La Havane – Les rues Obrapia, Lamparilla, Amargura et Brasil

Publié le 6 mars 2013 | Temps de lecture : 6 minutes

 
Ce diaporama débute par une photo qui symbolise à elle seule cette partie de la capitale cubaine. Dans une porte-cochère, on y voit la table de travail d’une manicuriste : à l’arrière-plan, du linge est suspendu à sécher dans une cour extérieure. On y voit donc la symbiose typique du quartier; une activité commerciale artisanale greffée à un bâti résidentiel.

Nous verrons des photos prises le long de quatre rues qui traversent la Vieille Havane d’ouest en est, immédiatement au sud de la rue Obispo. Cette dernière a fait l’objet d’un autre diaporama, vu précédemment).

La rue Obrapía (ou rue de l’Œuvre pieuse)

Cette rue tire son nom d’une disposition testamentaire de Martín Calvo de la Puerta y Arrieta (Procureur général de l’île, décédé en 1679). Ce dernier avait prévu la création d’un fonds colossal de 5 000 pesos destiné à défrayer annuellement la dot de cinq orphelines afin que « sans avoir perdu leur honnêteté et leur pudeur, elles engendrent des fils forts et robustes. »

À 0:52, ce sont les portes de l’ancienne Bourse de La Havane. À 1:03, il s’agit du portail baroque de la maison du procureur Martín Calvo de la Puerta y Arrieta. Le domicile du procureur fut construit vers 1648 mais le portail fut importé de Cadix (en Adalousie) et ajouté plus tard, en 1686.

De 1:06 à 1:08, voilà le parc Simón-Bolívar.

De 1:13 à 1:22, il s’agit de la maison cubaine d’un des plus grands peintres et sculpteurs sud-américains, soit l’équatorien Oswaldo Guayasamín dont le décès, survenu en 1999, fut marqué par un débrayage spontané dans son pays d’origine.

De 1:25 à 1:33, c’est un aperçu de la Casa del Abanico (la Maison de l’éventail). De modestes éventails importés d’Espagne sont décorés magnifiquement, à la main, à des prix variant de 2,4 à 8,5 pesos convertibles (2,4 à 8,5$ ou environ de 2 à 7€). Pour une somme modeste, on peut personnaliser l’éventail en y faisant ajouter un nom ou une dédicace.

La rue Lamparilla (ou rue de la Petite lampe)

À 2:00, on voit des gens qui font la queue avant l’ouverture d’un magasin où on ne vend qu’un seul item : des œufs blancs. Pourquoi des blancs seulement ? Parce que sont les seuls subventionnés par l’État, donc très économiques et très populaires.

De 2:04 à 2:09, on voit la Casa de Carmen y William et, de 2:10 à 2:14, la Casa Colonial 1715. Il s’agit de deux Casas particuliar, c’est-à-dire deux endroits où les touristes peuvent demeurer « chez l’habitant ».

À 2:38, cette boucherie offre sa marchandise à l’air libre et à la température ambiante. Lorsqu’un client y achète de la viande, celle-ci a toujours été manipulée à main nue précédemment, que soit par le boucher lui-même ou par un autre client, à la recherche de la pièce qui lui convient.

De 2:54 à 2:58, on voit une clinique de maternité, puis le parc Guayasamín qui lui est adjacent (de 3:00 à 3:02). Au fond de ce parc se trouve une sculpture d’Oswaldo Guayasamín représentant Rumiñahui, un guerrier inca qui a mené la résistance contre les conquistadors espagnols en Équateur.

La rue Amargura (ou rue de l’Amertume)

Durant chaque soir du carême, les Franciscains entamaient une longue procession à partir de leur cloître (situé tout près de l’extrémité orientale de cette rue), jusqu’à la Place du Christ, située à l’extrémité opposée.

Tout comme cette procession, notre visite de cette rue débute par son extrémité débouchant sur la Place St-François-d’Assise.

De 3:15 à 3:28, on voit le Jardín del Oriente, un des restaurants du quartier qui offrent le meilleur rapport prix/qualité.

De 3:28 à 4:17, c’est le Musée de la céramique. Celui-ci présente quelques-unes des œuvres les plus intéressantes réalisées par des artistes cubains depuis la Révolution. Parmi les pièces exposées, cette femme nue, les yeux clos, dont l’abdomen entr’ouvert laisse voir un fœtus. Ou ces deux hommes, dressés comme Les Bourgeois de Calais, dont une épingle à linge ferme les lèvres de l’un tandis qu’une masse étire la langue de l’autre et les empêchent ainsi de parler : je vous laisse libre d’imaginer le sens de cette œuvre hardie.

De 4:24 à 4:27, on entrevoit une galerie qui présente une exposition d’affiches et d’œuvres contemporaines sous le thème de Cuidad en movimiento (Cité en mouvement).

De 4:30 à 5:05, c’est l’hôtel Raquel, construit en 1905. C’est probablement le plus bel hôtel Art nouveau de la ville.

De 5:09 à 5:43, nous visitons la nouvelle église St-François d’Assise. Construite en 1633 sous le nom d’église St-Augustin, elle prit son nom actuel en 1842 lorsque l’ancienne église St-François d’Assise — celle qu’on peut voir de nos jours sur la place du même nom — fut confisquée par le gouverneur de l’île.

Il s’agit d’un lieu charmant avec ses stucs un peu poussiéreux et ses huit autels latéraux très bien exécutés.

De 5:50 à 6:02, on rend hommage à Julio-Antonio Mella, fondateur d’un parti communiste cubain dans les années 1920.

La rue Brasil (ou rue du Brésil)

De 6:17 à 6:25, nous voyons le Musée de la parfumerie (appelé Maison cubaine du parfum). Des étagères présentent des flacons, des épices et des fleurs séchées utilisées en parfumerie. L’intérêt principal de ce musée est que le visiteur peut y faire fabriquer un parfum, une eau de Cologne ou une lotion après le rasage selon ses spécifications.

De 7:03 à 7:21, c’est le Musée de la pharmacie, plus grand et encore plus beau que la Farmacia y Drogueria Taquechel de la rue Obispo. En face du musée se trouve la Parfumerie Sanna (de 7:22 à 7:25).

De 7:48 à 7:56, c’est le restaurant Hanoï, aménagé dans la Maison de la Vigne, construite au XVIIe siècle.

Le diaporama se termine par un aperçu de l’activité nocturne du restaurant situé à l’extrémité occidentale de cette rue.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’espérance de vie en santé

Publié le 5 mars 2013 | Temps de lecture : 3 minutes

L’espérance de vie en santé (EVES) est le nombre d’années qu’on peut espérer vivre en bonne santé, sans incapacité liée à des blessures ou à la maladie.

La revue médicale The Lancet publiait en décembre dernier une étude effectuée dans 187 pays et réalisée grâce au mécénat du fondateur de Microsoft, Bill Gates, et de son épouse.

On y apprend qu’en 2010, l’EVES varia pour les femmes de 37,1 ans en Haïti à 75,5 ans au Japon. Pour les hommes, ce fut de 27,8 ans en Haïti à 70,6 ans au Japon. On doit préciser que si Haïti s’est retrouvé au dernier rang mondial en 2010 (l’année des données), c’est essentiellement en raison du tremblement de terre qui a ébranlé ce pays et qui y a causé non seulement des décès mais également de nombreuses invalidités parmi les survivants.

On rencontre une EVES inférieure à cinquante ans pour les femmes dans 18 pays et pour les hommes dans 29 pays. Dans le cas des pays où l’EVES fut d’au moins soixante-cinq ans, on en compte 86 pour les femmes et 38 pour les hommes.

Dans seulement trois pays, l’EVES des hommes dépassa celui des femmes : l’Afghanistan (46,2 vs 48,5 ans), la Jordanie (63,2 vs 64,8 ans) et le Mali (48,4 vs 48,8 ans).

Au contraire, un écart supérieur à huit ans en faveur des femmes se retrouve dans sept pays : la Biélorussie, la Russie, Haïti, le Kazakhstan, la Lituanie, les îles Seychelles et l’Ukraine.

Pour les femmes, le palmarès est le suivant :
• le Japon (75,5 ans)
• l’Espagne (73,0 ans)
• la Corée du Sud (72,6 ans)
• le Singapour (72,6 ans)
• la Suisse (72,4 ans)
• l’Andorre (72,2 ans)
• Taïwan (72,0 ans)
• la France (71,9 ans)
• l’Italie (71,9 ans)
• l’Australie (71,8 ans)

Le Canada est au 16e rang (70,9 ans), le Royaume-Uni au 18e rang (70,1 ans), et les États-Unis au 35e rang (69,5 ans).

Pour les hommes, le palmarès est le suivant :
• le Japon (70,6 ans)
• le Singapour (69,6 ans)
• la Suisse (69,1 ans)
• l’Espagne (68,8 ans)
• l’Australie (68,4 ans)
• l’Italie (68,3 ans)
• l’Andorre (68,3 ans)
• le Canada (68,3 ans)
• Israël (68,3 ans)
• la Suède (68,0 ans)

Le Royaume-Uni est au 19e rang (67,1 ans), et les États-Unis au 31e rang (66,2 ans). La France est entre les deux avec 67,0 ans.

Au cours des vingt dernières années, l’espérance de vie en santé a augmenté de plus de cinq ans dans une quarantaine de pays mais a diminué dans une vingtaine d’autres. Là où elle a augmentée, cette croissance a été un peu plus lente que pour l’espérance de vie globale. Pour chaque année d’augmentation de l’espérance de vie globale, l’augmentation de la vie en bonne santé a été de dix mois.

Références :
Espérance de vie en bonne santé
Healthy life expectancy (HALE) at birth (years)
Healthy life expectancy for 187 countries, 1990—2010: a systematic analysis for the Global Burden Disease Study 2010
Spanish have highest healthy life expectancy in Europe

Voir aussi : Évolution de l’espérance de vie depuis 1810

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pour une réforme majeure de l’Office québécois de la langue française

Publié le 3 mars 2013 | Temps de lecture : 10 minutes

Avant-propos : On trouvera à la fin du texte, un rappel historique du contexte qui a amené le Québec à se doter d’une politique linguistique.

Mission de l’Office

Sous sa forme actuelle, l’Office québécois de la langue française est né avec la Charte de la langue française (communément appelée la Loi 101). Cet organisme gouvernemental est chargé d’assurer le respect de la Loi 101 et de surveiller l’évolution de la situation linguistique au Québec.

Essentiellement, la mission de l’Office est de faire en sorte que les Québécois francophones soient chez eux au Québec. Il en découle :
• qu’ils puissent y travailler dans leur langue,
• qu’ils y reçoivent tout naturellement des services en français sans avoir à l’exiger et
• que le Québec demeure peuplé majoritairement de Francophones.

Les services en français

Depuis une dizaine de jours, les médias se sont lancés dans une critique virulente — et justifiée — des inspections de l’Office. Précisons de cet organisme n’a que cinq inspecteurs à temps plein.

L’affaire débute avec un reportage de Radio-Canada concernant le Buonanotte. À la suite d’une inspection, ce restaurant s’est vu sommé de traduire plusieurs mots italiens (dont Pasta) sur son menu français.

Le deuxième cas concerne la Brasserie Holder. Dans son article, le journaliste Yves Boivert (un des meilleurs de La Presse) y décrit une inspectrice tatillonne qui s’attarde aux mots anglais sur les touches des téléphones, mais qui semble avoir perdue de vue l’essentiel de son mandat.

Le troisième exemple est relatif au Restaurant Joe Beef. Là encore, l’inspection semble avoir portée sur des détails insignifiants de la décoration de ce restaurant.

Mais Le Devoir de samedi dernier apporte des précisions sur le premier de ces cas, à l’origine du « Pastagate » qui a embrasé les médias sociaux. Le restaurant Buonanotte possède deux menus bilingues : l’un italo-français, l’autre italo-anglais.

Il y a quelques mois, un client s’est fait présenter le menu italien-anglais. Outré de n’y voir pas un seul mot de français, ce client a porté plainte à l’Office. Clairement, la plainte portait sur la présence de l’anglais sur un menu, pas de l’italien.

Après avoir pris rendez-vous, l’inspecteur de l’Office se présente à ce restaurant et demande à voir le menu : on lui montre l’autre menu, celui italo-français, sur lequel prédomine l’italien. Et c’est cette prédominance qui a attiré (à tort) l’attention de l’inspecteur de l’Office.

Pour prévenir ce genre d’incident, la solution est très simple : il suffit que la défense du français au Québec soit remise entre les mains du peuple. Plus précisément, je suggère que les clients francophones servis en anglais aient le droit de porter plainte devant la Cours des petites créances et que l’amende imposée par le tribunal soit versée au plaignant.

Finie l’époque où la promotion du français était laissée au pouvoir discrétionnaire d’un gouvernement mollement convaincu de l’opportunité de la défendre, comme ce fut le cas sous le gouvernement libéral de Jean Charest. Donnons à la population québécoise le pouvoir de défendre elle-même le français en lui confiant des pouvoirs dissuasifs. Imaginez ce que serait la défense du français si au lieu d’avoir cinq inspecteurs au Québec, il y en avait des millions…

Précisons que ce transfert de pouvoir ne concernerait pas les infractions relative aux raisons sociales, mais exclusivement quant à la langue utilisée lors de la dispensation des services. Cette limite vise à éviter la multiplication inutile des recours judiciaires concernant une seule et même offense.

La langue de travail

Ce n’est pas en surprenant quelques mots échangés entre des employés qu’un client peut juger de la langue de travail au sein d’une entreprise. De plus, peu de citoyens risqueront de perdre leur travail en portant plainte devant les tribunaux contre leur employeur.

Donc l’Office devra conserver intact son rôle dans l’application des dispositions de la Loi 101 qui vise à défendre le droit des Francophones de travailler en français au Québec.

La surveillance de l’évolution linguistique

Toutes les études commandées par l’Office auprès de chercheurs, sont principalement des analyses des données obtenues lors des recensements effectués par Statistiques Canada.

Après avoir lu la principale de ces études, soit l’étude Paillé, je ne comprenais toujours pas la dichotomie entre les résultats des recensements et ce que j’entends concrètement dans les rues de Montréal.

Je terminais mon texte à ce sujet en me proposant de lire les quatre autres études disponibles sur le site de l’Office afin d’essayer de comprendre pourquoi.

Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que je me suis tapé depuis les 132 pages de l’étude de Robert Bourbeau, Norbert Robitaille et Marilyn Amorevieta-Gentil. J’en n’ai jamais rédigé de compte-rendu tout simplement parce qu’après l’avoir lue, je n’étais pas plus avancé.

J’en arrivais toujours à la même conclusion : ça ne se peut pas. En d’autres mots, si les recensements de Statistique Canada sont à l’effet que seulement le quart (ou même le tiers) des Montréalais parlent anglais, ce n’est pas ce que j’entends lorsque je promène dans la métropole canadienne. Donc, ou bien j’hallucine ou bien il y a quelque chose qui cloche dans ces données.

Je ne veux pas laisser entendre que les recensements de Statistique Canada soient mal faits. Bien au contraire, je suis absolument convaincu du caractère irréprochable de leur méthodologie et de l’intégrité de ceux qui les font.

Toutefois, ce ne sont que des sondages. Or voyez les résultats de la dernière élection en Italie. Les partisans de Silvio Berlusconi avaient apparemment honte de révéler leur préférence aux sondeurs : mais une fois dans l’isoloir, ce fut différent.

Dans une certaine mesure, on peut également dire que plus grand monde n’osait se vanter d’être un partisan du Parti libéral du Québec au cours de la dernière campagne électorale. Or pourtant, ce parti a presque été reporté au pouvoir.

Peut-on imaginer qu’en remplissant les questionnaires de Statistique Canada, les néoQuébécois puissent être sujets à la rectitude politique et répondre ce qu’ils imaginent être ce qu’on attend d’eux ?

Or la lecture de cette deuxième étude ne fut pas vaine puisque j’ai découvert que le Québec possède les moyens de valider, du moins en partie, les recensements canadiens.

À la page 26 de cette étude, on y apprend qu’il existe un « Bulletin des naissantes vivantes ». En réalité, il s’agit d’un registre dans lequel sont colligées des données relatives à tous les bébés qui naissent de mères résidentes au Québec, que cette naissance ait lieu ici, dans n’importe quelle autre province canadienne, ou même aux États-Unis.

De plus, à la page suivante de la même étude, on apprend qu’il existe un « Fichier des décès ». Encore là, il s’agit d’un registre produit lui aussi par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

En exigeant que toute demande de carte d’assurance maladie soit faite par le requérant lui-même (ou à défaut par un mandataire qui devra justifier son intervention), le Québec pourrait se doter d’outils qui lui permettrait de savoir précisément la langue parlée et comprise par l’ensemble de la population québécoise.

Mais pour cela, les préposés gouvernementaux devront être parfaitement bilingues, afin de s’assurer que les requérants choisissent la langue dans laquelle ils sont les plus confortables.

Si la langue autrefois parlée par un décédé n’a pas d’importance, la fusion de ces trois registres en vue de la création d’un Registre national de la population québécoise donnerait à l’État un outil lui permettant de connaitre en tout temps la démographie linguistique du Québec.

De plus, les politiques destinées à assurer la survie du français au Québec cesseraient de dépendre totalement de données canadiennes colligées périodiquement par un autre gouvernement.

Références :
Buonanotte: la plainte originale ne portait pas sur l’italien
Du steak aux W.-C.
La situation du français au Québec : l’étude Paillé
Le doux sommeil de l’Office de la langue française
L’émigration de Québécois aux États-Unis de 1840 à 1930
Les composantes de la dynamique démolinguistique régionale au Québec (1996-2006)
Office québécois de la langue française
Pour en finir avec le pastagate
Pour la francisation de toutes les entreprises québécoises de plus de cinq employés
Un autre restaurant dénonce le zèle de l’Office de la langue française
Un « excès de zèle » met l’OQLF dans l’embarras


Post-scriptum : Rappel historique

Le Québec est un îlot français dans une mer anglo-saxonne. Les États-Unis sont le pays le plus puissant et le plus riche au monde.

Ce pays est le plus inventif et le plus créatif, tant au point de vue technologique que culturel. Même en excluant sa population hispanique, la population anglophone des ÉU est 40 fois plus nombreuse que la population francophone du Québec.

De 1840 à 1930, fuyant la misère, plus d’un million de Québécois ont immigré en Nouvelle-Angleterre afin d’y travailler dans des usines de coton. Parmi leurs descendants, presque plus personne ne parle français.

Au Canada, le français a survécu grâce à l’isolement des Francophones, regroupés dans des villages et petites villes peu exposés à l’anglais. Au XIXe siècle, Montréal — une ville majoritairement anglophone à l’époque — est devenue francophone grâce à l’arrivée massive de paysans chassés par la misère mais s’entassant plutôt dans les logements surpeuplés et insalubres de l’est de la métropole.

Dans les années 1920, alors que la prohibition américaine incite de nombreux millionnaires à venir faire la fête dans les clubs de jazz de Montréal, cette ville comptait le taux le plus élevé de tuberculose et un des taux les plus élevés de mortalité enfantine en Amérique du Nord.

Tout au cours du XXe siècle, les Francophones du Québec se sont heurtés à des politiques discriminatoires d’embauche.

En 1944, au moment de son étatisation, la Montreal Light, Heat and Power compte une majorité d’employés unilingues anglais. Parmi son personnel technique, on ne compte aucun ingénieur francophone.

Au début des années 1960, la Trans-Canada Airlines (devenue Air Canada en 1964) préfère embaucher des Anglophones unilingues à des Francophones bilingues.

Pour mettre fin à cette discrimination et à la frustration des Montréalais, incapables d’être servis en français dans certains grands magasins du centre-ville de Montréal, le Québec adopte la Loi 101 en 1977.

Afin de se soustraire à cette loi, lorsque la société de fiducie Sun Life déménage son siège social du Québec l’année suivante, 85% de ses employés montréalais sont toujours unilingues anglais.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Maven Web Browser Plus : LE navigateur internet pour iPad

Publié le 1 mars 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

Maven_iconePour 1,99$, on peut acheter à la boutique en ligne d’Apple, le navigateur internet Maven Browser, un petit logiciel extraordinaire dont j’aimerais vous parler.

Ce fureteur est doté d’une manette qui simplifie considérablement la consultation des pages Web. Ce qui semble être un détail s’avère en pratique être un avantage énorme pour quiconque passe beaucoup de temps à glaner des informations sur l’internet.

La manette, c’est un bouton rouge au milieu d’un cercle gris semi-transparent. Il suffit de pousser ce bouton rouge vers le haut ou le bas, pour faire défiler le texte dans le même sens.

Il est possible de modifier la position de cette manette. Il suffit de lui taper dessus deux fois rapidement en laissant le doigt appuyé sur la manette la deuxième fois : celle-ci peut alors être glissée et déposée là où on le désire.

Voyons les principaux éléments de son interface.

Maven
 
1 – La silhouette dans le coin supérieur droit est un bouton à bascule qui permet de passer à la navigation privée (ou anonyme), puis d’en revenir.

2 – La flèche en diagonale dans un petit rectangle, dans le coin supérieur droit, est un bouton qui bascule du mode normal au mode plein écran, et vice-versa. En mode plein écran, la barre de navigation au haut de l’interface disparait, de même que la barre d’outils, située vers le bas de l’interface (No 4). Dans ce mode, les seuls outils de cette barre qui demeurent disponibles sont les flèches vers la gauche et vers la droite, nécessaires pour revenir à la page précédente ou aller à la suivante.

Maven23 – Le long du côté droit de l’interface, il y a deux petites étoiles. La première fait apparaitre une molette qui permet d’ajuster la luminosité de l’écran. La deuxième actionne la molette des signets. En laissant le doigt appuyé sur l’étoile, sa molette apparait : on la fait tourner pour ouvrir Google, Gmail, Facebook, Twitter, etc. Les différents choix offerts par cette molette sont déterminés par l’éditeur de signets, qui nous allons voir ci-après.

4 – La barre d’outils, disponible pour chaque page, comporte deux séries de quatre outils :
 • à gauche, l’étoile donne accès à l’éditeur de signets. Il suffit d’appuyer sur cette étoile pour avoir la possibilité d’ajouter la page affichée aux signets. Par la suite, la molette des signets (voir No 3) comportera cette page parmi ses choix.
 • l’outil suivant offre six possibilités : l’ajout aux signets (comme l’outil précédent), l’ouverture de la page à l’aide du navigateur Safari d’Apple (en cas où Maven Browser connaîtrait des difficultés), le partage (avec Twitter, Facebook, etc.), la possibilité de définir cette page comme page d’accueil, la traduction française à la volée de la page affichée à l’aide de Google Translation, ou l’impression de cette page.
 • l’outil des commandes usuelles (le verrouillage de la rotation, l’ajustement de la taille des caractères, et la configuration de Maven Browser).
 • le boution « Reader » débarrasse la page de toutes les images, réclames, vidéos, bannières pour ne conserver que le texte.
 • à droite, le cinquième outil permet de réafficher la page.
 • les deux outils suivants servent au retour à la page vue précédemment ou celle consultée ensuite.
 • la loupe sert à afficher l’historique : celui-ci est différent pour chaque onglet.

5 – Sous la barre d’outils, à gauche, ce sont les différents onglets. Chaque onglet donne un aperçu de la page. Le dernier outil que nous verrons permet de cacher ces aperçus.

6 – Sous la barre d’outils, à droite, il y a également une boite supplémentaire de cinq outils.
 • le premier est une bascule qui permet l’affichage de deux pages côte-à-côte ou l’affichage d’une seule page.
 • le deuxième est une bascule qui fait disparaitre ou réapparaitre la manette (le fameux point rouge).
 • celui du milieu est l’outil direct de configuration de l’application.
 • le « + » permet d’ajouter un nouvel onglet et y afficher la page d’accueil (à partir de laquelle on peut évidemment naviguer ailleurs).
 • l’éjecteur d’aperçu est celui qui permet de cacher l’aperçu des signets.

Marven Browser est également disponible dans une version allégée pour iPhone. C’est elle qui illustre l’item 3 du présent texte. Toutefois ses avantages y sont moins évidents.

Pour 1,99$, je recommande ce logiciel, admirablement bien fait pour consulter des page Web sur iPad.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’agriculture en Afrique : pour qui ?

Publié le 27 février 2013 | Temps de lecture : 2 minutes

De 2000 à 2011, par le biais de ventes ou de locations à longue durée, deux millions de km² de terres agricoles sont passés sous le contrôle d’investisseurs étrangers à travers le monde, principalement en Afrique. Cela représente le cinquième de la taille du Canada ou trois fois la superficie de la France.

Les principaux pays investisseurs sont asiatiques (Chine, Inde, et des monarchies pétrolières du Golfe) : ils sont à la recherche de terres cultivables pour répondre à leurs besoins alimentaires. Par opposition, les investisseurs occidentaux cherchent surtout à y produire des biocarburants.

Environ le vingtième de toutes les terres arables africaines sont déjà concédées à des investisseurs étrangers. Sur ce continent, les pays les plus courtisés sont la République démocratique du Congo (ou RDC, 2e au niveau mondial), l’Éthiopie (3e), le Soudan (7e) et le Madagascar (9e).

En RDC, 0,8 millions de km² sont aux mains d’étrangers. La Chine y a obtenu 0,03 million de km² (2,8 millions d’hectares) pour y implanter la plus grande palmeraie du monde (à des fins de production d’huile végétale comestible).

Pour avoir une idée de l’importance de cette plantation, sa superficie est équivalente à un carré de 175 km de côté (soit à peu près la distance entre Bruxelles et Amsterdam ou celle entre Montréal et Ottawa).

Au Madagascar, la Corée du Sud a tenté d’acquérir 1,3 million d’hectares (0,01 million de km²) pour y faire pousser la moitié de ses besoins en maïs (à des fins de production de biocarburant). Le scandale provoqué par cette transaction (qui fut annulée) a contribué à la chute du gouvernement de Madagascar au début de 2009.

Ces acquisitions étrangères surviennent alors que les pays africains sont confrontés à des difficultés croissantes (d’ordre démographique et climatique) à assurer les besoins alimentaires de leur propre population.

Références :
Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale
La course aux terres agricoles en Afrique

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Chine : espionner pour réussir

Publié le 26 février 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Poupées aux couleurs de minorités chinoises

Dans presque tous les pays de monde, l’autorité de l’État se reflète dans le privé. Dans les pays autoritaires, on acceptera plus facilement que les parents le soient également. Plus les pouvoirs de l’État sont étendus, plus les parents régissent la vie de leur progéniture.

Et cela n’est pas nouveau. La représentation de l’autorité du père dans les pièces de Molière est le miroir des pouvoirs de Louis-XIV.

Par opposition, dans les démocraties libérales, l’autorité parentale (et le droit de correction qui en découle) est sévèrement limité; on ne peut pas battre un enfant, pas plus que l’État ne peut torturer ses prisonniers.

Mais qu’arrive-t-il dans les pays où l’État épie ses propres citoyens ? Eh bien ceux-ci font pareil.

Non seulement la délation était-elle encouragée et financée sous le Bloc soviétique mais de nos jours, la surveillance du citoyen prend un caractère épidémique en Chine.

Depuis quelques années, le prix des appareils électroniques de surveillance — tous fabriqués dans ce pays — a diminué de manière telle qu’ils sont devenus abordable pour des dizaines de millions de Chinois.

Mais contrairement à nos pays où l’utilisation privée des mouchards visent habituellement à documenter les aventures extra-maritales d’un conjoint, en Chine ce sont des outils d’avancement professionnel.

Dans ce pays, la corruption est tellement généralisée que de nombreux fonctionnaires ou cadres d’entreprise présument qu’elle atteint probablement leur supérieur hiérarchique ou leurs collègues de travail.

Alors on se mettra à épier les autres, à la recherche de l’information compromettante qui facilitera son avancement, tout en espérant ne pas être soi-même sous écoute électronique. C’est à celui qui en aura l’idée le premier.

Les fonctionnaires s’épieront afin d’être promus de préférence au collègue compromis. Ou ils feront tomber en embuscade le supérieur immédiat afin de lui succéder.

Alors que s’échangeront les millions cadeaux à l’occasion la nouvelle Année du serpent 2013, sous ce bel enrobage rouge et doré qui habille magnifiquement cette petite poupée d’aspect anodin, se cache peut-être un microphone ou une caméra qui provoquera la perte de son récipiendaire…

Référence : Des mouchards plein les murs

Détails techniques de la photo : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/30 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Odyssée — ou La Vie — de Pi

Publié le 25 février 2013 | Temps de lecture : 3 minutes

Connu en France sous le nom de L’Odyssée de Pi, et au Québec sous celui de La Vie de Pi, le film Life of Pi a créé toute une surprise hier soir, à la grande fête du cinéma hollywoodien, en raflant quatre des Oscar les plus convoités, soit les prix du meilleur réalisateur, de la meilleure caméra, des meilleurs effets visuels et de la meilleure musique.

Je profite donc de l’occasion pour vous en parler puisqu’il s’agit du meilleur film que j’aie vu depuis longtemps.

Basée sur le roman du Québécois Yann Martel (auquel je ne suis pas apparenté), l’œuvre cinématographique est une initiative américaine financée aux États-Unis, mais réalisée par un cinéaste de Taïwan et tournée à 90% dans ce pays à l’aide d’artisans très majoritairement asiatiques (si je me fie au générique qui dresse une liste interminable de collaborateurs aux noms indous ou chinois). Bref, ce film n’a absolument pas l’air d’un film hollywoodien.

Tout comme les récits invraisemblables du baron de Münchhausen, il s’agit d’une histoire brillante où pendant 125 minutes on vous transporte à des années-lumière de vos problèmes quotidiens.

En ordre décroissant, l’action se déroule en mer, en Inde, à Montréal et à Paris. Si j’exclus certains plans irréels d’une beauté à couper le souffle, les effets spéciaux sont invisibles et totalement au service du récit. En somme, tout ce qu’on y voit semble vrai.

Quant à l’histoire, elle se résume à peu de choses. Les propriétaires d’un zoo en déclin dans la ville indoue de Pondichéry décident transporter leur ménagerie au Canada afin de tenter d’y faire fortune. Mais leur cargo fait naufrage. Seuls survivent le fils du propriétaire et trois animaux (dont deux périssent presqu’aussitôt). Le film raconte donc l’odyssée de 227 jours de Pi et de son tigre du Bengale.

Comment le romancier Yann Martel et le scénariste David Magee ont-ils réussi à étirer sur plus de cent minutes, cette cohabitation hautement improbable ? Avec brio, puisque dans ce film merveilleux, ce qui est important ce n’est pas l’histoire mais la manière inventive avec laquelle elle est racontée.

Sur une appréciation maximale de cinq étoiles, une proportion importante de spectateurs (62%) lui accordent quatre ou cinq étoiles, 21% lui en décernent trois, et seulement 17% s’en disent décus.

Bref, un film chaudement recommandé dont j’attends la sortie en Blu-Ray 3D afin d’être en mesure de répéter à volonté le plaisir que j’en ai retiré en salle de cinéma.

Références :
Audience du film « L’Odyssée de Pi »
L’Odyssée de Pi
85es Oscar : Day-Lewis primé pour Lincoln – Argo, meilleur film, mais Ang Lee crée la surprise

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Comment créer une sonnerie personnalisée pour iPhone

Publié le 23 février 2013 | Temps de lecture : 5 minutes

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Introduction

Les sonneries sont les différents sons que peut émettre l’iPhone lorsque quelqu’un vous appelle. Dans Réglages/Sons/Sonnerie de l’iPhone, on trouvera les 25 sonneries disponibles par défaut pour cet appareil téléphonique. En plus, l’utilisateur peut ajouter au téléphone un certain nombre de bruits ou d’extraits officiels de chansons populaires achetés au magasin iTunes.

Mais vous pouvez également créer votre propre sonnerie à partir de n’importe quelle plage musicale de votre discothèque iTunes. Je soupçonne que cela soit illégal en France puisque ce pays possède une des législations les plus sévères au monde relativement aux droits d’auteurs : toutefois je suis absolument certain que cela est parfaitement légal en Amérique du Nord. Le présent article s’adresse donc ici aux lecteurs québécois.

Préparation

En premier lieu, utilisez l’Explorateur de fichiers de Windows (ou le Finder du Macintosh) pour créer un répertoire où seront enregistrées vos sonneries personnelles. Dans ma version anglaise de Windows, j’ai choisi, dans Librairies/Music/My Music/iTunes, de créer un nouveau répertoire appelé Sonneries. Sous un Macintosh français, ce nouveau répertoire pourrait être plutôt créé sous Musique/iTunes. Nous y reviendrons.

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Puis démarrez iTunes. La première chose à faire est de vous assurer que tout exportation à partir de votre discothèque créée des fichiers AAC (soit le format natif des plages de disque compacts). Pour ce faire, dans le coin supérieur gauche de l’interface d’iTunes, allez à iTunes/Préférences…. Par défaut, vous serez sous l’item Général. Dans le coin intérieur droit, cliquez sur le bouton Réglages d’importation… et choisissez l’item Encodeur AAC.

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Création de la sonnerie

Dans votre discothèque, cliquez-droit (sous Windows) ou Ctrl-clic (sous un Macintosh) sur la plage musicale de votre choix et, dans le menu contextuel qui apparait, choisissez l’item Obtenir des informations….

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Puis, sous l’onglet Options, déterminez le moment précis du début et de la fin de l’extrait que vous désirez transformer en sonnerie. Veuillez noter que deux points ( : ) séparent les minutes des secondes. Cet extrait doit avoir une durée maximale de 25 secondes. Si vous en choisissez trop, votre iPhone n’en jouera que les premières 25 secondes. Vous n’avez pas intérêt à en choisir beaucoup trop car votre sonnerie accaparerait inutilement l’espace de stockage de votre téléphone.

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Puis, de retour sous iTunes, cliquez-droit de nouveau sur la plage musicale en question et, dans le même menu contextuel, choisissez cette fois-ci l’item Créer une version AAC.

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iTunes créera aussitôt une nouvelle plage, possédant un nom identique, mais dont la durée ne sera que de 25 secondes. Avant de l’oublier, revenez aux étapes précédentes pour rétablir le début et la fin de votre plage musicale. Si vous ne vous rappelez plus de la durée originelle de la plage, elle est habituellement affichée dans votre discothèque, à droite du nom de la plage.

Puis cliquer-droit sur le nom de l’extrait et, dans le menu contextuel, choisissez l’item Affichez dans l’explorateur Windows.

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Cliquez sur le nom de l’extrait et modifiez son extension de .m4a à .m4r (où le r est pour ringtone, ce qui signifie sonnerie). Votre système d’exploitation affichera un avertissement et vous demandera de confirmer votre intention de modifier l’extension du fichier. Faites-moi confiance; allez-y.

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Profitez-en pour simplifier le nom du fichier et lui donner celui que vous aimeriez voir apparaitre parmi la liste des sonneries de votre téléphone. Toujours sous l’Explorateur de fichiers, cliquez-droit sur ce nom du fichier et, dans le menu contextuel, choisissez l’item Couper afin de le coller dans votre répertoire Sonneries, créé plus tôt.

Revenez sous iTunes et détruisez l’extrait — soit le fichier qui dure 25 secondes — qui y apparait toujours, en dépit du fait que vous l’avez déplacé ailleurs et en avez modifié le nom. Il suffit de cliquer sur le nom de l’extrait pour le sélectionner et d’appuyer sur la touche Delete ou Supprimer pour le détruire.

Puis appuyez simultanément sur les touches Ctrl-o pour ajouter votre sonnerie à votre discothèque. Allez à votre répertoire Sonneries et choisissez votre extrait. iTunes créera automatiquement une nouvelle catégorie appelée Sons à votre bibliothèque iTunes. Si nous cliquez sur Sons, votre sonnerie personnelle y apparaitra.

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Maintenant voici le plus facile.

Installation de la sonnerie

Connectez votre iPhone à votre ordinateur. Dans la bande de gauche d’iTunes, votre iPhone apparaitra. Glissez et déposer la sonnerie de la catégorie Sons de la bibliothèque iTunes vers votre iPhone.

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Après avoir fermé iTunes, déconnectez votre téléphone de l’ordinateur. Allumez ce dernier et, dans Réglages/Sons/Sonnerie, choisissez votre nouvelle sonnerie dont l’intensité sonore s’ajustera automatiquement.

Voilà.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quel poisson mangez-vous ?

Publié le 22 février 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
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Créée en 2001, Oceana est une entreprise américaine sans but lucratif qui milite pour la survie des espèces marines menacées et qui lutte contre la pollution océanique.

De 2010 à 2012, cette entreprise a mené la plus vaste enquête à ce jour relative à l’étiquetage des produits de la pêche, analysant 1 215 échantillons recueillis auprès de 674 points de vente — magasins d’alimentation et restaurants — répartis dans 21 états américains.

Les tests d’ADN ont révélé que le tiers des poissons offerts en vente aux États-Unis ne sont pas ce qu’ils sont censés être. De manière générale, le poisson de substitution est moins désirable, plus économique ou plus facilement disponible.

L’étiquetage était faux dans une proportion très variable selon les États américains. La fraude la plus élevée (56%) fut rencontrée en Pennsylvanie, suivie de près par le sud de la Californie (52%), alors que la proportion la plus faible se rencontrait à Seattle (dans l’État de Washington).

La fraude était la plus faible à l’épicerie (18% des cas), plus élevée dans les restaurants « ordinaires » (38%) et maximale dans les restaurants de sushis (74%). À Austin, au Texas, tous les échantillons de sushi étaient faux.

Les poissons les plus touchés étaient les vivanneaux ou Red Snapper, qui étaient souvent autre chose dans 94% des cas (du tilapia, en particulier, dont les filets sont presqu’identiques). Quant au thon blanc, dans 84% des cas c’était un escolar, soit un membre d’une espèce de poisson pouvant provoquer de graves troubles digestifs.

Des poissons à haute teneur en mercure ou déconseillés aux femmes enceintes étaient vendus à la place de poissons inoffensifs.

Assez distinctif, le saumon est le mieux étiqueté, avec seulement 7 % de fraudes. Ces dernières concernent surtout le saumon d’élevage vendu pour du poisson sauvage (plus dispendieux).

Le rapport conclut en faveur de la mise sur pied aux États-Unis d’un système de traçabilité – un système qui pourra suivre les poissons du bateau à l’assiette – comme c’est déjà le cas en Europe.

Références :
États-Unis : un tiers des poissons vendus avec une étiquette frauduleuse
Oceana
Oceana Study Reveals Seafood Fraud Nationwide
Document : Oceana Study Reveals Seafood Fraud Nationwide

Parus depuis :
L’importance de la traçabilité des aliments (2015-03-21)
Toujours pas de normes adéquates de traçabilité, selon un rapport (2020-11-05)

Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm F2,0 — 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 1600 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Jacques Parizeau radote

Publié le 19 février 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

Dans son discours-choc le soir de la défaite référendaire de 1995, le Premier ministre de l’époque, Jacques Parizeau, déclarait : « Nous sommes battus, c’est vrai ! Mais, dans le fond, par quoi ? Par l’argent, puis les votes ethniques ».

Les personnes qui ont voté contre l’indépendance du Québec, ce 30 octobre 1995, ont eu raison de poser ce geste. Leurs opposants, soit ceux qui ont voté « Oui », ont également eu raison. Parce que dans une démocratie, le citoyen a toujours raison de donner son opinion. Et dans un référendum, c’est précisément ce qu’on lui demande de faire.

Si M. Parizeau a perdu ce référendum, c’est par sa faute. Plus précisément, c’est parce qu’il n’a pas été suffisamment convainquant auprès de ceux qui ne partageaient pas son avis.

Aux États-Unis, les Républicains viennent de perdre pour une deuxième fois consécutive, une course présidentielle. Ils l’ont perdue parce que les Latino-américains ont voté massivement pour le Président Obama. Mais plutôt que de cultiver la rancœur à l’égard de cette minorité ethnique, les Républicains ont commencé à remettre en question la partie de leur programme électoral qui a braqué les Latinos contre eux. Voilà comment s’exerce le réalisme politique.

M. Parizeau aime profondément le Québec. Et il est attaché à son peuple. Mais il n’est pas un démocrate : même lorsqu’il s’en remet au peuple, c’est parce qu’il présume que ce dernier lui donnera raison. Il partage l’opinion, courante au Québec, que les avantages que nous retirons de l’immigration sont peu de chose en comparaison avec les avantages que retirent ceux qui viennent habiter ici. Conséquemment, les néoQuébécois auraient une dette envers le Québec. Et une des manières d’acquitter cette dette, c’est de voter en faveur de l’indépendance, ce qui leur accorde aussitôt le statut de vrais Québécois…

Exprimée de la manière, cette logique semble un peu tirée par les cheveux. Mais c’est précisément ce qui explique la rancœur de M. Parizeau ce soir du 30 octobre 1995 : les néoQuébécois auraient dû voter « Oui » par obligation, à défaut de conviction.

Dans une entrevue publiée samedi dernier, Jacques Parizeau a dénoncé le souhait, exprimé par le ministre Jean-François Lisée, que davantage de préposés à la clientèle de la Société de transport de Montréal soient bilingues.

Ce n’est pas en empêchant les Anglophones de Montréal d’être servis dans leur langue qu’on va empêcher l’anglicisation de la métropole. C’est plutôt en interdisant l’école publique anglaise aux néoQuébécois et en obligeant les marchands à embaucher du personnel apte à servir en français les Francophones du Québec.

Tenter de priver la minorité anglophone du droit à des services dans sa langue, comme le souhaite M. Parizeau, c’est la braquer contre le Parti québécois.

Les dirigeants actuels de ce parti ont entamé une politique de d’ouverture et de dialogue avec les Anglos québécois qui ne peut qu’être profitable à tous, alors que le Québec est confronté à la nécessité de renforcer des politiques linguistiques non pas dirigées contre eux, mais dirigés pour nous, les Francophones.

La nuance entre les deux est mince : voilà pourquoi la politique de dialogue du ministre Lisée doit être encouragée.

Références :
Les anglophones se méfient du PQ, selon un sondage
Lisée défend son ouverture envers les anglophones
Référendum de 1995 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel