveilleux.

Comment réussit-il à offrir à la vue des visiteurs autant de plantes fleuries ? Tout simplement parce que dès qu’une plante à fleur se fane, on la replace par une autre en floraison qui attendait son heure de gloire dans une autre serre fermée au public. De plus, on n’y voit jamais de plante rongée par des insectes ou la maladie.

Parce qu’entre nous, qui paierait un droit d’admission pour voir la même chose que ce qu’on peut voir gratuitement à la campagne ? C’est pourquoi les jardins botaniques mettent en scène une nature idéalisée, pour notre plus grand plaisir.

J’y suis retourné pour la troisième fois en deux semaines, entre autres pour faire l’essai d’un objectif dont je ne m’étais pas servi jusqu’ici. Sur une cinquantaine de photos, j’ai particulièrement apprécié les clairs-obscurs, les fleurs nouvelles et les arbres nains chinois (penjing et pensai). Voici trois exemples de ce que j’ai aimé.

Post-scriptum : Le Jardin botanique de Montréal est situé à l’intersection des rues Pie-IX et Sherbrooke (métro Pie-IX) et est ouvert du mardi au dimanche de 9h à 17h.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Tamron SP 90mm F/2,5 Macro
1re photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 90 mm
2e photo  : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 90 mm
3e photo  : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 90 mm

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| Botanique, Fleurs | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les superpiles québécoises : une autre occasion ratée

Publié le 30 mars 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

L’Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ) est une filiale d’Hydro-Québec. Depuis des années, cet institut travaille à la mise au point d’une superpile qui permettrait aux voitures électriques de rivaliser avec les voitures conventionnelles en terme d’autonomie et de performance.

En janvier dernier, l’IREQ annonçait la mise au point d’une pile lithium-fer-phosphate apte à conserver sa performance initiale en dépit d’une recharge à tous les jours pendant cinquante ans. De plus, cette pile se recharge à 80 % en quatre minutes, soit le temps de faire un plein d’essence.

Cette percée technologique importante — surtout en raison de la vitesse de la recharge — permettra d’utiliser ces piles autant qu’on le voudra dans des véhicules urbains de livraison, des autobus et des vélos électriques.

Les découvertes de l’IREQ ont fait l’objet d’une multitude de brevets. Cette protection légale est une occasion pour le gouvernement québécois d’imposer une « clause Québec » à toutes les entreprises qui voulaient tirer profit de ces technologies. En vertu de cette clause, les acheteurs de ces licences auraient pu être tenus d’installer une usine au Québec et d’y effectuer une partie de leur production.

Mais le gouvernement Charest en a décidé autrement. En vertu d’un scoop du journaliste Daniel Bordeleau de Radio-Canada, publié hier, on apprend que selon la ministre Nathalie Normandeau, il n’est pas question de forcer Hydro-Québec à inclure la « clause Québec » dans ses ventes de licence.

Alors que la voiture électrique s’annonce comme le mode de transport de l’avenir, le gouvernement Charest vient une fois de plus compromettre le développement économique du Québec en renonçant à une occasion extraordinaire de créer ici des milliers d’emplois qui auraient découlé des découvertes de nos chercheurs.

C’est à se demander si le gouvernement Charest possède une stratégie de développement industriel pour le Québec et si oui, sur quoi repose-t-elle ? S’agit-il de se croiser les bras en attendant qu’un industriel ait l’infinie bonté de nous faire l’honneur d’investir chez nous ? Comme des dizaines d’autres gouvernements avec lesquels nous sommes en compétition, s’agit-il offrir des subsides de plus en plus généreux ou d’offrir les réductions de taxes les plus importantes — en somme, faire la courbette la plus basse — alors qu’on possède une carte-maitresse dans notre jeu : la possibilité pour cet entrepreneur d’acquérir la technologie qui lui permettrait de fabriquer les piles les plus performantes au monde ?

Pour les grands industriels qui doivent planifier leurs investissements dans le développement des automobiles électriques et les voitures hybrides, de même que pour les entrepreneurs qui les approvisionneront en pièces et composants (dont les piles), les décisions se prennent maintenant. Pas dans dix ans. C’est maintenant que cela se discute et c’est de ces temps-ci que les grandes décisions se prennent.

En acceptant que ces investisseurs aient accès à la technologie québécoise en ne payant que de simples droits d’utilisation — sans aucun engagement de retombées économiques pour le Québec — le gouvernement Charest solde pour presque rien l’expertise de nos chercheurs comme il a bradé nos gaz de schiste pour des redevances insignifiantes.

Références :
Des brevets d’Hydro-Québec suscitent la controverse
L’IREQ met au point une batterie qui dure…50 ans

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| 2003-2012 (années Charest), Politique québécoise | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Bassin d’Apollon

Publié le 29 mars 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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Le Bassin d’Apollon est un plan d’eau situé dans l’axe principal des jardins du château de Versailles. Au milieu de ce bassin se trouve une fontaine créée par le sculpteur français d’origine italienne Jean-Baptiste Tuby (1635-1700).

Elle représente Apollon monté sur un char tiré par quatre chevaux entourés de quatre tritons et quatre poissons. Comme partout à Versailles, Apollon — dieu du soleil et protecteur des Arts — est une figure allégorique du Roi-soleil (c’est-à-dire de Louis XIV).

De nos jours, le système d’alimentation des fontaines de Versailles est le même que celui mis au point par les ingénieurs français du XVIIe siècle. Ce système — basé sur des réservoirs enfouis, des canalisations souterraines et des valves — fonctionne encore parfaitement près de quatre siècles plus tard.

En comparaison, les fontaines ambitieuses voulues au XVIIIe siècle à Potsdam par Frédéric le Grand pour rivaliser avec celles de Versailles, n’ont jamais bien fonctionné, à la grande honte du roi de Prusse.

À la Révolution, toutes les œuvres d’art du palais firent l’objet d’un encan pharaonique qui dura des semaines. Les fontaines échappèrent à la dispersions des biens de l’Ancien régime en raison de leur composition modeste : elles ne sont qu’en plomb doré.

De plus, à l’occasion des conflits armés qui suivirent la Révolution, leur plomb ne fut pas utilisé pour en faire des balles, contrairement à celui de vitraux originaux de la Basilique Saint-Denis.

Référence :
Jean-Baptiste Tuby

Détails techniques : Canon Powershot G6, objectif 7-29 mm — ISO 50 — 12,7 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel