Éviter les conflits d’intérêts des membres de l’Assemblée nationale

Publié le 1 juin 2015 | Temps de lecture : 8 minutes

C’est en 1982 que le gouvernement de René Lévesque adopta la Loi sur l’Assemblée nationale. Cette loi était destinée, entre autres, à fixer les règles concernant les conflits d’intérêts de la députation québécoise.

En 2010, on voulut rafraîchir ces dispositions par le biais d’un Code d’éthique et de déontologie. Ce Code ayant été adopté à l’unanimité sous un gouvernement minoritaire, on présume qu’il fut le fruit d’innombrables tractations et de nombreux amendements. Le résultat est un document bavard, contenant 133 articles.

L’incompatibilité des fonctions

Au lieu de dire qu’un député ne doit pas recevoir d’autre rémunération que celle qu’il reçoit à titre de député ou de ministre, le Code le dit en cinq articles totalisant quatorze alinéas.

Et c’est sans compter le chapitre relatif à la rémunération et celui relatif aux dons et avantages marginaux.

À la place de quelques grands principes clairs, cette multiplication d’interdictions spécifiques assorties d’exceptions favorise l’émergence de situations exceptionnelles, non prévues au départ par les auteurs du Code.

Les conflits d’intérêts

Ceux-ci sont abordés dans deux chapitres; l’un s’adressant aux simples députés, l’autre aux ministres.

Le député ou le ministre doit éviter les situations où son intérêt personnel pourrait influencer son indépendance de jugement dans l’exercice de sa charge.

Il lui est interdit de se servir de son influence afin d’obtenir des faveurs à son avantage ou au bénéfice de sa famille immédiate, de même qu’en faveur de toute autre personne s’il le fait de manière abusive (sans que l’abus soit défini).

Le code interdit évidemment les délits d’initiés. Dans les faits, on présume qu’ils sont courants; n’est-il pas du devoir du député de prévenir un commettant d’un projet gouvernement susceptible de lui être préjudiciable ?

Le reste des dispositions concernant les conflits d’intérêts d’ordre commercial et financier est un spaghetti d’interdits et d’exceptions qui semblent avoir été adoptés pour ne viser personne au moment de son adoption.

L’homme d’affaires qui serait élu simple député n’a l’obligation de confier son entreprise à une fiducie que si cette entreprise n’est pas cotée en bourse et qu’elle fait des affaires avec l’État. Précisons que l’entreprise Québécor — détenue majoritairement par le chef de l’opposition — est cotée en bourse.

D’autre part, dans le cas d’un ministre, les dispositions qui le concernent sont un charabia d’interdits, d’exceptions et de contrexceptions. Par exemple, l’entreprise du conjoint d’un ministre peut obtenir des contrats gouvernementaux à deux conditions; premièrement, que cette entreprise recevait déjà des contrats de l’État avant que le ministre accède à son poste et deuxièmement, que les nouveaux contrats soit accordés par un autre ministre que son conjoint.

Le rapport du Commissaire à l’éthique

Au moment de sa nomination en janvier 2011, le premier commissaire à l’éthique et à la déontologie avait reçu le mandat de faire rapport sur la mise en oeuvre du Code et sur l’opportunité de le modifier et ce, au plus tard trois ans après son entrée en vigueur.

Or quatre ans se sont écoulés depuis. Entretemps, un magnat de la presse a été élu chef de l’opposition et certains de ses adversaires ont exprimé leur inquiétude face à la perspective d’une berlusconisation de la politique québécoise, dans la perspective de l’accession au pouvoir de son parti.

En mars 2014, le commissaire avait précisé la nature de la relation entre un membre du Conseil des ministres — ce que serait M. Péladeau s’il était élu premier ministre — et le fiduciaire à qui il a confié ses biens :
• le fiduciaire doit exercer cette charge de façon indépendante et entièrement autonome
• le fiduciaire doit disposer de tous les pouvoirs nécessaires à l’égard des biens qui ont été confiés
• il est interdit au ministre d’exercer directement ou indirectement quelque influence auprès du fiduciaire
• le fiduciaire ne peut recevoir, directement ou indirectement, des directives ou des conseils du ministre, sauf des indications générales
• il est interdit au fiduciaire de s’adresser au ministre pour obtenir des directives ou des conseils relatifs à la gestion des biens qu’il administre.

En tant que simple député, le chef de l’opposition n’est pas tenu de confier son entreprise à une fiducie. Mais il aurait à le faire s’il devenait premier ministre. Malgré cela, il a choisi volontairement de se soumettre à cette exigence.

Ses adversaires politiques soutiennent que cela n’est pas suffisant. En effet, M. Péladeau a fait savoir que ses fiduciaires ont tous les pouvoirs, sauf celui de vendre Québécor (son entreprise principale). Pour les Libéraux, les fiduciaires de M. Péladeau devraient être complètement libres d’agir.

Interrogé à ce sujet, le Commissaire à l’éthique a répondu que ce n’était pas à lui de faire dire au Code ce qu’il ne dit pas. En d’autres mots, si l’Assemblée nationale veut ajouter cette exigence visant M. Péladeau, c’est à elle de légiférer dans ce sens.

Le placement en fiducie, une plaisanterie

Ceux qui détiennent le pouvoir économique sont tellement respectés des gouvernements et ont un accès tellement facile aux antichambres ministérielles, qu’on peut se demander s’il ne serait pas raisonnable de leur interdire de faire eux-mêmes de la politique. Malheureusement — ou heureusement, selon le point de vue — cela serait anticonstitutionnel; à quelques exceptions près, tout citoyen a le droit participer à la vie politique de son pays.

Permettre aux hommes d’affaires se lancer en politique à la condition qu’ils se départissent de tous leurs intérêts financiers constitue une contrainte telle qu’elle équivaut à une interdiction indirecte.

Alors que faire ?

La solution adoptée par tous les pays démocratiques, c’est que les hommes d’affaires doivent confier leurs entreprises à une fiducie s’ils accèdent au pouvoir.

Dans les faits, le politicien dont les entreprises sont placées en fiducie a intérêt à adopter des mesures qui leur sont favorables; lorsqu’il quittera la politique, il reprendra des biens dont la valeur se sera accrue considérablement pendant qu’il était au pouvoir.

L’exigence de la société de fiducie est donc une manière de sauver les apparences. Mais il est impossible de faire mieux.

Le dilemme du gouvernement libéral

À mon avis, tout élu à l’Assemblée nationale, qu’il soit député ou ministre, dans l’opposition ou au pouvoir, devrait être soumis aux mêmes règles. À des degrés divers, tous participent à la même vie politique.

Même si un parti d’opposition n’a aucun moyen d’accorder des contrats gouvernementaux et de distribuer les faveurs, il peut toujours monnayer secrètement son appui à un projet gouvernemental. Donc M. Péladeau a raison de se soumettre volontairement à des exigences plus grandes que celles auxquelles il est obligé d’obéir.

Reste la question relative à l’interdiction faite à la fiducie de vendre les entreprises qui lui sont confiées. S’agit-il d’une contrainte déraisonnable ?

À l’article 2.5.3.3 du rapport du Commissaire, on apprend qu’au moment de la création d’une fiducie au nom d’un ministre, le fiduciaire est tenu de révéler au Commissaire les biens financiers que lui a confiés un ministre.

Une fois cette déclaration faite, le fiduciaire qui vend ces biens pour acheter d’autres titres financiers, n’est pas tenu d’en informer personne.

Si les délits d’initiés sont interdits par la loi, dans les faits ils sont monnaie courante. Lorsque cela se produit, le ministre devient le seul — avec le fiduciaire qu’il a choisi — à savoir les entreprises acquises par l’intermédiaire du fiduciaire.

Conséquemment, ni le commissaire à l’éthique, ni les partis d’opposition et ni les journalistes ne peuvent déceler les abus et faire leur devoir qui est d’en alerter l’opinion publique.

En somme, dans le cas précis de M. Péladeau, l’interdiction adressée au fiduciaire de vendre les biens sous sa garde est bien préférable à son contraire.

Il revient donc au peuple de décider. Si les Québécois veulent que leur gouvernement soit administré par un homme d’affaires, c’est leur décision. Vox populi, vox Dei. Ils ont déjà porté au pouvoir un parti — le Parti libéral du Québec — même s’ils le croient corrompu. Dans le monde imparfait dans lequel nous vivons, pourquoi n’auraient-ils pas le choix d’élire un homme d’affaires à la tête de l’État ?

Références :
Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale
Rapport sur la mise en œuvre du Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale 2011-2014

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faire tapisserie… pour ainsi dire

Publié le 30 mai 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Violette tricolore
Pissenlit
Rhododendron ‘April Rose’
Iris

Avec les caméras à objectif interchangeable, c’est l’objectif qui donne au duo sa personnalité.

À ouverture maximale du diaphragme, l’Helios 85mm a comme propriété de donner un flou d’arrière-plan très particulier. Ce flou prend l’aspect d’une multitude d’yeux de chat qui se disposent autour du centre de l’image.

Parfois ce motif est un peu envahissant et fait compétition, visuellement, avec le sujet principal de l’image. C’est le cas de la première photo ci-dessus.

D’autres fois, il est plus subtil et confère simplement une atmosphère irréelle, voire onirique, à l’ensemble de la photo. Précisons, que la deuxième image est né de la superposition de deux photos.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/1600 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
2e photo  : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm
3e photo  : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
4e photo  : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième séance de photos avec l’Helios 85mm F/1,5

Publié le 28 mai 2015 | Temps de lecture : 2 minutes

Lorsque j’ai un nouvel objectif, j’aime bien le tester dans différentes situations afin d’en découvrir les forces et en déceler les faiblesses.

Hier après-midi, je me suis rendu au Jardin botanique avec un objectif russe que j’utilisais pour la seconde fois.

Après être revenu à la maison avec 150 photos, je les ai presque toutes détruites.

Voici quatre des cinq photos qui méritaient d’être conservées.

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Puisqu’il s’agissait d’une journée venteuse, cette pousse de feuilles d’érable se balançait au vent, tantôt éclairée par un rayon de soleil, l’instant d’après à l’ombre.

Sur cinq photos, dont trois hors foyer, celle-ci m’a semblé être merveilleusement irréelle.

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Si une plante pouvait déambuler, ce muguet serait une mannequin à l’allure fière, à la robe guindée à la taille mais ouverte sur son décolleté, daignant jeter un regard sur ses admirateurs à ses pieds.

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Avec son chapeau de paille en corolle, cette liseuse me semblait si bien aller avec les tulipes à proximité que je n’ai pu résister à la tentation de la photographier…

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Comme si elle était éclairée à la chandelle, cette tulipe se distingue sur un arrière-fond composé de mystérieuses et inquiétantes vapeurs.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 160 — 85 mm
2e photo  : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 85 mm
3e photo  : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 160 — 85 mm
4e photo  : 1/1600 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La cathédrale de Saint-Jérôme

Publié le 27 mai 2015 | Temps de lecture : 4 minutes
Façade de la cathédrale

La ville de Saint-Jérôme est une municipalité d’environs 70 000 habitants située à 45 km au nord de Montréal.

Sa cathédrale, construite de 1897 à 1900, est l’oeuvre de l’architecte montréalais Casimir St-Jean. On lui doit également, l’église Saint-Jean-Baptiste, construite sur la rue Rachel à Montréal en 1914.

À l’extérieur, l’église de St-Jérôme était originellement de style romano-byzantin avec une façade polychrome et des clochers surmontés de coupoles en forme de mitre orthodoxe (remplacés en 1924 par des clochers pointus de style néo-gothique, plus conventionnels).

De plus, toujours en 1924, on lui a ajouté un portique semi-circulaire du plus bel effet, de même qu’une rosace.

Comme à ses débuts, la façade présente une tour centrale surmontée d’un clocher. Elle est flanquée de deux tours circulaires, coiffées de clochetons, dont les fenêtres allongées rappellent les meurtrières des châteaux forts.

Au moment où ces lignes sont écrites, cette cathédrale est une des rares églises catholiques du Québec — peut-être la seule — dont le clocher n’est pas surmonté d’une croix.

Coq destiné à surplomber la croix du clocher

C’est qu’en novembre 2014, des vents violents ont eu raison de cette croix. La nouvelle, surmontée d’un coq, attend dans une chapelle latérale son installation future.

Intérieur de l’église

La nef à trois vaisseaux est spacieuse. Originellement, le maitre-autel — disparu depuis le Concile Vatican II — était surmonté d’un baldaquin imposant, supprimé en 1924.

Icônes derrière l’autel

Le tout a été remplacé par un autel sobre derrière lequel se trouvent cinq icônes de style byzantin, réalisées par deux soeurs bénédictines sous la direction d’Alexandre Sobolev.

Lampe du sanctuaire

La superbe lampe du sanctuaire, en argent, fait partie améliorations apportées en 1924.

‘Ecce homo’ (2011), de Pierre Leblanc

Dans le transept de droite, on trouve les fonts baptismaux, de même que le retable d’aluminium ‘Ecce homo’, créé en 2011 par le sculpteur Pierre Leblanc.

Chapelle de la reconnaissance

Dans le transept de gauche, dans la chapelle de la reconnaissance, on peut voir le vieil autel de l’église du Parc sur lequel le curé Labelle (1833-1891) – figure légendaire de la colonisation des Laurentides — célébrait la messe.

Normalement éclairée par son abondante fenestration, la nef bénéficie, au moment du culte, de l’éclairage électrique d’une série de lustres imitant celui, importé de Murano, qui fut donné en 1926 par une bienfaitrice et qui se trouve au centre de la nef, près du choeur.

‘Jésus bénissant les enfants’ (1923-1925), de Delphis-Adolphe Beaulieu

Toutes les fenêtres de l’église sont décorées de vitraux du montréalais Delphis-Adolphe Beaulieu (1849-1928). On lui doit également l’ensemble de treize verrières de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, située dans le Vieux Montréal.

Son style se caractérise par l’utilisation minimale des lignes de plomb. Par contre, les bordures sont très colorées et richement agrémentées de fioritures.

Confessionnal

On pourrait présumer de la vertu des Jérômiens puisque leur cathédrale ne compte que trois confessionnaux (si j’ai bien compté) dont un a été transformé en installation moderne.

Arrière de la nef

Dans la partie arrière de la nef, les grandes orgues de Casavent Frères datent d’avant 1912. Leurs tuyaux ne sont qu’en partie fonctionnels.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 160 — 13 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 38 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 15 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 38 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 16 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 20 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La liste noire de l’Office de la langue française

Publié le 26 mai 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

La Charte québécoise de la langue française — c’est-à-dire la Loi 101 — comporte des dispositions qui visent à faire du français la langue d’usage normale et habituelle du travail, du commerce et des affaires au Québec.

En d’autres mots, la Loi 101 vise à faire en sorte que les Québécois francophones se sentent chez eux dans leur propre pays.

Pour les entreprises qui emploient cinquante personnes ou plus au Québec, la loi propose une démarche et des délais pour que l’implantation du français soit au cœur des activités de ces entreprises.

Toutefois, un certain nombre d’entreprises refusent obstinément de le faire. Rappelons que cette exigence ne s’applique pas aux petites entreprises familiales qui, pour des raisons bien légitimes, peuvent décider de travailleur dans une autre langue que le français, voire même dans une langue qui n’est ni le français ni l’anglais.

L’Office de la langue française publie donc une liste des entreprises multirécidivistes qui comptent au moins cinquante employés.

Celles qui sont sur cette liste noire ne peuvent recevoir aucun contrat gouvernemental, aucune subvention, aucun avantage de quelque nature que ce soit de la part de l’État québécois.

Cette liste comprend les 23 entreprises suivantes :

Astra Coffrage
41, rue Gaston-Dumoulin
Blainville (Québec) J7C 6B4

Concept S.G.A.
3160, boulevard des Entreprises
Terrebonne (Québec) J6X 4J8

Connecteurs électriques Weco
18050, autoroute Transcanadienne
Kirkland (Québec) H9J 4A1

Corporation de technologies GSC
160, rue Vanier
Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec) J3B 3R4

Corporation La Senza
1608, boulevard Saint-Régis
Dorval (Québec) H9P 1H6

Danson Décor
3425, rue Douglas-B.-Floreani
Saint-Laurent (Québec) H4S 1Y6

Les Développements Rekern
333, boulevard Décarie, 5e étage
Saint-Laurent (Québec) H4N 3M9

La compagnie Flying J Canada
10, boulevard de la Gare
Vaudreuil-Dorion (Québec) J7V 9J5

Garde confort
186, place Sutton, bureau 135
Beaconsfield (Québec) H9W 5S3

Hilton Garden Inn Montréal Centre-Ville
380, rue Sherbrooke Ouest
Montréal (Québec) H3A 0B1

Les Industries C.P.S.
30, chemin de l’Aviation
Pointe-Claire (Québec) H9R 5M6

Industries Lela
5315, boulevard Saint-Laurent
Montréal (Québec) H2T 1S5

Industries Lynx
175, rue Upper Edison
Saint-Lambert (Québec) J4R 2R3

Literie Primo
7000, rue Hochelaga
Montréal (Québec) H1N 1Y7

Maison Condelle (3291316 Canada)
2935, rue De Rouen
Montréal (Québec) H2K 1N9

Métal Leetwo
7800, route Transcanadienne
Pointe-Claire (Québec) H9R 1C6

Montréal Auto Prix
4900, boulevard Métropolitain Est
Montréal (Québec) H1S 3A4

Les Pavillons LaSalle
400, rue Louis-Fortier
LaSalle (Québec) H8R 0A8

Polinex Plastiques
2850, rue Botham
Saint-Laurent (Québec) H4S 1J1

Produits de fils de fer Laurentian
10500, rue Sécant
Saint-Léonard (Québec) H1J 1S3

Sir Winston Churchill Pub
1459, rue Crescent
Montréal (Québec) H3G 2B2

Systèmes David Brown
20375, avenue Clark-Graham
Baie-D’Urfé (Québec) H9X 3T5

TI Titanium
5055, rue Lévy
Saint-Laurent (Québec) H4R 2N9

Si vous reconnaissez une compagnie qui vous est familière, je vous invite à diffuser son nom par les médias sociaux afin que tous ses clients potentiels sachent qu’elle figure sur la liste noire de l’Office de la langue française.

On peut également consulter cette liste, directement sur le site de l’Office, en cliquant sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’objectif Helios 40-2 85mm F/1,5 sur appareil m4/3

Publié le 24 mai 2015 | Temps de lecture : 6 minutes
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La compagnie russe KMZ fabrique un objectif manuel de 85mm sous le nom d’Helios 40-2. La version pour Canon EOS porte le nom d’Helios 40-2-C tandis que celle avec une monture pour Nikon F est l’Helios 40-2-N. Dans le texte qui suit, pour des raison de simplicité, cet objectif sera appelé Helios 85mm.

Fabriqué de métal et de verre, l’Helios 85mm pèse 951,8g lorsque combiné avec son adaptateur pour appareil m4/3.

À ouverture maximale du diaphragme, cet objectif manque de netteté. C’est seulement à partir de F/4,0 que la netteté devient excellente.

Ce qui nous amène à la question suivante : Pourquoi se procurer un objectif manuel de 85mm qui pèse près d’un kilo et qui n’est net qu’à partir de F/4,0 quand nous avons déjà l’objectif M.Zuiko 75 mm, à mise au point automatique, qui pèse trois fois moins et dont la netteté est remarquable, même à ouverture maximale de F/1,8 ?

C’est qu’à ouverture maximale, l’Helios 85mm crée des photos dont le bokeh est extraordinaire.

Le « bokeh » — qu’on prononce « beau quai » — est le flou d’arrière-plan d’une photographie permettant d’attirer l’attention sur le sujet principal. Plus il est crémeux, plus il est réussi.

Non seulement celui de l’Helios 85mm est-il crémeux, mais tout ce qui scintille à l’arrière-plan forme un tourbillon de taches lumineuses autour du centre de l’image, c’est-à-dire autour du sujet principal.

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Le résultat est habituellement une image empreinte de douceur, où le sujet principal est nimbé d’une aura romantique.

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Ce style de photographie est aux antipodes des goûts contemporains, où la qualité d’une photo se juge d’abord et avant tout par sa netteté.

Toutefois, ce tourbillon de taches lumineuses ne s’obtient qu’à ouverture maximale et lorsque le sujet principal est placé devant une multitude de sources de lumière. Cela peut être ce ciel qu’on aperçoit entre les branches ou des fleurs pâles qui se distinguent sur un feuillage foncé. Bref, tout grand contraste de lumière suffit.

Autrement, on obtient un bokeh sans ce tourbillon de taches, et sans l’avantage de la netteté du sujet principal.

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Dans cet agrandissement, notez la semi-transparence des tiges des tulipes

Évidemment, on peut obtenir à la fois un bokeh crémeux et un sujet principal net en diminuant l’ouverture du diaphragme. Mais on perd alors toute possibilité de créer ce tourbillon de taches lumineuses qui fait tout l’attrait de cet objectif.

L’image ci-dessous est un agrandissement à 100% d’une partie d’une photo prise au Jardin japonais du Jardin botanique de Montréal. Elle montre tous les défauts de l’objectif; manque de netteté, halo autour des objets pâles et aberrations chromatiques.

Agrandissement à 100% d’une partie d’une photo

En plus de ces défauts optiques, l’Helios 85mm possède un certain nombre de défauts mécaniques.

En premier lieu, le lubrifiant de sa bague de mise au point est trop visqueux. C’est ainsi qu’on jugera préférable d’avancer ou de reculer, plutôt que d’essayer d’ajuster la mise au point manuellement.

De plus, la sélection de l’ouverture du diaphragme avec l’Helios 85mm est inutilement compliquée. Elle se fait en deux étapes plutôt qu’une.

À l’avant de l’objectif, l’Helios possède une bague sur laquelle sont gravées toutes ouvertures possibles, de F/1,5 à F/22. Il suffit d’aligner une ouverture — disons F/5,6 — avec le point rouge au-dessus pour qu’on ait alors déterminé la plage des ouvertures avec lesquelles on désire travailler, de F/1,5 à F/5,6.

On choisira une des ouvertures comprises dans cette plage en faisant glisser une autre bague gravée d’un point blanc.

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Le problème, c’est que dans la première des deux photos ci-dessus, alors que ce point blanc est sous F/5,6, c’est l’ouverture maximale (F/1,5) qui est choisie.

Par opposition, lorsque de point blanc est aligné avec l’autre point rouge (partiellement caché sous F/1,5) — comme c’est le cas dans la deuxième des deux photos ci-dessus — c’est l’ouverture minimale désirée (F/5,6) qui est sélectionnée.

Pour éviter tout imbroglio, l’idéal est de bloquer le diaphragme à une seule ouverture possible en alignant tous les points avec l’ouverture désirée (comme sur la première photo du texte).

En conclusion, si on accepte tous ses défauts — à la fois optiques et mécaniques — l’objectif manuel Helios 85mm permet de créer des photos uniques et spectaculaires.

Puisqu’il s’agit d’un objectif particulièrement lumineux, les jours ensoleillés, on prendra soin d’apporter un filtre à densité neutre afin d’éviter d’avoir des temps d’exposition tellement rapides qu’ils dépassent la vitesse de votre appareil.

Paru depuis : Review: KMZ Helios 40, 85mm F/1.5 – Can the legend live up to its reputation? (2024-03-07)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les 1re, 9e et 10e photos) et Helios 85mm F/1,5 (les autres photos)
  1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 40 mm
  2e  photo : 1/3200 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
  3e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
  4e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 125 — 85 mm
  5e  photo : 1/3200 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
  6e  photo : 1/2500 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
  7e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm
  8e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 125 — 85 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 26 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 26 mm


Pour voir tous les textes de ce blogue illustrés de photos réalisées avec cet objectif, veuillez cliquer sur ceci

Autres textes relatifs à des objectifs photographiques :
La photo 3D avec l’Olympus OM-D e-m5
L’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8
L’objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 : premières impressions
L’association du M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 et du multiplicateur de focale MC-14 en proxiphotographie
L’objectif M.Zuiko 60 mm Macro
Le Daguerreotype Achromat 64 mm F/2,9 Art Lens


Post-scriptum : Je me suis fait un fond d’écran avec la deuxième photo ci-dessus. Si la résolution de votre écran est la même que celle de mon ordinateur (1920 x 1200), vous pouvez obtenir ce fond d’écran en cliquant sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La broderie au point de croix

Publié le 23 mai 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
Exemple de diagramme

Le point de croix est un mode de broderie réalisé d’après un modèle appelé diagramme.

De l’arrière de la toile, l’artisan — appelé crucifiliste — fait surgir son aiguille du coin inférieur gauche d’un carré : puis il la fait disparaitre au coin supérieur droit, laissant un trait oblique incliné vers la droite de fil à broder.

Il recommence l’opération pour tous les autres carrés successifs d’une même rangée qui, de gauche à droite, possèdent la même couleur.

Arrivé au bout de son segment de carrés de couleur identique, il revient en arrière, du coin inférieur droit au coin supérieur gauche, traçant un trait incliné vers la gauche qui complète le ‘x’ qui décore chaque carré.

Lorsque les segments de couleur identique sont rapprochés et lorsque le fil est d’une couleur claire, on peut passer d’un segment à l’autre avec le même fil.

Dans le cas contraire, on arrête le fil en le coupant après l’avoir passé à plusieurs reprises à l’arrière de la toile, sous les derniers carrés brodés.

Pour terminer, on remarquera que ce diagramme ci-dessus est en réalité une modification de la sixième photo publiée sur ce blogue il y a deux jours.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2 — 1/4000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm. Photo modifiée à l’aide du filtre ‘Patchwork’ de Photoshop.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pommetiers en fleurs

Publié le 21 mai 2015 | Temps de lecture : 1 minute
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Pommetier ‘Rudolf’
Amie des pommetiers
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L’arboretum occupe la partie nord du territoire occupé par le Jardin botanique de Montréal. C’est une vaste plantation forestière destinée à l’étude de diverses espèces d’arbres.

Tôt le printemps, les pommetiers y attirent les visiteurs en y présentant le spectacle de leur floraison.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (la première photo) et Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 42,5 mm
3e  photo : 1/4000 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 42,5 mm
4e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 42,5 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/1,2 — ISO 100 — 42,5 mm
6e  photo : 1/4000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois tulipes rustiques

Publié le 20 mai 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Tulipe sylvestre
Tulipe de l’écluse ‘Lady Jane’
Tulipa clusiana var. chrysantha

Voici trois tulipes de petite taille, très résistantes et qui demandent peu de soins.

La tulipe sylvestre est une plante indigène d’Europe aux fleurs entièrement jaunes.

Sa collègue de l’écluse est native du Moyen-Orient et des pentes himalayennes. Depuis, on l’a naturalisée dans les pays méditerranéens.

Tulipa clusiana var. chrysantha — qui est en fait une variété de tulipes de l’écluse — est originaire de Turquie. Elle est donc tout naturellement faite elle aussi pour vivre sous un climat méditerranéen.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,2 — ISO 160 — 42,5 mm
2e photo  : 1/80 sec. — F/11,0 — ISO 200 — 42,5 mm
3e photo  : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les vitraux de l’ancienne église unie Erskine and American

Publié le 19 mai 2015 | Temps de lecture : 5 minutes

Historique de l’église

Façade de l’église

Construite en 1893-1894 d’après les plans de l’architecte montréalais Alexander-Cowper Hutchison, l’église Erskine était originellement de confession presbytérienne. Elle porte le nom des frères Ebenezer et Ralph Erskine, fondateurs de l’Église sécessionniste d’Écosse (une secte presbytérienne).

De style néo-roman, elle est considérée comme l’exemple montréalais le plus éloquent d’une architecture religieuse inspirée de l’œuvre de l’architecte américain Henry-Hobson Richardson (1838-1886).

En 1925, l’Église méthodiste du Canada et 70% de l’Église presbytérienne se fusionnent pour donner naissance à l’Église unie du Canada. L’église Erskine devient alors l’église unie Erskine.

Nef, devenue salle de spectacle

À la faveur d’un remaniement de son intérieur en 1937-1938, on décide d’y intégrer les vitraux Tiffany réalisés entre 1897 et 1910 pour l’église presbytérienne American (située sur le boulevard René-Lévesque, devenue elle aussi de confession unie, et amalgamée à l’église unie Erskine en 1934).

Toutefois, en raison de la chute du nombre de ses fidèles, le temple de la rue Sherbrooke est finalement abandonné en juin 2004. En quête d’espace, le Musée des Beaux-Arts de Montréal saisit l’occasion et s’en porte acquéreur en 2008.

Le chef Christophe Rousset, le chœur La Chapelle de Québec et Arion Orchestre Baroque à la salle Bourgie le 17 mai 2015

L’arrière de l’ancienne église a été transformé pour donner naissance à un pavillon moderne de cinq étages consacré à l’art canadien et québécois alors que l’intérieur du temple est devenu une salle de spectacle de 444 places. L’ensemble des deux forme pavillon Claire et Marc Bourgie.

Les vitraux de Louis-Comfort Tiffany

Vitraux Tiffany du côté droit de la nef
Vitrail L’Ange
Détail du Christ bénissant les petits enfants

Comme beaucoup de temples presbytériens, l’intérieur de l’ancienne église est de forme circulaire : c’est un sanctuaire-auditorium doté d’un jubé en forme de fer à cheval. À gauche et à droite de la nef, la vingtaine de vitraux Tiffany constituent la plus importante collection de vitraux religieux Tiffany au Canada.

Illustre représentant de l’Art Nouveau en Amérique, Louis-Comfort Tiffany créa une multitude d’oeuvres de verre opalescent entre 1885 et 1927.

Ses recherches l’amenèrent à créer des morceaux de verre d’épaisseur variable afin de donner un effet tridimensionnel au drapé des personnages qu’il représentait.

De plus, en fusionnant des couches minces de verre opalescent colorées différemment et d’opacité inégale, il obtenait des effets d’ombre et de lumière au sein même de la pâte de verre. Toutes ces techniques sont représentées à Montréal.

Vitraux Tiffany du côté gauche de la nef
Le Bon Pasteur, réalisé en 1897 d’après un dessin de Frederick Wilson
Détail du vitrail Sainte Agnès

Ayant épousé en seconde noce la fille d’un pasteur presbytérien en 1886, Tiffany se consacra de manière croissante à la réalisation de vitraux d’église. Ce fut une excellente décision puisqu’après 1915, le style Art Nouveau périclita.

En contrepartie, ce changement de mode eut comme conséquence qu’une bonne partie des vitraux réalisés pour des demeures bourgeoises ont été détruits, remplacés par des œuvres plus modernes alors que d’autres de ces maisons n’existent plus.

On estime que dans la ville de New York, par exemple, plus de la moitié des vitraux Tiffany ont été détruits.

Le retour à la mode de l’Art Nouveau a été une occasion de réévaluer le travail de Tiffany, dont le statut est passé d’industriel d’objets utilitaires à celui de verrier d’Art.

Les vitraux de Peter Haworth et de Charles-William Kelsey

Demi-rosace de la façade
Détail d’un vitrail de Peter Haworth

En plus des vitraux Tiffany, l’ancienne église Erskine and American est décorée également de vitraux créés à des dates inconnues par deux autres verriers.

La demi-rosace du temple est du verrier canadien d’origine britannique Peter Haworth. Dans les vitraux qu’il a réalisés ici, la chair de ses personnages inexpressifs est traitée en grisaille. Étrangement, c’est par le biais des éléments (le ciel et l’eau), de même que des vêtements et de l’auréole des personnages que la couleur est ajoutée à ses compositions.

Vitraux de Charles-William Kelsey

De son côté, le montréalais Charles-William Kelsey a créé six vitraux comportant des motifs floraux situés dans la partie basse du sanctuaire.

Référence : Étude patrimoniale de l’église Erskine and American United

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e photo  : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
  3e photo  : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm
  4e photo  : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 21 mm
  5e photo  : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  6e photo  : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
  7e photo  : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 31 mm
  8e photo  : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  9e photo  : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
10e photo  : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
11e photo  : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
12e photo  : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel