Deuxième voyage à Paris : jour 2

Publié le 3 octobre 2015 | Temps de lecture : 6 minutes
Mon petit déjeuner à l’hôtel

Je suis très content.

Je me suis endormi en déposant la tête sur l’oreiller vers 0h20 hier soir et je me suis réveillé ce matin à 7h45 lorsqu’on a frappé à ma porte pour m’apporter mon petit déjeuner.

Aujourd’hui, c’est la première fois que je suis dans la capitale un premier vendredi du mois.

Et qu’y a-t-il de spécial à Paris le premier vendredi du mois ? C’est qu’on y expose, à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, ce qu’on croit être la véritable Couronne d’épines du Christ.

Cette couronne fait partie des Saintes Reliques que le roi Louis IX (Saint Louis) a achetées à l’empereur de Constantinople en 1239. Jusqu’à la Révolution, ces reliques étaient entreposées à la Sainte-Chapelle. Cette dernière fut construite expressément dans le but de servir de reliquaire à ce trésor.

Pendant des siècles, la Couronne d’épines n’était vue de près que par la famille royale et leurs invités de marque.

Les vingt-deux reliques prenaient place dans une chasse de trois mètres de haut (en or, en argent et en pierres précieuses) pouvant pivoter sur elle-même. En ouvrant deux fenêtres basses derrière le choeur, la foule des fidèles assemblés dans la cour du palais pouvait apercevoir les reliques. On ignore à quelle fréquence cette exposition publique avait lieu.

De nos jours, la Couronne d’épines est exposée à l’occasion d’une cérémonie spéciale, le premier vendredi du mois, à 15h.

Chœur de Notre-Dame

En arrivant trente minutes plus tôt, on a le temps de faire la queue à l’extérieur et d’obtenir une place dans la partie du vaisseau central où se déroule cette cérémonie. J’étais dans la huitième rangée.

La cérémonie débute par une procession qui part de la sacristie, qui descend le bas-côté droit, et remonte l’allée principale.

En tête de procession, un officiant porte sur ses avant-bras un coussin de velours rouge au centre duquel est déposée la Couronne d’épines dans son écrin de vermeil — un alliage d’or et d’argent — donné par Napoléon Bonaparte.

Les épines de la Couronne ont été taillées afin de constituer des reliques expédiées dans diverses églises chrétiennes.

Il ne subsiste donc que les tiges. En somme, c’est une couronne d’épines sans épine.

Le coffret possède des excroissances dorées pointues qui miment ce à quoi pouvait ressembler originellement cette couronne.

Le coffret n’est jamais ouvert, mais la Relique peut être aperçue à travers le cristal de roche sur lequel serpente le vermeil du coffret. Au bas de celui-ci, une pièce de cristal de roche à découvert, d’environ 12 cm de large, est l’endroit où la Couronne d’épines est la mieux vue.

À la fin de la cérémonie, chacun des fidèles est invité à s’approcher du coffret afin de toucher ou de déposer un baiser sur cette partie du coffret. Après chaque baiser, un officiant essuie délicatement la pierre.

Pour avoir vu la Couronne d’épines de très près, je pourrais vous la décrire. Mais je crois qu’il y a des choses qui méritent de demeurer auréolées de mystère.

À mon avis, ce qu’il y a d’extraordinaire dans ce rituel, c’est la démocratisation de l’Exposition des Saintes Reliques. Jamais Saint Louis n’aurait pu imaginer que presque huit siècles après lui, de simples gueux pouvaient toucher un des objets qui lui ont couté, en 1239, le tiers de tous les revenus annuels du royaume.

Ceci étant dit, qu’ai-je fait avant 15h ?

Aperçu de l’intérieur de Notre-Dame-de-Paris
Rosace à la Vierge
Aperçu du trésor (au premier plan, statue de Saint Denis, premier martyre de Paris, mort décapité)

Eh bien j’ai visité la cathédrale. La visite est gratuite. L’accès au trésor de la cathédrale coute cinq euros (7,50$ ou 11,25$) et l’accès aux tours — qui offre un point de vue unique sur la ville — coute le même prix.

Vue panoramique de l’ouest de la ville

En descendant des tours, j’ai compté 384 marches (avec une marge d’erreur d’une ou deux marches). Je présume en avoir monté autant à l’aller.

Entre la visite du trésor et l’Exposition des Saintes Reliques, j’ai pris le repas du midi à la Réserve de Quasimodo, mon restaurant préféré sur l’Île-de-la-Cité (sur laquelle sont bâties la cathédrale et la Sainte-Chapelle).

Rillettes de sardines

Pour 16,7 euros, soit 25$, j’ai pris les rillettes de sardines (délicieuses, à recommander même à ceux qui n’aiment pas les sardines), le colin au basilic accompagné de pâtes, et 375ml de vin blanc. Malheureusement le poisson était sans goût et plein d’arêtes.

Après la visite de la cathédrale, le repas du soir fut constitué d’un sandwich de 30cm de Subway (on les appelle des sous-marins au Québec, en raison de leur forme) pour 5 euros, accompagné de la moitié d’une bouteille de 750ml de Gaillac blanc achetée à l’épicerie pour 3,4 euros ou 5$. Au dessert, un pruneau d’Agen fourré à la crème de pruneaux accompagné d’eau de source Volvic parfumée à la fraise.

Volvic a eu la bonne idée de remettre sur le marché ses fameuses eaux parfumées, sucrées naturellement plutôt qu’avec des édulcorants artificiels. Celle-ci, aux fraises, est constituée de 84,3% d’eau de source à laquelle on a ajouté 10% d’un concentré de fruits (à moitié de fraises et à parts égales de citron et de raisin), environ 5% de jus de carotte pourpre (pour colorer) et un soupçon d’arôme naturel.

La soirée a été occupée à faire la sieste et à rédiger ce compte-rendu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (la 2e photo), M.Zuiko 75 mm F/1,8 (la 4e photo), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (la 6e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 27 mm
2e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 26 mm
4e photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
5e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 14 mm
6e photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
7e photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 1

Publié le 2 octobre 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Mon avion, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle

C’est vers 9h40 que l’avion d’Air Transat a atterri ce matin à Paris. La journée est ensoleillée et le maximum prévu sera de 19 degrés Celsius.

Moins de 45 minutes après l’atterrissage, j’aurai passé les douanes et pris possession de mes deux bagages en provenance de la soute de l’appareil.

Précisons que lorsqu’on paie le supplément Option Plus, les bagagistes traitent de nos objets en priorité. Les miens furent parmi les cinq premiers à apparaitre sur le tapis roulant.

Avant de prendre le Réseau express régional — le réseau ferré de transport en commun qui, entre autres, relie Paris à l’aéroport Roissy en 35 minutes — j’achète au cout de 70 euros (environ 90$), une passe qui me permettra d’utiliser à ma guise tout le transport en commun qui dessert la région parisienne (jusqu’à Versailles) pendant tout le mois d’octobre.

J’arrive donc à mon hôtel vers 12h30.

Aiguillettes de canard à la Royale

Après avoir défait mes bagages, je vais aux Ducs de Gascogne, sur la rue Saint-Antoine, m’acheter trente pots d’une préparation gastronomique composée de 45% de magret de canard et de 44% de foie gras de canard. C’est ce que je me propose de tartiner sur mon pain au petit déjeuner à la place de la confiture.

Le magret enrichira l’apport protéiné de ce repas, tandis que le foie gras m’apportera toutes les vitamines A, D et B dont j’ai besoin.

Intérieur de l’église Saint-Paul-Saint-Louis

À deux pas, je vais à l’église Saint-Paul-Saint-Louis pour refaire quelques photos (n’étant pas entièrement satisfait de certaines que j’y ai prises l’an dernier).

Vers 14h30, je prends tardivement mon repas du midi : une bavette de bœuf pour 8 euros. La viande saignante est plutôt coriace, mais l’assiette est bien garnie de patates en cubes, de riz, et de salade.

Une dame dans le métro

Puis je vais au Bazar de l’Hôtel de Ville m’acheter un coussin chauffant. C’est le premier que de mes coussins électriques fonctionnant sur le 220 volts.

En passant dans les allées, je vois des pruneaux d’Agen fourrés à la crème de pruneaux. L’émission Des racines et des ailes (sur TV5) a consacré récemment à ces fruits un reportage avantageux dans le cadre d’une émission dédiée à la Garonne. J’achète donc un format de 250g de cette spécialité culinaire, heureux de pouvoir en faire l’essai.

Finalement, je rentre à l’hôtel faire la sieste, écrire le texte que vous lisez et me coucher pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (la 3e photo) et objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/800 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 12 mm
2e photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 8 mm
4e photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Bilan militaire de la lutte contre l’État islamique

Publié le 29 septembre 2015 | Temps de lecture : 2 minutes

Créée 2014, la coalition internationale contre l’ÉI comprenant soixante pays dont la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Australie, le Danemark et le Canada.

De son côté, la Turquie cible accessoirement l’ÉI en Syrie mais surtout les forces kurdes en Irak qui s’opposent à l’ÉI sur son chemin vers sa première cible, l’Iran.

L’État islamique regroupe aujourd’hui cent mille à cent vingt-cinq mille combattants en Syrie et en Irak, dont près de quinze mille étrangers.

En 415 jours de campagne, 7 085 frappes ont été menées; 506 en Irak et 2 579 en Syrie. Elles visent principalement les centres de commandement, les stocks de munitions, les chefs de l’ÉI et les convois d’armes et de combattants.

La coalition internationale affirme avoir tué plus de quinze mille combattants de l’ÉI depuis le début de la campagne aérienne. Toutefois, à défaut d’avoir des soldats sur le terrain, il est difficile de prouver cette affirmation.

Et comme la coalition ne donne pas de données relativement à la population civile tuée (un sujet tabou), on doit prendre avec circonspection les données des pertes dans les rangs des djihadistes.

Selon un analyste irakien, Hicham Al-Hachémi, dix-neuf des quarante-trois grands chefs de l’EI auraient été tués, aussitôt remplacés par d’autres personnes.

Au-delà de ce bilan militaire — qui se résume à avoir stoppé l’expansion fulgurante de l’ÉI en Syrie et en Irak — le cout humain des interventions étrangères en Syrie est catastrophique, contribuant au chaos qui pousse à l’exil des millions de personnes.

Référence : Au bout d’un an, quel est le bilan de la coalition internationale contre l’EI ?

Sur le même sujet :
Crise migratoire : pas d’issue sans paix
La principale menace contre l’Occident : la Russie ou l’État islamique ?
Le Canada, serviteur de l’Arabie saoudite
L’État islamique : un trou noir
Turquie vs Kurdes vs État islamique

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’éclipse lunaire d’hier soir

Publié le 28 septembre 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
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L’orbite de la lune autour de la Terre décrit une ellipse à l’intérieur de laquelle la Terre n’est pas placée au centre. Conséquemment, la lune s’approche, puis s’éloigne de la Terre en effectuant sa rotation autour d’elle.

Le mois dernier, plus exactement 29 aout, la lune était à son point le plus rapproché.

Toutefois, hier soir, alors qu’elle était encore relativement proche, c’était le moment précis où le soleil, la Terre et la lune s’alignaient dans le même axe.

En d’autres mots, on pouvait assister à une éclipse de la lune.

Toutefois, lorsque la lune est dans l’ombre de la Terre, elle prend une teinte orangée.

La lune est très légèrement éclairée parce que les rayons du soleil qui frôlent le pourtour de la Terre sont déviés par l’effet de la gravité terrestre vers l’intérieur du cône d’ombre.

On sait que l’atmosphère est composée de 78% d’azote. Or ce gaz possède la propriété de diffuser le bleu de la lumière solaire dans toutes les directions. Voilà pourquoi, le jour, le ciel nous apparait bleu.

Lors d’une éclipse, cette diffusion fait obstacle à la traversée de la partie de la lumière solaire qui déviée vers la lune. Cette lumière se trouve donc enrichie de jaune et d’orange, comme le sont les couleurs d’un coucher de soleil.

Références :
Éclipse lunaire
Super lune
Une rare éclipse de super Lune prévue ce dimanche

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Vivitar 500mm F/8,0

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Crise migratoire : pourquoi maintenant ?

Publié le 27 septembre 2015 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

Dans un article paru le 17 septembre 2014, j’écrivais : « En déstabilisant la Syrie, la Turquie devient le seul tampon qui protège l’Europe de l’invasion de centaines de milliers de réfugiés provenant d’une région mise à feu et à sang par des puissances étrangères. »

Tel que prévu (mais en sous-estimant l’ampleur du phénomène), presque trois millions de Syriens ont trouvé refuge principalement en Turquie et au Liban, sans compter les 8 à 12 millions de personnes déplacées à l’intérieur de la Syrie.

On peut se demander pourquoi cette crise migratoire vers l’Europe n’est pas survenue plus tôt.

La vie de réfugié

Sur les 2,2 millions de Syriens que la Turquie a accueillis, seulement 260 000 personnes vivent dans des camps de réfugiés installés le long de la frontière syrienne.

Ces camps sont dotés d’infirmeries, d’épiceries et d’écoles (où est enseigné l’arabe et non le turc). Ces camps sont même équipés d’un réseau WiFi.

Comment se fait-il que de ‘pauvres’ réfugiés aient les moyens de se payer un téléphone portable ? Parce qu’ils ont tout vendu et qu’un tel téléphone est pour eux le seul moyen pour eux de s’assurer que leurs proches sont encore vivants. Le réseau WiFi est accessible à l’aide de cartes SIM qu’ils doivent acheter.

Depuis 2011, la Turquie a dépensé 6,6 milliards d’euros (environ 9 milliards$) à l’accueil des réfugiés, une somme en grande partie commanditée par les pétromonarchies (qui ne veulent pas de réfugiés chez elles) et par les pays européens qui préfèrent eux aussi sédentariser les réfugiés dans des camps situés loin de leurs frontières.

Les 1,9 million de réfugiés syriens qui vivent en Turquie hors des camps habitent dans les villes du pays, dont 350 000 à Istanbul.

Généralement sans emploi, ces réfugiés vivent jusqu’à l’épuisement de leurs économies dans des logements souvent insalubres partagés à plusieurs familles.

Le prix des rares loyers disponibles atteint des records et sont parfois facturés à la semaine à ceux qui songent à quitter le pays incessamment.

Pendant ce temps, les enfants n’ont pas accès à l’éducation, accessible seulement à ceux des contribuables turcs.

Les rues de la capitale sont envahies de milliers de mendiantes à même le sol, leurs bébés dans les bras, tandis que les enfants pieds nus vendent des bouteilles d’eau aux passants ou des babioles aux touristes, au grand dam des boutiquiers de souvenirs.

82% des réfugiés éprouvent des difficultés à trouver du travail. Ceux qui en trouvent sont rémunérés au tiers ou à la moitié de ce que gagne un citoyen du pays. C’est ainsi qu’un manœuvrier syrien sur un chantier de construction gagnera environ 8 euros par jour (environ 12$).

56% des réfugiés se plaignent du manque d’accès aux services sociaux et 90% trouvent les loyers onéreux.

Une partie seulement des sommes promises par les pays donateurs a effectivement été versée à la Turquie, au Liban et à la Jordanie.

Avant qu’éclate la crise migratoire, l’austérité budgétaire avait incité les pays donateurs à diminuer de plus en plus l’importance des sommes promises. La vie des camps s’est donc détériorée, notamment au Liban, au point où de nombreux réfugiés ont décidé de quitter le pays.

En Jordanie, où vivent plus d’un demi-million de réfugiés syriens, les deux tiers d’entre eux vivent avec moins de 3 dollars par jour (le seuil de pauvreté dans ce pays), et un sur six avec moins de 1,30 dollar.

La fermeture des frontières

Après les espoirs provoqués le 26 aout dernier par la politique d’ouverture de la chancelière allemande, les réfugiés sont conscients des barrières que les pays balkaniques sont en train d’ériger sur leur chemin. Un à un, les pays qu’ils doivent traverser afin d’atteindre l’Allemagne leur sont de plus en plus hostiles.

D’où l’urgence de quitter la Turquie, le Liban et la Jordanie pendant qu’il est encore temps.

La conscription obligatoire

Pour remplacer les décès et les défections, les forces en présence utilisent des moyens de plus agressifs pour rechuter de nouveaux combattants.

Les rapts d’adolescents et des jeunes hommes dans les territoires nouvellement conquis par les rebelles, de même que la conscription obligatoire relevée à plus de quarante ans (42 ou 50 ans, selon les sources) par le gouvernement de Bachar el-Assad, incitent de nombreuses familles à quitter le pays plutôt que voir tous leurs hommes partir à l’abattoir.

Le désespoir

Après quatre ans de guerre, l’obstination des pays étrangers à poursuivre ce conflit par milices interposées laisse peu d’espoir aux Syriens que la vie dans leur pays pourrait reprendre normalement dans un avenir prévisible.

Selon certains experts, le chaos au Moyen-Orient — qui a débuté en 2003 avec l’invasion américano-britannique en Irak — pourrait se poursuivre une ou deux décennies de plus tellement sont nombreux pays producteurs d’armement qui ont intérêt à prolonger les hostilités.

S’il est possible de se résigner à partager temporairement le quotidien monotone et oisif de la vie de camp de réfugiés, il est normal pour n’importe quel parent de vouloir quitter cette vie sans espoir pour leurs enfants lorsqu’elle est appelée à se prolonger indûment.

Conclusion

Après 240 0000 morts, le conflit syrien semble toujours sans issue.

Seuls les pays d’Europe continentale ont intérêt au règlement de ce conflit. Même l’Allemagne, dont l’apport de réfugiés soulage la pénurie de main-d’œuvre non spécialisée, n’a intérêt qu’à une crise migratoire d’ampleur limitée.

Pour l’instant, la précarité des camps de réfugiés, l’impression que les portes de l’Europe sont en train de se fermer sur eux, l’enrôlement obligatoire dans un conflit de plus en plus meurtrier, et un avenir complètement bouché, détermine l’urgence pour des millions de réfugiés à chercher le bonheur sous d’autres cieux.

Références :
Accueil des réfugiés : les réponses aux questions que vous vous posez
Crise migratoire : pas d’issue sans paix
La guerre civile syrienne et ses enjeux
La Turquie a du mal à retenir les réfugiés venus de Syrie
Réfugiés : l’UE débloque plus d’un milliard d’euros

Parus depuis :
Fewer than 0.1% of Syrians in Turkey in line for work permits (2016-04-11)
From war to sweatshop for Syria’s child refugees (2016-05-06)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le scandale des ventes d’armes canadiennes à l’Arabie saoudite

Publié le 26 septembre 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
© 2010 — Google Maps

C’est aujourd’hui que le contrat militaire que le gouvernement Harper a conclu avec l’Arabie saoudite refait surface dans la campagne électorale canadienne.

Rappelons que le contrat de la firme ontarienne General Dynamics concerne la vente de véhicules blindés au cout total de 10 milliards$ sur 14 ans, soit 760 millions$ annuellement.

Ce faisant, le gouvernement Harper a violé une loi canadienne datant de 1947, interdisant la vente d’armes canadiennes vers les pays « où les droits de la personne de leurs citoyens font l’objet de violations graves et répétées de la part du gouvernement, à moins qu’il puisse être démontré qu’il n’existe aucun risque raisonnable que les marchandises puissent être utilisées contre la population civile ».

Ali Mohammed al-Nimr
 
Cette controverse survient au moment où un jeune saoudien (ci-dessus) doit être bientôt décapité (et son cadavre, crucifié et exposé publiquement jusqu’à la décomposition évidente des chairs) pour avoir réclamé des réformes démocratiques lors du printemps arabe dans son pays.

Cette révolte a été réprimée dans le sang par la dictature saoudienne notamment en utilisant des véhicules blindés similaires à ceux que le Canada s’apprête à vendre à l’Arabie saoudite.

En mars dernier, la Suède a décidé de ne pas renouveler son accord de coopération militaire signé avec l’Arabie saoudite en 2005 en raison du bilan peu reluisant de ce pays en matière des droits de l’homme.

Références :
Ali Mohammed al-Nimr
Arabie Saoudite : décapité et crucifié publiquement à 21 ans pour avoir… manifesté
Cinq questions sur la condamnation d’un jeune Saoudien à être décapité et crucifié
General Dynamics: contrat de 10 milliards avec l’Arabie saoudite
La Suède met fin à sa coopération militaire avec l’Arabie saoudite au nom des droits de l’homme
L’économie avant les droits de la personne

Parus depuis :
Les jeeps de Justin – Le «deal» avec Riyad fait éclater la vitrine morale d’Ottawa (2016-01-18)
Vente de véhicules blindés à l’Arabie saoudite : vers une contestation en cour (2016-02-06)
Saudis lobby MEPs before arms embargo vote over Yemen (2016-02-25)
EU parliament votes for embargo on arms sales to Saudi Arabia (2016-02-25)
L’Arabie saoudite en retard dans ses paiements pour des véhicules blindés canadiens (2019-10-30)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La pourriture morale de Volkswagen

Publié le 25 septembre 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

Fraude_Diesel
 
En raison de leur mode particulier de combustion, les moteurs diesels ont tendance à produire une plus grande quantité d’oxydes d’azote que les moteurs ordinaires.

Aussi nocifs qu’ils soient, ces oxydes ne sont qu’une partie des polluants émis par une voiture.

Incapable de produire un module antipollution qui ne soit pas un handicap sérieux à la performance de ses voitures, Volkswagen a choisi de tricher.

Un véhicule qui file à grande allure sur une autoroute ne le fait jamais alors que le capot est ouvert et que ni le volant ni les roues motrices ne changent pas de direction.

C’est toutefois ce qui arrive lorsqu’une voiture est testée.

L’idée des fraudeurs était simple; il suffisait d’activer le module antipollution lorsque la voiture semble rouler le capot grand ouvert.

Autrement, le module était totalement ou partiellement mis en veilleuse et la voiture était libre d’atteindre ses performances optimales, appréciées des conducteurs.

Au début de 2014, l’ONG américaine International Council on Clean Transportation demande à des chercheurs de l’université d’État de Virginie-Occidentale d’étudier les émissions des moteurs diesels en condition de conduite normale.

Les chercheurs pensaient pouvoir démontrer que les voitures vendues aux États-Unis étaient moins polluantes que celles vendues ailleurs, parce que les standards américains étaient plus élevés.

Mais les résultats furent très différents. Certaines voitures utilisées (entre autres, des voitures diesels de marque Jetta et Passat) émettaient de 5 à 35 fois plus d’oxydes d’azote que les taux maximaux permis aux États-Unis.

Ces voitures ont en commun le fait d’être équipées du moteur diesel quatre cylindres TDI Euro 5 du type EA 189. On le retrouve sous le capot des marques Volkswagen, Audi, Seat et Škoda.

Des tests sont justement en cours aux États-Unis et en Europe afin de déterminer l’étendue de cette fraude.

Les propriétaires qui avaient choisi ces voitures en raison de leur empreinte environnementale réduite ont payé plus cher pour rien. La valeur de revente de leurs véhicules est amoindrie. Bref, on s’attend à un recours collectif de plusieurs milliards de dollars, sans compter les poursuites gouvernementales.

Signalons que le diesel ne représente que 3% du parc automobile américain, contre 55% du parc européen.

Payé 16,6 millions d’euros par année, le président de Volkswagen a remis sa démission dans la foulée de ce scandale.

Pouvant réclamer une indemnité de départ équivalente à deux ans de salaire, sans compter les droits à une pension de 28,6 millions d’euros pour les huit années passées à la tête du groupe, Martin Winterkorn pourrait quitter l’entreprise avec un parachute doré de 61,8 millions d’euros (près de 100 millions de dollars canadiens)… si aucune faute ne peut lui être reprochée.

La question qu’on peut se poser est la suivante : comment les dirigeants d’une entreprise aussi respectable ont-ils pu commettre une telle fraude ?

Pour répondre à cette question, on doit se rappeler que les agences de notation et les plus grandes institutions financières au monde ont sciemment menti quant à la valeur presque nulle des actifs adossés à des créances hypothécaires (appelés ‘papier commercial’) et ce, afin de tromper les investisseurs. Cette fraude a presque réussi à faire effondrer l’économie mondiale en 2007.

La réponse à la question posée précédemment est simple : le capitalisme n’est plus ce qu’il était.

Contrairement au créateur d’une petite entreprise qui bénéficie d’une considération sociale intimement liée à la respectabilité sa compagnie, la plupart des grands gestionnaires d’entreprise n’ont aucun attachement à leur employeur.

Celle-ci n’est qu’une étape dans une carrière où il se propose de papillonner d’une compagnie à l’autre au gré des occasions intéressantes.

Le capitalisme est donc pourri de l’intérieur par ces dirigeants sans scrupule dont le seul but est de justifier leur salaire en favorisant la croissance de la valeur capitalisée de la compagnie par tous les moyens, y compris la fraude, et de la quitter avant que les choses ne se gâtent.

Références :
Affaire Volkswagen
Don’t Breathe Here
Cinq questions pour comprendre le scandale Volkswagen
Le rapport prémonitoire qui annonçait la fraude de Volkswagen
Salaire record pour le patron de VW
Volkswagen : cette petite phrase de Martin Winterkorn peut lui rapporter 61 millions
Volkswagen : les origines du scandale

Dans le même ordre d’idée : VISA Desjardins et les pourrisseurs d’entreprise

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Niqab et démagogie

Publié le 24 septembre 2015 | Temps de lecture : 2 minutes

Voile_islamique
 
Il y a quelques années, je travaillais au comptoir d’accueil d’un commerce quand un jeune homme a pénétré dans l’établissement, portant un casque de motocycliste, la visière baissée. En l’apercevant, j’ai immédiatement craint qu’il s’agisse d’un vol à main armée.

Arrivé à mon comptoir, il a retiré son casque et c’est à ce moment-là seulement que j’ai su que ce n’était pas le cas.

Quelques années plus tard, dans le métro de Montréal, je me suis retrouvé assis, face à face, avec un colosse portant une cagoule. Il pouvait s’agir d’un dangereux criminel, évadé de prison, circulant librement en ville grâce à l’anonymat que lui procurait sa cagoule.

Fort de ces expériences, de ces temps-ci, lorsque je vois la transformation médiatique des femmes portant le niqab en chair à canon électorale, je ne peux qu’être dégouté de la démagogie et de la misogynie de certains partis politiques canadiens.

Si on ne veut pas de femmes portant de niqab au pays, on n’a qu’à interrompre l’immigration de requérants provenant de communautés dont les femmes portent ce vêtement dans leur pays d’origine. Parce qu’une fois admises au pays, ces femmes ont des droits. Il faut donc y penser avant d’admettre au pays n’importe qui pour n’importe quelle raison.

Ceci étant dit, il serait judicieux d’adopter une loi générale interdisant le port d’un masque sur la voie publique, sauf pour des raisons climatiques ou médicales, de même que des raisons de sécurité routière (avec une exception également pour les enfants à l’Halloween).

Évidemment, cette loi invoquerait la clause dérogatoire de la constitution puisqu’elle règlerait secondairement — et secondairement seulement — l’épineux problème social du port du niqab au pays.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les clichés ethniques du Bloc québécois

Publié le 22 septembre 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

 

 
Le soir d’une défaite référendaire, les propos hostiles du premier ministre Jacques Parizeau à l’égard des minorités ethniques du Québec auraient pu être prononcés par n’importe quel chef d’un mouvement d’extrême droite.

Quelques semaines avant l’annonce officielle de la Charte de la laïcité du Parti québécois, je prenais position contre celle-ci, notamment en raison de sa discrimination à l’égard de certaines Musulmanes.

Et voilà que le Bloc Québécois en rajoute en associant deux sujets qui n’ont aucun rapport (autre que la couleur); le pétrole et le niqab.

Quel est ce petit génie qui a eu l’idée de mêler ces deux sujets ?

Tous les dirigeants bloquistes, imbibés de belle rectitude politique, vous diront combien il est important d’éviter les amalgames. Ils vous parleront des efforts qu’ils consacrent à éviter les associations d’idées réductrices à l’égard des minorités ethniques.

Toutefois dans cette campagne, à coup de millions$, le Bloc québécois associe deux dangers anticipés; le pétrole et les Arabes. Comme si les États-Unis n’étaient pas devenus le principal producteur de pétrole au monde, et que le pétrole dont il s’agit dans cette publicité n’était pas canadien à 100%.

Alors j’aimerais qu’on m’explique pourquoi il était nécessaire d’amalgamer le danger des pipelines pétroliers d’une part, et d’autre part le péril du niqab envers les valeurs canadiennes. Il y a un tel écart de dangerosité entre les deux que je ne comprends pas le rapport.

Le Bloc serait mieux avisé de retirer cette publicité démagogique, laide et sale.

Les minorités visibles sont extrêmement sujettes à l’intolérance : en clair, le Bloc veut-il semer l’animosité à l’égard des femmes niqabées ? Si ce n’est pas le cas, doit-on attendre que l’une d’elles soit sauvagement attaquée pour réaliser qu’on est allé trop loin ?

Le Bloc québécois aurait intérêt à se ressaisir et à agir de manière responsable. Et agir de manière responsable, c’est de dire aux électeurs que le problème, c’est la politique conservatrice en matière d’immigration. Cela serait mieux que de susciter l’animosité à l’égard des femmes qui portent le niqab, admises au pays, qui font respecter leurs droits.

Référence : La Charte de la laïcité : un mauvais départ

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Écrit par Jean-Pierre Martel


À chacun ses tabous

Publié le 20 septembre 2015 | Temps de lecture : 6 minutes

Récemment, une de mes amies me confiait entretenir une relation secrète avec un supérieur hiérarchique marié.

Cette confidence nous a amenés à parler de l’évolution des mentalités à ce sujet.

Au Moyen-âge, le noble possédait un droit de cuissage. Ce droit était le pouvoir discrétionnaire de celui-ci de dépuceler la future épouse d’un de ses sujets. Lorsque le noble se prévalait de ce droit, personne n’était coupable d’une faute; c’était dans l’ordre des choses.

Pendant des siècles, au sein des familles aristocratiques d’Europe, il était normal, voire préférable, de posséder une maitresse.

Puisqu’il était imprudent de critiquer un monarque, c’est à la maitresse qu’on imputait la responsabilité de décisions royales controversées; on avait là la preuve de sa mauvaise influence sur le roi.

Après un certain temps, lorsque le roi la répudiait, celle-ci emportait avec elle la rancœur des sujets lésés par les décisions royales passées tandis que le roi, comme un Born Again Christian, retrouvait une pureté originelle. Et la nouvelle maitresse, à partir de là, devenait le bouc émissaire des malheurs du royaume.

Si l’épouse de Louis XVI, Marie-Antoinette, a tellement été détestée à la fin du règne de son époux, c’est à cause de la fidélité irréprochable de ce dernier; on n’avait personne d’autre à blâmer.

Dans les familles bourgeoises, les parents mariaient leurs enfants — afin de créer des liens financiers entre familles du même rang — en contrepartie de quoi, le jeune concerné trouvait l’amour comme il le pouvait, du moment que cette relation était clandestine.

Il y a cinquante ans au Québec, lorsqu’une aventure extracongugale était révélée — peu importe le rapport entre les conjoints — la concubine avait toujours tort. La maitresse était perçue d’emblée comme une briseuse de famille.

L’animosité publique contre cette séductrice était proportionnelle à la respectabilité de l’époux, entrainé involontairement par elle dans les abimes du péché.

Sans connaître aucun détail de cette affaire, on était formel; la victime était toujours l’homme, un être par nature faible devant la chair et donc vulnérable aux attraits de la tentation.

Un nombre incalculable de scénarios de films et de romans à l’eau de rose étaient basés sur ce cliché.

Et de son côté, l’Église se faisait un devoir de nous rappeler que c’est à cause d’Ève qu’Adam a été chassé du paradis… et que nous vivons depuis dans une vallée de larmes.

De nos jours, c’est l’inverse. Lorsqu’on apprend qu’une personne en position de pouvoir — presque toujours un homme — a développé une relation (extra-conjugale ou non) avec une employée subalterne, notre premier réflexe est de penser que ce supérieur hiérarchique a abusé de son pouvoir et conséquemment, qu’il a eu tort.

Et plus la maitresse est jeune, plus il nous semble évident qu’elle soit la victime d’un prédateur sexuel.

Même si nous savons que l’amour ne se commande pas, même si nous soupçonnons qu’on puisse s’attacher à un collègue de travail en dépit de l’autorité qu’il représente, nous sommes convaincus que le devoir de tout supérieur est de résister à ses pulsions (ce qui est toujours simple pour ceux qui n’en ont pas et qui jugent les autres).

Et devant le tribunal de l’opinion publique, peu importe les preuves démontrant la pureté de la naissance de cet amour et peu importe l’âge des personnes concernées : il s’agit d’un tabou et depuis toujours, quiconque viole un tabou est maudit.

En Inde, s’il est simplement mal vu qu’un homme d’une caste supérieure puisse tomber amoureux d’une femme d’un rang inférieur, il est inacceptable qu’une femme d’une caste supérieure soit amoureuse d’un homme d’un rang inférieur.

Et dans un pareil cas, c’est ce dernier qui a tort. Et s’il s’enfuit avec elle pour vivre leur amour, il est un voleur puisque la femme est un objet familial au même titre que le mobilier.

C’est ainsi que le mois dernier, un conseil de village a condamné deux femmes — respectivement de 15 et 23 ans — à être violées. Pourquoi ? Par représailles pour un crime commis par leur frère. Et quel est ce crime ? Il s’est amouraché d’une femme d’une caste supérieure et s’est enfui avec elle.

Afin de l’obliger à restituer le bien volé, ses sœurs devaient être violées. À la suite d’une pétition d’Amnistie Internationale, la Cour suprême de l’Inde a interdit l’exécution de cette sentence.

Aux États-Unis, on devient majeur à 18 ans. Cormega Copening — un mulâtre de 17 ans habitant l’État américain de la Caroline du Nord — a été inculpé récemment pour possession de pornographie juvénile.

Les policiers ont trouvé sur son téléphone multifonctionnel deux photos illicites; une première qu’il a prise de lui-même, nu, alors que la seconde est une photo de sa compagne (mineure elle aussi) qu’elle a prise d’elle-même, également nue, dont il s’est retrouvé en possession à la suite d’un échange mutuel de photos.

Ce mineur a été condamné pour avoir réalisé de la pornographie juvénile (son égoportrait) et pour possession de pornographie juvénile (son égoportrait et celui de sa copine).

En Caroline du Nord, comme au Canada, pour être considérée comme pornographique, la photo d’un mineur doit le représenter en train d’exercer une activité sexuelle explicite ou doit représenter essentiellement ses organes génitaux.

On estime que 30% des adolescents américains s’échangent privément des photos égoérotiques.

Références :
Droit de cuissage
Deux soeurs condamnées à être violées en Inde
Teen prosecuted as adult for having naked images – of himself – on phone
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Écrit par Jean-Pierre Martel