La tulipe ‘Canada 150’

Publié le 1 juillet 2017 | Temps de lecture : 2 minutes
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C’est précisément aujourd’hui qu’on célèbre le 150e anniversaire de deux évènements importants dans l’histoire du Canada.

Premièrement, l’entrée en vigueur en 1867 de l’ancienne constitution du pays, le British North America Act.

Si cette loi constitutionnelle ne possède qu’un seul nom officiel anglais, c’est qu’il s’agit d’une loi adoptée par le parlement de Londres.

De plus, on célèbre la création du Dominion du Canada, une des nombreuses entités administratives, juridiques et territoriales empruntées par le Canada depuis sa naissance durant la Renaissance.

Ce faisant, en 1867, on transférait la presque totalité des pouvoirs coloniaux britanniques de Londres à Ottawa, pouvoirs qui allaient dorénavant être exercés par le gouvernement canadien.

Pour marquer ce 150e anniversaire, la tulipe ‘Happy Generation’ est devenue la tulipe officielle de l’évènement sous le nom de ‘Canada 150’.

Il s’agit d’une tulipe de type Triomphe. On appelle ainsi les cultivars issus d’un croisement entre une tulipe simple hâtive et une simple tardive.

Drapée des couleurs nationales, la ‘Canada 150’ est une tulipe simple dont les tépales possèdent un bord légèrement dentelé.

Cultivés aux Pays-Bas, ses bulbes étaient vendus exclusivement dans les magasins Home Hardware. Toutefois, on en trouvait également chez d’autres fournisseurs sous le nom de ‘Canadian Celebration’.

Plus de quatre millions de ces tulipes ont été vendus au Canada.

De ce nombre, 800 avaient été plantées à St-Jean de Terre-Neuve par l’université Memorial. Mais un orignal s’est introduit dans le Jardin botanique de l’institution et les a dévorées.

Après avoir passé l’hiver à brouter une diète monotone composée d’aiguilles de conifères, l’attrait de ces tendres tulipes sucrées a été plus fort que le sentiment patriotique de l’animal…

Références :
Only a ‘fraction’ of Canada 150 tulips not turning out as expected, Home Hardware says
Le tulipe de la 150e
Moose noshes on Canada 150 tulip display at MUN Botanical Garden

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 95 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 140 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Ô Canada et la laïcité

Publié le 30 juin 2017 | Temps de lecture : 4 minutes

Tous les Canadiens adultes connaissent le premier couplet de l’Ô Canada, appris à l’école et chanté en ouverture de joutes sportives.

Il est basé sur un poème écrit en 1880 par l’écrivain et avocat Adolphe-Basile Routhier. Longtemps chant patriotique des Canadiens français, il ne sera reconnu officiellement comme l’hymne national du Canada qu’en 1980.

Son premier couplet — le seul généralement connu — est le suivant :

Ô Canada ! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux !
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix !
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.
Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits,
Protégera nos foyers et nos droits.

Contrairement à beaucoup d’autres, cet hymne n’est pas un chant militaire ni un appel aux armes. Toutefois, il est fortement teinté par les valeurs culturelles des Canadiens français du XIXe siècle.

Dans les strophes généralement ignorées — mais qui font également partie de l’hymne national — on y parle d’un fleuve géant (le Saint-Laurent), du patron religieux des Canadiens-français (Saint Jean Baptiste), du vrai Dieu (celui des Chrétiens, évidemment), et on y proclame sa loyauté envers Jésus de Nazareth et le roi d’Angleterre.

Quant à la race dont il est question — qui se distingue des races ‘étangères’ — il s’agit de cette population, bénie de Dieu, qui a pris racine le long de ce fleuve et qui est protégée par un même patron religieux. En somme, il s’agit de la ‘race canadienne-française’, conformément à la manière de s’exprimer du temps.

Aujourd’hui, on parlerait plutôt du peuple canadien-français.

Voici les autres strophes :

Sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant,
Le Canadien grandit en espérant.
Il est né d’une race fière,
Béni fut son berceau.
Le ciel a marqué sa carrière
Dans ce monde nouveau.
Toujours guidé par sa lumière,
Il gardera l’honneur de son drapeau,
Il gardera l’honneur de son drapeau.

De son patron, précurseur du vrai Dieu,
Il porte au front l’auréole de feu.
Ennemi de la tyrannie
Mais plein de loyauté,
Il veut garder dans l’harmonie,
Sa fière liberté.
Et par l’effort de son génie,
Sur notre sol asseoir la vérité,
Sur notre sol asseoir la vérité.

Amour sacré du trône et de l’autel,
Remplis nos cœurs de ton souffle immortel !
Parmi les races étrangères,
Notre guide est la loi :
Sachons être un peuple de frères,
Sous le joug de la foi.
Et répétons, comme nos pères,
Le cri vainqueur : « Pour le Christ et le roi ! »
Le cri vainqueur : « Pour le Christ et le roi ! ».

En découvrant la totalité de l’hymne, on réalise que les valeurs ‘québécoises’ actuelles n’ont pas toujours été dominantes. C’est ainsi que dans l’esprit de nos aïeuls, Dieu et la Patrie étaient intimement liés.

Strictement parlant, les ‘valeurs québécoises’ n’existent pas. Ce sont plutôt des valeurs occidentales auxquelles le Québec a adhéré assez tardivement.

De nos jours, nous les partageons avec le reste de l’Occident. L’hymne national témoigne donc que cela n’a pas toujours été le cas. Un hymne qui, soit dit en passant, a très mal vieilli.

Références :
Le nationalisme de peccadille de la CAQ
Ô Canada

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quatre iris à crête

Publié le 29 juin 2017 | Temps de lecture : 1 minute

Originaires des régions tempérées de l’hémisphère Nord, les iris se caractérisent par leurs fleurs formées de trois sépales extérieurs retombants qui alternent avec trois pétales intérieurs dressés.

Dans le cas précis des iris à crête, les sépales dominent la physionomie de la fleur. Ils sont recouverts partiellement d’une étroite languette, appelée crête, à bout frisé (d’où leur nom).

En forme de pointe de lance, les pétales sont plus petits que les sépales.

Iris des marais
Iris fauve
Iris de Virginie ‘Lilac Dream’
Iris versicolore ‘Rougette’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 73 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 100 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 160 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Radicalisme : Couillard s’en lave les mains

Publié le 28 juin 2017 | Temps de lecture : 5 minutes


 
Interrogé au sujet de ce Québécois musulman accusé récemment d’un acte terroriste commis au Michigan, le premier ministre du Québec a déclaré : « Unfortunately, we cannot disconnect these kinds of events — terrorism — from Islam in general.» (traduction : L’Islam ne peut être dissocié des actes terroristes).

Évidemment, un grand nombre de personnes ont été surprises de l’entendre suggérer que le terrorisme est inhérent à la religion musulmane.

De plus, M. Couillard a cité Emmanuel Macron, le nouveau président français, qui a souligné la double responsabilité de l’État et de la communauté musulmane dans la lutte au terrorisme.

Précisant sa pensée, M. Couillard a demandé aux dirigeants des communautés musulmanes de désavouer sans équivoque toute perversion de l’Islam à des fins violentes.

Ce que M. Couillard oublie de dire, c’est que l’État français a posé un certain nombre d’actes concrets pour s’attaquer à la radicalisation islamiste en France. Par exemple, à la suite de la promulgation de l’état d’urgence, le gouvernement français a fait fermer vingt-sept (27) mosquées soupçonnées de radicalisation.

Une fois ces actions prises, le gouvernement français pouvait aller plus loin et demander aux Français musulmans de mettre eux aussi la main à la pâte en invoquant cette double responsabilité.

En comparaison, qu’a fait M. Couillard dans la partie qui lui incombe de cette double responsabilité ? Il s’est contenté d’accuser ses adversaires de souffler sur les braises de l’intolérance lorsque ceux-ci le pressaient d’agir.

Résumons.

Après les déclarations outrageantes des imams Chaoui et Charkaoui, et après le départ de collégiens québécois pour faire le djihad en Syrie, M. Couillard a promis de s’attaquer à la radicalisation au Québec.

À Montréal, si l’imam Chaoui a été incapable d’ouvrir son centre communautaire musulman, c’est parce que la ville l’en a empêché (et non le gouvernement provincial).

Par ailleurs, les pouvoirs publics ont créé un centre de déradicalisation à Montréal. Il s’agit d’une bonne mesure mais qui n’a jamais fait ses preuves nulle part au monde.

De plus, le gouvernement Couillard a présenté le projet de loi no 59 — retiré depuis parce que liberticide — mais qui était de toute façon une passoire quant à la prévention de la radicalisation.

Depuis, rien de concret. Des mots. Que des paroles. Parfois rassembleuses, parfois incendiaires.

Et pour excuser ce laxisme, il nous dit en substance : « Ce n’est pas de ma faute. C’est de la faute des Musulmans; c’est à eux de faire le ménage dans leur religion.»

En somme, M. Couillard nous dit que le prosélytisme saoudien, il s’en lave les mains. Le financement étranger des mosquées et des imams, il s’en lave les mains. La prédication salafiste au Québec, il s’en lave les mains. Etc.

En faisant porter le blâme de la radicalisation islamiste sur le dos des porte-paroles musulmans, M. Couillard tente de détourner l’attention de l’électorat sur son bilan nul quant à la lutte contre la radicalisation au Québec.

Or cette radicalisation touche non seulement une minuscule partie des Québécois musulmans, mais un nombre beaucoup plus grand de sympathisants de groupes d’extrême droite (qui semblent être le cadet de ses soucis).

En France, Emmanuel Macron suggère que l’État ne peut pas tout faire et que les croyants musulmans doivent soutenir et prolonger l’action de l’État.

Au Québec, toute la politique du gouvernement Couillard à ce sujet est plutôt de croire que les croyances religieuses — même les plus extrêmes — sont du domaine privé et que cela ne le regarde pas. D’où son inaction.

Interrogé à brule-pourpoint au sujet du terrorisme (après 44 minutes d’une entrevue portant sur le rôle de la France au cours du siège de Sarajevo et du génocide au Rwanda), le lieutenant-colonel Guillaume Ancel déclare :

Le sentiment de peur, d’agressivité, que (le terrorisme) peut développer est extrêmement dangereux.

Moi, ce que je crains le plus dans les attentats terroristes, c’est les idiots (…) qui vont décider de se protéger tout seuls, d’aller s’en prendre aux autres, que c’est le boulanger du coin qui est responsable de ça.

C’est eux qui me font peur.

À mon avis, la vraie menace du terrorisme, c’est sur le fonctionnement de notre société.

L’attentat terroriste de Québec nous a appris que nous en sommes là. Or non seulement M. Couillard semble totalement inconscient de la montée de l’extrême droite au Québec, mais il y contribue en pointant un doigt accusateur vers l’ensemble des Musulmans du Québec.

Voilà la dernière chose qu’on doit s’attendre d’un chef d’État.

Références :
After Michigan attack, Quebec Premier calls on Muslim community to play role in preventing terrorism
Bilan de la déradicalisation islamiste dans le Nord de l’Europe
Couillard appelle la communauté musulmane à l’action
Financement des mosquées : le gouvernement en terrain miné
Ftouhi says he has no mental problems: court hearing
Huit questions sur les fermetures de mosquées soupçonnées de radicalisation
Intégrisme et radicalisation : de retour à la case départ
L’islam ne peut être dissocié des gestes commis en son nom, dit Couillard
Philippe Couillard’s tone shift on Islam stuns Quebec Muslims

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La leçon de géopolitique de Juan Branco

Publié le 27 juin 2017 | Temps de lecture : 1 minute
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2017 : Jour 4 (fin)

Publié le 26 juin 2017 | Temps de lecture : 4 minutes

Pour cette dernière journée du festival, on nous conviait dès 9h30 à trois récitals de clavecin.

Aina Kalnciema

C’est la claveciniste lettone Aina Kalnciema qui brisait la glace avec un programme très séduisant de sonates de Domenico Scarlatti. C’est dans les plus difficiles d’entre elles que la claveciniste a brillé.

Suivaient la mélodieuse sonate no 2 pour clavecin de Dimitri Bortnianski (1751-1825) et deux œuvres contemporaines dont elle est la dédicataire, notamment Nocturnes de Julius Karlsons (plutôt intéressante).

Artem Belogurov

Une heure plus tard, son compatriote Artem Belogurov lui succédait au clavicorde et au pianoforte.

Les œuvres au programme étaient essentiellement des pièces néoclassiques de compositeurs germaniques. Certaines d’entre elles fournissaient aux festivaliers une rare occasion d’entendre la sonorité particulière du clavicorde (ci-dessus, alors que son épouse, Octavie Dostaler-Lalonde, lui tourne les pages).

Skip Sempé

Le volet du festival consacré au clavecin se terminait par le Français Skip Sempé dont le programme était composé presque exclusivement d’œuvres de compositeurs baroques français dans lesquelles le claveciniste a démontré sa maitrise magistrale de l’ornementation.

Jacinthe Thibault et l’ensemble Sonate 1704
Jacinthe Thibault

De 14h à 15h30, l’ensemble Sonate 1704 présentait des sonates pour violon publiées en France par deux compositeurs protestants : Jean-Baptiste Lœillet (dit de Londres) et John Eccles.

À cela, le trio ajoutait quelques œuvres de compositeurs catholiques : un motet de Nicolas Bernier et des extraits de la cantate ‘Judith’ d’Élisabeth Jacquet de la Guerre, interprétée par Jacinthe Thibault, dont la présence forte et la diction impeccable en faisaient l’interprète idéale du rôle-titre.

Interprètes d’Althea of Tarzia

Le festival se terminait en beauté par la présentation de la cantate profane ‘Althea of Tarzia’ sur de la musique de Bach.

On doit au musicologue Bruce Haynes d’avoir imaginé que si Johann Sebastian Bach, en son temps, avait été estimé à sa juste valeur, il se serait retrouvé compositeur à la cour d’un prince allemand et à ce titre, aurait eu la tâche de composer des opéras.

Et comme Bach, débordé par ses nombreuses responsabilités, a eu l’habitude de réutiliser ses compositions à d’autres fins, il aurait fait de même pour ses opéras.

Parmi les tonnes de projets laissés en plan par le musicologue à son décès, il y avait les esquisses d’un opéra ‘de Bach’ (sic).

C’est sa compagne, l’infatigable Susie Napper, qui s’est engagée à terminer cet opéra pour le festival de cette année.

Mais voilà, le travail était moins avancé que prévu. Si bien que Mme Napper a fait l’essentiel du travail (même si elle s’en défend bien, par respect pour son époux).

L’opéra bilingue (anglais-français) était présenté en version concert, c’est-à-dire sans décor et avec quelques accessoires à la place de costumes.

Le résultat est convaincant. Et le travail enthousiaste des chanteurs et des musiciens de La Bande Montréal Baroque (sous la direction d’Éric Milnes) est admirable.

Fanfare Carmagnole

Au sortir de la salle, la Fanfare Carmagnole prolongeait cette atmosphère festive en interprétant de la musique enjouée inspirée du folklore juif.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (4e, 6e et 7e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 75 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 75 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 30 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 75 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 22 mm


Cliquez sur 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de musique baroque de cette année-là.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2017 : Jour 3

Publié le 25 juin 2017 | Temps de lecture : 2 minutes
Red Owl (Jonathan Addleman et Sari Tsuju)

Cette troisième journée du festival débutait par des œuvres de compositeurs germaniques — Biber, Froberger, Johann Sebastian Bach et Matthias Weckmann — interprétées par le duo Red Owl.

Artem Belogurov et Octavie Dostaler-Lalonde

Après une conférence académique sur l’effet de la conversion religieuse sur les arts de la Renaissance, le programme du festival reprenait de 14h à 15h avec le duo formé par Artem Belogurov et Octavie Dostaler-Lalonde.

Le couple nous présentait des œuvres pour clavier et violoncelle composées principalement entre 1796 et 1805 par Beethoven, Joseph Wölfl et Bernhard Romberg.

Andréanne Brisson-Paquin et Pallade Musica

À partir de 16h30, l’ensemble Pallade Musica, accompagné de la soprano Andréanne Brisson-Paquin, interprétait de la musique d’Alessandro Stradella et des œuvres vocales de deux compositeurs baroques (Purcell et Angelo Berardi), de même que de deux compositeurs contemporains, incluant une création (In the Stillness of Trees), assez intéressante, de Jonathan Goulet.

Suzie LeBlanc et Constantinople
Suzie LeBlanc

Tous les concerts de l’ensemble Constantinople sont des enchantements non seulement en raison de leur répertoire raffiné que du chatoiement de la sonorité de leurs instruments.

Ils étaient ce soir accompagnés de la soprano acadienne Suzie LeBlanc, parfaite, comme d’habitude.

Mika Putterman (flûtiste) et les danseuses Kimberly De Jong et Susan Paulson

À 21h, dans une salle minimalement éclairée, Mika Putterman (à la flute) interprétait divers compositeurs européens du XVIIIe siècle.

Son alliage de musique baroque et de danse contemporaine fut plutôt réussi, la danse allégeant la sévérité d’un concert pour flute seule.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 75 mm F/,8 (2e et 5e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 40 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 75 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 29 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 75 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2017 : Jour 2

Publié le 24 juin 2017 | Temps de lecture : 2 minutes
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Cette deuxième journée du festival débutait par un spectacle appelé Circus Musicus.

Au cours de celui-ci, quatre formations de musique de chambre se succédaient, accompagnées de jongleurs, de mimes et d’acrobates. Les artisans musiciens étaient : Flûte Alors, l’Ensemble Alkemia, Passiflore, et Rendez-vous baroque français.

À part les drôleries du mime et de certaines situations amusantes, les prouesses réussies du fildefériste, des acrobates et des funambules m’ont parues plaquées sur une trame musicale avec laquelle elles avaient peu de rapport.

La comparaison est cruelle avec le spectacle génial que la même metteuse en scène avait conçu il y a exactement quatre ans pour la finale du Festival baroque de 2013.

Cette année-là, en dépit d’une salle dont l’acoustique était excessive, ce spectacle mariant musique, danse baroque et acrobaties demeurera un des dix divertissements les plus extraordinaires que j’ai vus dans ma vie.

Celui d’hier soir était bien, sans plus.

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À 21h, dans l’église Saint-Jean-l’Évangéliste (l’église au toit rouge située derrière la Place des Arts), les festivaliers étaient conviés à écouter de la musique instrumentale et surtout vocale du compositeur Alessandro Stradella (1638-1682).

Peu connu, ce dernier a laissé une musique intéressante.

Les interprètes étaient le groupe instrumental Infusion baroque accompagné de la soprano Rebecca Dowd-Lekx.

Malgré le fait que l’acoustique de l’église rendait presque inaudible le clavecin, Infusion baroque a réussi son objectif de nous faire découvrir et apprécier ce compositeur.

Quant à la soprano Rebecca Dowd-Lekx, elle est douée d’une voix blanche très agréable, d’une puissance vocale adéquate, et d’une diction qui m’a semblé impeccable. Bref, il s’agit-là d’une artiste vouée à un brillant avenir.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 34 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2017 : Jour 1

Publié le 23 juin 2017 | Temps de lecture : 2 minutes
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Un des festivals les plus créatifs de la métropole canadienne est certainement le festival de musique Montréal baroque.

La ville compte de très nombreux ensembles baroques de haut niveau. Le festival ajoute une difficulté supplémentaire en établissant un thème, différent à chaque année, auquel les interprètes doivent contribuer.

Cette année, son thème est ‘Cirque musical’. Il s’agit d’associer — et parfois de combiner — la musique aux arts circassiens.

La première soirée a donc débuté par une procession de la fanfare Carmagnole, composée d’une dizaine de musiciens, de la Place Jacques-Cartier jusqu’au lieu du premier concert de la soirée.

Cliquez pour démarrer le vidéoclip

À la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, l’Ensemble Caprice célébrait le 450e anniversaire de la naissance du compositeur Claudio Monteverdi en présentant à 19h ses Vêpres de la Vierge, exécutées la première fois à l’occasion de la fête de l’Annonciation, le 25 mars 1610.

Pour l’interprétation montréalaise, le chef Matthias Maute avait mis à contribution une bonne partie de tous les chœurs professionnels et amateurs que compte la région métropolitaine. Ceux-ci occupaient le jubé et tous les sièges situés de chaque côté de la nef. L’effet des masses chorales était saisissant.

Les Voix Humaines

À 21h, quelques dizaines de festivaliers seulement prenaient place dans la petite crypte de cette chapelle pour y entendre le duo Les Voix humaines.

Au programme, des Concerts à deux violes égales de Sainte-Colombe.

Puisque Margaret Little et Suzie Napper sont parmi les meilleurs violistes au monde, je me suis donc attardé au début du concert à l’acoustique purement minérale du lieu, qui semblait varier selon la musique jouée.

Cette distraction passée, j’ai pu apprécier correctement les pièces qui nous étaient offertes.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’été de 1967

Publié le 22 juin 2017 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Dans les mois qui viennent, on pourra voir à Montréal les expositions ‘À la recherche d’Expo 67’ (au musée d’Art contemporain), ‘Expo 67 — Rêver le monde’ (au musée Stewart), et ‘Mode Expo 67’ (au musée McCord).

En plus, le Musée des Beaux-Arts présente l’exposition britannique ‘Revolution’, qui porte sur l’effervescence artistique de la deuxième moitié des années 1960.

Trois mots expliquent cette période; jeunesse, fatalité et hédonisme.

Jeunesse

La deuxième moitié des années 1960 voit l’arrivée sur le marché du travail des Baby Boomers. On appelle ainsi ceux qui sont nés au cours des années suivant la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Le pouvoir d’achat soudain d’une jeunesse dépensière issue de cette explosion démographique bouleverse la société de consommation occidentale de l’époque.

Depuis la fin de la guerre, la très grande majorité des biens achetés étaient des biens durables; voitures neuves, maisons, ameublement, et électroménagers (notamment des articles de robotisation des tâches domestiques).

Mais ces babyboumeurs ont un profil de consommation diamétralement opposé à celui de leurs parents.

Fatalité

À cette époque, le monde est divisé en deux clans ennemis représentés par les États-Unis et la Russie. Nous sommes au paroxysme de la Guerre froide.

Chacun de ces clans a accumulé un stock d’ogives nucléaires capable de détruire plusieurs fois toutes les villes de plus de cent-mille personnes du clan adverse.

Pourquoi plusieurs fois ? Au cas où la majorité de ces ogives seraient interceptées. On veut la certitude d’anéantir l’ennemi.

La probabilité que l’Humanité puisse survire à une autre guerre mondiale est nulle; personne ne pourrait échapper à l’intense radioactivité qui détruirait toute vie sur Terre à l’exception des bactéries et des insectes.

Hédonisme

Contrairement à leurs parents à leur âge, on ne rêve plus à cette petite famille qu’on fonde et élève dans une banlieue récemment plantée d’arbres, dans une maison unifamiliale qui abrite même l’auto de papa et devant laquelle les paysagistes s’affairent à installer le gazon acheté en rouleau.

Sous la menace de l’anéantissement de toute vie sur Terre, il ne sert à rien de penser à l’avenir : seul l’instant présent compte. Et il faut le vivre intensément.

Les artistes sont animés de l’urgence de créer pendant qu’ils le peuvent. On décore et s’habille de couleurs vives. La musique se fait bruyante et audacieuse : pour en maximiser l’impact, on voudra l’écouter au cours de messes qui réunissent des foules gigantesques. Les drogues permettent d’expérimenter des perceptions sensorielles impossibles autrement.

Et pour augmenter les chances de survie de l’espèce, on explore des modes d’organisation sociale où les enfants ne sont plus la propriété exclusive d’un couple, mais sont élevés collectivement. Où l’exclusivité sexuelle n’est plus la règle.

Rapidement, l’industrie s’ajuste à cette clientèle libre de toute tradition et ouverte autant à la vulgarité qu’au sublime.

Cinquante ans plus tard, ce que nos musées exposent, ce ne sont pas les artéfacts d’une période révolue. Leur véritable sujet est intangible; c’est l’hédonisme d’une époque caractérisée par une révolution esthétique aussi éphémère que fascinante.

Un évènement emblématique

Si les musées montréalais ont choisi de symboliser cette époque par l’Expo 67, c’est que cet évènement est emblématique.

Après le désistement-surprise de la Russie — qui avait été choisie à la place de Montréal pour tenir l’évènement — on demande à la ville perdante, Montréal, de prendre la relève.

Mais les délais sont trop courts. Devant le fiasco probable de l’entreprise, peu de gens qualifiés veulent risquer leur carrière à prendre en charge la tenue de l’exposition.

Les pouvoirs publics confient donc a une équipe de jeunes —  talentueux mais relativement inexpérimentés — la tâche de faire de leur mieux en organisant une exposition dont le Canada n’aurait pas trop honte.

Et alors que de très nombreux commentateurs (surtout au Canada anglais) critiquent l’irresponsabilité des pouvoirs publics, l’optimisme et l’enthousiasme des organisateurs viennent à bout de tous les obstacles. Ceux-ci mettent finalement sur pied, dans les délais prévus, la plus grande exposition universelle de tous les temps.

Et pour les millions de visiteurs émerveillés, l’été de 1967 demeurera imprégné dans leur mémoire comme étant l’époque où tous les rêves étaient possibles…

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Écrit par Jean-Pierre Martel