L’unilinguisme anglais des Messageries DHL

Publié le 4 janvier 2012 | Temps de lecture : 3 minutes


 
J’ai reçu hier après-midi des DVD importés, essentiellement les deux premières saisons de la série policière « Nicolas Le Floch ».

Je ne sais pas par quel mécanisme une entreprise de livraison se voit attribué la tâche de dédouaner un colis et de l’acheminer au destinataire, mais dans ce cas-ci, c’est un livreur des messageries DHL Express qui s’est présenté à ma porte.

Malgré mes demandes répétées, ce livreur ne savait pas — ou ne voulait pas — parler français. Ce n’est pas la première fois que cette entreprise m’envoie un livreur unilingue anglais. Or porter plainte à l’Office de la langue française est une perte de temps depuis que le Parti libéral du Québec est au pouvoir.

En effet, depuis des années, l’Office ne fait plus respecter la loi 101. Celui-ci reçoit annuellement environ 400 plaintes relativement à la langue de service. Malgré le fait que 82% d’entre elles sont fondées, l’Office impose des amendes ou procède à des poursuites dans seulement 2% des infractions observées. Donc, tant que les Libéraux seront au pouvoir, Montréal continuera de s’angliciser.

Ceux parmi les Francophones qui jugent inacceptable de payer pour être servi en anglais au Québec, doivent donc prendre en main la défense du français. Lorsqu’on a affaire à une institution financière, on peut toujours retirer l’argent qu’on y a placé et le déposer ailleurs. C’est ce que j’ai fait relativement à la Banque Nationale : mes REER n’y sont plus.

Lorsqu’il s’agit d’un livreur de restaurant, je règle cela de manière très simple : je donne un pourboire dérisoire ou rien du tout.

Mais dans le cas des messageries, on n’a pas de pourboire à laisser, alors que faire ? J’ai passé la soirée à me demander ce que j’aurais dû faire et j’ai trouvé la solution.

C’est très simple : c’est de refuser d’accepter le colis. Cela oblige la messagerie à réexpédier le colis par un livreur qui parle français ou, en cas d’entêtement, à retourner le colis à l’expéditeur. C’est ce que j’aurais dû faire et ce que je ferai à l’avenir. À suivre…

Post-scriptum : À la livraison suivante par DHL, quelques semaines plus tard, celui qui m’a livré le colis parlait très bien français.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le reflux gastro-œsophagien

Publié le 2 janvier 2012 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Le reflux gastro-œsophagien survient lorsque du contenu de l’estomac reflue vers l’oesophage, c’est-à-dire vers ce tube qui relie grosso-modo la bouche à l’estomac.

Un cas extrême de reflux est connu de tous ; c’est cette régurgitation qu’éprouvent tous les bébés gavés de lait.

Il serait facile de croire que si la nourriture qu’on avale descend, c’est parce qu’elle est attirée par la gravité. Cela est faux. Un fakir se tenant sur la tête pourrait boire un liquide sans problème : or dans ce cas, le liquide monte de la bouche vers l’estomac en dépit de la gravité.

En réalité, si la nourriture se rend à l’estomac, c’est qu’elle cède à une différence de pression ; elle se rend là où la pression est moindre.

L’œsophage est constitué d’une série de muscles lisses circulaires. Pour faire descendre une bouchée, l’œsophage contracte des anneaux musculaires au-dessus de la bouché, l’obligeant à se déplacer vers l’estomac.

Si bien que la pression au bas de l’œsophage est normalement plus élevée que la pression dans le haut de l’estomac. C’est ce qui explique que la nourriture passe de l’un à l’autre.

Inversion du gradient de pression

Mais si on augmente la pression dans l’estomac au point où elle devient plus élevée que dans l’œsophage, ne risque-t-on pas de provoquer du reflux ? Oui, assurément. Mais comment peut-on en arriver là ?

En prenant un repas très copieux, on augmente la pression dans l’estomac (comme dans un ballon qu’on gonfle). Il est donc préférable de prendre plusieurs petits repas plutôt qu’un seul gros repas.

Par ailleurs, lors d’une grossesse, l’augmentation spectaculaire de la taille de l’utérus fait pression sur l’intestin, ce qui se répercute sur l’estomac et favorise ainsi le reflux (ce que connaissent la grande majorité des femmes enceintes).

Une comédienne qui portera un corset à la journée longue afin de s’habituer au costume d’époque qu’elle doit porter en soirée, pourrait très bien éprouver du reflux, selon le même mécanisme que chez la femme enceinte.

L’athlète qui développe ses abdominaux afin d’améliorer sa silhouette donne naissance à une gaine naturelle qu’il porte lui aussi à la journée longue avec, comme conséquence, un risque de reflux.

L’affaiblissement du cardia

À la jonction de l’œsophage et de l’estomac, se trouve un sphincter qu’on appelle cardia à cause de sa proximité avec le cœur. Ce n’est pas une valve mais il agit comme si son rôle était de prévenir le retour de la nourriture vers l’œsophage.

Or cela est important puisque l’estomac secrète de l’acide chlorhydrique. Cet acide est assez puissant pour dissoudre le métal.

Alors comment se fait-il que l’estomac n’est pas attaqué par l’acide qu’il secrète ? Il s’en protège en sécrétant aussi une couche de mucus qui lui sert de barrière de protection.

Malheureusement, l’œsophage n’a pas cette barrière. Il n’en n’a pas parce qu’en temps normal, il n’en n’a pas besoin. Mais en cas de reflux, l’œsophage est complètement vulnérable à l’acidité gastrique.

Tout ce qui affaiblit le cardia favorise le reflux gastro-œsophagien. Une telle faiblesse peut être congénitale ou anatomique (ex.: une hernie).

Mais certains aliments et certains substances médicinales peuvent affaiblir le cardia : les aliments gras, les hormones progestatives et les substances qu’on qualifie d’anticholinergiques. On peut distinguer ces dernières par un effet secondaire qu’elles ont en commun : la sécheresse de la bouche.

Fumer un joint vous donne la bouche sèche ? C’est que la marijuana est un anticholinergique. Le Benadryl ou le Gravol vous donne la bouche sèche : ce sont d’autres anticholinergiques.

Conclusion

Parmi les facteurs qui favorisent le reflux gastro-œsophagien, il y a :
• les repas copieux
• la grossesse, les corsets, les gaines, la musculation abdominale
• les aliments gras (fromages, fritures, poutine, croustilles, chocolat, beurre d’arachide, etc.)
• les hormones progestatives (Provera, Prométrium, pilule contraceptive)
• les substances anticholinergiques (marijuana, Bentylol, certains médicaments contre l’allergie, etc.)

Évidemment, il faut éviter les aliments qui favorisent l’hyperacidité de l’estomac puisqu’ils augmentent le pouvoir corrosif de ce qui est refoulé vers l’œsophage (voir mon billet à ce sujet).

Pour terminer, le meilleur conseil à donner aux personnes sujettes au reflux gastro-œsophagien, c’est de hausser leur tête de lit d’environ dix centimètres, c’est-à-dire de faire en sorte que le lit soit en pente. Non pas d’ajouter des taies d’oreiller, ce qui est beaucoup plus simple mais qui donne des effets opposés puisque le corps est alors en « V » : les intestins poussent l’estomac, ce qui favorise le reflux. Au contraire, il faut que le lit soit en pente.

Au début, cela est un peu inconfortable puisqu’on a l’impression qu’on va se retrouver le lendemain matin au pied du lit, ce qui n’arrive jamais.

Si on analyse ce qui se produit lorsqu’on se couche dans un lit en pente, c’est que les viscères glissent vers le bassin, ce qui crée une succion négative sur l’estomac et conséquemment, une absence totale de reflux durant toute la nuit. Ce conseil est le plus efficace parmi tous ceux qu’on peut donner aux personnes sujettes au reflux.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les femmes au pouvoir

Publié le 30 décembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

« La Dame de fer » (un film que je n’ai pas vu, au sujet de Margaret Thatcher) nous rappelle que des femmes accèdent aux plus hautes fonctions de l’État.

Le Rwanda, pays dirigé par un homme, est le seul dont la majorité des parlementaires sont des femmes. À l’opposé, l’Arabie saoudite — un royaume obscurantiste où aucune femme n’occupe de poste politique important — a généreusement consenti à ce que, dans trois ans, ses citoyennes puissent voter au niveau municipal (si leur époux respectif y consent, évidemment).

En excluant toutes les fonctions honorifiques sans grand pouvoir réel (comme gouverneure-générale), des femmes sont chefs d’États dans quatorze pays, peuplés au total de 449 millions d’habitants.

Dans la liste ci-dessous, à la suite du nom du pays, le nombre entre parenthèses représente sa population, en millions d’habitants.

• Allemagne (81,5) : Angela Merkel, chancelière fédérale (depuis le 22-11-2005)
• Argentine (41,8) : Cristina Elisabet Fernández de Kirchner, présidente (depuis le 10-12-2007)
• Australie (21,8) : Julia-Eileen Gillard, première ministre (depuis le 24-06-2010)
• Brésil (203,4) : Dilma Vana Rousseff, présidente (depuis le 01-01-2011)
• Costa Rica (4,6) : Laura Chinchilla Miranda, présidente (depuis le 08-05-2010)
• Danemark (5,5) : Helle Thorning-Schmidt, ministre d’État (depuis le 03-10-2011)
• Islande (0,3) : Johanna Siguroardottir, première ministre (depuis le 01-02-2009)
• Kosovo (1,8) : Atifete Jahjaga, présidente (depuis le 07-04-2011)
• Libéria (3,8) : Ellen Johnson-Sileaf, présidente (depuis le 16-01-2006)
• Lituanie (3,5) : Dalia Grybauskaité, présidente (depuis le 12-07-2009)
• Slovaquie (5,5) : Iveta Radičová, présidente du gouvernement (depuis le 08-07-2010)
• Suisse (7,6) : Micheline Calmy-Rey, présidente (depuis le 13-12-2006)
• Thaïlande (66,7) : Yingluck Shinawatra, première ministre (depuis le 08-08-2011)
• Trinité-et-Tobago (1,2) : Kamla Persad-Bissessar, première ministre (depuis le 26-05-2010)

Référence : Liste des dirigeants actuels des États

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pot-pourri frivole pour le temps des fêtes

Publié le 25 décembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes


 
• Les optimistes croient que les choses ne peuvent pas aller mieux : les pessimistes craignent que cela ne soit vrai.

• On ignore généralement que sur un avion, les turbines servent aussi à rafraichir les pilotes : la preuve, c’est que lorsqu’elles s’arrêtent en vol, les pilotes ont chaud.

• Noé était un amateur quand il construisit son arche. Mais ce sont des professionnels qui ont construit le Titanic.

• Tous les économistes sont d’accord : la parole est gratuite parce que l’offre excède de beaucoup la demande.

• La sagesse vient toujours avec l’âge. Mais à l’inverse, l’âge vient parfois seul.

• Aux États-Unis, on ne sait pas pourquoi il faut utiliser des aiguilles stériles pour injecter des doses mortelles aux condamnés.

• En prévision d’une catastrophe aérienne, au lieu d’enseigner à leurs passagers comment gonfler des vestes gonflables, les transporteurs seraient mieux avisées de leur remettre des parachutes.

• Les armées les mieux équipées, celles qui disposent des budgets les plus importants, sont impuissantes face à une rumeur.

• Tout comme les couches de bébé, les politiciens doivent être changés régulièrement, pour les mêmes raisons.

• Comme il est frustrant pour celui qui croit connaître toutes les réponses de constater que personne ne leur pose de question.

• Je ne suis absolument pas superstitieux parce je sais qu’être superstitieux, ça porte malheur.

Détails techniques de la photo : Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm F/1,7 — 1/40 sec. — F/1,7 — ISO 800 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Qui n’a pas d’imperfection cutanée ?

Publié le 24 décembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

L’agence Toxedo est une firme de publicité établie sur l’avenue du Parc, à Montréal. Son directeur général, Dominic Tremblay, a eu l’idée de contacter un modèle également d’origine québécoise afin de promouvoir un produit cosmétique masquant fabriqué par les Laboratoires Vichy sous le nom de Dermablend.

C’est sur Facebook que le dirigeant de Toxedo a découvert Rick Genest. Celui-ci est un mannequin de 26 ans — né à Châteauguay, à 15 km de Montréal — qui fait carrière sous le nom de Zombie Boy.

Ce dernier a deux particularités. À 15 ans, on lui a enlevé une tumeur au cerveau. De plus, pendant six ans, il a dépensé 17 000$ pour se faire tatouer 90% du corps. C’est l’artiste montréalais Frank Lewis qui a transformé Rick Genest en écorché vivant (ce qui explique son surnom).

L’idée de la firme de publicité, c’est que si un produit était capable de redonner — en apparence seulement — une peau de bébé à Zombie Boy, ce cosmétique devrait être capable de masquer les petites imperfections d’un peu tout le monde.

Voyez le résultat :
 

 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le français au Québec : l’exemple chinois

Publié le 23 décembre 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

 

Fabrique d’objets en jade à Xi’an

Lors de mon premier séjour en Chine, je faisais partie d’un groupe d’une trentaine de Québécois francophones. Parmi les nombreuses visites organisées par notre agence de voyage, nous avons eu l’occasion d’aller dans une fabrique d’objets précieux en jade.

Ce qui m’avait surpris, c’est qu’au moment de cette visite, tous les employés de cette entreprise parlaient français. Certains le parlaient un peu, d’autre bien d’avantage, mais tous pouvaient se débrouiller dans notre langue.

En fait, les coûts de la main-d’œuvre chinoise étant très bas, cette entreprise possédait plusieurs équipes de vente. Lorsqu’un groupe de touristes allemands débarquaient à l’usine, on mettait à leur disposition une équipe de vendeuses parlant leur langue. Dès leur départ, si l’autobus suivant amenait des touristes italiens, l’équipe de vendeuses germanophones était remplacée par une équipe de vendeuses parlant l’italien. Et ainsi de suite.

Toutefois, tous ces employées étaient chinoises. À l’interne, les directives, les réunions, les rapports, bref toutes les communications entre employés se faisaient en mandarin (c’est-à-dire en chinois). Mais dès qu’on devait traiter avec un client, on faisait tout pour que ce soit dans sa langue à lui.

Ici, ce devrait être pareil.

Au Québec, un employé unilingue anglais — tout comme un employé unilingue français — est une personne handicapée. Il y a tellement d’Anglophones bilingues et de Francophones bilingues au Québec qu’il est injustifiable qu’une entreprise comme la Banque nationale ou Bombardier — dont j’ai parlé dans mon billet d’avant-hier — embauche des dirigeants unilingues anglais.

Parce que le résultat d’une telle embauche, c’est que les Francophones subalternes sont alors obligés de parler en anglais pour accommoder cet officier qui ne parle pas notre langue. C’est le cas de la comptabilité et des services informatiques de la Banque nationale et de milliers de personnes au siège social de Bombardier.

Jusqu’ici, le gouvernement Charest ne s’est pas illustré par la défense du français au Québec. Ses nominations politiques à l’Office de la langue française ont eu pour effet que cet organisme a distribué les dispenses à la loi 101 comme si c’était des bonbons. Il est grand temps que cela change.

Il est anormal qu’on ne puisse pas travailler en français au Québec. Que la charge de travail d’un employé francophone prévoit qu’il doivent parler anglais à la clientèle anglophone, c’est normal. Mais qu’il lui soit interdit de communiquer en français avec un autre employé francophone et, de manière générale, qu’il doive s’exprimer en anglais à l’interne, cela est totalement inacceptable.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Le Nouveau palais impérial

Publié le 22 décembre 2011 | Temps de lecture : 4 minutes

 
Le Palais impérial est un ensemble hétéroclite d’édifices juxtaposés sans ordre apparent. La plus récente et la plus imposante de ses annexes est le Nouveau palais impérial (1881-1913).

Il s’agit d’un édifice néo-renaissance dont la partie centrale forme un arc de cercle. Entre les fenêtres du rez-de-chaussée sont adossées des statues qui représentent les peuples qui ont habité le pays. Une colonnade orne la galerie du premier étage.

C’est du haut du balcon du premier étage qu’Hitler proclama en 1938 l’annexion de l’Autriche au Troisième Reich.

La statue équestre (1865) devant l’édifice est celle du prince Eugène de Savoie (1663-1736) qui libéra l’Europe Centrale après un siècle et demi d’occupation ottomane.

L’entrée principale donne accès à la salle de lecture de la Bibliothèque nationale et à trois musées : le Musée d’Éphèse, le Musée des armes et armures et le Musée des instruments de musique. Une entrée située à la droite de la façade en arc de cercle donne accès au Musée ethnographique.

De plus, un Musée des papyrus se trouve également dans la partie de l’édifice occupée par la Bibliothèque nationale. Il présente la plus importante collection de papyrus au Monde.

Le Musée d’Éphèse


 
Le Musée d’Éphèse contient des objets trouvés par des archéologues autrichiens dans la ville turque d’Éphèse et sur l’île grecque de Samothrace.

À 0:10 dans la vidéo, on peut voir une maquette du site archéologique d’Éphèse. Ce port était réputé dans l’Antiquité pour le temple de la déesse Artémis, qui comptait parmi les sept merveilles du Monde. À cause de l’ensablement, ce site est maintenant à 7 km de la mer Égée.

À 0:12 dans la vidéo, il s’agit de l’athlète d’Éphèse (une copie romaine en bronze d’après un original grec datant de 340 à 330 av. J.C.).

L’athlète de 1,92 m est représenté en train de nettoyer un racloir (aujourd’hui disparu) dont on se servait pour débarrasser le corps huilé du sable de la piste. Il le tient de la main droite et nettoie le racloir avec le pouce et l’index de la main gauche.

Parmi les vestiges présentés au musée, on voit de 0:14 à 0:32 des fragments de la frise des Parthes. Sculptée en l’an 165 et longue de 40 m, celle-ci illustre le combat héroïque livré par Lucius Verus (coempereur de Rome) et ses soldats (aidés de quelques divinités) contre les Parthes, des envahisseurs venus de Perse.

Le Musée des armes et des armures


 
C’est le duc Ernest d’Autriche intérieure (1377-1424) qui débuta cette collection, une des plus importante au Monde.

Les armes les plus anciennes datent des invasions barbares du Ve siècle. Les pièces les plus remarquables datent de la Renaissance, en particulier les armures d’apparat de l’empereur Charles-Quint (1500-1558), du roi Philippe II d’Espagne (1527-1598) et du roi François 1er (1494-1547). On y voit également les armes que les Ottomans abandonnèrent en 1683 à la fin du siège de Vienne.

De 1:55 à 2:00, il s’agit de la cuirasse et l’armure ayant appartenus à l’empereur Ferdinand 1er (1503-1564).

Le musée des instruments de musique


 
Le fonds de ce musée a été constitué à partir des collections de l’archiduc Ferdinand de Tyrol (1529-1595) et de l’archiduc Ferdinand d’Autriche-Este (1754-1806).

En dépit du fait que ce musée renferme des instruments utilisés par de nombreux compositeurs célèbres, il doit sa réputation aux instruments datant de la Renaissance et qui comprennent des pièces uniques au Monde.

Ce musée offre un panorama exceptionnel de la facture d’instruments de musique occidentale s’étendant sur cinq siècles.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’anglais vient d’en haut

Publié le 21 décembre 2011 | Temps de lecture : 5 minutes

Des patrons de la Caisse de dépôt incapables de comprendre leurs employés francophones

Ivanhoé Cambridge est la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec. C’est l’un des dix plus grands propriétaires immobiliers du monde, avec un actif de plus de 30 milliards de dollars comprenant la Place Ville-Marie, le Centre Eaton de Montréal, et la Place Laurier de Québec. Environ 1600 employés y travaillent dont la moitié au Québec.

Ce printemps, ses dirigeants ont choisi David Smith, un unilingue anglophone, pour occuper le poste de Vice-président principal ressources humaines et services corporatifs. Quelques mois plus tard, plus précisément en juillet 2011, c’était le tour d’un autre unilingue anglophone, Kim McInnes, d’être choisi à un poste encore plus important, soit celui de Président de l’exploitation d’Ivanhoé Cambridge.

Depuis ce temps, les réunions du comité d’investissement d’Ivanhoé Cambridge se déroulent en anglais et tous les employés francophones qui ont à s’adresser à l’un ou l’autre de ces dirigeants, ici même à Montréal, doivent le faire dans la langue de Shakespeare.

La Banque nationale hostile aux francophones

Un unilingue anglophone, John B. Cieslak, a été embauché en 2007 comme Premier vice-président des technologies de l’information de la Banque nationale. Or les services informatiques de cette banque occupent deux étages complets au siège social de Montréal et des centaines d’employés.

Dès son arrivée, M. Cieslak aurait demandé à ses subalternes francophones faire leurs présentations techniques en anglais au Conseil d’administration de la banque, de façon à ce qu’il puisse les comprendre. Cette politique de l’anglais au travail s’est étendue aux entrevues de sélection des candidats pour des postes à pourvoir, qui se déroulent entièrement en anglais. Les évaluations aussi seraient faites en anglais.

Pire encore, l’échange de courriels en français entre employés francophones est maintenant sujet à des réprimandes officielles. Conséquemment, plusieurs employés ont dû quitter cette banque pour trouver un emploi en français.

C’est aussi le cas de la vérification interne des marchés financiers et de la trésorerie. Un comptable qui a quitté cette banque dernièrement a confié que tout ce qu’il faisait était en anglais, ici même à Montréal. Tous les rapports de son service étaient en anglais et une grande partie des gens qu’il côtoyait ne parlaient pas français.

Les porte-parole de la banque font valoir qu’en tant qu’institution de compétence constitutionnelle fédérale, la Banque nationale n’est pas soumise aux dispositions de la loi 101 mais qu’elle a la bonté de s’y soumettre lorsque cela lui convient.

Pour cette raison, plus tôt ce mois-ci, j’ai transféré tous les REER que je détenais à la Banque nationale vers une autre institution financière québécoise.

Post-scriptum : Après discussions avec la direction de la Banque nationale, la Société St-Jean-Baptiste et le Mouvement Québec français ont levé, en février 2012, l’appel lancé deux mois plus tôt au boycottage de cette banque.

Progression de l’anglais chez Bombardier

L’article 144 de la loi 101 permet à une entreprise québécoise de ne pas avoir à se soumettre aux dispositions de cette loi relativement à la langue de travail. Renouvelable, cette dispense n’est bonne que pour cinq ans. Chez Bombardier, la connaissance fonctionnelle du français n’est un critère d’embauche que depuis 2010. Si bien que beaucoup d’employés sont unilingues anglophones.

Afin de compenser pour cet état de fait, Bombardier dispose d’une entente particulière avec l’Office québécois de la langue française qui lui permet d’utiliser l’anglais comme langue de fonctionnement à son siège social de Dorval. La dernière entente date de 2006 et est en voie d’être renouvelée. Celle-ci portait sur 2454 employés. La demande de renouvellement présentée cet automne englobe 4022 employés, soit une augmentation de 64%.

Références :
Caisse: David Smith préféré à deux francophones bilingues
Des patrons unilingues anglais à la Caisse de dépôt
Français au travail: la Banque Nationale réagit
Loi 101: Bombardier veut une dispense pour 4022 employés
L’appel au boycottage de la Banque Nationale est levé
La Société Saint-Jean-Baptiste appelle à boycotter la Banque nationale
Louis Vachon ne demandera pas la démission d’un vice-président unilingue
Unilinguisme anglais à la CDPQ : inacceptable, dit Jean Charest
Français à la Caisse de dépôt: 10 ans de cours for nothing

Publiés depuis :
L’ex-patron unilingue de la Caisse de dépôt s’est trouvé un emploi (2013-07-13)
La rondelle ne roule pas pour le français dans la LHJMQ (2017-08-26)
Canadien National : Les francophones écartés de la table du C.A. (2022-04-21)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le bal masqué

Publié le 16 décembre 2011 | Temps de lecture : 5 minutes

Luc et sa compagne avaient réservé leurs costumes des mois à l’avance. Or à deux jours de l’événement tant attendu, Annie avait attrapé une vilaine grippe qui la clouait au lit. Jusqu’au dernier moment, ils avaient espéré un rétablissement miraculeux qui ne s’est jamais produit.

Vas-y donc sans moi.
Que veux-tu que je fasse tout seul dans un bal masqué ?
On a déjà payé pour la location des costumes. Vas faire un tour et tu me raconteras comment ça s’est passé.

Dès le départ de son mari, Annie s’était mise au lit et s’était aussitôt endormie.

Mais vers deux heures du matin, s’étant réveillée, elle réalisa que son état s’était grandement amélioré. Puisque son époux n’était toujours pas de retour, elle décida de se déguiser elle aussi et de lui faire une surprise en le rejoignant.

En entrant dans la maison cossue de l’avocat Jodoin où se tenait l’événement, on était assailli par les rires et les éclats de voix des invités. En s’avançant vers la grande pièce — qui faisait office de salle de bal — elle aperçoit son mari tout souriant (lui d’habitude si réservé) entouré d’une meute de jolies femmes masquées.

Sa première réaction fut d’aller le rejoindre mais elle se ravisa aussitôt. Elle se dirigea plutôt vers la toilette des femmes.

Carole, tu me sauves la vie. Je viens de voir mon mari qui fait son petit coq devant les plus belles femmes de la maison. J’aimerais lui donner une leçon mais je ne veux pas qu’il me reconnaisse : est-ce que je peux échanger mon costume pour le tien ?

C’est ainsi que de duchesse, elle se métamorphosa en bohémienne. Cela tombait bien puisque ses appâts, originellement gainés et bordés d’une fine dentelle Louis-XV, se présentaient maintenant dans le profond décolleté d’une gitane depuis longtemps familière avec les jeux de l’amour.

La main sur la taille, en ondulant les hanches, elle s’approcha lentement vers son bel époux dont elle remarqua le haut du front lustré et les oreilles rouges qui dépassaient de son masque.

Elle prit sa place devant lui dans le cercle des femmes qui l’entouraient. À chaque nouveau morceau de musique, elle adoptait une nouvelle danse encore plus suggestive que la précédente. Peu à peu, ses collègues féminines quittaient le cercle pour différentes raisons : la fatigue, la soif, la faim, des besoins physiologiques pressants, etc.

Si bien qu’ils se retrouvèrent seuls au moment où un slow, un bon vieux slow, se fit entendre.

Sous le froissement du satin de son costume à lui, et sous les lambeaux de sa robe de clocharde, leur corps se moulèrent. À chaque pas lent dicté par le rythme, cette intimité devenait plus familière.

Leur long baiser s’achevait lorsque pris fin A Whither Shade of Pale de Procol Harum. Il tenta de lui dire quelque chose. Mais craignant que ce qu’il allait lui dire l’obligerait à une réponse qui révélerait le timbre de sa voix et conséquemment son identité, elle le réduisit au silence en mettant l’index sur sa bouche.

Il lui prit délicatement le poignet et l’entraina silencieusement dans l’escalier d’apparat qui menait aux chambres à l’étage.

Dès que la porte se referma derrière eux, ils glissèrent le long du mur et, sans retirer leurs costumes, firent l’amour sur le tapis. Puis, toujours dans la pénombre, sur le lit. Puis sur le revêtement froid du plancher de la salle de bain. Puis de nouveau sur le lit.

Profitant du sommeil de son conjoint, l’épouse s’esquive et rentre se coucher à la maison, attendant avec impatience le retour de son mari et les explications qu’il lui fournirait.

Moins de trente minutes plus tard, le voici justement.

Ça s’est bien passé ?
Mmmm, plus ou moins. Quand je suis arrivé, tout le monde s’amusait déjà. Je suis resté quelques instants. Mais comme la vue de tous ces couples me rappelaient ma propre solitude, j’ai décidé de rentrer à la maison…
…oui mais il est quatre heures du matin. T’as fait quoi entretemps ?
Ah, c’est qu’au moment de quitter, trois amis sont arrivés. Mais tout ce beau monde avait oublié que c’était un bal costumé. Puisque l’un d’eux voulait absolument rester — et comme il a le même gabarit que moi — je lui ai prêté mon costume et mon masque. Puis je l’ai laissé s’amuser pour aller prendre un verre dans un pub avec les deux autres. Voilà. Et toi, ta grippe, comment ça va ? dit-il avec son plus charmant sourire…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Lacunes sanitaires de restaurants et d’épiceries de Montréal (de septembre et octobre 2011)

Publié le 15 décembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

On trouvera ci-dessous la liste alphabétique des établissements condamnés en septembre et octobre 2011 pour avoir enfreint les règles d’hygiène de la ville de Montréal. Pour ces deux mois, les amendes totalisent $ 41,850.

Si le souper du Temps des fêtes offert par votre employeur doit se tenir cette année dans un des restaurants ci-dessous, il serait sage de décommander…

   • Bao Dao Taiwan (Resto —) / 1616 Rue Sainte-Catherine Ouest / $ 900
   • Basha (Restaurant —) / 1202 Rue Sainte-Catherine Ouest / $ 2,000
   • Bélanger (Restaurant — Pizzeria) / 2820 Rue Bélanger / $ 1,000
   • Belle place (Restaurant La —) / 3251 Rue Ontario Est / $ 1,500
   • Blair (Marché —) / 557 Rue Jarry Ouest / $ 1,600
   • Cagibi (Le — Pizzeria) / 5490 Boul. Saint-Laurent / $ 2,000
   • Épi d’Or (Boulangerie L’—) / 3592 Rue Jean-Talon Est / $ 1,500
   • Escale (Boulangerie L’—) / 6680 Rue Jeanne-Mance / $ 1,250
   • George (Souvlaki —) / 4006 Rue Sainte-Catherine Ouest / $ 1,800
   • Gidnety’s (Homards —) / 5055 Boul. Henri-Bourassa Ouest / $ 1,200
   • Golden Store / 1439 Rue Saint-Mathieu / $ 1,500
   • Grill Bistro (Le —) / 183 Rue Saint-Paul Est / $ 1,500
   • Jamocha (Café —) / 4060 Rue Ontario Est / $ 1,250
   • Kansas Cité B.B.Q. (voir George (Souvlaki —)
   • La Gauchetière (Cultures —) / 1000 De La Gauchetière Ouest / $ 4,300
   • Ontario (Supermarché —) / 2330 Rue Ontario Est / $ 1,800
   • Platon (Collège —) / 4521 Av. du Parc / $ 250
   • Pushab (Restaurant —) / 4777 Boul. des Sources / $ 6,100
   • Sambo (Restaurant —) / 3583 Rue Sainte-Catherine Est / $ 1,800
   • Sun Heng (Restaurant —) / 6349 Boul. Léger / $ 2,400
   • Tex-Mex (Restaurant —) / 2212 Rue Saint-Germain / $ 1,800
   • Wok (Café —) / 1845 Rue Sainte-Catherine Ouest / $ 1,700
   • Wok et soupe / 1200 Rue Sainte-Catherine Est / $ 2,700


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Écrit par Jean-Pierre Martel