Une journée à Albany

Publié le 17 septembre 2011 | Temps de lecture : 4 minutes

Ce matin je me suis levé tôt : mon autobus partait à 7h45 pour Albany (la capitale de l’État de New York).

C’est le premier voyage que j’effectue aux États-Unis depuis 2002 alors que je m’étais juré de ne plus y mettre les pieds tant que ce pays occuperait l’Irak.

Mais demain dimanche, la troupe française Les Arts Florissants présente Atys (un opéra de Lully) au Brooklyn Academy of Music. On comprendra qu’il s’agit là d’un événement majeur contre lequel aucune promesse ne peut tenir.

D’ailleurs, si j’avais su, j’aurais juré de ne pas aller au États-Unis à mois que les Arts Florissants y viennent présenter un opéra.

En passant aux douanes, je m’attendais au pire. Ce ne fut pas le cas. Les douaniers furent tellement aimables que pendant un instant, j’ai pensé que je me trompais de pays.

Je ne rappelais plus à quel point le nord de l’État de New York était boisé. De plus, j’ai trouvé charmants ces petits villages aux maisons de bois revêtues de lisières d’aluminium peint alors qu’au Québec, nos maisons sont généralement des maisons de bois recouvertes de briques.

J’ai passé le reste de la journée à Albany. Après mon installation à l’hôtel Hilton Garden Inn, je me suis promené sur la rue New Scotand, le long de laquelle sont situés le plus gros hôpital de la ville, la faculté de droit et celle de pharmacie, de même que la synagogue Temple of Israel. Cette dernière organise un bingo tous les lundis soirs.

Puis je prends un autobus à destination du centre-ville.

Au coin des rues Lark et Madison, des centaines de jeunes sont réunis pour entendre le spectacle gratuit d’un groupe rock.


 
À deux pas, le parc Washington s’étend sur plusieurs hectares. Il s’agit d’un parc à l’anglaise agréable. Au milieu du parc, après quelques minutes de chahut, une trentaine d’adolescents (presque exclusivement des Blancs) en viennent aux poings. L’un d’eux saigne du nez. Au moins trois véhicules de police arrivent sur les lieux quelques minutes plus tard ce qui accélère la dispersion des protagonistes.


 
Dès que les policiers sortent de leurs véhicules, quelques filles se mettent à se battre. Elles n’auront pas le temps d’abimer leurs vêtements déjà griffés puisque les policiers les séparent aussitôt. Un autre exemple de la sagesse féminine : se faire la guerre sans trop se faire mal…

À proximité, sur la rue Delaware (piétonnes jusqu’à 18h) se tient une foire. Des dizaines de kiosques offrent des objets de pacotille qui attirent une foule immense, principalement composée de jeunes adultes et d’ados.


 
Une fois la foire terminée, la rue est jonchées de déchets principalement bio-dégradables (surtout des assiettes de carton ayant servies aux amateurs de pizza).


 
Puis je me rends à la plus grand place publique de la ville, soit l’Empire State Plaza. Des enfants (surtout Latinos) y dansent au son d’une musique joyeuse, sous l’oeil vigilant de leurs parents. Des animateurs maquillent les enfants aux couleurs des drapeaux portoricain et américain. Évidemment le clown Ronald Macdonald est présent pour signer des autographes et remettre des petits cadeaux.

Après une courte visite au quartier des affaires — avec, entre autres, l’église de l’Immaculée-Conception en grès rouge d’Écosse, le Palais de Justice Art Déco en marbre blanc et le bel édifice Néo-gothique de l’université de l’État de New York — je rentre en taxi à l’hôtel pour télécharger mes photos et rédiger ce billet.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 14 mm
2e photo  : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 45 mm
3e photo  : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 100 — 14 mm
4e photo  : 1/30 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm

Laissez un commentaire »

| Photos d'Albany, Photos de voyage, Photos des États-Unis, Récit du voyage à Albany, Récits de voyage | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le système d’aqueduc du Vieux Montréal

Publié le 16 septembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Question : Dans quel matériau étaient faits les tuyaux qui originellement acheminant l’eau sous le pavé des rues du Vieux Montréal ?
a) en béton
b) en cuivre
c) en plomb
d) en bois
e) en polychlorure de vinyle

Mario Vallée est un chauffeur de taxi. Parmi les nombreux métiers qu’il a exercés, M. Vallée a travaillé dans l’industrie de la construction, notamment dans le Vieux-Montréal où il a contribué à la réfection de la chaussée devant le marché Bonsecours.

Hier après-midi, en me conduisant au travail, M. Vallée m’apprenait que le système d’aqueduc du Vieux-Montréal a déjà été en bois. Si vous avez choisi la bonne réponse, bravo !

Mais si vous êtes tout aussi étonnés que je l’ai été d’apprendre cela, vous n’êtes pas au bout de vos surprises car plus précisément, ces tuyaux étaient des troncs d’arbre évidés, vissés les uns au bout des autres.

Ayant été bucheron, M. Vallée peut reconnaître l’essence de n’importe quel tronc d’arbre du Québec. Or, il est catégorique : ce sont des troncs de tremble.

Quelques troncs portent encore leur écorce, intacte. Les autres ont été enfouis peu après avoir été écorcés puisque leur bois n’a pas eu le temps de s’oxyder et conséquemment, d’adopter une teinte grisâtre.

Contrairement au bois des épaves qui est digéré par les bactéries marines et qui disparait en quelques décennies, le bois des anciens aqueducs a été protégé par le chlore ajouté à l’eau potable.

Sur le même sujet :
Histoire de l’aqueduc de Montréal
Un égout de 145 ans remplacé

Compléments de lecture :
Les cimetières anciens de Montréal — 1re partie
Les cimetières anciens de Montréal — suite et fin

3 commentaires

| Fait divers | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le combat environnemental de Donald Trump

Publié le 15 septembre 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Présentation

Donald Trump est un milliardaire américain de l’immobilier, né à New York en 1946.

Parmi ses immeubles les plus célèbres, on peut citer notamment la Trump Tower (qu’il a fait construire en 1983 dans sa ville natale), le Trump Taj Mahal (Atlantic City, 1990), le Trump Palace Condominiums (New York, 1991), la Trump World Tower (New York, 2001), le Trump Las Vegas (2008), la Trump Tower (Chicago, 2009).

Sous son nom, toute une série de produits de luxe — plutôt vulgaires à mon avis — sont offerts aux nouveaux riches qui veulent lui ressembler.

Le golf

Créé au XIIIe siècle aux Pays-Bas, ce sport s’est codifié en Écosse en 1754 et s’est rependu à travers le monde grâce au soutien des marchands écossais qui firent fortune aux quatre coins de l’empire britannique.

Le plus récent projet de Donald Trump est de construire en Écosse — où est née sa mère — le plus grand terrain de golf du globe, au cout de 1,2 milliard$. En plus du terrain de golf, le projet comprend un complexe hôtelier, un centre commercial et un village de résidences en multipropriété.

Le milliardaire est demeuré inébranlable dans sa détermination, face à l’opposition des résidents locaux, des élus municipaux et des groupes environnementaux, inquiets des tonnes d’herbicides qu’il faudra utiliser annuellement pour obtenir un gazon dépourvu d’imperfection.

Mais ce qui a irrité au plus haut point M. Trump, c’est l’intention du gouvernement écossais de construire en mer du Nord un parc de onze éoliennes visibles de son terrain de golf.

Dans une lettre adressée directement au Premier ministre écossais, notre milliardaire qualifie de « disastrous and environmentally irresponsible » le projet gouvernemental, s’inquiétant du bruit que les turbines pourraient créer sous l’eau, ce qui pourrait gêner la communication entre les baleines de la Mer du Nord…

Le quart du potentiel électrique d’origine éolienne de toute l’Europe se trouve le long des côtes venteuses d’Écosse. Malgré les menaces du milliardaire américain, le gouvernement écossais s’est montré inébranlable dans sa détermination d’installer des milliers de turbines en Mer du Nord.

Références :
Donald Trump Angry Over Offshore Wind Farms Near Scotland Golf Course
Donald Trump’s plea to Alex Salmond over ‘ugly’ wind farm
Donald Trump’s £1bn Scottish golf course project faces mass protest
Golf
Trump to build ‘world’s greatest golf course’

Paru depuis : Donald Trump accuses Alex Salmond of wanting to destroy Scottish coast (2012-02-09)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm

Laissez un commentaire »

| Fait divers | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Inégalités sociales aux États-Unis de 2000 à 2010

Publié le 14 septembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Adapté de USA Today, le graphique ci-contre illustre l’évolution du revenu familial moyen (en dollars de 2010), depuis dix ans.

Après avoir atteint un sommet en 1999, le revenu familial moyen est actuellement à son niveau le plus bas depuis 1996. Depuis un an, il a chuté de 2.3%. Cette chute est plus accentuée chez les Noirs que chez les Blancs (excluant les Latinos) : 3,2% vs 1,3%.

Dans ce pays, 46,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté — fixé à 22 314$US pour une famille de quatre personnes — soit 14,1% de la population américaine : c’est le plus haut niveau depuis 1993. Le taux de pauvreté atteint 22% chez les jeunes de 15 à 18 ans, contre 13,7% chez les 18 à 64 ans et 9% pour les 65 ans et plus.

Quant au taux de chômage, il est officiellement aux alentours de 9%. Toutefois, si on tient compte des chômeurs découragés qui ont cessé de chercher un emploi et ceux qui travaillent à temps partiel à défaut de pouvoir dénicher un emploi à plein temps, le taux ajusté de chômage atteindrait les 16,2%.

C’est au Mississippi qu’on trouve la plus grande proportion de pauvres, soit 22,7%. Cet État est suivi par la Louisiane, le District de Columbia (c’est-à-dire la capitale américaine), la Géorgie, le Nouveau-Mexique et l’Arizona. À l’opposé, le New Hampshire est l’État qui compte la plus petite proportion de pauvres, soit 6,6%.

Finalement, 49,9 millions d’Américains vivent sans assurance-maladie, un record depuis plus de 20 ans. Cette hausse est principalement attribuable à la perte d’emplois qui comprenaient une couverture santé.

Références :
Poverty at 15.1%; its highest level since 1993
Les inégalités de revenu progressent plus vite au Canada qu’aux États-Unis
Plus de 46 millions de pauvres en 2010

Parus depuis :
L’écart des revenus se creuse encore, selon la Fed (2014-09-06)
Les inégalités ont encore crû aux États-Unis en 2015 (2016-07-02)
États-Unis – La classe moyenne goûte enfin à la reprise (2016-09-14)
Why and How Capitalism Needs to Be Reformed (2019-04-05)
Le Canada offre plus de chance de vivre le rêve américain que son voisin (2020-01-21)
Are You Willing to Give Up Your Privilege (2020-06-25)

Sur le même sujet :
Au Québec, l’enrichissement profite à tous
L’enrichissement profite à tous – Tout le Canada traîne de la patte

Laissez un commentaire »

| Économie, Sociologie | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Trio brun

Publié le 12 septembre 2011 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Sigma 24mm Macro f/2,8
1re photo : 1/50 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 24 mm
2e photo  : 1/5 sec. — F/22,0 — ISO 400 — 24 mm
3e photo  : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 24 mm

Laissez un commentaire »

| Insectes | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Quatre autres pensionnaires de l’Insectarium

Publié le 9 septembre 2011 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Sigma 24mm Macro f/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 24 mm
2e  photo : 1/13 sec. — F/22,0 — ISO 400 — 24 mm
3e  photo : 1/50 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 24 mm

Laissez un commentaire »

| Insectes | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Dettes nationales par pays européen

Publié le 7 septembre 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

En 2010, les déficits courants les plus élevés (en pourcentage du PIB) ont été observés en Irlande (-32,4%), en Grèce (-10,5%), au Royaume-Uni (-10,4%), en Espagne (-9,2%), au Portugal (-9,1%), en Pologne (-7,9%), en Slovaquie (-7,9%), en Lettonie (-7,7%), en Lituanie (-7,1%) et en France (-7,0%).

Les plus faibles déficits ont été enregistrés au Luxembourg (-1,7%), en Finlande (-2,5%) et au Danemark (-2,7%). L’Estonie (0,1%) a enregistré un léger excédent public en 2010 tandis que la Suède (0,0%) a été en équilibre. Au total, vingt-et-un pays de l’UE ont enregistré une amélioration de leur solde public en 2010 par rapport à 2009 et six, une détérioration.

On trouvera ci-dessous un tableau de la dette des pays européens par rapport à leur PIB. À la fin de 2010, les pays les moins endettés ont été l’Estonie (5,8%), la Bulgarie (17,5%), le Luxembourg (20,4%), la Suède (36,8%), la Lituanie (38,2%), la Roumanie (38,6%), la République tchèque (40,7%) et la Slovénie (45,5%).

Des niveaux d’endettement compris entre 50% et 100% du PIB se retrouvent aux Pays-Bas (64,4%), à Chypre (66,8%), à Malte (68,0%), en Espagne (68,2%), en Autriche (72,1%), au Royaume-Uni (79,5%), en Hongrie (82,6%), en France (85,5%), en Allemagne (81,5%), et en Belgique (99,7%).

Les pays européens les plus endettés sont le Portugal (103,3%), l’Irlande (107,0%), l’Italie (120,1%), l’Islande (130,1%) et la Grèce (165,4%).

De 2007 à 2010, la dette accumulée est passé de 59,0% à 80,0% dans l’Union européenne : dans la zone euro (c’est-à-dire des pays qui ont adopté l’euro comme monnaie), elle est passée de 66,2% à 85,1%.

Ces augmentations s’expliquent par les mesures entreprises par les différents états pour sauver leur système bancaire et stimuler leur économie.

Note : Dans le tableau ci-dessous, l’Islande et la Suisse sont au bas parce que ces pays ne font partie ni de la zone euro, ni de l’Union européenne.


Produit intérieur brut (en milliards d’euros) et dette accumulée (en % du PIB) par pays, en 2010

Pays PIB Dette accumulée
• Allemagne 2,499 81,5%
• Autriche 284 72,1%
• Belgique 352 99,7%
• Bulgarie 36 17,5%
• Chypre 17 66,8%
• Danemark 234 46,5%
• Espagne 1,063 68,2%
• Estonie 14 5,8%
• Finlande 180 49,0%
• France 1,948 85,5%
• Grèce 230 165,4%
• Hongrie 98 82,6%
• Irlande 154 107,0%
• Italie 1,549 120,1%
• Lettonie 18 44,7%
• Lituanie 27 38,2%
• Luxembourg 42 20,4%
• Malte 6 68,0%
• Pays-Bas 591 64,4%
• Pologne 335 56,7%
• Portugal 172 103,3%
• République tchèque 150 40,7%
• Roumanie 121 38,6%
• Royaume-Uni 1,663 79,5%
• Slovénie 36 45,5%
• Slovaquie 66 43,4%
• Suède 878 36,8%
Union européenne 12 281 80,0%
Zone euro 9 204 85,1%
     
• Canada 1,147 83,5%
• États-Unis 10,685 69,4%
• Islande 10 130,1%
• Suisse 382 52,4%
• Japon 3,978 208,2%


Références :
Déficit public de la zone euro et de l’UE27
L’Islande risque à nouveau la récession économique
Liste de pays par dette publique

Sur le même sujet :
Les incendiaires
Quelques dettes nationales

Laissez un commentaire »

| Économie | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le commerce entre la Chine et le Québec

Publié le 5 septembre 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

De 1990 à 2010, la valeur de l’ensembles des biens et services produits par la Chine a augmenté de 1,647% (passant de 357 à 5,878 milliards$) alors qu’au cours de la même période, le produit intérieur brut (PIB) québécois doublait, passant de 153 à 318 milliards$. De nos jours, le PIB par habitant est de 4,260 $ en Chine et d’environ huit fois plus au Québec.

Exportations québécoises en Chine

En 2008, les Etats-Unis achetaient 19,2% de toute la production québécoise, soit un peu plus que les achats des autres provinces canadiennes (16,6%). Ces deux principaux clients du Québec représentent respectivement 43,6% et 39,6% de nos exportations.

Loin derrière, nos autres clients sont la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne, la France, et la Chine.

L’édition du 27 août dernier de La Presse présente la Chine comme le troisième client du Québec. Cela est extrêmement douteux puisque selon ce même quotidien, la Chine n’achète que 1,7 milliards$ de biens et services québécois, ce qui équivaut à un modeste 0,53% de notre PIB et 1,3% de nos exportations.

Importations de Chine

En 2010, le Québec a importé pour 7,3 milliards$ en provenance de Chine. C’est quatre fois plus que ce que nous y exportons.

Les importations québécoises proviennent principalement des autres provinces canadiennes (37,1% de nos importations) et des Etats-Unis (31,1%). En troisième place vient donc la Chine, avec 4,4% de nos importations.

Déficit commercial

À l’heure actuelle, le Québec enregistre un déficit commercial, non seulement avec la Chine, mais envers de nombreux autres pays.

Historiquement, le Québec a toujours dégagé d’importants surplus ou de légers déficits dans ses échanges internationaux. Pour la première fois de son histoire, en 2004, le Québec s’est retrouvé avec un déficit commercial de 600 millions. Puis, avec un déficit de 6 milliards$ en 2005, 17 milliards$ en 2008, 12 milliards$ en 2009 et 16,4 milliards$ en 2010 (soit 5% du PIB).

Il s’agit d’un déficit commercial préoccupant dans la mesure où il est proportionnellement plus important que celui, colossal, des États-Unis. En effet, la population québécoise est de 2,6% de celle des États-Unis et notre PIB est de 2,1% du PIB américain : pourtant notre déficit commercial annuel est devenu 3,3% de celui des États-Unis.

Références :
Économie du Québec
Patience et longueur de temps: le parcours de la Sun Life en Chine
Produit intérieur brut (PIB), Canada, provinces et territoires, 1990, 1995, et 1999 à 2008
Vers un choc économique

Laissez un commentaire »

| 2003-2012 (années Charest), Politique québécoise | Mots-clés : , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le doux sommeil de l’Office de la langue française

Publié le 1 septembre 2011 | Temps de lecture : 6 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

De 2005 à janvier 2011, France Boucher — fille d’Andrée Boucher, la défunte mairesse de Québec — occupait la fonction de présidente de l’Office de la langue française. C’est une des 6,400 nominations politiques du gouvernement Charest. Son mandat cinq ans à la tête de cet organisme fut un désastre.

Parmi ses nombreuses tâches, l’Office possède la responsabilité d’effectuer des études sociologiques et démographiques qui permettent à l’État de connaitre de la situation du français au Québec. De son côté, le Comité de suivi de l’Office est formé d’experts qui jugent de la valeur scientifiques des études effectuées.

Ces études sont extrêmement importantes puisqu’elles donnent au Québec la possibilité de se prévaloir de la deuxième clause dérogatoire de la Constitution canadienne. La première est bien connue : c’est l’article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés. Elle permette de suspendre n’importe quelle disposition de cette charte sauf lorsqu’il s’agit de la langue d’enseignement.

Mais la Charte a également une clause dérogatoire officieuse : c’est l’article premier. Il donne aux tribunaux le pouvoir discrétionnaire d’autoriser n’importe quelle autre dérogation — y compris sur la langue d’enseignement — « dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique. »

Une telle dérogation ne peut se justifier que pour des raisons sérieuses, idéalement appuyées par des études scientifiques. Sans elles, les avocats chargés de défendre les lois protégeant le français au Québec sont handicapés devant les tribunaux du pays.

En mars 2008, alors qu’une bonne partie des experts du Comité de suivi démissionnaient avec fracas, on apprenait que sous le mandat de Mme Boucher, l’Office retardait la publication d’études susceptibles de troubler la paix linguistique au Québec. De plus, son rapport 2002-2007 sur l’évolution de la situation linguistique, dévoilé en 2008, est basé en grande partie sur les données du recensement de 2001 de Statistique Canada (et non sur les données de 2006).

Malgré la vétusté de ces données, ils démontrent que 57,2% des allophones qui habitaient l’île de Montréal adoptaient l’anglais comme langue d’usage et qu’un immigrant sur cinq n’utilisait jamais le français au travail il y a dix ans.

Donc depuis une décennie, le Québec accueille annuellement environ 50,000 immigrants qui choisissent à 60% de devenir anglophones et qui s’établissent en grande partie dans la région montréalaise. Ça commence à faire du monde. D’autant plus que le taux de natalité des néoQuébécois est nettement plus élevé que celui des Francophones et des Anglophones de souche.

Résultat ? Il suffit de s’ouvrir les oreilles pour savoir qu’en huit ans de gouvernement libéral, Montréal est devenu majoritairement une ville anglophone. C’est ce qui explique la multiplication des occasions où des francophones reçoivent malgré eux des services en anglais.

Un autre rôle de l’Office est justement de recevoir les plaintes des citoyens relativement à la langue de service. Comment l’Office s’acquitte-t-il de cette responsabilité ? Hier, une intervention publique de la nouvelle présidente de l’Office, Mme Louise Marchand, nous permet d’en juger.

La grande majorité des francophones qui sont servis en anglais ne portent jamais plainte. L’Office reçoit environ 400 plaintes par année relativement à la langue de service dans les commerces : c’est 15% de l’ensemble des plaintes que reçoit cet organisme, sur un total de 2,500 à 3,000 plaintes.

Même si 82% d’entre elles sont fondées, l’Office impose des amendes ou procède à des poursuites dans seulement 2% des infractions observées. Depuis que les Libéraux sont au pouvoir, l’Office se laisse « enfirouaper » dans 98% des cas et ne fait absolument rien. Le résultat est ce que tous les Montréalais observent : l’anglicisation de la métropole.

Parmi les commentaires écrits en réaction à la publication de ces données, un lecteur du Devoir témoigne : « J’ai porté plainte auprès de l’Office de la langue française contre un commerce du quartier chinois au sujet de l’affichage en français, ainsi que le service et les produits vendus non traduit en français. Après deux ans, rien n’a changé et on m’a fait comme réponse que si l’Office appliquait la loi, le magasin serait en faillite.»

De plus, Denis Poitras (un autre lecteur) écrit : « J’ai déjà porté plainte pour un produit avec des instructions sans français. J’ai reçu un accusé-réception, puis plus rien ; même pas de rapport. Est-ce que ça incite à porter plainte à nouveau ?»

Comme solution au laxisme de l’Office, j’ai proposé dans un billet antérieur que la défense du français au Québec soit remise entre les mains du peuple.

En bref, j’ai suggéré que les clients francophones servis en anglais aient le droit de porter plainte devant la Cours des petites créances et que l’amende imposée par le tribunal soit versée au plaignant.

Références :
Charest change la garde à l’Office de la langue française
Charte canadienne des droits et libertés
Language czars can’t handle the job
La présidente de l’Office refuse de se mouiller
L’Office québécois de l’absurdité
Réaction aux propos de François Legault – Les amendes ne sont pas une panacée, dit l’OQLF

Publiés depuis :
La rondelle ne roule pas pour le français dans la LHJMQ (2017-08-26)
Laval s’anglicise (2018-01-16)
Et les arbitres au Centre Bell? (2018-02-24)
Le français recule dans les commerces, selon les résidents du Grand Montréal (2020-10-27)
L’enseignement en anglais a le vent dans les voiles (2020-10-30)
Incapable d’être servi en français (2020-11-13)
Être servi en anglais, «ça fait dur» (2020-11-14)
Français au Québec: «Comment pouvons-nous être stupides au point de financer notre propre disparition linguistique?» (2020-11-27)
Quand il faut parler anglais pour travailler à Montréal (2021-03-10)
Nombre record de plaintes pour la langue française (2022-04-26)
Charte de la langue française: seulement 10 entreprises punies en 2023 (2024-02-03)
En français, please (2024-10-10)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’anglicisation du Québec, veuillez cliquer sur ceci

Détails techniques de la photo : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 160 — 45mm

Laissez un commentaire »

| Anglicisation du Québec | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La Porte de Brandebourg

Publié le 29 août 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
Porte de Brandebourg (1789-1791)

De style néoclassique, la porte de Brandebourg fut érigée par Carl-Gotthard Langhans (1732-1808). Elle comprend cinq passages et deux pavillons.

Ces derniers, situés de chaque côté, servaient aux fonctionnaires des douanes puisque ce monument constituait originellement une des 18 portes d’entrée de la ville.

Jusqu’à la fin de l’empire allemand en 1918, le véhicule de l’empereur était le seul autorisé à emprunter le passage central.

La porte est surmontée d’une sculpture de Johann Gottfried Schadow (1764-1850). Il s’agit d’un char tiré par quatre chevaux. Son personnage central est la déesse de la Victoire : debout et tenant une couronne de lauriers, elle symbolise le triomphe de la paix.

Durant l’occupation de Berlin par les troupes de Napoléon Bonaparte, ce quadrige fut confisqué comme butin de guerre et transporté à Paris en 1806.

Ce séjour fut de courte durée ; après la défaite napoléonienne, les troupes prussiennes ramenèrent la sculpture à son endroit initial en 1814. Le roi de Prusse en profita pour ajouter des symboles plus guerriers — soit une croix de fer au milieu de la couronne de lauriers et un aigle au-dessus de tout — et donner ainsi au quadrige son aspect définitif.

Sévèrement endommagé au cours de la Deuxième guerre mondiale, le quadrige à été refondu à partir des moules d’origine. C’est ce deuxième moulage, aussi authentique que le premier, que nous voyons aujourd’hui.

Détails techniques de la photo : Canon Powershot G6 — 1/600 sec. — F/2,2 — ISO 50 — 11 mm

Un commentaire

| Photos d'Allemagne, Photos de Berlin, Photos de voyage | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel