Le recyclage à la chinoise

Publié le 13 novembre 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Les médias occidentaux nous parlent souvent, à juste titre, de la pollution chinoise mais rarement du recyclage qu’on y pratique.

Il ne s’agit pas du recyclage à l’occidentale avec ces bacs verts le long des trottoirs, une ou deux fois par semaine, mais du recyclage à la chinoise.

Lorsque des quartiers entiers sont détruits pour faire place à des immeubles modernes, comme c’est le cas à Shanghai, on trie tout ce qui peut être réutilisé. On accumulera ici les poutres ou les planches de bois, là les portes et les fenêtres, ailleurs les escaliers en tire-bouchon (qui relient les étages), etc.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif 14-45mm
1re photo : 1/400 sec. — F/9,0 — ISO 100 — 18 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 19 mm
3e photo  : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 14 mm
4e photo  : 1/60 sec. — F/4,5 — ISO 100 — 20 mm

Note : Cliquez ceci pour voir le diaporama duquel ces photos sont extraites.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une tempête dans un verre de Coke

Publié le 10 novembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Mandaté d’adapter au marché québécois une publicité produite aux États-Unis, le bureau montréalais de l’agence Publicis a eu l’idée de remplacer la trame musicale originelle par la chanson Le pyromane du groupe québécois Karkwa.

Dès la mise en onde de cette publicité, lundi dernier, les passions se sont déchainées. On accuse le groupe d’être complice de l’impérialisme américain (symbolisé par Coca-Cola), de cautionner tous les torts de la compagnie, bref d’avoir vendu son âme au diable.

Personnellement, j’aurais préféré apprendre que cette chanson était devenue l’hymne de toutes les publicités de Coke à travers le monde, comme l’a déjà été la chanson La mer, de Charles Trenet, à une autre époque.

Le remplacement au Québec de la trame originelle par la chanson de Karkwa signifie qu’au lieu de verser des droits d’auteurs à Dieu-sait-qui, cet argent ira dans les poches d’un groupe d’ici.

Lorsqu’on sait que la grande majorité des artistes crèvent de faim, que la vente des CD est en chute libre depuis des années, que les œuvres musicales sont abondamment piratées, on devrait avoir honte de vouloir retirer le pain de la bouche d’un groupe de musiciens talentueux pour lequel j’ai le plus grand respect.

Références :
Musique et publicité – Karkwa répond à ses détracteurs
Publicité de Coca-Cola : Karkwa s’explique

Détails techniques de la photo : Canon Powershot G6 — 1/50 sec. — F/2,2 — ISO 50 — 11,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 5

Publié le 7 novembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

En 1935, une Berlinoise, Regina Jonas, devenait la première femme rabbin d’Allemagne. Elle décéda au camp de concentration d’Auschwitz en 1944.

L’année de ce décès, Li Tim-Oi devenait la première femme ordonnée prêtre par une église chrétienne, soit par l’Église anglicane.

Jusqu’ici, aucune femme n’a été ordonnée prêtre catholique puisque, selon les théologiens du Vatican, cela serait contraire à la Volonté de Dieu.

Références :
Alina Treiger, première femme ordonnée rabbin en Allemagne depuis 1935
Ordination of women


 
Cette année, Volkwagen (2,02 millions de voitures) est devenu le deuxième plus important constructeur automobile, derrière GM (2,19 millions) et devant Toyota (1,79 million).

Référence : Chimits X, Petit Volkswagen est devenu très grand, La Revue, 2011, 14; 92-5.


 
Chez les bébés chinois, le taux de mortalité avant l’âge d’un an est de 40 pour mille fillettes et de 25 pour mille garçons. Dans les orphelinats de ce pays, 90% des enfants sont des filles.

Référence : Mataillet D, Chine – géant fragile, La Revue, 2011, 14; 108-11.


 
Parlant hongrois, les Magyars constituent la principale minorité linguistique de la Slovaquie : ils y forment dix pour cent de la population.

Depuis l’adoption de l’euro par ce pays, en janvier 2009, les Magyars préfèrent faire leurs courses de l’autre côté de la frontière, en Hongrie, où le forint ne cesse de plonger.

Par une écrasante majorité (344 voix contre 8), le Parlement hongrois a décidé, le 26 mai 2010, d’accorder la citoyenneté hongroise à tous les Magyards de Slovaquie, ce qui a pour effet de faciliter leur magasinage transfrontalier.

Références :
Les Magyars partent faire leurs courses en Hongrie
Gouraud JL, Le tribalisme en Europe, La Revue, 2011, 14; 116-9.


 
Les plus grands buveurs de bière sont respectivement (en litres par année) :
• les Tchèques (156,9 litres)
• les Irlandais (131,3 litres)
• les Allemands (115,8 litres)
• les Australiens (109,9 litres)
• les Autrichiens (108,3 litres)
• les Britanniques (99 litres)

Référence : Mataillet D, Connaissez-vous le monde d’aujourd’hui ?, La Revue, 2011, 14; 139.


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’herboristerie Jacob Hooij

Publié le 5 novembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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Le plus ancien quartier résidentiel d’Amsterdam s’appelle le Vieux-côté. C’est là qu’est située l’herboristerie Jacob Hooij & Cie, établie en 1743. C’est un des magasins les plus pittoresques d’Amsterdam. Depuis 130 ans, il est tenu par la famille Oldeboom.

On y trouve le type de marchandise que les marins hollandais rapportaient d’Orient au XVIIIe siècle : plus de 600 types d’herbes et d’épices (pour la cuisine ou pour usage médical), 30 sortes de thé, des huiles essentielles et de l’encens.

Entrer dans cette boutique est un peu comme emprunter une machine à remonter le temps. On y trouve également des remèdes homéopathiques (près de la fenêtre) et divers produits pour le corps (crèmes et lotions biologiques).

Les Amstellodamois y achètent surtout une spécialité nationale, les dropjes, une confiserie à base de réglisse, réputée efficace contre le mal de gorge. À droite de l’image, on voit quelques uns des bols à poissons dans lesquels les dizaines de sortes de dropjes sont offerts, dans des saveurs allant du doux au sur et au salé.

Détails techniques : Canon Powershot G6 — 1/5 sec. — F/2,5 — ISO 50 — 7,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Tunnel du mont Royal : un cadeau pour les terroristes

Publié le 4 novembre 2011 | Temps de lecture : 8 minutes

Retenez bien ceci : « Tout ce qui peut arriver, finit toujours par survenir ».

Le tunnel du mont Royal a été construit de 1912 à 1916. Il traverse le mont Royal sur une longueur de 4,8 km.

Depuis un siècle, seuls des trains électriques l’empruntent puisque ce tunnel est dépourvu de tout système de ventilation qui permettrait de dissiper les gaz de combustion. On n’y trouve qu’un seul puits vertical d’aération, fermé par des grilles.

Il n’y a aucune sortie de secours autres que ses deux extrémités, aucune source d’eau, aucune borne-fontaine, pompe ou valve. Toutefois, il est doté de douze extincteurs chimiques.

Actuellement, 48 trains électriques l’empruntent quotidiennement, transportant 30 000 passagers.

À partir du printemps prochain, de nouvelles locomotives bimodes — dotées de moteurs électriques et de moteurs à combustible — pouvant transporter 68,000 litres de diésel, seront mis en service et traverseront ce tunnel.

Aux heures de pointe, il suffira donc de placer une bombe sur un de ces trains pour provoquer la mort de plus d’un millier de Québécois, brulés vifs en quelques secondes.

Une bombe similaire tuerait des dizaines de personnes dans un train électrique : dans un train chargé d’essence, personne ne survivrait.

Le durcissement de la position canadienne à l’égard des Palestiniens et le refus de leur laisser le moindre espoir d’améliorer leur sort, augmente les risques d’attentats terroristes au pays.

Or la décision de l’Agence métropolitaine des transports (AMT) simplifie considérablement la tâche de ceux qui voudraient commettre un attentat au pays.

Comparons le cahier de charge des responsables des attentats du 11 septembre 2001. Pendant des mois, ils ont dû apprendre à piloter, puis acheter des billets d’avion, prendre par la force le contrôle des avions, les piloter jusqu’à New York et foncer sur les tours jumelles du World Trade Center.

À Montréal, il suffit d’acheter des billets, embarquer sur des trains dépourvus de mesure de sécurité, déposer — aussi près que possible des réservoirs d’essence — leurs sacs à dos chargés d’explosifs, s’assoir calmement en attendant de déclencher les détonateurs lors du passage dans le tunnel du mont Royal. Un jeu d’enfant !

Mercredi dernier, le président de l’AMT, M. Joël Gauthier — un ex-président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (1987-1988) — a déclaré que la question des locomotives bimodes était un faux débat au niveau de la sécurité et qu’elles répondaient aux plus hautes normes de sécurité.

Je pense que si M. Gauthier engageait sa responsabilité et permettait aux familles des victimes éventuelles de le poursuivre personnellement pour négligence criminelle, il y penserait deux fois avant de dire des âneries.

Il serait mieux avisé d’annoncer que chaque passager sera soumis à la fouille et que tous les bagages et sacs à dos passeront à la radiographie. Il s’agit là de mesures coûteuses (en équipement et en personnel) qui retarderont l’embarquement sur les trains. Toutefois, ces inconvénients sont une nécessité absolue qui découle de la décision stupide d’acheter des trains chargés d’essence, destinés à traverser un tunnel sur plusieurs kilomètres.

On trouvera ci-dessous des photos qui montrent les mesures de sécurité auxquelles doivent s’astreindre les passagers à toutes les stations du métro de Shanghai.

Personne n’entre dans ce métro tout électrique sans s’y soumettre. Précisons que les passagers n’y subissent pas de fouille corporelle à moins, exceptionnellement, qu’ils aient un comportement suspect.



 
Références :
Wikipédia : Tunnel du mont Royal
<a href= »https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201110/31/01-4462844-tunnel-du-mont-royal-lagence-dit-etudier-des-solutions.php >Tunnel du mont Royal: l’Agence dit étudier des solutions
Tunnel du mont Royal: les locomotives au diesel inquiètent les pompiers
Tunnel du mont Royal: les normes contre les incendies ne s’appliquent pas
Le tunnel Mont-Royal est sécuritaire, tranche l’AMT

Parus depuis :
Présumé complot terroriste : les suspects comparaissent aujourd’hui (2013-04-23)
Trains de banlieue: 90 millions pour sécuriser le tunnel du mont Royal (2015-05-14)
Le train de la Caisse : comme se servir au buffet! (2016-05-13)

Détails techniques des photos :
1re photo : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45 mm — 1/30 sec. — F/4,5 — ISO 125 — 20 mm
2e photo  : Panasonic GH1, objectif Lumix 20 mm — F/1,7 — 1/40 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm


Premier post-scriptum (le 4 novembre 2011) : Ce matin, l’Agence métropolitaine des transports a été avisée de la publication du billet ci-dessus. Voici l’accusé de réception de cet organisme expédié le jour-même.

Madame, Monsieur,

Votre courriel a bien été reçu au Service à la clientèle.

Dans un souci d’assurer un suivi des demandes de nos clients, tous les courriels reçus sont lus et enregistrés par nos agents. Toutefois, compte tenu du nombre élevé de demandes que nous recevons, une réponse vous sera transmise dans les meilleurs délais. Soyez par contre informé que si votre message fait suite à un événement nécessitant une intervention rapide de notre part, il sera traité en priorité.

Pour planifier un déplacement, connaître l’horaire ou toute autre information générale, nous vous invitons à visiter notre site internet à l’adresse www.amt.qc.ca.

Nous vous remercions d’avoir pris le temps de nous écrire, et vous prions de recevoir nos salutations distinguées.

Service à la clientèle
Agence métropolitaine de transport

 


Deuxième post-scriptum (le 25 janvier 2013) :

Suite de cette affaire

Quelques semaines après la publication du texte ci-dessus, deux premières locomotives ont été mises en exploitation à la fin du mois de novembre, en mode diesel, sur la ligne Mont-Saint-Hilaire.

Toutefois, quelques jours plus tard, plus précisément le 9 décembre 2011, un de ces deux trains a déraillé dans la Gare centrale de Montréal alors qu’il y circulait à moins de 10 km/h : une voiture a penché sur le côté et la locomotive neuve s’est inclinée contre le quai.

Ces trains appartiennent à l’AMT : toutefois, les rails appartiennent à la compagnie ferroviaire Canadien National. Dans l’attente des résultats de l’enquête au sujet du déraillement, le Canadien National a décidé d’interdire aux trains bimodes de circuler sur ses voies.

Depuis, sur la ligne Deux-Montagnes — propriété d’une autre compagnie ferroviaire, soit le Canadien Pacifique — les trains bimodes ont commencé à circuler. Puisque cette ligne est entièrement électrifiée, les locomotives bimodes y fonctionneraient en mode électrique seulement et conséquemment, leurs réservoirs de carburant diesel seraient vides.

Références :
AMT: les locomotives bimodes encore au garage
Déraillement d’un train – Le poids de la locomotive et l’état des rails en cause

Paru depuis :
Déraillement à la gare centrale: le service de train de banlieue perturbé (2019-10-24)


Troisième post-scriptum (le 1er février 2013) : N’ayant reçu qu’un accusé de réception automatique, j’ai de nouveau écrit à l’AMT le 10 janvier 2013 afin d’obtenir une réponse formelle. Voici cette réponse, reçue le 1er février 2013.

Monsieur,

La sécurité des passagers est une priorité pour l’AMT et ses partenaires, des efforts constants sont déployés afin d’assurer une application adéquate des plans de mesures d’urgence et de coordination des actions visant le maintien et l’amélioration des infrastructures liées au tunnel Mont-Royal en vue d’une hausse de l’achalandage sur ce réseau.

Selon les études poursuivies sur les infrastructures du tunnel Mont-Royal, il appert que la meilleure façon d’améliorer la sécurité dans les tunnels existants est de moderniser le matériel roulant et les mesures d’exploitation, ce à quoi l’AMT s’est déjà affairée par le programme d’acquisition de nouvelles locomotives bimodes et de voitures multiniveaux. À ce sujet, les voitures multiniveaux conçues pour le réseau de l’AMT rencontrent les prescriptions établies en matière de sécurité. Nous tenons aussi à insister sur le fait que nos nouvelles locomotives bimodes ont été conçues pour répondre à toutes les normes de sécurité.

Dans le but de renforcer la sécurité à l’intérieur du tunnel Mont-Royal, l’AMT déploie différentes mesures concrètes, dont la modernisation du matériel roulant, des procédures d’intervention d’urgence et la mise à niveau de la signalisation, de la ventilation, de la canalisation, de l’éclairage et du système de communication dans le tunnel. Soyez assuré que la protection des usagers du train de banlieue reste toujours notre priorité. Sachez aussi que le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), le Service de police de Montréal (SPVM) et le Canadien National (CN) sont des partenaires impliqués et informés dans chacune des étapes du processus d’amélioration et de suivi global.

Toutes les mesures que nous dirigeons dans ce dossier visent d’ailleurs un seul et unique but : une infrastructure sécuritaire pour la protection de nos passagers.

Veuillez agréer, Monsieur, nos meilleures salutations.

Vladimira Tcherkezova
Service à la clientèle | Communication et marketing

 
 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Énergie éolienne : l’avantage québécois

Publié le 3 novembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

L’énergie éolienne est l’énergie du vent. Habituellement, l’air est plutôt immobile la nuit. Mais dès que le soleil se lève, il réchauffe le sol, ce qui crée des mouvements d’air. L’énergie éolienne est donc généralement plus abondante le jour, précisément lorsque la demande d’énergie est plus importante.

Malgré cela, les propriétaires d’éoliennes en Allemagne sont de plus en plus souvent obligés de les mettre à l’arrêt en raison des carences du réseau électrique. Dans ce pays, la distribution de l’électricité n’est pas parfaitement intégrée. Or l’énergie éolienne est produite dans le nord et l’est du pays alors que l’activité économique est davantage située dans le sud.

Les jours de grand vent, lorsque la demande locale est faible, on doit arrêter les éoliennes pour ne pas surcharger le réseau. En 2009, on comptait 285 arrêts forcés : ce nombre a bondi à 1,085 arrêts en 2010. Cela correspond respectivement à 50% et à 69% de sous-utilisation de la capacité productrice des éoliennes du pays. C’est énorme. Et on s’attend à ce que cette situation s’aggrave au cours des prochaines années.

La solution est évidemment de construire de nouvelles lignes à haute tension afin d’acheminer l’électricité du nord vers le sud de l’Allemagne. Malheureusement, on se heurte à la résistance des citoyens vivant dans les zones que devraient traverser les pylônes.

Le Québec possède l’avantage d’un réseau électrique parfaitement intégré. Selon la demande, il nous suffit de fermer (ou d’ouvrir) les vannes de nos barrages pour que s’accumule (ou s’écoule) l’eau de nos gigantesques bassins hydro-électriques. En effet, ceux-ci qui agissent comme des réservoirs d’énergie potentielle.

Pour cette raison, on pourra construire ici autant d’éoliennes qu’on voudra sans jamais être obligés de les mettre en chômage, comme c’est le cas en Allemagne.

Références :
Les éoliennes allemandes de plus en plus souvent au chômage technique
Vent

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’école des clowns

Publié le 2 novembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
© 2011 — NHL Network

Le Collège militaire royal du Canada est la seule université de compétence fédérale au pays. Il forme le personnel des Forces armées canadiennes.

Le quotidien Le Devoir annonce aujourd’hui que cette institution s’apprête à accorder le 17 novembre un doctorat honorifique à Don Cherry, un citoyen américain qui fait office de commentateur sportif à la chaine anglaise de Radio-Canada.

Plus tôt aujourd’hui, j’ai écrit au recteur de cette institution afin d’obtenir la confirmation de cette nouvelle étonnante. On trouvera ci-dessous le texte de mon courriel.

Pour terminer, j’ai avisé le cabinet du ministre de la Défense nationale de la publication du présent billet. Le ministre se réjouira sans doute de cette nouvelle qui contribue au prestige des Forces armées canadiennes et qui en dit long sur la qualité de la formation qu’elles reçoivent…

Référence :
Un doctorat honorifique pour Don Cherry


Je m’apprête à écrire sur mon blogue (https://www.jpmartel.quebec/) un texte intitulé « L’école des clowns » au sujet du doctorat honorifique que votre institution s’apprêterait à accorder à Don Cherry, le bouffon des nouvelles sportives de la CBC.

Malheureusement le moteur de recherche de votre site Web ne permet pas de confirmer ou d’infirmer la nouvelle parue dans Le Devoir.

Je vous écris donc afin d’obtenir cette confirmation de votre part.

Merci à l’avance.

Jean-Pierre Martel


Post-scriptum : Trois jours après la publication du présent billet, on apprenait la décision de Don Cherry de refuser le doctorat honorifique que souhaitait lui remettre le Collège militaire royal du Canada.

Référence :
Don Cherry refuse son doctorat honorifique à cause de la controverse

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Hommage aux professeurs d’école primaire

Publié le 1 novembre 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

Tout le monde connait le rôle essentiel d’une mère aimante sur développement de ses enfants. Mais s’arrête-t-on à penser sur la contribution des professeurs d’école ?

Avant d’arriver à l’école, l’enfant n’a qu’une connaissance sensorielle du monde. Comme un chiot ou un jeune félin, il ne pense qu’à s’amuser. Son vocabulaire est rudimentaire. Il sait comment se comporter afin d’éviter les punitions et obtenir des récompenses. Il est familier avec ses parents, les voisins, ses petits amis et leurs parents. Au-delà, il ne connaît du monde que l’univers enchanté des émissions pour enfants. Plein de sujets de conversation des adultes le dépassent.

À la fin de la sixième année, il sait lire, écrire et compter. Il a tous les outils pour apprendre par lui-même et pour devenir un citoyen. Il peut découvrir les trésors de la littérature, distinguer les produits autrement que par leurs formes et leurs couleurs (il peut faire l’épicerie), s’orienter par le nom des rues, et compléter un questionnaire. Il pourrait lire les directives d’un employeur s’il avait l’âge de travailler.

En plus d’écrire (donc discuter sur l’internet et sur un téléphone portable), il connait maintenant près de trois mille mots. Il a le vocabulaire nécessaire pour exprimer sa pensée plus clairement et plus précisément.

Il sait compter jusqu’à un million, si ce n’est jusqu’à l’infini. Il sait additionner, soustraire, multiplier et diviser. Il est prêt pour la géométrie et les autres disciplines qu’il apprendra bientôt.

À tous les trois ans depuis l’an 2000, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mène une enquête destinée à mesurer la performance des systèmes éducatifs de divers pays auprès des jeunes de quinze ans, soit un peu au-delà du primaire.

En 2009, soit la dernière fois qu’une telle enquête a été menée, le Canada était au dixième rang mondial pour les mathématiques (la France et les États-Unis étaient respectivement au 22e et au 30e rang), au 8e rang pour les sciences (la France et les États-Unis étaient respectivement au 27e et au 23e rang) et au 6e rang pour la lecture (la France et les États-Unis étaient respectivement au 22e et au 17e rang).

Alors que des voix s’élèvent au Québec pour instaurer la précarité des enseignants et une rémunération à la performance, je dis merci pour le travail extraordinaire que vous accomplissez. J’apprécie votre courage et votre ténacité en dépit des obstacles sur votre chemin.

Références :
Britain’s got a talent deficit
Programme PISA
Au primaire – Que faut-il avoir appris à la fin de la 6e année ?

Compléments de lecture :
Classement de l’OCDE – Le Québec, élève modèle en mathématiques (2013-12-03)
D’autorité? (2019-02-23)
Une urgence nationale (2019-09-20)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un vélo à Amsterdam

Publié le 31 octobre 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Détails techniques : Canon Powershot G6 — 1/20 sec. — F/2,0 — ISO 50 — 7,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le congédiement de Jacques Duchesneau ou la vengeance de M. Charest

Publié le 30 octobre 2011 | Temps de lecture : 5 minutes

Afin d’éviter de mettre sur pied une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, le Premier ministre Jean Charest créait en février 2010 une équipe multidisciplinaire spéciale appelée « Unité anticollusion au ministère des Transports du Québec » (UAC), dirigée par Jacques Duchesneau. Ce dernier est un ex-chef de police de Montréal réputé comme incorruptible.

Très tôt, l’UAC suscite le mécontentement et la grogne. Ses policiers posent beaucoup de questions. Trop de questions.

Les entrepreneurs enquêtés se plaignent d’être victimes de harcèlement policier. Les fonctionnaires disent qu’ils ne peuvent plus travailler en paix. Les firmes de génie conseil réclament qu’on mette fin à l’intrusion de l’UAC dans leurs affaires. De toutes parts, on parle d’État policier et on exige des changements. Les grands bailleurs de fonds à la caisse électorale du Parti libéral transmettent ces griefs en haut lieu.

En novembre 2010, M. Duchesneau est accusé publiquement d’avoir financé illégalement sa campagne électorale à la mairie de Montréal en 1998 : il est alors suspendu de ses fonctions. Après une enquête de trois mois, le Directeur général des élections du Québec blanchit M. Duchesneau de toute accusation. Conséquemment, celui-ci reprend ses fonctions.

M. Duchesneau a très bien compris que si cette affaire a refait surface douze ans plus tard, c’est qu’on voudrait qu’il s’écrase. C’est mal le connaître. Il revient à l’UAC plus déterminé que jamais. Ses policiers sont partout. Ils sentent dans tous les racoins, retournent toutes les pierres. 500 personnes seront interrogées. Du jamais vu.

À Québec, on juge que M. Duchesneau dépasse les bornes; il faut le neutraliser de toute urgence.

En mars 2011, le gouvernement décide de créer une Unité permanente anticorruption (UPAC), plus vaste, dirigé par un homme de main opposé à une commission d’enquête. Surtout, on décide d’assujettir l’UAC (et donc M. Duchesneau) à cette personne.

En septembre 2011, soit six mois plus tard, on sent une certaine fébrilité dans les couloirs du parlement. La cause ? M. Duchesneau doit remettre incessamment son rapport.

Tout est prévu. Il s’agit d’un rapport confidentiel qui sera remis au Premier ministre : ce dernier pourra en retarder la publication indéfiniment sous le prétexte de ne pas nuire au travail des policiers de l’Unité permanente. La réaction officielle du Premier ministre est déjà prête : c’est un bon rapport qui prouve que son gouvernement est sur la bonne voie et qu’il a raison de ne pas créer une commission d’enquête à ce sujet.

Mais voilà que tout dérape. Jacques Duchesneau a la dent longue : il se rappelle qu’on a tenté de l’éliminer. Il fait donc couler son rapport au quotidien La Presse. Ce rapport est dévastateur. Une véritable bombe.

Dans l’entourage du Premier ministre, c’est la panique. Il faut agir maintenant. Toutefois on ne s’entend pas sur la marche à suivre. Par défaut, M. Charest fait la déclaration pontifiante prévu à l’origine mais qui prouve qu’il n’a rien compris au rapport ou qu’il ne l’a pas lu.

Ridiculisé et critiqué de toutes parts, M. Charest finit par créer le 19 octobre une commission d’enquête castrée, dépourvue de pouvoirs et à qui il est même interdit d’adresser des reproches à qui que ce soit. Il faudra l’intervention de l’ordre professionnel des avocats du Québec — le Barreau — pour que M. Charest envisager la possibilité d’accorder à la commission au moins le pouvoir de contraindre à témoigner.

Mais M. Charest est rancunier. Il ne pardonne pas à M. Duchesneau de l’avoir forcé à créer cette commission d’enquête qui risque de faire la lumière sur les mécanismes de la corruption mis au point par son gouvernement afin de financer le Parti libéral. On veut sa tête. On s’affaire donc à intriguer entre M. Duchesneau et son supérieur hiérarchique jusqu’à ce que, finalement, ce dernier congédie M. Duchesneau vendredi dernier.

Ce que le public attend maintenant de celui qui a congédié M. Duchesneau, c’est qu’il fasse preuve du même zèle à combattre la corruption qu’il en met à se débarrasser de ceux qui lui font de l’ombre.

Références :
Jacques Duchesneau (policier)
Duchesneau s’en remet au jugement du DGE
Jacques Duchesneau congédié de l’Unité anticollusion
Jacques Duchesneau est congédié
Le rapport Duchesneau pour les nuls
Quebec anti-collusion crusader Duchesneau gets the chop
L’indépendance de Lafrenière remise en question
Robert Lafrenière à la tête de l’escouade anticorruption

Note : Photo de M. Charest par le journal Le Devoir.

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Écrit par Jean-Pierre Martel