Des tulipes orange

Publié le 7 mai 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Tulipe hybride de Darwin ‘World’s Favourite’
Tulipe hybride de Darwin ‘American Dream’
Tulipe frangée ‘Lambada’
Tulipe de Foster ‘Orange Emperor’
Détail d’une tulipe

Ces jours-ci, les jardins extérieurs du Jardin botanique s’éveillent au printemps.

Une partie des magnolias, des pensées, des vivaces du Jardin alpestre et des arbres fruitiers sont en fleurs.

Mais ce sont les tulipes qui sont en pleine floraison.

Voici une partie des photos que j’en ai rapportées hier et aujourd’hui.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Panasonic Leica 42,5mm F/1,2
1re photo : 1/800 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 42,5 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 42,5 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 42,5 mm
5e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Douceurs printanières

Publié le 6 mai 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Tulipe blanche (variété inconnue)
Rhododendron ‘Floda’
Primevère denticulée

Hier en fin d’après-midi, je me suis rendu aux jardins extérieurs du Jardin botanique de Montréal pour voir où le printemps en était rendu.

Voici trois photos que j’en ai rapportées.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,2 — ISO 100 — 42,5 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
3e  photo : 1/2000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rencontre avec Pierre-Karl Péladeau

Publié le 5 mai 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
Pierre-Karl Péladeau s’entretenant avec un militant

Après être allé aux conférences données à Montréal par Alexandre Cloutier et Martine Ouellette, j’ai assisté hier soir à celle donnée par un autre candidat à la chefferie du Parti québécois (PQ), soit Pierre-Karl Péladeau.

Celui-ci offre un contraste saisissant avec son principal rival, Alexandre Cloutier. Autant ce dernier dégage l’assurance tranquille d’un politicien habile, rassurant et particulièrement compétent, autant M. Péladeau se présente comme un diamant brut, passionné et encore un peu à l’étroit dans son nouvel habit de politicien.

Au-delà de ses professions de foi répétées en faveur de l’indépendance du Québec, les deux thèmes majeurs qui se dégagent nettement des propos de M. Péladeau concerne sa préoccupation relative l’avenir du français au Québec et sa détermination à développer l’économie d’un Québec souverain.

À ma question qui lui demandait pourquoi le Québec se soumet-il volontairement aux dispositions de la Constitution canadienne-anglaise qui mettent en péril sa survie — une question qui avait déstabilisé Martine Ouellet — M. Péladeau a répondu que s’il devenait Premier ministre du Québec, il entendait respecter le Droit. Toutefois, selon lui, si le Québec veut assurer son avenir, il n’a pas d’autre choix que de faire son indépendance…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm R — 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois pièces en verre au MBAM

Publié le 4 mai 2015 | Temps de lecture : 1 minute

Le 28 avril dernier, en me rendant visiter l’exposition temporaire en cours au Musée des Beaux-Arts de Montréal, je me suis arrêté à sa collection de verre contemporain.

Ces trois oeuvres ont attiré mon attention.

Sans titre (1987), de Richard Ritter

Né dans la ville américaine de Detroit en 1940, Richard Ritter a créé cette oeuvre en 1987. Elle est en verre doublé travaillé à chaud et gravé, en murrines et en baguettes de verre incrustées.

Proiezione nello spazio (1990), de Livio Seguso

Projection dans l’espace est l’oeuvre de l’Italien Livio Seguso, né à Murano en 1930. L’oeuvre est en cristal et verre fumé travaillés à chaud, taillés et polis, de même qu’en acier inoxydable.

Sine qua non (1988), de Michael Glancy

Né également à Detroit mais dix ans après Richard Ritter, Michael Glancy a créé cette oeuvre en verre soufflé, plaque de verre, cuivre et argent.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 24 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Tour du monde en 80 jours, au TNM

Publié le 3 mai 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
Distribution de la pièce

Depuis quelques jours et ce, jusqu’au 23 mai 2015, le Théâtre du Nouveau-Monde (en collaboration avec le Théâtre Tout-à-Trac) présente « Le Tour du monde en 80 jours » d’après Jules Verne.

Il s’agit d’une adaptation échevelée et captivante d’Hugo Bélanger. Essentiellement, la pièce est une série tableaux se déroulant dans une succession de lieux; Londres, Suez, Bombay, Calcutta, Hong Kong, Yokohama, San Francisco et — tour du monde oblige — Londres de nouveau pour terminer.

Le décor unique fait penser à un dessous de la tour Eiffel, évoquant ainsi cette fin du XIXe siècle où, grâce à la technologie, tout semblait possible.

Pour meubler ce décor, les spectateurs peuvent compter sur l’imagination foisonnante du metteur en scène.

Même si on suit les tribulations des quatre personnages principaux (au centre de la photo), ce sont sur les épaules des quatre acteurs secondaires, aidés d’une multitude de costumes et d’accessoires, qu’incombe la tâche d’illustrer les civilisations rencontrées en chemin et les différents moyens de transport utilisés pour accomplir ce périple (en bateau, en dos d’éléphant, en montgolfière, et en train).

Les changements de costumes des acteurs secondaires donnent l’illusion d’une distribution beaucoup plus importante qu’en réalité : cette illusion se poursuit même durant les applaudissements à la fin de la représentation.

Tous les artifices du théâtre — de la mime au théâtre d’ombres en passant par la danse et le théâtre de marionnettes — servent à illustrer ce voyage mémorable.

Face à cette abondance de trouvailles et de numéros d’acteurs, les spectateurs applaudissent spontanément à de multiples reprises au cours de la représentation.

En dépit du fait que la frénésie de ce voyage soit tempérée par une idylle et quelques réflexions sur la relation maitre-valet, cette production est sans aucun doute un chef-d’oeuvre du théâtre de divertissement. Plaisir assuré.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Cinq oeuvres africaines au MBAM

Publié le 2 mai 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Masque cérémonial glé (XXe siècle)

Les glés sont des esprits qui habitent les forêts profondes de Côte-d’Ivoire. Ils souhaitent participer à l’ordre du monde mais en sont incapables parce qu’invisibles. Afin d’y parvenir, le glé apparait en songe et dévoile ses intentions.

Chaque glé possède sa propre personnalité. Celui qui en a vu un doit rapporter son rêve à un Conseil des ainés qui doit alors décider de la création d’une représentation (masque et costume) de ce glé. Seul ce rêveur est autorisé à sculpter et à porter ce masque.

Celui-ci est en bois, décoré de laiton.

Figure anthropomorphe ofika (début XXe siècle)

Les ofikas sont des sculptures représentent des pendus. Ils servent à mettre en garde ceux qui seraient tentés de transgresser les lois au sein de la société des Mboles de la République démocratique du Congo.

On les utilise lors des rites de passage ou afin de résoudre des crises sociales au sein d’un village.

Cet ofika est en bois peint.

Cimier de danse nigérien (XIXe – XXe siècle)

Portrait d’un ancêtre important, cette tête est destinée à être fixée sur la tête d’un danseur ekoï.

L’aïeul représenté peut donc revenir tangiblement au sein de sa communauté, le temps d’une cérémonie d’initiation ou d’un conseil des anciens.

Originaire du Nigéria, cette sculpture est en bois, cuir, pigments et fibres.

Figure masculine n’duléri (seconde moitié XVIIe siècle)

Le style N’duléri s’est développé dans la région du centre et du nord du plateau de Bandiagara, au Mali, pour connaître son apogée au XVIIIe siècle

Photographiée pudiquement de dos, cette sculpture est en bois et en métal.

Masque de danse mwana pwo (XIXe – XXe siècle)

Les masques de l’ethnie tshokwe se distinguent par ce symbole particulier au front, l’immense orbite des yeux mi-clos, le nez étroit et la forme ovoïde du visage.

Uniquement portés par les hommes, ces masques représentent une ancêtre idéalisée décédée jeune. Ils invoquent cette aïeule afin qu’elle exerce une influence favorable sur la fécondité de sa descendance.

Originaire de la République démocratique du Congo, ce masque est en bois, fibres végétales et pigments.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix Leica 42,5mm F/1,2 (les 4 premières photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (la dernière photo)
1re photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 42,5 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 42,5 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Benjamin-Constant au MBAM

Publié le 1 mai 2015 | Temps de lecture : 4 minutes
Pavillon Jean-Noël Desmarais du MBAM
Devant « Intérieur de harem au Maroc » (1878)
Devant « Portrait d’Emma Calvé » (1898)
Aperçu de la deuxième salle de l’exposition
Devant « La Mort de Cléopâtre » (1874) de Jean-André Rixens
Aperçu de la troisième salle de l’exposition
« Les Soldats du pacha » (vers 1880)
« Les Derniers rebelles, scène d’histoire marocaine » (vers 1880)
Devant « Le Lendemain d’une victoire à l’Alhambra » (1882)

Depuis le 31 janvier et ce, jusqu’au 31 mai 2015, le Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) présente la première grande exposition canadienne sur l’orientalisme. Celle-ci est centrée sur un ses plus célèbres représentants, soit Jean-Joseph Benjamin-Constant (1845-1902).

Dans le cadre de cette exposition, la production orientaliste de Benjamin-Constant est complétée par quelques portraits et des toiles historiques, d’inspiration byzantine ou biblique.

Cet événement est organisé par le MBAM, de concert avec le Musée des Augustins de Toulouse (une ville où le peintre vécut une vingtaine d’années). Sur la cinquantaine de toiles de Benjamin-Constant, treize viennent de Toulouse et quatre de Montréal.

À Montréal, il était défendu de photographier la toile Les Derniers rebelles, scène d’histoire marocaine (l’avant-dernière photo). L’œuvre fut donc photographiée quelques mois plus tard au Musée d’Orsay, où il est permis de le faire.

En peinture, l’orientalisme n’est pas un mouvement artistique mais plutôt un thème qui, au XIXe siècle, a inspiré plusieurs artistes de styles différents. L’Orient dont il est question dans cette exposition est celui de l’Espagne mauresque, du Maroc et de l’Algérie, principalement.

Ce sont les campagnes napoléoniennes en Égypte en 1798 et la conquête française de l’Algérie en 1830 qui ont déclenché l’intérêt pour l’histoire et la culture des peuples de ces pays.

Les peintres orientalistes ne se sont pas donné le mandat de réaliser une œuvre ethnographique. Ils ont plutôt représenté un Orient fantasmé, lieu de plaisir et de cruauté où, entre autres, les femmes passent leurs journées étendues mi-nues sur des coussins et des étoffes précieuses quand elles ne sont pas entre elles au bain.

Les toiles sont peintes dans les studios des artistes, souvent des années après les croquis qu’ils ont réalisés sur place. Les couleurs sont empruntées aux objets rapportés de leurs séjours. Quant aux femmes, ce sont des Européennes qui ont accepté de poser pour eux.

L’orientalisme a donné un nouveau souffle à l’académisme pictural en lui insufflant de nouveaux thèmes.

Bien des décennies plus tard, les peintres orientalistes ont été accusés d’avoir occulté la violence du colonialisme derrière la splendeur et le pittoresque de leurs représentations.

Ce discrédit a fait en sorte que certaines des toiles de Benjamin-Constant ont été retrouvées enroulées dans des voûtes de musées et sont donc vues pour la première fois depuis des décennies.

Les deux musées organisateurs se sont engagés auprès des prêteurs à restaurer les œuvres qui auraient besoin. Cela permet aux visiteurs de cette exposition de les voir dans leur splendeur originelle. Or Benjamin-Constant est un peintre flamboyant, doté d’une palette éclatante.

Le format de ses toiles indique pour qui ces oeuvres étaient conçues; celles de taille monumentale ont été peintes dans le but d’éclipser leurs rivales à des expositions ou dans l’espoir d’être achetées par des musées ou de décorer les vastes demeures de riches collectionneurs.

En plus de son talent de coloriste, le peintre est un maitre dans la composition de l’image, toujours équilibrée dans l’asymétrie. C’est un peintre décoratif dont l’oeuvre magistrale suscite toutefois peu d’émotion au-delà du caractère spectaculaire de ce qui est représenté.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les 4 premières photos), Lumix 7-14 mm F/4,0 (la 6e photo), PanLeica 25 mm F/1,4 (8e photo) et Voigtländer 17,5 mm F/0,95 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 23 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 22 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 12 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/0,95? — ISO 250 — 17,5 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 7 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8? — ISO 500 — 17,5 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
9e  photo : 1/100 sec. — F/2,8? — ISO 1000 — 17,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux accessoires féminins photogéniques

Publié le 30 avril 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Broche « Cocoon » (2007)

La joaillière Barbara Cohen est née à Montréal à 1951.

Exposée au Musée des Beaux-Arts de Montréal, sa broche est faite d’or, de cocons de ver à soie peints, de fourrure de castor et d’aimants.

Souliers « Izabella Onynx Bouquet » (2015)

À proximité du musée, les vitrines d’Holt Renfrew proposaient aux passantes ces souliers italiens de marque Ron White, au prix de 475$.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 19 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Muscari

Publié le 28 avril 2015 | Temps de lecture : 1 minute
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Originaires de la région méditerranéenne et d’Asie Mineure, les muscaris sont des plantes qui forment au printemps des grappes à clochettes.

Ces grappes atteignent une hauteur de 10 cm à 60 cm. Leurs clochettes ovoïdes ont une ouverture dentelée et généralement étroite.

Selon l’une ou l’autre de leur trentaine d’espèces, leurs fleurs peuvent être bleu vif, bleu pâle, jaune pâle ou blanches. Certaines sont parfumées d’une odeur musquée, d’où leur nom.

Vivaces, ces plantes sont non-toxiques; en Italie, leur bulbe est consommé.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 60mm Macro F/2,8
1re photo : 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 640 — 60 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 800 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les chauvesouris et la démangeaison mortelle

Publié le 27 avril 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Sérotine boréale

Selon une étude réalisée en 1998 par l’université de Floride, une chauvesouris peut consommer 850 insectes durant ses quatre heures d’activité quotidienne, le soir ou la nuit.

Même s’ils volent, les chauvesouris ne sont pas des oiseaux; ce sont des mammifères.

Si les chauvesouris ne sont actives que le soir ou la nuit, c’est que leur vol — d’une grande vivacité — provoque une très forte dépense énergétique. Leur corps étant poilu, seules leurs ailes peuvent dissiper efficacement cette chaleur. Mais le jour, ce mécanisme est contré par le fait que ces ailes, étant sombres, absorbent facilement la chaleur du soleil, provoquant une surchauffe calorique.

Après les rongeurs, les chauvesouris sont les mammifères qui comptent le plus d’espèces; on en compte près d’un millier de sortes à travers le monde.

Cuba en possède plus d’espèces que tout le reste du continent américain. Le Québec n’en a que huit :
• la Chauvesouris rousse (Lasiurus borealis)
• la Chauvesouris cendrée (Lasiurus cinereus)
• la Chauvesouris argentée (Lasionycteris noctivagans)
• la Chauvesouris pygmée (Myotis leibii)
• la Grande chauvesouris brune (Eptesicus fuscus)
• la Petite chauvesouris brune (Myotis lucifugus)
• la Chauvesouris nordique (Myotis septentrionalis)
• la Pisterelle de l’Est (Perimyotis subflavus)

Les trois premières migrent l’hiver vers le Sud alors que les cinq autres hibernent chez nous.

Celles qui hibernent le font dans leur gîte d’hiver, souvent différent de leur gîte d’été. Ce gîte d’hiver est une cavité sombre sans courant d’air afin de maintenir l’humidité et la température stable. Ce sont des grottes et des mines abandonnées.

La pulsation cardiaque descend alors à moins d’un battement par minute. Leur température corporelle s’abaisse entre 3 et 6 degrés Celsius. Soumis à des courants d’air, les chauvesouris mourraient alors d’hypothermie.

Depuis quelques années, un nouveau péril les guette : le syndrome du museau blanc. Depuis 2006, cette infection fongique a tué plus de six millions de chauvesouris en Amérique du Nord.

Cette infection est causée par un champignon microscopique dont la prolifération est favorisée par l’humidité qui règne dans les sites d’hibernation des chauvesouris.

Elle s’attaque à la partie nue de leur corps, soit le museau, les pattes et les ailes. La démangeaison qu’elle provoque réveille l’animal qui doit alors faire grimper sa température corporelle de 3 à 32 degrés afin de se gratter. Ces réveils successifs épuisent les réserves caloriques sur lesquels il comptait pour traverser les 200 jours d’hibernation et se rendre jusqu’au printemps.

Les trois dernières espèces de la liste ci-dessus en sont le plus affectées. Leur nombre a diminué de plus de 94%.

La Grande chauvesouris brune, de constitution plus robuste, est décimée dans l’ordre de seulement 30 à 40%.

On estime cette maladie a coûté d’importantes pertes économiques aux producteurs américains de maïs et de coton, obligés d’utiliser plus d’insecticides en raison de la diminution du nombre de chauvesouris.

Références :
Chauves-souris menacées
Chiroptera
Syndrome du nez blanc

Paru depuis : La chauve-souris se meurt au Québec (2015-07-27)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 32 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel