Steve Jobs doit se retourner dans sa tombe

Publié le 22 mars 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

Lundi le 19 mars dernier, Apple annonçait sa décision de verser 45 milliards$ à ses actionnaires sous forme de dividendes et de rachat d’actions. Environ la moitié de toute la fortune accumulée par Steve Jobs depuis 1995 sera ainsi dilapidée au cours des trois prochaines années : c’est le premier dividende versé aux actionnaires depuis seize ans.

Pour n’importe quelle compagnie, il y a quatre moyens d’obtenir de l’argent. Elle peut emprunter auprès d’une banque. Elle peut émettre des actions. Elle peut obtenir des subventions gouvernementales ou des dons publics (dans le cas d’entreprises sans but lucratif). Ou elle peut réaliser des profits en vendant des biens ou des services.

Il est évident qu’Apple n’existerait pas si des financiers n’avaient pas investi à l’origine pour permettre à cette compagnie de démarrer ou investi à d’autres époques pour lui permettre de traverser des périodes difficiles. Mais voilà belle lurette qu’Apple n’a pas procédé à une nouvelle émission d’actions afin d’éviter de s’endetter. Depuis très longtemps, Apple se finance exclusivement à partir de ses profits mirobolants.

On doit savoir qu’une fois qu’une compagnie a émis des actions, toute augmentation ultérieure de la valeur de ces actions ne rapporte pas un sou de plus à la compagnie. Cette appréciation boursière, souvent spéculative, représente la rémunération des actionnaires pour avoir misé sur cette compagnie.

Or aujourd’hui, Apple est la compagnie qui jouit de la plus forte capitalisation boursière au monde. En effet, la valeur totale des actions en circulation représente une somme supérieure à celle de n’importe quelle autre compagnie.

Il y a un an, plus précisément le 25 mars 2011, l’action d’Apple valait 335.99$ à la bourse NASDAQ : au moment où ces lignes sont écrites, elle vaut 602.50$ soit une augmentation de 79% en douze mois.

D’où la question suivante : Pourquoi les actionnaires d’Apple doivent-ils recevoir des milliards$ en dividendes en plus de cela? Qu’ont-ils fait de si méritoire? Réponse : rien. Si Apple est prospère, ce n’est pas du tout à cause d’eux.

Si la trésorerie d’Apple est si riche, c’est grâce en premier lieu à tous ces gens comme vous et moi qui achetons ses produits. C’est surtout grâce à ses créateurs qui ont su matérialiser leurs idées originales tout en nous simplifiant la vie et qui sont su créer des objets tellement séduisants qu’on aimerait les acheter même lorsqu’on n’en a pas absolument besoin.

Apple doit aussi sa prospérité à ses travailleurs chinois qui produisent ses appareils en contrepartie de salaires dérisoires et sans jouir d’aucune protection sociale. Ceux-ci travaillent en moyenne 60 heures par semaine (la limite légale en Chine est de 49) pour un salaire hebdomadaire variant de 90$ à 114$.

Alors qu’Henry Ford augmenta unilatéralement le salaire des employés sur les chaines de montage de ses automobiles afin de leur permettre d’avoir les moyens de s’en payer une, aucun dirigeant de compagnie n’est passé à l’histoire pour avoir versé des dividendes à ses actionnaires. Verser des dizaines de milliards$ en dividendes, c’est le moyen le plus coûteux d’être oublié.

Apple serait mieux avisé de baisser les prix de ses produits afin de les rendre plus accessibles aux milliards de personnes qui n’en possèdent pas ou de récompenser ses employés méritoires, plutôt que de gratifier ses actionnaires, ces millions de petits menés suiveux qui ont acheté des actions d’Apple parce tout le monde le fait et qui les vendront le jour où tout le monde sera en train de faire pareil.

Références :
Apple récompense ses actionnaires
Apple verse son premier dividende depuis 1995
L’action d’Apple atteint 600$ US pour la première fois
Report Alleges Labor Violations at Apple Supplier in China
Valeur actuelle de l’action d’Apple

Laissez un commentaire »

| Économie | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La dette relativement modeste du Québec

Publié le 21 mars 2012 | Temps de lecture : 4 minutes
© 2012 — Institut économique de Montréal

L’Institut économique de Montréal (IEDM) est un pilier de la Droite québécoise. Audacieux, il finance un « Compteur de dette publique du Québec » qui apparait depuis quelques jours comme bannière sur le site du Devoir. Il s’agit-là d’une manière originale et spectaculaire de faire réfléchir tous ces gauchistes dépensiers, apparemment nombreux parmi les lecteurs de ce quotidien.

Serais-je devenu un supporteur de l’IEDM ? Pas du tout. J’ai reproduit cette bannière pour qu’on réalise à quel point nous sommes chanceux de ne pas suivre les conseils de cet organisme.

248 milliards$ d’endettement pour une population de huit millions de personnes, c’est environ 31,000$ par personne (femme, homme ou enfant). De ce point de vue, l’IEDM a raison : c’est beaucoup.

Toutefois, en élisant des gouvernements qu’il juge dépensiers, nous nous sommes endettés afin de jouir d’une longue liste de mesures sociales : soins médicaux gratuits, hospitalisation gratuite, assurance-médicaments, enseignement primaire et secondaire gratuits, frais universitaires largement aux frais des contribuables, garderies subventionnées, pas de péage routier, assurance-chômage, pensions de vieillesse minimales, etc., etc., etc.

Selon l’IEDM, l’exemple à suivre, ce sont les États-Unis, où les riches sont moins taxés et les écarts de revenus beaucoup plus grand entre les riches et le travailleur moyen.

Selon le CIA World FactBook, en 2010, le Produit intérieur brut (PIB) américain était de 14,660 milliards$ et leur dette nationale représente 62,9% du PIB. Puisque leur population est de 313 millions de personnes, faites le calcul : cela fait une dette per capita de 29,460$, soit un peu moins que la nôtre (31,000$).

Mais il ne s’agit-là que de la dette détenue par le public. Lorsqu’on tient compte des créances et dettes administratives, la dette publique totale des États-Unis grimpe à 13,050 milliards de dollars, soit 88 % du PIB. Cela représente — tenez-vous bien — 41,693$ per capita, c’est-à-dire 34,5% plus que nous.

Après de l’agence de notation Moody’s, la cote de crédit du Québec est AA-2, soit une cote moins bonne que celles des autres provinces canadiennes (sauf celles des maritimes). Elle est identique à celle celle du Massachusetts et de la Floride : de plus, elle est meilleure que la cote d’états populeux comme la Californie et New York. On comprend donc mal l’inquiétude de l’IEDM.

Nos voisins du Sud, qui subissent à journée longue le lavage de cerveau de la machine de propagande de leur Droite, se sont endettés plus que nous sans en retirer les avantages dont nous bénéficions. Leurs taxes servent à des guerres prédatrices et à réparer les pots cassés de leur finance vorace et sans scrupule.

Beaucoup d’autoroutes américaines sont à péage. Les Américains doivent recourir à des avocats pour forcer leur compagnie d’assurance à payer leurs frais médicaux lorsqu’ils sont atteints de maladies dont les traitements sont dispendieux. Il n’y a pas de garderie publique. Pas d’assurance-médicament publique. Oubliez les jardins communautaires comme ceux offerts gratuitement aux citoyens de Montréal : c’est du communisme! Les écoles publiques y enseignent le Créationisme (c’est-à-dire que la Terre a été créée il y a environ 4,000 ans parce que c’est ce qu’on peut en déduire par une lecture littérale de la Bible). Les frais universitaires coûtent annuellement entre quelques milliers et plusieurs dizaines de milliers de dollars. Les pensions de vieillesse sont misérables.

Bref, voilà le paradis que vous promet l’IEDM si vous adhérez à sa vision du monde. Un monde de bonheur pour les possédants et un enfer pour les possédés.

De quel côté vous situez-vous?

Références :
Dette publique des États-Unis
Dette publique totale des États-Unis
Moody’s maintient la note de crédit du Québec

Laissez un commentaire »

| 2003-2012 (années Charest), Politique québécoise | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le nouvel iPad

Publié le 20 mars 2012 | Temps de lecture : 8 minutes


 
Le nouvel iPad n’a pas de nom. Si la plupart des journalistes l’ont appelé « iPad3 », son fabricant se refuse à l’appeler ainsi; officiellement, c’est le « nouvel iPad ».

Puisque le présent texte pourrait être lu dans quelques années, alors que des versions plus récentes de l’ardoise d’Apple auront été commercialisées, pour éviter toute confusion, je l’appellerai ici « iPad2B », soit l’ardoise qui suit l’iPad2.

Alors qu’il a fallu trois mois pour que les ventes de l’iPad1 atteignent trois millions d’exemplaires, il n’a fallu à l’iPad2B que trois jours pour atteindre cet objectif. C’est un million de plus que l’iPad2 lors des trois premiers jours de sa mise en marché.

La consultation du texte

L’iPad2B possède une résolution quatre fois plus importante que les versions précédentes (2048 x 1536 pixels vs 1024 x 768 pixels). Conséquemment, la lisibilité des petits caractères de texte est visiblement améliorée. De plus, l’amélioration du contraste contribue également à la netteté de l’affichage.

Sur un iPad2, le blanc est gris très pâle : en comparaison, le blanc est plus lumineux sur un iPad2B. Les lettres noires le sont véritablement sur un iPad2B alors que le lissage des caractères sur les anciennes ardoises y fait apparaitre les petits caractères gris foncé.

Objectivement, le contraste est plus net, comme il l’est sur les écrans de télévision les plus récents, en comparaison avec les premières télévisions au plasma.

Les ardoises (et les ordinateurs à écran tactiles) sont les outils parfaits pour naviguer sur l’internet. En effet, on passe à la page suivante ou on fait défiler le texte d’un geste de la main, alors qu’avec un ordinateur, il faut cliquer et surtout enfoncer fréquemment la souris pendant plusieurs secondes (afin de faire défiler du texte, par exemple), ce qui contribue à l’apparition du syndrome du tunnel carpien.

L’iPad2B est doté d’un microprocesseur beaucoup plus rapide que celui de l’iPad1. Si l’accès à une page Web dépend de la vitesse du réseau, son affichage dépend de la puissance du micro-processeur, ici plus rapide.

Lorsqu’on fait défiler verticalement une longue page de texte sur l’iPad1, il faut attendre plusieurs secondes pour qu’un damier de petits carrés blancs et gris soit finalement remplacé par le texte à afficher. Ce n’est pas le cas sur l’iPad2B : le texte s’y affiche habituellement de manière continue.

Pour ceux qui s’en inquiéteraient (c’était mon cas), signalons que malgré la résolution plus élevée des iPad2B, les pages Web sont redimensionnées pour occuper la totalité de l’écran, comme c’est le cas avec des écrans d’un ordinateur (quelle que soit leur résolution).

L’affichage des vidéos

L’iPad2 est incompatible avec les vidéos 1080p. Lors de la consultation sur YouTube, la version 720p d’une vidéo est téléchargée sur les anciens iPads : sur un iPad2B, c’est la version en haute définition véritable qui s’affiche. Cela contribue à faire en sorte que les vidéos sont plus nettes sur un iPad2B. Toutefois, si la vidéo a été filmée à basse résolution, la différence est beaucoup moins évidente et se limite alors au meilleur contraste et la plus grande saturation des couleurs de l’écran de l’iPad2B.

De plus, la mémoire vive de l’iPad2B est d’un giga-octet, soit le double de l’iPad2 et le quadruple de l’iPad1. Conséquemment, l’iPad2B retient davantage de texte déjà lu en mémoire et fait moins d’efforts pour réafficher ce qu’il a déjà consulté.

L’appareil-photo et caméra

On n’achète pas un iPad dans le but de photographier ni de filmer. Mais puisque l’appareil-photo vient avec l’ardoise (ce qui n’est pas le cas de l’iPad1), voyons les améliorations apportées par Apple.

L’iPad2 filmait en 720p (1280 x 720 pixels) : l’iPad2B filme en 1080p (1920 x 1080 pixels). La vidéo (tout comme la photo) bénéficie maintenant d’un stabilisateur d’image et de l’auto-exposition au cours de la prise de vue. De plus, la restitution des couleurs est nettement améliorée grâce à un filtre infrarouge plus efficace. La mise au point automatique demeure lente.

Les photos et vidéos prises par l’objectif situé du même côté que l’écran ont une résolution de 800 x 600 pixels.

L’objectif de l’Pad2B situé du côté opposé est de bien meilleure qualité que sur l’iPad2. Il s’agit d’un grand angulaire dont l’ouverture maximale est de F/2,4 (au lieu de F/2,8), ce qui permet de prendre de meilleures photos en faible luminosité. La résolution grimpe à 5 méga-pixels (2592 x 1936 pixels), soit sept fois celle de l’iPad2 (960 x 720 pixels). Puisque le capteur est aussi petit, les images ont beaucoup de grain : toutefois, cela se remarque peu lorsque le sujet est bien éclairé.

Exemple de photo non-retouchée prise avec l’iPad2B

Pour faire la mise au point sur un sujet qui n’est pas au centre de l’image, il suffit de tapper du doigt sur son image affichée à l’écran. Il est à noter que la distance minimale pour la mise au point est relativement courte (aussi peu que 10 cm), ce qui permet des photos rapprochées. La pièce d’un sou canadien dans la photo ci-dessus permet de juger de la taille des autres objets dans cette photo (qu’on peut cliquer pour agrandir).

La téléphonie

L’iPad2B accepte les carte micro-SIM pour la téléphonie 4G au lieu du standard 3G reconnu par ses prédécesseurs, l’iPad1 et l’iPad2.

Rappelons que tout comme l’iPad2 (mais pas l’iPad1), l’iPad2B possède du même côté que l’écran, une caméra à basse résolution pour ces fins d’appels sur l’internet (par Skype ou FaceTime) ou de vidéo-conférence.

La projection sur écran de télévision

Pour afficher sur un téléviseur ce qui apparait sur un iPad1, il fallait un câble spécial qui possédait à une extrémité, une prise destinée à être connectée à l’iPad1 et à l’autre extrémité, cinq prises (trois pour l’image et deux pour le son) destinées à être connectées au téléviseur. L’image de iPad1 n’occupait alors qu’une partie de l’écran du téléviseur HD véritable.

Avec l’iPad2, il fallait plutôt l’adaptateur MC953ZM/A et un câble HDMI à HDMI portant le numéro MC838ZM/A.

Si on connecte cet adaptateur sur un iPad2B, on obtient un message d’erreur. Il faut plutôt un nouvel adaptateur qui semble identique mais qui porte le numéro MD098ZM/A. Toutefois, le câble dont je viens de parler n’a pas la bande passante suffisante pour supporter la transmission d’une vidéo 1080p. On doit le replacer pas n’importe quel câble HDMI à HDMI vendu par les marchands de télévision en haute-définition. L’image d’un vidéo HD sur l’iPad2B occupe alors le plein écran d’un téléviseur 1080i.

Conclusion

L’iPad2B est une ardoise iPad2 améliorée. Tout comme on ne change pas de téléviseur simplement parce que de nouveaux modèles viennent d’apparaitre, les nombreuses améliorations apportées à l’iPad2B ne justifient pas qu’on passe au 2B.

Même pour les propriétaires d’un iPad1, cela ne justifie pas le coût.

Mais si vous n’avez pas encore succombé au charme d’une ardoise électronique, l’iPad2B est un merveilleux outil de navigation sur l’internet. De plus, ses millions de mini-applications à coût modeste agrémenteront vos loisirs.

Références :
Apple’s new iPad 3 – review
Just How Bad Is the iPad 2 Camera?
New iPad Photo Samples via iSight Dwarfs iPad 2 Camera (PHOTOS)
Nouvel iPad : 3 millions d’unités vendues

À lire également : iPad vs netbook

Photo du vase à l’hibiscus : iPad2B — 1/15 sec. — F/2,5 — ISO 125 — 4,3 mm

Laissez un commentaire »

| Informatique | Mots-clés : , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’origine des boissons énergisantes

Publié le 19 mars 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
L’auto promotionnelle Red Bull sur la rue Sainte-Catherine, à Montréal

Les boissons énergisantes — qu’on ne doit pas confondre avec les boissons énergétiques comme Gatorade qui sont utilisées par les sportifs — sont nées en Thaïlande.

Dans les années 1960, Chaleo Yoovidhya (fils d’une mère thaïlandaise et d’un père chinois) fonde T.C. Pharmaceuticals dans le but de produire originellement des antibiotiques, puis une boisson stimulante à base de caféine, de taurine et de glucuronolactone. Celle-ci devient rapidement populaire auprès des camioneurs et ouvriers du pays. Avec les années, la notoriété du produit se répand aux autres pays d’Extême-Orient mais pas au-delà.

En 1982, Dietrich Mateschitz, un entrepreneur autrichien, est assis au bar de l’hôtel Mandarin de Hong Kong. Intrigué, il remarque la bouteille colorée d’une boisson non-alcoolisée vendue par l’établissement. Il apprend que cette boisson à la caféine est très populaire en Asie. Pourtant, lui qui a beaucoup voyagé, n’en a jamais entendu parler.

Flairant la bonne affaire, il entre en contact avec Chaleo Yoovidhya et lui offre de commercialiser sa boisson en Occident à la condition que le nom thaïlandais du produit soit traduit en anglais : cette boisson sera donc connue chez nous sous le nom de Red Bull.

Un quart de siècle plus tard, Red Bull occupait environ les deux tiers du marché des boissons énergisantes. La fortune de son créateur, évaluée à cinq milliards$, fait de lui la troisième plus riche personne de Thaïlande et la 205e au monde.

Il y a deux jours, soit le 17 mars, Chaleo Yoovidhya est décédé dans la capitale thaïlandaise à l’âge de 80 ans.

Références :
Chaleo Yoovidhya
Dietrich Mateschitz
Thai billionaire who invented Red Bull energy drink dies in Bangkok, aged 89

Sur le même sujet :
Deux canettes de Red Bull : épilepsie
Teneur en caféine des boissons énergisantes

Détails techniques de la photo : 
Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 30 mm

Laissez un commentaire »

| Fait divers, Nourriture | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Le sud de Landstrasse (sans le Belvédère)

Publié le 17 mars 2012 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Après le monument commémorant la libération de Vienne par l’armée soviétique en 1945, nous apercevons le Palais Schwarzenberg (de 0:11 à 0:17).

Construit de 1697 à 1711 selon les plans de Johan-Lukas von Hildebrandt (mais modifié peu après par Johann-Bernhard Fischer von Erlach), ce palais abrite de nos jours l’Ambassade de Suisse, un hôtel et un restaurant.

Depuis 1897, l’ancienne Église de l’hôpital impérial (de 0:29 à 0:36) est devenue celle de la communauté polonaise de Vienne. Oeuvre de Nicolò Pacassi, l’Église Notre-Dame de la Garde fut construite de 1755 à 1763. Une statue du pape Jean-Paul II, originaire de Pologne et béatifié en 2011, a fièrement été ajoutée devant le côté droit de la façade.

De 0:38 à 0:42, il s’agit d’un immeuble créé en 1891 par Otto Wagner. De 0:50 à 0:58, nous voyons l’église du Couvent des Salésiennes (1717-1730), œuvre de Donato Felice d’Allio.

Membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) depuis 2007, le Nigeria entretient une ambassade importante à Vienne (à 0:59) puisque c’est dans la capitale autrichienne qu’est situé le secrétariat de l’OPEP.

À 1:02, nous voyons l’Ambassade d’Italie. Elle occupe l’ancien Palais d’été du prince Metternich. Inspiré du Palais Farnèse à Rome, ce bâtiment fut érigé de 1846 à 1848 pour contenir les nombreuses oeuvres d’art que le prince collectionna durant sa carrière.

La vidéo se termine par une longue promenade dans le Jardin botanique de l’Université de Vienne.

À sa création, en 1754, il s’agissait du jardin de plantes médicinales de l’impératrice Marie-Thérèse. Agrandi au XIXe siècle, c’est aujourd’hui un lieu de recherche en botanique disposant de plus de neuf milles espèces végétales.

Il est à noter que certaines des photos (celles en noir et blanc) sont en réalité des photos prises à l’aide d’un appareil-photo infrarouge.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

3 commentaires

| Photos d'Autriche, Photos de Vienne, Photos de voyage, Vidéos | Mots-clés : , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Nourriture halal : controverses futiles

Publié le 16 mars 2012 | Temps de lecture : 6 minutes
Cantine de mets halal à New York

La nourriture halal est celle qui est préparée conformément prescriptions de la religion musulmane. Les aliments halal sont le sujet de deux polémiques récentes.

Le mois dernier, une candidate à l’élection présidentielle française déclarait que la totalité de la viande distribuée dans la région parisienne était halal. De plus, elle annonçait son intention d’intenter des procédures judiciaires pour « tromperie sur la marchandise » puisque l’étiquetage de ces aliments n’en informerait pas les consommateurs. Cette déclaration a soulevé beaucoup d’inquiétude.

Essentiellement, tout cela s’est avéré sans fondement : cette candidate a simplement été induite en erreur par un reportage télévisé mal fait. Toutefois, cela nous amène à nous poser une première question : « La nourriture halal, représente-t-elle un danger ? »

Une autre préoccupation découle d’une controverse dont l’origine remonte à un appel d’offre du Ministère de la sécurité publique du Québec destiné à fournir en prison de la nourriture cachère ou halal aux détenus juifs ou musulmans.

Il y a deux jours, le porte-parole du PQ en matière d’agriculture — lui-même vétérinaire — qualifiait de cruel l’abattage rituel des animaux de boucherie et, conséquemment, contraire aux valeurs québécoises. D’où la seconde question : « L’abatage rituel est-il cruel ? »

L’innocuité de la viande halal

Dans l’islam, le terme « halal » signifie ce qui est permis ou autorisé pour le pratiquant. La viande halal doit répondre à des critères précis : l’animal égorgé doit être conscient, sa tête tournée vers La Mecque (ce qui est rarement respecté au Québec) et des paroles précises doivent être prononcées.

La nourriture halal a le même aspect, la même odeur, la même texture et le même goût que la nourriture qui ne l’est pas. En somme, la nourriture halal ne contient aucune substance chimique particulière qui permettrait de l’identifier.

Les Musulmans croient que Dieu exige qu’ils mangent halal, tout comme les Chrétiens croient que l’hostie consacrée contient le corps du Christ. Et de la même manière que l’hostie consacrée contient le même nombre de calories que l’hostie qui ne l’est pas, la nourriture halal a exactement le même goût et la même composition que la nourriture ordinaire. En somme, c’est pareil… sauf pour le croyant : si vous ne l’êtes pas, il n’y a pas de différence.

L’identification de la nourriture halal

Certaines personnes ne veulent pas manger de nourriture halal ou cachère. C’est leur droit.

Parce que la certification halal ou cachère représente des coûts additionnels pour les fabricants, les aliments halal ou cachère coûtent habituellement plus cher. Mais ce n’est pas nécessairement le cas. Donc il est possible que de la nourriture présumément « ordinaire », trouvée à l’épicerie, soit en réalité halal ou cachère sans que le fabriquant ait senti le besoin de le préciser.

Devrait-on identifier la nourriture cachère ou halal ? Oui. Toutefois dans la longue liste des choses qu’on cache aux consommateurs, l’identification précise des constituants allergènes, la présence d’organisme génétiquement modifié et le nom du pays d’origine sont nettement plus prioritaires.

Quant à la précision de la certification halal ou cachère, elle est d’une importance très secondaire, compte tenu de la différence dérisoire de ces aliments avec la nourriture « ordinaire ».

L’abattage rituel est-il cruel ?

Depuis longtemps, les animaux de boucherie ne sont plus abattus à la ferme. On les transporte donc sur de longues distances vers un abattoir, habituellement situé à des heures ou des jours de distance. Au cours du transport, les animaux sont entassés les uns contre les autres, stressés, sans manger ni boire. Si bien qu’une partie d’entre eux décèdent en cours de route.

Arrivés à l’abattoir, les bovins, les moutons et les porcs doivent s’avancer dans des enclos de plus en plus étroits où finalement, une seule bête pourra passer afin d’y être électrocutée.

Entretemps, les employés guident les animaux à l’aide de tiges qui administrent des petits chocs électriques afin que les animaux avancent dans la bonne direction et accélèrent le pas. Afin de diminuer le stress des moutons, certains abattoirs néo-zélandais se servent de chiens pour faire avancer les animaux (comme ils le font aux champs).

Les gros animaux de boucherie sont d’abord assommés à l’aide d’une décharge électrique (électronarcose) avant qu’être égorgés.

Apparemment, tout ceci est conforme aux valeurs québécoises.

Alors que la réglementation française oblige les abattoirs à étourdir les animaux avant de les tuer, les viandes halal et cachère bénéficient d’une dérogation afin que les animaux soient abattus selon les rites religieux. Ces derniers consistent notamment à égorger l’animal encore conscient (comme on ébouillante le homard sans l’assommer au préalable).

Voilà enfin ce qui heurterait les valeurs québécoises. Comparé au reste, quel scandale, n’est-ce pas ?

Références :
Abattage rituel : le retour du refoulé
Des politiciens nourrissent une controverse sur la viande halal
Halal
Les propos de Le Pen sur la viande halal démentis par les professionnels
L’offensive anti-viande halal de Marine Le Pen
Viande halal – L’abattage rituel heurte les valeurs québécoises, selon le PQ
Viande halal : les experts de l’industrie se font rassurants, les politiciens réclament l’étiquetage

Compléments de lecture :
Arabes vs Musulmans
Impopularité d’Al-Qaida chez les Musulmans
La lapidation ou la barbarie participative
Les boucs-émissaires

Détails techniques de la photo : Panasonic GH1, objectif M.Zuiko 12mm f/2,0 — 1/30 sec. — F/2,0 — ISO 30 — 12 mm

3 commentaires

| Religion | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Jardin botanique de Vienne, en infrarouge

Publié le 15 mars 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Situé immédiatement à l’Est du Belvédère, le Jardin botanique de l’Université de Vienne est un parc à l’anglaise de huit acres.

À sa création, en 1754, il s’agissait du jardin de plantes médicinales de l’impératrice Marie-Thérèse. Agrandi au XIXe siècle, c’est aujourd’hui un lieu de recherche en botanique disposant de plus de neuf milles espèces végétales.

Ouvert au public (sauf ses serres), il est fréquenté par les Viennois eux-mêmes, mais plutôt délaissé par les touristes. C’est un oasis de verdure plaisant dans lequel les plantes sont toutes clairement identifiées.

Sa superficie est divisée en différents jardins caractérisés par la végétation qui y pousse.

Cliquez sur une des imagettes ci-dessous pour l’agrandir


Détails techniques : Canon Powershot G6 modifié
Photo du haut : 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm
De la 1re à la 8e photo du bas : 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm
9e photo   : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 11,2 mm
10e photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 50 — 10,2 mm
11e photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 50 — 9,1 mm
12e photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 50 — 20,7 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge noir et blanc, veuillez cliquer sur ceci.

Laissez un commentaire »

| infrarouge noir et blanc, Photo infrarouge, Photos d'Autriche, Photos de Vienne, Photos de voyage | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Dieu contre les puissants de ce monde

Publié le 13 mars 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

Autrefois, ceux qui s’engageaient dans la prêtrise ou dans la vie religieuse consacraient une bonne partie de leur existence à soulager la misère des autres. Ici même au Québec, pendant des siècles, toutes les œuvres de charité ont été mises sur pied à l’initiative du clergé. Tous nos hôpitaux et nos écoles étaient la propriété de communautés religieuses.

Celles-ci pouvaient compter sur un immense bassin de bénévoles — c’est-à-dire tous ces Religieux ayant fait vœux de pauvreté — pour s’occuper des blessés, des analphabètes, des pauvres, des handicapés, et des laissés pour compte.

Mais une révolution sociale, survenue dans les années 1960, a incité de nombreuses personnes à quitter la vie religieuse. De plus, quand la médecine moderne s’est mise à dépendre moins du dévouement du personnel soignant que de techniques sophistiquées et de machines coûteuses, et quand le boom des naissances d’après-guerre a dépassé la capacité d’accueil des écoles existantes, l’investissement nécessaire a outrepassé les moyens financiers des communautés religieuses. Si bien que l’État a pris la relève.

Conséquemment, le rôle social des Églises chrétiennes est devenu microscopique comparativement à ce qu’il était.

Mais les choses commencent à changer, ici comme ailleurs.

Les manifestations les plus importantes qui ont jalonnées le « Printemps arabe » ont eu lieu des vendredis, plus précisément au sortir des mosquées, alors que les Musulmans y avaient été chauffés à bloc par des sermons incendiaires.

Dans de nombreuses villes occidentales, le mouvement des indignés a bénéficié de l’appui de religieux qui leur ont offert l’hospitalité en dépit de déchirements internes de leur congrégation.

Encore plus significatif est le cas de ces prêtres américains qui invoquent Dieu pour s’opposer aux saisies aveugles des banques contre leurs ouailles sans être aussitôt accusés d’être communistes, comme le veut la coutume de ce pays.

Depuis 2005, Ryan Bell est le curé de l’église Adventiste du Septième jour à Hollywood, en Californie. Il a entrepris de lutter en faveur d’une plus grande justice sociale en s’appuyant entre autres sur cette citation de l’Ancien testament (Jérémie 5:26-29) :
   • 26 – Parce qu’il s’est trouvé parmi mon peuple des méchants qui dressent des pièges comme on en dresse aux oiseaux, et qui tendent des filets pour surprendre les hommes.
   • 27 – Leurs maisons sont pleines des fruits de leurs tromperies, comme un trébuchet est plein des oiseaux qu’on y a pris : c’est ainsi qu’ils deviennent grands et qu’ils s’enrichissent.
   • 28 – Ils sont gras, ils sont vigoureux, et en même temps ils violent ma loi par les actions les plus criminelles. Ils n’entreprennent point la défense de la veuve; ils ne soutiennent point le droit du pupille, et ils ne font point justice aux pauvres.
   • 29 – Ne punirai-je point ces excès ? dit le Seigneur, et ne me vengerai-je point d’une nation si criminelle?

Afin de passer des paroles aux actes, ce pasteur protestant a dernièrement retiré les avoirs de son église à la Bank of America (plusieurs centaines de milliers de dollars) pour les placer ailleurs, afin de protester contre les saisies immobilières massives effectuées par cette banque.

Au cours des trois dernières années, plusieurs communautés religieuses américaines ont agi de la sorte. Au total, 16 millions$ ont été retiré des institutions financières jugées les plus rapaces : Bank of America, Wells Fargo and JPMorgan Chase.

Références :
A Hollywood, le révérend veut punir les banques au nom de saint Matthieu
La cathédrale Saint-Paul Inc.
Jérémie 5:26-29
Mortgage Crisis Inspires Churches to Send Lenten Season Message to Banks
Needed: Prophetic Voices for a Just Economy

Laissez un commentaire »

| Religion | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Le nord de Landstrasse

Publié le 12 mars 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

Les plus anciennes traces d’activité humaine en Autriche (remontant à l’âge de bronze, il y a 3,200 ans) se trouvent dans l’arrondissement de Landstrasse.

De plus, c’est dans le petit village d’Erdberg, situé dans l’extrémité Sud-Est de l’arrondissement actuel de Landstrasse, que le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion a été fait prisonnier au retour de la Troisième croisade, en 1192.

Annexé à Vienne en 1850, Landstrasse est un territoire de 7,42 km² — le double exact de la superficie de la Vieille ville — situé immédiatement à l’Est de celle-ci. Au moment de son annexion, ce territoire servait principalement à la culture maraichère.

De nos jours, il s’agit d’un quartier ouvrier et résidentiel, peuplé d’environ 86 000 habitants.

La présente vidéo concerne la partie de Landstrasse au nord de la rue Rennweg : celle-ci traverse en diagonale cet arrondissement.

Il s’agit d’une partie de Vienne que nous visiterons sommairement, essentiellement dans le but de nous rendre à deux attractions touristiques majeures de la capitale autrichienne, toutes deux consacrées à Hundertwasser, un des artistes les plus colorés et les plus originaux du XXe siècle.

Mais avant d’y arriver, nous apercevons (à 0:26) le marché St-Roch, situé en face de l’église St-Roch et St-Sébastien (de 0:28 à 0:46), construite de 1687 à 1721.

Puis nous passons rapidement devant la Maison Wittgenstein (à 0:56). Construite de 1926 à 1928, cet édifice austère (qui ne se visite pas) est considéré comme un chef-d’œuvre de l’architecture moderne, inspiré du style dépouillé d’Adolf Loos.

De 1:15 à 2:04, nous arrivons enfin à l’Hundertwasserhaus, ce qui signifie « Maison d’Hundertwasser » (qui y a effectivement habité quelques temps). Il est à noter qu’en anglais, le nom allemand Hundertwasser ne se traduit pas par Under Water (sous l’eau) mais plutôt Hundred Water (cent eaux).

Cet édifice, construit de 1983 à 1986, fait suite à une demande écrite du Chancelier de la république autrichienne adressée en novembre 1977 au maire de la ville de Vienne.


 
On compare souvent son concepteur, l’artiste autrichien et architecte autodidacte Friedensreich Hundertwasser avec le catalan Antoni Gaudí. Les deux ont créé des édifices colorés, aux formes organiques et tous deux décorent leurs bâtisses d’éclats de tuiles de céramique (c’est-à-dire de trencadis).

Hundertwasser se distingue par des préoccupations environnementales absentes chez Gaudí. Il est le premier à végétaliser le toit et les terrasses de ses immeubles. Les planchers y sont volontairement inégaux et chaque fenêtre est différente. La première ligne du contrat de location des appartements stipule le droit du locataire de colorer le pourtour de ses fenêtres à sa guise jusqu’à la distance d’un bras.

L’Hundertwasserhaus renferme 52 logements, quelques locaux commerciaux (dont une boutique de souvenirs qui sert de café-restaurant) ainsi que seize terrasses privées et trois terrasses communautaires.

Dans l’élaboration de ce projet, Hundertwasser a dû faire quelques concessions au Bureau d’urbanisme de la ville et ainsi renoncer aux toilettes à humus et au pâturage pour moutons de la terrasse…

De 2:10 à 2:17, nous sommes dans le Musée des faussaires, ouvert depuis 2005. Dans ce tout petit musée, les œuvres peuvent être achetées et par conséquent, ne sont pas toujours les mêmes.

Nous arrivons finalement (de 2:22 à 2:52) à la Maison des Arts de Vienne, ouvert 1991, et consacrée principalement aux œuvres d’Hundertwasser.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

2 commentaires

| Photos d'Autriche, Photos de Vienne, Photos de voyage, Vidéos | Mots-clés : , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’heure d’été

Publié le 10 mars 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

Depuis 2007, la norme nord-américaine pour l’heure avancée est du deuxième dimanche de mars au premier dimanche de novembre. En somme, la nuit prochaine, à 2h du matin, il sera soudainement 3h.

En Europe, le passage à l’heure d’été se fera le dimanche 25 mars prochain. Au total, plus de 1,5 milliard de personnes modifieront légèrement leur cycle veille-sommeil ce mois-ci.

L’heure d’été est une idée de l’inventeur et homme politique américain Benjamin Franklin — publiée dans Le Journal de Paris en 1784 — alors qu’il séjournait dans la capitale française. Cette idée avait pour but de bénéficier d’un meilleur ensoleillement et de réduire la consommation d’énergie.

De nos jours, les économies réalisées pendant ces huit mois, pour la France seulement, seraient de l’ordre de 250 000 tonnes d’équivalent pétrole.

Toutefois, une étude canadienne, publiée en 1996 dans The New England Journal of Medicine, révélait que le risque d’accident automobile augmentait de 0,7% le lundi qui suit l’adoption de l’heure d’été.

D’autres chercheurs ont analysé les données du Registre suédois des infarctus du myocarde pour la période de 1987 à 2006, afin de savoir si le changement d’heure avait une incidence sur les crises cardiaques. Leurs résultats, publiés en 2008 dans cette même revue médicale, révélaient que les infarctus augmentaient de 5 % durant les trois jours qui suivent l’adoption de l’heure d’été et diminuaient de 1,5 % dans les jours qui suivaient l’adoption de l’heure normale, à l’automne.

La même année, une étude australienne révélait, dans la revue Sleep and Biological Rhythms, que la fréquence des suicides chez les hommes augmentait au cours des semaines qui suivent l’instauration de l’heure d’été.

On peut donc se demander ce qui nous empêche de profiter de cette économie à l’année longue et conséquemment, d’éviter les inconvénients associés à ce rituel qui se répète de manière opposée deux fois l’an.

Références :
Changement d’heure 2012, 2013, 2014…
Daylight Savings Time and Traffic Accidents
Heure d’été
Is Daylight Saving Time Bad for Your Health?
Shifts to and from Daylight Saving Time and Incidence of Myocardial Infarction

Parus depuis :
Le Parlement européen s’interroge sur l’utilité du changement d’heure (2018-02-08)
Le Québec pourrait-il à son tour adopter la fin du changement d’heure? (2019-03-09)
La Colombie-Britannique ne veut plus changer l’heure (2019-10-30)
Le Sénat américain vote contre le changement d’heure (2022-03-17)

3 commentaires

| Science | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel