Covid-19 : Doit-on espérer la venue de l’été ?

Publié le 20 avril 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

Puisque les épidémies de grippe — y compris celles causées par d’autres coronavirus — surviennent généralement l’hiver et disparaissent l’été, certaines personnes espèrent que la saison chaude viendra à bout du Covid-19.

La pandémie est actuellement aux portes de l’Afrique et de l’Amérique du Sud. Ces pays ont été atteints tardivement parce que la pandémie se propage d’une région du monde à l’autre par le biais des voyageurs intercontinentaux.

Or ces voyageurs sont infiniment plus nombreux dans les pays riches que dans les pays pauvres.

Voilà pourquoi, dans ceux-ci, les foyers d’infection sont apparus exclusivement dans les capitales et les grandes métropoles, là où se concentre une bourgeoise locale qui seule possède les moyens d’effectuer de tels voyages.

En raison de la nature exponentielle de la contagion au Covid-19, qu’on parte avec un petit nombre de foyers d’infection ou de beaucoup plus, après quelques semaines, les pays finissent par être gravement atteints quand même.

Or beaucoup de pays pauvres sont situés dans l’hémisphère austral, là où les saisons sont inversées par rapport aux nôtres. Ce qui veut dire que les pays d’Amérique du Sud, par exemple, connaissent une température estivale depuis des mois.

On aurait tort de penser qu’en raison de leur membrane lipidique, les virus du Covid-19 ‘fondent’ les journées chaudes de l’été. Puisque les virus maintiennent leur intégrité à la température corporelle, ils le feront à l’air ambiant estival.

Si les épidémies de grippe se propagent généralement l’hiver, c’est peut-être parce qu’on y passe davantage de temps à l’intérieur, où l’air circule moins et où les gens vivent plus près les uns des autres.

Dans les faits, qu’en est-il réellement ?

Dans cette région du monde, les trois pays les plus atteints actuellement sont l’Équateur avec 27 morts par million de personnes (mpm), le Pérou avec 12 mpm et le Brésil avec 11 mpm.

Ce qui se compare aux données québécoises du 6 avril dernier.

Dans dix jours, on pourra comparer leur évolution à celle que nous avons connue entre le 6 avril et le 16 avril, alors que nous passions de 11 à 74 mpm.

Je vous donne donc rendez-vous le 30 avril prochain. Je complèterai ce texte d’un postscriptum qui permettra de juger si la température estivale est ce remède économique et universel que certains espèrent.

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Covid-19 : Évolution en quinze jours

Paru depuis :
Impact of climate and public health interventions on the COVID-19 pandemic: A prospective cohort study (2020-05-08
Finalement, l’été va-t-il ralentir la pandémie? (2020-05-26)


Postscriptum du 29 juin 2020 : Voici l’évolution du nombre de morts par million d’habitants en soixante-dix jours (du 20 avril au 29 juin 2020) dans trois pays d’Amérique du Sud comparée à l’évolution en soixante-dix jours (du 6 avril au 15 juin 2020) au Québec et dans les provinces anglophones du Canada (RoC).

L’époque de référence au Québec est antérieure puisque la pandémie a débuté plus tôt en Amérique du Nord.


Tableau comparatif de l’évolution en soixante jours

Pays 1er 11e 21e 31e 41e 51e 61e 71e
Pérou 12 32 57 95 133 179 226 288
Brésil 11 28 52 87 136 184 228 275
Équateur 27 51 121 169 189 216 236 255
Québec 11 74 178 282 410 488 581 617
RoC 8 20 38 61 79 89 97 103


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les mystères du Covid-19 (2e partie)

Publié le 17 avril 2020 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

Il y a deux jours, la revue Nature publiait une étude qui répond enfin à une question que tous se posent depuis le début de la pandémie au Covid-19 : Comment et quand ce virus se propage-t-il ?

Cette question est fondamentale puisque toutes les stratégies qui visent à limiter la propagation de la pandémie dépendent de sa réponse.

Les récepteurs à coronavirus

Pour coloniser l’être humain, tout coronavirus doit en premier lieu se fixer à un récepteur appelé ACE2.

Dans le système respiratoire, il en existe deux types que nous appellerons ACE2a et ACE2b.

Les récepteurs ACE2a

Les récepteurs ACE2a se répartissent à la surface des cellules sécrétrices des voies respiratoires supérieures (nez et gorge) alors que les récepteurs ACE2b se trouvent dans les voies respiratoires inférieures (les poumons).

De tous les coronavirus découverts, seuls sept sont connus pour s’attaquer aux humains.

Quatre d’entre eux font partie du groupe hétéroclite des virus responsables d’infections respiratoires bénignes. Pour ce faire, ils se fixent préférablement aux récepteurs ACE2a.

Ils provoquent alors des infections qui se répandent facilement, mais dont la gravité est généralement mineure.

Puisque les épidémies qu’ils provoquent se propagent surtout au cours de l’hiver, il est possible que l’air froid inspiré, en rafraichissant les muqueuses des voies respiratoires supérieures, provoque, à leur surface, une légère déformation des récepteurs ACE2a. Une déformation qui augmenterait l’affinité des coronavirus pour ces récepteurs.

Les récepteurs ACE2b

Deux autres coronavirus — celui du SRAS et celui du SRMO — s’attaquent aux poumons en se fixant aux récepteurs ACE2b.

Les infections respiratoires qu’ils causent se transmettent plus difficilement, mais provoquent des symptômes beaucoup plus graves.

Le septième coronavirus est celui du Covid-19. Il est capable de se fixer autant aux récepteurs ACE2a qu’aux récepteurs ACE2b. Ce qui le rend à la fois très contagieux et très virulent.

Jusqu’ici, on ignorait la séquence exacte de l’infection au Covid-19. Ce mystère est maintenant résolu.

Contagiosité au cours de la phase présymptomatique

On appelle ‘charge virale’ la quantité de virus prélevée par un écouvillon dans l’arrière du nez ou dans la gorge des personnes infectées.

Chez 94 personnes dont l’infection au Covid-19 a été confirmée en laboratoire, on a effectué 414 prélèvements sur une période pouvant aller jusqu’à 32 jours après le début des symptômes.

La charge virale la plus élevée fut mesurée le jour de la mise sous observation des personnes atteintes. Ce qui correspond au jour de l’apparition de leurs symptômes.

Cela nous indique qu’à ce moment-là, le virus se multipliait déjà de manière importante.

Dans tous les cas, les patients étaient donc contagieux avant d’avoir le moindre indice qu’ils l’étaient.

Au contraire du SRAS. Dans le cas de la pandémie de 2003, les choses étaient claires; pas de symptôme, pas de contagion.

On pouvait donc combattre cette pandémie en effectuant des tests réservés aux patients symptomatiques, mettre en quarantaine les cas positifs, retracer leurs contacts pour vérifier l’apparition des premiers symptômes et, le cas échéant, les mettre en quarantaine eux aussi.

Dans le cas du Covid-19, cette stratégie est vouée à l’échec parce qu’initiée trop tard.

Dans ce sens, le Covid-19 s’apparente à la grippe ordinaire qui, elle aussi, est à son maximum de contagiosité lorsqu’apparaissent les premiers symptômes (ou même un peu avant leur apparition).

Dans la majorité des cas, le Covid-19 colonise sournoisement les voies respiratoires supérieures avant de déclencher la fièvre et de se lancer à l’assaut des poumons pour y provoquer la toux.

Selon la modélisation des chercheurs, l’infection débute par l’incubation asymptomatique du virus dans le nez et la gorge. Ce qui dure en moyenne 5,2 jours.

Cette incubation se fait d’autant plus efficacement que c’est dans le nez que se trouve la plus forte concentration de récepteurs à coronavirus de tout le système respiratoire.

La période contagieuse débute à 2,3 jours, soit presque trois jours avant l’apparition des symptômes.

Puis la présence virale décline jusqu’au 21e jour, alors que le virus devient indécelable dans la plupart des cas. Au-delà du 21e jour, du matériel génétique viral est parfois décelé sans qu’on sache si ce matériel est capable de contagion.

Font exception à cette règle, ceux qui perdent leur combat contre le virus et dont la charge virale pulmonaire augmentera inexorablement jusqu’à leur décès.

Conclusion

Cette étude permet de comprendre trois choses :
• le rôle capital du nez et de la gorge comme sites d’incubation du Covid-19,
• la contagiosité de la personne atteinte, maximale avant et dès l’apparition des symptômes, et
• l’échec des stratégies mises en œuvre trop tard, c’est-à-dire après l’apparition des premiers symptômes.

Les grosses gouttelettes émises par les personnes contagieuses sont celles qui s’arrêtent au niveau du nez et de la gorge des gens qu’elles rencontrent puisque ces gouttelettes sont incapables d’aller plus profondément dans le système respiratoire.

Or ce sont précisément ces grosses gouttelettes que bloquent les masques chirurgicaux et les masques artisanaux filtrants.

Ce qui explique la faible mortalité des personnes qui habitent les pays où le port du masque est généralisé.

Références :
Covid-19: la contagion possible avant même l’apparition de symptômes
Temporal dynamics in viral shedding and transmissibility of COVID-19

Parus depuis :
Les vieux, les malades les plus contagieux (2020-04-23)
SARS-CoV-2 entry factors are highly expressed in nasal epithelial cells together with innate immune genes (2020-04-23)
Covid-19 : la muqueuse du nez est la porte d’entrée du nouveau coronavirus (2020-05-01)
Que savons-nous de la COVID-19 à ce jour? (2020-05-02)
Les cellules nasales : actrices majeures de l’infection initiale par le coronavirus SARS-CoV-2 (2020-05-28)
Nasal ciliated cells are primary targets for SARS-CoV-2 replication in the early stage of COVID-19 (2021-07-01)
Omicron : une biologie et une dynamique virale différentes de celles observées chez les précédents variants (2022-02-09)

Compléments de lecture :
Les mystères du Covid-19 (1re partie)
Le Covid-19 chez les enfants prépubères

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Covid-19 : Évolution en quinze jours

Publié le 16 avril 2020 | Temps de lecture : 1 minute

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas du Québec et de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un demi-million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints, en nombre de morts par million d’habitants

Pays 1er avril 6 avril 11 avril 16 avril
Belgique 72,6 126,9 293,5 426,1
Espagne 194,0 270,9 355,9 410,0
Italie 205,5 262,7 321,9 366,6
France 52,6 120,6 206,5 267,5
Grande-Bretagne 35,4 74,2 148,6 206,6
Pays-Bas 68,3 102,8 153,8 193,0
Suisse 53,8 83,4 120,9 149,5
Suède 23,6 39,6 87,6 131,7
États-Unis 12,4 29,4 62,9 105,4
Irlande 14,7 32,7 66,3 100,6
Québec 3,7 11,1 34,0 74,2
Portugal 18,2 28,7 45,7 61,1
Iran 37,4 44,4 53,7 60,0
Danemark 18,6 32,0 46,4 57,3
Allemagne 9,9 19,1 34,7 47,6
Autriche 16,6 23,1 38,2 46,5
Norvège 5,4 13,2 22,2 28,3
         
Corée du Sud 3,2 3,6 4,1 4,4
Chine 2,4 2,4 2,4 2,4
Japon 0,4 0,5 0,9 1,5
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,5
Taïwan 0,2 0,2 0,3 0,3


Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 et peuples autochtones : mieux vaut prévenir que guérir

Publié le 15 avril 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

Depuis quelques jours, des voix s’élèvent pour réclamer que le gouvernement canadien vienne en aide aux peuples autochtones afin qu’ils se puissent se prémunir contre le Covid-19.

C’est ainsi qu’Anna Banerji, professeure à l’Université de Toronto, a lancé une pétition réclamant l’envoi de militaires et de réservistes canadiens, de même que l’expédition de matériel médical aux communautés nordiques du pays.

Sans qu’il y ait encore de morts, on compte actuellement 8 personnes infectées au Yukon, 5 dans les Territoires du Nord-Ouest, aucun dans le Nunavut et un nombre inconnu dans le Nunavik (le Nouveau-Québec).

À sa conférence de presse de ce matin, le premier ministre du Canada a déclaré : « On a eu deux demandes spécifiques du Québec pour envoyer l’armée au Nunavik et à la Basse-Côte-Nord

Il est certainement souhaitable que les dispensateurs de soins qui exercent dans ces collectivités éloignées aient des tests de diagnostic, du matériel de protection (gants, masques et visières), des respirateurs, de même que les médicaments nécessaires au soulagement symptomatique des gens atteints.

Mais il faut être très prudent quant à l’envoi de militaires canadiens, c’est-à-dire de gens qui pourraient provoquer l’éclosion de la pandémie là où elle n’est pas encore apparue.

Entre le quart et la moitié des personnes contagieuses sont asymptomatiques.

De plus, certaines personnes sont entrées en contact avec le virus depuis tellement peu de temps que leur nez et leur gorge ne sont pas encore devenus des centres de production du virus.

Parmi les militaires et les réservistes que pourrait envoyer le gouvernement, il y aura très certainement des gens qui seront contagieux une fois sur place alors qu’ils étaient encore négatifs au moment de leur départ pour le Grand-Nord canadien.

Bref, si le gouvernement québécois demande l’aide d’Ottawa pour que l’armée achemine du matériel médical au personnel soignant, c’est une excellente idée.

Par contre, l’envoi de soldats et de réservistes fait partie de ces fausses bonnes idées, susceptibles de faire plus de tort que de bien.

Le meilleur remède contre le Covid-19 est de ne pas l’attraper. S’il est vrai que l’éloignement des peuples autochtones est un handicap à leur accès aux soins, par contre cet isolement est un grand avantage lorsque sévit partout ailleurs une pandémie mortelle.

Références :
Au moins 15 cas dans les communautés autochtones, l’armée prête à intervenir
Canada’s bid to beat back coronavirus exposes stark gaps between the provinces
Covid-19 : évaluation actuelle de l’importance des porteurs asymptomatiques

Parus depuis :
L’intense mobilisation des communautés autochtones pour lutter contre la pandémie (2020-05-11)
Une situation « pire qu’elle ne l’a jamais été » ailleurs au Québec (2021-11-08)

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Covid-19 : évaluation actuelle de l’importance des porteurs asymptomatiques

Publié le 13 avril 2020 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Au cours des premières semaines de la pandémie au Covid-19, les seules personnes qu’on testait au Québec étaient celles qui répondaient à un petit nombre de critères; on devait avoir effectué récemment un voyage à l’Étranger et être atteint de symptômes du Covid-19 (dont la toux et/ou la fièvre).

Lorsqu’on limite les tests aux personnes déjà atteintes de symptômes, il est impossible de déterminer le pourcentage des personnes contagieuses qui sont asymptomatiques.

Pourtant, on sait qu’elles existent.

Les connaissances actuelles

Le 30 janvier 2020, des chercheurs allemands rapportaient le cas d’une transmission du Covid-19 à quatre personnes par une porteuse du virus chez qui les symptômes sont apparus plusieurs jours après avoir été en contact avec eux.

Le 13 février, l’International Journal of Infectious Diseases recevait le sommaire d’une étude qui a cherché à déterminer la proportion des porteurs asymptomatiques parmi les 565 passagers japonais d’un vol de retour en provenance de Wuhan, le berceau de la pandémie.

À leur arrivée en sol japonais, 63 passagers (soit 11,2 %) présentaient des symptômes suggérant une infection au Covid-19.

Toutefois, quelques jours plus tard, lorsque l’ensemble des passagers furent testés, seulement 7 passagers symptomatiques se sont avérés être réellement atteints du Covid-19.

Par contre, chez les 502 passagers qui étaient asymptomatiques (et qui n’ont pas cessé de l’être), 5 étaient positifs au Covid-19.

Ce qui signifie que sur 12 personnes réellement atteintes, 41,6 % étaient asymptomatiques.

Le 21 février, trois médecins chinois rapportaient le cas d’une patiente asymptomatique au sein d’un foyer d’éclosion familiale de six personnes.

Le 19 mars, au cours d’une étude concernant deux foyers d’éclosion du Covid-19 à Zhuhai (près de Canton), on a vérifié la présence du virus chez des personnes atteintes et chez leurs contacts.

Des 18 personnes testées, l’une d’elles était porteuse asymptomatique. Elle l’est demeurée tout au cours de la période d’observation. Sa charge virale au niveau du nez et de la gorge était semblable à celle des personnes qui présentaient des symptômes.

Le 26 mars, le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) rapportait que sur les 3 711 passagers du paquebot Diamond Princess, 712 ont été testés positifs au Covid-19. De ce nombre 331, soit 46,5 %, étaient asymptomatiques.

Conclusion

Depuis plusieurs semaines en Allemagne, on vérifie la présence du virus même chez ceux qui n’éprouvent aucun symptôme de l’infection.

Puisqu’on y a déjà testé des centaines de milliers de personnes (symptomatiques ou non), on attend avec impatience la publication d’une étude d’envergure qui résumerait le fruit de l’expérience acquise dans ce pays.

D’ici là, au sein d’une population frappée par la pandémie, on estime grossièrement que la proportion de porteurs asymptomatiques parmi ceux réellement atteints est située entre 25 % et 40 %.

D’où l’importance du port d’un masque filtrant.

Références :
Clinical characteristics of 24 asymptomatic infections with COVID-19 screened among close contacts in Nanjing, China
Could SARS-CoV-2 be transmitted via speech droplets?
COVID-19 : les leçons du dépistage à grande échelle de l’Islande
Estimation of the asymptomatic ratio of novel coronavirus infections(COVID-19)
La nébulisation du Covid-19 en parlant
Nearly half of Diamond Princess cruise ship passengers and crew who had coronavirus were asymptomatic when tested, CDC report says
Not wearing masks to protect against coronavirus is a ‘big mistake’
Presumed Asymptomatic Carrier Transmission of COVID-19
Public Health Responses to COVID-19 Outbreaks on Cruise Ships — Worldwide, February–March 2020
Rational use of face masks in the COVID-19 pandemic
Saliva spray during speech could transmit coronavirus
SARS-CoV-2 Viral Load in Upper Respiratory Specimens of Infected Patients
Transmission of 2019-nCoV Infection from an Asymptomatic Contact in Germany

Parus depuis :
Le coronavirus, maître viral dans l’art du camouflage (2020-04-16)
Coronavirus: le même matériel génétique chez tous les porteurs, avec ou sans symptômes (2020-04-22)
Germany’s Covid-19 expert: ‘For many, I’m the evil guy crippling the economy’ (2020-04-26)
Screening of healthcare workers for SARS-CoV-2 highlights the role of asymptomatic carriage in COVID-19 transmission (2020-05-11)
En Espagne, le tiers des personnes infectées sont asymptomatiques (2020-06-05)
États-Unis: 2 à 13 fois plus d’infections que les chiffres officiels (2020-07-21)
Un nombre plus élevé qu’estimé de Québécois auraient eu la COVID-19 (2020-08-05)
Clinical Course and Molecular Viral Shedding Among Asymptomatic and Symptomatic Patients With SARS-CoV-2 Infection in a Community Treatment Center in the Republic of Korea (2020-08-06)
Asymptomatic transmission of covid-19 (2020-12-20)

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Covid-19 : Évolution en dix jours

Publié le 11 avril 2020 | Temps de lecture : 1 minute

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas du Québec et de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un demi-million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints, en nombre de morts par million d’habitants

Pays au 1er avril au 6 avril au 11 avril
Espagne 194,0 270,9 355,9
Italie 205,5 262,7 321,9
Belgique 72,6 126,9 293,5
France 52,6 120,6 206,5
Pays-Bas 68,3 102,8 153,8
Grande-Bretagne 35,4 74,2 148,6
Suisse 53,8 83,4 120,9
Suède 23,6 39,6 87,6
Irlande 14,7 32,7 66,3
États-Unis 12,4 29,4 62,9
Iran 37,4 44,4 53,7
Danemark 18,6 32,0 46,4
Portugal 18,2 28,7 45,7
Autriche 16,6 23,1 38,2
Allemagne 9,9 19,1 34,7
Québec 3,7 11,1 34,0
Norvège 5,4 13,2 22,2
       
Corée du Sud 3,2 3,6 4,1
Chine 2,4 2,4 2,4
Japon 0,4 0,5 0,9
Hong Kong 0,5 0,5 0,5
Taïwan 0,2 0,2 0,3

Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la nécessité du port du masque

Publié le 10 avril 2020 | Temps de lecture : 8 minutes
Distributeur automatique de masques chirurgicaux à Shanghai

Introduction

Selon le directeur général du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, le port du masque est essentiel puisque le virus se transmet principalement par les gouttelettes respiratoires, de personne à personne.

Effectivement, si cette pandémie a réussi à se répandre tout autour du globe en seulement trois mois, c’est qu’elle se propage par l’air inspiré.

Le lavage des mains, tout comme le lavage des pieds, est une bonne habitude à prendre. Mais ni l’un ni l’autre ne sont des moyens efficaces de combattre une pandémie qui se propage en inhalant les gouttelettes respiratoires de personnes atteintes.

L’essentiel est d’éviter l’exposition à des particules virales dans l’air que nous respirons.

La science

Dans de nombreux pays, les directeurs de la Santé publique affirment qu’il n’est pas prouvé scientifiquement que les masques protègent contre le Covid-19. Un avis que partage l’Organisation mondiale de la Santé.

Ces gens ont raison; cela n’est pas prouvé.

Ce qu’on oublie de dire, c’est qu’il n’y a pas grand-chose qu’on a réussi à prouver scientifiquement depuis trois mois au sujet du Covid-19.

Tout ce qu’on possède, ce sont des études publiées à la va-vite en court-circuitant les mécanismes de validation par des pairs.

Pourtant, depuis des semaines, dans les pays où le port du masque est devenu une habitude sociale (pour différentes raisons), il y a beaucoup moins de morts par million d’habitants.

Plus importante contre l’usage généralisé des masques est l’objection selon laquelle les masques procurent un faux sentiment de sécurité.

Les limites des masques

Il n’existe pas de tissus dont la trame est suffisamment fine pour filtrer des particules aussi petites que des virus.

Le Covid-19 mesure environ 20 nm, soit vingt-milliardièmes de mètre.

Les masques N95 sont composés d’une pâte filtrante et non de fibres tissées. Ces masques peuvent filtrer au moins 95 % des particules de cette taille (d’où leur nom).

Qu’en est-il des masques chirurgicaux et des masques artisanaux au cœur desquels se trouve un filtre à café (comme celui suggéré par The Guardian) ?

Les masques chirurgicaux (habituellement bleus) filtrent des gouttelettes de plus de 5 µm tandis qu’un filtre à café bloque des particules de 10 à 15 µm.

Or un nanomètre (nm) est mille fois plus petit qu’un micromètre (µm).

Ce qui veut dire que le virus du Covid-19 est 500 fois et 1000 fois plus petit que les pores respectifs d’un masque chirurgical et d’un filtre à café.

Donc, pour filtrer une particule virale ‘sèche’, tous deux seraient totalement inutiles… si cette particule n’était pas animée d’un mouvement brownien.

Mais précisément en raison de ce dernier, le volume occupé par une particule virale ‘sèche’ en suspension dans l’air est plus grand que la taille réelle du virus. Donc plus grandes sont les chances que le virus soit capté par un filtre.

D’autre part, si le but est de filtrer des gouttelettes de salive chargées de virus, c’est encore mieux.

Il y a deux jours, nous avons résumé les résultats d’une étude comparant les propriétés filtrantes de différents tissus.

Une étude plus récente arrive à des résultats semblables. Celle-ci mesurait le nombre de microorganismes bloqués par un masque porté par des volontaires.

Contre une bruine dont les gouttelettes contenaient un microorganisme de la taille d’un virus (le bactériophage MS2), le pourcentage d’efficacité de masques fabriqués à partir de différents matériaux fut :
• 48,9 % — foulard
• 51,9 % — gaminet (T-shirt)
• 54,3 % — soie
• 57,1 % — taie d’oreiller
• 61,7 % — lin
• 72,5 % — torchon
89,5 % — Masque chirurgical

Dans une étude dont le rapport préliminaire a été rendu public le 2 avril dernier, quatre chercheurs de l’US National Institute of Health ont démontré qu’un masque facial artisanal humide peut bloquer totalement les microgouttelettes émises en parlant.

Une question non résolue concerne justement la contribution de l’humidité à l’efficacité du masque.

Ce rapport préliminaire ne peut en aucun cas constituer une preuve formelle. Toutefois, il est certain que le virus du Covid-19 ne pourrait pas se fixer à des cellules pulmonaires humides s’il était repoussé par l’eau. Doit-on en conclure qu’un masque humide peut davantage arrêter la course du virus vers les poumons ?

Conclusion

Dans la mesure où la pandémie au Covid-19 se propage par des gouttelettes respiratoires, les masques artisanaux, à défaut de mieux, offrent une protection de nature à contribuer de manière importante à l’efficacité des moyens mis en œuvre jusqu’ici pour combattre la propagation du Covid-19.

Aux États-Unis, les plus récentes recommandations du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) se lisent comme suit :

CDC recommends wearing cloth face coverings in public settings where other social distancing measures are difficult to maintain (e.g., grocery stores and pharmacies), especially in areas of significant community-based transmission.

Traduction libre : ‘Le CDC recommande le port public d’un masque artisanal là où les autres mesures de distanciation sociale sont difficiles à respecter (par exemple, à l’épicerie ou à la pharmacie), particulièrement dans les milieux touchés par une importante propagation communautaire.’

Références :
Airborne transmission of SARS-CoV-2: the world should face the reality
Could SARS-CoV-2 be transmitted via speech droplets?
Detection of Air and Surface Contamination by Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 (SARS-CoV-2) in Hospital Rooms of Infected Patients
Devrions-nous tous porter des masques?
Du N95 au P100 : comprendre l’utilité des masques contre le coronavirus
La nébulisation du Covid-19 en parlant
La place des masques en tissus dans la prévention du Covid-19
Montreal student in virus-plagued China: ‘I try not to freak out’
Not wearing masks to protect against coronavirus is a ‘big mistake’
Pandémie de Covid-19 : mesures barrières renforcées pendant le confinement et en phase de sortie de confinement
Rational use of face masks in the COVID-19 pandemic
Respiratory virus shedding in exhaled breath and efficacy of face masks
Saliva spray during speech could transmit coronavirus
Testing the Efficacy of Homemade Masks: Would They Protect in an Influenza Pandemic?
Transmission Potential of SARS-CoV-2 in Viral Shedding Observed at the University of Nebraska Medical Center
Use of Cloth Face Coverings to Help Slow the Spread of COVID-19

Parus depuis :
Comment un masque protège-t-il contre le virus SARS-CoV-2 ? (2020-04-14)
Visualizing Speech-Generated Oral Fluid Droplets with Laser Light Scattering (2020-04-15)
Fabriquer un masque : quel tissu est plus efficace pour se protéger? (2020-04-18)
Qu’attend Québec pour imposer le masque? (2020-04-18)
L’Académie de médecine favorable au port obligatoire du masque (dès maintenant) (2020-04-22)
Coronavirus face masks: why covering up is becoming the new normal (2020-04-26)
Masks protect the wearer, too – and lower our risk for contracting COVID-19 (2020-04-26)
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Risque de transmission aéroportée du coronavirus SARS-CoV-2 : de l’importance du port du masque et de locaux bien ventilés (2020-05-09)
Face Coverings, Aerosol Dispersion and Mitigation of Virus Transmission Risk (2020-05-15)
A modelling framework to assess the likely effectiveness of facemasks in combination with ‘lock-down’ in managing the COVID-19 pandemic (2020-06-10)
Coronavirus : le port généralisé du masque pourrait empêcher une deuxième vague (2020-06-10)
Québec doit rendre le port du masque obligatoire, réclament médecins et experts (2020-06-11)
Association of country-wide coronavirus mortality with demographics, testing, lockdowns, and public wearing of masks (2020-06-15)
Face Masks Considerably Reduce COVID-19 Cases in Germany (2020-06-15)
Visualizing the effectiveness of face masks in obstructing respiratory jets (2020-06-30)
Absence of Apparent Transmission of SARS-CoV-2 from Two Stylists After Exposure at a Hair Salon with a Universal Face Covering Policy (2020-07-17)
Two metres or one: what is the evidence for physical distancing in covid-19? (2020-08-25)
Ability of fabric face mask materials to filter ultrafine particles at coughing velocity (2020-09-04)
(Historique) Panique à Québec : dans les coulisses de la course aux masques (2020-12-15)
COVID-19 : les masques bloquent 99,9 % des grosses gouttelettes à risque (2020-12-23)
Talking can spread Covid as much as coughing, says research (2021-01-20)
Les travailleurs de la santé veulent être mieux protégés (2021-01-23)
Des masques N95 aux soignants… 10 mois après une recommandation (2021-03-16)
COVID longue : Des milliers de travailleurs de la santé atteints (2023-09-21)

Pour la fabrication d’un masque artisanal :
Un patron de masque artisanal contre le Covid-19

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Terres cuites péruviennes

Publié le 9 avril 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Jusqu’au 13 avril prochain, le Musée Pointe-à-Callière — le seul musée d’archéologie au Canada — devait présenter l’exposition Les Incas… c’est le Pérou !.

Le sort en a décidé autrement.

À l’aide de trois-cents artéfacts, l’exposition était centrée sur la culture andine. Celle-ci ne fut dominée par les Incas que tardivement, peu de temps avant la conquête espagnole.

Avant eux, plusieurs cultures se sont succédé dans cette partie du monde à partir d’environ 1800 avant notre ère.

Les pièces en terre cuite ci-dessous ont été créées entre 100 et 600, à l’époque où brillaient les peuples Mochita et Nasca.

Vase peint à double goulot et anse-pont
Vase céphalomorphe
Vase céphalomorphe
Vase décoré d’un être mythique à langue en forme de serpent
Vases
Personnage endormi portant un petit sac à coca sur l’épaule gauche
Vase représentant un personnage assis
Personnage avec coiffe, cape, spectre, collier et grands disques d’oreilles

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1.2
1re photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : pouvoir filtrant de divers tissus

Publié le 8 avril 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Peut-on faire confiance à des masques artisanaux ?

C’est la question à laquelle ont tenté de répondre trois chercheurs américains en 2010.

Leur étude visait à vérifier dans quelle mesure des jets d’eau propulsés à deux vitesses différentes — 5,5 et 16,5 cm/sec.— réussissaient à traverser une couche de diverses textiles : gaminet (T-shirt), foulard, serviette de bain, et coton ouaté (ou molleton).

Il s’agissait de donner des indices de l’efficacité d’un masque artisanal porté par celui qui éternue ou qui tousse.

Ce modèle expérimental est moins pertinent pour celui qui n’est pas atteint du Covid-19 et qui voudrait se fabriquer un masque pour se protéger des autres.

En pareil cas, le porteur d’un masque exerce une pression négative en inspirant au travers du masque qu’il porte. Ce qui n’a pas été évalué dans le cadre de cette expérience.

En dépit de ces lacunes, les résultats de l’étude permettent de voir que certains tissus ne sont pas propices à la fabrication d’un masque artisanal.

Les gaminets ont bloqué moins de 14 % des gouttelettes.

Les foulards en ont bloqué entre 11 et 27 %.

Les serviettes de bain ont fait un peu mieux entre 34 et 40 %.

Les cotons ouatés ont bloqué entre 18 et 30 % des gouttelettes sauf celui de marque Hanes qui a bloqué 60 % d’entre elles. Dans l’étude, ce fut le matériau le plus performant.

À titre de comparaison, les masques N95 bloquent plus de 95 % des particules, y compris celles mesurant 20 nm (vingt-milliardièmes de mètre), soit la taille d’un virus.

D’autres études ont révélé que les masques chirurgicaux (contrairement aux masques N95) bloquent entre 11 et 49 % des gouttelettes, ce qui est comparable à l’efficacité de certains tissus testés dans cette expérience-ci.

Il faut garder à l’esprit la possibilité que les masques chirurgicaux d’aujourd’hui soient plus performants que ceux d’il y a une décennie.

Soulignons que l’efficacité d’un tissu ne dépend pas seulement de sa composition, mais aussi du diamètre de ses fibres et de leur densité.

C’est ce qui explique sans doute que les gaminets, légers parce que portés généralement l’été, ont été beaucoup moins efficaces que les cotons ouatés (ou molletons).

Pour terminer, il est probable qu’un masque artisanal composé de deux couches de tissus (au lieu d’une) offre une protection appréciable dans un contexte de pénurie d’articles de protection antivirale, particulièrement si on a pris soin d’insérer un filtre à café entre elles.

Références :
Evaluation of the Filtration Performance of Cloth Masks and Common Fabric Materials Against 20–1000 nm Size Particles
How to make a non-medical coronavirus face mask – no sewing required
Les masques maison sont très populaires malgré des avis partagés sur leur efficacité
Transmission Potential of SARS-CoV-2 in Viral Shedding Observed at the University of Nebraska Medical Center

Parus depuis :
Comment un masque protège-t-il contre le virus SARS-CoV-2 ? (2020-04-14)
Visualizing Speech-Generated Oral Fluid Droplets with Laser Light Scattering (2020-04-15)
Performance of fabrics for home-made masks against spread of respiratory infection through droplets: a quantitative mechanistic study (2020-04-20)
Masks protect the wearer, too – and lower our risk for contracting COVID-19 (2020-04-26)
Visualizing the effectiveness of face masks in obstructing respiratory jets (2020-06-30)
Ability of fabric face mask materials to filter ultrafine particles at coughing velocity (2020-09-04)

Sur le même sujet :
Testing the Efficacy of Homemade Masks: Would They Protect in an Influenza Pandemic?
Un patron de masque artisanal contre le Covid-19

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La nébulisation du Covid-19 en parlant

Publié le 7 avril 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

On sait depuis longtemps qu’il suffit de tousser ou d’éternuer pour émettre des milliers de gouttelettes capables de propager des infections.

Voilà pourquoi les autorités sanitaires recommandent de tousser ou d’éternuer dans le creux de notre coude.

De plus, en parlant, nous émettons des gouttelettes de salive (appelées postillons) qui, elles aussi, peuvent transmettre des maladies infectieuses.

Jusqu’ici, on croyait qu’en raison de leur taille, les postillons ne voyageaient pas très loin, tombant au sol assez rapidement.

D’où la distance sanitaire recommandée de 1,5 ou 2 mètres, selon les pays.

Selon une étude dont le rapport préliminaire a été rendu public le 2 avril dernier, quatre chercheurs de l’US National Institute of Health ont démontré que le simple fait de prononcer les mots ‘Stay Healthy’ génère des centaines de gouttelettes invisibles à l’œil nu.

Leur nombre est proportionnel à l’intensité de la voix. Leur taille suffit à transporter des milliers de virus.

Heureusement, un masque facial artisanal humide peut réduire totalement la quantité de microgouttelettes émises.

En temps normal, ces gouttelettes se composent essentiellement de salive et contiennent peu de sécrétions nasales ou pulmonaires.

Toutefois, lorsqu’on éternue ou qu’on tousse, la bouche est le passage obligé de l’air expulsé; elle se contamine alors soudainement de virus chez les personnes infectées en provenance de leur gorge ou de leurs poumons.

Chez ces personnes, on trouve alors un grand nombre de particules virales de Covid-19 dans la salive ‘buccale’ — ‘buccale’ pour la distinguer de celle qui tapisse la gorge — même si leurs glandes salivaires elles-mêmes ne sont pas un lieu de prolifération du Covid-19.

Références :
Audio Interview: Practical Measures to Help Prevent Covid-19
Coronavirus : la seule respiration pourrait suffire à transmettre l’infection à Covid-19
Coronavirus might spread much farther than 6 feet in the air. CDC says wear a mask in public
Could SARS-CoV-2 be transmitted via speech droplets?
COVID-19 Outbreak Associated with Air Conditioning in Restaurant, Guangzhou, China, 2020
Les mystères du Covid-19
Saliva spray during speech could transmit coronavirus
Turbulent Gas Clouds and Respiratory Pathogen Emissions

Paru depuis :
La COVID-19 peut se propager dans l’air, confirment les autorités sanitaires américaines (2020-10-06)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

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