Faut-il réparer Gentilly-2 ?

Publié le 23 avril 2011 | Temps de lecture : 4 minutes


Dix pays (en bleu) les plus dépendants de l’énergie nucléaire


 
Le Québec possède deux centrales nucléaires dont une seule en opération.

La première est Gentilly-1, mise en service en novembre 1970 en fermée dix ans plus tard. Victime d’une série de problèmes techniques, cette centrale n’a produit de l’électricité que pendant 183 jours.

La deuxième est Gentilly-2. Construite au coût de 1,5 milliard$, elle fut mise en service en 1983 et fonctionne toujours. Sa situation géographique — à proximité des centres de consommation de Montréal et de Québec — lui confère une importance particulière au sein du réseau électrique québécois, puisqu’elle permet de stabiliser la tension dans les lignes qui acheminent les grandes quantités d’énergie hydroélectrique produite dans les centrales du nord du Québec.

En 2009, l’électricité produite par la fission nucléaire ne constituait que 2,35 % de tous les approvisionnements d’Hydro-Québec. Alors que le coût moyen de production d’Hydro-Québec s’élevait à 2,14 cents par kilowatt-heure en 2010, un responsable de la division nucléaire d’Hydro-Québec affirmait en 2005 que le coût de production à la centrale de Gentilly-2 s’élevait à 6 cents le kilowatt-heure, soit d’avantage que le prix de vente au secteur industriel et à peine moins que le tarif résidentiel. En somme, Gentilly-2 n’est pas rentable.

Il est à noter que la France produit son énergie nucléaire à 0,0284 euro (3,9 cents) du kilowatt-heure. Donc ce qui est vrai pour le Québec ne l’est pas nécessairement pour ce pays.

En 2009, la dose de rejets atmosphériques de Gentilly-2 a été plus importante que par le passé. En 2010, le taux d’accidents de travail a dépassé les niveaux de 2006 à 2009. Toutefois, les évènements qualifiés de « rapportables » par Hydro-Québec sont restés stables depuis 2007.

De son côté, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a réalisé sa propre enquête et a répertorié 32 lacunes, dont quatre sont jugées majeures.

Après plusieurs années d’études, le gouvernement Charest a annoncé la réfection de la centrale de Gentilly-2 au coût de 1,9 milliard$, ce qui prolongera sa vie utile jusqu’en 2035. Cette décision est sujette à l’approbation de la CCSN, dont la décision est attendue d’ici la fin de cette année.

Encore une fois, il s’agit ici d’un grossier gaspillage des fonds publics. Gentilly-2 n’est pas rentable, ne l’a jamais été et personne ne sait quand elle le deviendra. Aux coûts de sa réfection, il faut ajouter les coûts d’enfouissement des déchets radioactifs : plus on prolonge la vie de la centrale, plus on se retrouve avec des déchets à enfouir.

Ceux qui pensent que le plomb protège de la radioactivité doivent savoir qu’une paroi de plomb, épaisse de six pouces, ne bloque que 50% des rayons gamma. Donc toute la centrale est radioactive et sa radioactivité est proportionnelle avec la durée de son exploitation ; plus on attend, plus elle sera contaminée. Lorsque viendra le temps de la fermer, il faudra détruire et enfouir la totalité de la centrale dans les profondeurs de la terre.

Pour terminer, l’exploitation de l’énergie nucléaire à perte représente un manque à gagner annuel de millions de dollars en comparaison avec un investissement comparable dans d’autres types de production d’énergie.

Le directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand, affirme que le secteur éolien a moins d’impact sur l’environnement et est devenu moins coûteux que le nucléaire.

Références :
Centrale nucléaire de Gentilly
Énergie au Québec
Est-ce la fin du nucléaire?
Hydro-Québec
Jour 1 des audiences publiques
L’énergie nucléaire au Québec
Une coalition environnementale et politique réclame la fermeture de Gentilly-2

Parus depuis la publication de ce billet :
Décision de la CCSN sur Gentilly-2 après Fukushima (le 7 juillet 2011)
Cauchemar en vue (les 1er et 2 août 2012)
Gentilly or Not to Be – Pourquoi nous appuyons le Dr Notebaert (le 18 septembre 2012)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Enceintes paraboliques au Musée de la poste de Shanghai

Publié le 22 avril 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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On connait tous les antennes paraboliques : celles-ci réféchissent et concentrent les signaux émis par une source (généralement lointaine) vers un capteur situé au foyer de la parabole.

Les enceintes paraboliques font l’inverse. La source sonore est au foyer et la diffusion du signal est limitée devant la parabole par la courbure de celle-ci.

L’édifice de l’ancienne Poste centrale de Shanghai habrite aujourd’hui le Musée de la poste. On y expose surtout l’outillage et la technologie utilisés au fil des années pour classer et acheminer le courrier.

Devant chaque vitrine, les commentaires (en mandarin) sont diffusés par des enceintes paraboliques. En gros, elles réservent la diffusion du son aux personnes placées sous l’enceinte.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le fructose fait grossir

Publié le 20 avril 2011 | Temps de lecture : 5 minutes
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Ce que nous appelons du sucre — le sucre blanc ordinaire — porte le nom scientifique de saccharose. Il est formé à part égale de glucose et de fructose.

Le seul carburant du cerveau est le glucose. À l’opposé, les spermatozoïdes se rendent à l’ovule grâce au fructose.

Littéralement, « fructose » signifie « sucre de fruit ». Effectivement, tous les fruits en contiennent : pendant des millénaires, ceux-ci ont constitué la principale source alimentaire de fructose, avec le miel en seconde place.

Depuis le milieu des années ’70, ce n’est plus vrai : les sirops de maïs à haute teneur en fructose sont devenus la source la plus importante de ce sucre. Sur les étiquettes de produits alimentaires, on les appelle aussi sirop de glucose-fructose et, en France, isoglucose.

Au Canada, l’industrie utilise environ vingt fois plus de sirop de glucose-fructose que de sucre ordinaire pour sucrer les boissons gazeuses. En 2005, l’adulte moyen américain consommait annuellement 5,5 kg de fructose de fruits et 35,4 kg — soit sept fois plus — provenant de sirop de maïs riche en fructose.

Ces sirops sont partout. On les trouve dans des boissons gazeuses (Coke, 7up, etc.), les boissons aux fruits, les desserts, les substituts des repas (Ensure, Boost, etc,), et jusqu’aux pains.

Contrairement au glucose, le fructose n’a pas besoin d’insuline pour pénétrer dans les cellules. On a donc cru longtemps qu’il était préférable pour les diabétiques de consommer du fructose plutôt que du glucose.

Dans une petite étude portant sur sept volontaires, il a suffi d’une dose quotidienne de 3g/kg de fructose pendant six jours pour augmenter par six la fabrication de graisses par le foie.

Dans une étude réalisée sur 32 volontaires obèses, ceux-ci ont pris le quart de leurs calories sous forme de boissons contenant soit du glucose (15 personnes) ou du fructose (17 personnes). Après dix semaines, les triglycérides avaient augmenté de 30% dans le groupe du glucose et de 95% dans le groupe du fructose. Le gras viscéral — en d’autres mots, le gras abdominal — avait augmenté de 2,5% dans le groupe du glucose et de 14% (!!!) dans le groupe du fructose et ce, en seulement dix semaines.

L’augmentation de la consommation du fructose coïncide avec l’épidémie d’obésité qui frappe présentement l’Occident.

Pendant des centaines de milliers d’années, l’abondance d’aliments riches en fructose — à l’automne dans l’hémisphère nord — précédait une période de disette, soit l’hiver dans les pays tempérés et la saison sèche dans les pays désertiques. L’abondance du fructose permettait donc au corps de faire des réserves en prévision des temps difficiles à venir.

Dans l’évolution des espèces, les humains qui ont développé l’aptitude à accumuler des réserves de graisse au signal du fructose ont eu un avantage quant à la suivie par comparaison avec ceux qui ignorait cet avertissement. En d’autres mots, après des millénaires d’évolution, le fructose est devenu un signal biologique : le signal d’engraisser.

Alors que le glucose est une source d’énergie métabolisée par tout le corps, le fructose est surtout transformé par le foie. Après avoir consommé une source riche en fructose — un verre de jus de fruit, par exemple — le foie reçoit un tsunami de fructose qu’il convertit en gras puisque, contrairement au muscle, il ne peut bruler ce sucre.

De nos jours, les aliments riches en fructose sont disponibles à l’année longue, donc on engraisse continuellement.

Les principales sources alimentaires de fructose sont le sucre ordinaire, le miel, les desserts, les fruits, les jus de fruits et les breuvages sucrés.

Références :
Consuming fructose-sweetened, not glucose-sweetened, beverages increases visceral adiposity and lipids and decreases insulin sensitivity in overweight/obese humans
Effect of fructose overfeeding and fish oil administration on hepatic de novo lipogenesis and insulin sensitivity in healthy men
Foods highest in Fructose
Fructose
Fructose consumption: recent results and their potential implications
Fructose: ennemi public numéro 1
Le fructose au banc des accusés
Sirop de maïs à haute teneur en fructose

Articles parus depuis la publication de ce billet :
Trop de sucre nuit gravement à la santé (2012-02-02)
The toxic truth about sugar (2012-02-02)
Sucré, donc toxique? (2012-02-04)
Le fructose, cause de l’obésité? (2013-01-03)
Smoothies and fruit juices are a new risk to health, US scientists warn (2013-09-07)
Le sucre toxique (2014-02-09)
Le jus n’est pas un fruit (2014-05-06)
La Fondation des maladies du cœur s’attaque au sucre (2014-09-10)
Le fructose, plus toxique que le sucre ordinaire (2015-01-06)
Mangez-vous trop de sucre? (2015-08-08)
Comment le Mexique, pays de l’obésité, s’attaque au sucre (2016-03-17)
Consuming too much fructose during pregnancy raises the child’s risk for heart disease (2016-07-20)
Amsterdam’s solution to the obesity crisis: no fruit juice and enough sleep (2017-04-14)
Le fructose: un sucre qui favorise l’obésité (2022-04-25)
Un excès de fructose accélère le développement du cancer (2025-01-19)
Trop de sucre nuit au développement du cerveau de l’enfant (2025-07-20)

Détails techniques de la photo : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/30 sec. — F/4,5 — ISO 320 — 21 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Panneaux chinois de circulation

Publié le 19 avril 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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Pour accommoder le nombre grandissant de ses automobilistes, la Chine construit évidemment des autoroutes et des voies rapides.

Dans la région de Shanghai, celles-ci sont dotées de panneaux de circulation qui indiquent non seulement les directions à prendre mais possèdent également un système d’affichage à LED qui renseigne en temps réel les automobilistes sur l’état de la circulation, ce qui permet d’éviter les embouteillages.

Sur ces panneaux, on peut voir en vert, là où la circulation est fluide. En jaune ou en orange, là où la circulation est lente ou très lente. En rouge, les bouchons.

Des radars, installés aux endroits stratégiques, mesurent la vitesse des véhicules, calculent leur vitesse moyenne et acheminent périodiquement le code correspondant aux panneaux pour fin d’affichage.

Note : La première photo est presque identique à celle publiée par Wikipédia dans sa rubrique consacrée aux panneaux de circulation.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 39 mm
2e photo  : 1/1000 sec. — F/16 — ISO 125 — 24 mm
3e photo  : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 45 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le déclin de Windows

Publié le 18 avril 2011 | Temps de lecture : 8 minutes

En 2006, les ordinateurs d’Apple représentaient six pour cent de tous les ordinateurs américains. En décembre 2007, décembre 2008, et mars 2010, la part de marché des Macintosh était respectivement de 7,3%, de 9,6%, et de 10,9%.

Lorsqu’on regarde non pas l’ensemble des ordinateurs en service, mais seulement la vente de nouveaux ordinateurs, la majorité des ordinateurs de plus de $1,000 vendus de nos jours sont fabriqués par Apple.

Le déclin de Windows depuis quelques années s’explique par plusieurs facteurs. D’abord le fiasco de Vista. Puis l’immense popularité des nouveaux produits d’Apple, que ce soit ses lecteurs de fichiers musicaux, ses téléphones et ses iPad.

En quelques années, ceux-ci ont créé un engouement tel qu’Apple est maintenant perçu comme une compagnie innovatrice, réservant au public avide de nouveautés, les surprises les plus intéressantes.

En comparaison, Microsoft est devenue une compagnie de perdants, essuyant des échecs ou les demi-succès sur tous les fronts sauf celui des consoles vidéo.

Le succès retentissant d’Apple a été facilité par les erreurs de jugement de Microsoft. Critiquée de toutes parts pour la vulnérabilité de son système d’exploitation, Microsoft s’est contenté d’apposer des cataplasmes boiteux sur un système d’exploitation fondamentalement déficient.

Le cataplasme le plus stupide est sans aucun doute cette pseudo boite de dialogue — il s’agit plutôt d’un avertissement — demandant une confirmation lorsque l’utilisateur démarre un logiciel qui n’est pas fait par Microsoft. C’est ainsi qu’à chaque fois que vous chargez iTunes, vous devrez confirmer votre volonté de permettre qu’Apple effectue des modifications à votre ordinateur, comme si cette compagnie était une filiale d’Al-Qaida.

Personne chez Microsoft n’a eu l’idée d’ajouter une case à cocher disant : « Ne me posez plus cette question ». Non, non. De la première à la millième fois, Windows va vous écœurer avec la même question. Par contraste, sur un Macintosh, le logiciel Word de Microsoft s’ouvre directement, sans boite de dialogue.

D’ailleurs, qui double-clique un raccourci si ce n’est pas dans le but de charger cette application ? Alors pourquoi demander une confirmation ?

Lorsque l’utilisateur double-clique un raccourci ou son exécutable, cela génère des événements spécifiques ; en d’autres mots, Windows peut faire la distinction entre la requête d’exécution d’un logiciel déclenchée par la souris de l’utilisateur et une requête indépendante de toute gestuelle de ce dernier et qui, possiblement, pourrait être actionné par le code informatique d’un virus.

Mais les programmeurs de Microsoft ont choisi de ne pas faire cette distinction et nous harceler avec des demandes de confirmation redondantes.

Cette manie de Microsoft d’empoisonner l’existence de ceux qui utilisent Windows vient du fait que cette compagnie veut nous convaincre que s’il y a des problèmes de sécurité sous Windows, c’est de la faute de l’utilisateur et non de la sienne.

Selon Microsoft, c’est nous qui téléchargeons stupidement des fichiers infestés de virus. Pourquoi ces fichiers n’infectent jamais des Macintosh ? Parce que les pirates informatiques s’acharnent sur Microsoft comme la misère sur le pauvre monde. Microsoft est la victime d’un machiavélique complot, facilité par l’insouciance honteuse de ses clients…

Par ailleurs, malgré l’accélération des vitesses d’horloge des microprocesseurs d’Intel, Windows demeure tout aussi lent.

Il ne l’est pas quand votre ordinateur est neuf. Mais au fur et à mesure que vous installez de nouvelles applications, Windows s’enlise. La raison principale est la base de registre de Windows.

Cette base de registre est un fichier central dans lequel toutes les applications enregistrent leurs paramètres : code d’activation, date limite d’utilisation, derniers fichiers utilisés, préférences de l’utilisateur, etc.

À chaque fois que vous amorcez Windows, même si vous n’utiliserez que quelques logiciels au cours de cette séance de travail, le système d’exploitation prend connaissance de cet immense fourre-tout. Tout cela ralentit inutilement votre ordinateur.

Si j’étais responsable de la prochaine version de Windows, à l’installation de la mise-à-niveau, la base de registre serait scindée de manière à ce que les paramètres de chaque application soient inscrits dans un petit fichier situé dans le même répertoire que l’exécutable qui en a besoin.

Lorsque cet exécutable veut lire ou écrire dans l’immense base de données de Windows, cette tentative serait bloquée par Windows et détournée vers le fichier spécifique de l’exécutable. C’est simple et pourtant personne ne semble y avoir pensé chez Microsoft.

Sur un Macintosh, toutes les applications sont installées dans le répertoire « Applications » ou dans un sous-répertoire qui en dépend. Si vous voulez déplacer une application d’un de ces sous-répertoires vers le répertoire « Applications », vous n’avez qu’à glisser-déposer le fichier « .app » de l’un à l’autre. Sous Windows, cette manœuvre doit être complétée par l’édition manuelle (et fastidieuse) de toutes entrées de la base de registre qui pointent vers l’ancien répertoire.

Vous voulez changer votre disque rigide pour un autre de plus grande capacité ? Sur un Mac, pas de problème : il suffit d’effectuer une copie exacte de l’ancien disque pour que le nouveau disque fonctionne parfaitement. Sous Windows, il faut demander de nouveaux codes d’activation auprès de toutes les compagnies qui utilisent ce moyen de lutter contre la piraterie, soit Microsoft et Adobe, entre autres.

Vous aurez donc à appeler chaque compagnie. Puis à appuyer sur les touches de votre téléphone pour naviguer dans les menus, sous-menus, sous-sous-menus de la téléphonie de cet l’éditeur de logiciel. Vous faire dire et répéter combien votre appel est important. Puis, après dix à trente minutes d’attente, avoir à justifier auprès d’un préposé les raisons qui font que vous avez besoin d’un nouveau code d’activation. Lorsque toutes les compagnies auront imité Microsoft et auront protégé leurs logiciels par des codes d’activation, n’importe quel utilisateur de centaines de logiciels devra passer des jours ou des semaines à demander de nouveaux codes d’activation.

Il y a quelques mois, en voulant quitter Windows, j’ai eu un message de Microsoft à l’effet que je devais installer une importante mise-à-jour sécuritaire. Je n’avais pas le choix d’accepter ou de refuser : il n’y avait qu’un seul bouton et c’était pour acquiescer à la mise-à-jour. Après l’avoir téléchargée, Windows a tenté de l’installer, a échoué dans sa tentative, m’a informé qu’il reviendrait à la version précédente et a planté en essayant de revenir à l’ancienne version.

J’ai donc fait les touches Ctrl-Alt-Supp, pour redémarrer Windows et, une fois chargé, j’ai voulu éteindre mon ordinateur pour enfin aller me coucher. Mais à la fermeture, le même message, les mêmes tentatives infructueuses, etc.

Après trois cycles qui m’ont convaincu plus que jamais de l’incompétence des programmeurs de Windows, il était deux heures du matin. J’étais furieux. J’ai réussi à interdire les mise-à-jour automatiques et j’ai restauré mon ordinateur dans l’état où il se trouvait il y a plusieurs mois.

J’ai eu la paix jusqu’à samedi soir dernier alors que je recevais pour la première fois un avertissement (ci-dessus) que la copie de Windows installée sur mon portable était une version piratée. L’avertissement de Microsoft s’est répété à chaque nouvelle séance de Windows.

Ma tentative de revenir à un état antérieur a échoué et Windows a effacé toutes les dates de sauvegarde plus lointaines qui m’auraient permis de restaurer mon ordinateur à un état antérieur.

De guerre lasse, dimanche soir, j’ai cliqué sur « Resolve online now » : Windows m’a dirigé sur le site Web de Microsoft. La compagnie a effectué une vérification de l’authenticité de ma copie de Windows. Et puis, il ne s’est rien passé.

Depuis ce temps, mon ordinateur fonctionne comme avant. Ni mieux, ni pire. J’en ai conclu que la version de Windows installée sur mon portable a toujours été légale mais que cette fausse accusation de piraterie était une occasion pour Microsoft de venir épier sur mon ordinateur pour s’en assurer.

Savez-vous comment Apple combat la piraterie de ses logiciels ? En créant des mises-à-niveau tellement extraordinaires et tellement peu dispendieuses que cela ne vaut pas la peine de se chercher une copie piratée.

Pauvre Microsoft…

Références :
Microsoft’s Stock Hit With Its Biggest Single Day Drop In Two Years
Explaining the shift to Macs and the decline of Windows
Analyst: Apple Stores Driving Mac Sales Growth
Macintosh

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Québec doit faire son deuil de l’amiante

Publié le 15 avril 2011 | Temps de lecture : 4 minutes
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L’amiante cause des cancers broncho-pulmonaires, le cancer de la plèvre ou, plus rarement, du péritoine, et des cancers digestifs. Toutes les variétés d’amiante sont cancérigènes, que ce soit la chrysotile (dont les gisements du Québec sont riches) ou la crocidolite (ou amiante bleu, que l’on rencontre au Brésil, entre autres).

Comme pour toute autre substance cancérigène, il n’existe pas de seuil en dessous duquel la présence de fibres d’amiante est sécuritaire. Même les épouses des travailleurs de l’amiante ont un risque augmenté de faire un mésothéliome, probablement parce qu’elles s’occupent du soin des vêtements du mari imprégnés de poussières d’amiante.

La nocivité de l’amiante est augmentée par l’exposition à d’autres agents cancérigènes. En comparaison avec un non-fumeur non exposé à ce minerai, le risque de cancer du poumon est multiplié par 5 pour le travailleur exposé aux taux « sécuritaires » d’amiante, par 10 pour le fumeur, et par 50 pour le travailleur de l’amiante qui fume.

Dans les villes minières québécoises où l’activité économique dépendait de l’extraction de l’amiante, les médecins subissaient des pressions pour que les mortalités soient simplement diagnostiqués comme des victimes de cancer (sans précision de la cause) afin de ne pas nuire au développement économique de leur région.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a du faire venir des médecins du Mont Sinaï Hospital pour faire pression sur la CSST afin qu’elle indemnise correctement les mineurs atteints d’amiantose.

Selon l’Association médicale canadienne, le Canada est la seule démocratie occidentale à s’être constamment opposée aux efforts internationaux visant à réglementer le commerce mondial de l’amiante en manipulant honteusement les connaissances scientifiques.

De nos jours, l’amiante est bannie dans de nombreux pays et son utilisation est limitée à des usages très restreints : par exemple, l’isolation thermique des navettes spatiales et véhicules orbitaux de la NASA.

Le Québec est encore aujourd’hui le quatrième producteur mondial d’amiante, derrière la Russie, le Kazakhstan, et la Chine, mais devant le Brésil.

Il y a deux jours, le ministre du Développement économique du Québec annonçait que le gouvernement Charest acceptait le projet de relance de la mine Jeffrey d’Asbestos et qu’il accorde une garantie de prêt de 58 millions de dollars nécessaire à la relance des activités. Quelque 425 emplois seront créés à Asbestos avec la relance de Mine Jeffrey.

L’extraction de ce minerai n’a aucun avenir. Inévitablement, Mine Jeffrey cessera ses opérations et les contribuables québécois auront à payer cette garantie de prêt. De plus, peu importe comment l’État dépense, cela crée des emplois. Le choix n’est donc pas entre créer des emplois ou non, mais de créer de l’emploi dans l’extraction de l’amiante ou d’en créer autrement.

Ce qui nous amène à la question fondamentale : Ne devrait-on pas laisser à d’autres pays le soin d’extraire ce minerai dangereux et utiliser plutôt l’argent de nos impôts à soutenir les entreprises tournées vers des technologies d’avenir ?

Cette position est partagée par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), dont la présidente éclarait récemment : « La vie d’un travailleur (…) ne peut être sacrifié au nom de l’emploi.»

Références :
Amiante
L’amiante a tué 373 travailleurs entre 2007 et 2010
Mine Jeffrey – Clément Gignac défend son choix
Mine Jeffrey – Québec est critiqué
Québec d’accord pour relancer la mine d’amiante Jeffrey

Détails techniques de la photo : Panasonic GH1 + tube d’espacement de 16 mm + objectif Voigtländer 50mm f/1,1 — 1/13 sec. — F/16,0 — ISO 800 — 50 mm.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Coup de théâtre : l’administration Tremblay sous enquête policière

Publié le 14 avril 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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Enfin une bonne nouvelle !

Hier matin, le ministre de la Sécurité publique du Québec annonçait qu’il confiait à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) le mandat d’enquêter sur la Ville de Montréal.

Cette nouvelle unité dispose d’un budget de 31 millions de dollars. Son équipe comprend 189 personnes issues d’une demi-douzaine de ministères et organismes luttant contre la corruption. L’enquête sur l’administration Tremblay est le premier mandat que l’unité reçoit du ministre de la Sécurité publique.

Le nouveau commissaire de la lutte anti-corruption, Robert Lafrenière, aura carte blanche pour effectuer cette enquête. Rappelons que ce dernier a été sous-ministre associé à la Direction générale des affaires policières, de la prévention et des services de sécurité du ministère de la Sécurité publique. Il a enseigné les techniques auxiliaires de la justice au Collège de Maisonneuve et il a travaillé 39 ans à la Sûreté du Québec, où il a occupé les postes de directeur des services d’enquêtes criminelles.

Le mandat qui lui a été confié par le Ministre précise qu’il coordonnera les enquêtes relatives aux allégations d’irrégularités dans l’octroi de contrats à Montréal et qu’il sera aussi responsable de faire la lumière sur les moyens utilisés — entre autres, l’espionnage des courriels — par la ville lors de ses enquêtes administratives.

Le commissaire anti-corruption relève directement du ministre de la Sécurité publique du Québec. L’étau se resserre donc contre le maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui n’a pas caché sa vive contrariété en apprenant la nouvelle.

Références :
Allégations d’espionnage: Québec fera enquête sur la gestion de Montréal
Dure journée pour le maire Tremblay
Enquête sur Montréal : Tremblay aurait aimé être consulté
Robert Lafrenière à la tête de l’escouade anticorruption

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Chine : troisième destination touristique la plus prisée au monde ?

Publié le 13 avril 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
Porte de la Cité interdite, sur la Place Tian’anmen, à Beijing

Les autorités chinoises estiment à 55,66 millions, le nombre de visiteurs ayant séjourné au moins une nuit en Chine en 2010, en augmentation de 9,4% par rapport à l’année précédente. Ce pays serait donc devenu parmi la troisième plus populaire destination touristique, derrière la France (78,95 millions) et les États-Unis (60,88 millions), mais devant l’Espagne (52,2 millions).

Avec sa population de 1,3 milliard d’habitants, la Chine est principalement visitée par ses propres citoyens. Si on tient compte des visiteurs « autochtones », la Chine est déjà le pays le plus visité au monde.

Les données ci-dessus concernent les visiteurs provenant de l’extérieur de la Chine continentale. Dans le présent texte, je les qualifierai de visiteurs « externes ». Cela comprend ceux en provenance d’Hong Kong (une colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997) et de Macao (colonie portugaise également rétrocédée en 1999). Les touristes de ces deux ports sont des Chinois : ils vont principalement à Canton (appelée Guangzhou) en raison de sa proximité.

En effet, malgré sa renommée, Canton n’abonde pas en attraits touristiques majeurs : toutefois elle n’est située qu’à 150 km d’Hong Kong et de Macao. C’est l’équivalent de la distance entre Montréal et Québec. Cette proximité en fait la ville de Chine continentale la plus visitée par les touristes « externes » (7,3 millions), devant Shanghai en deuxième place (6 millions).

Si on exclut Hong Kong, Macao et Taïwan, les statistiques changent radicalement puisque les visiteurs en provenance de ces trois endroits représentent la moitié des visiteurs « externes » en Chine.

Pour l’instant, la Chine est une importante destination régionale, visitée par des touristes de Corée (4,1 millions), du Japon (3,7 millions), de Russie (2,4 millions), de Malaisie (1,2 million), de Singapour (un million), des Philippines et de Mongolie (0,8 million chacun), de même que d’Australie (0,7 million).

Quant aux visiteurs intercontinentaux — ceux qui dépensent le plus — ils proviennent surtout des États-Unis (2 millions) et du Canada (0,6 million). Pour encore quelques années, les visiteurs intercontinentaux préféreront Paris, Barcelone et Prague, pour ne nommer que ces villes.

Mais quand la Chine sera devenue la première puissance économique au monde, l’attrait de Shanghai, Pékin, Hong Kong, et du fleuve Yangzi — entre autres — deviendra irrésistible…

Références :
La Chine devient la troisième destination la plus prisée au monde
La grande migration du nouvel an en Chine

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/500 sec. — F/20,0 — ISO 640 — 29 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Gérald Tremblay : marionnette ou manipulateur ?

Publié le 12 avril 2011 | Temps de lecture : 6 minutes
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Les acteurs

Jacques Bergeron. C’est le Vérificateur général de la ville. Son rôle est l’équivalent de celui de Mme Sheila Fraser au gouvernement fédéral. En 2009, Jacques Bergeron révélait le scandale des compteurs d’eau. Depuis, le maire de la ville et lui sont en guerre ouverte.

Claude Dauphin. Maire de l’arrondissement de Lachine. Il est également le président du Conseil municipal de Montréal et membre d’Union Montréal, le parti municipal du maire Tremblay.

Louis Roquet. Depuis janvier 2010, Louis Roquet est Directeur général de la ville. Il est au sommet de la pyramide hiérarchique de tous les employés municipaux. Son salaire est deux fois plus élevé que celui du maire Tremblay.

Pierre Reid. C’est le Contrôleur général de la ville de Montréal. Il ne faut pas confondre le poste de Vérificateur général avec celui de Contrôleur général. Dans les faits, le Contrôleur général est un super-espion qui relève directement de Louis Roquet.

Les faits

Il y a deux mois, nous apprenions que Pierre Reid (le super-espion) avait épié les courriels de Jacques Bergeron (l’ennemi du maire) pendant dix mois prétextant une mystérieuse plainte anonyme qui n’a pas été rendue publique et dont personne ne peut prouver l’existence.

Depuis ce temps, le maire Tremblay répète qu’aucun élu — seulement des employés municipaux — n’a été épié par Pierre Reid (le super-espion) et qu’aucun de leurs courriels n’avait été consulté.

Hier, on apprenait que Pierre Reid (le super-espion) avait épié les courriels de Claude Dauphin, le maire de Lachine. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a soutenu que cet espionnage avait été autorisé par la police provinciale, ce que la SQ nie catégoriquement.

Or un policier doit obtenir l’autorisation d’un juge — sur présentation d’un affidavit détaillé — pour pouvoir espionner légalement des courriels. Dans le cas des courriels du maire de Lachine ces précautions n’ont pas été prises, ce qui rend cet espionnage illégal (ce que devrait savoir Gérald Tremblay qui est avocat de formation).

De plus, le maire Tremblay a également demandé au maire de Lachine de quitter la présidence du Conseil municipal de Montréal compte tenu des faits « troublants » découverts au cours de l’enquête de Pierre Reid (le super-espion). Le dossier à ce sujet aurait été transmis à la SQ en mars 2010. La SQ ne confirme pas que les « preuves » contre le maire de Lachine aient justifié l’ouverture d’une enquête. Il n’est donc pas permis de dire que le maire de Lachine soit sous « enquête policière ».

Hier, Pierre Reid (le super-espion) a été démis de ses fonctions par le maire Tremblay. Je n’ai pas très bien compris s’il a été congédié ou simplement muté ailleurs dans la fonction publique municipale.

À mon avis, les regards devraient maintenant se tourner vers Louis Roquet, le supérieur hiérarchique de Pierre Reid.

On se rappellera qu’alors que Jacques Bergeron (le Vérificateur général de la ville) enquêtait sur les contrats de téléphonie totalisant une somme de 100 millions$ accordés à TELUS, Louis Roquet avait fait couler le rapport confidentiel du Vérificateur en faisant parvenir secrètement une copie de ce rapport à TELUS.

Dans le cas de l’espionnage illégal des courriels de Claude Dauphin, que savait Louis Roquet ? L’ex-espion s’est-il adressé directement à la SQ, sans permission de son supérieur, afin de demander qu’on enquête sur Claude Dauphin ?

De plus, il y a quelques jours, alors que Pierre Reid était encore en fonction, le maire de Montréal déclarait : « Moi, j’ai l’assurance (que Pierre Reid, le super-espion) n’a pas le droit (d’épier les élus). C’est ça qui est important. Et on me dit qu’il ne l’a pas fait. Partant de là, je me fie à ce qu’on me dit et on n’enquêtera pas sur les élus. » C’est qui ça, le « on » de « on me dit » ? Est-ce son plus haut fonctionnaire, Louis Roquet, le supérieur hiérarchique de l’ex-espion ?

Comment se fait-il que le maire Tremblay se contente de demander au directeur général, Louis Roquet, de mettre en place de nouvelles règles de conduite ? Un acte illégal a été commis, son responsable a été congédié, mais est-il le seul responsable ? Comment le saura-t-on si pour le maire, le dossier se ferme avec le congédiement de Pierre Reid ? Pourquoi son attention se porte-il exclusivement contre le maire de Lachine et les faits « troublants » qui l’accableraient ?

Au-dessus de Pierre Reid (l’ex-espion), il n’y avait que deux supérieurs : Louis Roquet et le maire Tremblay. Tant que le scandale s’arrête à Pierre Reid, l’intégrité du maire ne peut être remise en question puisque Louis Roquet lui sert de caution.

Il serait donc utile de savoir qui a transmis le dossier du maire de Lachine à la SQ : est-ce Pierre Reid (l’ex-espion) ou le Directeur général de la ville. Il est certain qu’un dossier d’une telle importance ne peut être transmis verbalement. Il a donc été transmis par écrit. Qui est le signataire de la plainte et peut-on rendre publique la lettre de présentation du dossier ?

Au pire, si c’est le maire Tremblay lui-même, comment a-t-il pu signer une dénonciation aussi grave sans se rendre compte que celle-ci repose sur l’interception illégale de courriels du maire de Lachine ? Signe-t-il aveuglément n’importe quoi ?

Références :
Le désaveu
L’opposition réclame la tête du contrôleur général
Louis Roquet revient à l’Hôtel de Ville
Montréal – La SQ nie avoir suggéré d’espionner Dauphin
Un informaticien a reçu le mandat d’enquêter sur les conseillers municipaux

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les gâteaux de lune

Publié le 11 avril 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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En Chine, les gâteaux de lune sont des pâtisseries rondes (mais parfois rectangulaires) que parents et amis s’offrent à l’occasion de la Fête de la mi-automne, appelée aussi « Fête de la lune » : c’est l’une des quatre plus importantes festivités du calendrier chinois.

Selon la région, leur garniture varie. Celle-ci peut être composée d’une pâte de graines de lotus, d’haricots rouges, de noix ou de fruits confits. Celles que j’ai mangées étaient bonnes et relativement peu sucrées pour un dessert.

L’utilisation de jaunes d’œufs de caille ou de cane confèrent une couleur jaunâtre à la mince croute moulée qui enveloppe la garniture. Celle-ci est toujours décorée de motifs : les plus souvent rencontrés sont la lune, la déesse lunaire de l’immortalité, des fleurs ou des feuilles, et surtout les caractères chinois qui signifient « longévité » et « harmonie ».

Les gâteaux de lune constituent une tradition séculaire des Han (l’ethnie qui forme aujourd’hui 92% de la population chinoise).

Au XIVe siècle, sous la dynastie mongole des Yuan, les révolutionnaires Ming firent courir la rumeur qu’une épidémie de peste menaçait le pays et que la seule manière de s’en protéger était de consommer des gâteaux de lune. Or parmi les pâtisseries qui se mirent à circuler massivement, certaines renfermaient des messages codés. Ces messages avaient pour but de coordonner le soulèvement des révolutionnaires ; celui-ci eut lieu le 15e jour du huitième mois lunaire et provoqua la chute de le dynastie mongole.

De nos jours, afin de séduire le marché chinois, certaines compagnies étrangères fabriquent des desserts qui rappellent la forme de ces pâtisseries.

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Références :
Gâteau de lune
Mooncake

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 14 mm
2e photo  : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 14 mm
3e photo  : 1/30 sec. — F/3,8 — ISO 400 — 17 mm
4e photo  : 1/25 sec. — F/3,8 — ISO 400 — 17 mm
5e photo  : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 14 mm

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