Voyage à Paris : jour 5

Publié le 11 octobre 2014 | Temps de lecture : 6 minutes

En premier lieu, je parcours l’avenue Montaigne. Même si on trouve des boutiques de grands couturiers un peu partout à Paris, cette avenue est renommée pour être celle de la haute couture. Les collections les plus chères et les plus extravagantes y sont en vente ici. On y trouve aussi l’ambassade du Canada mais, curieusement, il est interdit de la photographier.

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À deux pas, sur la rue Jean-Goujon, se trouve la chapelle Notre-Dame de Consolation. En 1897 cette chapelle n’existait pas. À la place, un ensemble de bâtiments en bois abritait les comptoirs où les œuvres de charité de Paris présentaient leurs réalisations. Au Bazar annuel de la Charité, un incendie se déclara et fit 117 victimes. Parmi celles-ci, la duchesse d’Alençon, sœur de l’impératrice d’Autriche. La Chapelle fut édifiée en l’honneur de ces victimes.

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En allant sur la rue du Faubourg St-Honoré, je passe devant le Palais de l’Élysée. La cour extérieure devant le Palais est fermée par un mur de pierre alors qu’à l’arrière, le jardin extérieur est complètement hors de vue des passants. Tout autour, des gardes interdisent aux piétons d’emprunter le trottoir qui donne du côté du Palais. Bref, la sécurité y est bien meilleure qu’à la Maison-Blanche de Washington.

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Tout près de l’intersection avec la rue Royale se trouve une succursale de la pâtisserie Ladurée. Il y a une décennie, j’avais goûté à un Baiser de Ladurée. Ce gâteau en forme de bouche féminine pulpeuse (à la Wesselmann), était parfumé à la fraise ou la framboise (je ne me rappelle plus).

Mais ils ont cessé d’en faire. Je prends donc un Saint-Honoré Rose Framboise pour sept euros. Couronnée d’un pétale de rose comestible, la pâtisserie est une orgie de crème fouettée très froide, parfumée à l’eau de rose, décorée de framboises, le tout sur une pâte feuilletée au centre de laquelle est cachée une rondelle de confiture aux framboises.

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Puisque la gourmandise est un péché capital, je vais expier sans repentir ma faute à l’église Notre-Dame de l’Assomption, située à proximité. Ce lieu de culte est surmonté d’une énorme coupole qui chapeaute presque tout l’intérieur de l’église. On y célèbre la messe en polonais.

À l’ouest de la Place de la Concorde, il y a un parc à l’anglaise (appelé Espace Pierre-Cardin). Vers le milieu, ce parc est traversé perpendiculairement par l’avenue de Marigny que j’emprunte vers le sud. À ma droite, je rencontre aussitôt le Grand Palais (qui présente une exposition de l’artiste japonais Hokusai), alors qu’en face (soit à ma gauche) se trouve le Petit Palais.

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Ce dernier est un petit musée généraliste qui, vu des airs, a la forme d’un trapèze isocèle. Son architecture est organisée autour d’un jardin semi-circulaire. Puisque c’est la première fois que je vois ce musée, j’en profite pour en voir rapidement toutes ses collections.

Au pont Alexandre-III, je prends l’autobus pour le pont de la Concorde (qui est l’arrêt suivant). Ce pont sépare la Place de la Concorde de l’Assemblée Nationale. Or celle-ci possède la particularité suivante; le côté arrière (celui qu’on voit du pont) ressemble à un temple grec alors que sa façade possède une architecture complètement différente. Pourquoi ?

C’est que le côté arrière fait symétrie avec l’église de la Madeleine, qui a également l’allure d’un temple grec. Avec la Place de la Concorde, ces deux édifices forment un ensemble urbain; l’Assemblée Nationale au sud est séparée de la place par un pont, alors que La Madeleine au nord est séparée de la place par la rue Royale. Vraiment, à Paris, rien n’est laissé au hasard.

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Je remonte donc la rue Royale vers la Madeleine. Celle-ci est probablement la seule église chrétienne de Paris qui n’est pas surmontée d’un crucifix. Dépourvu également d’ouverture, ce temple religieux est plutôt sombre.

Je remonte jusqu’au boulevard Haussmann, où je prends le métro jusqu’à la station Miromesnil, près de laquelle se trouve la salle Gaveau (où j’ai un concert à 20h30).

Autrefois, on appelait poulailler l’étage le plus élevé de la salle d’opéra probablement parce que les spectateurs les plus bruyants y prenaient place. C’est de là que partaient les huées ou les bravos les plus forts. À la salle Gaveau, cet étage s’appelle le Paradis en raison de sa hauteur. À l’entracte, j’irai occuper une loge inoccupée au parterre, tout près de l’orchestre.

L’acoustique de la salle est remarquable; on entend aussi bien du Paradis que lorsqu’on est collé à la scène.

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Le programme comprend une symphonie de Haydn et trois oeuvres de Mozart. Pour le concerto No 9 pour clavier et orchestre, le pianiste est le virtuose Miroslav Kultyshev. Toutes les oeuvres sont jouées par le Salzburg Chamber Soloists.

Mozart est un séducteur et un jouisseur. Tout musicien qui jouit en exécutant sa musique et qui le montre, devient un séducteur s’il ne l’est pas déjà. Les membres de cet orchestre de chambre l’ont bien compris. Leur interprétation de Mozart — à l’exception du percussionniste, excessif — est impeccable, très « autrichienne ».

Je rentre ensuite à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 23 mm
4e  photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
6e  photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 34 mm
7e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 32 mm
9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 4

Publié le 10 octobre 2014 | Temps de lecture : 7 minutes

Dès 9h40, je quitte l’hôtel, mon compte rendu d’hier étant déjà publié.

Aujourd’hui, j’ai trois circuits au programme : deux aux Tuileries et l’autre, mon dernier dans le Marais.

Je vais en métro jusqu’au Louvre et me rends aux guichets la Comédie française afin d’acheter un billet (28 euros) pour la comédie Le Chapeau de paille d’Italie, que je verrai le lundi 20 septembre prochain. Ce sera la première pièce de théâtre à laquelle j’assisterai en France. Je ne sais rien de cette pièce sinon que j’ai vu le film muet que René Clair en a fait en 1928.

Je visite ensuite le Palais Royal, situé à deux pas. On effectue des travaux et, conséquemment, j’y ai pris peu de photos.

Intérieur de la Galerie Vivienne

Puis je me rends dans trois galeries situées à proximité : la Galerie Colbert, la Galerie Vivienne et la Galerie Vero-Dodat. À mon avis, la plus belle des trois est la deuxième. Précisons qu’une galerie est un passage couvert bordé de boutiques. On peut donc y magasiner à l’abri des intempéries.

Mon second circuit est une ligne droite qui part de la cour carrée du Louvre (c’est la partie la plus à l’Est) et qui se termine à la Place de la Concorde.

Je traverse donc le Jardin des tuileries. Ceux-ci ont une superficie de 25,5 hectares répartis sur presque un kilomètre de long. La partie la plus à l’Est est décorée de haies taillées, assez hautes, entre lesquels on a placé des sculptures en bronze. La partie la plus à l’ouest est plantée de différentes espèces d’arbres, dont des marronniers. Deux grands bassins circulaires rythment le parcours.

Il y a dix ans, j’étais venu à Paris au cours de la saison des marrons. Sur la rue de Rivoli, on trouvait des vendeurs de rues qui offraient des marrons chauds qu’on distribuait dans des cônes de papier journal. Les marrons étaient délicieux.

Je n’en ai pas vu cette année, soit parce que cela n’est plus permis ou parce que ce n’est pas encore la saison des marrons.

Pour gagner du temps, je m’achète un sandwich au jambon et fromage, que je mange en me rendant à la Place de la Concorde.

Obélisque de Louqsor à la Place de la Concorde
Détail d’une fontaine à la Place de la Concorde

C’est au centre de cette place qu’on a placé l’obélisque de Louqsor, provenant du temple de Ramsès II à Thèbes. Les deux fontaines qui s’y trouvent également sont de toute beauté.

Puis j’entame le dernier circuit de la journée, celui qui traverse le Marais dans sa partie la plus séduisante.

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Le tout débute à la Place des Vosges, la plus vieille place de Paris. Celle-ci est un des endroits les plus agréables de la capitale. Imaginez : un parc quasi carré (127 x 140 mètres) autour duquel sont construits des unités d’habitations rigoureusement identiques et qui s’alignent de manière continue sur ses quatre faces. Oubliez la pollution et les bruits de la ville. La Place des Vosges est une véritable oasis de paix.

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J’en profite pour visiter le logement dans lequel Victor Hugo a habité de 1832 à 1848. Au vestiaire, je suis surpris d’y voir un défibrillateur. La préposée m’apprend qu’un tel appareil — utilisable dans certains cas d’accidents vasculaires cérébraux — est obligatoirement présent dans chacun des musées appartenant à la ville.

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En quittant la Place des Vosges par son coin sud-ouest, on traverse l’Hôtel de Sully de l’arrière — c’est à dire du jardin — vers l’avant. Cet hôtel particulier a été construit en 1624 pour le duc de Sully, ministre d’Henri-IV. Le plafond du local qui sert de nos jours de librairie a conservé son plafond à poutres peintes.

Vers 16h, je mange tout près, au Bistrot de la Place, situé sur la minuscule Place du marché Sainte-Catherine. Soupe au potiron (note : le potiron est une sorte de courge) et une poitrine de canard pour 14,5 euros.

Hôtel d’Almeras

Le reste du circuit est une longue promenade sur la rue des Francs-Bourgeois, où furent construits plusieurs des plus beaux hôtels particuliers de la ville, dont celui qui abrite de nos jours le Musée Carnavalet.

D’ici la fin de mes vacances, j’espère avoir le temps de visiter ce musée pour lequel j’ai une affection particulière. En 2003, vers 17h, je passe à proximité de ce musée consacré à l’histoire de Paris. Ce musée ne me dit rien. Mais le soleil commence à baisser. Par curiosité, je décide d’y aller.

Première surprise, c’est gratuit. En parcourant le musée, on a des toiles qui reproduisent des vues de Paris qui n’ont presque pas changé depuis des siècles, des maquettes de la ville, des boiseries superbes provenant de lieux aujourd’hui disparus (dont la salle d’accueil de la bijouterie de Lalique, décorée par le peintre Alfons Mucha).

Bref, je passe près d’une fenêtre au travers de laquelle je vois un charmant jardin à la française. Mais l’appareil photo que j’avais alors était lent. N’ayant pas de trépied, je regarde autour de moi pour m’assurer qu’aucun gardien de sécurité n’est en vue et j’approche délicatement l’objectif que je dépose sur un des losanges de la fenêtre. Mais au moment précis où je prends la photo, je vois surgir une silhouette menaçante du coin de l’oeil. Effectivement, c’était un gardien.

Je m’attends à me faire dire que cette fenêtre date de plusieurs siècles, que c’est un bijou du patrimoine, et qu’il n’a d’autres choix que de faire venir le directeur du musée ou pire, un agent de police. Pendant que dans ma tête, tourbillonnent les prétextes ou les excuses qui pourraient me justifier, j’entends le gardien s’excuser. Pendant que, stupéfait, je recule, je le vois m’ouvrir la fenêtre afin de me permettre de prendre une meilleure photo. Sans que je lui demande. Vous vous rendez compte ?

C’est de là que me vient mon affection particulière pour ce musée…

En soirée j’assiste à un concert de la pianiste Elena Filonova. Celle-ci joue quatre sonates pour clavier de C.P.E. Bach données à la Chapelle très réverbérée de la Fondation Eugène-Napoléon. Ce concert est une occasion de visiter cette chapelle qui, normalement, n’est pas accessible au public.

Puis je rentre à l’hôtel pour la nuit. Dans mon wagon de métro en marche, un duo interprète avec entrain une version instrumentale de Stand by me, au saxophone et à la guitare.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 12 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 23 mm
4e  photo : 1/800 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 15 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 19 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 25 mm
7e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 3

Publié le 9 octobre 2014 | Temps de lecture : 5 minutes

Matin pluvieux. Je rédige dans la chambre le compte-rendu du deuxième jour de ce voyage, publié à 12h44, heure de Paris.

Donc ma visite d’aujourd’hui commence en après-midi. Cela tombe bien; il a cessé de pleuvoir.

En allant au métro, je me rappelle avoir passé devant Duthilleul & Minart, une boutique d’uniformes. J’y entre et achète un uniforme à mon goût. Pour un léger supplément, on y brodera mon nom. Le tout sera prêt vendredi.

Je me rends en métro dans le Marais. Celui-ci tire son nom du fait qu’une bonne partie de ce quartier était autrefois un marécage. Les jours chauds d’été, lorsque le vent venait de l’est, une puanteur envahissait le palais royal.

Alors on déménageait dans un autre château. On partait avec non seulement les vêtements dont on avait besoin, mais également le mobilier, appelé ainsi parce qu’il était mobile.

Bien après que ce marais fut asséché, il devient le lieu préféré de la noblesse française pour ériger de somptueux palais (appelés hôtels particuliers) et ce, à proximité du Louvre, où vivait la famille royale.

Cette année, au lieu d’avoir apporté les vieux circuits que j’avais préparés pour visiter Paris en 2003 et 2004, je me fie plutôt aux circuits du coffret 50 itinéraires dans Paris.

De plus, puisque je traine avec moi mon iPad, j’adore l’application Plans d’Apple. Grâce au géolocalisateur intégré à l’ardoise d’Apple, sur la rue, un point bleu m’indique là où je suis sans que j’aie besoin d’être connecté à l’internet.

Une autre application appelée Paris Metro me permet de consulter en tout temps la carte du métro de Paris

J’ai également avec moi une boussole (en dépit du fait que j’en ai une, électronique, sur mon iPad). Je trouve plus commode de sortir ma boussole d’une poche plutôt que de sortir mon iPad de mon sac à dos.

Bref, voici quelques-unes des 169 photos prises cet après-midi.

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À la boutique Les exprimeurs, je me suis procuré cet objet en papier découpé qui, en se déployant, donne ce décor tridimensionnel tout à fait romantique

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Voici la boulangerie Christian Vabret, décoré meilleur ouvrier de France. J’y ai acheté une pointe de guiche lorraine que j’ai mangée froide en visitant le quartier (il faut bien reprendre le temps perdu).

Cour et façade intérieures de l’Hôtel de Beauvais vues du péristyle de l’entrée

Construit entre 1565 et 1660, l’hôtel de Beauvais est loué à partir de 1769 à l’ambassadeur du prince électeur de Bavière. En 1763-1764, le diplomate y accueillera pendant cinq mois Mozart, alors âgé de 7 ans, de même que sa soeur et son père.

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Je visite ensuite brièvement l’exposition de plus de 400 cuillères à la bibliothèque Forney. D’où me vient cet intérêt soudain pour les ustensiles de cuisine ? Eh bien, cette bibliothèque est sise à l’hôtel de Sens, un des rares édifices de style Renaissance française à Paris (un autre étant le musée de Cluny).

Pourquoi y en a-t-il si peu ? Au XVe siècle, Paris est occupée par les Anglais. Retranchés le long de la Loire, les rois de France y construiront leurs plus beaux châteaux de style Renaissance aux XVe et XVIe siècles.

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Le portail de l’hôtel de Lamoignon date de 1718. Au tympan, on y voit deux enfants. Celui de gauche symbolise la Vérité, tournant la tête d’un miroir (qui représente la vanité et l’illusion). Celui de droite symbolise la Prudence, craignant le serpent qu’il empoigne de la main gauche.

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Ci-dessus, il s’agit de trois photos prises dans le Marais.

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J’ai pris une vingtaine de minutes pour parcourir les différents étages du magasin BHV (pour Bazar de l’Hôtel de Ville). Effectivement, il est situé à côté de l’Hôtel de Ville. Puisque son concurrent La Samaritaine est fermé présentement, le BHV rivalise maintenant avec Les Galeries Lafayette et Au Bon Marché comme un des grands magasins à rayons de la capitale.

Je prends le repas du soir Aux Têtes brûlées : escalope de saumon et un verre de Chardonnay blanc pour 18,5 euros. Je rentre ensuite à l’hôtel pour y rédiger partiellement le compte-rendu que vous avez lu (et qui sera terminé le lendemain).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  4e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
  5e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
  6e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm
  8e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
10e  photo : 1/500 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 2

Publié le 8 octobre 2014 | Temps de lecture : 6 minutes

Pour un supplément de 6,5 euros, on m’apporte le petit déjeuner à ma chambre, à l’heure que j’ai choisie.

Donc à 7h45, on m’apporte un plateau sur lequel on trouve une bouteille de 250ml de jus d’orange, un tiers de baguette de pain, un pichet de métal contenant deux tasses de café (délicieux, au goût particulier), des sachets de sucre, deux ou trois petits contenants de confiture et des ustensiles. Cela me sauve beaucoup de temps.

Aujourd’hui mon programme est simple; visiter deux églises du quartier : St-Eustache et St-Germain l’Auxerrois. Ce sont deux églises que j’ai vues il y a une décennie mais que je désire revoir.

La première était l’église paroissiale de mon ancêtre, Honoré Martel, né en 1632 et fils d’un vendeur de chevaux à Paris. La deuxième était l’église paroissiale de mon ancêtre Marguerite Lamirault, née en 1645 et fille d’un cocher de la reine de France.

Leurs pères respectifs se sont probablement connus pour des raisons professionnelles. On suppose qu’Honoré et Marguerite étaient des amis d’enfance puisque le premier part pour l’Amérique en 1664 et s’établit en Nouvelle-France en 1665, alors que la seconde traverse l’océan deux ans plus tard pour l’épouser. Leur histoire ferait peut-être un beau film d’amour…

Ancienne façade de l’église St-Eustache

Construite de 1532 à 1633, l’église St-Eustache est de style gothique, avec une façade totalement inappropriée de style néo-classique. Ce qu’on voit ci-dessus, c’est l’ancienne façade, maintenant du côté droit de l’église actuelle.

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Les parties de l’intérieur qui ont été restaurées depuis ma dernière visite sont de toute beauté.

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Quant à la rosace du transept de gauche, ses bords se terminent par un motif de coeur qu’on retrouve également au sommet des vitraux de tout le premier étage.

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L’église St-Germain l’Auxerrois était non seulement l’église où Marguerite Lamirault a été baptisée (de même que Molière), c’était également l’église paroissiale de la cour puisqu’avant la construction du château de Versailles, le roi habitait une bonne partie de l’année au Louvre, situé l’autre côté de la rue.

Si la basilique Saint-Denis était le mausolée des rois de France, St-Germain l’Auxerrois était celui de beaucoup de grands serviteurs de l’État sous l’ancien régime.

C’est le tocsin de cette église qui annonça le début du massacre de la Saint-Barthélemy.

Convertie notamment en magasin de fourrage sous la Révolution, l’église redevient un lieu de culte sous la Restauration pour être sérieusement endommagée lors d’une émeute en 1831. Elle ne s’en est jamais vraiment remise.

L’intérieur a été nettoyé et certaines fresques ont été restaurées. De façon générale, l’intérieur est en meilleur état que lors de ma visite précédente.

En gros, cela termine ma visite du quartier.

Et puisqu’il s’est mis à faire soleil, j’entame ma visite du Marais, un de mes quartiers favoris.

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L’hôtel de ville de Paris a été construit sur un terrain où on déchargeait la cargaison des navires. C’était la Place de la grève (au sens d’une plage). De nombreuses personnes disponibles s’y rendaient dans l’espoir d’y être embauchées. De ceux qui en revenaient bredouilles, on disait qu’ils avaient fait la grève (d’où le double sens du mot).

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Au passage, je vois ces voitures électriques en libre-service en train d’être rechargées…

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…et ces maisons à colombages sur la rue François-Miron.

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Puis je visite l’église Saint Gervais et Saint Protais qui renferme de nombreux trésors dont ce vitrail intitulé La sagesse de Salomon (réalisé en 1531), et cette clé de voûte spectaculaire.

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Je m’achète des biscuits à la maison Georges Larnicol et visite l’église Église Saint-Paul-Saint-Louis, la toute première église parisienne que j’ai visitée en 2003.

Puis je prends le repas du soir Au Bouquet St-Paul : oeufs au bleu d’Auverge, saumon à l’aneth et verre de Chardonnay pour 18,90 euros.

Je me rends ensuite à la succursale de la FNAC (l’équivalent d’Archambault Musique à Montréal) prendre deux billets achetés sur l’internet et en profite pour acheter les DVD des saisons 3, 4 et 5 de la série télévisée Nicolas Le Floch, diffusée chez nous sur TV5 mais qui n’est jamais sortie en DVD au Québec.

Signalons que Le Floch est un personnage de fiction dont le nom de famille est extrêmement courant en Bretagne (l’équivalent des Tremblay au Lac-St-Jean). Cette série rend hommage à la naissance des enquêtes policières scientifiques sous Louis-XV.

Avant, on arrêtait un suspect qui avouait son méfait spontanément ou sous la torture, ce qui permettait de clore l’enquête. S’il décédait sous la torture sans avoir avoué, cela permettait à la fois de clore l’enquête et d’avoir puni le coupable présumé.

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Le magasin offre en vente des coffrets réunissant l’oeuvre de différents cinéastes, dont un consacré au jeune Xavier Dolan.

Après avoir pris 294 photos aujourd’hui, je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (la 4e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 22 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 32 mm
  4e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 640 — 62 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 17 mm
  6e  photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
  8e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 16 mm
10e  photo : 1/1250 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 23 mm
11e  photo : 1/30 sec. — F/6,3 — ISO 6400 — 28 mm
12e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
13e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 1

Publié le 7 octobre 2014 | Temps de lecture : 4 minutes

Surprise ! Je suis à Paris.

La décision de prendre mes vacances dans la capitale française s’est prise en quelques secondes, il y a cinq semaines.

Après avoir échoué à obtenir un visa touristique pour l’Iran et pour la Turquie (cette dernière tout simplement parce que son site web n’accepte pas les paiements par la carte VISA Desjardins), j’ai décidé d’aller là où les Canadiens n’ont pas besoin d’un visa touristique.

Ce seront les troisièmes vacances annuelles prises dans la capitale française. Les précédentes remontent à 2003 et 2004.

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À Paris, il y a deux réseaux de transport ferroviaire urbain : le métro (duquel celui de Montréal est copié) et le RER (qu’on prononce en épelant chacune des lettres). Ce dernier est un métro express, desservant des stations plus éloignées les unes des autres.

Avant de prendre le RER pour Paris, je prends quelques instants pour acheter une passe autobus-métro. Mensuellement, cette passe coûte 76,10 euros pour les quartiers touristiques de Paris.

Sur le RER, je me surprends à conseiller la famille bolivienne Gumucio, de La Paz, venue passer quelques jours à Paris, sur les endroits à voir absolument. Les « Musts », comme on dit ici.

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La sortie du métro près de mon hôtel a conservé son décor Art nouveau imaginé par Hector Guimard en 1908.

En passant devant les restaurants du quartier, je suis surpris de constater que dans cette partie de Paris, le prix des repas n’a pas changé depuis une décennie. C’est toujours 12 à 14 euros pour deux plats: une entrée et un mets principal ou un mets principal et un dessert. Et le verre de vin est encore environ 4 à 5 euros.

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Après avoir pris possession de ma chambre et défait mes valises, il est environ 15h. Je vais manger à La Penderie, un restaurant à proximité. Une bonne portion de veau confit (extrêmement tendre), accompagné d’un verre de rouge, et précédé d’une salade au fromage de chèvre me coûteront 18 euros (service non compris).

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Puis je marche jusqu’à l’église St-Merri (un diminutif de Saint Meredic), achevée en 1552 mais dont les statues de la façade datent de 1842. C’est justement cette façade qu’on est en train de rénover, avant le réparer l’intérieur, sévèrement endommagé à la Révolution, restaurée au XIXe, et redevenu en piteux état de nos jours.

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Je visite ensuite le Centre Georges-Pompidou, situé à quelques pas de St-Merri. Dédié à l’art contemporain, ce musée est ouvert jusqu’à 21h aujourd’hui. Le droit d’entrée est de 13 euros. Les collections sont divisées par styles; on montre les différents mouvements qui ont façonné le milieu de l’Art aux XXe et XXIe siècles.

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Finalement, vers 20h, je prends le repas du soir aux Têtes brûlées. Une généreuse portion d’escalope de saumon et un verre de Chardonnay blanc me coûteront 17,80 euros.

Puis c’est le retour à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 16 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,5 — ISO 20 — 12 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/4,5 — ISO 6400 — 12 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 12 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 17 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à Paris, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le mépris du Canadien Pacifique

Publié le 4 octobre 2014 | Temps de lecture : 3 minutes

Monsieur Hunter Harrison, président
Canadien Pacifique
7550 Ogden Dale Road S.E.
Calgary, AB T2C 4X9

Monsieur le Président,

Je suis outré d’apprendre qu’au nom de votre transporteur ferroviaire, vous estimez démesurée la réaction des autorités fédérales à la tragédie de Lac-Mégantic, dont vous imputez la responsabilité à une seule personne, soit le conducteur de la locomotive.

Les gestionnaires qui élaborent des politiques parfaites sur papier mais qui ne tiennent pas compte de l’imperfection de la nature humaine, sont responsables de négligence.

Il ne suffit pas de dire : « Nous avions adopté des procédures parfaites. Elles n’ont pas été suivies à la lettre. Nous nous en lavons les mains; c’est la faute de nos employés.»

D’après le Code civil, toute entreprise est responsable des dommages causés par ses employés, à moins que leurs actes aient été commis malicieusement.

Dans le cas précis de la MMA, il s’agit d’une entreprise qui a abusé du cadre réglementaire déficient du gouvernement Harper pour ne pas entretenir son réseau, pour effectuer des réparations inacceptables de son matériel roulant, pour ne pas s’assurer suffisamment et pour exiger de ses conducteurs qu’ils risquent leur vie à tout moment en acheminant des matières explosives sur un réseau en ruine.

Et vous avez l’audace de qualifier de démesurée la réaction à 48 morts et à la pire catastrophe environnementale du Canada ?

Auriez-vous oublié que le déraillement de Lac-Mégantic est le deuxième d’une série de trois déraillements de la MMA : celui de Frontenac (le 10 juin 2013), celui de Lac-Mégantic (le 6 juillet 2013) et celui de Nantes (le 9 janvier 2014) ?

Monsieur le Président, je ne crois pas que vous ayez le jugement nécessaire à diriger une entreprise de la taille du Canadien Pacifique.

Conséquemment, je crois que vous devez des excuses à la population de Lac-Mégantic ou, à défaut, vous devriez remettre votre démission à titre de président de cette entreprise.

Pour l’instant, j’ai donné l’ordre à mon courtier de vendre tous les fonds mutuels dont le portefeuille contient des actions ou des obligations de votre compagnie.

Jean-Pierre Martel

Référence : Lac-Mégantic: Ottawa récuse l’analyse du patron du CP

Paru depuis :
Tragédie de Lac-Mégantic: Québec poursuit le CP pour 409 M$ (2015-11-27)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un spectacle de l’École nationale de ballet

Publié le 2 octobre 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Au cours des soirées du début novembre 2013, les clients de l’hôtel Sevilla de La Havane pouvaient entendre une mélodie qui s’échappait des fenêtres ouvertes de l’édifice situé en face.

À partir des salles de répétition de l’École nationale de ballet, une lumière irradiait dans la nuit alors qu’aucun bruit — autre que cette havanaise — ne jaillissait de l’édifice anonyme et mystérieux.

C’est le 15 novembre suivant que ces répétitions trouvaient leur aboutissement, sous la forme d’un gala mettant en vedette les jeunes élèves de l’École nationale de ballet. Commencé à 19h, ce gala — donné au Théâtre national de Cuba — se terminait à 20h45.

Dans la vidéo ci-dessus, la mélodie en question joue de 0:29 à 1:21.

Les clips présentés ici sont quelques-uns des meilleurs moments de ce spectacle. On y voit à quel point, une fois devenus de jeunes adultes, les élèves de l’école sont des artistes et des athlètes remarquables.

Pour terminer, précisons que la capitale cubaine est une des deux ou trois meilleures villes au monde pour assister à des spectacles de ballet.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane


Postscriptum du 6 mai 2016 : Dans cette vidéo, le seul étudiant dont je sais maintenant le nom est Raúl Abreu, en vedette notamment de 2:44 à 3:11.


Devenu professionnel, ce danseur personnifiait Basilio dans le ballet Don Quixote présenté hier soir à Montréal par le Ballet Nacional de Cuba.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier de Vedado, à La Havane

Publié le 1 octobre 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Ce vidéo est mon troisième diaporama consacré à ce quartier. Après celui montrant l’Est, puis l’Ouest de Vedado, voici des photos — sans ordre apparent — qui montrent le charme unique de cette partie de la ville.

De 1:18 à 3:31, il s’agit d’une visite dans le Musée national des Arts décoratifs. Ce musée est logé dans l’ancien palais de María-Luisa Gómez-Mena, comtesse de Revilla de Camargo (la plus riche Cubaine du XXe siècle). Inspirée par le XVIIIe siècle français, la bâtisse ne date que de 1927. On y trouve une collection remarquable d’objets luxueux de nombreux pays, avec une prédominance d’œuvres d’artisans français.

La tour qui domine la Place de la Révolution (à 3:47) est le Monument à José Martí (1853-1895). Poète national, cet écrivain tire son importance de ses textes qui ont nourri à la fois l’aspiration des Cubains à l’indépendance nationale et, beaucoup plus tard, à la Révolution castriste.

Achevée en 1959, la tour de 140 mètres héberge un musée en son honneur (de 3:47 à 4:10) et sert également de relai pour les communications.

De 4:11 à 4:36, nous voyons le Musée de philatélie. Celui-ci possède la collection complète des timbres de Cuba et de nombreux pays.

De 4:59 à 5:15, c’est l’Edificio López Serrano, immeuble résidentiel construit en 1932 dans le style Art Deco.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le concours « Gagnez l’expérience politique d’une vie » ou l’art de faire du financement politique… autrement

Publié le 30 septembre 2014 | Temps de lecture : 1 minute

Financement_LibéralLa plupart du temps, lorsque je publie un texte relativement à une formation politique, je lui expédie par courriel un avis de publication, de même qu’aux partis politiques concurrents.

Cela fait que je me trouve parfois sur la liste d’envois de certains partis. Je pourrais me désabonner mais je trouve intéressant d’y être.

C’est ainsi que j’ai appris qu’il suffisait de contribuer au financement du Parti libéral du Canada d’ici demain pour courir la chance de gagner un aller-retour pour la capitale canadienne afin d’y effectuer deux rencontres.

Premièrement, prendre un repas en compagnie du chef de ce parti, accompagné d’un de ses conseillers (sous un thème au choix du gagnant du concours) et deuxièmement, assister à une conférence d’Hillary Clinton, candidate à la prochaine élection présidentielle américaine.

Voilà un mode original de financement qu’on aurait intérêt à imiter.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Irak : le discours aux Américains que jamais Stephen Harper ne prononcera

Publié le 27 septembre 2014 | Temps de lecture : 5 minutes

Le groupe armé État islamique est une menace pour le monde. C’est une menace parce qu’il est en position de conquérir facilement les plus importants sites d’extraction pétrolière du Moyen-Orient.

Or nous ne pouvons tolérer qu’un groupe extrémiste soit en position d’avoir le monde à sa merci; une telle menace est totalement inacceptable.

Voilà pourquoi, nous nous joindrons à vous dans la lutte que vous lui mènerez.

Mais nous ne sommes pas contents.

Nous ne sommes pas contents parce que le gâchis actuel en Irak est la conséquence directe de la politique extérieure menée par votre pays au Moyen-Orient.

Vous déstabilisez les gouvernements qui s’y trouvent, vous armez ou vous laissez vos alliés locaux équiper en armements les groupes les plus extrémistes et vous vous étonnez que cette région soit mise à feu et à sang. Mais où aviez-vous donc la tête en semant le désordre et en libérant la furie des armes ?

Et voilà que vous faites appel à nous pour réparer les pots cassés. Sans même avoir admis la lourde responsabilité de votre pays dans ce désastre.

Lorsque votre pays a voulu nous dicter notre participation à la guerre en Irak, nous vous avons répondu que la participation canadienne à cette guerre était conditionnelle au feu vert des Nations Unies. Il s’agissait d’une ruse de notre part puisque nous savions que jamais l’ONU ne l’autoriserait.

Des accusations sans fondement de possession d’armes de destructions massives et la production de documents falsifiés à l’appui de votre thèse à l’ONU ont miné la crédibilité de votre pays à travers le monde.

Mais par-dessus tout, notre ressentiment vient de vos accusations d’être « antiaméricains » parce que nous osions ne pas nous soumettre à vos dictats militaristes et refusions de vous suivre stupidement au doigt et à l’œil.

Le Canada est le principal partenaire commercial des États-Unis. Les Canadiens achètent plus de biens et de services américains qu’aucun autre peuple au monde, quelle que soit sa population.

Le Canada se considère comme le meilleur ami des États-Unis. Or le rôle d’un ami, ce n’est pas de vous dire ce que vous voulez entendre : c’est, entre autres, de vous prévenir quand vous allez commettre une erreur. C’est ce que nous avons fait.

Mais votre pays a préféré la compagnie des courtisans qui vous encourageaient à vous tirer dans le pied. Avec le résultat qu’on sait.

En dépit de cette rebuffade, nous nous considérons toujours comme votre meilleur ami. Et encore cette fois, nous allons être francs.

Cessez de nourrir la haine à votre égard.

Découragez activement la guerre coloniale d’Israël en Palestine. Comment ? Votre subvention annuelle de trois milliards$ devrait être réduite d’une somme équivalente à ce que ce pays consacre à la colonisation de la Palestine. Étant donné que les divers postes au budget de tout État sont des vases communicants, cela vous éviterait d’être accusé de financer indirectement cette guerre coloniale. Surtout, cela éviterait d’alimenter le ressentiment et la colère légitime des Arabes contre vous.

Et Israël, s’il le désire, pourrait recevoir cette subvention intégralement en cessant sa politique d’implantation de colonies israéliennes en Palestine.

Relativement aux pays arables, faites comme Louis-XV : reversez vos alliances.

Entre ces deux pays ennemis que sont l’Inde et le Pakistan, cessez de verser des milliards$ à l’armée pakistanaise qui vous méprise et vous déteste. Le Pakistan est le centre mondial de la haine. La haine de son voisin, l’Inde. La haine des Juifs. La haine des Chrétiens. La haine des valeurs occidentales. Bref, les Pakistanais sont des « pisseux de vinaigre ». Cessez de vouloir en faire des amis; cela n’arrivera jamais.

L’Iran chiite est le rempart contre l’intégrisme sunnite, représenté par l’Arabie saoudite. Quant à lui, l’intégrisme iranien est inoffensif dans la mesure où il ne se propage pas; sauf l’Irak, tous les autres pays musulmans sont sunnites, donc réfractaires à son influence. En contrepartie, l’Iran est le seul pays stable et fort du Moyen-Orient.

Cessez de servir les intérêts de la monarchie obscurantiste d’Arabie saoudite en affaiblissant l’Iran. À part le Hezbollah libanais, partout où des extrémistes musulmans se manifestent, ceux-ci sont financés par l’Arabie saoudite.

Quant à la bombe nucléaire iranienne, lorsque ce pays aura rejoint le club sélect des puissances nucléaires, jurez d’anéantir ce pays et de le rayer de la surface du globe s’il devait s’en servir. Ce devrait être suffisant pour l’en dissuader.

Bref, l’appui canadien à cette nouvelle guerre est inconditionnel. Toutefois, nous profitons de l’occasion pour vous parler avec franchise. Puisse-t-elle vous aider à cesser de vous mettre les pieds dans les plats…

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Écrit par Jean-Pierre Martel