Quatre suggestions à Microsoft

Publié le 25 août 2013 | Temps de lecture : 7 minutes


 
Le départ de Ballmer

Vendredi le 23 août 2013, on apprenait l’intention de Steve Ballmer de quitter la direction de Microsoft d’ici un an, plus précisément dès qu’on lui aura trouvé un successeur.

Entré chez Microsoft à la demande de Bill Gates en 1980, il est devint le patron vingt ans plus tard. Directeur financier, chargé des ressources humaines, patron des ventes, puis chef de direction, Ballmer aura été un leader brillant, dominateur et sans jugement.

À son arrivée à la tête de l’entreprise, Microsoft comptait le plus grand nombre de génies informatiques au monde. Mais le tempérament colérique et l’égo démesuré de Ballmer ont fait fuir les employés les plus créatifs. Si bien que peu à peu, Ballmer s’est retrouvé entouré de béni-oui-oui.

Pendant la décennie où il a dirigé l’entreprise, rien de réellement innovateur n’a été créé par Microsoft. Même l’interface nouvelle de Windows 8, n’est qu’un paravent qui masque un vieux système d’application mal conçu et sujet aux attaques des virus informatiques.

Profitons du renouvellement à la tête de l’entreprise pour exprimer ci-après quelques souhaits destinées à dépoussiérer Windows.

Le Plug and Play intégral

Le Plug and Play permet aux périphériques d’être reconnus automatiquement par le système d’exploitation dès le branchement du matériel, sans avoir à redémarrer l’ordinateur. Cela a considérablement simplifié l’utilisation de périphériques comme les clés USB.

Mais si vous achetez un nouveau portable fonctionnant sous Windows, vous ne pouvez pas y insérer le disque rigide de votre ordinateur précédent et espérer que tout fonctionnera comme avant.

Pourquoi ? Parce que les pilotes nécessaires au bon fonctionnement de votre machine sont enregistrés sur son disque rigide. Donc votre ancien disque rigide contient les pilotes de votre ancien ordinateur, pas ceux nécessaires à votre nouvelle machine. En démarrant celui-ci, vous aurez toute une série de messages d’erreur et finalement, Windows sera incapable de fonctionner.

La solution est pourtant simple. Tous les périphériques devraient posséder une mémoire flash — c’est-à-dire une mémoire dont les données sont conservées même lorsque l’alimentation électrique est coupée — suffisamment grande pour conserver en mémoire le pilote qui est nécessaire à son bon fonctionnement.

Lorsque le fabricant crée une version améliorée de ce pilote, la mise à niveau se ferait en copiant la nouvelle version dans cette mémoire (tout en conservant l’ancienne version au cas où à l’essai, l’utilisateur préférerait retourner à l’ancienne version).

Le Plug and Play intégral faciliterait donc la mise à niveau de n’importe quel ordinateur : tout fonctionnerait avec tout.

En finir avec la base de registre de Windows

La base de registre est un fichier central dans lequel toutes les applications enregistrent leurs paramètres : code d’activation, date limite d’utilisation, derniers fichiers utilisés, préférences de l’utilisateur, etc.

À chaque fois que vous amorcez Windows, même si vous n’utiliserez que quelques logiciels au cours de cette séance de travail, le système d’exploitation prend connaissance de cet immense fourre-tout. Tout cela ralentit inutilement votre ordinateur.

À mon avis, la base de registre devrait être scindée de manière à ce que les paramètres de chaque application soient inscrits dans un petit fichier situé dans le même répertoire que l’exécutable qui en a besoin.

Lorsque cet exécutable veut lire ou écrire dans l’immense base de données de Windows, cette tentative serait bloquée par le système d’exploitation et détournée vers le fichier spécifique de l’exécutable. Si ce fichier n’existe pas, Windows devrait lire l’information que l’application désirait obtenir de la base de registre, la lui fournir, tout en copiant ces données dans le fichier local de l’exécutable afin que le tout se fasse localement la prochaine fois.

Et à moins que l’éditeur d’un logiciel n’ait prévu un mode de protection qui vise à empêcher la copie, pour utiliser une application sur un nouvel ordinateur, il suffira de copier son répertoire et ses sous-répertoires sur un autre ordinateur pour qu’il y fonctionne parfaitement. Fini la corvée d’installer un logiciel. Vous pourriez même trimbaler une application sur une clé USB, du bureau à la maison, et l’utiliser où vous voulez.

Des alias partout, pour tout

À mon avis, tous les fichiers et répertoires devraient porter un nom secret, complètement indépendant de celui choisi par l’utilisateur. Donc, lorsque Word veut charger le dernier texte sur lequel vous avez travaillé, il devrait toujours le trouver même si entretemps, vous l’avez renommé à l’aide de l’explorateur de Windows ou si vous l’avez déplacé ailleurs. C’est déjà le cas sur les ordinateurs d’Apple.

De la même manière, si vous modifiez le nom d’un répertoire, tous les raccourcis qui pointent vers ce répertoire devraient fonctionner quand même parce qu’à l’interne, ils pointeraient vers le nom secret de ce répertoire et non le nom que vous utilisez (et qui aura été mis à jour partout).

Cliquer pour tout et pour rien : une plaie

Critiquée de toutes parts pour la vulnérabilité de son système d’exploitation, Microsoft s’est contenté d’apposer des cataplasmes boiteux sur un système d’exploitation fondamentalement déficient.

Le cataplasme le plus stupide est sans aucun doute cette pseudo « boite de dialogue » — il s’agit plutôt d’un avertissement — demandant une confirmation à chaque fois que l’utilisateur démarre un logiciel qui n’est pas fait par Microsoft.

Personne chez Microsoft n’a eu l’idée d’ajouter une case à cocher disant : « Ne me posez plus cette question ». Non, non. De la première à la millième fois, Windows va vous écœurer avec la même question.

Entre nous, qui double-clique un raccourci si ce n’est pas dans le but de charger cette application ? Alors pourquoi demander une confirmation ?

La raison officielle, c’est que seul l’utilisateur peut cliquer un bouton, à la différence d’un virus. Donc toutes ces boites de dialogue visent à protéger l’ordinateur de l’utilisateur contre l’exécution automatique de virus. Cette explication ne tient pas debout.

Lorsque l’utilisateur double-clique un raccourci ou son exécutable, cela génère des événements spécifiques; en d’autres mots, Windows peut faire la distinction entre la requête d’exécution d’un logiciel déclenchée par la souris de l’utilisateur et une requête indépendante de toute gestuelle de ce dernier et qui, possiblement, serait demandée par l’exécution du code informatique d’un virus.

Mais les programmeurs de Microsoft ont choisi de ne pas faire cette distinction et nous harceler avec des demandes de confirmation redondantes.

Si bien que l’utilisation d’un ordinateur sous Windows devient, à la longue, une tâche de plus en plus fastidieuse au fur et à mesure que le plaisir original fait place à la frustration d’avoir à se battre constamment avec son ordinateur afin qu’il exécute les tâches qu’on attend de lui.

Références :
Cinq raisons qui expliquent l’échec de Windows 8
Le patron de Microsoft annonce son départ
Steve Ballmer, l’anti-Bill Gates

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les insectes, honorés aux Mosaïcultures Internationales Montréal 2013

Publié le 24 août 2013 | Temps de lecture : 1 minute
« Bouleversements »
« Le Jardin des insectes »

Nous avons vu hier la contribution de la France aux Mosaïcultures Internationales Montréal 2013, sous la forme du papillon de Comesse.

Voilà aujourd’hui la contribution de l’arrondissement montréalais de Verdun, intitulée « Bouleversements » au sujet de l’effondrement des colonies d’abeilles un peu partout sur la planète, depuis le début des années 2000.

En deuxième lieu, la province de Hainaut, située au sud-ouest de la Belgique, présente « Le Jardin des insectes ». Placé justement à proximité de l’Insectarium de Montréal, cette installation vise à souligner les mesures concrètes adoptées en Belgique afin de pallier à cet effondrement.

Le Plan Maya, mis en place par cette province, vise à assurer la survie des abeilles et des insectes butineurs en installant des ruches dans ses espaces verts, en plantant des végétaux mellifères, et en limitant l’utilisation des pesticides.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 19 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


La France aux Mosaïcultures Internationales Montréal 2013

Publié le 22 août 2013 | Temps de lecture : 3 minutes

Le papillon de Comesse

« Le papillon de Comesse »

Les mosaïcultures tirent leur origine des parterres en broderie de la Renaissance. Toutefois, pendant des siècles, une telle décoration était constituée de motifs stylisés.

Il faudra attendre l’Exposition universelle de Paris, en 1878, pour qu’un jardinier parisien du nom de Comesse crée la première mosaïculture figurative, représentant un papillon. Celui-ci était composé de 3 000 plantes en 28 variétés. Pour son travail, M. Comesse s’est mérité la Grande médaille d’argent du jury de l’Exposition universelle.

Précisons que cinq ans plus tard, à l’Exposition estivale d’horticulture de Paris, en 1883, une madame Comesse remporte deux premiers prix pour des mosaïcultures. On peut donc présumer soit que la famille Comesse comptait plusieurs horticulteurs talentueux, ou que l’auteur du compte-rendu de l’Exposition universelle de 1878 s’est trompé dans le sexe du récipiendaire (dont on ne précise pas le prénom).

Pour les Mosaïcultures Internationales Montréal 2013, la France a choisi de rappeler son importance dans l’évolution de l’art horticole en reproduisant à l’identique le célèbre papillon de monsieur ou de madame Comesse.

Souvenirs d’un diner lorsque nous étions gamins…

« Souvenirs d’un diner lorsque nous étions gamins…»
Détail de la mosaïculture

Peuplé d’un million d’habitants, le Département de Moselle est situé en Lorraine. À Montréal, les mosaïcultures qui le représentent prennent la forme de cuillères à soupe chinoises dans lesquels sont placés des pots à fleurs.

Sur le devant de chacun de ces pots, est affichée la recette détaillée d’un des trois mets du repas auquel nous sommes conviés; une salade comme entrée, un carpaccio de tomates comme plat principal, et un dessert aux fruits.

Puisqu’il s’agit d’un repas végétarien, on a fait pousser tous les ingrédients de chacune de ces recettes sur le dessus du pot correspondant.

Cette présentation vise à faire une promotion aussi appétissante qu’originale des saveurs du terroir de ce coin de pays.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 35 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Val-d’Or aux Mosaïcultures Internationales de Montréal

Publié le 19 août 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
« Non loin de la cité de l’or »
Détail de l’œuvre

Val-d’Or est une ville située à 527 km au nord-ouest de Montréal. Pour nos lecteurs Européens, c’est à-peu-près la distance entre Lausanne et Paris.

Cette ville est née à la suite de la découverte d’or en 1911 à cet endroit. C’est aujourd’hui une municipalité de 32 000 habitants.

Aux Mosaïcultures Internationales Montréal 2013, elle présente Non loin de la cité de l’or, une œuvre environnementale réalisée par les élèves du primaire de la Commission scolaire de l’or et des bois, sous la direction de l’artiste et enseignante Pierrette Lambert.

À partir de la flore nordique de cette région du Québec — lichens, cônes de pin et branches d’arbres — les petits artistes de Mme Lambert ont représenté les animaux de leur coin de pays.

Utilisés abondamment dans cette œuvre, les lichens sont composés de deux organismes qui vivent en symbiose, soit un champignon rigide (qui ressemble à de la mousse) recouvert d’une algue microscopique (ou cyanobactérie). En raison de leur grande sensibilité à la pollution de l’air, les lichens sont des bio-indicateurs de pollution.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 15 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/13,0 — ISO 1250 — 29 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Imprécision des données macroéconomiques chinoises

Publié le 18 août 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Porte de la Cité interdite, sur la Place Tian’anmen, à Beijing

Depuis le 15 mars 2013, monsieur Li Keqiang occupe la fonction de Premier ministre de Chine.

Les fuites de WikiLeaks ont révélé qu’en 2007, à l’époque où il était Secrétaire du comité du Parti communiste de la province du Liaoning — en d’autres mots, quand il était gouverneur de cette province — il avait confié à l’ambassadeur américain à Beijing qu’il prenait à la légère certains indices économiques officiels.

Pour évaluer la véritable santé économique de sa province, il se basait plutôt sur trois données : la consommation d’électricité, le niveau du transport ferroviaire de marchandise et le volume de crédits émis.

« Tous les autres chiffres, en particulier les statistiques sur le Produit intérieur brut (PIB), ne peuvent être consultés qu’à titre informatif », avait-il conclu, selon le mémo diplomatique américain.

Depuis des siècles, autant sous le régime impérial que sous le régime communiste, les promotions au sein de l’appareil de l’État dépendent d’autorités centrales. En dépit du fait que le favoritisme lié à la loyauté à un clan puisse jouer un rôle dans ces promotions, celles-ci sont essentiellement basées sur le mérite.

La concurrence vive que se livrent les gouverneurs locaux les incite à embellir la croissance du PIB de leur région afin de prouver leur compétence de gestionnaire et améliorer leurs chances d’une promotion.

Selon certains experts, la croissance actuelle de l’économie chinoise serait environ deux pour cent moins élevée que les données officielles. Cette surestimation viserait à masquer l’échec relatif des politiques de relance économique décidée par les dirigeants chinois.

En 2006 et 2007, c’était le contraire. Officiellement, le PIB augmentait de dix ou onze pour cent alors qu’en réalité, la croissance atteignait sans doute 15%. Cette sous-estimation visait à rassurer les pays occidentaux face à la montée en puissance de la Chine et atténuait leurs pressions en vue de l’appréciation de la monnaie chinoise.

La fiabilité relative des données officielles est commune à de nombreux pays. Pendant des années, la Grèce a masqué l’ambleur du déficit de l’État afin de tromper ses créanciers.

De plus, c’est un secret de Polichinelle que l’économie réelle de certains pays méditerranéens — nommément l’Espagne, l’Italie et la Grèce — comporte une composante de travail au noir très importante qui relativise la récession économique qui les frappe actuellement. Dans le cas de la Grèce, ce travail au noir représenterait 30 à 40% de l’économie.

Cela n’excuse pas la Chine, mais permet d’éviter de transformer l’imprécision chinoise en faute inhérente à son régime politique.

Références :
Faut-il croire la Chine?
« La vraie croissance chinoise, c’est 4% »
Le déclin de la Grèce

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Angleterre aux Mosaïcultures Internationales Montréal 2013

Publié le 17 août 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

Officiellement, la Grande-Bretagne est représentée par trois œuvres dont deux hors-concours : Les Sangliers de l’île de Sally, puis Espoir et Odyssée et finalement Le Cheval blanc d’Uffington (cette dernière en compétition officielle).

Les Sangliers de l’île de Sally

« Les Sangliers de l’île de Sally »
Détail de l’œuvre

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’île de Sally, n’est pas située au large des côtes anglaises, mais plutôt dans l’imaginaire de l’artiste britannique Sally Matthews. Ses sangliers illustrent une nouvelle tendance, soit la création d’œuvres dites environnementales.

Tout comme une mosaïculture, le sujet est inspiré de la nature et sa réalisation débute par la fabrication d’une ossature de métal. Toutefois, à la différence d’une mosaïculture, ce squelette métallique est décoré de matériaux morts issus de la nature et non de plantes vivantes.

L’artiste s’est donc servie de branches mortes et de débris végétaux trouvés sur le site même du Jardin botanique de Montréal.

Les Esprits de la forêt

En raison des besoins des plantes utilisées, les mosaïcultures sont habituellement installées en plein soleil.

Toutefois, le Jardin botanique de Montréal a décidé de créer un certain nombre d’œuvres dans une section ombragée du circuit utilisé par les visiteurs.

On y a donc mis des œuvres environnementales (dont Les Sangliers de l’île de Sally) et trois œuvres décorées de plantes qui nécessitent une pleine clarté, mais pas de soleil direct.

Ces dernières sont placées sous le thème des Esprits de la forêt, et représentent des personnages de la mythologie celtique.

The Greenman

« The Greenman »

Le Greenman (en français, l’Homme vert) est un dieu païen de la littérature médiévale et représente l’esprit des arbres. Le feuillage qui entoure son visage est composé de feuilles de chêne, ancien arbre sacré en Grande-Bretagne.

Coventina

« Coventina »

Coventina (en français, Fée Viviane ou Dame du Lac) est un personnage de la mythologie celtique. De la mort de son père jusqu’à l’âge de dix-huit ans, Lancelot du Lac fut élevé au plus profond du lac Diane par cette fée.

Elle lui enseigna les arts et les lettres et lui insuffla sagesse et courage, faisant de lui un chevalier accompli. Elle le mena ensuite à la cour du roi Arthur afin qu’il devienne chevalier de la Table Ronde.

Cette fée est représentée ici par un visage émergé de l’eau : de minuscules plantes aquatiques flottantes colorent les méandres de sa chevelure.

Cernunnos

« Cernunnos »
Détail de Cernunnos

Cernunnos est un dieu gaulois cornu représenté de différentes manières. On lui associe souvent un serpent à tête de bélier.

Espoir et Odyssée

« Espoir et Odyssée »

La deuxième œuvre environnementale d’Angleterre est une création de la britannique Heather Jansch, réputée pour ses sculptures de chevaux.

Celle-ci choisit soigneusement du bois de grève (c’est-à-dire du bois rejeté par la mer) sans le couper ni le modifier. Six mois sont nécessaires à trouver le matériel nécessaire pour un cheval.

L’espoir est ici représenté par le poulain, tandis que la jument symbolise l’odyssée.

Le cheval blanc d’Uffington

« Le cheval blanc d’Uffington »

La participation officielle de l’Angleterre aux Mosaïcultures Internationales Montréal 2013 est une œuvre bidimensionnelle.

Elle reproduit, en plus petit, le cheval blanc d’Uffington, un motif de 123 mètres de long creusé à même une colline de craie près des ruines du château d’Uffington (situé à 100 km à l’ouest de Londres). Ce motif n’est visible que du ciel.

C’est la plus ancienne figure de craie connue en Angleterre. Selon une étude récente de l’université Oxford, elle daterait de mille ans avant notre ère.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/13,0 — ISO 200 — 19 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 35 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 35 mm
6e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 31 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/13,0 — ISO 1250 — 17 mm
8e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm


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La fabrication des mosaïcultures

Publié le 16 août 2013 | Temps de lecture : 1 minute

 


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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Chine, un leader mondial des mosaïcultures tridimensionnelles

Publié le 15 août 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

La taille d’un arbuste afin de créer une sculpture végétale existe depuis des millénaires. Toutefois l’assemblage de différents matériaux principalement d’origine végétale afin de réaliser un dessin préétabli, remonte aux parterres en broderie, dont la popularité a culminé avec ces jardins rococo en forme de tapis persans, au XVIIIe siècle.

Indépendamment du fait que les jardins à la française peuvent comprendre des buissons qui se dressent à quelques mètres du sol, ils sont considérés aujourd’hui comme des mosaïcultures bidimensionnelles parce qu’ils sont conçus dans le but d’habiller une surface plane.

C’est principalement en Chine, dans les années 1980, qu’est née la mosaïculture tridimensionnelle. À l’origine, on créait une structure métallique très sommaire à l’intérieur de laquelle on plaçait de la paille, de l’argile et du fumier : on recouvrait le tout de plantes vertes ou de plantes à fleur, arrosées à la main. L’ensemble devenait une mosaïculture.

Lors des deux premières éditions des Mosaïcultures Internationales, toutes deux tenues à Montréal en 2000 et 2003, la technique de la mosaïculture s’est considérablement raffinée.

De nos jours, chaque mosaïculture dispose de son propre système d’irrigation. Elle est recouverte d’une plus grande variété de plantes. De nouveaux terreaux sont découverts ou expérimentés. Par exemple, la dernière nouveauté étant l’utilisation des fibres de l’écorce de la noix de coco comme terreau.

Si bien qu’aujourd’hui, Montréal, Beijing et Shanghai rivalisent d’ingéniosité et de créativité. Dans le texte qui suit, nous vous présentons la participation chinoise aux Mosaïcultures Internationales Montréal 2013.

Beijing

« Planter des platanes pour attirer le Phénix »
Détail de la participation de Beijing

Roi des oiseaux, le Phénix symbolise la paix et l’harmonie. Selon un dicton chinois, celui qui plante des platanes attire le Phénix. En d’autres mots, l’effort soutenu est toujours récompensé.

La contribution pékinoise se caractérise par son horizontalité, par la fluidité de ses lignes et par son formalisme (cela fait très chinois). L’œuvre gigantesque innove par l’utilisation de bégonias miniatures pour colorier en rose le plumage de l’oiseau mythique.

Shanghai

« Une histoire vraie !»
Détail de la participation de Shanghai

La participation de Shanghai est plus lyrique et poétique. Elle est basée sur l’histoire apparemment vraie d’une jeune chinoise, Xu Xiu Juan, qui aurait perdu la vie à la fin des années 1980 en tentant de sauver une grue à tête rouge incapable de se libérer d’un marais en raison d’une blessure.

L’ensemble se caractérise par sa verticalité. Je soupçonne que la coiffe de la jeune fille l’identifie à une ethnie particulière.

Contrairement à la participation plus orthodoxe de Beijing, celle de Shanghai est plus asiatique que strictement chinoise. Dans une certaine mesure, cela représente bien les différences culturelles de ces deux villes, Shanghai étant plus ouverte sur le monde.

Dans ce cas-ci, Shanghai innove par son utilisation de nébuliseurs afin de simuler le brouillard à la surface du marais.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 35 mm
3e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 22 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Terre-Mère

Publié le 14 août 2013 | Temps de lecture : 1 minute
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Après l’Arbre aux oiseaux, la Terre-Mère est la deuxième œuvre phare des Mosaïcultures Internationales Montréal 2013.

La Terre-Mère est un thème récurant dans de nombreuses civilisations. Ici elle est représentée par un torse féminin de près de quinze mètres. Le bras gauche dépose quelques cerfs au milieu d’une prairie fleurie dans laquelle s’ébattent déjà des chevaux et des bisons. Dans la main droite, dressée, un aigle royal vient s’abreuver à la source d’une chute d’eau alimentée à partir d’un puits artésien et mise en service grâce à une pompe solaire.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Homme qui plantait des arbres

Publié le 13 août 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
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Aux Moisaïcultures Internationales 2013, Montréal est représentée par quatre oeuvres dont celle-ci.

À l’origine, L’Homme qui plantait des arbres est une nouvelle écrite par Jean Giono en 1953. Elle est considérée aujourd’hui comme un manifeste écologique qui montre l’importance de nos actions individuelles sur la nature.

Ayant lui-même planté plus de 30 000 arbres dans le cadre de ses activités au sein de la Société pour vaincre la pollution, le cinéaste et illustrateur canadien Frédéric Back se reconnaissait dans le personnage principal de la nouvelle de Giono et rêvait de porter à l’écran ce texte, paru jusqu’alors uniquement dans des revues spécialisées.

L’Oscar qu’il obtient en 1982 pour le court-métrage d’animation CRAC ! donne à Back les moyens de réaliser son rêve. Cinq ans plus tard, le film L’Homme qui plantait des arbres paraît. Dans les années qui suivent, ce film rafle une trentaine de prix internationaux.

En 2009, les Mosaïcultures Internationales se tenaient à Hamamatsu, au Japon, sous le thème de « La Symphonie de l’homme et de la nature ».

Participante à cette exposition, Montréal s’est adressée à Back afin d’y présenter un ensemble de mosaïcultures inspiré de son film d’animation. Cette participation obtient le Grand prix du jury et le Prix de l’oeuvre favorite du public.

L’ensemble a été remonté cette année à Montréal sans les 250 érables de couleurs différentes disposés en arc de cercle et dont la taille était croissante è partir de l’arbre minuscule en train d’être planté par le personnage principal.

En dépit de cela, tel quel, cet ensemble de mosaïcultures est parmi ceux qui sont les plus réussis aux Mosaïcultures Internationales de Montréal.

Références :
Jean Giono
L’Homme qui plantait des arbres (le film)
L’Homme qui plantait des arbres (la nouvelle)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 23 mm


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